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METROPOLIS, Fritz Lang, Germany 1927 Setting : The City of Sons - Young female Servants. Deutsche Kinemathek – Photo Archive

METROPOLIS, Fritz Lang, Germany 1927 - Setting: The City of Sons - Artwork: Aenne Willkomm Deutsche Kinemathek – Collection of Aenne Willkomm


METROPOLIS L’Exposition 19 octobre 2011 - 29 janvier 2012 à La Cinémathèque française

Une exposition produite par la Deutsche Kinemathek – Berlin

En collaboration avec la Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung Et en partenariat avec Transit Film, TheaterKunst et La Cinémathèque française Réalisée grâce aux Grands mécènes de La Cinémathèque française

En partenariat technique avec Commissariat Peter Mänz, Kristina Jaspers : Deutsche Kinemathek Conseil scientifique : Laurent Mannoni, La Cinémathèque française. Scénogr aphie Julia Kravtsova, Olivia Berthon Graphisme : Chevalvert - Stéphane Buellet, Patrick Paleta METROPOL IS, L’EXPOSITION // BILLET COUPLÉ AV EC LE MUSÉE DE LA CINÉMATHÈQUE Du lundi au samedi sauf fermeture ma rdi) : de 12h à 19h, nocturne le jeudi jus qu’à 22h. Dimanche : de 10h à 20h PT 6 € - Tarif Réduit* 5 € - Moins de 18 ans : 3 € - Forfait Atout Prix : 4 € - Carte Cinétudiants : 4 € - Libre Pass Accès libre * Bénéficiaires tarifs réduits moins de 26 ans, demandeurs d’emplois, retraités, Rmistes Sur présentation d’un billet de l’exposition : 1 place achetée = 1 place offerte pour la projection du film Metropolis dans une salle MK2 1 place achetée dans une salle MK2 = 1 entrées offerte à l’Exposition Metropolis du 19 octobre au 21 novembre

Audioguide du musée compris avec le billet d’entrée en 5 langues : français (avec la voix d’André Dussollier), anglais (Nouveau en octobre), italien (avec les voix de Claudia Cardinale et Valeria Bruni Tedeschi), japonais et allemand.

Forfaits : Musée + Metropolis + film : 8 € Visites guidées : tous les sam et dim à 16h, tarif : 7 €.

Billets coupe file sur cinematheque.fr et fnac.com Groupes, scolaires, socioculturels, adultes : visites guidées et tarifs spécifiques. Informations détaillées sur www.cinematheque.fr

Partenaires

ATTACHÉE DE PRESSE CINEMATHEQUE FRANCAISE Elodie Dufour - Tél. : 01 71 19 33 65 / 06 86 83 65 00 – e.dufour@cinematheque.fr


METROPOLIS L’Exposition 19 octobre 2011 - 29 janvier 2012 à La Cinémathèque française

Exposition (19 octobre 2011 - 29 janvier 2012) Rétrospectives RÉTROSPECTIVE INTÉGRALE FRITZ LANG (18 octobre-4 décembr e) RÉTROSPECTIVE CITÉS FUTURISTES (UTOPIES DE CINÉMA) (18 octobre-4 décembre)

Parlons Cinéma autour de Fritz Lang FILM + DIALOGUE Samedi 22 octobre à 14h00 À la suite de la projection de L’Invraisemblable Vérité (1956, 80’), rencontr e avec Bernard Eisenschitz.

CONFÉRENCES Cycle de conférences sur Fritz Lang Lundi 24 octobre à 19h : Conférenc e d’Emm anuel Siety « Mises à feu » Lundi 31 octobre à 19h : Conférenc e de Bernard Eisenschitz « Une vie à l’œuvre » Lundi 7 novembre à 19h : Conférence de Thierry Paquot « Metropolis, matrice de la cité du futur ? » Vendredi 18 novembre : Conférence de Werner Sudendorf « Pour une Histoire de Metropolis ».

L’EXPERIENCE-CINÉMA METROPOLIS L’INVENTION DU DÉCOR Sa 26 nov 14h-16h30 Rencontre a vec le décora teur Jean Vincent s ous forme de démons tra tion commentée en direct, de projection d’extrai ts et d’échange a vec le publi c.

LECTURE FRITZ LANG / ELEANORE ROSÉ « DIALOGUE D’EXILÉS » Samedi 5 novembre à 18h30 Lecture inédite de la correspondance de Fritz Lang avec Eleanore Rosé.

Activités pédagogiques POUR LE JEUNE PUBLIC programmation, ateliers, stages… VISITES GUIDÉES de l’exposition pour un large public . UNE JOURNÉE FRITZ LANG POUR LES ÉTUDIANTS Mercredi 16 novembre.

Au cinéma le 19 octobre METROPOLIS pour la première fois dans sa version intégrale. Actualités éditoriales FRITZ LANG AU TRAVAIL de Bernard Eisenschitz. Cahiers du cinéma - Parution 17 octobre 2011 METROPOLIS EN DVD ET BLU-RAY. Edition TF1 VIDEO/MK2 - Parution 5 octobre 2011 CATALOGUE EN ALLEMAND DE L’EXPOSITION (Belleville et Arte Edi tions ). En ligne sur www.cinematheque.fr Zooms sur le robot de Metropolis et sur l’album photos du tournage de La Femme sur la Lune.


METROPOLIS L’Exposition 19 octobre 2011 - 29 janvier 2012

Une collection unique au monde L’exposition Metropolis permet de découvrir le film à travers son scénario, du prologue dans la cité moderniste à la scène finale dans la cathédrale. Les six grandes séquences du film (La Cité des Fils ; La Ville Ouvrière ; La Ville Haute ; Le Laboratoire Rotwang ; Les Catacombes ; La Cathédrale) servent de parcours et sont illustrées par des projections et des pièces uniques : dessins originaux des décorateurs, robot de la « femme-machine », costumes, appareils, photos de plateau… La Cinémathèque française a la chance de posséder, grâce à Lotte H. Eisner, sa première conservatrice, une collection unique au monde : plus de 800 photographies de plateau originales de Metropolis, des dessins originaux des décorateurs Erich Kettelhut et Otto Hunte, le robot reconstitué par Walter Schulze-Mittendorff… L’exposition présente également des dessins jusqu’ici inédits en France, ainsi que la spectaculaire série de têtes sculptées par Schulze-Mittendorff : La Mo rt et les sept p échés capitaux.

Fritz Lang visionnaire Metropolis a été tourné entre 1925 et 1926 dans trois des plus grands studios de Neubabelsberg, dans la banlieue de Berlin. 311 jours et 60 nuits de tournage furent nécessaires pour terminer cette œuvre spectaculaire. Outre les huit acteurs principaux, il fallut engager 750 acteurs pour les petits rôles et, dit-on, 25 000 figurants. 6 millions de marks furent dépensés durant le tournage, soit un dépassement de 5 millions sur le budget pr évu. Ce qui caractérise Metropolis, c’est la grandeur technique de son exécution. Les images de l’usine, avec ses foules d’ouvriers marchant en cadence, les visions de la ville avec ses étages superposés, inspirées de New York que Lang a visité en 1924, les scènes du robot entour é de cercles de feu, sont fixées dans la mémoire collective. L’église souterraine de la nouvelle religion sociale, avec son enchevêtrement de croix et de jeux lumineux, le rythme des scènes de l’inondation, la fantasmagorie éblouissante de la naissance de l’androïde, restent de grands moments d’anthologie. C’est le dernier film expressionniste, le premier de la Nouvelle objectivité, et le triomphe des « Filmarchitekten » allemands. Épopée du travail tayloriste, de la technologie et des collectivités, réalisation des prophéties de l’Apocalypse par le machinisme et la corruption, c’est une œuvr e moderne, effrayante, pr émonitoire à certains égards du futur cauchemar nazi. L’équipe réunie par Fritz Lang est exceptionnelle et marque, avec le Faust de Murnau et Napoléon de Gance, l’apogée progressive de « l’Art Muet ». Ce qui intéressait initialement Lang, c’était l’affrontement entre la magie et l’occultisme – le domaine de Rotwang – et la modernité technique – incarnée par Fredersen, le maîtr e de Metropolis. Lang n’a finalement pas pu approfondir cet aspect occulte, ce qui a fini par engendrer une sorte de rupture stylistique dans le film. C’est surtout visuellement, techniquement et au point de vue du spectaculaire que Metropolis s’affirme comme une œuvre phare pour l’histoire du cinéma. Les nouveaux procédés de prise de vue avec miroirs permettent de composer des images en trompe-l’œil avec des décors qui semblent gigantesques : c’est l’ancêtre de la projection frontale développée par Stanley Kubrick dans 2001, l’Odyssée de l’espace. On utilise également des procédés d’animation, la méthode des surimpressions, des caméras américaines, allemandes et françaises dernier cri… La plus récente technique cinématographique est appelée en renfort par Lang, afin de donner à Metropolis une grande modernité esthétique et technologique.


