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NOUVELLE PAGE ATELIERS FESTIVAL INTERSTICE


PRÉAMBULE* -Ce livret est le produit d'un travail collectif, fruit d'échanges et de discussions avec de nombreuses personnes pour la plupart présentes ou citées au travers d'articles écrits pour l'occasion ou de travaux qu'ils ont accepté de partager. Composé de collaborations de la part de tous les auteurs des textes et projets exposés, l'ouvrage intègre aussi des textes et illustrations directement piochés sur le Web, tirés de sites Internet collaboratifs, type Wiki et forums divers.Les médias sociaux et autres plateformes d'échanges ont également constitué d'importantes ressources. En cohérence avec le projet Inmédiats et dans une volonté partagée avec toutes les personnes ayant collaboré au livret de participer à la diffusion de cet état d'esprit et de l'intensification de sa dynamique actuelle, tous les textes, images et projets exposés sont diffusés et diffusables sous la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA : (Paternité), (Pas d'utilisation commerciale), (Partage des conditions initiales à l'identique), ... Plus d'informations : www.creativecommons.fr

Couverture : François MILLET - Relais d’sciences Préambule inspiré de "Système DIY" d'Etienne Delprat (Ed. Alternatives)

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LIVING LAB ET CRÉATION CONTEMPORAINE L’intégration des artistes et communautés créatives dans des démarches Living Lab est une des spécificités de Relais d’sciences et des centres Inmédiats. Deux ateliers Living Lab se sont ainsi déroulés lors du festival Interstice 2015 permettant au projet nouvelle page de questionner le concept de parcours urbains en dialogue avec les œuvres de l’artiste Julien Poidevin. 
Un projet living lab vise à produire de nouveaux services, usages, connaissances, interactions, objets, … en impliquant différentes parties prenantes d’un sujet. En dialogue avec la création artistique, elle est donc susceptible d’être productrice de valeur tant pour les artistes impliqués que pour le projet. Les participants sont alors invités à prolonger les questionnements, les émotions et les inspirations stimulés par le dialogue avec une pratique artistique, une œuvre, un artiste. Au-delà du résultats des ateliers lors du festival Interstice, la démarche explore de nouveaux territoires de dialogue entre recherche, création artistique, innovation et population. Elle propose de nouveaux modes d’intégration de la création artistique dans un écosystème d’innovation et de dialogue « science et société ». Enfin, elle permet à des groupes, des publics ou des communautés, qui ne se seraient pas croisés autrement, d’entrer en dialogue au travers de pratique de co-création.

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FESTIVAL INTERSTICE〈 NOUVELLE PAGE

Le déroulement de l’atelier, clé de voûte pour construire un atelier créatif susceptible de produire des résultats

Le déroulement de 
 l’atelier : Les ateliers se sont tenus les 7 et 13 mai, de 14h à 17h au Pavillon de Caen, espace dédié à la médiation en architecture. Le premier a réuni 18 participants, le second 8. Les ateliers étaient conçus et co-animés avec François Boissel, Les deux sessions ont suivi un déroulé équivalent.

#1 / Brise glace « piscine » :

Les participants étaient invités à choisir une image en lien avec la ville parmi un stock de photos déposées au sol, sans lien apparent ou direct avec le sujet.

#2 / BD portrait de ville :

Chaque participant devait placer son image à la suite de l’image d’un autre participant accompagnée d’une légende ou d’un phylactère, constituant ainsi une « BD portrait de ville »

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#3 / Choix de thèmes :

Des axes de réflexions thématiques étaient sélectionnés collectivement à partir de ce portrait en sélectionnant par le vote les thèmes qui semblaient les plus intéressants ou en rassemblant certaines idées de nature similaires.

#4 / Divergence individuelle :

via des techniques de « mind map » et de « super huit », les participants devaient émettre individuellement un maximum d’idées suivant ces thématiques puis se les présenter collectivement

#5 / Temps de visite :

Après cette phase de divergence, un temps d’inspiration se faisait au travers d’une visite partielle du festival Interstice appuyé de l’œuvre « Géosonic mix » de Julien Poidevin.

#6 / Convergence collective :

Réunis en groupe et en s’appuyant sur les idées émises avant la visite, les participants devaient formaliser des scénarios de services, d’usages ou d’objets sur la question du parcours urbain et de la BD.

