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Le MAG #5 Le magazine du Réseau des établissements nantais ELSAN

Dossier

Décembre 2016

pages 22 à 26

La bientraitance : une

© Dr Jacques Rivière - Pont de Montjean sur Loire

idée vieille comme le monde !

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Zoom

Côté Groupe

Ça se passe à...


ÉDITO Mon premier éditorial en tant que Directeur Général Délégué du Réseau des é t a b l i s s e m e nt s nantais Elsan est évidemment pour moi l’occasion de vous livrer mes premières impressions et de partager avec vous les axes prioritaires qui me semblent devoir être les nôtres pour les mois à venir. Les cliniques Bretéché, Jeanne d’Arc, Saint-Augustin, la Polyclinique de l’Atlantique et l’établissement Roz Arvor représentent un concentré de compétences et de forces vives, proposent une offre de soins complète et plurielle, du court séjour au travers de la médecine, de la chirurgie ou de l’obstétrique jusqu’aux soins de suite et de réadaptation, répartie sur l’ensemble de l’agglomération au service de patients résidant bien au-delà de Nantes dans les régions limitrophes. Ce positionnement original, marqué par une répartition sur plusieurs structures géographiquement distinctes, garantit un maillage du territoire urbain unique dans la région, synonyme de plus grande accessibilité et de proximité pour les patients de l’agglomération nantaise. Les enjeux dictés par l’environnement économique et concurrentiel, notamment, nécessitent des équipes de plus en plus impliquées et performantes pour fournir la meilleure prise en charge des patients qui nous font confiance. Il devient alors stratégique de pouvoir compter sur l’ensemble des acteurs

et collaborateurs. Je suis convaincu que pour réussir nous devons nous concentrer sur certains axes stratégiques : • définir et construire ensemble notre projet et notre avenir ; • valoriser tous les professionnels médicaux, paramédicaux et non médicaux en construisant un climat et des conditions de travail propices à l’investissement et à l’épanouissement personnel ; • rassembler et décupler nos énergies en soignant la communication interne et externe de nos activités et de nos projets. Pour cela, j’ai besoin de votre confiance et votre adhésion. Les enjeux sont importants, le Réseau que nous constituons aujourd’hui doit nous permettre d’unir nos forces, d’être complémentaires, et de favoriser une évolution des prises en charge du patient autour d’une médecine moderne et innovante, de parcours de soins, sans oublier l’approche éthique tellement importante dans la bientraitance des patients comme dans celle des personnels et acteurs de nos établissements. Les dynamiques en cours dans les domaines de l’infectiologie et de la prise en charge des patients obèses sont les premiers signes de notre nouvelle dynamique de Réseau. Depuis mon arrivée fin septembre, j’ai pu déjà apprécier le professionnalisme et l’implication de toutes les équipes, constater le niveau d’excellence médicale et le niveau d’expérience technique de l’ensemble des établissements. Tout est présent pour

que nous puissions agir et accompagner le développement médical, afin qu’il soit complémentaire, cohérent et ambitieux entre les 5 établissements nantais ELSAN. J’ai le plaisir de rencontrer certains d’entre vous, individuellement ou par équipe, et compte continuer ces échanges au cours des prochaines semaines ; de ces premiers contacts je retiens la volonté de nombreux parmi vous d’évoluer dans un environnement vivant où la passion et la vocation de notre cœur de métier médical sont omniprésents. Bien entendu, je m’impliquerai naturellement dans le projet Elsan STOA (SanTé Ouest Atlantique) qui regroupera en 2018 trois établissements sur un même site, avec une attention particulière à la cohérence entre l’offre de soins du Réseau et celle des deux établissements en centre-ville. Nous avons dès maintenant et dans les 12 à 18 prochains mois à inventer la vie qui ira avec ce nouvel établissement, référence régionale, nationale voire européenne pour de nombreuses activités médicales, chirurgicales et d’obstétrique et à saisir l’opportunité de ce nouveau site pour créer les conditions d’une pratique médicale centrée sur la qualité de la relation patient - soignant et celle du management. Dans ce cadre, mes objectifs sont de développer avec vous l’excellence médicale et l’efficacité de l’offre de soins en valorisant la dimension humaine, facteur majeur de performance, d’agilité et d’efficacité au service du patient. Pascal Dutronc

Les acteurs du MAG sont les praticiens et personnels du Réseau des établissements nantais ELSAN Membres du Comité de rédaction : Christelle Binelli, Nathalie Bodin, Annabelle Boyer, Céline Camus, Marco Da Silva, Philippe Desrousseaux, Angélique Dréno, Delphine Durand, Catherine Goas, Patricia Guichard, Gwenn Radou, Virginie Le Bot, Pascaline Le Guellec, Marie-Agnès Michaud, Isabelle Minaud, Elisabeth Naux, Lore Magoni, Jeanne Neville, Patricia Plantier, Claudie Pouvreau, Nathalie Praud, Béatrice Richard, Marion SaddierBonic, Emmanuelle Thibault, Laurence Turounet. Erratum MAG#4 Directrice de publication : Impression : Imprimerie MAYA. Page 6 – « Améliorer les conditions de travail » Stéphanie Leparoux Tirage : 800 Un programme de Prévention des Troubles Musculo Rédactrice en chef : Laetitia Pinheiro Photo couverture : Dr Jacques Rivière Squelettiques (TMS) est en place à Roz Arvor avec formation des soignants volontaires par un kinésithérapeute. Mise en page : Hélène Barbreau

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SOMMAIRE

Dossier

La bientraitance : une idée vieille comme le monde ! pages 22 à 26

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En bref

• Naissance de deux ateliers de pratique du chant • L’activité d’infectiologie partagée • Retour sur l’audit risques infectieux

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Zoom sur...

• Soins aux patients victimes de séquelles neurologiques d’accidents vasculaires cérébraux • Évolution des nouvelles techniques d’anesthésie locorégionale sous échographie pour la chirurgie du pied • Vous avez dit « Cholangio-pancreatoscopie rétrograde perendoscopique » ? • L’Hypnose appliquée à la chirurgie de la cataracte • Une technique innovante dans les pathologies salivaires canalaires • Hypnose et pratique sportive

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Le métier de...

• Infectiologue

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Côté Groupe

ELSAN, nouveau partenaire d’Universitaires sans frontières L’appel à projets de recherche clinique Les Trophées ELSAN L’engagement dans la lutte contre le cancer du sein - Octobre rose La formation premiers secours

36 Sur le territoire

• La préparation des prélèvements infectieux sous haute surveillance (Bioliance)

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Et ailleurs...

• Le lien entre soins de ville et soins en établissement – Lettre de liaison • La CRUQPC fait peau neuve et devient la Commission Des Usagers

Ça se passe à

• Côté travaux • Bien accompagner le patient accueilli dans le cadre d’une chimiothérapie • Un nouveau dossier médical informatisé pour STOA • Une démarche « compétence » afin d’accompagner la culture mobilité • Une participation à la journée FHP « Cliniques citoyennes » • MIKA LE PANDA© accompagne les enfants hospitalisés • Engagement dans la lutte contre le cancer du sein - Octobre rose le mag | 5


EN BREF Naissance de deux ateliers de pratique du chant autour du cadre national

Depuis septembre 2016, les cliniques Saint-Augustin et Bretéché ont chacune mis en place un atelier de pratique autour du chant : répertoire récréatif de chansons contemporaines où l’expression est au centre, permettant aux soignants et nonsoignants de souffler et vivre une bouffée d’oxygène. Les groupes (Les Voix d’ESA pour St Augustin et Le Cœur de Bretéché) s’entraînent régulièrement, à une ou plusieurs voix, que ce soit dans

« Culture et santé »

un but futur de se produire auprès de patients de nos structures ou de l’extérieur ou tout simplement pour se faire du bien dans un climat détendu et joyeux. Elizabeth Osadtchy, musicothérapeute à Saint-Augustin, guide les deux ensembles. L’accès est libre et gratuit, n’hésitez pas à rejoindre l’une ou l’autre chorale ; Élizabeth Osadtchy, musicothérapeute - Clinique SaintAugustin

Contactez • Catherine Goas à St Augustin - 02 40 12 31 56 - cgoas@aho44.fr • Marylène Bossé à Bretéché - 02 51 86 86 57 - marylene.bosse@clinique-breteche.fr

Et pour cette fin d’année, les groupes se produisent déjà : Jeudi 15 décembre à 19h30 – Clinique SaintAugustin. L’accès est libre, patients, familles, personnels, praticiens.

Nouveauté !

L’infectiologie au sein du Réseau des établissements nantais L’infectiologie est une discipline médicale clinique, spécialisée dans la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales dans leurs dimensions individuelles et collectives. Depuis 1984, cette spécialité est reconnue sur le plan universitaire par un diplôme d’études spécialisées complémentaires : le DESC de pathologie infectieuse clinique et biologique obtenu après deux années de formation. Ce diplôme n’étant pas « qualifiant », son exercice est à l’heure actuelle uniquement hospitalier. C’est ainsi que le Docteur Lydie Katchatourian, Chef de clinique au CHU, médecin interniste et Infectiologue, est arrivée le 8 novembre dernier au sein du Réseau nantais ELSAN pour exercer son activité. L’infectiologue est un médecin clinicien assurant la prise en charge des patients atteints d’infections bactériennes, virales, fongiques ou parasitaires, notamment les plus complexes et difficiles à traiter, et les maladies infectieuses émergentes. Il sait diagnostiquer, choisir les explorations complémentaires pertinentes, poser l’indication ou la non-indication d’un traitement antiinfectieux, choisir les anti-infectieux selon des critères multiples, surveiller l’efficacité et la tolérance des traitements. Il sait identifier les situations d’urgence infectieuse et agir en conséquence. Il joue un rôle majeur dans la

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reconnaissance, l’alerte, la prévention individuelle et collective de la diffusion des maladies transmissibles. Son expérience de clinicien de terrain lui confère un rôle d’expert dans l’évaluation de l’impact écologique et économique des maladies infectieuses sur l’environnement et la collectivité. Quelques exemples des champs d’expertise de l’infectiologue : Maladies bactériennes: pneumonies, pyélonéphrites, ostéites, méningites... Maladies virales : VIH, hépatites, herpès, zona... Maladies fungiques : candidoses, aspergilloses.... Maladies parasitaires : paludisme, amibiase, toxoplasmose... Prise en charge d’une fièvre, vaccinations Infections nosocomiales : Usage rationnel des antibiotiques et des autres anti-infectieux. L’infectiologue est à même d’assurer la meilleure utilisation des ressources pour un diagnostic rapide et ciblé évitant les examens et les traitements inutiles, inappropriés et/ou onéreux en terme de coûts ou d’impact écologique. Cette expertise est particulièrement pertinente en situation d’urgence, individuelle ou collective. L’infectiologue dispose des compétences

cliniques, épidémiologiques, microbiologiques, pharmacologiques nécessaires à l’utilisation optimale des anti-infectieux notamment dans les infections complexes ou graves. Cette expertise évite les traitements non adéquats, sources de perte de chance pour le patient et de coûts supplémentaires pour la collectivité. L’infectiologue est un acteur essentiel dans la prévention primaire et secondaire, individuelle et collective des maladies transmissibles (isolement, antibioprophylaxie, gestions des accidents d’exposition, vaccinations...). C’est un acteur de la lutte contre les infections associées aux soins notamment à Bactéries Multi-Résistantes (BMR) ou à Bactéries Hautement Résistantes aux antibiotiques émergentes (BHRe). Il est aussi un acteur indispensable de la politique de bon usage des anti-infectieux (antibiotiques, antifongiques, antiviraux, antiparasitaires). Il participe à l’élaboration des recommandations des agences sanitaires et intervient en urgence dans les situations de crise. Retrouvez l’interview du Dr Katchatourian en page 25.