Un chef-d’œuvre à redécouvrir dans sa version d’origine Le film est présenté le 10 janvier 1927 à l’UFA Théâtre de Berlin dans sa version originelle (153 min). Si Metropolis rencontr e un échec auprès du public et de nombreux critiques, il est défendu par l’avant-garde, Luis Buñuel et la presse intellectuelle française en tête. Une version courte est montrée en France par l’Alliance cinématographique européenne. Distribué aux EtatsUnis par la Paramount, le film est remonté et massacré dans ce pays par le romancier Channing Pollock, qui confiera son plus grand mépris pour l’œuvre de Lang. Metropolis a subi le même sort que le Napoléon d’Abel Gance (1927), autre film fleuve plein de trouvailles visuelles et techniques, ou Les Rapaces d’Erich von Stroheim (1925) : œuvres phares et monstrueuses, impitoyablement amputées par les producteurs et financiers de l’époque. Metropolis de Fritz Lang a été soigneusement restauré à plusieurs reprises durant les années 1980 et 1990 par Enno Patalas, grand spécialiste du cinéma allemand. Mais il manquait toujours des scènes importantes, disparues lors des remontages opérés à l’époque pour raccourcir le film. En 2008, un miracle se produit : une version du film dans son métrage d’origine est découverte au Museo del Cine de Buenos Aires. Quasiment tous les plans manquants de Metropolis subsistent désormais, et le film de Lang restauré par Martin Koerber a retrouvé presque tout son sens originel. Laurent Mannoni

Dessin d’Erich Kettelhut / Metropolis, Fritz Lang, Allemagne, 1927. © Deutsche Kinemathek - Collection Erich Kettelhut


PARCOURS DE L’EXPOSITION Le cœur de l’exposition Metropolis s’articule autour des principales scènes du film , présentées sous la forme d’extraits. Chaque séquence est accompagnée de la musique de Gottfried Huppertz et commentée par les souvenirs et les déclarations du réalisateur Fritz Lang, de la scénariste Thea von Harbou, de l’assistant de production Hans Taussig, des décorateurs Erich Kettelhut et Otto Hunte, des photographes Karl Freund et Günther Rittau, et de la costumière Aenne Willkomm. Les scènes principales de Métroplis servant de supports à l’exposition, sont La Cité des Fils La Ville Ouvrière La Ville Haute Le Laboratoire Rotwang Les Catacombes La Cathédrale Ces scènes sont décrites ci-après. Outre ces sections dédiées aux grandes scènes du film, une section intitulée « Prologue » per met au visiteur de s’immerger, dès son arrivée, dans l’univers du film. À la fin de l’exposition, un espace est consacré à la restauration du film. Enfin, une dernière section, ajoutée pour l’adaptation de l’exposition à La Cinémathèque française, traite de la réception de Metropolis en France. Elle présente essentiellement du matériel publicitaire (livrets d’exploitation, flick books, publicités dans des revues…).

La Cité des Fils Bien que la « ville des Fils » également appelée le « Club des Fils » ne soit que brièvement aperçue dans Metropolis, elle revêt une importance particulière du point de vue de la structure sociale du film. Ce lieu d’opulence, d’insouciance et d’oisiveté, où les fils des riches et des puissants s’amusent, offre un contraste saisissant avec la ville des travailleurs. Le stade de sport est conçu dans le style Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit). Son mur d’enceinte, sur lequel sont posées d’énor mes statues, est monumental. Nous rencontrons Freder, le jeune héros, pour la première fois lors d’une course dans le stade, premier concurrent à franchir d’un air radieux la ligne d’arrivée. Les jeunes gens sont entourés de jeunes servantes qui les divertissent dans les Jardins éternels. Leurs costumes pleins d’inventivité les font ressembler à des créatures exotiques. Par une monumentale double porte, Maria et les enfants des ouvriers pénètrent dans ce jardin d’agrément orné d’une luxuriante végétation, rafraîchi par une agréable fontaine et où des paons se promènent. Les plans du stade ont été réalisés selon l’effet Schüfftan. Grâce à ce trucage, seule la partie inférieure du stade a en réalité été construite en studio ; le mur d’enceinte et les statues n’étaient que des maquettes, insérés dans les plans à l’aide d’un jeu de miroirs inclinés. Le plan panoramique des Jardins éternels a été réalisé à l’aide d’une petite maquette.

La Ville Ouvrière Des sirènes à vapeur annoncent le changement de quarts à Metropolis toutes les dix heures. Les ouvriers qui ont fini leur quart marchent au pas, têtes baissées, vers les ascenseurs qui les descendent vers leurs sombres demeures, tandis que les autres équipes d’ouvriers avancent dans la direction opposée vers les salles des machines. La ville des travailleurs est construite sous terre et n’est éclairée que par des lumières artificielles. Les immeubles, lugubres et crasseux, sont striés de diagonales d’ombre et de lumière. Au lieu de noms de rue, des numéros renseignent les résidents. Les salles des machines, situées au-dessus de la ville ouvrière sont immenses. Bruit et chaleur étouffante caractérisent les conditions de travail. Les hommes chargés d’actionner les leviers sur les unités de commande semblent se changer en machines. La vie humaine n’y a que peu d’importance. Ce sont les machines qui alimentent la ville en énergie.


Lorsque la machine-cœur est prise d’assaut par les ouvriers, les lumières de Metropolis s’éteignent. Les salles des machines et la ville des travailleurs ont été filmées en images fractionnées. Ainsi, seule la partie inférieure de la ville ouvrière et son imposant gong au centre ont été construits sur un espace à ciel ouvert dans les studios de Babelsberg. La partie supérieure des édifices a été créée à l’aide de maquettes reflétées par des miroirs et mises à l’échelle.

La Ville Haute Des voies de chemin de fer aériennes et des passages surélevés traversent Metropolis. Ils sont portés par d’imposants pylônes métalliques qui dominent toutes les rues de la ville. Sous la nouvelle tour de Babel, la circulation se concentre vers une grande artère commerciale. C’est au dernier étage de cette imposante tour que Fredersen, qui règne sur Metropolis, a installé son centre de pouvoir. Son immense bur eau offre une vue imprenable sur la ville. Les intérieurs de la ville haute, comme le bureau de Fredersen ou l’appartement de Josaphat, sont très élaborés, évoquant les styles Art déco et Neue Sachlichkeit. Le centr e de la vie nocturne à Metropolis est le Yoshiwara, un lieu de décadence où les hommes de la haute société viennent s’amuser. Avec son portail de style japonais et ses volées d’escaliers, il est le pendant architectural de la cathédrale, sur le parvis de laquelle les ouvriers et Fredersen se réconcilieront à la fin du film. Les vues futuristes de la ville ont été créées image par image à l’aide de maquettes et d’effets spéciaux de peinture impliquant un travail sans fin de plusieurs semaines parfois. Des décors de rues ont été construits dans les studios de Potsdam-Babelsberg pour une scène de foule – une rencontre entre les ouvriers et les classes supérieures à un carrefour près de la cathédrale.

Le laboratoire de Rotwang Rotwang vit dans une petite maison très ancienne dont le toit en ogive semble vouloir toucher le sol. Cette sinistre demeure, ressemblant à une maison de sorcière, paraît saugrenue, perdue au milieu des gratte-ciel. La porte d’entrée donne sur un couloir qui se termine par un escalier conduisant à une bibliothèque. C’est dans le grenier, dont une lucarne, dans une esthétique toute expressionniste, projette une lumière voilée sur le mur, que Maria est enfermée. Au rez-de-chaussée se trouve une pièce ronde pourvue de nombreuses portes, et dans laquelle Freder se retrouvera piégé. Un escalier en colimaçon relie cette pièce aux catacombes. Le laboratoire dernier cri de Rotwang est rempli de verres à bec dans lesquels des liquides bouillonnent et un mystérieux matériel libère de terribles forces électriques. Un tube à vide dans lequel Maria sera capturée se trouve sur une table de laboratoire. Derrière un rideau se dresse un trône en pierre pour le robot. La maison abrite également une pièce consacrée à Hel, que Rotwang et Fredersen ont tous deux aimée et qui est décédée. Une sculpture gigantesque de sa tête, ciselée dans une pierre de couleur claire, lui rend hommage. Le robot sera présenté pour la première fois sous les traits d’une femme fatale aux gentlemen de Metropolis dans le hall de danse adjacent. La vue extérieure de la maison a été construite sur un terrain à ciel ouvert des studios de Babelsberg. Les effets spéciaux pour la scène de création du cyborg ont été réalisés grâce à un ingénieux système d’expositions multiples.