#7 Restitution :

Au terme de l’atelier, les groupes présentaient leurs scénarios entraînant un jeu de question réponse avec les autres participants.


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Organisation spatiale des ateliers :

Bande dessinée portrait de ville Restitution divergence individuelle

Piscine brise glace

Accueil 


Inspiration boisson & snack

Restitution

Convergence collective

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Restitution de l’atelier du 7 mai 2015: Les thèmes qui ont émergé du portrait de ville lors de la séance du 7 mai étaient « chaos », « bon plan », « festif » et « surveillance ». L’ a t e l i e r a d o n n é l i e u à l a production de trois scénarios.

« Bon Plan B » Le concept est celui d’une application brise glace « seul/ ensemble ». Le scénario repose ainsi sur l’identification en ville de « bons plans » géolocalisés. Des individus peuvent s’y rassembler de façon autonome et y croiser d’autres personnes. L’application permet d’identifier des espaces et zones urbaines de rassemblements susceptibles 
 d’accueillir régulièrement des « bons plans », festifs ou non, où il peut parfois se passer des choses. Un animateur virtuel (dont la nature reste indéterminée : sonore, avatar, personnage, …) guide les usagers vers le bon plan « seul/ensemble » le plus proche ou le plus approprié.

« Le chaos récupéré » Les participants proposaient d’utiliser la génération de chaos comme un outil pour faire prendre conscience de problèmes collectifs ou de sujets de société en milieu urbain. Par exemple : ne pas ramasser ses poubelles ou bien mettre des stops partout aux rues, même pour les piétons. Quels sont les effets induits sur la population ?

« Bon plan bus » : Ce scénario s’appuie sur les transport en commun urbain. Chaque arrêt de bus / tramway constitue un point d’étape où l’attente devient productrice de valeur personnelle. Qu’il s’agisse de détournement de l’usage premier de l’arrêt de bus au moyen de ses propres outils numériques ou bien encore de lumière interactive, de bornes de téléchargement de quelque chose à lire ou regarder en fonction de la ligne ou du trajet, bande-dessinée, musique, de jeux,…

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Cet espace d’attente devient lieu d’échange, de découverte et de partage. Sans être usager des transports en commun, la population peut aussi choisir de passer devant les arrêts de bus et de tram pour bénéficier des contenus qu’ils fournissent. Ces arrêts, constituent ainsi un parcours spécifique et autonome dans la ville, en marge et décalage des traditionnelles visites urbaines.


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Habitant / Bâtiment : des parcours dans la ville sur des thèmes - patrimoniaux, historiques, industriels, architecture, curiosités co-produits avec les habitants, détournements de lieux, de signalétiques, cartographie participative de zones incultes, de friches, mapping en réalité augmentée ou virtuelle de la ville dans le futur, communication lumineuse avec les lampadaires, trottoir ou bâtiments musicaux.

Seul / Nombreux :

Divergence de l’atelier du 13 mai 2015: Les thèmes qui ont émergé du portrait de ville reposaient sur trois antagonismes qui ont nourri la 
 créativité individuelle.

Intérieur / Extérieur : Des camions qui transportent des forêts, des fermes, des moyens de transports pour les animaux, des installations qui invitent à quitter la ville pour des raisons de pollution, des outils de co-voiturage dédiés au mouvement campagne-ville, des parcours urbains déterminés par la présence de végétaux ou de traces d’éléments extérieurs à la ville…

Libre / Contraint : Contraindre les vitesses de déplacement au minimum pour libérer d’autres modes de mouvements, monter en haut des espaces interdits ou inaccessibles, sortir des éléments dans la rue comme pour des repas improvisés, remettre à plat l’ensemble des règles qui régissent l’espace urbain et essayer d’en supprimer un maximum pour voir si l’espace commun fonctionne encore, …

Création de logements collectifs ou d’espaces publics éphémères, écrivain public numérique et urbain, Ne rendre disponibles les distributeurs d’argent que sur les espaces collectifs et de partages (marchés, places, …), installation de livres et BD dans des transports publics, parapluies partagés à plusieurs pour aller quelque part, des espaces insonorisés et de solitude choisie, …

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Scénarios de l’atelier du 13 mai 2015: L’atelier a donné lieu à la production de trois scénarios s’appuyant sur l’association d’idées proposées pendant la phase de divergence individuelle.

