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annexe Carnet de projets

TPER - Rémi Junquera

ENSA Marseille, 2016 - 2017

Encadré par Mme Muriel Girard Docteure en sociologie Maître-assistante des ENSA en SHS


Sommaire

L’architecte et l’agriculture urbaine : de quelles façons les architectes interviennent-ils dans l’apparition, la recherche et le développement de pratiques agricoles urbaines ?

Idéotypes de fermes verticales (cf. deuxième partie du mémoire) A. Idéotype monumentale, Dragonfly G. Idéotype intermédiaire, Tour Vivante N. Idéotype minimal, Mini Ferme

5 9 13

Tour d’horizon des projets (cf. troisième partie du mémoire) AAA Atelier d’Architecture Autogéré 1. Ecobox 2. Passage 56 3. Ecoroof 4. Espace Agroculturel 5. La manufacture verte 6. Villagecité 7. Agrocité 8. Ecohab 9. Village 2.0 10. Wiki Village Factory

17 21 22 23 24 25 27 28 30 31

soa architectes 11. La Tour Vivante 12. Mini-ferme 13. Ferme Tridi 14. Cactus 15. Ferme Montparnasse 16. la Ferme Générique 17. Superferme 18. Urbanana 19. Plateau de Saclay 20. Ferme pédagogique et écomusée 21. La Ferme Musicale 22. Fermes sur les toits de Romainville 23. Parc Dondaines 24. Parc Bernex 25. Pavillon de France à l’exposition universelle de Milan

33 33 33 36 37 38 39 40 41 42 43 47 51 54 55


IdĂŠotypes de fermes verticales IdĂŠotype monumental, dragonfly A. Vincent Callebaut Architectures, Dragonfly, New-York, 2009, non-construit

5


65.00 65 m

Étage 58 - Culture en terre hors-sol et bureau « Paturage »

65.00

Dragonfly Vincent Callebaut Architectures New-York, 2009, non-construit Espace de culture Circulation verticale Circulation horizontale Logement Autres programmes

15.40 0

500

GSPublisherVersion 0.54.100.100

0

100m


Espace majeur de culture

600 m

600.00

Éolienne GSPublisherVersion 0.54.100.100

15.40 m 15.40


Idéotype intermédiaire, tour vivante G. SOA Architectes, Tour vivante, Rennes, 2005, non construit Ce projet de ferme verticale est certainement le plus emblématique de l’agence. La superposition de surfaces de cultures permet d’envisager de nouvelles relations fonctionnelles et énergétiques entre production agricole, espaces tertiaires, logement et commerce. La production agricole est continuelle, indépendante des saisons et des aléas climatiques et se base sur une technique de culture hors-sol où les cultures sont éclairées naturellement et artificiellement pour permettre une croissance continue et rapide. L’énergie dépensée serait produite par une éolienne en toiture et des panneaux photovoltaïques. Le maintien d’une température constante par des puits canadiens est nécessaire. Un cycle alimenté par la récupération des déchets alimentaires des habitants ou restaurants collectifs de quartier permet d’obtenir après compostage ou lombri-compostage (sur place) un engrais liquide puissant et écologique servant d’apport nutritif aux fruits et légumes. L’eau de pluie et les eaux grises sont recyclées pour être réinjectées dans le réseau agricole. La Tour Vivante est conçue comme une machine écologique autonome qui associe lieux de productions, lieux de consommation et espaces de vie.

(source: www.soa-architectes.fr)

9


50.00

50.00

25 m 25.00

25.00

25.00

50.00 50 m

Étage 21 - Culture hydroponique et logements

Étage 8 - Culture hydroponique et bureaux

La Tour Vivante SOA Architectes

Rennes, 2005, non construit Espace de culture Noyau central Logement Bu reau Commerce Parking 0

200

GSPublisherVersion 0.55.100.100

GSPublisherVersion 0.55.100.100

0

10m


102.00

102.00 102 m

Espaces de cultures Logements les 15 derniers ĂŠtages

Espaces de cultures Bureaux les 15 premiers ĂŠtages


Idéotype minimal, mini ferme N. SOA Architectes, Mini-ferme, Paris, 2006-2012, non construit Ce type d’exploitation originale se compose d’une structure métallique à deux ou trois niveaux. Au rez-de-chaussée, un point de vente permet de commercialiser la production agricole qui s’opère dans les étages. En raison de sa « petite » échelle, une mise en réseau avec d’autres mini-fermes permettrait d’augmenter la production agricole, ainsi que de diversifier les produits. Outre la culture hors-sol en pots disposés dans les étages, la mini-ferme peut, selon les endroits où elle s’intègre, favoriser une production en pleine terre.

(source: www.soa-architectes.fr)

13


10.00

10.00 10 m

10.00

Grille mĂŠtalique

10.00 10 m

Bac en plastique pour culture en terre hors-sol

Circulation verticale

Étage courent - Culture en terre hors-sol

Mini ferme SOA Architectes

Paris, 2006-2012, non construit 0

GSPublisherVersion 0.55.100.100

200

0

2m


10.00 10 m Lampe de croissance

10.00

13.00

13.00 13 m

Poteau mĂŠtalique

Vente

Stock-rĂŠserve

Potager (facultatif)


Tour d’horizon des projets AAA Atelier d’architecture autogéré 1. Ecobox, Paris, 2001-2006, construit Qualifié par l’atelier comme un quartier en manque d’espaces publics et d’équipements de proximité, le quartier de La Chapelle possède en parallèle un grand potentiel foncier par ses nombreuses friches et ses immeubles vétustes. De plus, c’est un quartier cosmopolite, qui offre une richesse culturelle et sociale importante à valoriser. Le projet global, nommé « réseau d’éco-urbanité », vise l’appropriation des délaissés urbains et leur mise en réseau. Ecobox est le pôle fédérateur de ce réseau. Mis en fonction en 2002, c’est un lieu de jardinage, de croisement social et culturel. Cet équipement flexible est équipé d’un plateau démontable et transportable de jardins partagés et d’une série de modules mobiles en palettes de récupération. Ce dispositif permet d’être installé temporairement dans différents espaces du quartier. Les micro-dispositifs qui le compose permettent de créer divers scénarii et stratégies d’aménagements offrant aux habitants des espaces de partage, de rencontre et d’échange. L’Ecobox permet d’organiser des ateliers culturels et des événements périodiques : un laboratoire d’urbanisme participatif, des projections de films avec débats, des cuisines et repas partagés, des ateliers, etc. Ce projet développe la notion de module, d’autonomie et de mobilité afin de fédérer les habitants d’un quartier en apportant des usages favorisant les liens sociaux et l’éveil des esprits sur la production agricole en ville.