Les catacombes Les catacombes se trouvent sous la ville ouvrière. Cette nécropole forme les véritables fondations de Metropolis. Un vaste réseau de tunnels conduit à un spacieux sanctuaire, une sorte de crypte avec de grandes croix en bois sur lesquelles de nombreuses bougies sont allumées. C’est là que les ouvriers se réunissent après leurs quarts pour écouter les prophéties de Maria. Un escalier en colimaçon partant de la maison de Rotwang descend dans la nécropole. C’est ainsi que Fredersen et Rotwang parviennent à espionner les réunions des ouvriers. Dans le sanctuaire, Maria raconte la parabole de la construction de la tour de Babel. C’est là que Freder rencontr e Maria pour la seconde fois et qu’il se reconnaît dans le « médiateur entr e le cerveau et les mains » dont elle annonce la venue. Par la suite, Rotwang poursuivra Maria dans les passages souterrains simplement éclairés de la chandelle de la jeune femme et de la lampe torche du savant. Un lieu d’horreur émerge alors de ce cadre présenté sous un angle chrétien. Pour ce film, Fritz Lang a en effet emprunté de nombr eux symboles aux registres chrétien, mythologique et traditionnel. Plusieurs techniques d’effets spéciaux ont été utilisées pour la réalisation de la « vision de Babel ». Mille figurants ont eu le crâne rasé et ont tiré une maquette en parpaing à travers le Volkspark Rehberge de Berlin. La tour elle-même a été construite en modèle réduit.


La cathédrale À Metropolis, la cathédrale est le pendant du Yoshiwara, lieu d’amusement. Elle représente les valeurs traditionnelles dans la ville futuriste dystopique. La nef avec sa grande colonne centrale, l’immense portail avec ses escaliers dégagés, de style gothique et flanqué de figures de saints, le toit avec sa galerie ou encore le clocher sont des renvois manifestes à l’architecture sacrée du Moyen Âge et du début de l’èr e moderne. La cathédrale est vue pour la première fois au début de l’interlude. Freder va à l’église pour rencontrer Maria mais, à la place de son nouvel amour, il rencontre les personnages de la mort et des sept péchés capitaux dans une niche latérale. La cathédrale sert de décor à l’affrontement et à la réconciliation à la fin du film. Les ouvriers ont dressé un bûcher devant l’église sur lequel ils brûlent Maria, voyant en elle une sorcière alors qu’elle n’est autre que le robot. Sur le toit, Freder et Rotwang s’opposent dans une lutte qui prend fin avec la mort de l’inventeur. Maria et Fr eder sont enfin réunis et Freder devient le médiateur entre ‘le cerveau et les mains’. Les détails de la cathédrale ont été construits à l’échelle sur une toile de fond. Les masques grandeur nature des personnages de la mort et des sept péchés capitaux ont été créés par le sculpteur Walter SchulzeMittendorff à partir du même matériau que celui utilisé pour le robot.

Fritz Lang et Brigitte Helm sur le tournage de Metropolis (1927) - Deutsche Kinemathek – Photo Archive


RÉTROSPECTIVES Rétrospective intégrale Fritz Lang (18 octobre-4 décembre) Fritz Lang fut l’un des grands noms de ce que l’on a appelé le cinéma expressionniste allemand. Ses films muets (Docteur Mabuse, Les Espions, Metropolis) le désignèrent d’ores et déjà comme un maître aux yeux des plus grands cinéastes. Exilé à Hollywood du fait de l’arrivée au pouvoir de Hitler, il aborda de nombreux genres (le film social avec J’ai le droit de vivre, le film noir avec Règlements de compt e, le western avec Le Retour de Frank James et L’Ange des Maudits), tout en étant marqué par un sens inouï de la fatalité et de la paranoïa. La mise en scène implacable, épurée, de Fritz Lang fusionne la critique sociale et la métaphysique.

CINE-MIX DE JEFF MILLS Me 19 oct à 20h EN OUVERTURE DE LA RETROSPECTIVE La Femme sur la lune (Die Frau im Mond) de Fritz Lang Allemagne/1929/169’/INT . FR./35 mm Avec Klaus Pohl, Willy Fritsch, Gerda Maurus Convaincu qu’il y a de l’or sur la Lune, le savant Manfeld organise une expédition. Copie restaurée par le Friedrich-WilhelmMurnau-Stiftung. Tarifs spé ciaux : PT 10€, TR 8€, FAP 7€, LP 5€ Relations presse Jeff Mills Margot Videcoq +33 6 89 23 65 15 // margotvid@yahoo.fr Jeff Mills © Shauna Regan

SEANCE AVEC ACCOMPAGNEMENT MUSICAL PAR NEIL BRAND Ve 28 oct à 20h Les Espions (Spione) de Fritz Lang Allemagne/1928/175’/INT . FR./35 mm D’après Les Espions de Thea von Harbou. Avec Rudolf Klein-Rogge, Gerda Maurus, Lien Deyers Haghi, chef d’un réseau d’espionnage mondial, a deux ennemis : un commissaire de police et un agent du gouvernement japonais qu’il essaie de vaincre grâce à ses deux meilleurs agents, les séduisantes Sonja et Kitty. Copie restaurée par le Friedrich- Wilhelm-Murnau-Stiftung.

SEANCE AVEC ACCOMPAGNEMENT MUSICAL PAR CHRISTIAN SCHUMANN ET OLAV LERVIK Première partie Me 26 oct à 19h Les Nibelungen – La Vengeance de Kriemhilde (Die Nibelungen - Kriemhilds Rache) de Fritz Lang Allemagne/1924/141’/INT. FR./35mm (Inspiré d’une légende allemande) Avec Paul Richter, Margarete Schön, Hanna Ralph. Copie restaurée par le Friedrich- Wilhelm-Murnau-Stiftung.

Deuxième partie Me 26 oct à 22h15 Les Nibelungen – La Vengeance de Kriemhilde (Die Nibelungen - Kriemhilds Rache) de Fritz Lang Allemagne/1924/148’/INT. FR./35mm (Inspiré d’une légende allemande) Avec Paul Richter, Margarete Schön, Hanna Ralph. Copie restaurée par le Friedrich- Wilhelm-Murnau-Stiftung. Un accompagnement musical proposé en partenariat avec ARTE qui, dans le cadre de sa politique en faveur du ciném a muet, a restauré la musique originale de Gottfried Hupperts. Grille de programm ation consultable et téléchargeable sur www.cinematheque.fr


Quelques pistes pour une intégrale Fritz Lang par Bernard Eisenschitz

Il fut l’un des grands noms de ce que l’on a appelé le cinéma expressionniste allemand. Ses films muets le désignèrent d’ores et déjà comme un m aître aux yeux des plus grands cinéastes. Exilé à Hollywood depuis le milieu des années 1930, il y continua un cinéma m arqué par un sens inouï de la fatalité et de la par anoïa. La mise en scène implacable et épurée de Fritz Lang fusionne la critique sociale et la métaphysique . Fidélité Le lien qui attache Fritz Lang à La Cinémathèque française est ancien. C’est là qu’il cherche en 1945 une copie de La Chienne de Renoir pour préparer un remake, Scarlet Street (La Rue rouge), qui ne doit lui ressembler en aucun point, même par coïncidence ; c’est là qu’à la demande de Lotte H. Eisner, journaliste berlinoise émigrée devenue collaboratrice d’Henri Langlois, il dépose une exceptionnelle collection, soigneusement composée, de documents de travail à propos de ses films américains. À cette époque, Paris est le seul endroit où subsiste – à La Cinémathèque et chez de jeunes critiques et spectateurs – la mémoire de ses films anciens et l’intérêt pour les nouveaux. À partir de 1959, il est reçu plusieurs fois rue d’Ulm, puis au Palais de Chaillot, et il se bat énergiquement pour Langlois en 1968, lors de « l’affaire » et quelques années après. Depuis quelques dizaines d’années, les chercheurs allemands ont repris le travail solitaire de Lotte H. Eisner et la Deutsche Kinemathek a amassé sur Lang et sa période allemande des trésors, dont l’exposition consacrée à Metropolis donne une idée. Il y a (au moins) deux Lang L’allemand (plus un film français) et l’américain (et les films du retour en Allemagne). L’Allemagne d’avant 1933, c’est pour lui l’invention du cinéma, avec tout l’émerveillement qui l’accompagne : langage, récit, truquages. Tous les moyens sont à sa disposition, d’une scénariste ultra-professionnelle (son épouse Thea von Harbou) aux meilleurs techniciens, conscients de se surpasser avec lui. Il contrôle totalement chaque image. Il peut r ecréer un monde de toutes pièces, comme Stroheim, Dreyer ou Eisenstein. Aux États- Unis, Lang découvre un système où le studio décide de tout : il lui faut à chaque film recommencer le combat pour plier la commande à ses exigences, tout en jouant la règle. Non seulement il y parvient, il y trouve autre chose, et mieux sans doute. Dans ses films américains il a su traduire, avec plus de netteté qu’auparavant, ce qu’il voulait faire passer par les moyens du cinéma : une vision plus humaine et plus désabusée à la fois du monde où il vit. Artiste ou artisan ? Une fois tournée la page de l’Allemagne, où il était « Meister », Lang pour sa part tenait à voir dans son travail celui d’un artisan. Il fallait Jean-Luc Godard pour lui rappeler (dans Le Dinosaure et le Bébé) qu’entre un chevalet magnifiquement ouvragé et la toile qu’y crée un grand peintre, il y a une différence de nature. D’abord une image On connaît l’histoire de l’invention de Metropolis, lors de la découverte par Lang de la silhouette de Manhattan. Le scénario était rédigé, mais le film ne commença à exister qu’à partir de cette vision ; de même, déjà écrits ou non, Man Hunt (Chasse à l’ho mme, 1941) naquit de la mire d’un fusil à viseur téléscopique s’arrêtant sur Adolf Hitler ; Moonfleet (1955) d’une voile rouge emportant un mort ; Die 1000 Augen des Dr. Mabuse (Le Diabolique Dr Mabuse, 1960) d’une aiguille tirée dans le cerveau de sa cible. De là, le film se dévidait : commande ou non, le cinéaste se l’appropriait. L’ambition de Lang n’était pas d’avoir « un style » Chaque sujet entraînait un type d’approche particulier, il l’a assez répété pour qu’on le prenne au sérieux. La « volonté de style » tant admirée dans les films allemands a fait place à tout autre chose, et la critique dominante déplora la disparition d’un « expressionnisme » qu’on ne trouvait qu’exceptionnellement chez lui, et encore : à titre de citation, de définition d’une époque, comme dans le premier Mabuse (Dr. Mabuse, der Spieler, 1922). La constante, ce n’est pas le style, c’est le regard. Wim Wenders l’a rappelé lors de sa mort, le mot allemand Einstellung désigne à la fois l’attitude, le point de vue et le cadrage. Pour Lang, selon l’expression désormais consacrée, les travellings étaient affaire de morale.


