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Un nouveau regard sur ma ville

2009-2014 : 10 questions clĂŠs pour le mandat

www.rennes-capitale.fr


Sommaire Ouverts sur l’avenir

P.3

10 questions clés pour le mandat

P.4

1. Une ville accueillante, propre et sûre : un objectif hors de portée ?

P.5

2. Comment permettre aux familles de rester vivre à Rennes ?

P.6

3. Comment inventer de nouvelles façons de vieillir ensemble ? P.7 4. Quels emplois nouveaux à Rennes demain ?

P.9

5. Croissance de la ville et urbanisme à taille humaine sont ils conciliables ?

P.10

6. La deuxième ligne de métro est-elle la solution du développement durable ?

P.11

7. Rennes-Paris en 1 h 27 : serons-nous au rendez vous de 2014 ?

P.13

8. Comment redonner à Rennes la fierté de ses campus ?

P.14

9. Culture et vie associative : quel nouveau souffle ?

P.15

10. Une vraie démocratie de proximité est elle possible ?

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P.17

De nouveaux défis pour RENNES à l’heure de la crise financière

P.18

Qui sommes-nous ?

P.19


b Editorial Ouverts sur l’avenir

Q

uel sera le visage de Rennes en 2009 ? Et dans 6 ans à la fin de l’actuel mandat municipal ? Et dans 20 ans, quand une nouvelle génération nous aura succédé ? Comment contribuons nous dès aujourd’hui à bâtir le futur que nous espérons? Toutes ces questions, ceux qui aiment Rennes, ceux qui croient en son avenir, ceux qui veulent y contribuer, se les posent. Alors que débute un mandat de 6 ans, nous avons choisi de vous adresser cette « lettre ouverte » pour les poser à notre façon. En tant que principal groupe d’opposition, nous voulons porter les questions qui feront avancer la ville. Nous en avons retenu dix. 10 questions : C’est une manière pour nous de vous dire l’essentiel de ce à quoi nous croyons, les rendez vous qui nous paraissent décisifs pour l’avenir de Rennes, les combats que nous voulons mener pour contribuer à cet avenir.

C’est aussi une façon d’engager un dialogue. Les « questions clés » appellent des réponses. Nos réponses rejoignent peut-être les vôtres. Mais pas forcément. Nous voulons nous enrichir par le dialogue. C’est enfin un moyen de préparer l’avenir. Nous savons que le moment viendra pour Rennes de la respiration démocratique, du renouvellement et de l’alternance. Ce moment important pour la ville, c’est notre responsabilité de le préparer. Nous avons choisi de ne pas attendre. Dès aujourd’hui, l’équipe de Rennes-capitale y investit tout son enthousiasme, toute sa conviction, toutes ses compétences. Nous avons le sentiment d’être au début d’un long chemin. Ce chemin, nous ne le ferons pas seuls. Le projet à construire pour Rennes sera celui des Rennais. Nous en sommes aux fondations. Dès à présent, nous comptons sur vous.

Bruno CHAVANAT Président du groupe UNION POUR RENNES CAPITALE

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b 10 questions clĂŠs pour le mandat Accueillir

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1 Accueillir :

Une ville accueillante, propre et sûre : un objectif hors de portée ?

R

ennes où il fait bon vivre. Rennes dont le patrimoine architectural et culturel invite au détour, Rennes qui cultive le lien social. Rennes dont la devise est « vivre en intelligence ». Rennes vers où convergent des milliers d’étudiants venus de Bretagne et d’ailleurs. Rennes où cohabitent 142 nationalités différentes.... Rennes semble naturellement destinée à honorer toutes les promesses de l’hospitalité, de la fraternité, de l’accueil... Et pourtant... d’autres images que les Rennais - et parfois la France entière- ont à l’esprit mettent à mal ce riche potentiel. Des images d’alcoolisation sans retenue ni dignité. Des images d’espaces publics souillés, tagués, dégradés. D’autres images encore d’incivilités, de tapages qui peuvent déraper en violences injustifiables dans les transports publics, en violence sauvage contre des personnes seules.