(source: www.urbantactics.org)

17


50.00

25.00

Palette

32.0

32.0 32 Disposition en jardin

GSPublisherVersion 0.50.100.100

Ecobox AAA Atelier d’Architecture Autogéré Paris, 2011-2006, construit GSPublisherVersion 0.50.100.100

0

200

GSPublisherVersion 0.55.100.100

0

10m


00

200m 11.60m 11.60

11.60


2. Passage 56, Paris, 2006, construit Cet ancien passage, fermé suite à la construction d’un nouveau bâtiment, était considéré comme inconstructible en raison des nombreuses fenêtres des habitations voisines qui donnaient sur cet espace. Laissé à l’abandon depuis 2005, la DPVI (Délégation à la Politique de la Ville et à l’Intégration, Paris) à proposé à l’atelier d’explorer les potentialités d’usage de cet espace. Suite à leurs études et aux rencontres avec les différents acteurs locaux, le projet se base sur les suggestions et les désirs récoltés auprès des habitants et des associations du quartier. Sur le site, des modules mobiles sont installés et servent d’espaces d’échanges et de réunions. Le chantier s’opère par la collaboration entre des professionnels et les habitants du quartier. En fin 2008, le projet sort de terre et devient un espace de jardinage, de vente et de distributions de légumes bio par des producteurs locaux, de spectacles, d’expositions, de débats, de fêtes, d’ateliers et de concerts. Un an plus tard, une association locale autonome constituée d’habitants et d’associations d’usagers prend la gestion de l’espace.

(source: www.urbantactics.org)

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3. Ecoroof, Paris, 2010, construit Ce projet-prototype explore la question alimentaire urbaine via l’architecture existante. Il vise, à travers un workshop de dix jours à installer un prototype d’agriculture hors-sol sur le toit d’un immeuble ayant appartenu à EDF et désormais utilisé par un centre culturel solidaire. Ce prototype est spécifiquement adapté au site. Il est composé de bac en plastique qui, par multiplication, peuvent recouvrir l’ensemble de la toiture afin de la transformer en surface productive. Composé de matériaux recyclés et réutilisables, ce prototype se lie d’une part au désir de cultiver localement, mais offre surtout un usage agricole à des surfaces urbaines non utilisés et non soumis à des pressions foncières. En parallèle, l’installation de ce système permet de tester et d’analyser la réaction des différentes espèces végétales plantées.

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(source: www.urbantactics.org)


4. Espace Agro-culturel, Paris, 2010, non construit Situé sur un terrain à forte valeur historique (ancienne cartonnerie, centre d’activités culturelles et artistiques) et proche d’espaces majeurs et identitaires du quartier (médiathèque et cimetière du Père Lachaise) le site possède un double potentiel d’usage et de fonction : un espace de nature et de culture. En tenant compte du patrimoine bâti existant et du programme qui lui est intégré (petit logement collectif), AAA ancre leur réflexion dans ce double potentiel en créant une double activité. D’une part la création d’un centre culturel et d’autre part un jardin potager expérimental développé sur différentes techniques agricoles (pleine terre, hors-sol horizontal et vertical). L’ensemble est complété par les logements collectifs installés dans le bâtiment existant réhabilité.

(source: www.urbantactics.org)

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5. La Manufacture Verte, Paris, 2010, non construit Situé sur un terrain qui a accueilli une fabrique de bois et, pendant les dernières années, un lieu d’activités culturelles, AAA s’est basée sur ses valeurs à la fois patrimoniales et culturelles afin de définir le projet. La proposition d’aménagement est un espace de nature productif à la fois en terme de matériaux (bois) et alimentaire. Le projet de « jardin-ressourcerie » est structuré autour de deux activités et espaces qui fonctionnent en synergie. Un jardin réalisé en trois dimensions (culture en terre, hors-sol horizontal et vertical) où seront principalement cultivées des plantes qui peuvent être utilisées dans la mise en œuvre de micro-éléments et une ressourcerie spécialisée dans le recyclage de matériaux végétales. Ces deux espaces seraient gérés par un groupement associatif et ouvert aux habitants, acteurs associatifs, écoles, etc.

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(source: www.urbantactics.org)


6. Villagecité, Paris, 2011, non construit L’atelier AAA intervient dans ce projet afin d’améliorer le cadre de vie des habitants. La Villa St Fargeau est une cité de logements sociaux qui, pour des raisons de sécurité, s’est fermée à l’espace public. En conséquence, l’accès aux espaces extérieurs sont difficiles, voir supprimés, privant ainsi les habitants d’espace de nature et de rencontre. Ainsi, le projet prévoit une participation des habitants pour la réappropriation de ces espaces délaissés à travers plusieurs pratiques visant à solidariser les habitants. Le projet se déroule en trois phases réparties sur trois ans. La première phase est composée d’interventions ponctuelles avec la réalisation des premières entités du projet, à savoir les serre-cuisine, le jardin, le compost, les abris à outils et les espaces d’affichages. Dans un deuxième temps, le projet met en place des espaces associatifs permettant l’apparition d’activités culturelles et sociales tels que des ateliers et des projections. La troisième phase est un processus de dissémination progressive de ces principes à travers tout l’îlot, avec par exemple la réalisation de façades végétalisées productives.