« Zone sans risque » Habillage de la ville avec différentes signalétiques qui vont « dire » les problèmes mais aussi les possibles de la ville. Une signalétique « sans risque » qui propose des lieux préservés du bruit, où personne ne vient nous parler, des lieux 
Tex Avery où même en cas de chute on ne peut pas se faire mal ( sol en mousse).

Borne à parapluies :

Parmi ces thématiques on trouve :

On peut alors y lire en marchant sans regarder car il n’y a a pas de risque de tomber, des zones il n’y a plus d’interdit, en en mode « chat perché », …

La ville dispose de bornes à parapluie, à l’instar de borne à vélo, avec différents usages et thématiques symbolisées par des pictogrammes colorés.

Des parapluies nocturnes et transparents, connectés aux éclairages des bâtiments et éléments du patrimoine qui s’éclairent à notre passage. Des parapluies transparents dédiés à l’astronomie sur lesquels sont projetés des constellations en réalité augmentée et qui permettent de s’orienter de nuit même sous la pluie, grâce aux toile. Des parapluies capitaine de soirée qui vous ramène chez vous en cas de soirée arrosée. Des parapluies végétalisés dont on peut récupérer les productions végétales pour en faire du compost, de la nourriture. C’est l’utilisation du parapluie par la population qui permet ainsi d’alimenter la végétation.

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Des parapluies douches sonores qui ne fonctionnent qu’en cas de pluie et diffusent des livres dictés ou des parcours sonores comme Geosonic Mix. Ainsi les jours de pluie deviennent des prétextes à la visite et à la déambulation en urbaine. Des parapluies transparents qui transforment ce que l’on voit à travers par des effets de réalité augmentée et nous plongent dans des univers de BD (« Sin City » de Miller, « The Spirit d’Eisner » ou le village des schtroumpfs, …)

Parapluie share : Le parapluie emblématique de la Normandie ? Un autre groupe s’est emparé du sujet en imaginant un réseau de partage de parapluie. 
Ces parapluies en libre accès sont identifiés par des pictos ou des stickers indiquant que l’on est ok pour « partager son parapluie ». Ces parapluies modulaires sont susceptibles d’être reliés physiquement les uns aux autres pour constituer une structure composite de parapluies. Enfin, des lieux spécifiques avec des sécheurs de parapluies seraient présents dans la ville et l’eau serait récupérée par condensation er recyclée.

Parapluie Living City : Et si ces mêmes parapluies permettaient d’être acteur d’une réflexion voir d’une transformation de l’environnement urbain ? Possiblement perçu comme un nouvel isoloir, le parapluie est doté d’une application géolocalisée qui permet de s’exprimer sur l’environnement urbain.

Celle-ci permet de comprendre et d’analyser des contraintes, des règles, des autorisations ou des interdictions. Elle permet également de faire des contributions sous la formes de questions ou de propositions d’améliorations, d’aménagements, d’organisations, ou encore de transformations. L’application dispose également d’un système permettant au passant de sélectionner et de voter pour les propositions et les aménagements qui leur semble nécessaire.

L’intégralité de ces production seront transmises en bilan du projet « Nouvelle page » et du festival « Interstice ».

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Ces ateliers ont été réalisé avec la participation de : Animation : François Millet François Boissel Participants : Malvina Artheau Anaïs Crepin Laurence Battais Luc Brou Jerome Caudrelier Laura Desloges Arnaud Dupré Florian Elie Stéphanie Foret Salômé Guillemin Margaux Hamel Virginie Klauser Stéphane Lebrun Marjolaine Lefranc Julien Legrand Hugo Lucas Carine Masseron Rébecca Motel Jean-Christophe Perrier Julien Poidevin Sarah Perrier Camille Renard Audrey Savary Vivien Vieceli


CONTACT -RELAIS D'SCIENCES Franรงois Millet 02 31 06 60 51 fmillet@relais-sciences.org www.relais-sciences.org

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Nouvelle page : Festival Interstice  

Synthèse des ateliers LivingLab réalisés à l'occasion de l'édition 2015 du festival "Interstice".

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