mutuel dans la ville : est-ce ringard ? Rechercher une qualité d’accueil et de « vivre ensemble » n’est-ce pas au contraire permettre à Rennes d’être fidèle à l’esprit qui l’habite ? Pour cela, il y a une question de volonté politique. Cette volonté a longtemps fait défaut. Pour quelles raisons ? Peur sans doute, de regarder certaines réalités en face, peur de fixer des limites, peur de paraître « anti-jeunes ». Va-t-on dépasser ces craintes. C’est un enjeu important pour l’image de Rennes et pour la vie quotidienne des Rennais. Trouvera-t-on la volonté d’agir ? C’est une des questions clé du mandat.

Refuser cette dérive : est-ce une gageure ? Etre ambitieux pour la propreté, la sécurité et le respect

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b 10 questions clés pour le mandat 2 Accueillir :

Comment permettre aux familles de rester vivre à Rennes ?

E

n 2000, il y avait à Rennes 43 500 familles avec au moins un enfant. En 2006, il n’y en avait plus que 39 700 : près de 10 % en moins. Au cours des cinq dernières années, régulièrement, la diminution des effectifs scolarisés dans le primaire a conduit à des fermetures de classe. La baisse du nombre des familles : une réalité qui n’est pas toujours perçue à Rennes, ville étudiante, ville jeune. Mais la réalité est là. La question est donc posée. Doit-on s’y résigner ? Ou veut-on, au contraire, prendre les moyens d’inverser la tendance ? S’y résigner, c’est accepter une transition lente vers une « sociologie de grande ville », où les personnes seules et les familles sans enfant à charge sont nettement surreprésentées : étudiants, jeunes professionnels avant l’arrivée des enfants, retraités. C’est encourager les familles à habiter en périphérie, et en périphérie lointaine pour ceux qui ont le moins de moyens. C’est renoncer à une certaine mixité sociale et entre les générations. Est-ce cela que nous voulons ?

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Pour inverser la tendance, il faudra accepter des remises en cause. Il faudra repenser l’offre de logement : aujourd’hui une majorité des logements construits à Rennes ont 3 pièces et moins. Il faudra développer l’accueil des jeunes enfants alors que le nombre de places en crèche municipale a diminué de 1227 en 1996 à 1070 en 2006 et que seules 36% des demandes sont satisfaites (contre 58% en 1998). Il faudra valoriser la place des parents à l’école et la place de l’école dans les quartiers. Le visage de Rennes demain sera très différent selon que l’enfant y a sa place ou non. Selon que la famille, cellule de base de l’éducation et de la fraternité, y est accueillie ou non.


3 Accueillir :

Comment inventer de nouvelles façons de vieillir ensemble ?

P

armi les transformations en cours de la ville, c’est à la fois l’une des plus profondes et l’une des plus discrètes : nous vivons plus longtemps. En 1999, à Rennes, les plus de 60 ans étaient deux fois moins nombreux que les moins de 20 ans. En 2030, ils feront jeu égal. En 1999, 5500 Rennais étaient âgés de plus de 80 ans. En 2030, 17000 d’entre nous auront allégrement franchi ce cap, soit trois fois plus. Ces évolutions ouvrent des horizons nouveaux : la génération des jeunes retraités est, à Rennes, la plus active et la plus investie dans les réseaux de quartiers et associatifs. Mais il y a aussi des questions pratiques d’ampleur nouvelle à anticiper. Adapter la qualité des logements à construire en profitant des nouvelles technologies, qui offrent des sécurités accrues. Imaginer l’accès aux commerces, aux services publics, à la vie culturelle et sociale et aux soins sous le signe d’une plus grande proximité, d’une meilleure convivialité. Répondre aux besoins pressants d’un plus grand nombre

de personnes âgées dépendantes et de leurs familles. Ces sujets devront être traités un à un au cours des six ans qui viennent. Mais c’est aussi la somme de ces questions qui interrogent notre manière de vivre et de vieillir ensemble dans une même ville. Elles sont un défi à l’anonymat et à l’indifférence dans la ville. Elles appellent des formes nouvelles de solidarité, de services, de prises de responsabilité et de rencontre à l’échelle des « micro quartiers », des « villages dans la ville ». Elles sont une invitation au dialogue entre les générations et en particulier entre les plus de 60 ans et les étudiants, qui peuvent avoir des intérêts croisés à mieux se connaître. Elles nous invitent d’une certaine façon à inventer la ville de demain.