EN BREF Visite sur le risque infectieux Audit réseau Les visites se sont déroulées de janvier à septembre 2016 dans toutes les structures nantaises ELSAN à raison d’une journée d’audit par service. Les objectifs étaient d’identifier le niveau de maîtrise du risque infectieux dans les soins quotidiens à plusieurs niveaux : •

Observation des moyens institutionnels existant à disposition des professionnels pour appliquer les recommandations • Évaluation des connaissances théoriques • Mise en évidence si existence d’un écart entre les connaissances et les pratiques Pour chaque thème abordé une classification identifie le niveau de maitrise de risque : non critique > 80% => à maintenir ou à renforcer. semi critique entre 51% et 79% => à améliorer critique < 50% => actions correctives à mettre en place

La méthode Qui ? Audités : 3 services de soins de chaque établissement (AHO, Bretéché, Roz-Arvor, PCA) Toutes les catégories professionnelles disponibles (IDE, cadres, AS/AP, ASH, médecins) Auditeurs : binôme IDE hygiénistes du groupe ELSAN Nantes Comment ? Évaluation en 2 parties • 1 évaluation des moyens par observation des dispositifs en place répondant aux critères organisationnels et législatifs (affichages, flacons ouverts, tenue professionnelle, DASRI, traçabilité

dossier de soins, antibiothérapie…) 1 évaluation des connaissances théoriques et pratiques par entretien individuel des différentes catégories professionnelles.

Critères évalués • Politique générale (Affichages, outils, moyens institutionnels, gestion documentaire, formation, gestion des évènements indésirables infectieux, signalement, traçabilité, dossier patient) • Maîtrise de l’environnement (gestion des dispositifs médicaux, linge, déchets, bionettoyage, eau) • Techniques de soin (questions pratiques, traçabilité, dossier patient) • Application des précautions standard et complémentaires, hygiène des mains, gestion des excrétas, prévention des AES • Antibiothérapie Avantages et inconvénients de cet audit • L’organisation dans les services réalisée par les cadres a permis de planifier les horaires des entretiens et ne pas perturber l’activité des professionnels (réalisé sur leur temps de travail). • Les entretiens individuels ont été appréciés par les professionnels ayant des réponses en direct à leur questionnement, pas de difficultés à s’exprimer, réponses sincères, échanges positifs. • Audit chronophage dans la réalisation et les comptes rendus. Résultats Les résultats ci-dessous ont mis en

évidence les points fragiles communs à tous les établissements pourtant essentiels dans la prévention du risque infectieux : défaut d’application des précautions standard. Résultats globaux

BRE

PCA

RZA

ST AU

Connaissances

80%

77%

78%

75%

Observations

65%

72%

75%

80%

ENTRETIENS

BRE

PCA

RZA

ST AU

Précautions standard

93%

82%

79%

91%

Gestion des excrétas

89%

60%

58%

57%

Prévention des AES

77%

79%

91%

92%

OBSERVATIONS

BRE

PCA

RZA

ST AU

Précautions standard

100%

100%

100%

100%

Gestion des excrétas

83%

0%

67%

100%

Prévention des AES

50%

100%

78%

100%

En résumé, il existe un défaut d’application des équipements de protections individuelles (EPI : tablier ou sur-blouse, masque, lunettes, gants à usage unique) : • moyens mis à disposition mais pas toujours utilisés quand il faut ou pas utilisés du tout • méconnaissance des risques dans la manipulation des liquides biologiques (excrétas) • confusion entre précautions standard et précautions complémentaires quant à l’utilisation des EPI. Nous devons toujours nous améliorer, n’oublions pas les précautions standard mises en place depuis 1998 avec pour objectif essentiel : la protection pour la prévention : • Se protéger pour tous patients lors le mag | 7


EN BREF Visite sur le risque infectieux (suite) •

de tout soin à risque (souillant, mouillant, projection, éclaboussure) Limiter ainsi le risque de transmission de microorganismes de patient à patient, de patients à soignant, de soignant à patients

Le réseau hygiène ELSAN Nantes remercie tous les participants et continuera ces visites l’année prochaine. Entretien

Fragilités connues sur certains établissements ELSAN Nantes

Précautions standard

Tablier à usage unique parfois sous utilisé Connaissance limitée des EPI, les PS se résument à l’hygiène des mains et port de gants UU- confusion avec les PC Rythme d’approvisionnement en tenue professionnelle insuffisant Port des lunettes de protections sous utilisé

Gestion des excrétas

Port de tablier non systématique pour la vidange des bassins effectuée en chambre. Élimination des liquides biologiques en chambre, décontamination dans la douche de chambre.

Prévention des AES

Non utilisation systématique de gants à usage pour l’élimination des déchets - AES associé qu’au sang et non aux autres liquides biologiques. Mauvaise connaissance de la localisation de la CAT en cas d’AES.

Les Equipes Opérationnelles d’Hygiène du groupe ELSAN Nantes remercient tous les professionnels ayant participé activement à cet audit et répondu en toute sincérité aux questions. Laurence Turounet IDE Cadre Hygiéniste PCA

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ZOOM SUR Soins aux patients victimes de sequelles neurologiques d’accidents vasculaires cérébraux Après une prise en charge, à l’origine généralement active et efficace dans les structures dédiées, les patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux peuvent voir s’aggraver à la longue leurs séquelles neurologiques initiales. Les déficits sensori-moteurs, avec leurs déséquilibres de l’appareil locomoteur, peuvent se compliquer de détériorations articulaires ainsi que d’une accélération des affections rhumatologiques liées à l’âge. Les altérations du tonus musculaire, en particulier la spasticité et aussi la dystonie, lorsqu’elles s’intensifient au fil du temps, viennent encore réduire la motricité résiduelle et favoriser rétractions musculo-tendineuses et déformités ostéo-articulaires. Les douleurs rhumatologiques et les phénomènes algodystrophiques qui en résultent se surajoutent aux douleurs neuropathiques, éventuelles conséquences des atteintes neurologiques initiales. La prise en charge de l’ensemble de ces douleurs nécessite une structure multidisciplinaire. Par ailleurs, les handicaps cognitifs

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réguliers, et fréquemment surchargés de réactions dépressives souvent masquées viennent encore aggraver la situation. Aussi, ces patients méritent-ils de bénéficier de bilans analytiques et d’un inventaire des désordres susceptibles d’être corrigés, et cela dans un cadre multidisciplinaire. Ces bilans peuvent être faits de façon séquentielle au travers des différentes spécialités concernées, ou probablement mieux dans le cadre d’une hospitalisation en médecine ambulatoire.

du recours aux injections de toxine botulinique, ainsi qu’à la Stimulation Magnétique Transcranienne (SMT) et si besoin à des interventions de neurochirurgie fonctionnelle. Les effets de ces dernières peuvent être prédits par des blocs anesthésiques locaux, en ambulatoire, et tout cela dans l’institution. Dans certains cas, une chirurgie orthopédique peut être indiquée et réalisée également dans l’institution.

Ainsi, en fonction des résultats du bilan, un programme de soins peut être décidé, après synthèse collégiale des intervenants médicaux et paramédicaux, et proposé au patient et au(x) médecin(s) référent(s) du patient.

Concernant les douleurs associées, leur prise en charge thérapeutique peut être assurée concomitamment avec la diversité de leurs modalités : SMT, neuromodulation, neuro stimulation électrique, et si besoin interventions neurochirurgicales, par les intervenants de l’institution, en synergie avec l’équipe du centre de la douleur.

Qu’en est-il brièvement des possibilités thérapeutiques offertes et des intervenants disponibles ? Bien entendu, au premier plan les spécialités de neurologie, de rééducation fonctionnelle et médecine physique, et de rhumatologie sont concernées.

Par ailleurs, certains déficits cognitifs peuvent éventuellement bénéficier dans le cadre de la même structure institutionnelle, de méthodes rééducatives, des techniques de neuromodulation et d’un soutien psychologique.

La spasticité, souvent associée de dystonie peut bénéficier entre autre

Pr Marc Sindou – Neurochirurgien Clinique Bretéché

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ZOOM SUR Évolution des nouvelles techniques d’anesthésie

locorégionales sous échographie pour la chirurgie du pied De quoi parle-t-on ? Il s’agit d’une nouvelle technique d’anesthésie des nerfs distaux du pied réalisée avec guidage échographique. Quelles évolutions voyez-vous actuellement dans la prise en charge de la chirurgie du pied en anesthésie ? Depuis une dizaine d’années, l’utilisation de l’échographie en anesthésieréanimation est en plein essor. Sur le versant anesthésiologique, elle a complété puis surpassé le repérage par neurostimulation des nerfs périphériques. L’échographie ouvre un champ supplémentaire que ne proposait pas la neurostimulation : le repérage des nerfs de petit diamètre et notamment les nerfs sensitifs distaux car l’évolution constante de l’imagerie ultra sonore permet une définition plus précise des structures anatomiques. Quelles sont les techniques habituellement proposées pour la chirurgie du pied ? En ce qui concerne la chirurgie du pied qui est devenue une spécialité à part entière en orthopédie, les techniques d’anesthésie se sont orientées depuis longtemps vers l’anesthésie locorégionale dans le but d’optimiser la réhabilitation précoce des patients et garantir une meilleure prise en charge de la douleur. La technique la plus courante jusqu’alors était la rachi-anesthésie. L’apport récent de l’échographie a permis de proposer des blocs sciatiques au niveau du genou évitant certains effets secondaires de la rachi anesthésie, notamment la rétention aigue d’urine, certains troubles hémodynamiques. Aujourd’hui, l’évolution des appareils d’échographie nous permet même de bloquer les nerfs du pied au niveau de la cheville, représentant là aussi un avantage par rapport au bloc sciatique à savoir l’absence de paralysie motrice du pied. Bien sûr, l’anesthésie générale reste une option envisageable en fonction des antécédents médicaux des patients.

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Nous nous attachons à expliquer les différentes techniques de prise en charge au cours de la consultation d’anesthésie avec les patients pour choisir celle la plus adaptée à chacun. Cette nouvelle technique d’anesthésie permet-elle une prise en charge ambulatoire des patients ? Bien sûr ! C’est d’ailleurs un des éléments que nous essayons de mettre en avant lors de la consultation d’ anesthésie. Elle permet la reprise précoce de la déambulation. Celle-ci était plus difficile avec la rachi anesthésie et le bloc sciatique par l’impossibilité de dérouler le pas. Les kinésithérapeutes peuvent aider les patients à mieux gérer le retour en chambre et la déambulation précoce. Et à propos de la douleur ? En ce qui concerne le geste, il est réalisé avec des aiguilles spécifiques de petit calibre (24G) donc très peu invasif. On peut y associer une sédation par voie veineuse augmentant encore le confort des patients. En ce qui concerne la douleur postopératoire, elle est contrôlée pendant plus de 12h permettant une bonne épargne morphinique c’est-à-dire une diminution de consommation des médicaments antalgiques (souvent responsables d’effets secondaires handicapants) en postopératoire. Y a-t-il un intérêt pour le chirurgien ? Bien sûr, il existe un intérêt évident pour le chirurgien avec des patients qui peuvent marcher sans aucune douleur en post-opératoire immédiat, mais également sans aucun déficit de la motricité, ce qui évite les chutes postopératoires liées aux blocs anesthésiques habituels. Cela permet également d’envisager des rééducations précoces. La douleur postopératoire est corrélée au résultat fonctionnel final. Il s’agit donc d’un élément fondamental à maîtriser et qui est un des principaux motifs de satisfaction des patients.

D’où vient cette nouvelle offre de soins ? Les publications récentes en anesthésie locorégionale souvent portées par l’équipe du Docteur Delbos à Toulouse ont attiré toute notre attention ; c’est à l’issue de rencontres professionnelles et d’échanges avec le Médipole Garonne qu’il nous est apparu indispensable d’introduire progressivement cette technique dans notre pratique quotidienne. Pour l’équipe d’anesthésistes – Orthopédie PCA - Dr Vincent Véto

Dr Legendre - Dr Ea - Dr Véto


ZOOM SUR Vous avez dit « Cholangio-pancreatoscopie rétrograde per-endoscopique » ? Les premiers cholangioscopes souples utilisables par les gastro-entérologues sont apparus dans les années 1990. Ils étaient fragiles, coûteux, non stériles et nécessitaient 2 opérateurs.

significativement la qualité de l’image, en apportant une plus grande facilité d’utilisation avec un seul opérateur, un matériel stérile à usage unique et solide.