Lang était indifférent aux genres Sauf à ses débuts en Allemagne, où il se coule dans les formes triviales héritées du feuilleton, chaque film exige un parcours spécifique. S’il lui arrive de revenir sur les conventions, c’est pour les critiquer, les remodeler sans ironie. Ses westerns, Moonfleet, ses deux films indiens (Le Tigre du Bengale et Le Tombeau hindou) n’existeraient pas sans sa passion d’enfance pour l’exotisme et l’aventure. Ils lui permettent, au même titre que ses sujets « sociaux », de transmettr e « une éthique tr ès simple et tr ès nécessaire ». En revanche il était sensible aux symétries À l’intérieur d’un film bien sûr, mais aussi d’un film à l’autre. Diptyques et triptyques abondent dans sa filmographie. Le Mabuse de 1922, celui de 1933 (Das Testament d es Dr. Mabuse / Le Testa ment du Dr Mabuse) et celui de 1960 (Die 1000 Augen des Dr. Mabuse) se r épondent, avec une sensibilité (une prescience) barométrique à leur temps. Apr ès la « trilogie sociale » avec Sylvia Sidney, les rôles choisis pour Joan Bennett montrent chacun une facette de la femme, avec tendresse ou cruauté : après la prostituée innocente de Man Hunt, une trilogie informelle où la séductrice (Woman in the Window / La Femme au portrait, 1944), la femmepiège sadomasochiste (Scarlet Street), la femme américaine confrontée à l’altérité (Secret Beyond the Doo r / Le Secret d errière la porte, 1948), riment avec l’obsession du meurtre. Être utile Ses films sont des allégories de la modernité, a écrit Tom Gunning. Au critique Otis Ferguson, en visite sur le plateau de Man Hunt, Lang confie qu’il « s’inquiète pour ses films : ont-ils un effet quelconque ? Est-ce que ça en vaut la peine ? » Il lui faudra attendre la Cinémathèque, en 1959, pour qu’il découvre qu’ils parlent toujours à un jeune public. « Peut-être mon attitude était-elle simplement d e dire : je m’en fiche… et de cela, vous m’avez guéri, vous [Lotte H. Eisner], Mary [Meerson] et Henri Langlois. » Un homme de son temps Fritz Lang dévorait les journaux, les faits divers, les romans policiers, les comics, il trouvait dans ces formes triviales le pouls de son temps, qui le lui rend bien. En novembre 1963 le dépôt de livres de Dallas, d’où avait peut-êtr e été tiré un coup de feu mortel sur le président des Etats-Unis, faisait la une des quotidiens. Ceux qui fréquentaient la rue d’Ulm reconnaissaient dans l’image anonyme de ce mur percé de fenêtres identiques les façades de l’Amérique langienne. Son dernier film américain (Beyond a Reasonable Doubt, 1956) est le meilleur guide pour comprendre la procédure engagée contre un politicien français par un procureur ambitieux et la ligne ténue qui sépare la culpabilité de l’innocence – ce doute raisonnable « au-delà » duquel on ne doit pas aller : « Oui, mais comment le prouver ? » C’est ainsi que Serge Daney terminait son article sur cette Invraisemblable Vérité. Pas un « classique » Ce fut le mérite des jeunes critiques français, alors qu’il était actif, de soutenir qu’il fallait « aimer Fritz Lang » (Truffaut) pour ses nouveaux films, de définir son « réalisme méchant » (Schér er-Rohmer), de voir en quoi Beyond a Reasonable Doubt dialoguait d’égal à égal avec Bresson (Rivette), et l’orientalisme des films indiens (1958) avec ce qu’il y avait alors de plus neuf dans le cinéma : la Nouvelle Vague. Avec le recul, on peut r evenir vers les films d’avant l’exil, reconnaître que le Dr Mabuse de 1922 et Spione (Les Espions) de 1928 restent nos contemporains comme au premier jour et que M le Maudit est toujours le lieu géométrique du cinéma allemand. On peut aussi voir ce qui nous touche dans Liliom (1934) : la rencontre entre les sentiments et un monde de surveillance totale (les images, les sons, les pensées, jusqu’à l’inconscient), peint avec des traits apparemment naïfs. Les films de Lang sont aujourd’hui faciles d’accès (sorties en salles, diffusions à la télévision, présentations régionales, éditions DVD), mais combien restent mal ou peu connus ? Tous les dix ans environ, une nouvelle restauration remet Metropolis (1927) dans l’actualité, cette fois grâce à la trouvaille, au Museo del Cine de Buenos Aires, de la version la plus complète possible. Or, c’est loin d’être le plus caractéristique des films de Lang, même parmi les muets. Après une étape où l’opinion admise voulait que Lang se soit « commercialisé » et ait perdu son talent à Hollywood, et une autre où seuls comptaient les films américains, parce qu’ils correspondaient mieux à une conception « transparente » du cinéma (ce qui ne manque pas d’ironie), il est temps de le revisiter sans s’inquiéter des idées reçues. Ce n’est qu’en étant curieux des titres dont vous n’avez pas entendu parler que vous échapperez – déçus ou éblouis, peu importe – aux portraits officiels du cinéaste. Grille de programm ation consultable et téléchargeable sur www.cinematheque.fr


Rétrospective Cités futuristes (utopies de cinéma) (18 octobre-4 décembre) Durant l’exposition consacrée à Metropolis seront projetés des film s dont l’action se situe dans une mégalopole futuriste, une ville grouillante, tentaculaire, aux dimensions inhumaines et à la be auté architecturale terrifiante et moderne. L’influence du film de Fritz Lang est en effet perceptible dans de nombreux films de science-fiction, de Things to Come de William Cameron Menzies, à Blade Runner de Ridley Scott en passant par le cinéma d’animation japonais contemporain. L ang a, à jamais, déterminé la vision par le cinéma de ce que sera la ville de demain. La preuve en 40 films.