(source: www.urbantactics.org)

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R-Urban, Colombes, 2013 (projet urbain dans lequel sont inscrit les projets d’Agrocité (7) et Ecohab(8)) Le projet R-Urban propose la création d’un réseau de résilience. La résilience signifie la capacité d’un système, ici la ville, à absorber une perturbation, à se réorganiser et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant. Dans le cadre de ce projet, cela s’opère par l’intégration de trois unités prototypes ayant des fonctions urbaines complémentaires (logement, travail, mobilité, production agricole, centre de recyclage et de ré-emploi) qui permettent à la ville de Colombes d’augmenter son autonomie fonctionnelle et son autogestion grâce une stratégie urbaine participative, un réseau local de circuits courts écologiques, économiques, sociaux et culturels. Ce projet a reçu le soutien de l’Union Européenne par le programme Life+ de gouvernance environnementale. Les partenaires du projet sont AAA (coordinateur), la Ville de Colombes (pour les trois Unités prototypes) et PublicWorks de Londres (pour une unité mobile). La stratégie mise en place est développée à partir d’un projet-pilote, Écohab, qui propose des programmes mixtes de logement, de culture, d’économie et d’agriculture. La stratégie implique une participation citoyenne au montage du projet, à la maîtrise d’ouvrage, et surtout à ce qu’appelle l’atelier « la maîtrise d’usage participative », estimée comme nécessaire à la durabilité sociale, environnementale et économique. R-Urban propose des outils et des aménagements pour faciliter l’implication citoyenne en accompagnant notamment des projets émergeants à échelle locale et régionale. Une agence R-Urban a été constituée pour piloter la mise en place des premières unités spécifiques à Colombes (ville de la banlieue Nord-Ouest de Paris) permettant de catalyser la formation des circuits courts, réseaux et pratiques autour du recyclage des déchets et de l’éco-construction, de l’agriculture urbaine et de l’habitation coopérative. Une coopérative foncière est constituée en vue de l’acquisition de terrains et de l’accompagnement des projets qui s’inscriront dans la stratégie. Une Charte R-Urban a été signée par tous les partenaires du projet et permet de fédérer l’ensemble des intervenants. Un réseau de partenaires se constitue actuellement pour la dissémination de la stratégie R-Urban à plus grande échelle en incluant des partenaires de Belgique, Espagne, Roumanie, Allemagne, etc. R-Urban montre son intention de développer un projet à l’échelle urbaine par la mise en réseau de projets architecturaux. En ce sens, il démontre une logique d’interrelation entre besoin urbain et citoyen et les fonctionnalités architecturales. Ce projet met en place une nouvelle manière de concevoir le fonctionnement d’une ville, en mettant en avant l’engagement citoyen.

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(source: www.urbantactics.org)


7. R-urban, Agrocité, Colombes, 2013, construit Situé sur une grande parcelle dans le tissus semi-dense de la ville de Colombes, l’Agrocité fait partie du réseau R-Urban. C’est un projet agricole et culturel composé d’une ferme expérimentale, de jardins communautaires, d’espaces pédagogiques et culturels ainsi qu’une série de dispositifs expérimentaux pour le chauffage par compost, la collecte d’eau de pluie, la production d’énergie solaire, l’horticulture hydroponique et la dépollution des sols par phytoremédiation (technique de dépollution utilisant les plantes et leurs interactions avec le sol et les micro-organismes). La gestion de l’espace et des structures sont répartis entre des micro-entrepreneurs et des associations d’usagers ou des associations locales.

(source: www.urbantactics.org)

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8. R-urban, Ecohab, Colombes, 2014, non construit Projet faisant partit du réseau R-urban, Ecohab est composé de sept habitations proposant du logement social, de l’accession à la propriété et des résidences d’artistes, étudiants et chercheurs. La construction se trouve à mi-chemin entre l’auto-construction et le chantier-école, le co-housing et la coopérative. Le projet expérimente les modes d’habitat et de vie (partage de service et des espaces, recyclage de l’eau, potagers, énergie renouvelable...). Il se base sur une gestion raisonnée des ressources naturelles afin de réduire les consommations domestiques.

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(source: www.urbantactics.org)


R-urban, Recyclab, Colombes (hors analyse: pas d’agriculture urbaine) Ce projet n’entre pas en compte dans l’analyse de projet car il ne possède pas de fonction agricole. Néanmoins il est important de le développer car il a pour but de complexifier le réseau R-urban. Il permet de recycler les déchets à l’échelle locale, en leur inventant de nouveaux usages. Par exemple en les utilisant comme matière première pour des chantiers d’éco-construction afin de réaliser des aménagements écologiques par des techniques d’éco-construction (matériaux recyclés localement, énergies renouvelables, etc.) et de développer des activités d’économie sociale et solidaire à Colombes. Il favorise l’éco-design, l’éco-construction, le réemploi et le recyclage de déchets locaux (menuiserie, vélos, électroménager…), pour offrir la possibilité aux habitants de concevoir, réaliser et tester eux-même toutes sortes de prototypes. Dans cette même perspective, il permet d’initier de nouvelles pratiques urbaines, à partir d’actions pédagogiques, afin de propager des pratiques responsables telles que la réduction des déchets ménagers, la réparation et la réutilisation, tout en réduisant la consommation d’énergie pour les opérations de construction sur l’ensemble du projet. Cet espace regroupes différents acteurs et activités. Plus de vingt auto-entrepreneurs (designers, co-worker) y résident pour des durées variables, plusieurs collaborateurs ponctuels (architectes, designers, artisans) et plus de trois cents Colombiens sont impliqués dans le projet. Ecolab regroupe plus de vingt-cinq activités publiques régulières comme la mise en place d’un espace dédié au recyclage, au réemploi et à l’éco-design, des ateliers de développement et vente de prototypes, des partenariats avec des artisans et des acteurs économiques Colombiens pour le recyclage des déchets, ainsi qu’un espace de co-working, un café permettant la rencontre entre les différents acteurs et des espaces de conférences et séminaires sur des thématiques liées à la gestion et la réduction des déchets issus des activités économiques locales, eco-design, eco-construction, etc.