En 2007, la première génération de SpyglassTM est arrivée relançant l’intérêt pour la cholangioscopie rétrograde. L’appareil était stérile, à usage unique, utilisable par un seul opérateur et permettait des biopsies. Cependant, il restait fragile et donnait une mauvaise vision.

La cholangio-pancréatoscopie rétrograde mono-opérateur reste tout de même une technique thérapeutique et diagnostique de seconde intention. Les indications reconnues sont la lithotritie pour les calculs biliaires ou pancréatiques difficiles à extraire par les techniques conventionnelles, le diagnostic des sténoses biliaires d’origine indéterminée suite à des examens conventionnels (cathétérisme rétrograde avec

La nouvelle génération digitale, le SpyglassDS, apporte une évolution importante en améliorant

opacification, brossage cytologique, biopsie radioguidée, écho endoscopie avec ponction guidée). Les indications à développer sont l’exploration diagnostique des tumeurs papillaires et mucineuses (TIPMP) du canal pancréatique principal et les sténoses indéterminées du canal de Wirsung. La cholangioscopie par Spyglass peut aussi être associée avec l’endomicroscopie confocale type Cellvizio, technique de microscopie in vivo, pour le diagnostic des sténoses biliaires d’origine indéterminée. Dès lors qu’il n’y a pas de contreindication au cathétérisme rétrograde, il n’y a pas de contre-indication à l’utilisation du cholangioscope. Les précautions sont identiques. Il s’agit d’une technique invasive non anodine avec un instrument de 4mm de diamètre introduit dans les voies biliaires intra hépatiques ou le canal principal du pancréas. Les complications sont surtout des douleurs ou des infections généralement peu sévères et des pancréatites. L’équipe de gastro-entérologues de la Clinique St Augustin dispose depuis un an de cette technique. C’est la seule équipe du Grand-Ouest à en bénéficier, avec les CHU de Brest et de Tours Dr Guillaume Sauvé, Gastro-entérologue Clinique Saint-Augustin

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ZOOM SUR L’Hypnose Appliquée à la chirurgie de la cataracte

L’hypnose n’est ni de la magie, ni de la sorcellerie... C’est une science du comportement.

d’hypnose, en se laissant bercer par les pensées et les suggestions qui lui sont proposées.

Cette technique d’analgésie est proposée dans la chirurgie de cataracte en alternative aux moyens classiques d’anesthésie, depuis plus de cinq ans déjà, pour la plus grande majorité de nos patients.

Il s’agit d’un état naturel et physiologique que nous traversons souvent, les uns et les autres, au cours de la journée sans nous en rendre compte.

Les recherches médicales les plus récentes démontrent que l’hypnose permet de bloquer les signaux de la douleur par le recours à une sensation agréable : c’est le principe de l’hypnose chirurgicale. Cette nouvelle technique d’hypnose se différencie par une approche plus suggestive, centrée sur le langage et la communication. Le principe de cette technique est de créer, par le souvenir de vécus agréables, une «zone de sécurité», un état que l’on reconstruit mentalement et qui fait appel aux perceptions sensorielles mémorisées (les odeurs, les sons, le toucher, le goût, les couleurs...). Le patient entre, à son rythme, en état

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L’hypnose n’est donc pas un état de sommeil mais plutôt une sorte de rêve éveillé. Les patients opérés sous hypnose ne perdent pas le contrôle de leur comportement : c’est la particularité de l’Hypnose chirurgicale telle qu’elle est pratiquée à la PCA. Ils restent conscients de leur identité et de leur localisation réelle en gardant un souvenir de l’expérience vécue. Le recours à l’hypnose dans le traitement de la douleur, notamment en chirurgie ambulatoire, constitue une alternative précieuse à l’analgésie ou à l’anesthésie médicamenteuse avec de nombreux avantages : 1.

La gestion du stress pré opératoire avec un patient délesté des

tensions physiques et psychiques. 2. Une prise en charge du patient par l’équipe soignante dans son intégralité et non plus dans une relation unique « chirurgien/ patient  ». Cela améliore la qualité relationnelle et humaine avec le patient. 3. Le calme per-opératoire avec un patient qui ne décrit ni douleur, ni anxiété. 4. Le respect des fonctions vitales du fait de l’absence d’administration de drogues anesthésiques. 5. La reprise immédiate des activités avec une diminution des douleurs post-opératoires. Tous ces arguments plaident aujourd’hui en faveur du recours à l’hypnose dans le traitement de la douleur, qu’elle soit aiguë ou chronique, s’inscrivant parfaitement dans le développement de la chirurgie ambulatoire actuelle. Dr Pascal Pietrini, Ophtalmologue Polyclinique de l’Atlantique


ZOOM SUR L’Hypnose Dans la pratique sportive La pratique sportive fait plus souvent appel à l’hypnose que ce que l’on pourrait imaginer. Cette technique peut être utilisée pour la préparation à une activité sportive mais c’est également un outil thérapeutique, en cas de blessure par exemple. Tout d’abord, il est certainement utile de se souvenir que l’hypnose est un état de conscience particulier mais naturel, par lequel chacun de nous passe plusieurs fois au cours d’une journée sans s’en rendre compte. Être en état d’hypnose ce n’est pas dormir. C’est véritablement un 3ème état de conscience qui ne correspond ni à l’état de veille ordinaire ni à l’état de sommeil. Depuis une vingtaine d’années, les données de l’imagerie fonctionnelle, ont permis, à tout le moins, de confirmer la réalité de l’état hypnotique au niveau de son incidence sur le fonctionnement cérébral. De nombreuses études en neuroimagerie se sont intéressées au lien entre hypnose et neuroplasticité. Ce terme fait référence à la capacité du système nerveux central à se remodeler sous l’effet de contraintes externes (modifications environnementales) ou de facteurs internes (lésions, vieillissement). C’est aussi la propriété des cellules nerveuses et des ensembles neuronaux de pouvoir modifier leur forme (aspect structural), leur réseau de connectivité et/ou leur mode de fonctionnement (aspect fonctionnel) en réponse à des changements extrinsèques ou intrinsèques. La notion de plasticité réciproque est un phénomène très important à connaître lorsque l’on s’intéresse au mouvement et à l’activité physique. C’est la base des techniques de rééducation. Certaines équipes se sont intéressées à l’intérêt de l’hypnose dans la récupération fonctionnelle des sportifs après blessure en proposant un programme de réentraînement virtuel dont le principe repose sur cette

notion de plasticité réciproque. Les résultats sont très surprenants puisque l’on peut observer que la perte de force et de masse musculaire est moins importante chez les sujets bénéficiant d’un programme de réentraînement virtuel que chez ceux traités par un programme de rééducation classique. Indépendamment de toute notion de blessure, les techniques hypnotiques peuvent être un bon allier de la pratique sportive. Par exemple, les sportifs pratiquant l’apnée profonde recourent de manière très habituelle aux techniques d’autohypnose ou de méditation. Ils doivent, impérativement, faire en sorte de consommer le moins d’oxygène possible au cours de leur plongée. L’autohypnose permet d’avoir, en quelque sorte, accès au système nerveux autonome et de réguler sa

fréquence cardiaque qui peut être abaissée en-dessous de 40/min par les apnéistes entraînés. Dans un autre registre, des exercices de visualisation d’un parcours ou d’une figure acrobatique par imagerie mentale font partie des programmes d’entraînement dans certains sports comme le ski, le VTT, le vol acrobatique… Bien loin du music-hall, la pratique de l’autohypnose s’avère un outil très utile dans la pratique sportive et demanderait à être mieux connue car, finalement, son apprentissage est simple et donne des résultats très intéressants pour peu que l’on accepte de s’y entraîner régulièrement. Dr Gilles Mazaltarine, Médecine Physique et Rééducation Clinique Bretéché

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ZOOM SUR Une technique innovante dans les pathologies salivaires canalaires

pulvériser le calcul. Le canal pouvait être endommagé par l’échauffement. Il y avait aussi des problèmes de visée lorsque l’axe de tir était trop près de la paroi avec des risques de lésions de la paroi, (brûlure, perforation…) nécessitant parfois d’interrompre la procédure de peur d’être délétère pour le canal salivaire mais avec un résultat incomplet.

Les lithiases salivaires aussi appelées calculs sont responsables de dysfonctionnements sur les glandes qui produisent la salive. La bonne évacuation salivaire peut être perturbée notamment au moment des repas, créant ainsi des gonflements (hernies), des douleurs (coliques) et des surinfections sur les glandes salivaires. On estime que cette pathologie touche 1% de la population. Un instrument miniaturisé doté de fibres optiques, le sialendoscope, que l’on peut introduire dans les canaux salivaires pour voir, explorer et traiter les obstacles a permis de révolutionner la prise en charge de ces pathologies. Cette technique récente, réalisée depuis 2014 à la Clinique Bretéché,

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a permis de modifier l’issue des pathologies canalaires, alors qu’auparavant l’ensemble de la glande salivaire était systématiquement extraite, la sialendoscopie permet de traiter la cause tout en conservant l’organe dans la majorité des cas. Pour les calcifications volumineuses, la fragmentation préalable est indispensable avant l’évacuation du calcul. Le laser était l’option thérapeutique la plus efficace mais son utilisation ne permettait pas de résoudre toutes les situations et les effets secondaires étaient non négligeables. En effet, le laser est une source lumineuse intense qui délivre une énergie forte au cours de la procédure permettant de

Récemment une innovation technologique a été testée puis mise à disposition des patients pour la première fois en clinique en France à Bretéché. Le stone Breaker est une autre manière de pulvériser les calculs, une onde de choc (créée par percussion pneumatique) est transmise par une fine tige de métal glissée dans l’endoscope directement sur le calcul. La méthode est plus efficace que le laser et beaucoup plus sûre et plus rapide permettant de gagner en efficacité lors de la procédure de sialendoscopie. La Clinique Bretéché et le Docteur Bonnet continuent de se positionner dans une démarche conservatrice novatrice et mini invasive dans les pathologies salivaires canalaires, en favorisant l’essor de thérapeutiques mini invasives et en restant à la pointe de l’innovation et de la technologie pour proposer la meilleure des prises en charge à leurs patients. Dr Raphaël Bonnet Centre de traitement mini invasif des pathologies salivaires canalaires Clinique Bretéché


LE DOSSIER La bientraitance : une idée pourtant vieille comme le monde !