Cités futuristes ? L’influence de Metropolis est perceptible dans de nombreux films, de science-fiction. Des années 1920 jusqu’à aujourd’hui, Fritz Lang a déterminé la vision cinématographique de la ville de demain. Des couleurs blafardes, de gigantesques tours aux sommets embrumés, des véhicules volants qui sillonnent le ciel, le bruit nécessairement strident des sirènes de la police, des messages radio codés, au sol, tout petits, des humains réduits en esclavage, mais cela le spectateur ne l’apprendra que plus tard. Pour l’instant, il admire la vue panoramique d’une ville élancée, impressionnante, à la monumentalité autoritaire. Elle semble indestructible, pourtant les tours vont s’affaisser, se disloquer, s’embraser, transformant ainsi la Cité futuriste en un champ de ruines fumantes d’où émergent en tremblant les lettres qui s’affichent sur l’écran : The End. Le scénario peut varier : les puissants qui contrôlent la mairie et la police, seront, ou non, vaincus par un idéaliste au grand cœur, avec l’aide de la jeune femme qu’il a sauvée des griffes d’un proxénète ou, plus exaltant encore, d’un commando d’extraterrestres venu la kidnapper. Les tours resteront debout, mais des lianes et des ronces y pousseront, « végétalisant » ce béton lézardé en une jungle innommable. L’air depuis longtemps irrespirable, l’eau depuis longtemps polluée, l’électricité depuis peu en panne, les habitants sont alors contraints à un exil qui les libère. Ils s’éparpilleront dans des campements de fortune où ils se réconcilieront avec la Nature et réinventeront l’agriculture et le village. La Cité futuriste apparaîtra alors comme une étape pour un retour vers le présent…

Gratte-ciel, engins volants et débauche de technique Nous avons tous vu ces images d’une ville en 2100, 3000 ou 5000. Ce que nous apprenons dans les mémoires et confidences des réalisateurs et de leurs concepteurs de décors et d’effets spéciaux, c’est que le déclenchement de cet imaginaire visuel vient fréquemment d’un dessin ou d’un roman de science-fiction. Dans le listing des films d’anticipation que chacun se bricole depuis Méliès jusqu’au dernier film d’animation japonais, en passant par l’incontournable Metropolis de Fritz Lang, le futur de la ville – ou bien la vision d’une ville projetée dans le futur – contient les mêmes ingrédients : des gratte-ciel, des engins volants et une débauche de technique (robots, machines télécommandées, transmissions instantanées d’informations et d’images, clonage et manipulation génétique, conquête spatiale…). Les romanciers, en imaginant ce qu’ils pensent être des « progrès » (et qui bien souvent seront réalisés par la suite…), dessinent un futur-déjà-présent qui sera repris par les cinéastes. Si l’expression américaine de scientifiction, qui sert de sous-titre au premier numéro du magazine Amazing Stories (avril 1926), est de Hugo Gernsback, les historiens de la SF datent ce genre littéraire du milieu du X IXe siècle avec Edgar Allan Poe, puis Jules Verne, H.G. Wells, Rosny aîné, Edward Bellamy, Robida, etc. Fritz Lang débarque à New York en 1924 et racontera plus tard que c’est là qu’il « vit » Metropolis, du moins le cadre bâti de l’histoire qu’il coécrit avec sa femme Thea von Harbou l’année suivante, et qu’il tourne en 1926. A-t-il eu connaissance d’une illustration du New York World du 30 décembr e 1900, de Biedermann, donnant à voir la ville depuis un dirigeable ? Ou des dessins de Richard Rummell, Future New Yo rk (1911-1912), avec des gratte-ciel reliés entre eux par des autoroutes en hauteur ? Ou de c eux de Harvey Wiley Corbett et de Hugh Ferriss pour l’exposition « la Ville des titans » (1925) qui montrent New York en 2026, avec des pistes d’atterrissage sur les toits, des gigantesques immeubles en pyramide, des voies superposées ? Quoiqu’il en soit, Metropolis marque les esprits au point où la ville à venir (l’action se déroule en 2000) va lui ressembler étrangement. Et il influencera aussi un romancier de SF, Francis Flagg, qui reprend le thème dans The Cities of Ardathia (1932). Le schéma urbain de Metropolis sert aussi bien dans Just Imagine (1930) que dans Blade Runner (1982). Comme dans Metropolis, les carrosseries des voitures sont datées alors que les bâtiments s’affirment résolument « modernes », aussi bien dans Blade Runner, Le Cinquième élément (1996), Dark City (1998), Immortel (ad vitam) (2002)…


Quel destin pour l’humain ? Alphaville (1965) contient des « citations » langiennes, même si Godard évoque aussi bien Bernanos que Lovecraft et précise qu’il réalise un film « sur la présence du futur ». D’autres films sont explicitement tirés de romans : Soleil vert (1973) de Richard Fleischer revendique la paternité d’Harry Harrison, tout comme Blade Runner rend hommage à Philip K. Dick. En 1984, Brazil de Terry Gilliam, 1984 de Michael Radford, Batman, le défi (1993) de Tim Burton, Bienvenue à Gattaca (1998) d’Andrew Niccol ou encore Matrix (1999) des frères Wachowski, sont des films où la Cité (la ville et son système politique) sépare physiquement les « puissants » des « manants », avec un paysage urbain contrasté, certaines tours déglinguées, et d’autres luxueuses et surprotégées. Et si l’intrigue de Things to Co me (1936) de William Cameron Menzies est souterraine, il y a quand même des villes super-surveillées dans les entrailles de la Terre, planète désolée, abandonnée à la pollution… On peut s’étonner de la relative pauvreté de cet imaginaire de la ville du futur, mais à dire vrai, le véritable sujet de ces films dits de science-fiction est le destin de l’humain face à l’autonomie grandissante de la technique. Ce n’est pas l’urbanisation qui y est, d’une manière ou d’une autre, traitée, mais l’humanité de l’humain (sa mémoire, sa capacité à communiquer, à s’émouvoir et à aimer), justement ce que des non-humains venus d’ailleurs cherchent à acquérir. Les Cités futuristes sont de notre temps et celui-ci est gros de dangers. Et là, nous quittons la science-fiction. Thierry Paquot Thierry Paquot est éditeur de la revue Urbanisme, auteur de nombreux ouvrages, dont, L’utopie ou l’idéal piégé (Hatier, 1996), Utopies et utopistes (La Découverte, 2007) et avec Thierry Jousse, La ville au cinéma, une encyclopédie (Cahiers du cinéma, 2005).

Immortel (Ad Vitam) d’Enki Bilal – DR.

Grille de programmation consultable et téléchargeable sur www.cinematheque.fr


Metropolis (1927) - Deutsche Kinemathek – Photo Archive


Parlons Cinéma autour de Fritz Lang FILM + DIALOGUE : RENCONTRE AVEC BERNARD EISENSCHITZ À la suite de la projection, à 14h00, de L’Invraisemblable Vérité (1956, 80’), rencontr e avec Bernard Eisenschitz, historien du cinéma et spécialiste de Fritz Lang. Samedi 22 octobre à 14h00 À l’issue du Dialogue, Bernard Eisenschitz signera son livre Fritz Lang au travail (éditions Cahiers du cinéma, 2011) à la Librairie de la Cinémathèque. Billet unique film + dialogue : PT 6,50€, TR 5€, FAP et Cinétudiant 4.5€, Libre pass accès libre

CONFÉRENCES Cycle de conférences sur Fritz Lang Lundi 24 octobre à 19h : Conférence d’Emmanuel Siety « Mises à feu » Le ti tre original du film Les Trois Lumières, réalisé pa r Fri tz Lang en 1921, est Der müde Tod : la mort lasse. Pourtant ce qui frappe dans nombre de ses films , c’es t une manière ful gurante de fil mer l ’instant de la mort – ful gurance qui tient souvent lieu de mise à feu du film lui -même. C’est de cela qu’il sera question : corps foudroyés , mise à feu du film… et ce qui s ’ensui t… Emmanuel Siety est maître de conférences en cinéma à l’université Paris 3 – Sorbonne nouvelle. Il est entre autre l’auteur de Le Plan, au commencement du cinéma (2001), La Peur au cinéma (2006), Fictions d’images (2009). À la suite de la conférence, à 21h, projection d’un film choisi par le conférencier : La Cinquième Victime de Fritz Lang (1956, 100’).

Lundi 31 octobre à 19h : Conférence de Bernard Eisenschitz « Une vie à l’œuvre » « Sa vez-vous , chère Lotte Eisner, que vous tous , et la Ci néma thèque, m’a vez infiniment donné ? Quand on fai t des films depuis aussi longtemps que moi et qu’on a vécu depuis vingt-cinq ans en Amérique (…), l ’atti tude qu’on a envers les problèmes de créati on s ’en trouvent modi fiée. L’a ccueil qui m’a été réservé lors de ma venue à La Cinémathèque m’a profondément ému, ca r il m’a prouvé que le dur tra vail de toute une vie n’a pas été gaspillé, n’a pas été dépourvu de sens . » (Fri tz Lang, lettre du 29 juin 1959). Bernard Eisenschitz est historien du cinéma et traducteur de films et de livres. Rédacteur en chef de la revue Cinéma de 2001 à 2007, il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Roman américain : les vies de Nicholas Ray (1990), Fritz Lang – La mise en scène (dir. 1993), Le Cinéma allemand (1999, 2008) et Fritz Lang au travail (éditions Cahiers du cinéma, 2011). À la suite de la conf érence, à 21h, projection d’un f ilm choisi par le conf érencier : Liliom (19 34, 116’).