(source: www.urbantactics.org)

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9. Village 2.0, Paris, 2015, non construit Géré par l’association Aurore, le site de l’Hôpital Saint Vincent de Paul accueille un centre d’hébergement d’urgence et de stabilisation pour les personnes sans abri. Ce lieu offre à ses personnes un hébergement après des mois, parfois des années, de vie dans la rue. Des travailleurs sociaux les accompagnent dans leurs démarches administratives. L’enjeu de ce projet constitue un défi de gestion et de mise en place d’un modèle économique qui devrait permettre un équilibre entre les investissements et les dépenses. La proposition développée par l’atelier se compose de trois axes : développer le nombre d’activités mis en place pour les personnes hébergées, afin de favoriser leur réinsertion sociale et professionnelle (maraîchage, jeux, apiculture, réparation...), concevoir un maximum d’équipements nécessaires aux personnes hébergées en appliquant un système de modules mobiles qui, lorsque le site n’aura plus l’usage actuel, pourront être réinstaller ailleurs, et enfin accueillir des associations culturelles et des entrepreneurs sociaux extérieurs au site permettant de développer des activités spécifiques et de louer ces locaux. Selon une première estimation, le coût d’investissement peut être réduit par la mise en place d’un chantier d’auto-construction et d’insertion impliquant une partie de la population accueillie sur le site. Les investissements devraient être rentabilisés en une douzaine de mois, ce qui permettrait par la suite de couvrir les coûts d’entretien. L’ensemble des matériaux utilisés sont de récupération, palette, réservoir d’eau de pluie et conteneur. Les espaces de cultures sont à la verticales et s’intègrent aux façades.

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(source: www.urbantactics.org)


10.Wiki Village Factory, Paris, 2015-2016, non construit Ce bâtiment est un équipement hybride défini à la fois comme une plateforme permettant d’accueillir et de regrouper différentes entreprises et une infrastructure de production agricole. Les principes appliqués se basent sur l’autogestion, d’économie collaborative fonctionnant en circuit court et le recyclage-réemploi-réduction des déchets (RRR). Ce projet tend à augmenter la résilience urbaine en regroupant dans un même espace la production et la consommation.

(source: www.urbantactics.org)

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Tour d’horizon des projets Soa architectes 11.Tour vivante, Rennes, 2005, non construit (voir idéotype intermédiaire page 9) 12.Mini-ferme, Paris, 2006-2012, non construit (voir idéotype minimal page 13) 13.Ferme Tridi, Paris, 2006-2012, non construit La Ferme Tridi est une ferme agricole de production intensive à très grande échelle. D’une emprise de 1600 m² et pouvant atteindre 300 m de haut, sa particularité est de s’affranchir des planchers et de relier directement sa surface arable à sa structure afin d’optimiser les apports solaires. Cette association fait de la Ferme Tridi un complexe technique qui exclut les cultures en terre et son absence de plancher nécessite la création d’un mode de déplacement pour l’exploiter. Imaginée comme une structure pour optimisée la croissance végétale, la Ferme Tridi se développe par une résille à densité variable permettant de filtrer la lumière. Elle forme un réseau labyrinthique qui n’a de limites que sa vocation agricole et son besoin de capter la lumière du soleil en tout point. Ce modèle est un système d’assemblage modulaire qui possède comme vecteur de développement la morphologie, la dimension et les besoins des plantes cultivées. La logique d’implantation de la Ferme Tridi est contradictoire. Sa forme générique lui permettrait de s’ériger au milieu d’autres tours, mais sa recherche de lumière à 360° ne tolère aucune ombre portée. Ainsi, son intégration est contrainte par l’éloignement dont elle a besoin. Son implantation peut se faire partout où l’héliodon indique un ensoleillement constant. Par sa forme, la Ferme Tridi trouve une logique d’implantation plus proche de celle du monument que de celle du l’équipement technique : sa situation d’objet unique limite radicalement sa capacité de réplication dans le tissu urbain. Pourtant, cet édifice de très grande dimension, dont l’espace intérieur est entièrement envahi par les végétaux, forme un paysage végétal inédit. La logique spatiale de cette ferme laisse penser qu’elle est destinée à un mode de récolte mécanisé et donc peu générateur de petits emplois et s’adresse donc d’avantage aux agronomes qui peuvent l’utiliser comme laboratoire. Finalement, en recherchant une logique végétale, la dimension humaine à la fois de l’échelle et de l’espace a pratiquement disparu. Ainsi, si la Ferme Tridi donne l’image d’un paysage végétal et permet peu d’interactions entre l’homme et l’agriculture. D’un point de vue urbain, soit elle imite l’image d’un bâtiment type tour, immeuble, soit elle se développe un peu comme un parasite se nichant dans les vides et s’accrochant aux immeubles voisins. Paradoxalement, en raison de son besoin d’ensoleillement, son gabarit, sa morphologie, son système fonctionnel et sa logique d’implantation, ce projet laisse peu de place à la liberté de conception.

(source: www.soa-architectes.fr)