Dans le domaine de la santé, la bientraitance est une attitude du soignant qui, au-delà des actes matériels, inclut à l’égard du patient qu’il prend en charge une attitude de respect et d’attention avec la particularité de tenir compte de ses convictions, besoins et envies. Ce concept est apparu dans les établissements de soins dans les années 70 (ajusté par des lois jusqu’à aujourd’hui) en réaction probablement à un système de soins très normatif où le patient devait s’adapter et rentrer « dans les cases » d’une prise en charge. Le médecin était alors la bible, l’institution hospitalière publique ou privée peu ouverte vers l’extérieur ! Les visites de la famille étaient extrêmement limitées, l’enfant hospitalisé éloigné physiquement de sa mère pour éviter les infections, la communication des données médicales n’existait pas... Cette attitude pouvait d’ailleurs se comprendre par la nécessité à l’époque d’adapter les progrès médicaux et de faire reculer la mortalité et la morbidité de nombreuses pathologies. Il fallait

d’abord faire survivre avant de faire vivre. La bientraitance est encore souvent vécue comme une réaction à cette « maltraitance relative », ce qui peut entraîner de la part des personnels un sentiment de culpabilité dès lors qu’ils ne sont pas en capacité d’assurer par défaut de moyens ou de temps cette problématique de la relation individuelle et individualisée avec les besoins du patient. Il y a du vrai dans cela, et cette difficulté à vivre complètement la relation soigné/soignant est presque toujours source de frustration et au moins d’interrogation. Suis-je un bon soignant ? Comment puis-je être sûr de faire ce qu’il faut pour ce patient ? Je n’ai pas assez de temps pour vivre au mieux cette relation si particulière avec celui qui se confie à nous puisqu’il nous confie ce qui est plus important pour lui sa vie et sa santé. Mais l’histoire nous amène à la fois à une explication et un espoir. Il y a 3700 ans, Zarathoustra développait une philosophie qui sera l’émergence

d’un courant porteur jusqu’à nos jours, de Platon à Voltaire en passant par Mozart et bien sûr Nietzsche, et dont l’axe principal (en étant certes très réducteur) restera la prééminence du bien. Pour ce philosophe, le mal n’existe que dès lors que le bien n’existe plus ou existerait moins. Et si chacun doit faire pour que le bonheur existe, il défend l’idée qu’il n’est pas nécessaire d’y arriver pour être en complétude. Ce qui revient à dire que chacun d’entre nous fait ce qu’il peut et que dès lors qu’il pose un regard bienveillant sur l’autre il remplit sa mission et apporte sa pierre à la construction de ce bonheur. Il n’est pas nécessaire d’être parfait pour être utile, il est par contre utile et nécessaire d’être empathique ! La perfection n’existe pas puisque la recherche du bonheur est constante et source de progrès permanent. Ainsi parlait Zarathoustra ! Et cela est rassurant et plein d’espoir pour tous les soignants ! Jenia Salomé le mag | 15


LE DOSSIER Interview des patients et professionnels du réseau nantais nécessite un questionnement quasi perpétuel pour être toujours en phase avec l’autre.» «La bientraitance, c’est accueillir le patient où il en est dans son rapport à la douleur.» «C’est savoir écouter les craintes des mamans accouchées, leur fatigue, veiller aux conditions de retour à la maison, ni anticipé, ni tardif mais en temps et en heures.» Qu’est-ce que la bientraitance pour vous ? «La bientraitance est un état d’esprit dans lequel on prend en compte l’intégralité des besoins d’un patient, physiques, psychologiques et spirituels. La prise en compte de ses besoins se fait dans une optique bienveillante et dans le respect du droit à chacun au respect de sa dignité. La bientraitance

«La bientraitance est à la fois une démarche individuelle mais aussi collective du personnel soignant envers le patient. C’est lorsque nous faisons preuve de respect, d’écoute, de bienveillance et que nous arrivons à répondre à ses besoins.» «La bientraitance est le respect de l’âme, du corps et des choix. À mon sens, la bientraitance est simplement de PRENDRE SOIN.»

«C’est respecter le patient dans son intimité et ses croyances, avoir de l’empathie, prendre le temps de l’écouter, soulager sa douleur, c’est aussi accompagner son entourage.» «Bientraiter le personnel, c’est être à l’écoute de ses difficultés et optimiser les meilleures conditions possibles de travail. Quand le personnel est bientraité, il peut bientraiter ses patients.» «C’est un sourire, un regard bienveillant, chaque attention transmise au patient que l’on va prendre en charge ou qui va croiser notre chemin. La bientraitance transmise au « soigné » ne peut que procurer bientraitance au « soignant ».» «Bientraiter, c’est être à l’écoute des désirs du patient afin que son séjour soit le plus confortable possible sans douleur, sans jugements, sans attentes.»

« Elle s’est penchée vers la patiente. Avec une immense douceur, elle lui a pris la main. Ensemble, elles ont choisi une huile dont l’odeur évoquait des souvenirs heureux. Dans un peau à peau qui tiendrait plutôt du cœur à cœur, elle l’a approchée, touchée. Et, comme presque chaque fois, la magie a opéré. Le corps blessé, meurtri, abîmé, s’est apaisé. Le lien qui l’attachait à la douleur s’est dénoué, libérant son humanité entravée. Un sourire est revenu sur le visage tendu. Paix du corps, paix du cœur. Le toucher est un langage que ses mains parlent couramment. Une langue étrangère, celle du corps de l’Autre, dont elle a l’intuition, comme une évidence. Par son regard et par ses mains, elle prend soin. Je me tais, je regarde, j’écoute, j’apprends, je remercie. » Extrait du livre « 1001 vies en soins palliatifs » Dr Claire Fourcade

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LE DOSSIER La bientraitance à Roz Arvor La démarche de promotion de la bientraitance à Roz Arvor, engagée depuis plusieurs années, a été explorée à travers différentes actions : évaluations des pratiques professionnelles, réflexions collectives à partir de supports vidéo, sensibilisation des professionnels au savoir-être face à des situations particulières et/ou troubles du comportement, formations relatives à la gestion du stress.

Les professionnels se sont exprimés.

Promouvoir la bientraitance, c’est… • Favoriser l’implication des patients dans les soins • Se mettre à la place du patient ou de sa famille • Favoriser le bien-être du patient • Respecter les droits et les libertés du patient

• •

Dans la poursuite de cette démarche, des rencontres ont été récemment organisées afin de recueillir la perception de la Bientraitance par les professionnels. La méthodologie a été la suivante : • inclusion de toutes les catégories professionnelles impliquées dans la prise en charge du patient (médecin, kinésithérapeute, infirmier, aidesoignant, ASH, agent administratif, assistante sociale et secrétaire médicale) • distribution d’un questionnaire anonyme • brainstorming en séance de travail La synthèse de ces échanges a donné lieu à la formalisation d’une charte de Bientraitance destinée à l’affichage. Ce travail vise à consolider la relation de confiance entre professionnels de santé et usagers. Il a également pour objectif de préserver le sens du travail des professionnels. Jeanne Neville, cadre de santé Établissement Roz Arvor

Favoriser le respect mutuel entre professionnels et patients Respecter l’intimité du patient Pouvoir prendre le temps pour le patient Préserver le sens du travail des professionnels Renforcer une prise en charge centrée sur les besoins des usagers, leurs attentes et leurs préférences

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Charte de la bientraitance à Roz Arvor Patience Communication

Écoute Dignité

Disponibilité

Usagers

Préservation de l’autonomie

Sourire

Accompagnement

Confiance Engagement collectif

Respect mutuel

Prendre soin

Qualité & Sécurité

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LE DOSSIER Information et communication en soins palliatifs Le CLUD de Roz Arvor a choisi de mener une évaluation des pratiques professionnelles (EPP) sur l’information et la communication en soins palliatifs. Pourquoi cette thématique ? Parce que la qualité de l’accueil, de l’information, de la communication et des relations qui s’établissent contribuent à l’anticipation des prises de décisions dans les soins nécessaires dans l’intérêt du patient à vivre le mieux possible jusqu’au bout. Des séances d’analyse de scénario, animées par le Dr Dornier ont ainsi eu lieu en juin pour permettre aux professionnels de l’établissement de confronter leurs pratiques avec celles d’autres professionnels, à travers

l’analyse de plusieurs situations vécues dans une unité de soins palliatifs*. Pour l’instant, les équipes ont déjà investigué l’accueil du patient et de ses proches, ainsi que la problématique de l’adaptation du projet de soins aux désirs du patient en fonction de sa douleur. La finalité : l’amélioration de l’information et de la communication dans la prise en charge palliative au sein de l’établissement, à tous les niveaux : • Avec le patient • Avec la famille • Entre professionnels

Les étapes : • Analyser les stratégies d’information et de communication mises en place et leur efficacité • Comprendre les difficultés rencontrées • Mettre en place des actions d’amélioration Dr Caroline Dornier, spécialiste douleur en soins palliatifs Établissement Roz Arvor * Source : DVD « L’accompagnement pas à pas » Gilbert Desfosses, Gil Rabier, Catherine Zender

Troubles du comportement et bientraitance Comme dans la majorité des établissements de Soins de Suite et Réadaptation, nous avons observé au sein de Roz Arvor une modification de la population accueillie avec de plus en plus de patients atteints de troubles cognitifs à différents degrés avec possibilité de troubles du comportement. Les troubles du comportement peuvent être de 2 types, déficitaires (apathie, dépression, repli sur soi, etc.), ou productifs (agitation, déambulation, fugues, hallucinations…). Ce sont ces derniers qui posent le plus de problèmes aux équipes soignantes car ils sont perturbateurs. La plupart du temps, nous sommes démunis face à ces patients en grande détresse et souvent nous avons tendance à adopter les mauvais réflexes, ce qui amplifie les troubles du comportement. Comment bien communiquer avec des patients qui ne sont plus en capacité de comprendre et qui ont leurs propres réactions de défense ?   Partant de ce constat, nous avons essayé de satisfaire la demande des soignants à savoir disposer de moyens de réponse aux troubles du comportement, au mieux de les apaiser mais surtout de ne pas les aggraver. Il est bien évident qu’avant toute chose il convient de vérifier que l’apparition du trouble du comportement n’est pas la

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conséquence d’un trouble somatique. Nous nous sommes appuyés sur un document fait par le Centre Mémoire de Ressource et de Recherche du CHU de Nice à destination des EHPAD mais adaptable en grande partie dans un Service de Soins de Suite. Ce document donne des indications sur les comportements à adopter ou pas lorsqu’un patient présente un trouble du comportement de type agitation/ agressivité. Il n’y a pas de « recette miracle  » mais plutôt un rappel des consignes à respecter pour qu’il n’y ait pas d’escalade, à savoir être doux, ne pas essayer de convaincre le patient du bienfondé ou pas de son attitude, ne pas crier ou être agressif, etc… La plupart des conseils sont de bon sens mais souvent dans l’urgence nous avons tendance à les oublier. Cette plaquette a été présentée aux équipes à la fin des transmissions. Nous avons fait un format qui peut facilement être mis dans la poche. Ce document n’a pas vocation à être utilisé en cas « d’urgence » mais plutôt être lu régulièrement ou dans les suites d’une situation de troubles du comportement. Les premiers retours ayant été satisfaisants, nous allons poursuivre les formations. Dr Celia Brisacier, Gériatre Établissement Roz Arvor

Nouveau : plaquette sur le Traitement non pharmacologique de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées et notamment lors de l’apparition de troubles du comportement disponible sur www.ars.picardie.sante.fr


LE DOSSIER Troubles du comportement et bientraitance La bientraitance est aussi un sujet d’étude pour la Clinique Bretéché et l’établissement Roz Arvor par le biais de projets réalisés en collaboration avec le réseau QualiSanté.

par les professionnels par le biais des référents ou au travers des déclarations d’EI mais également de par les questionnaires patients et/ou professionnels mis en place.

Deux projets ont été menés avec le réseau QualiSanté. Le premier, lancé en 2011 appelé « Regards croisés », avait pour but de mener une réflexion sur la politique bientraitance mise en place par les établissements de santé et son application par les professionnels. Deux évaluations, réalisées en 2011 et 2013, permettent de cibler certains axes de travail et de mettre en place des actions spécifiques.

Actions mises en place Formations/groupe de parole : formations aux droits des patients, formation du personnel au savoir-être, formalisation de groupes de parole pour analyser les situations difficiles et appel d’une cellule psychologique, mise en place d’une sensibilisation des nouveaux arrivants à la bientraitance.

