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14 octobre 2011 No 555

A propos … C’EST LEUR ANNIVERSAIRE Chuttttttt… ne révélez Marie Yolette Jacques jamais le nombre! née le 16 octobre Jeudi 13 :

Loramus Rosemond (Journaliste), Emmanuela Petit-Frère (Etudiante), Marckensie Perrier (Animateur/Journaliste), Tamara Suffren (Chanteuse), Florence Hill, Ashanti (Actrice/Chanteuse), Charlotte Tanis, Sasha Baron Cohen (Comédien), Gerald Yves Chery (Chanteur), Gyvishcar Lerbourg, Basilic Creole (Troupe), Evens Jean (Animateur).

Vendredi 14 :

Toussaint Kerby Jimmy (Chanteur/Guitariste), Emmanuel Georges, Lourdes Ciccone Leon (Artiste), Rafaelle Castera, Mia Wasikowska (Actrice), Patrice Dalencour, Usher (Artiste), Rafaelle Castera, Harry Anderson (Acteur/Comédien), Robert Laforest,Ralph-Youri Chevry (Manager), Patrick Moussignac (Directeur de médias).

Samedi 15 :

Gregory Telford (Chanteur), Hirohito Decatus (Styliste), Jacques Desrosiers, Vanessa Marcil (Actrice), Sarah Ferguson (Artiste), Emeril Lagasse (Cuisinier), Tanya Roberts (Artiste), Richard Carpenter (Chanteur), Jim Palmer (Sportif ), Penny Marshall (Artiste), Mario Puzo (Auteur), John Kenneth Galbraith (Economiste).

Dimanche 16 :

Marie Yolette Jacques (Responsable publicité à Le Nouvelliste), Pasteur Jean Wilson Louis-meme, Ginette Beauvil Eulalia Scutt, Jacobo Quintanilla, Tedy Des, Ralph Frederique, Carl Edouard Regis

C’est aussi leur anniversaire :

Quand il s’agit des relations amoureuses, on ne finit jamais de compter les questions stupides auxquelles on doit répondre. Il y a une question qui revient toujours. Sous différentes formes certes, mais elle revient toujours. Elle nous rend muette certaines foi. « Chérie… dis-moi…combien d’hommes as-tu connu avant moi ? » Mesdames, réagissez vite ! Ne comptez surtout pas! Adopte le « magic number »! Quand on nous pose cette question, cent mille idées nous viennent en tête. Pourquoi il veut savoir le nombre de mes ex-copains ? Suis-je très bonne au lit ou au contraire, suis-je une piètre amante ? Que dois-je répondre ? Dois-je vraiment compter ? Quel est le bon chiffre ?! Pour un homme, c’est un signe de gloire que d’avoir un nombre à plusieurs chiffres à son palmarès. C’est un « bon coq ». Pour une femme, c’est plutôt un mot commençant par « s », « p » et consorts. C’est triste, mais c’est la vérité. Je parlais plus haut du nombre magique ; non pas pour nous faire passer pour des innocentes, mais plutôt pour préserver notre relation. Est-ce que lui dire le vrai nombre, surtout quand il est dans les deux (2) chiffres, apporterait un plus à votre relation ? Bien au contraire. Les hommes aiment bien s’enorgueillir et dire qu’ils étaient le premier ou le second. Nous, les femmes, quelque soit ce que l’on raconte un peu partout, n’avons pas vraiment une complète liberté sexuelle… et à mon humble avis, il n’y a rien d’excitant à parler de ses relations passées avec son actuel amoureux. N’est-ce pas, mesdames ?! Je suis sûre que nos hommes veulent quand même entendre le plus petit chiffre possible ! Si vous qui me lisez, vous comptez me jugez, allez-y ! Vous pouvez imaginer le chiffre ou le nombre que vous voulez. Multipliez-le ! Additionnez-le! Mais sachez que je garde mon chiffre personnel, non pas parce qu’il est extrêment elevé (vous me direz que c’est relatif!), mais parce que je crois que cela ne regarde en rien mon chéri. Je n’en ai pas honte ! Mais je pense qu’il n’y a aucun avantage à partager le nombre de ses partenaires sexuels ou amoureux avec son Jules. Point ! Posez-moi des questions sur ma sensibilisation aux MST, sur l’utilisation du condom, sur la pilule, etc., cela concerne le couple. Alors la théorie du chiffre magique m’a été enseignée par ma mère. Trois (3) ou cinq (5) … Dépendamment de l’homme en question ; si toutefois, bien sûr, vous tenez à répondre à une telle idiotie. Mais, mesdames, il y a une réponse pratique à cette question… Je l’ai apprise avec le temps : flattez égo de votre chéri! S’il vous pose cette question, répondez-lui tout simplement depuis que je t’ai rencontré, personne d’autre ne compte. Je ne pense qu’à toi, il n’y a que toi. » Et voilà ! On lui cloue le bec ! Allô, Jules ! Chéri… tu sais bien que c’est le chiffre 1… que c’est toi !... Moi aussi ! Gabrielle Jones