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Axe majeur

Palais Bourbon AssemblĂŠe nationale

Seine

Place de la Concorde

GSPublisherVersion 0.50.100.100

Ferme Tridi SOA Architectes

Paris, 206-2012, non-construit 00

GSPublisherVersion 0.50.100.100

400 200

0

100m


270 m 270 m 270 m

Église Sainte Madelaine e


14.Cactus, Paris, 2006-2012, non construit La Ferme Cactus est une exploitation agricole de production intensive divisée en plusieurs modules fixés sur un mât central. C’est un projet qui regroupe plusieurs fermes dans lesquelles se développe une diversité de cultures. D’une emprise au sol de moins de 100 m² cette tour se développe sur une cinquantaine de niveaux. Les différents modules forment plusieurs milieux clos et plusieurs environnements climatiques pour une culture hors-sol sur substrat. On imagine que la Ferme Cactus puisse prendre naissance dans des espaces résiduels et survoler le paysage parisien pour isoler et exposer ses cultures. Cependant, prenant la lumière sur 360°, elle ne peut tolérer aucune autre ombre portée. Comme dans une exploitation horticole, le plan structure des allées est en longueur. Inspirée d’infrastructures techniques comme les poteaux télégraphiques, le mat central est un assemblage d’éléments en compression et en tension, il serait donc en béton ou en métal. Ne se développant qu’au-dessus du tissu urbain, sa base, uniquement structurelle ne comble pas le vide de la parcelle sur laquelle elle s’implante. La parcelle en question peut donc rester libre ou s’enrichir d’usages divers: espace de vente, espace culturel, artistique, etc. L’ampleur du bâtiment la destine plus facilement à un exploitant de la grande distribution. On pourra donc s’attendre ici au développement d’une entreprise de taille importante et à la mécanisation des tâches plutôt qu’à l’emploi unique de main d’œuvre. D’après les architectes, d’un point de vue architectural, la Ferme Cactus est à mi-chemin entre l’équipement technique et la serre agricole. Sa parenté morphologique avec la tour émettrice radio la rend difficile à implanter de façon contextuelle. Selon eux, il est difficile d’imaginer sa réplication massive en ville, à moins que ce ne soit dans un grand aménagement dédié de type parc urbain ou grand axe. Son aménagement s’apparente plus à celui des lignes d’éoliennes ou des champs de panneaux photovoltaïques.

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(source: www.soa-architectes.fr)


15.Ferme Montparnasse, Paris, 2006-2012, non construit Imaginé à l’occasion de la restructuration complète de l’îlot de la tour Montparnasse programmée par la Mairie de Paris pour 2020, ce projet consiste à recouvrir la toiture du centre commercial d’une couche de terre suffisamment épaisse pour avoir les caractéristiques d’un terrain naturel et ainsi redéfinir la notion de culture hors-sol. Les architectes qualifient ce principe hors-sol comme l’illusion d’un champ pleine terre compte tenu de sa dimension qui donne presque le statut d’un territoire. La Ferme Montparnasse fonctionne sur le modèle de la cueillette et invite sa clientèle à venir se fournir directement à la source. Au travers des cultures, des cheminements publics permettent la traversée ce « territoire agricole » et assurent la connexion avec le centre commercial. L’organisation en terrasse permet d’acheminer depuis différentes régions françaises des terres agricoles adaptées aux différentes variétés de fruits et légumes. La Ferme est perçue comme un territoire naturel qui remodèle le relief autour de la tour Montparnasse sous forme d’une voûte imposante. Cette dernière abrite l’extension du centre commercial. Enfin, la forme de cette toiture, traitée en terrasse, est adaptée aux cultures maraîchères puisqu’elle partitionne les variétés et profite d’un système d’irrigation gravitaire. Selon les architectes, la Ferme Montparnasse est un avatar de terrain agricole. Son pouvoir d’attraction n’est pas totalement étranger à celui des parcs Disneyland.

(source: www.soa-architectes.fr)

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16.La ferme générique, (ville imaginaire), 2006-2012, non construit La Ferme Générique est une tour agricole calibrée pour nourrir 50 000 personnes consommant 2 000 calories par jour et par personne. Ce n’est pas une simple exploitation maraîchère mais une véritable usine alimentaire à laquelle est juxtaposée une série de programmes liés à son fonctionnent. Compte tenu de l’ampleur de son objectif, ce complexe décline différents secteurs de production agricole : céréales, plantes à fibres, tubercules, fruits et légumes mais aussi pisciculture et élevage de volailles. Chacun de ses secteurs, totalement clos et isolé, est géré par des laboratoires qui assurent à la fois le contrôle des cultures et l’évolution technique du mode de production. À ces laboratoires sont liés des centres de recherche et des programmes à vocation pédagogique ainsi qu’un centre d’affaires et de relations publiques. Enfin, un ensemble de programmes annexes assure la gestion des flux, des déchets et de la production d’énergie nécessaire à cette gigantesque « machine à nourrir ». Les architectes définissent la Ferme Générique comme une tour sans expression architecturale en façade. Le bâtiment est conçu pour accueillir de grands circuits de production et le plan doit présenter le moins d’obstacles possibles. Ce projet est avant tout une tour du tout-technique. L’emprise au sol fait de ce projet un obstacle urbain difficile voire impossible à implanter en ville. Son fonctionnement repose sur un recyclage quasi perpétuel qui consiste à récupérer les eaux d’égouts de la ville. Des eaux noires sont extraites les matières solides, qui, par un système de pyrolyse, sont transformées en un combustible. Comptabilisant 2 700 000 m² de plancher, cette ferme verticale rivalise en surface et en volume avec une centrale nucléaire. Sa forme n’est dictée que par la surface qu’elle engendre. Elle n’entretient ni relation avec le sol ni dialogue avec la ville. C’est une gigantesque machine technique qui consomme et produit des calories dans une perspective de recyclage des déchets humains. C’est une tour générique pour une ville générique. Issue d’une programmation scientifique, elle emploie un personnel qualifié. L’ampleur de sa production fait appel à une organisation, publique ou privée, de grande échelle. Elle n’est pas adaptée aux modèles de coopératives ou aux pépinières. Sa mécanisation étant maximisée par souci de productivité, cette ferme fonctionne davantage sur le principe de la chaîne industrielle que sur le savoir-faire d’une main d’œuvre. Sa réplication dans une ville traditionnelle est impossible à cause des problèmes d’échelle. En effet, sa multiplication comprimerait littéralement la ville en obstruant toute perspective.