Le second projet, suite logique de «  Regards croisés », est initié avec le réseau QualiSanté depuis le début d’année 2016 et se nomme « Convergence  ». Il a pour but de recueillir la vision des patients sur la bientraitance mise en place dans l’établissement par les soignants et de recueillir le point de vue des soignants sur la prise en charge du patient par eux-mêmes et la prise en charge du patient en généra dans l’établissement. Le tout pour comparer le regard des patients à celui des professionnels. Une première évaluation a eu lieu en février, les résultats seront prochainement communiqués par le réseau QualiSanté (suite au prochain numéro !) Ce travail en collaboration avec Qualisanté permet de poursuivre dans nos établissements la dynamique autour de la promotion de la bientraitance et réaliser un suivi de nos propres actions. Un groupe de travail bientraitance Le groupe de travail bientraitance, créé au sein de la Clinique Bretéché en novembre 2010, a été piloté par la Directrice des Soins Infirmiers et est actuellement piloté par la responsable du secteur médecine aiguë/USC. Il est composé d’un soignant par service formé au rôle de référent bientraitance. Des actions sont mises en places par le groupe issues des remontées d’informations faites

Thématiques spécifiques • Mise en place d’un travail sur les contentions physiques • Création d’un protocole sur la gestion de la maltraitance vis-à-vis d’un patient • Intégration de la bientraitance du salarié et du patient dans la grille des entretiens annuels • Actions sur le respect du sommeil du patient, sur la diminution du bruit et des passages multiples en chambre • Mise en place du report de sonnette sur les téléphones pour pallier aux problèmes de réponse • Amélioration de l’information du patient sur le déroulé de son séjour avec la mise en place d’un planning dans les chambres • Jeûne prolongé la nuit (proposition aux patients du service SSR d’une

collation et changement des menus) Travail autour de l’agressivité des patients envers les soignants

Des campagnes d’information et de sensibilisation à la bientraitance personnels/patients et patients/ personnels sont organisées. Devant les difficultés de certains salariés «  agressés » par des patients du fait de leur couleur de peau, le groupe de travail Bientraitance propose de les soutenir en instaurant des temps d’échanges. Maurine Lépine, Assistante Qualité, Cécile Martin, Cadre USC / Médecine Aiguë / Médecine Ambulatoire Clinique Bretéché La Bientraitance est bien évidemment une préoccupation de tous les jours dans tous les établissements du Réseau nantais ELSAN ; la Clinique Saint-Augustin et son comité d’éthique met en place régulièrement des actions favorisant la bientraitance, une charte est aussi établie, des réflexions autour de la prise en charge du patient en soins palliatifs sont en place, des formations sont proposées par exemple « bientraitance et prise en soins », « l’optimisation accueil / gestion agressivité »…

Tous unis pour vous soigner, nos différences sont notre richesse

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ÇA SE PASSE À... Côté travaux ! le pôle elsan

STOA (SanTé Ouest Alantique

Les bâtiments du futur pôle se dessinent… • Les élévations du niveau 1 sont en cours pour le bâtiment La Baule (Bd Charles Gautier). • Le bâtiment La Baule est divisé en cinq corps de bâtiments du point de vue gros œuvre. L’état d’avancement est progressif selon le découpage. Terrassement, fondation et dallage sont terminés pour l’ensemble. • Les élévations du niveau 1 sont en cours pour le bâtiment central Afin de donner la possibilité de se projeter en mode réel, un bâtiment témoin est en cours de construction sur la parcelle laissée en jachère (à côté du bâtiment La Baule). Il sera finalisé courant février 2017. Il comprendra une salle d’opération, une circulation bloc, une chambre simple, une chambre double et un box ambulatoire, une circulation hébergement, avec présentation d’échantillons sanitaires et de plafonds. Un plan de visites sera proposé aux professionnels de STOA. À moins de deux ans du regroupement, le projet ELSAN STOA a pris un nouveau départ à la rentrée 2016. À l’occasion d’un séminaire de lancement du projet, les responsables de service et leurs adjoints des 3 établissements concernés se sont retrouvés mi-octobre pour se projeter ensemble vers le nouveau pôle de

santé. Ce séminaire fut l’occasion de présenter la structure et les modalités de ce projet, dont l’animation et la coordination sont assurées par Marine Roure. Les responsables de service ont également pu avoir un premier échange en petits groupes pour travailler sur leur projet de service et dessiner leurs organisations futures. Depuis ce séminaire et jusqu’au déménagement, tous les services sont concernés par cette démarche projet et construisent peu à peu leur visage de demain. Une communication sur le projet STOA à destination des médecins et des salariés des trois cliniques est en cours de réflexion et sera mise en place prochainement.

du regroupement ELSAN STOA, les médecins des Cliniques Saint-Augustin, Jeanne d’Arc et de la Polyclinique de l’Atlantique se sont réunis le mardi 22 novembre 2016 pour une CME plénière et commune. A cette occasion, la démarche projet a été présentée et des groupes de travail médecins ont été constitués afin de permettre la meilleure implication possible et créer les conditions favorables d’une collaboration optimale.

Toujours dans la démarche projet

Clinique Bretéché Pour accompagner son projet médical ambitieux et anticiper le virage ambulatoire imposé par les Tutelles, la Clinique Bretéché lance une campagne de travaux conséquents pour son bloc opératoire et son ambulatoire. Les travaux concerneront pour le bloc ambulatoire, une mise aux normes de la salle de réveil actuel ainsi qu’une nouvelle définition des flux patients et logistique. Toutes les salles opératoires

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seront à terme de niveau ISO 5 (salles ultra propres) et des salles dédiées ambulatoire dans une logique Fast Track seront définies. En parallèle, l’ambulatoire chirurgie et médecine seront regroupés sur un même lieu, proche du bloc opératoire. Ce projet est conduit en lien avec la Direction de l’immobilier du Groupe, la Direction de la Clinique Bretéché et avec le comité de pilotage praticiens/ personnels de la structure.

Les travaux seront réalisés sur l’année 2017.


ÇA SE PASSE À... Bien accompagner le patient accueilli dans le cadre d’une

chimiothérapie

La clinique Saint Augustin est un acteur de chimiothérapie sont préparés à reconnu en cancérologie sur la région la pharmacie de l’ICO et sont livrés nominativement. nantaise. Un partenariat avec l’ICO (Institut Depuis janvier 2010, l’organisation Cancérologie de l’Ouest) a permis de ce service est basée sur un global et de développer une activité de accompagnement chimiothérapie de proximité sur le site personnalisé des patients dont le diagnostic de cancer est posé. de la clinique Saint Augustin. Tout patient nouvellement Un médecin de l’ICO est En 2015 : 223 patients pour diagnostiqué ou en rechute, détaché chaque semaine pour 4069 cures de bénéficie d’une consultation la validation et la surveillance chimiothérapie d’annonce médicale et des traitements. infirmière lui permettant Ce service de chimiothérapie dispose de 5 lits. Quatre infirmières de comprendre sa maladie, son ont été formées au sein de l’ICO traitement, et de bénéficier de mesures sur les pratiques et l’administration d’accompagnement. des traitements de chimiothérapie. L’infirmière de chimiothérapie appelle L’hôpital de jour accueille les patients le patient après sa première cure de le lundi et le mardi. Les traitements chimiothérapie. Le patient est pris en

charge dans sa globalité au moment de ces traitements. Il peut bénéficier si besoin de soins de support : bilans et suivi diététique, consultations avec la psychologue, l’assistante sociale, ou l’IDE douleur et d’accompagnement. Il existe au sein de ce service une véritable collaboration entre les différents acteurs de soin : le bien-être et la sécurité du patient étant au centre des priorités du service.

Maryline Mattutzu, Morgane Pelletier, Sarah Chervin, Dr Aude Hospital-Bézier

Un nouveau dossier médical informatisé pour STOA Le projet Expertiz a été lancé le 14 septembre dernier. Son objectif est la mise en place d’un Dossier Patient Informatisé (DPI) commun aux Cliniques Saint-Augustin, Jeanne d’Arc et à la Polyclinique de l’Atlantique en vue du regroupement sur le site de Saint Herblain. Le logiciel Expertsanté de l’éditeur Expertiz va remplacer le DME Sigems à la Polyclinique de l’Atlantique et le DPI Emed à l’AHO. Ce nouveau logiciel plus moderne et fonctionnel va apporter de réelles innovations dans les pratiques médicales : compatibilité tablettes, prise de rendez-vous par internet, utilisation possible comme logiciel de consultation pour les chirurgiens, codage au bloc assisté, aide à la prescription, gestion du bloc, etc … Le paramétrage du logiciel est en cours. Pour PCA : les formations vont bientôt débuter et la bascule entre le DME Sigems et Expertsanté est prévue pour fin janvier. Le démarrage pour l’AHO est planifié en avril. L’équipe projet est la suivante : • Rémi Menanteau, chef de projet • Josiane Le Bail, chef de projet déploiement PCA

Pierre-Yves Legris, Josiane Le Bail

Clarisse Ruiz, Rémi Ménanteau

• •

Clarisse Ruiz, responsable déploiement AHO Pierre Yves Legris, pilotage technique

Joignable à l’adresse : dpi@polyclinique-atlantique.fr Rappel : n’oubliez pas de participer à l’enquête sur l’utilisation du DPI (lien sur le bureau de votre ordinateur) le mag | 21


ÇA SE PASSE À... Développer une démarche compétence afin d’accompagner la culture mobilité L’allongement de la vie professionnelle accentue la nécessité pour les entreprises de donner des perspectives de parcours professionnels tout au long de la vie active, concourant ainsi à la préservation de la santé et au bien-être des individus. La Direction des Ressources Humaines de la PCA a souhaité tester l’élaboration des parcours professionnels dans le cadre d’une démarche innovante : en donnant la parole aux professionnels. Des salariés volontaires des services Accueil, Achatlogistique, Admissions-facturation, Département d’Information Médicale, Ressources Humaines, comptabilité, ont participé au projet. La démarche « J’ai réalisé de nombreux entretiens avec les salariés et les responsables, complétés par des observations du travail, mettant ainsi en lumière la différence entre le travail prescrit et le travail réel. L’analyse des données recueillies, m’a permis de mettre en exergue les activités et les compétences mises en œuvre afin de réaliser le travail. Nous avons validé ces référentiels en groupe métier (constitué de 2 membres de l’équipe et du responsable). Cela a permis d’identifier les parcours possibles au sein d’un même service, et de donner à chacun la possibilité de construire son propre parcours professionnel. Concrètement, si demain un salarié souhaite changer de métier tout en restant dans la clinique, il pourra consulter le référentiel et identifier les possibilités qui s’offrent à lui, compte tenu de son expérience et des compétences qu’il a développées. Son responsable et la Direction des Ressources Humaines l’accompagneront dans cette démarche.» Céline Mogan consultante en stage à la PCA Retour d’expérience L’équipe Accueil- standard : « Quand on est venu nous proposer de nous recevoir individuellement

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pour présenter notre métier d’hôtesse d’accueil dans le but d’élaborer des parcours professionnels, nous avons tout de suite eu envie d’y participer. D’abord parce que les documents présentant notre métier nous paraissaient fortement «démodés», ensuite pour faire ressortir de ce dialogue les points clés de notre métier parfois méconnus. C’était vraiment très enrichissant et valorisant de mettre à plat nos compétences, de les décortiquer pour en faire ressortir l’essentiel et surtout les mettre en « mots ». Nous avons aimé ces échanges qui nous ont fait parfois découvrir plusieurs façons de travailler au sein d’une même équipe. Nous espérons réussir à garder le meilleur de chacune pour en extraire une méthode commune et la transmettre aux nouveaux. Grâce à ce travail, certains ne verront plus notre métier de la même façon … » « Au départ, j’avais un peu de peine à voir de quelle manière nous pouvions arriver à l’objectif final : la création de référentiels de compétences, l’élaboration de parcours professionnels. Au fur et à mesure des rencontres, les choses se sont affinées avec parfois des difficultés pour trouver les bonnes définitions pour certaines tâches que nous effectuons ; mais c’était un travail très enrichissant. Je pense que travailler à partir des observations et témoignages des uns et des autres est très intéressant. Les échanges avec notre responsable, en groupe de travail, ont eu pour effet de mettre en évidence certains aspects de notre métier parfois méconnus. » «Je n’ai pas rencontré Céline en entretien, elle est directement venue observer mon travail à l’accueil Océane. J’étais contente de l’accueillir, car pour moi l’accueil qu’il soit physique ou téléphonique est très important, surtout en milieu hospitalier. Un bon accueil, c’est rassurant et permet aux personnes d’��tre plus détendues, moins stressées. L’étude de notre travail a permis de mettre en évidence combien

les demandes des patients et des visiteurs sont diverses et variées, et pas toujours en relation avec la polyclinique. Notre poste demande une bonne connaissance de l’établissement et de son fonctionnement d’où la nécessité d’avoir les informations en temps réel afin de les diffuser correctement. J’ai apprécié cet échange valorisant, car notre rôle d’hôtesse d’accueil est bien souvent minimisé, par méconnaissance. Après tout, ne sommes-nous pas l’image et le sourire de la polyclinique?» Audrey Abraham Responsable Accueil et Hôtellerie : « Quand Céline est venue me présenter le projet, j’y ai tout de suite vu un double objectif : je souhaitais que les hôtesses puissent d’elles-mêmes parler de leur métier, mettre en avant leurs savoir-faire et compétences, mais aussi prendre confiance en elles. Trop souvent les gens pensent, par méconnaissance, que les hôtesses d’accueil se « contentent » d’indiquer le chemin aux patients. Cette démarche, basée sur les entretiens, les observations et les groupes de travail a permis un vrai travail de réflexion et d’échanges. La démarche participative a été primordiale afin de valider ensemble le référentiel d’activités et la hiérarchisation des compétences. La démarche a été très positive, de beaux échanges ont eu lieu et le double objectif a été atteint ! » Céline Mogan, Consultante en stage Valérie Le Bouler, DRH Polyclinique de l’Atlantique