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b 10 questions clĂŠs pour le mandat Grandir

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4 Grandir :

Quels emplois nouveaux à Rennes demain ?

P

as de croissance sans emploi. Et pas d’emplois sans un tissu d’entreprises vivant et diversifié. La crise que nous connaissons depuis quelques mois et l’avis de gros temps sur l’industrie automobile nous rappellent avec force ces vérités. Rennes a vécu 15 années économiquement fastes. Une croissance portée par le dynamisme des nouvelles technologies, des investissements maintenus à haut niveau dans le secteur automobile, le BTP soutenu par la croissance démographique, un secteur public porté par la hausse du nombre d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs. A 5,2%, le chômage est aujourd’hui inférieur à la moyenne nationale. Les collectivités locales, Rennes et Rennes Métropole ont récolté les bénéfices de cette croissance économique, en faisant, au passage, payer le prix fort aux entreprises. Moyennant une augmentation systématique des taux d’imposition, les recettes de taxe professionnelle ont augmenté de 50% en 10 ans. Cette manne a-t-elle été réinves-

tie dans le développement économique ? A-t-on profité des périodes de vaches grasses pour préparer les emplois de demain ? Rien n’est moins sûr. La diversification des filières porteuses d’emploi reste le point faible. Des projets stratégiques pour le rayonnement économique ont été longtemps différés, comme le centre de congrès ou la plate forme logistique du grand ouest dont la réalisation pâtit d’un manque de soutien rennais. Le temps se couvre, la crise menace. Il faut donc redoubler d’effort et d’initiative. Plus que jamais, la diversification des filières d’excellence doit être recherchée. Au croisement des technologies de la communication et des biotechnologies, de l’électronique et de l’industrie automobile, de nouvelles opportunités existent. Plus que jamais les investissements stratégiques doivent être orientés vers le rayonnement économique de Rennes en Bretagne et dans le grand ouest. Plus que jamais, les PME, socle des créations d’emploi, doivent être soutenues pour accéder à l’innovation et au crédit.

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b 10 questions clés pour le mandat 5 Grandir : Croissance de la ville et urbanisme à taille humaine sont ils conciliables ?

R

ennes grandit. Et Rennes Métropole plus encore. Il y a seulement une génération, en 1982, nous étions 300 000 dans l’agglomération. Aujourd’hui nous sommes 400 000. En 2030, nous serons 500 000. Cette croissance a des conséquences fortes en matière de logement. Les générations montantes, plus nombreuses, continuent d’occuper leur logement, tandis que les nouvelles générations expriment des besoins importants, encore accrus par certains phénomènes récents (par exemple la garde alternée des enfants). Grandir implique aujourd’hui plus de logements. Rennes paie le retard pris entre 1990 et 2005 : elle est devenue une ville où se loger est cher et difficile pour les familles. Mais accélérer les mises en chantier comporte des risques : celui de privilégier la quantité sur la qualité, l’uniformité sur la diversité, les procédures dirigistes plutôt que la concertation. Ces dangers n’épargnent pas Rennes, loin de là. Comment, mieux qu’aujourd’hui, concilier construction et urbanisme à taille humaine ? C’est l’une des questions clés du mandat.