Pour les abonnements : 2940-4848/2816-0222

Tatie Vernet, Berdjinie Bessy Dorcent, Joel Fanfan, Frenel Clervil, Daphney Marley Chery, Marie P.Pierre, Carole Gustave, FritzGerald Calixte, Athis Paul Henry, Naomie Labaty, Jean L. Theagene, ChéChé Bonbagay, Nicole Z. Wild, John Mayer.

Pour insertion, envoyez un sms au : 37 98 43 11 Ou un courriel à : wendysimon1@gmail.com

Agenda du week-end Pour insertion Phone: 3922-3006 E-mail : francoispiere54@yahoo.fr

VENDREDI 14 OCTOBRE 2011

-Art vivant- théatre- Thézin, spectacle de marionnettes jeune public mise en scène de Carline Colagène (FOKAL) Dès : 6 hres pm -J-One, Blade, Maci Mix « 2ème Récréation » Dj’s (Stanley Club) Adm : $ 20 ht ou 100 gdes -Chaque Vendredi ‘Bikini Car Wash’ avec animation Groupes et Dj’s (Maykito, rue Chrétien) Adm : $ 20 ht ou 100 gdes -Animation DJ’s (Baz La, rue Robin) Adm : $20 ht ou 100 gdes, Dès : 8 hres pm -Chaque Vendredi ‘Soirée Latine avec Tempo Plus (Montana Hotel Resto) Dès : 7 hres pm Info et réservation : 3554-9718/ 29400577 ou : @tempoplus.net -‘Friday Night Jam’ Créole Swing (Café de l’Europe, # 17 rue Mangonès, P-ville) Dès: 7 hres pm Info : 3702-5591/3406-8525 -Chaque Vendredi, ‘Théorie et Pratique Latino (Bar de l’Ere, rue Capois) -Vendredi Accoustique à (Babako Resto Club) Adm : $50 ht ou 250 gdes Dès : 7 hres pm Info : 2813-1912 -Chaque Vendredi K-Dans à (Club 50 / 50, ex-Tayamek, route de Frères, P-ville) Adm : $50 ht ou 250 gdes -Chaque Vendredi Harry Juste (Tropical Bar & Grill, Bois Verna) Dès: 8 hres pm

SAMEDI 15 OCTOBRE 2011

Complexe Promenade, Pétion-Ville

-Dj Anthony Mix, Ross, Rony Mix (Ceci Club, Roller Blade, Kenskoff ) Adm: $ 20 ht ou 100 gdes. Dès 8 hres pm -Levée de Fonds pour les enfants handicapés, foire artisanale, Dj Bertin, Nathoo Sound, EV Sound, Impossible, Crew, Dj Killer, invités : Kondagana, UP Grade, Talc Dance, (Ecole Nationale C. Africaine, en face hopital K-fou) -Dj Brother A, Real, Deal, Dj Kemp, K-doMix (Club Blue) Adm: $ 20 ht ou 100 gdes Dès: 8 hres pm

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL REDACTEUR EN CHEF Stéphanie ANDRÉ (509) 3155-0331 SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Marie-Brunette B. MAINSOUR Gaëlle C. ALEXIS RÉDACTION Rosemond LORAMUS Joël FANFAN Wendy SIMON Aceline RENE Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Duckenson LAZARD Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Peguy Flore PIERRE CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Responsable photo Frédérick C. ALEXIS Photographes Frédérick C. ALEXIS James ALEXIS François LOUIS Jackson SAINT LOT Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Francis CONCITE Publicité: 3782-0905 / 3782-0893 Rédaction: 3456 1920