ÇA SE PASSE À... Participation à la journée FHP « Cliniques citoyennes » Mercredi 12 octobre, des cliniques de la région de Bretagne ont ouvert leurs portes à des lycéens pour leur faire découvrir sous un format ludique différents ateliers et leur proposer des visites de services. La Polyclinique de l’Atlantique et la Clinique Saint-Augustin ont participé activement à cette action. Pour la 2ème année consécutive, la Polyclinique de l’Atlantique a accueilli une classe de terminale ST2S du lycée Carcouet accompagnée de deux de leurs professeurs, pour une immersion dans le monde de la santé. L’après -midi s’est déroulée en 3 temps forts : • Une rencontre collective avec des professionnels des services de soins de chirurgie, maternité et blocs, désireuses de transmettre ce que veut dire « Prendre soin », ainsi que leurs difficultés et satisfactions au quotidien. Les élèves ont pu poser des questions liées à la formation, le choix des métiers... • Une visite de services, le PC

de sécurité, la pharmacie, la maternité… Et cette année nouveauté : un atelier a été organisé par Cyril de Massey, formateur à la PCA et professionnel du PC de sécurité dont le thème était la « Prise en charge d’une urgence vitale », avec mise en situation

L’après-midi s’est terminée par un temps convivial autour d’un verre, quelques clichés du groupe et des sourires. Cette année, un challenge Video est proposé aux établissements scolaires et le lycée Carcouet enthousiaste, s’est inscrit. Le sujet est « Imaginez et filmez ma clinique du Futur ! » Le scénario est en cours d’écriture, le casting finalisé, acteurs et metteur en scène et … mais chut... Le tournage est prévu le vendredi 13 janvier 2017 à la PCA par quelques élèves et leur professeur. Nathalie Bodin, Cadre infirmier Polyclinique de l’Atlantique

Les Cliniques Saint Augustin et Jeanne d’Arc ont également participé au projet de la FHP ; une classe de 3ème du Collège Victor Hugo et deux classes de 1ère scientifique des Lycées St Stanislas et Talensac ont répondu positivement à l’invitation au projet correspondant aux attentes des jeunes élèves en matière de prévention et de découverte métier. Au cours de la matinée, les élèves par groupe de 10, ont découvert 4 ateliers : • Atelier « métier du bloc » animé par le Dr Rivière, chirurgien digestif, et Christelle Binelli responsable des plateaux techniques, • Atelier « métier du soin » animé par les responsables d’unités de Saint Augustin, • Atelier « métier possibles au sein d’une clinique… » animé par Catherine Goas assistante de direction et Clémence Hay assistante sociale, • Atelier « prévention et premiers gestes d’urgence main » animé par notre infirmière hygiéniste Patricia Guichard, une cadre clinique de la main Catherine Rickenberger et le docteur Zaouter, anesthésiste-réanimateur ancien président du CLIN Elèves et professionnels ont été enchantés de ces animations, des échanges ont pu se prolonger autour d’une table de convivialité. CatherineGoas, assistante de direction Clinique Saint-Augustin le mag | 23


ÇA SE PASSE À... Mika Le Panda©

accompagne les enfants hospitalisés MIKA accompagne désormais les enfants hospitalisés à la Clinique SaintAugustin. Certaines actions sont en place, d’autres en cours. Ainsi, l’enfant et ses parents sont actuellement guidés par MIKA affiché depuis l’accueil jusque dans le service de soins, au plus grand bonheur de certains ! Le livret d’accueil de MIKA verra le jour dans les prochaines semaines, il aura pour objectifs de rassurer l’enfant et sa famille avant son entrée, de les préparer, et renseigner sur le déroulé de la journée à la clinique. MIKA le Panda© a aussi dépassé les frontières de la Loire-Atlantique ! Une institutrice de l’école de Villeton (près de Bordeaux) a entendu parler de notre mascotte par une maman accueillie dans le service ambulatoire. Elle a été

séduite par le projet et a fait travailler sa classe de maternelle autour du thème de la santé et de l’accompagnement des enfants hospitalisés. Les élèves ont pu réfléchir à la question « qu’est-ce que je fais chaque jour pour être en bonne santé ? ». Ils ont ensuite réalisé de petits pandas avec leur prénom et une phrase d’encouragement pour les enfants de la clinique. Les enfants hospitalisés étaient ravis et les parents très touchés. Un tableau a été réalisé avec quelques pandas en souvenir, présent dans le service. Nathalie Praud, Responsable Unités de Chirurgie Ambulatoire Clinique Saint Augustin

Octobre rose 2016 : la PCA mobilisée Prenez soin de vous ! Même si nous prenons soin de vous ! Engagés dans la lutte contre le cancer du sein, les professionnels de l’établissement ont multiplié les actions durant Octobre Rose, mois de sensibilisation : • Reconduction de l’exposition «  Mon sourire contre le cancer du sein » dans le hall de la maternité. Les photos prises en 2015 par le Dr Christophe Fablet (www. fablet‑tafoto.fr) sont toujours aussi agréables à regarder un an après ! • Mardis en rose au restaurant du personnel (menu sur le thème du rose) • Façades de la Polyclinique illuminées de rose. • Mise en place d’un partenariat avec Marionnaud proposant aux patientes un maquillage contre une promesse de mammographie. En parallèle, soins de modelage proposés par Sophie Janton, esthéticienne à la PCA. • Distribution de bracelets et de pin’s (Pink Ribbon) portés par les professionnels pour montrer leur sensibilisation. • Présentation par le Dr AyevaDerman d’une rétrospective

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en reconstruction mammaire retraçant en images ce qui a pu être proposé chirurgicalement depuis 12 ans aux patientes opérées à la Polyclinique de l’Atlantique. Ce mois d’Octobre 2016 nous donne aussi l’occasion de remercier au nom du Centre de Coordination en Cancérologie tous ceux qui s’impliquent quotidiennement à la PCA aux côtés des patientes et de leurs familles, ou soutiennent ponctuellement nos

actions.

Martine Moreau, IDE référente du Centre de Coordination en Cancérologie (3C) Ghislaine Fleury, Directrice des soins chirurgicaux Dr Michaël Ayeva-Derman, Président du Centre de Coordination en Cancérologie (3C) Ghislaine FLEURY, Directrice des soins chirurgicaux Polyclinique de l’Atlantique


LE MÉTIER DE... Infectiologue Interview du Docteur Lydie KATCHATOURIAN, Chef de clinique au CHU, médecin interniste et Infectiologue Début d’exercice au sein du Réseau des cliniques nantaises ELSAN : 8 novembre 2016 Quelle est la formation spécifique d’un infectiologue ? Jusqu’ici, la spécialité de maladies infectieuses correspondait à un DESC (Diplôme d’études supérieures complémentaires) qui se rajoutait à un DES (médecine interne, médecine générale, pneumologie, anesth-réa etc... pour les DES les plus fréquents) avec l’obligation de stages en maladies infectieuses, de cours, d’un postinternat d’un an minimum dans un service de maladies infectieuses et d’un mémoire pour valider le DESC (qui s’acquière donc après l’internat). A partir de 2017, cela va devenir un DES commun médecine interne/maladies infectieuses. Quel est votre parcours pour arriver au métier d’infectiologue ? J’ai d’abord fait 6 années d’externat à la faculté de Médecine de MontpellierNimes J’ai ensuite suivi un DES de Médecine interne (faculté de Nantes) c’est à dire 5 ans d’internat comprenant 3 stages en médecine interne, 2 stages en infectiologie, puis réanimation, gériatrie, rhumatologie, néphrologie et également un stage au laboratoire de bactériologie au CHU. J’ai validé mon DES de médecine interne en octobre 2015 (et soutenu ma thèse d’exercice en novembre 2013). Je suis actuellement Chef de clinique en maladies infectieuses depuis novembre 2015 pour 2 ans et suis en train d’acquérir mon DESC de maladies infectieuses. J’ai également fait, au cours de mon internat, une année de recherche (Master 2 obtenu fin 2014) avec en alternance un travail de Moniteur d’étude clinique au centre de consultation VIH et hépatites au CHU

pour financer mon année recherche. Comment définiriez-vous l’infectiologie ? La problématique actuelle de l’émergence de résistance aux antibiotiques mais aussi de maladies infectieuses émergentes ont permis de faire prendre conscience ces dernières années de la nécessité de cette spécialité et de l’intérêt majeur du bon usage de l’antibiothérapie. Il s’agit d’une spécialité souvent aiguë, qui interagit avec de nombreuses autres spécialités ce qui nous permet de travailler en partenariat avec de nombreux corps médicaux (chirurgie orthopédique, viscérale, réanimation, hématologie, cardiologie etc...) et d’avoir une activité transversale. Il s’agit également d’une spécialité en développement constant que ce soit sur le plan diagnostique mais aussi thérapeutique. Quelles sont vos missions ? Au sein du CHU, elles sont multiples : prise en charge de patients hospitalisés dans le service (22 lits), consultation, avis téléphoniques, participation à de nombreuses réunions de concertation pluridisciplinaire (infections ostéoarticulaires, pied diabétique,

endocardite, immuno-néphrologie etc). Sans oublier une partie non négligeable de l’activité de chef de clinique : l’enseignement et la formation auprès des étudiants en médecine (cours magistraux, conférences, tutorat, préparation et surveillance d’examens...). Au sein du groupe ELSAN : conseil téléphonique toute la semaine, avis au lit du malade, révision de certains protocoles d’antibiothérapie et d’antibioprophylaxie, sensibiliser les médecins à l’infectiologie et au bon usage de l’antibiothérapie. Comment envisagez-vous la répartition de votre fonction au sein du réseau ? Je serai sur place le mardi et le vendredi après midi. Je vais d’abord prioriser la révision de certains protocoles. Dans un second temps, en fonction des demandes, je me déplacerai tant que possible sur les différents sites pour voir les patients hospitalisés (difficulté actuelle de 4 sites bien distincts en 2 demi-journées...). Dr Lydie KATCHATOURIAN Infectiologue Réseau des établissements nantais ELSAN le mag | 25


CÔTÉ GROUPE L’union d’ELSAN et MédiPôle Partenaires : Les groupes d’hospitalisation privée ELSAN et MédiPôle Partenaires ont officialisé le 14 novembre dernier, un an, presque jour pour jour, après la naissance d’ELSAN, leur projet de rapprochement avec une mise en oeuvre au 1er semestre 2017. Le Groupe a aujourd’hui l’opportunité de renforcer encore sa présence sur le territoire français. Avec chaque année plus de 2 millions de patients pris en charge par les équipes et les médecins, ce nouvel ensemble permettra d’accélérer et de renforcer la stratégie d’investissement dans l’innovation thérapeutique et technologique, et dans l’amélioration du parcours personnalisé de soins des patients.

Une nouvelle clinique En novembre, la clinique Victor Hugo au Mans a rejoint le groupe ELSAN qui se renforce dans le Grand Ouest.