Lundi 7 novembre à 19h : Conférence de Thierry Paquot « Metropolis, matrice de la cité du futur ? » En quoi Metropolis fi xe-t-il le cadre bâ ti de nombreux autres films d’anti cipati on ? Quelles en sont les principales ca ra ctéristi ques et comment s ’en déma rquer ? Une visite de plusieurs villes « futuris tes » de cinéma alors même que notre réalité s ’éloi gne de la forme « ville » et inves ti t son « futur » en d’autres terri torialités , tant géographiques que vi rtuelles... Seri ons-nous déjà dans l ’après Metropolis ? Thierry Paquot est éditeur de la revue Urbanisme, auteur de nombreux ouvrages, dont, L’utopie ou l’idéal piégé (Hatier, 1996), Utopies et utopistes (La Découverte, 2007) et avec Thierry Jousse, La ville au cinéma, une encyclopédie (Cahiers du cinéma, 2005).

À la sui te de la conférence, à 21h, projecti on d’un film choisi pa r le conférencier : La Vie future de William Cameron Menzies (1936, 92’).

Conférence du Conservatoire des techniques cinématographiques Vendredi 18 novembre : Conférence de Werner Sudendorf, Directeur des collections de la Cinémathèque allemande de Berlin : « Pour une Histoire de Metropolis ». Une conférence sur l’histoire et les trucages de Metropolis.

Tarifs Conférences : PT 4€, TR 3€, FAP et Cinétudiant 2.5€, Libre Pass accès libre. Possibilité de billet couplé conférence + séance de 21h : 8€ (au lieu de 10.5€)


L’EXPERIENCE-CINÉMA METROPOLIS L’INVENTION DU DÉCOR Une rencontr e avec un praticien du cinéma sous forme de démonstration commentée en direct, de projection d’extraits et d’échange avec le public. Le cinéma au cœur de sa fabrication. Des maquettes de Metropolis à la création de décors assistée par ordinateur, avec le décorateur Jean-Vincent Puzos (directeur de la section décor de la Fémis, il a travaillé en Europe et aux Etats-Unis avec F.J. Ossang, Andrew Niccol, Roland Emmerich et dernièrement Michael Haneke). Sa 26 nov 14h-16h30 Tarifs : PT 4€, TR 3€, FAP et Cinétudiant 2.5€, Libre Pass accès libre

LECTURE FRITZ LANG / ELEANORE ROSÉ « DIALOGUE D’EXILÉS » Samedi 5 novembre à 18h30 Une création de La Cinémathèque française, en coproduction avec Fr ance Culture. En partenariat ave c la Deutsche Kinemathek de Berlin. Lecture inédite de la correspondance de Fritz Lang ave c l’une de ses plus proches amies, Eleanore Rosé. Fritz Lang et Eleanore Rosé se r encontrent à Munich avant la Première Guerre mondiale et deviennent amis. Ils vont correspondre jusqu’à la fin de la vie du cinéaste, en 1976. Au fil des lettres se révèle un Fritz Lang intime et méconnu, observateur aigu de son temps et de l'Amérique qui l'a accueilli, très grave dans l’évocation du traumatisme du nazisme et de la guerre, du déracinement, mais aussi plein d’humour et d’autodérision… Lecture suivie à 21h30 de la proje ction de Furie de Fritz Lang. Tarifs Lecture : PT 10€, TR 8€, FAP et Cinétudiant 7€, Libre Pass accès libre Billet couplé Lecture + séance de 21h30 : 13€

Fritz Lang sur le tournage de Furie – DR.


Activités pédagogiques POUR LE JEUNE PUBLIC programmation, ateliers, stages… UNE PROGRAMMATION « VILLES ET PAYS IMAGINAIRES » du 25 septembre au 4 décembre 2011 Un cycle thématique de projections pour les plus jeunes spectateurs, en lien avec l’exposition Metropolis. Tous les mercredis et dimanches après-midi. Les s céna ris tes et les réalisateurs inventent des villes et des pa ys ima ginaires . Les décora teurs et les dessina teurs , quant à eux, donnent vie à ces lieux i nédi ts au moyen de toiles peintes , de maquettes mi niatures ou en taille réelle, grâ ce aux techni ques de l ’anima tion ou aux images de s ynthèse. Villes et pa ys ima ginai res, un cycle théma tique où l ’on découvri ra des mondes utopiques et pa rfois effra ya nts.

SEANCE SPECIALE Pour les 3-6 ans Les voyages de Marie Bobine Au progra mme des specta cles de cinéma (films , his toi res , chansons et bien d’autres surprises) pour les tout jeunes specta teurs i maginés pa r Ma rie Bobine (interprétée pa r la comédienne Hélène Plantecos te). Cette année, Ma rie Bobine emmène les enfants en voya ge aux qua tre coins du monde, en utilisant des moyens de transport va riés et pa rfois ina ttendus. Premier rendez-vous Au fil de l’eau Me 23 nov 15h et Di 27 nov 15h

UN DIMANCHE AVEC… LES ROBOTS Atelier en famille Di 4 déc 11h00-12h30 À la découverte des robots de cinéma : depuis la célèbre Ma ria , inventée par Fri tz Lang pour s on film Metropolis, jusqu’au Géant de fer, en passant pa r Wall-E, Robbie ou encore R2D2. Cha cun des parti cipants inventera lui aussi son robot.

Visite de l’exposition Metropolis Di 4 déc 14h00 Pour rencontrer le robot de la femme-machine.

Film Di 4 déc 15h00 Le Géant de fer Fil m d’anima tion de Bra d Bi rd (Éta ts -Unis/1999/85’/VF/35mm) L’ami tié entre un peti t garçon et un immense homme de fer, venu d’une planète lointaine. Tarif 15 € pour un enfant et un adulte pour la journée (atelier + film) Pour les enfants de 6 à 10 ans, accompagnés d’un adulte

PENDANT LES VACANCES DE LA TOUSSAINT Stage Changement de décors (Autour du fil m Taxandria de Raoul Servais) Après la visi te de l ’exposi tion Metropolis, les enfants réalisent un petit film dont l’histoi re se déroule dans di fférents décors , qu’ils inventeront. Lors de ce sta ge de trois jours, Raoul Servais , réalisateur et dessinateur, dévoilera quelques secrets de son tra vail , et présentera la séance de son film Taxandria projeté le mercredi après -midi . Me 26, je 27 et ve 28 oct, de 10h-17h (prévoir un pique-nique) Tarif 40 € par enfant

Journée « Faire du cinéma » Découverte du tournage. Comment tourne-t-on un fil m ? Qui fait quoi sur un plateau de cinéma ? C’est ce qu’expéri menteront les pa rti cipants de cette journée. Me 2 nov 10h00-17h00(prévoir un pique-nique) Tarif 15 € par enfant


LES VISITES Des visites guidées de l’exposition pour un large public : groupes adul tes, étudiants et groupes s colaires (collège et l ycée). Pour le publi c indi viduel les samedis et dimanches à 16h30. Tarif : 9€. Visites en Langue des Signes Française 6 novembre, 20 novembre, 4 décembre. Tarif : 5€.

NOUVEAU ! Parcours « Utopies architecturales » : Durée : 2h30. Après une introducti on aux utopies a rchi tecturales, de la renaissance à a ujourd’hui , visite de l ’exposi tion Metropolis du point de vue de l ’a rchi tecture et des décors , qui se poursui t pa r une explora tion du bâ timent de l ’a rchitecte Frank Gehry et de son implantation dans un qua rtier en pleine muta tion. Le billet comprend l ’entrée au Musée. Dim 6 nov et Dim 4 décembre à 14h. Tarif : 10€.

UNE JOURNÉE FRITZ LANG POUR LES ÉTUDIANTS Mercredi 16 novembre 2011 Proposée pa r la Bibliothèque du film et le servi ce péda gogique, une journée à des tina tion des étudiants de ci néma consacrée à l’explora tion du fonds d’archives Fritz Lang conservé à La Ci néma thèque fra nçaise. Cette journée montrera aux étudiants , futurs chercheurs et professionnels, deux utilisations possibles d’a rchi ves de cinéma comme s ource d’investi ga tion sur la fabri cation des films : - à tra vers l’intervention de l’historien du cinéma Bernard Eisenschitz, qui explorera les méthodes de tra vail du réalisateur ; - pa r des ateliers d’exploration à la Bibliothèque du film ; - pa r la visite de l’exposition comme exemple de valorisati on d’a rchi ves cinéma tographiques .

En ligne sur www.cinematheque.fr à partir du 18 octobre Zooms sur le robot de Metropolis et sur l’album photos du tournage de La Femme sur la Lune. Approches virtuelles sur des objets uniques issus des collections de La Cinémathèque française.