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Y répondre ne veut pas dire renoncer aux grands projets qui peuvent changer le visage de Rennes. Au contraire ! Certains méritent une impulsion nouvelle. Ainsi, dans le quartier de la gare, l’arrivée prochaine du TGV à 1 h 30 de Paris doit conduire à l’émergence d’un pôle urbain attractif, à une meilleure liaison du nord et du sud de la ville, à la mise en valeur de la prison des femmes. Dans d’autres quartiers, comme au Blosne, de véritables projets de rénovation urbaine doivent voir le jour. Mais parallèlement, c’est l’urbanisme de proximité qu’il faut soigner. Le temps des quartiers construits de toutes pièces et sans concertation est fini. L’identité de Rennes c’est aussi la relation humaine, le lien social, le voisinage. Des places de quartier accueillantes et propices à la rencontre, un meilleur partage de la rue où piétons et cyclistes trouvent leur espace, une meilleure intégration de la nature dans une ville que les habitants contribuent aussi à façonner : saurons nous retrouver l’esprit des « villages dans la ville » ?


6 Grandir : La deuxième ligne de métro est-elle la solution du développement durable ?

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989-2018 : Entre le choix du métro pour la première ligne de transports en commun en site propre dans Rennes et la date envisagée pour la mise en service de la seconde ligne, 30 ans se seront écoulés. En 30 ans, deux révolutions se sont produites. Peut-on imaginer ne pas en tenir compte ? Non évidemment. Première révolution : la métropole a changé de visage. En 1988, 60% des habitants de l’agglomération habitaient Rennes. En 2018, les habitants de la ville centre ne seront plus que 45%. La question des transports en commun s’en trouve profondément bouleversée. Aujourd’hui, 70 % des déplacements des résidents des communes périphériques se font en voiture. La première ligne de métro n’a pas fait baisser ce chiffre. Si l’on n’apporte pas une offre de transport en commun satisfaisante à l’extérieur des rocades, non seulement on condamne ces résidents à être dépendants de leur voiture alors que le prix du pétrole a été multiplié par trois entre 2006 et juillet 2008, mais on

accroît dans Rennes un phénomène d’engorgement qui apparaît déjà. Deuxième révolution : celle du développement durable. A la nécessité économique d’épargner les budgets familiaux s’ajoute l’urgence écologique présente dans tous les esprits. Les alternatives à la voiture doivent être renforcées. Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse : toutes les villes françaises dotées d’un métro ont pris en compte cette nécessité. Elles ont fait le choix de la complémentarité entre la desserte d’un centre ville dense par le métro et la desserte d’un espace métropolitain plus vaste par le tramway (3 à 4 fois moins cher au km). Y a-t-il de bonnes raisons pour que Rennes fasse un choix différent ? Non, bien sûr. Il faut donc revoir les choix dans le sens du développement durable et d’un financement soutenable. Il faut le faire vite. Sans attendre l’impasse budgétaire qui conduit déjà à saucissonner les travaux et à rétrécir encore plus le tracé à l’intérieur des rocades.

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b 10 questions clés pour le mandat S’ouvrir au monde

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7 S’ouvrir au Monde : Rennes-Paris en 1 h 27 : serons-nous au rendez vous de 2014 ?

L

’arrivée du TGV à moins d’une heure trente de Paris en 2014 représente un investissement gigantesque. Pour Rennes, une opportunité considérable... à condition de savoir la saisir. En 1994, Lille a su faire de l’arrivée du TGV le début de sa renaissance. Saurons nous en faire autant ? aujourd’hui à Rennes, il manque une vision globale. L’ambition n’est pas là. Pour donner un véritable élan au projet, trois dimensions doivent être liées. Il y a d’abord le volet transports. En 2020, la gare accueillera 110 000 voyageurs, deux fois plus qu’aujourd’hui. Un changement de dimension qui ne concerne pas seulement le train. La gare routière mais aussi, le métro, la halte minute et le stationnement des voitures, celui des vélos, l’accès des piétons : tout devra être repensé pour faciliter le passage d’un mode de transport à l’autre. Mais l’enjeu de 2014 va bien au-delà. Il s’agit de faire du pôle rennais une destination bien plus

qu’un lieu de passage. Le pôle gare doit devenir une destination d’affaires, d’activités, de rencontres, de commerce et de culture, profitant de la proximité immédiate des Champs Libres et de l’esplanade Charles de Gaulle. Dans cette perspective, ne dispersons pas nos efforts ! C’est à proximité de la gare -et non au couvent des jacobins- qu’il faut implanter le futur centre des congrès. Il peut être le cœur et même devenir le symbole de l’ambition du projet. Enfin, le rendez-vous de 2014 est une chance unique pour renouveler le visage de la ville. La gare est au point de rencontre du nord et du sud de Rennes. Mais l’ouverture physique au sud reste à faire. Il y a là un site remarquable aujourd’hui fermé et qui demain devra s’ouvrir : la prison des femmes. Sa reconversion est nécessaire. Il est autant du devoir de la ville de le mettre en valeur que d’aider à trouver un lieu plus favorable pour l’établissement de détention.