ELSAN, nouveau partenaire d’Universitaires sans

frontières

Le groupe Elsan vient de signer un partenariat avec Universitaires sans frontières (USF), une association à but non lucratif afin de proposer aux 4000 médecins libéraux qui pratiquent dans les 80 établissements du groupe d’aller enseigner et former bénévolement des professeurs dans des pays en voie de développement et dans divers domaines. Grâce à ce partenariat avec USF, Elsan propose une démarche supplémentaire pour les médecins qui souhaitent encore s’engager. Ces 4 000 médecins libéraux accompagnent chaque année les 1,2 million de patients dans les cliniques du groupe dans toute la France. Au-delà de leur engagement quotidien auprès des patients, certains d’entre eux participent déjà à des initiatives diverses en mettant leur temps et leur savoir-faire au service des autres. En Ethiopie, seuls 12 cardiologues et 7 gastro-entérologues sont présents sur l’ensemble du territoire, soit 95 millions d’habitants là où en France, ils sont

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respectivement 10 et 6 pour 100 000 habitants. Un projet d’Universitaires sans Frontières envisage par exemple d’envoyer des médecins volontaires pour aller former des professeurs de cardiologie pendant des périodes pouvant aller de quelques semaines à plusieurs mois. Michel Bodkier, co-fondateur du groupe Elsan, s’en réjouit : « ce nouveau partenariat démontre l’engagement

sociétal de notre groupe. Des médecins et collaborateurs ont déjà montré leur intérêt pour les missions d’Universitaires sans frontières ». Universitaires sans frontières est une association à but non lucratif qui a pour objectif d’accompagner l’enseignement supérieur dans les pays en voie de développement. Depuis 2009, l’association a réalisé plus de 60 projets dans 15 pays.


CÔTÉ GROUPE Recherche & Innovation Campagne ELSAN d’appel à projets de recherche clinique ELSAN lance la première Campagne d’Appels à Projets de recherche clinique afin de soutenir concrètement les investigateurs exerçant dans nos établissements. À travers la campagne, ELSAN sélectionne les meilleurs projets et redistribue les financements publics reçus (crédits MERRI) afin d’encourager le développement d’études cliniques et la publication d’articles dans les meilleures revues médicales. Les ressources allouées par la campagne permettent de promouvoir des études ELSAN en finançant de l’aide méthodologique et statistique, de l’accompagnement technico-réglementaire, d’attribuer du temps ARC, des aides à la rédaction et la traduction d’articles scientifiques, etc.

Le formulaire de candidature en ligne est disponible auprès de Johanna Mimouni. Il doit être renseigné par le porteur de projet. La date limite de candidature est fixée au 3 janvier 2017. Les projets soumis seront aussitôt analysés puis sélectionnés par un Conseil d’Orientation Scientifique composé de praticiens ELSAN. L’équipe de la Direction Recherche et Innovation est à votre disposition pour vous accompagner pas à pas dans la soumission de votre projet. Contact Johanna MIMOUNI, Responsable adjointe Recherche et Innovation mimouni@elsan.care - 07 76 58 69 09

Trophées ELSAN Bientôt les vainqueurs ! Rappel des modalités pratiques • Dépôt des projets entre le 18 juin 2016 et le 18 septembre 2016 • 2 thématiques : « Bien-être Patient » et « Innovation médicale » Critères pour l’éligibilité des projets «  Bien-être patient » • Soulager la douleur physique et psychique • Aider le patient à être plus serein • Réparer l’estime de soi, se réapproprier son corps • Rendre le patient acteur de sa prise en charge • Améliorer les relations entre le soignant et le patient • Aider l’entourage à accompagner le patient

• • • •

patient Évaluer des pratiques médicales selon des critères qui comptent pour le patient Élaborer des solutions qui améliorent les conditions de travail et l’efficience des soignants Faire émerger des solutions améliorant la productivité sans réduire la qualité des soins Porter des actions originales en faveur de la prévention

www.Trophee-elsan.com

La réception des projets • 87 projets reçus venant de porteurs répartis sur 35 établissements. • Annonce des projets vainqueurs : fin d’année 2016 sur le site

Critères pour l’éligibilité des projets « Innovation médicale » • Concevoir de nouveaux dispositifs médicaux (prototype, brevet, etc.) • Promouvoir de nouveaux parcours de soins intégrant le domicile du le mag | 27


CÔTÉ GROUPE Octobre Rose Les établissements ELSAN se mobilisent chaque année contre le cancer du sein. D’après les statistiques, une femme sur 8 risque de développer un cancer du sein. Les messages de prévention et d’information sont donc très importants afin de mieux sensibiliser les femmes et l’opinion publique pour dépister davantage. 50 000 nouveaux cas sont découverts chaque année en France. 5000 femmes par an sont traitées en chirurgie de cancer du sein au sein des établissements du groupe Elsan et il y a 2500 prises en charge pour une chimiothérapie. Les cliniques du groupe se mobilisent chaque année. La plupart proposent déjà à certaines de leurs patientes atteintes d’un cancer du sein de réaliser un test génétique permettant de décider de la nécessité d’une chimiothérapie et estimer le risque de récidive à 10 ans. En effet, la chimiothérapie n’est pas utile chez toutes les femmes opérées d’un cancer du sein. Elle est indiquée dans certains cas, présentant un risque de rechute qui pourrait leur être fatale. Mais jusqu’à présent, les examens biologiques ne permettaient pas toujours d’identifier ces rechutes avec fiabilité. Une chimiothérapie préventive était alors préconisée. Or, aussi efficace

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soit-elle, la chimiothérapie n’est pas sans danger : insuffisance cardiaque, réactions allergiques, fatigue ou encore troubles de l’appareil digestif. Les risques de toxicité ne manquent pas, sans compter la dégradation de la qualité de vie qu’elle entraîne : perte de cheveux et lésions au niveau des nerfs par exemple. Aujourd’hui, ce test génétique ouvre de nouvelles perspectives de prise en charge, permettant d’envisager une

approche thérapeutique personnalisée pour les femmes éligibles au test. Les études montrent que les résultats du test entraînent la modification des décisions thérapeutiques du cancer du sein dans un tiers des cas. De plus, les études ont également démontré que le groupe de patientes dont le résultat de récidive était bas, ayant reçu un traitement hormonal sans chimiothérapie, avait un risque de récidive après plus de cinq ans, de moins de 1%.

• 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein • 50 000 nouveaux cas chaque année en France – 1er cancer chez les femmes • 11 600 décès par cancer du sein en France par an • 5 % de formes héréditaires de cancers du sein • 15 % de cancers du sein dépistés à un stade très précoce. Si dépisté à ce stade, dans 9 cas sur 10, il peut être guéri. • 7 % de cancers du sein dépistés par une mammographie • 61 ans, âge moyen de dépistage du cancer du sein


CÔTÉ GROUPE RSE La formation « Premiers secours » est lancée : focus sur l’Hôpital Privé Océane à Vannes Grâce à son partenariat avec la Croix Rouge signé en juillet 2016, le groupe ELSAN propose à tout son personnel non soignant une formation aux gestes de premiers secours. À l’Hôpital Privé Océane à Vannes, deux sessions ont déjà été organisées. Interview croisée de Wilfried Harsigny, directeur de l’établissement et de ses salariés. À quels enjeux cette formation « Premiers secours » répond-elle ? Wilfried Harsigny : La formation «  Premiers secours  » répond à des enjeux qui dépassent l’établissement. Elle s’inscrit dans une démarche citoyenne qui nous concerne au quotidien. Nous avons tous pu être confrontés à des situations d’urgence : cette formation permet de ne pas se sentir démunis et de savoir bien agir dans de telles situations. Au total, soixante salariés de l’établissement, répartis sur six sessions d’ici la fin de l’année 2016, bénéficieront de cette formation. Comment avez-vous réussi à motiver vos collaborateurs à participer à cette formation ? Florence Guihal, responsable formation : Il existait déjà une demande récurrente. Il y a quelques années, cette démarche avait déjà été lancée au sein de l’établissement. Un médecin anesthésiste avait mis en place une formation aux gestes de premiers secours pour les salariés de la clinique. Toutefois, une partie des salariés, en particulier le personnel non soignant, n’avait pas pu suivre ces formations. La démarche impulsée par le groupe a donc été très bien accueillie.

Après une présentation de la session, nous avons pu travailler sur différents ateliers de mise en situation en utilisant une large gamme de matériels. À la fin de la journée, un examen de contrôle permettait d’évaluer notre niveau. Brigitte Simon, secrétaire comptable Pharmacie : Ces mises en situation sont importantes. On en parle beaucoup dans les médias en ce moment avec les événements dramatiques qui ont eu lieu à Paris, à Nice. Il est essentiel de maîtriser ces gestes. Nous pouvons être amenés à prodiguer des premiers soins sur notre lieu de travail ou dans la vie quotidienne. W. H. : Contrairement à d’autres formations métiers que nous avons pu dispenser, la formation «Premiers Secours» sert au-delà de sa fonction dans l’établissement. Elle apporte un plus dans la vie quotidienne ce qui contribue grandement à la perception positive de la démarche. Les participants prennent plaisir à y participer. Qu’est-ce qui vous a plu le plus dans cette formation ? B. S. : La mise en situation était un bon exercice pour savoir si nous adoptions

la bonne attitude et les bons gestes. Même si le cadre de la vie réelle est différent d’une simulation, nous serons mieux préparés à secourir une personne en cas de nécessité. F. G. : Avant le lancement des sessions, nous craignions le caractère trop théorique de la formation. Finalement, l’intervenante propose des sessions ludiques avec de nombreux jeux de rôle. Si vous ne deviez retenir qu’un seul geste… B. S. : La manœuvre Heimlich. Tout le monde en a entendu parler mais il faut savoir la pratiquer. Je me positionne en tant que mère : c’est un geste très simple qui peut déjà sauver la vie de son enfant en cas de fausse route d’un aliment. S. C. : Si la victime est inconsciente, et si sa poitrine se soulève régulièrement, il faut libérer les voies aériennes et la placer en position latérale de sécurité (PLS). Et un conseil à garder en tête ? B. S. : La maîtrise de soi. Il est important de savoir analyser la situation pour savoir quel geste adopter.

Quels sont les avantages de cette formation ? Sylvie Cougoulic, comptable : Cette formation apporte de nombreuses connaissances techniques sur les gestes à suivre en cas d’urgence. L’intervenante a pris soin de laisser une grande place à la pratique durant la session afin de mieux retenir les gestes. le mag | 29


RENCONTRE Laboratoire Bioliance La préparation des prélèvements infectieux sous haute surveillance faciliter l’interprétation des résultats en limitant le risque de doute en cas de résultats discordants. La dimension très manuelle techniques traditionnelles, particulier des préparations De Janvier à Octobre 2016, le plateau de bactériologie du laboratoire Bioliance a traité plus de 100,000 prélèvements. Le bilan épidémiologique des bactéries multi résistantes (BMR) identifiées, tous établissements confondus, est de 569 dépistages positifs, dont 73 BMR ayant nécessité un isolement dans l’un des établissements du groupe ELSAN. Les caractéristiques très spécifiques du pre-analytique en bactériologie La maîtrise du pré-analytique est essentielle pour la qualité de l’analyse biomédicale et de son interprétation. Des caractéristiques spécifiques additionnelles s’appliquent au preanalytique en bactériologie et cela pour plusieurs raisons : La variété des milieux, des techniques, des échantillons • Spécificité et variété des milieux de transport de prélèvement qui doivent conserver l’humidité de l’échantillon, permettre la survie et non la croissance des espèces bactériennes, maintenir le rapport entre les populations bactériennes initiales et éviter le stress oxydatif. • Variété des techniques : utilisation fréquente de plusieurs techniques en parallèle pour réaliser une seule « analyse » bactériologique (par exemple examen microscopique direct et culture) • Variété des échantillons : contrôle de la cohérence des résultats des analyses bactériologiques réalisées sur plusieurs types d’échantillons prélevés simultanément ou de manière différée (par exemple : uroculture positive associée à une hémoculture positive). Il est important de signaler que les prélèvements per-opératoires en chirurgie orthopédique doivent être effectués conformément à l’état de l’art. Le nombre de prélèvements nécessaire est actuellement fixé à 5. Il s’agit d’un compromis permettant de