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L’agenda de Péguy Après une dure journée de travail, vous avez parfois besoin de vous retrouver entre amis à un coin détente. En tête-à-tête avec votre ami (e) ou votre époux (se). Seul (e) à un bar. Et quand arrive le week-end, vous cherchez une activité attrayante qui vous fera oublier les soucis de la semaine et vous mettra dans de bonnes dispositions. Pourtant, ce n’est pas toujours facile de trouver quelque chose à votre goût. Peut-être bien que j’ai des tuyaux intéressants… Une nouvelle semaine. Plein de tâches en perspectives. Mais surtout de bons tuyaux pour bien décompresser. Ce mercredi, faites un détour à Chicken Fiesta au 124 de la rue Panaméricaine, et goûtez à leurs chicken wings. Ces appétissantes ailes de poulets vous seront servies avec la sauce de votre choix, car ils en ont toute une variété : Sweet honey BBQ, Asian Zing, Kookabura, Thai Chili, Buffalo, Passion Habanero … Votre plaisir est leur satisfaction. Jeudi, rendez-vous à Presse Café pour une partie de fruits de mer avec le Crab House. Les amants de crustacés en trouveront de toutes sortes pour se régaler : écrevisses, langoustes, crabes, etc. Le tout, dans une ambiance super relaxante, sous fond musical avec la voix d’Harry Juste. Allez-y et voyez par vous-même. Vendredi à partir de 5h p.m, Café Com’ Ça, au Complexe Promenade, vous propose un happy hour qui vous aidera à finir votre semaine en beauté : des sushis de toutes sortes, des tapas, du saumon fumé, des sandwichs et une grande variété de salade font l’originalité de ce restaurant. Pour ceux qui adorent la musique de terrasse, avec vue sur les hauteurs de la ville, c’est l’endroit idéal pour se laisser aller et pour oublier sa fatigue en se délectant de cocktails savoureux. Vendredi, 5h p.m. Ne ratez pas l’occasion. Samedi, si les clubs branchés ne vous tentent pas, peut-être que vous préférerez relaxer sur des airs de reggae. Dès 7h p.m., filez tout droit à Presse Café. Swinguez, fredonnez, cadencez avec les reggae boys. Dimanche, c’est toujours la transition entre sortir d’un week-end détendu et rentrer de plain-pied dans une semaine jamais de tout repos. Il faut donc bien l’assurer. Pour cela, délectez-vous d’un bon Live Jazz Trio à Quartier Latin. On sait combien les notes douces et mélancoliques d’un saxophone séduisent et apaisent. Tout à fait le cadre et l’ambiance qu’il vous faut pour prendre congé de la pause de fin de semaine. La journée du lundi a démarré sur les chapeaux de roue comme à l’accoutumée. Le temps d’un lunch à Café Com’Ça ; composé de roulades de poulet, de saumon sauté ou d’un bon steak au poivre pour un repas consistant ; de salade de poulet, de sushis, de sandwichs, de panini, pour ceux qui mangent léger… et déjà vous êtes de retour à vos tâches quotidiennes. Accompagnez votre choix d’un bon jus de fruits, cela vous comblera sûrement d’un sentiment de satiété. Vu la somme de travail abattue lundi, dès mardi, vous pouvez vous permettre un vrai déjeuner en bonne et due forme. Le buffet créole de Quartier Latin fera sûrement votre affaire. Lambi créole (avèk bon ti piman), cabri boucané préparé à l’Haïtienne, griot de porc (afè pa Ayisyen !) présentés avec du riz (national et blanc), de la salade (russe, de Kenscoff ) et bien d’autres plats, qui sont la garantie d’un déjeûner copieux. Péguy F. C. Pierre péguyfcpierre23@gmail.com

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Z Z U B é

Ren e n i l e c A r Pa

Karizma présente son album à la presse

La jeune formation musicale Karizma, basée à New York, présente son tout premier album à la presse le lundi 17 octobre à partir de 4 heures p.m., à La Réserve. En rotation (uniquement) sur Visa FM, « Day One » sera distribué au reste des médias locaux à partir de cette date. En attendant la vente-signature qui se tiendra à la fin du mois de no-vembre, soit un jour avant Musique en Folie, espérons que les fans ap-précierons au mieux le travail des jeunes et talentueux musiciens.

Le concours de courts métrages Guilbaud & Widmaier prolonge les inscriptions

Sur demande du public, la date limite de l’inscription des films pour la sixième édition du concours de courts métrages Guilbaud &Widmaïer a été prolongée jusqu’au 31 octobre. De ce fait, ceux qui avaient déjà inscrit leur film peuvent considérer la nouvelle date dans le cas où ils voudraient opérer certaines corrections dans leurs travaux. L’adresse de dépôt de candidature n’a pas changé ; les postulants sont attendus avec leurs dossiers au # 1 de l’impasse Samarre, à Delmas 66. Pour toutes informations supplémentaires, appelez aux  35135277 / 3648-1440

Marcus Bo au top 6 de Super Idol

Le jeune Claude Marcus Boéreau continue d’épater le public asiatique au concours Super Idol, à Taiwan. Il vient de passer avec brio 2 étapes le weekend dernier et se retrouve cette semaine au rang des 6 finalistes. Marcus va à présent arborer une nouvelle phase du concours, une dernière qu’il juge d’ailleurs être très décisive et pour laquelle il compte changer de style musical afin d’apporter quelque chose de nouveau, et ainsi renforcer sa chance de figurer parmi les 4 prochains finalistes. Déterminé et plus que jamais confiant, Marcus renouvelle ses sentiments envers ses supporteurs et leur promet le meilleur pour les phases à venir. On est très fiers de toi, Marcus, continue !!!