Soirée Robots au « 51 » Jeudi 17 novembre à partir de 21h Une soirée ludique et décalée autour de l’œuvre mythique de Fritz Lang au restaurant de La Cinémathèque française le « 51 ». En partenariat avec A nous Paris et TCM


AU CINÉMA LE 19 OCTOBRE METROPOLIS le chef d’œuvre de Fritz Lang pour la première fois dans sa version intégrale 150 minutes (durée d’origine) - format 1.37 - son Dolby SR - noir et blanc - Allemagne – 1927 SORTIE NATIONALE CONTACTS PRESSE Monica Donati et Anne-Charlotte Gilard / tél. : 01 43 07 55 22 monica.donati@mk2.com / anne-charlotte.gilard@mk2.com

Sur présentation d’un billet de l’exposition : 1 place achetée = 1 place offerte pour la projection du film Metropolis dans une salle MK2 1 place achetée dans une salle MK2 = 1 entrées offerte à l’Exposition Metropolis du 19 octobre au 21 novembre


ACTUALITES EDITORIALES FRITZ LANG AU TRAVAIL de Bernard Eisenschitz Cahiers du cinéma 250x290 mm 272 pages 410 illustrations Couleur et noir et blanc

59,95 euros Parution 17 octobre 2011 L’ouvrage de référenc e sur Fritz Lang (1890-1976), par Bernard Eisenschitz, éminent critique et historien du cinéma. CONTACT PRESSE Caroline Bourrus Responsable communi cation - Phaidon - Cahiers du Cinéma Mél .: cbourrus@phaidon.fr - Tél . : 00 33 1 55 28 38 35 / 00 33 6 12 21 55 00

METROPOLIS DE FRITZ LANG EDITION TF1 VIDEO/MK2 EN DVD ET BLU-RAY DVD : 19,99€ - BLU-RAY : 24,99€ Parution 5 octobre 2011 EDITION VIDEO EN DVD ET BL U-RAY COLLECTOR Présenta tion de la version inédite et complète du film culte de Fri tz Lang et des bonus dans un boîtier Collector à l ’effi gie du célèbre robot. LIVRET de 16 pages a vec illustra tions i conographiques . 1° Rega rd sur le cinéma expressionnis te 2° L’héri ta ge de Metropolis : de l’Heroi c Fa ntasy au Spa ce Opera. BONUS VIDEO Anal yse du film et de s on contexte pa r Pa tri ck Zeyen : « Metropolis , un film en quête de sa propre vérité ». Metropolis 1927 / Metropolis aujourd’hui / Le choi x de Fri tz La ng » (Lang en personne ra conte sa rencontre a vec Goebbels et sa fui te d’Allema gne). CONTACT PRESSE Thierry VIDEAU tvi deau@free.fr 01.40.15.92.02 / 06.13.59.67.73

Catalogue en allemand de l’exposition (Belleville et Arte Edi tions) En vente à la Librairie de La Cinémathèque française. 49,90 euros


LES MÉCÈNES DE LA CINEMATHÈQUE


Grand Mé cène de la Cinémathèque française depuis l’année dernière, la Banque Neuflize OBC poursuit et intensifie ainsi son action de mécénat en faveur des arts visuels et de la valorisation du patrimoine et e renforce ses liens historiques avec le 7 art. Dans le prolongement de son soutien à de précédentes exposi tions , la Banque Neuflize OBC s ’est enga gée en 2010 et pour e 5 ans , en tant que Grand Mécène de cette ins ti tution, illus trant ainsi une nouvelle fois ses liens his toriques a vec le 7 Art. Ba nque leader dans le financement de la producti on cinéma tographique et audiovisuelle, Neufli ze OBC développe des a ctions de mécénat qui conjuguent valorisa tion du pa tri moine héri té et cons ti tution du pa trimoine de demain. Neuflize OBC ne pouvai t que s ’associer à une ins titution qui abri te, res taure et met en valeur le pa tri moine cinématogra phique et dont les expositi ons , en montrant à la fois les ri chesses de ses fonds et les liens entretenus pa r le e cinéma a vec les autres a rts , mêlent pa trimoine, création contemporaine et 7 Art, trois théma tiques chères à sa poli tique de mécéna t. Son engagement historique pour le rayonnement de la création contemporaine et pour la préservation du patrimoine a été consacré par le ministère de la Culture et de la Communication qui a remis en juin 2009 à la banque et sa filiale Neuflize Vie la distinction de « Grand Mécène ». Un banquier mécène Neuflize OBC es t souvent ci tée comme une référence en ma tière de mécéna t cul turel en France, notamment pour les arts plastiques et le cinéma. Son champ d’intervention comprend des pa rtena riats a vec de presti gieuses ins ti tutions, ta nt pour des exposi tions que pour des événements a rtis tiques ma jeurs . Ses choi x s’organisent autour de soutiens à la créa tion, comme de concours à la mise en valeur du pa tri moine. Un mécénat en adéquation avec les valeurs d’une banque privée Les a ctions menées pa r Neuflize OBC s ont tour à tour la preuve d’un engagement mené de fa çon ri goureuse et durable en fa veur de projets qu’elle juge de quali té et celle de sa capa cité d’ouverture et d’innova tion dans l ’encouragement d’ini tia ti ves porteuses de créa tion. Elles reflètent également l ’adéquation de cet a cteur incontournable de la banque pri vée en Fra nce a vec ses clients et ses rela tions , notamment a uprès de familles issues du tissu indus triel français et souvent ama teurs d’a rt, ou de professionnels du secteur du cinéma et de la communi ca tion, sur tout le terri toi re. Un mécénat inscrit dans une réflexion Groupe Neuflize OBC pa rta ge en outre ses engagements dans le domaine a rtisti que a vec sa filiale d’assurance vie, Neuflize Vie, qui a choisi de concentrer ses a ctions sur l ’i mage contemporaine, photographique et vidéographique, au tra vers de soutiens mul tiformes , comme pa r exemple son enga gement pérenne auprès du Jeu de Paume et de la MEP.

Des exemples d’actions pour 2011 : Grand Mécène de la Cinémathèque française (exposition Stanley Kubrick, mars-juillet 2011, exposition Metropolis, octobre 2011-janvier 2012), Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo, exposition Richard Prince, American Prayer à la BnF site François Mitterrand (mars-juin 2011), Prix du dessin contemporain Daniel & Florence Guerlain (mars 2011), la Nuit européenne des Musées (mai 2011), Monumenta 2011, Anish Kapoor, Leviathan (mai-juin 2011), Festival Paris Cinéma (juillet 2011), exposition « Luuk Wilmering, une histoire naturelle » à l’Institut Néerlandais (sept.-oct. 2011), FIAC (octobre 2011), Forum d’Avignon (novembre 2011)…

Contact Neuflize OBC Ca role Tourna y (Responsable mécéna t et événements) : 01 56 21 79 53 ca role.tourna y@fr.abna mro.com


Groupama, Grand Mécène de La Cinémathèque française : une ambition affirmée en 2011