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(source: www.soa-architectes.fr)


17.Superferme, Paris, 2006-2012, non construit Ce projet est une ferme maraîchère de production intensive. Elle vient recouvrir les grandes surfaces commerciales et permet ainsi d’associer le lieu de production et le lieu de vente à l’échelle de la grande distribution. De ce fait, elle a vocation d’approvisionner le supermarché avec un maximum de variétés de légumes frais. La Superferme naît de l’association de deux programmes ordinaires : le hangar de la grande surface du supermarché et la serre agricole traditionnelle de culture maraîchère. Le rez-de-chaussée accueille la surface commerciale et le niveau supérieur les serres agricoles qui peuvent bénéficier de la lumière naturelle. Il s’agit donc de deux programmes habituellement très horizontaux qui, superposés l’un à l’autre, forment un nouveau gabarit et un environnement intérieur inédit. L’exploitation s’émancipe des contraintes de stockage habituelles pour ne se consacrer qu’à la production. Selon SOA, d’un point de vue urbain, la Superferme associe deux programmes très consommateurs d’espace et en partie responsables de l’étalement urbain que l’on retrouve traditionnellement dans les zones périurbaines. Les superposer l’un et l’autre consiste à réduire cet étalement tout en préservant la logique fonctionnelle horizontale de chacun qui n’est pas ici remise en cause. La Superferme ne crée donc pas plus de paysage vert que ne le font les serres agricoles existantes. Son apport paysager se fait plutôt de l’intérieur du bâtiment, les personnes qui font leurs courses se trouvent au dessous de la serre. Les architectes qualifient ce projet comme étant probablement l’un des modèles le moins intéressant d’un point de vue social et culturel. Car si les acteurs de la grande distribution, fixant les critères de qualité des fruits et légumes selon des études sur les consommateurs, produisent directement eux-mêmes, on imagine difficilement l’évolution des productions en dehors des objectifs de profit. En unissant deux protagonistes aujourd’hui en rivalité, l’agriculteur et le supermarché, ce projet réduit considérablement la vertu exploratoire de la pratique agricole tout en conservant la première place sur les ventes. En d’autres termes, plutôt qu’une alternative à la grande distribution, ce dispositif rend celle-ci quasi indépendante et libre d’agir sur les marchés.

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18.Urbanana, Paris, 2006-2012, non construit Ce projet de ferme propose de cultiver une large variété de bananes, aujourd’hui absentes du marché européen en raison de contraintes de mûrissage et de transport. Cultivant des espèces inexistantes en France métropolitaine, cette exploitation intègre un laboratoire de recherche et un espace d’exposition mettant en valeur la filière de la banane. Ayant recours à un éclairage de croissance plus qu’à l’éclairage naturel, son insertion urbaine est peu contrainte et peut se faire plus discrète en adoptant le gabarit du tissu urbain dans lequel elle s’implante. Urbanana est conçue davantage en volume qu’en plan. Sa production agricole s’effectue sur une chaîne de rotation qui occupe la totalité de l’espace sur l’équivalent de six étages. Hormis quelques passerelles techniques, un lieu d’exposition ainsi qu’une partie dédiée à la récolte et au traitement des déchets au rez-de-chaussée, cette ferme s’affranchit de la contrainte des planchers pour exploiter au maximum la lumière naturelle ou artificielle. La lumière puissante indispensable à la croissance de la banane, peut profiter à l’espace public et se substitue le soir à l’éclairage urbain. Ouverte au rez-de-chaussée, qui accueille le public, elle montre les plantations en partie supérieure et se poursuit en toiture. La grande dimension de cette enveloppe vitrée est portée par une structure métallique. Le caractère technique et mécanisé de la production destine Urbanana à une exploitation intensive par un producteur qualifié. D’après les architectes, au vu de sa dimension technique et de l’outillage en jeu, la vocation de cette exploitation dépasse la simple production. En somme, son fonctionnement économique s’appuie sur la mise en valeur de la filière plutôt que sur l’unique vente du fruit. L’objectif de cet établissement n’est pas uniquement dédié à la production alimentaire, il s’oriente particulièrement vers la question de la saveur et de la texture des fruits, leur origine, leur nom, leur histoire, etc. Cette entreprise montre les conséquences de la consommation d’un fruit qui pousse à l’autre bout de la planète ; mais il est probable qu’un bâtiment mécanisé et chauffé atteindrait un bilan global de pollution inférieur au simple transport du fruit depuis les Antilles. Or la banane est devenue, comme d’autres espèces exotiques, une base quasi incontournable de notre alimentation. C’est pourquoi elle a vocation à rester sur le marché européen mais également à devenir un produit de luxe. Mais la question primordiale que pose un tel dispositif est l’impact sur l’économie des pays producteurs de banane. Si les Antilles ont fait de la banane une ressource déterminante de leur économie, la culture intensive engendre des dérives considérables en matière d’environnement. La productivité recherchée à tout prix, le retard dans la gestion des déchets, la sollicitation des sols et les méthodes de conditionnement menacent aujourd’hui ces régions de faillite générale. Il sera pourtant difficile d’envisager Urbanana comme le relais de la mise en place d’une culture raisonnée de la banane aux Antilles. Révélant la banane comme un produit de luxe, Urbanana est difficilement réplicable en tant que ferme de production alimentaire de grande échelle. A cause de son dispositif mécanique, son chauffage et son éclairage artificiel, les architectes qualifient ce projet comme un équipement culturel ou pédagogique avant d’être un espace de production.

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19.Plateau de Saclay, Saclay, 2007, non construit L’état, en lien direct avec les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs socio-économiques, travaille à la définition d’un projet d’aménagement du plateau de Saclay (région parisienne) qui allie développement économique et résidentiel, services et qualité de l’environnement. Ce projet urbain cherche à exploiter la capacité productive de la nature pour satisfaire les besoins de la ville : énergies, eaux, alimentation, recyclage. La nature est ici considérée comme une « machine » qui produit une grande quantité d’énergie et transforme la matière. Selon le programme du concours, l’intégration des dynamiques naturelles dans le fonctionnement urbain implique de prendre en compte le développement des biotechnologies, de la recherche agronomique et plus largement, des processus écologiques. Il s’agit d’atteindre un équilibre entre les besoins et les ressources d’un territoire, tout en créant un cadre de vie urbain stimulant et accueillant pour l’Homme. Les architectes implantent alors différentes formes d’agriculture réparties dans le territoire. Les jardins familiaux et partagés forment un premier rang de cultures proches des habitations, les cultures expérimentales sont à proximité des centres de recherche et des universités, le maraîchage et l’élevage, ouverts au public, sont au contact de la ville et des grandes cultures (alimentaires et industrielles) qui constituent un espace tampon avant les vallées boisées. Selon les concepteurs, le paysage qui résulte des usages urbains de l’agriculture apparaît comme une mosaïque de polycultures ouverte en partie au public. L’agriculture est traversée de corridors écologiques (terrestres, aquatique et aériens) et protège des biotopes particulièrement fragiles.