Artisanat en Fête

Artisanat en Fête, c’est pour les 22 et 23 octobre, au Parc Historique de la Canne à Sucre. Peintres, sculpteurs, menuisiers, plasticiens, designers… ils seront tous réunis, bien avant 10 heures a.m., sur la route

de Tabarre, dans une ambiance de fête et de découvertes. Exposition-vente, musique et dégustation, et bien plus encore est prévu au menu de cette activité organisée depuis 5 ans par Le Nouvelliste et l’IRPAH. « Paske Atis ak Atizan ap travay, vinn ankouraje prodiksyon lokal !»

 Viva Rio, une exposition de peinture et de sculpture

A l’occasion de la célébration du 205e anniversaire de la mort de  JeanJacques Dessalines, Viva Rio invite le public en général et la presse en particulier à une grande exposition de peinture et de sculpture baptisée « Exposition de déchets recyclés »  qui se tiendra les 16 et 17 octobre , au centre technique et communautaire de Viva Rio, au 67, Boulevard Jean-Jacques Dessalines. Une vingtaine d’artistes dont André Eugène, Chéry Jerry Réginald, Chilet St-Eloi, tous de renommée internationale exposeront leurs œuvres soigneusement sélectionnées et très représentatives du style réaliste qui reflète la vie quotidienne d’Haïti.

Eud et Dead Crazy au Japan Music Week

Du 15 octobre au 15 novembre, ne cherchez pas Eud et Dead Crazy au pays, car les interprètes de l’album « Limyè Wouj », récemment sorti,  partageront leur agenda entre le Japon et les USA. Les 4, 9 et 10 novembre prochains seront au tour des Japonais et bien d’autres nations de découvrir ce que Eud et Dead Crazy peuvent offrir à eux deux. Les rappeurs représenteront, en effet, Haïti, au Japon Music Week. Un festival qui se tiendra du 4 au 13 novembre prochains à Tokyo. Cette convention réunit, depuis trois ans, sur une seule place, des musiciens des quatre coins du monde et de tous les types musicaux. Toutefois, les deux rappeurs de Mystik 703 (et oui, ils en font toujours partie !) laisseront Haïti bien avant la date prévue pour leurs prestations au Japon, soit à la mi-octobre, afin d’honorer des contrats aux Etats-Unis. Ils performeront le 15, au Intracoastal Yacht, la soirée de leur arrivée, et ensuite le 29, à Bingo Halloween, avec Kako à Hollywood Live Club, à  Miami… Des Etats-Unis étant, Eud et Dead Crazy partiront pour le Japon. Après leurs prestations au Japan Music Week, ils regagneront les Etats-Unis le 11 novembre, où ils passeront quatre jours avant de retourner au bercail le 15 novembre. C’est tout un timing ! Espérons que Princess Eud et Dead ne souffriront pas trop du décalage horaire et qu’ils donneront, bien sûr, le meilleur d’eux-mêmes durant leurs prestations.  Bon voyage et bonne chance, guys, revenez-nous vite !!!      


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Pitit tig se tig?

Vous ne croyez pas si bien dire! Le couple Smith est l’un des couples les mieux côtés de Hollywood. Avec sa femme Jada, née Pinkett, Will Smith est un acteur très demandé, et très bien payé en plus ; il a déjà été en 2008 l’acteur le plus rentable du box office américain. Mais les deux ne se contentent pas de faire des films ou de la musique. Ils s’assurent également de la pérennité du clan Smith dans le monde du show business. Leurs enfants, Trey, Jaden et Willow, se taillant de plus en plus une place de choix dans le milieu, montrent bien qu’ils sont prêts à assurer la relève. En particulier Willow, 10 ans, et Jaden, 13 ans. Portrait. Willow, la future Rihanna

semble y exceller tout autant. Il participe d’ailleurs avec Justin Bieber sur la bande originale de Karaté Kid. Pour l’instant, sa carrière musicale se résume à cette collaboration, mais il a beaucoup d’autres projets.