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des en

Ces opérations manuelles sont extrêmement opérateurdépendantes  :  l’expérience, la qualité du geste influencent la dilution et la régularité de l’ensemencement. Le risque infectieux Enfin, il est indispensable de maîtriser les risques particuliers de contamination inter-échantillon et de contamination des utilisateurs, principalement par manipulation sous atmosphère stérile en poste de sécurité microbiologique. La révolution de l’automatisation Le laboratoire Bioliance s’est doté depuis quelques semaines d’une solution

d’automatisation des opérations preanalytiques : l’automate INOQULA de BD destiné à traiter 100% des prélèvements à terme. Préparation : Le module « Sorter12-3  » est constitué de compartiment dans lesquels le milieu est préparé et stocké jusqu’au lancement du traitement des échantillons. Le module stocke les boites de pétri (12 milieux différents). Il peut traiter tous les types de géloses, assure la traçabilité de leur numéro de lot et peut protéger les milieux chromogènes de la lumière Identification : le module BarcodA assure l’étiquetage des géloses et le tri/

empilage des boites ensemencées selon différents critères. Inoculation : le module « Full automatic » traite les prélèvements liquides de manière totalement automatisée : débouchage/rebouchage, autocontrôle du système de prélèvement (pipetage à effet capacitif, détection de bulles, de mousses, de particules solides), étalement automatique des lames avec standardisation du volume déposé et séchage (45°) ou fixation (60-65°), agitation du récipient. La technique innovante de bille magnétique permet la régularité de l’inoculation et du striage des boites de Pétri et garantit l’obtention de colonies bien isolées. En mode « semi automatic » (prélèvements liquides et solides), les boites sont automatiquement sélectionnées, dotées d’une étiquette avec un code barre, striées selon un schéma préconfiguré pendant que l’utilisateur inocule manuellement les boites, les tubes, les lames. Le module « Semi automatic » est équipé d’un PSM de type 2. Identito-vigilance renforcée : l’INOQULA travail de façon sécurisée, en ce sens qu’il fait systématiquement une double lecture des codes à barre pour contrôler l’identification des patients. Il gère les différents flux patient par patient : l’étalement des lames servant à faire les grams permettant l’orientation microbiologique, les tubes nécessaires aux enrichissements des prélèvements issus de sites à priori « stériles » et les boites. La standardisation des étapes de préparation, d’identification et d’ensemencement permet d’améliorer la qualité du traitement pré analytique en laboratoire en termes de répétabilité, traçabilité, et de protection du personnel, de l’échantillon et de l’environnement. La lecture et l’interprétation restent dédiées aux techniciens et aux bactériologistes du laboratoire. Pour une vidéo de l’appareil en fonctionnement vous pouvez consulter le lien : https:// youtu.be/ty-BnGasVxQ le mag | 35


ET AILLEURS... Actualités concernant la lettre de liaison. La loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 dont la volonté est d’améliorer l’efficacité des soins et la coordination du parcours de soins du patient, formalise l’échange d’informations entre professionnels de santé nécessaires à la prise en charge du patient.

confidentialité des informations. Elle est versée dans le dossier médical partagé du patient si ce dossier a été créé, ou lui est remise ». « Lorsqu’il est fait application de l’article L. 3213-1, le certificat médical circonstancié tient lieu de lettre de liaison pour l’admission dans l’établissement d’accueil ».

Décret n° 2016-995 du 20 juillet 2016 relatif aux lettres de liaison applicable au 01/01/2017. Ce décret a pour objet de préciser le contenu et les modalités de transmission de la lettre de liaison. Il précise le contenu attendu d’une lettre de liaison à l’entrée de l’établissement de santé et le contenu de la lettre de liaison à la sortie de cet établissement ainsi que les modalités de transmission et de remise de la lettre au patient.

« Art. R. 1112-1-2.-I.-Lors de la sortie de l’établissement de santé, une lettre de liaison, rédigée par le médecin de l’établissement qui l’a pris en charge, est remise au patient par ce médecin, ou par un autre membre de l’équipe de soins mentionnée au 1° de l’article L. 1110-12 qui l’a pris en charge, et qui s’assure que les informations utiles à la continuité des soins ont été comprises.

« Art. R. 1112-1-1.-Le praticien qui adresse un patient à un établissement de santé accompagne sa demande d’une lettre de liaison synthétisant les informations nécessaires à la prise en charge du patient dont il dispose sur son lieu d’intervention, dans le respect des conditions prévues à l’article L. 1110-4. Cette lettre comprend notamment les motifs de la demande d’hospitalisation, les traitements en cours et les allergies connues. Elle est adressée par messagerie sécurisée répondant aux conditions prévues à l’article L. 11104-1, ou par tout moyen garantissant la

« Dans le respect des dispositions des articles L. 1110-4 et L. 1111-2, la lettre de liaison est transmise le même jour, au médecin traitant et, le cas échéant, au praticien qui a adressé le patient. Elle est adressée par messagerie sécurisée répondant aux conditions prévues à l’article L. 11104-1, ou par tout moyen garantissant la confidentialité des informations, et versée dans le dossier médical partagé du patient si ce dossier a été créé. « II.-Cette lettre de liaison contient les éléments suivants : 1. Identification du patient, du médecin traitant, le cas échéant du praticien adresseur, ainsi que l’identification du

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médecin de l’établissement de santé qui a pris en charge le patient avec les dates et modalités d’entrée et de sortie d’hospitalisation ; Motif d’hospitalisation ; Synthèsemédicaleduséjourprécisant le cas échéant, les événements indésirables survenus pendant l’hospitalisation, l’identification de micro-organismes multirésistants ou émergents, l’administration de produits sanguins ou dérivés du sang, la pose d’un dispositif médical implantable ; Traitements prescrits à la sortie de l’établissement (ou ordonnances de sortie) et ceux arrêtés durant le séjour et le motif d’arrêt ou de remplacement, en précisant, notamment pour les traitements médicamenteux, la posologie et la durée du traitement ; Annonce, le cas échéant, de l’attente de résultats d’examens ou d’autres informations qui compléteront cette lettre de liaison ; Suites à donner, le cas échéant, y compris d’ordre médico-social, tels que les actes prévus et à programmer, recommandations et surveillances particulières. ».

Dr Sabine Méresse, Médecin DIM Clinique Saint-Augustin

CRH ou lettre de liaison • • • • •

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Identification du patient : Nom de naissance, Date de naissance, sexe Médecin traitant : Nom et coordonnées postales ou électroniques Date d’entrée d’hospitalisation Date de sortie d’hospitalisation Professionnel référent de la prise en charge du patient et rédacteur du document de sortie (si l’entête du document comporte les informations supprimer cet item) Destination du patient à la sortie Date de rédaction (identique au jour de sortie) Statut de ce document

Le CRH peut être commun à la lettre de liaison si toutes les informations sont présentes : • Motif d’hospitalisation • Synthèse médicale du séjour • Actes techniques, examens complémentaires et biologiques • Traitements médicamenteux • Suites à donner • Volet continuité des soins • Volet médicosocial

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ET AILLEURS... La CRUQPC fait peau neuve et devient la Commission Des Usagers

La CRUQPC fait peau neuve et devient la Commission Des Usagers La loi Santé de M. Touraine du 26 janvier 2016 remplace la CRUQPC (Commission des Relations avec les Usagers et de la Qualité de la Prise en Charge) en CDU (Commission des Usagers)*. Les nouvelles missions de la CDU • Au moins une fois par an, la CDU est informée des Evènements Indésirables Graves survenus dans l’établissement et des mesures correctrices apportées. Cette information transmise à la CDU doit garantir le respect de l’anonymat du patient et du professionnel concerné. • Au moins une fois par an, la CDU recueille les observations des associations de bénévoles présentes dans l’établissement. • La CDU peut proposer « un projet des usagers », élaboré après consultation des représentants des usagers et des associations de bénévoles présentes dans l’établissement. Ce projet des usagers a pour objectif d’exprimer les attentes et propositions des usagers au regard du respect des droits des usagers, de la politique d’accueil, de la qualité et de la sécurité de la prise en charge. La Conférence Médicale d’Etablissement est associée à son élaboration et en tient compte pour la définition de la politique médicale de l’établissement. Le fonctionnement de la CDU La composition de la CDU est identique à l’ancienne CRUQPC mais une nouveauté est introduite quant à la

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La CDU a pour mission de veiller au respect des droits des usagers, de faciliter leurs démarches et de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des malades en associant les représentants des usagers. Elle a des compétences élargies par rapport à la CRUQPC et son fonctionnement est modifié. Le décret du 1er juin 2016 a précisé les missions, la composition de la CDU et détermine une date butoir : la CDU doit être mise en place avant le 1er décembre 2016. présidence de l’instance. Cette dernière n’est plus automatiquement assurée par le représentant légal de l’établissement ou son représentant : un vote doit être organisé pour désigner le président de la CDU parmi le représentant légal de l’établissement, le médiateur médical, le médiateur non médical, et les représentants des usagers de l’établissement. Un vice-président est également élu pour remplacer le président en cas d’empêchement ou de démission. Qui sont les représentants des usagers ? Devenir représentant des usagers nécessite au préalable d’être adhérent à une association agréee par l’Agence Régionale de Santé (ARS). C’est l’association qui fait la proposition de candidature à l’ARS qui, par la suite, nomme le représentant des usagers pour une durée de 3 ans. Quel est leur rôle ? • Ils expriment à travers leur ressenti et leurs contacts avec les usagers, les attentes des patients.

Ils sont les porte-parole des usagers au sein de la Commission des Usagers, mais également dans toute autre instance ou groupe de travail à laquelle il participe (Comité d’éthique, Commission de gestion du Risque Infectieux Associé aux Soins (CGRIAS ou CLIN), revue de processus Parcours patient et droits des patients, Groupe bientraitance, CLUD…). Par leurs remarques transmises à l’établissement, ils sont acteurs de l’amélioration de la prise en charge ainsi que de la vie quotidienne des patients dans l’établissement. Ils sont associés à la politique menée par l’établissement en matière d’accueil, de prise en charge, d’organisation du parcours de soins.

Les associations de patient présentes dans les établissements d’ELSAN Nantes • PCA : « UFC Que Choisir », « La Ligue contre le Cancer » • Bretéché : « Association des Paralysés de France », • Roz Arvor : « UFC Que Choisir », « La Ligue contre le Cancer » Lore MAGONI, Assistante Qualité Etablissement Roz Arvor Et les Responsables Qualité du Réseau * article 183 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé

Date d’installation de la nouvelle Commission au sein des établissements nantais ELSAN entre octobre et décembre 2016.


AGENDA

Semaine sécurité patients

Semaine sécurité Patienst du 21 au 25 novembre 2016

V accin contre la grippe pour les professionnels de santé Comme tous les ans, l’OMS recommande les mesures d’hygiène à adopter par tous contre les virus à fort potentiel épidémique en période hivernale. La vaccination contre la grippe est une de ces mesures. Pourquoi ? La vaccination antigrippale ne vous empêchera peut-être pas d’avoir un virus de la grippe mais limite le risque. Il permet de vous protéger, de protéger les patients et de limiter l’épidémie. Une épidémie en collectivité augmente la charge de travail et impacte l’activité d’un établissement. Les conséquences sont graves pour les patients fragilisés (+ de 65 ans, femmes enceintes et nourrissons).

Congrès SFPO

Société Française de PsychoOncologie Les 7-8-9 décembre 2016 – Cité des Congrès de Nantes. http://www.congres-sfpo.com/

Concert

Clinique Saint-Augustin par les Voix d’ESA, le Cœur de Bretéché, le chœur de Pont Saint Martin, l’Université Permanente 2, l’ACDE Jeudi 15 décembre - 19h30 accès libre.

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L’INFO EN + L’annuaire Retrouver l’annuaire des Praticiens du Réseau des établissements nantais ELSAN sur PC, tablette, smartphone en utilisant le navigateur web : nantes.annuaire-elsan.fr Infos : s.leparoux-reseaunantais@elsan.care

Le réseau remercie ses partenaires

VOTRE PARTICIPATION… Le MAG est votre outil de communication au sein du Réseau, vous en êtes les acteurs alors partagez, valorisez vos projets, vos initiatives, vos savoir-faire… Les membres du Comité de rédaction et moi-même sont à votre disposition pour mettre en place vos communications. Si par ailleurs vous êtes à l’initiative de publications, n’hésitez pas là aussi à partager au sein du Réseau. Stéphanie Leparoux Responsable Communication du Réseau des établissements nantais ELSAN 06 73 90 97 82 – s.leparoux-reseaunantais@elsan.care


Le MAG ELSAN Nantes numéro 5 web