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b 10 questions clés pour le mandat 8 S’ouvrir au Monde : Comment redonner à Rennes la fierté de ses campus ?

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8 000 étudiants, plus de 3500 enseignants chercheurs, deux universités reconnues, une forte présence des grands organismes publics de recherche, des écoles d’ingénieurs et des formations spécialisées de haut niveau qui se développent : les campus sont pour Rennes une richesse inestimable. Mais c’est une richesse fragile et concurrencée. La crise du CPE, début 2006, a donné un premier signal d’alerte. Les images sans cesse relayées par les télévisions, d’agitations et de violences largement instrumentées par une minorité agissante ont eu un effet délétère, y compris sur les inscriptions. Saisissant contraste avec la réalité des campus dont Rennes est à juste titre fière. L’appel à projets « campus » du printemps 2008 a révélé par ailleurs que la concurrence était rude. Ni les universités rennaises ni le regroupement des universités bretonnes n’ont été retenues parmi les 10 « campus d’excellence » censés renforcer « l’attractivité et le rayonnement de l’université française ».

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Une occasion manquée donc. Alors que le quart de sa population et une part décisive de son avenir sont concernés, la ville peut elle rester à l’écart des mutations profondes qui touchent l’université ? Non évidemment. Vis-à-vis des étudiants, elle a des responsabilités particulières qui ne se limitent pas à l’organisation des « nuits des 4 jeudis ». Elle peut favoriser aussi leur équilibre de vie, condition de leur réussite. Il y a beaucoup à faire en matière de logement ou encore de santé. Vis-à-vis de l’Université elle-même, dont l’autonomie accrue va désormais de pair avec la recherche de partenaires stratégiques, les responsabilités de la ville ne sont pas moindres. Or les enjeux d’avenir ne manquent pas : renforcer les filières d’excellence, dessiner les campus de demain, accueillir davantage d’étudiants et de chercheurs étrangers, favoriser la pratique courante de l’anglais par tous. Demain, toutes les universités ne seront pas de rang international. Rennes si. A condition que nous nous mobilisions.


9 S’ouvrir au Monde : Culture, sport et vie associative : quel nouveau souffle ?

S

’ouvrir au monde, c’est d’abord s’ouvrir aux autres. Or la culture -comme le sport- est un chemin privilégié pour s’ouvrir aux autres. Cette intuition est partagée par de très nombreux Rennais : professionnels ou intermittents, bénévoles et pratiquants engagés dans la vie associative, simples amateurs ou spectateurs occasionnels. Et ce serait faire un procès inutile que d’affirmer que la municipalité en place depuis 30 ans n’en a pas eu elle-même conscience. Il y a eu le temps d’une impulsion associative et culturelle, dont ont bénéficié les maisons de quartier, les associations d’éducation de jeunes, les festivals et certains grands équipements. Mais ce temps de l’impulsion est pour l’essentiel révolu. D’ailleurs la question d’aujourd’hui n’est pas de contempler le passé. Rennes a, au contraire, besoin d’un nouveau souffle. Un nouveau souffle est nécessaire pour l’offre festivalière, alors que les Transmusicales, le plus créatif et le plus connu des festivals rennais a déjà 30 ans, et que d’autres, nés à la même époque ou depuis,