Ses projets

Contrairement à sa sœur Willow, Jaden se concentre davantage sur sa carrière cinématographique. Il a été nominé à maintes reprises et obtenu plusieurs prix, dont le MTV Movie Award en 2007, le Teen Choice Award en 2008, le Saturn Award en 2009, le BET Award en 2011. Les beaux palmarès, ce ne sont sûrement pas ce qui manque sur ses étagères. Et dire que le petit ne fait que commencer son parcours ! Jaden et Willow ne font pas que s’investir dans le showbiz. Récemment, ils ont rejoint le projet Keep a Child Alive monté par Alicia Keys en vue de venir en aide aux enfants atteints du sida en Afrique et en Inde. Décidément, ces Smith ! Aussi généreux que talentueux.

Trey : Smith un jour, Smith toujours Quand au fils aîné, Willard « Trey » Christopher Smith, né le 11 novembre 1992 du premier mariage de son père Will d’avec Sheree Zampino, il excelle dans un tout autre domaine. Le sport,

Willow Camille Reign Smith, plus connue sous le nom de Willow Smith, est née le 31 octobre 2000, soit trois ans après son frère Jaden. En plus d’être la fille de stars mondialement connus, ce qui lui donne accès automatiquement à de grands privilèges, elle est pour sa part une jeune star aux talents d’actrice et de chanteuse qui se confirment au fur et à mesure, à une vitesse fulgurante. Lancée dans la musique en 2010, son premier tube « Whip my hair » cartonne dans tous les charts, et la révèle au grand public, qui l’adopte aussitôt. Pourtant, elle n’en est pas à son premier essai. En 2007, elle tourne avec son père dans « Je suis une légende », dans lequel elle tient son propre rôle. En 2008, elle joue dans Madagascar 2, dans Saw VI, ainsi que dans Kitt Kettredge : An american Girl en 2010. Prochain film en vue : L’Amulet Pour briller aussi fort et aussi rapidement, Willow est entourée de toute une équipe composée de stylistes de renom tels que Brea Stinson, Haeen et Zangardi qui travaillent avec elle d’arrache-pied. Son look tout à fait original ; les cheveux coupés à la « Mohawk » agrémentés de vêtements classe pour enfants des années 50 est très tendance, très tape-dans-l’œil. Un choix judicieux selon plus d’un. A 10 ans, Willow est l’idole des jeunes enfants de son âge, tout en gagnant peu à peu le coeur de ses aînés. Elle est déjà pressentie pour être la future Rihanna.

Sa carrière avant tout

La petite Willow est très ambitieuse. Pour faire encore plus d’éclat, elle a abandonné ses études afin de se consacrer entièrement à sa carrière. Depuis, les répétitions, les concerts, les tournées constituent son lot au quotidien. Elle a participé de mars à mai de cette année à la tournée européenne de Justin Bieber, et son album qui paraîtra bientôt sous le label Roc Nation de Jay-Z. Malgré tout ce succès, ses parents veillent à son éducation en la plaçant sous tutorat et sous haute surveillance. Est-ce le mieux pour sa vie alors qu’elle est si jeune ? Seul l’avenir nous le dira. Combien de jeunes stars montantes comme elles ont sombré

avant même d’avoir eu leur réel moment de gloire ? Elle, au moins, a l’entière assistance de sa famille, de ses amis, et de son équipe dans son choix.

Jaden, sur les traces de son père

Avec son sourire charmeur et son regard accrocheur, seul son petit air mutin d’enfant espiègle rappelle que Jaden Christopher Syre Smith est bien

jeune. Il est né 8 juillet 1998 et n’a que 13 ans. Pourtant, aussi talentueux acteur que Will, Jaden est en passe d’être tout autant populaire sinon plus que son père. D’ailleurs, il a déjà l’avantage de commencer plus tôt. Dès 2003, il est placé sous les feux des projecteurs dans la série télévisée All of us, tournée par ses parents. Il incarne alors le rôle de Reggie. En 2008, il donne la réplique à son père dans le rôle de son fils dans A la recherche du bonheur, film pour lequel il obtient le MTV Movie Award de la meilleure révélation masculine. Depuis, les propositions pour les grandes productions pleuvent sans arrêt. Après ce premier exploit, il interprète le rôle du fils de Jennifer Connelly dans le film de science-fiction Le jour où la terre s’arrêta de tourner. Les critiques à son endroit sont plutôt positives. Et quand il faut faire un remake du célèbre Karaté Kid de Daniel Larusso et M. Miyagi, les producteurs font appel à lui et à Jacky Chan. Le film garde toute sa fraîcheur d’antan et est salué par les critiques.