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20.Ferme pédagogique et écomusée, Rosny-sous-bois, 2009, construit Ce projet possède deux temporalités distinctes. Dans un premier temps la ferme pédagogique est conçue et réalisée. Puis, l’écomusée CIVA s’intègre à la suite du programme. La démarche architecturale a pour but d’inclure le CIVA à la ferme pédagogique en donnant à l’ensemble une cohésion visuelle et scénographique. Les deux constructions sont en ossature et bardage bois. Les architectes ont fait le choix de ce matériau en référence aux granges et aux bâtiments d’hébergement des animaux. L’ensemble des murs de la salle d’exposition de l’écomusée est réalisé en terre crue de type pisé extraite directement du site. Les deux bâtiments sont ceinturés par un mur massif qui constitue la cour de la ferme. Ce mur de béton est doublé de gabions colonisés par des mousses et des végétaux grimpants. La volonté des concepteurs était de bâtir une enceinte végétale qui sépare et relie à la fois la cour de ferme et les champs de culture et d’élevage qui lui font face. Au sud de la cour, le hangar (bâtiment du service des espaces verts) exprime, au contraire de la ferme, une impression d’ouverture sur le site, une fusion entre le sol et le ciel.

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21.Ferme musicale, Bordeaux, 2012, non construit Situé dans un lieu chargé d’histoire (caserne Niel), la Ferme Musicale est une structure hybride déployant un programme mixte. À la croisée de la nature et de la culture, le projet propose une synthèse entre ferme agricole et programmes culturels. En effet, ce projet introduit une production agricole et met en scène cette innovation en accompagnant art, musique et pédagogie. À l’occasion d’un concert en plein air ou lors d’une visite de la galerie pédagogique, elle invite les passants à découvrir ses productions et à s’interroger sur des problématiques environnementales liées à l’agriculture. La carcasse d’origine, percée de toute part et toujours marquée par son histoire est conservée comme un écrin pour accueillir l’expression artistique sous toutes ses formes. Les bacs de culture hors-sol en terre reposent sur une ossature métallique légère et profitent d’une exposition maximale au soleil en surplombant l’espace dédié aux arts et au public.

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10 10mm

10 m

Coupe BB - Locaux techniques et culture hors-sol

Coupe AA - Galerie d’exposition, scène et culture hors-sol

sion 0.50.100.100

Ferme Musicale SOA Architectes

Bordeaux, 2012, non construit Scène Locaux techniques Galerie, exposition 0

200

0

5m


B

19 m 19 m

10 m

40 m 40 m

A

A

2ème niveau - Culture hors-sol terre

B B

Vide sur patio

Vide sur patio

Vide sur patio

A

A

1er niveau - Culture hors-sol terre

B B

Stock

Ch. froide Entretien

V. ordure

Bur.

Bur.

Stock consom.

Loc. élec.

Stock eau

Scène Stock terre

Stock terre

A

Stock terre

Stock terre

A

Galerie

Rdc - Galerie, scène et locaux

B


22.Ferme sur les toits de Romainville, Romainville, 2012, non construit La cité HLM Marcel Cachin, construite dans les années cinquante, est qualifiée par SOA comme typique des grands ensembles de cette époque et se développe sur une superficie importante. Suite à la destruction de plusieurs barres de logements, l’espace central s’est libéré, permettant la création d’un lieu ouvert et intégrant des équipements publics neufs. Le projet se compose d’une ferme contemporaine « posée » sur plusieurs barres de logements. Le bâtiment existant ne pouvant pas supporter cette charge supplémentaire, la ferme de typologie classique de serre agricole, s’appuie sur un portique en béton qui enveloppe l’existant. La serre et la recomposition des façades de la barre entraînent une requalification de la silhouette de l’ensemble, apportant une nouvelle morphologie bâtie et un skyline inhabituel. La ferme se divise en trois catégories : les zones de cultures, les espaces de travail et les locaux techniques. La structure de la serre elle-même se compose de poutres et poteaux métalliques sur lesquels s’appuient des panneaux de polycarbonate. Divisée en trois parties correspondant aux types de cultures choisies, chacune des parties est chauffée en hiver à des températures différentes afin de produire toute l’année, sans interruption. Chaque serre dispose de deux niveaux de cultures hors-sol en terre. La consommation énergétique est maximisée par l’application d’une enveloppe thermique, la gestion des flux par ordinateur, la filtration de l’air, la récupération des eaux pluviales et le stockage de l’eau chaude. La relation direct entre lieu de production et lieu de consommation encouragerait, d’après les architectes, les échanges internes entre ses deux programmes et réduirait un certain nombre de désagrément tels que les déplacements urbains. Ce lien permettrait également la mise en commun d’éléments techniques du bâtiment comme par exemple des extractions d’air des VMC (ventilation motorisé contrôlé), ou du recyclage des déchets organiques, etc.