peinent à se renouveler. C’est aussi un souffle d’ouverture et de diversité qui manque aujourd’hui à la politique culturelle concentrée sur des institutions établies excluant beaucoup de jeunes talents et sur un répertoire étroit où une partie du public ne se retrouve pas. C’est encore un nouveau souffle qu’il faut pour accompagner la vie associative sans étouffer sa capacité d’iniative. Il faut permettre à de nouvelles générations de s’impliquer activement aussi bien dans le domaine culturel que sportif. Il manque enfin un air de cohérence dans la programmation des équipements dont Rennes a besoin. Dans le domaine culturel, tous les équipements rénovés ou construits depuis 10 ans l’ont été au prix de dérives financières considérables, comme d’ailleurs les équipements sportifs. Et ceci sans bénéfice aucun. Rennes n’a pas été capable de postuler pour être capitale européenne de la culture pour 2012 et ne s’est pas donné non plus les moyens d’une candidature sérieuse à l’Euro 2016. Elle aurait pourtant mérité l’un et l’autre.

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b 10 questions clĂŠs pour le mandat Participer

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10 Participer : Une vraie démocratie de proximité est elle possible ?

L

a politique devrait être l’affaire de tous. A l’échelle d’un quartier ou même de la ville, chacun a droit à la parole. Mais, concrètement, tout le monde peut-il, à égalité, faire entendre sa voix, comprendre ce qui se décide et qui décide, participer aux décisions, être élu ? A Rennes, pour y arriver, il reste pas mal de chemin à faire et de vieilles pratiques à changer. La majorité municipale, en place depuis 30 ans, y est-elle prête ? Saura-t-elle entendre les attentes nouvelles ? Ces attentes portent d’abord sur des questions de proximité : l’aménagement d’un quartier, la desserte en transports en commun, la sauvegarde d’un espace vert... Sur tous ces points, les conseils de quartier du mandat précédent n’ont pas répondu aux espérances. Présidés par un élu chargé de relayer des décisions souvent déjà prises, ces conseils ont été informés mais pas vraiment consultés. En sera-t-il désormais autrement ? Cela reste à voir... et à prouver.

Les habitants de Rennes ont par ailleurs besoin de savoir qui décide de quoi. Aujourd’hui, pour savoir que la piscine dépend de Rennes mais la bibliothèque de Rennes Métropole, que l’aménagement du quai sud de la Vilaine c’est la métropole alors que le quai nord c’est la ville, il faut être expert ! Or on ne peut s’intéresser vraiment qu’à ce que l’on comprend bien. Plus de démocratie de proximité exige plus de clarté dans la répartition des compétences. Reste une question qui est depuis 30 ans au cœur des pratiques du pouvoir en place : peut on être à la fois salarié de la ville ou d’un organisme qui en dépend et être en même temps élu à Rennes ou vice président à Rennes Métropole ? Déontologiquement, ces pratiques sont choquantes. Elles favorisent la cooptation. Elles donnent un privilège à ceux qui sont déjà dans la place. Là encore, aura-t-on le courage de changer ?

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b De nouveaux défis pour Rennes à l’heure de la crise financière

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a crise financière, qui s’est étendue fin 2008 à l’économie mondiale, n’épargne pas Rennes. Elle nourrit, chez nous comme ailleurs, des inquiétudes et des interrogations sur l’avenir. Dans certains secteurs, elle menace même l’emploi plus qu’ailleurs. Pour les Rennais directement concernés, l’inquiétude peut se transformer en angoisse du lendemain. Face à cette crise, la lucidité, la détermination et l’esprit d’initiative sont plus que jamais nécessaires. La crise ne fait pas disparaître les questions clés qui se posent à Rennes. Elle donne au contraire à certaines d’entre elles une acuité toute particulière. Elle fait apparaître aussi des défis nouveaux. En premier lieu, celui des ressources financières de la ville et de l’agglomération. Elles ont l’une et l’autre pratiqué depuis 15 ans, dans un contexte de croissance économique du bassin rennais, une politique d’augmentation massive de la dépense publique et de la fiscalité. Elles se sont inspirées du principe suivant lequel le niveau de l’impôt ne compte pas. Seule importe l’utilisation que l’on en fait. A l’abri de ce principe, Rennes n’a pas été très regardante