Aussi bon chanteur qu’acteur

Comme tous les autres membres du clan Smith, Jaden a plusieurs cordes à son arc. Il chante, mais pas n’importe quoi. Il fait du rap comme son père, et

plus particulièrement le football. Mais ceci n’exclut pas que Trey ait d’autres atouts à sa portée, pour tirer son épingle du jeu. Il fait de la musique et du cinéma également, sauf que sa discographie ou sa filmographie n’est pas aussi prolifique que celles de son frère et sa sœur cadets. Sa carrière musicale et cinématographique, si on peut vraiment en parler en ces termes, se résume à ces apparitions dans la série All of us tout, comme Jaden, et le premier rôle dans le clip vidéo de « Just two of us », qui est une musique de son père. Trey, Willow, Jaden, ils se sont tous attelés à la tâche de tenir haut et ferme le flambeau du clan Smith. Musique, cinéma, business, sport, les petits ne lésinent sur rien. Ils mettent toutes les chances de leur côté, et cela semble leur réussir. Cela fait bien la joie de leurs parents, mais également de nous autres, fans, gagnés à leur cause. Si cela profite aussi bien à leurs carrières respectives qu’à leurs bourses, nous profiterons nous autres de leur talent, et aussi longtemps qu’ils nous en mettront plein la vue.


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En chansons...

Ouragan

De l’avis de certains, Felissaint Jean Bernard a.k.a. Ouragan incarne l’artiste le moins «hot» de son groupe Mystik 703. Et pourtant, à bien écouter les albums de la formation Mystik, le rappeur s’est montré un vrai ouragan musical dans ses strophes. Un ouragan qui déverse la combinaison des mots de ses lyrics rimés au tempo du beat qu’il trouve. Découvrez les goûts musicaux d’Ouragan, qui adapte moments et sentiments de sa vie à des chansons appropriées.

La chanson qui éveille les souvenirs de ton enfance ? C’est une musique du feu Coupé Cloué. Si je ne me trompe pas, le titre de cette chanson est « Saint Antoine ». Mon père aimait beaucoup le chanteur Coupé. A l’époque, ce titre était son préféré. Je ne me rappelle pas avoir passé une journée sans que cette musique ne chatouille mes oreilles. Du fait que mon père l’écoutait sans arrêt, à chaque fois qu’elle passe à la radio, les souvenirs de mon enfance me reviennent. La chanson qui évoque ta spiritualité ? Il y en a d’autres, mais ma préférée reste celle de Casting Crowns, «Praise you in this storm». Elle éveille en moi un degré de spiritualité qui ne peut être exprimé par des mots. Il y a des choses qui sont difficiles à expliquer. En passant, je profite pour clarifier aux lecteurs que mes sentiments pour cette chanson ne viennent pas du fait que je sois un ouragan, bien sûr. Dans la tristesse, tu chantes quelle chanson ? Il ne m’arrive pas souvent d’être triste. Mais comme tout humain, j’ai des sentiments. Quand je suis triste, j’ai deux chansons préférées : « Pleure en silence », de Kerry James, et «Three little Birds », du légendaire Bob Marley. Chacune d’entre elles possède une sorte de potion magique qui m’empreint, me transperce, me plonge au fond d’une cogitation immense qui avale ma tristesse. Ensuite, cela me donne de la force pour trouver le cœur de la tristesse et les moyens de l’extirper de moi. Et dans tes moments de joie ? Le problème, c’est que quand je suis

content, les musiques qui viennent de ma bouche varient beaucoup. Tellement que je ne peux répondre de manière exacte à cette question. En réfléchissant, je crois que celle qui vient plus fréquemment sur mes lèvres, lorsque ces moments se présentent dans ma vie, c’est celle de Maino : « All the above ». La chanson avec laquelle tu berces ton enfant ou ta femme ? Malheureusement, des enfants, je n’en ai pas encore. Et en ce qui a rapport aux meufs, ben je chante pas quand je les berce. Mes méninges sont beaucoup trop préoccupées à trouver les moyens les plus efficaces pour les faire rêver. Et si je devrais en avoir une, ben, il ne saurait en être une autre que celle de « Boys 2 Men », intitulée « I’ll make love to you ». Ton meilleur souvenir est éveillé par quelle chanson ? C’est un morceau du groupe «Back Street Boys», «Spanish eyes». Cette chanson me rappelle une jolie princesse qui m’avait appris à faire l’amour. Elle avait mis la radio sur « mode repeat » ce soir-là. Ce qui a permis à la chanson « Spanish eyes » de tourner en boucle durant toute la nuit. Quelle chanson te fait le plus penser à Haïti ? Je crois que c’est celle de la formation « Tabou Combo ». Est-ce que je me rappelle de son titre ? (Rires). Il y avait des p’tites bribes de phrases dans le refrain comme: « Ayiti cheri, Ayiti cheri, menm si m’ al kite w’, yon jou fò m’ retounen nan pye w’. Je trouve que le texte est vraiment profond. J’aime beaucoup. La chanson que tu écoutes sans jamais te lasser ?