Une longue histoire Pour ma rquer sa volonté de renforcer son mécénat en fa veur du cinéma, Groupama es t devenu en 2010 Grand Mécène de La Cinéma thèque française. Les liens entre La Cinémathèque française et la Fonda tion Groupa ma Gan pour le Cinéma sont anciens et forts : ils remontent à sa créa tion en 1987. C’es t en effet Cos ta-Ga vras, al ors président de La Cinéma thèque française, qui a inspi ré le domaine d’intervention de ce qui allait deveni r la première fonda tion d’entreprise en France en fa veur du ci néma , dont il est aujourd’hui Président d’honneur. De ce fai t, l ’une des missions de la Fondati on fut tout na turellement la sauvega rde du pa tri moine cinéma tographique mondial . Depuis lors , la Fonda tion a res tauré de nombreux films a vec La Cinéma thèque française, comme les Bandes de Ma rey, LE CHAPEAU DE PAILLE EN ITALIE de René Clair (1927), CASANOVA d’Alexandre VOLKOFF (1927) et soutenu de nombreuses ini tiati ves ima ginées par celle-ci , comme CinéMémoi re. En 2009, tandis que Groupa ma étai t pa rtenai re de l’exposi tion « Tati, deux temps, trois mouvements », les deux enti tés ont collaboré à la res taura tion du film de Ja cques Tati « Les Vacances de Monsieur Hulot ». La Fonda tion soutient aussi La Cinéma thèque fra nçaise à tra vers l ’impression de son programme et de son calendrier. Groupama et le cinéma : des valeurs communes En 1998, Groupa ma a cquiert le Gan et fai t le choi x de conserver la Fonda tion Gan pour le Cinéma, qui devient Fonda tion Groupama Gan pour le Cinéma . Le cinéma consti tue alors un a xe culturel majeur pour le Groupe, ses valeurs rejoi gnant na turellement celles de Groupama , groupe d’assurance et de banque humanis te, bâ tisseur et durable. Jetant des ponts entre les cultures, i nscri vant ses a ctions dans le temps , Groupama a ccompa gne les hommes tout au long de leur exis tence. Fier de son enga gement, Groupama a été dis tingué à tra vers la Fonda tion Groupama Gan pour le Cinéma qui a reçu en 2007 la distinction de Grand Mécène du Minis tère de la Cul ture et de la Communi cation. La Fondation Groupama Gan pour le Cinéma : un acteur de premier plan Au plan nati onal mais aussi interna tional, ses principales missions consistent à sauvega rder le pa tri moine cinématogra phique mondial , souteni r le développement du ci néma contemporain, promouvoi r la di ffusion des films en Fra nce et à l’étra nger. Depuis plus de 20 ans , la Fonda tion a ainsi restauré plus de 30 chefs-d’œuvre du pa trimoine, reçu plus de 3.000 s céna rios , soutenant plus de 140 films , et a ccompagné 25 fes ti vals en France comme à l’étra nger. En 2011, la Fondation a res tauré LES TROIS AMIS du réalisateur turc Memduh Un (1958), DOCUMENTEUR d'Agnès Va rda (1981) et la version couleur du VOYAGE DANS LA LUNE de Georges Méliès (1902). Elle poursui t son soutien aux festi vals , en Fra nce et dans le monde et distinguera six premiers longs métrages . En 2012 la Fondation célèbrera son 25ème anni versai re. A propos de Groupama 1ère mutuelle d’assurance en France, Groupa ma es t un groupe d’assurance et banque de dimension européenne. Le groupe, qui compte 16 millions de sociétai res et clients et 39 000 collabora teurs à tra vers le monde, es t présent dans 14 pa ys , pri ncipalement en Europe. En France, Groupama propose à ses sociétaires et clients des solutions combinant assurances , servi ces et produi ts bancai res . A l ’interna tional, Groupama entend se développer en capi talisant sur les meilleures pra tiques et les sa voir-faire du groupe. L’a mbi tion et les a xes stra tégiques de Groupama sont clai rs : combiner croissance et renta bilité da ns une dynamique de responsabilité sociale, pour a ccroître la valeur du groupe et figurer parmi les 10 premières compagnies d’assura nce en Europe.

Contact presse : Christophe HUMANN – 01 44 56 32 66 - Christophe.humann@groupama.com Groupama: http://www.groupama.com Fondation Groupama Gan pour le Cinéma : www.fondation-groupama-gan.com


Partenaire technique des expositions Metropolis et Tim Burton

En tant que leader mondial des technologies de l ’i mage, KODAK aide les consommateurs, les entreprises et les professionnels de la créa tion à exploi ter tout le potentiel des ima ges et de l’i mpression pour enri chi r leur vie et leurs intera ctions sociales. C’es t pourquoi , KODAK met à disposition de la Cinémathèque Française son sa voi r-faire, ses solutions d’i mpression et ses technologies pour les supports et les outils de communi ca tion à tra vers nota mment son acti vi té Arts Graphiques . S’a ppuya nt sur des années d’expertise technologique et de connaissance des besoins utilisateurs , la gamme de produits KODAK visent à rendre la prise de vue, l ’organisa tion et le pa rta ge des images le plus facile possible. Aujourd’hui , la photographie, le cinéma et la télévision ainsi que les a rts graphiques , continuent d’être associés au développement de technologies toujours innovantes dans le domaine de l ’ima ge et de l ’informati on.

Pour plus d’information, veuillez contacter: Ma rie Paule Flory Tel : +33 1 40 96 56 24 Ma rie-paule.flory@kodak.com


RENSEIGNEMENTS PRATIQUES La Cinémathèque française Musée du cinéma 51 rue de Bercy, 75012 Paris Informations 01 71 19 33 33

Accès Métro Bercy Lignes 6 et 14 Bus n°24, n°64, n°87 En voiture A4, sortie Pont de Bercy Parkings 77 rue de Bercy (Hôtel Mercure) ou 8 bd de Bercy

FORMULES LE LIBRE PASS Le Libre Pass donne un accès libre à toutes les séances, expositions et activités* et à de nombreux privilèges. 10€ par mois pour une durée minimale d’un an. LE FORFAIT ATOUT PRIX 30% de réduction sur l’ensemble des activités. Forfait de 30 € à utiliser en toute liberté, seul ou accompagné. LA CARTE CINÉTUDIANT Moins de 26 ans et étudiants. Accès libre à la médiathèque et 30% de réduction sur les autres activités de la Cinémathèque. LA CARTE CINEFILOU Moins de 14 ans. Carte gratuite attribuée automatiquement aux moins de 14 ans, permet de cumuler des points et de gagner des entrées. * à l’exception des stages pratiques et de certains événements

TARIFS CINEMA / PARLONS CINEMA Du lundi au dimanche - Fermeture le mardi. Projections, Ciné-club Jean Douchet Plein tarif – 6,5€ - Tarif réduit* et billets couplés 5€ - Moins de 18 ans 3€ - Forfait Atout Prix ou Carte CinÉtudiant 4,5€ Libre Pass - Accès libre. Cinéma bis Forfait 2 films : Plein tarif 9€ - Tarif réduit* et billets couplés 6,5€ Forfait Atout Prix ou Carte CinÉtudiant 5,5€ - Libre Pass Accès libre. Leçons de cinéma, Conservatoire, dialogues, conférences, journée d’étude Plein tarif 4€ - Tarif réduit* et billets couplés 3€ - Forfait Atout Prix ou Carte CinÉtudiant 2,5€ - Libre Pass Accès libre. Bénéficiaires des tarifs réduits : moins de 26 ans, demandeurs d’emplois, plus de 60 ans, détenteurs d’une carte d’abonnement annuel à la Bibliothèque du film, personnes participant à plusieurs activités le même jour. Tables rondes Entrée libre. Master Class, Ciné-concerts, Lectures : Plein tarif 10€ - Tarif réduit* et billets couplés 8€ - FAP ou Carte CinÉtudiant 7€ - Libre pass 5 €

METROPOL IS, L’EXPOSITION // BILLET COUPLÉ AV EC LE MUSÉE DE LA CINÉMATHÈQUE Du lundi au samedi sauf fermeture ma rdi) : de 12h à 19h, nocturne le jeudi jus qu’à 22h. Dimanche : de 10h à 20h PT 6 € - Tarif Réduit* 5 € - Moins de 18 ans : 3 € - Forfait Atout Prix : 4 € - Carte Cinétudiants : 4 € - Libre Pass Accès libre * Bénéficiaires tarifs réduits moins de 26 ans, demandeurs d’emplois, retraités, Rmistes Sur présentation d’un billet de l’exposition : 1 place achetée = 1 place offerte pour la projection du film Metropolis dans une salle MK2 1 place achetée dans une salle MK2 = 1 entrées offerte à l’Exposition Metropolis du 19 octobre au 21 novembre

Audioguide du musée compris avec le billet d’entrée en 5 langues : français (avec la voix d’André Dussollier), anglais (Nouveau en octobre), italien (avec les voix de Claudia Cardinale et Valeria Bruni Tedeschi), japonais et allemand.

Forfaits : Musée + Metropolis + film : 8 € Visites guidées : tous les sam et dim à 16h, tarif : 7 €.

Billets coupe file sur cinematheque.fr et fnac.com Groupes, scolaires, socioculturels, adultes : visites guidées et tarifs spécifiques. Informations détaillées sur www.cinematheque.fr

BIBLIOTHEQUE DU FIL M Vidéothèque et salles de lecture : Iconothèque et Espace chercheurs : Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 10h-19h Lundi, mercredi, jeudi : 13h-18h Samedi : 13h-18h30 Vendredi : 10h-18h Fermeture hebdomadaire : mardi Fermés le mardi et le samedi Centre d’information à distance : 01 71 19 32 32 Carte journalière : 3,5 € / Forfait Atout Prix : 2,5 € / Libre pass : accès libre Carte d’abonnement annuel à la Bibliothèque du film : PT 34 € / TR 15 € / Carte trimestrielle CinÉtudiant 9€

LA LIBRAIRIE Ouverte tous les jours de 12 h à 20 h 30. Nocturne jusqu’à 22 h le jeudi. Dimanche : de 10h à 20h30. Lundi : de 12h à 19h. Fermeture le mardi.

LE RESTAURAN T – LE 51 www.restaurant51.com Ouverture toute l’année, de 10 à 23 heures. Fermeture le mardi. Terrasse toute l’année. Tél : 01 58 51 10 91 // Fax : 01 58 51 26 83

Metropolis Refundada - Cinemateca Francesa  

L’exposition Metropolis permet de découvrir le film à travers son scénario, du prologue dans la cité moderniste à la scène finale dans la ca...

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