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sur les dérives financières des chantiers comme les Champs Libres ni très économe dans ses dépenses de structure concernant Rennes Métropole. Il va désormais falloir gérer plus serré. Il sera plus difficile de faire admettre aux familles, dont le pouvoir d’achat est menacé, comme aux entreprises, qui devront se battre pour l’emploi, que le niveau de l’impôt ne compte pas. Un second défi attend Rennes, celui de la recomposition, si longtemps débattue, du paysage administratif français en général et breton en particulier. Cette recomposition porte en germe une clarification du mille-feuilles administratif français, salutaire pour la gestion des deniers publics et d’un point de vue démocratique. Elle risque aussi d’avoir un impact particulier sur la Bretagne rendue à ses frontières historiques. Alors que la relation Rennes-Nantes est restée en jachère depuis trop longtemps, « Rennes-Capitale » doit se préparer à cette échéance avec ambition et confiance.


b Qui sommes-nous ? Des hommes et des femmes engagés Bruno CHAVANAT Président du groupe UNION pour RENNES CAPITALE “ Tôt ou tard, Rennes exprimera son besoin de renouveau, d’imagination, de respiration démocratique. Les forces d’alternance doivent travailler sans relâche pour s’y préparer. Elles ont la ressource pour le faire.” Engagé depuis 1982 dans la vie associative, Bruno Chavanat a été, entre 1996 et 2000, Directeur général des services du Conseil général d’Ille et Vilaine auprès de Pierre Méhaignerie. Il est conseiller municipal de Rennes et conseiller de Rennes Métropole depuis 2001. Père de cinq enfants, il a aujourd’hui 48 ans. Il est membre du Conseil d’Etat. Françoise L’HOTELLIER 60 ans, commerçante

Marie Louis 43 ans, consultante

“La démarche d’opposition constructive, dans laquelle nous nous inscrivons résolument, prend racine dans la vie réelle et s’appuie sur les forces vives de la ville.”

“Je crois profondément que demain peut être meilleur. Le progrès est possible. C’est le sens et l’objet de mon engagement politique que d’y apporter ma contribution.”

Benoît CARON 50 ans, médecin “Toutes les familles politiques qui travaillent à l’alternance doivent s’unir et travailler ensemble. Une autre vision de l’avenir est non seulement possible, mais nécessaire.”

Jérôme NORMANDIERE 31 ans, consultant formateur

Michèle PAYEN-TOULOUSE 57 ans, cadre associatif

“Les hommes et les femmes qui se retrouvent sur les valeurs d’ouverture et d’humanisme, qui partagent le souci d’interroger le sens de notre société et qui pensent que Rennes a besoin d’un nouveau souffle ont vocation à s’unir pour préparer l’avenir.”

“ J’entends mettre les valeurs centristes, sociales, libérales et européennes auxquelles j’adhère au service de l’équipe réunie autour de Bruno Chavanat.”

Doris MADINGOU 23 ans, étudiante en droit public

Bertrand PLOUVIER 32 ans, agent général d’assurance " J’ai choisi de m’engager sur le terrain et de relayer au conseil municipal la voix de ceux pour qui la vie n’est pas toujours facile, ceux qui ont besoin de solidarité.”

“Je suis fière de travailler dans une équipe riche d’une diversité qui s’illustre par ses personnes, ses sensibilités, ses parcours. Etre à l’image de la ville : c’’est ce qui fait aujourd’hui sa force.”

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Pour nous contacter Groupe Union pour Rennes Capitale Président Bruno Chavanat 2, rue Ferdinand Buisson Tél. 02 23 62 74 98 - urc@ville-rennes.fr

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Pour mieux nous connaître et s’informer sur l’actualité rennaise Un site internet : www.rennes-capitale.fr

Pour participer au projet pour Rennes Une association : ”PROJETS POUR RENNES CAPITALE” Président Antoine Cressard 4, rue Paul Banéat - 35700 Rennes Tél. 06 15 21 50 67 - projets@rennes-capitale.fr

Imprimerie Du Rimon 02 99 53 85 54 - Imprimé sur papier PEFC/10-31-1302

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Rennes, questions d'avenir