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Stockage

Atelier

Étage ferme

Étage courent

0

10 m

GSPublisherVersion 0.55.100.100

GSPublisherVersion 0.55.100.100

Ferme sur les toits de Romainville SOA Architectes Romainville, 2012, non-construit Espace de culture Logement 0

200

Circulation horizontale


Panneau de polycarbonate

23.00 23 m

23.00

Structure mĂŠtalique Culture en pot

Balcon Structure porteuse ferme

23.00

Immeuble d’origine

0

2m


23.Parc Dondaines, Lille, 2012, non construit Le projet se développe en deux parties : les serres et la ferme, deux bâtiments au sein du parc. Selon SOA, en créant deux bâtiments, l’un dédié aux animaux, l’autre aux végétaux, ce projet offre une écriture architecturale qui donne au public les moyens de distinguer clairement, deux mondes et leurs logiques. Les serres prennent la forme d’une boucle à vocation fonctionnelle et pédagogique. En effet, cette forme et le parcourt en boucle des serres représentent la chaîne alimentaire. En réinterprétant la ferme traditionnelle flamande implantée autour d’une cour, les serres assurent la protection phonique du site. Les serres mettent en scène le cycle des aliments, une succession d’espaces liés conceptuellement et physiquement les uns aux autres dans un ordre réversible : l’espace de production de fruits et légumes, de compost, de préparation, de consommation, de vente, la salle pédagogique, de formation, d’exposition, d’expérimentation, elle-même liée aux espaces de production, etc. Ainsi se retrouve, le long du parcourt des serres de production, des cuisines, des restaurants et un marché. En parallèle, des salles pédagogiques, d’expositions et des serres expérimentations offrent au public des temps de réflexion. De ce fait, on peut comparer les espaces de pédagogie et d’exposition à une tête (qui pense), et les cultures aux pieds (qui foulent le sol et qui travaillent). Enfin la cuisine, le restaurant et les espaces de vente représenterait le ventre (qui ingère et qui nourrit). Ce sont les trois points névralgiques du bâtiment. Cette serre organise les différents espaces les uns avec les autres, mais elle est aussi elle-même un support de pédagogie. La ferme quant à elle s’inscrit dans un bâtiment vertical composé de : l’accueil du public, des locaux administratifs, des locaux pédagogiques, d’une basse-cour, d’un poulailler, d’un logement et d’un belvédère. Son implantation, sa hauteur et sa forme en font un bâtiment signal à l’échelle du parc traduisant une réinterprétation de la ferme traditionnelle dont elle s’inspire. Elle reproduit l’organisation spatiale traditionnelle de la ferme où les animaux vivent au sol et les hommes à l’étage. Elle a vocation à rassembler et à orienter les visiteurs. Sa position en surplomb fédère et accompagne les autres bâtiments animaliers dispersés sur le site (porcherie, bergerie, écuries, étable).

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32m

Bar, restaurant Ferme

Cuisine

32m 32 m

Serre

Bac de culture

5

Serre circulaire

5

Parc Dondaines SOA Architectes

Lilles, 2012, non construit « la tête », espace pédagogique « les pieds », culture en bac « le ventre », cuisine, restaurant « le ventre », vente, marché 0

200

0

5m

GSPublisherVersion 0.50.100.100

GSPublisherVersion 0.50.100.100


Étal de marchÊ

Accueil

Vide sur voie rapide Sens de la visite Potager

82m

82m m 82

Voie rapide


24.Parc Bernex, Bernex (Suisse), 2013, non construit Situé en lisière de l’espace urbain et des champs agricoles périurbain, la situation du Parc Bernex peut se définir comme un pôle magnétique qui relie l’urbain à la campagne. En tête du parc, le bâtiment d’accueil s’apparente à un grand pavillon, un chalet vitré croisé d’un conteneur à fruit. Ce premier signal architectural invite les visiteurs à entrer dans le bâtiment. Sur la base d’une structure continue en bois, la ferme semble ne pas avoir de fin. Constituée de brise-soleils en bois et d’une toiture en verre qui traduit la possibilité d’assurer des cultures en intérieur, le bâtiment s’ouvre au public en lui offrant des programmes adaptés (espace d’accueil, point de vente, visite des serres). La ferme se décline vers le nord en serre horticole et s’intègre en douceur vers les parcelles de culture.

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(source: www.soa-architectes.fr)


25.Pavillon de France à l’exposition universelle de Milan (Italie), 2015, non construit Le projet s’intègre à la thématique abordée lors de l’exposition: « nourrir la planète, énergie pour la vie ». À travers ce projet, SOA propose au public une vision conciliatrice entre espace arable et déploiement industriel : un défi majeur posé par la croissance démographique et l’étalement urbain à l’échelle de la planète. Le visiteur plonge dans la luxuriance d’un jardin occupant quasiment tout l’espace, sur cinq couches nourricières : l’eau et les poissons du ruisseau, les légumes du potager, les fruits du verger, le miel des abeilles et les pignes des pins. Au-dessus s’élance une grande serre qui domine le jardin. La structure archétypique de la serre symbolise le savoir-faire industrieux : les lieux de production, fermes, étables, orangeries ; les lieux de stockage : greniers, granges, hangars ; les lieux de transformation, de commerce, tout comme la maison où l’on cuisine et déguste les produits. Ce projet aborde le retour d’une agriculture habitée. Le Pavillon de la France raconte, par sa forme iconique, l’histoire des constructions agricoles et des mondes (est ce que ça ne serait pas des modes ?)d’occupation de la campagne française. On retrouve dans son dessin, pourtant radicalement technique, l’origine même de la ferme paysanne. Le bâtiment allie deux principes constructifs, d’un côté la filière bois dans les niveaux, de l’autre la technologie des serres qui assure la régulation thermique du bâtiment par une enveloppe. Le volume vitré s’ouvre et se referme pour tirer avantage du climat. A la campagne la serre fait intrinsèquement partie de nos paysages agricoles en tant qu’outil de production. En ville la serre (botanique) témoigne de l’histoire scientifique, culturelle et architecturale. La serre est devenue un véritable outil de conception architecturale, une ressource indispensable pour penser la ville de demain. Le parcours des visiteurs commence dans ce jardin envahi de plantes : on n’y fait pas la queue mais une cueillette de fleurs comestibles. De retour au sol, sur un parvis de bois debout à la fois urbain et champêtre, le visiteur se promène dans le marché traditionnel entre les fruits de l’agriculture et les produits de la mer. Puis il aborde l’espace des savoir-faire, et enfin rejoint le restaurant gastronomique ou la brasserie à la française sous la grande verrière qui s’ouvre sur l’Exposition universelle.

(source: www.soa-architectes.fr)

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L'architecte et l'agriculture urbaine mémoire rémi junquera