Carimi fait don

à 10 écoles pour ses 10 ans d’existence…

Elle s’appelle « Changes ». C’est l’une des meilleures compositions du rappeur 2Pac Shakur. Il n’y a que de la magie dans ce morceau. Le beat, les paroles… wow ! Il parlait avec son cœur. C’est de la pure sincérité de sa part. Quelle chanson chantes-tu le plus rarement ? «Leaving on a jet plane», de John Denver. Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais il m’arrive des fois que je la chante. Peut-être est-ce à cause de sa douce mélodie ? Qui sait ? Laquelle de tes chansons prends-tu plaisir à chanter ? « Who am I ». En fait, je n’aime pas trop parler de mes musiques. Je pense avec fermeté qu’on ne peut émettre un jugement propre de sa propre confection. Ben là, je fais une exception, puisque je dois répondre. Il y a dans ce morceau quelque chose que je ne trouve pas dans mes autres compositions. Cette musique est le reflet d’une observation faite par deux de mes sens nobles : ma vue et mon ouïe. Sur le marché du hiphop haïtien, il dénonce, il provoque ; il représente une source de méditation pour certains, et de frustration pour d’autres. Ton morceau rap préféré ? Mon morceau préféré en ce moment c’est « Boutèy anlè », de mon ami rappeur K.libr’. Ce track est fait sur un beat surchauffé pendant que le rappeur brosse la réalité de son pays, son angoisse, sa frustration avec des paroles combien profondes. Quelle chanson te fait pleurer ? « Après la pluie », de Kerry James. Le refrain traduit la tristesse, la mélancolie. Alors que Kerry prononce des paroles

de réconfort. Sauf que les larmes qui coulent de mes yeux sont des larmes de motivation. La chanson que tu aurais souhaité avoir chantée ou écrite ? « Laisse pas traîner ton fils », de NTM. J’ai toujours eu l’idée d’écrire ou chanter un texte pareil. J’ai grandi à l’ombre de l’amour de mon père. C’aurait été non seulement une chance pour moi d’éradiquer la douleur que ça m’a laissé, mais aussi un moyen de conseiller tous les pères, toutes les mères du monde à ne pas laisser (comme l’a dit Joe, star dans cette musique) leurs fils chercher ailleurs l’amour qu’ils devraient trouver auprès d’eux. Quelle est la chanson qui te calme? «We fly», de Phil Collins. Quand j’écoute ce morceau, quel que soit le degré, le tonnerre qui m’habite disparaît comme un éclair. Et je me laisse envoler avec la mélodie. La musique originale de film que tu aimes ? Celle du film « Gladiateur ». Malheureusement le titre m’est toujours inconnu. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai un comportement mélancolique, mais je me laisse toujours emporter par les sons tristes. La chanson qui t’a marquée ou qui te marque encore ? « After all », de Chicago. Elle est aussi la chanson préférée de ma femme. Au cours de notre lune de miel, on l’a écoutée plus d’une centaine de fois… Propos recueillis par Wendy Simon

A

l’occasion de ses 10 ans d’existence deux semaines après la réouverture des classes, le groupe musical Carimi vient en aide aux écoliers. En effet, la formation musicale « Bang bang » fera don de 1500 kits scolaires à 10 écoles de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon le manager de Carimi, Fritz Yacinthe dit Fito Farinen, ce sont des enfants démunis et des écoles qui n’ont pas beaucoup de moyens qui vont bénéficier de ces matériels scolaires (plumes, crayons, cahiers, instruments géométriques, etc). La distribution de ces kits scolaires se fera le mercredi 19 octobre prochain dans deux écoles du quartier de Bolosse, deux à St -Martin, une au Fort National, une à La Saline et une autre à Solino. D’après Fito Farinen, qui intervenait le jeudi 13 octobre à l’émission « Mizik Magik » sur Magik 9,100.9 FM, ces sacs sont actuellement en train d’être imprimés aux Etats-Unis avant d’être acheminés à Port-au-Prince. « Comme c’est dans le cadre de nos 10 ans d’existence, nous donnerons 100 sacs par école. Et sur ces sacs seront inscrits Carimi et un slogan sur l’éducation », a précisé le manager. Les musiciens du groupe, Richard Cavé, Michaël Guirand, Carlo Vieux, et le manager Fito Farinen, lui-même, participeront à ce programme. Le remake du show de Paris ? Comme ils l’avaient déjà annoncé dans certains médias de la capitale et sur de nombreux sites en ligne, les musiciens et responsables de Carimi décident de célébrer grandiosement leur 10ème anniversaire. En effet le 12 novembre prochain, le groupe sera en concert au Parc Historique de la Canne à Sucre. Et avec le support de son sponsor Digicel, Carimi transportera le show présenté le 1er octobre dernier à la première édition de Paris KonpaFest “Indies” 2011, au Zénith de Paris, à Port-au-Prince. Nu-Look, Princess Lover et Tina seront invités à ce concert.

Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)


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Demarco

en concert en Haïti Depuis le début de sa carrière à nos jours, Demarco compte plusieurs morceaux à succès à son actif. Mais en Haïti, le public a appris à apprécier les talents du chanteur, à travers le titre « I love my life », un dernier toujours placé en haut des playlist des DJs du pays. Rentré à Portau-Prince depuis ce jeudi, Demarco est venu délivrer sa marchandise et ainsi conquérir les cœurs encore réticents. Au cours de sa courte tournée, on le retrouvera trois jours de suite dans trois différents points de la capitale. Le vendredi 14, il sera au Ritz Kinam II, le samedi 15 au Parc Midoré, et ensuite le dimanche 16 octobre, il clôturera sa visite avec une prestation au Mango’s Lounge.

Comment a débuté sa carrière

Demarco, de son vrai nom Colin Demar Edwards, est originaire de la Jamaïque plus précisément de la ville de Portmore. Éclectique et touche-à-tout, Demarco est aujourd’hui un producteur, un parolier, un compositeur et un chanteur. Mais comme tout artiste, Demarco n’a pas toujours été au sommet, il a eu lui aussi un début et s’est forgé sa carrière. Très tôt, il s’est découvert une passion pour la musique. À 16 ans il quitte la Jamaïque pour New York; là-bas un ami lui apprendra à composer de la musique et à se servir du matériel. Par la suite, Demarco enchaînera plusieurs petits boulots pour pouvoir

se payer son propre équipement et se créer un petit home studio, où il fera ses débuts en tant que riddim maker. Le travail payé, l’artiste se fait progressivement un nom. Un ami le présente à Star Kutt Music , bo��te de production qu’il ne quittera plus et qui lui donnera les moyens financiers qui lui manquaient pour exploiter son talent. A partir de là, tout s’enchaîne très vite. Demarco travaille pour des grands noms aussi bien du hip hop que du dancehall, en passant par le R’n’B : Styles P, Elephant Man, Sean Paul, Olivia, Bounty Killer ... Parmi ces noms il a fait des intros pour les uns, écrit des lyrics pour les autres. Il est par exemple l’auteur de

Demarco

va faire le show !!! Demarco a atterri en Haïti le 13 octobre 2011. Pour Ticket, il a bien voulu répondre brièvement à quelques questions concernant sa mini-tournée en Haïti. Bonsoir, Demarco. Bienvenue en Haïti ! Est-ce ta première visite au pays ? Oui, c’est la première fois que je visite Haïti. Dis-nous, maintenant que tu es ici, comment te sens-tu ? Cela me fait beaucoup de bien de visiter un pays, si près de mon pays natal, mais aussi si différent. J’avais toujours voulu venir en Haïti, surtout après la tragédie de l’année dernière. « I love my Life » est un vrai succès. Dis-nous quelle est l’histoire derrière cette chanson. Ce n’était pas supposé être aussi énorme. Je n’ai jamais pensé que cette musique ferait ce grand boom mondial ! Mais cela a été une aventure merveilleuse. Je me sens vraiment béni par le Très-Haut. Dis-nous, tu vis à la Jamaïque et aux Etats-Unis ? Je passe plus de temps à la Jamaïque, mais cependant je fais beaucoup d’allers-retours entre Jamaïque et Atlanta. Demarco, tu as 3 dates planifiées pour Haïti. Est-ce que tu nous prépares 3 concerts différents ? Tout à fait ! J’ai préparé 3 spectacles différents pour les 3 concerts. Chacun de mes concerts sera distinct, à sa manière. Dis-nous, auras-tu des danseurs avec toi ? Hmm… Malheureusement, non ! Quel est ton prochain projet musical ? Je vais continuer de travailler avec des artistes tels que Beenie Man, Shaggy et bien d’autres. Suis-moi de près, le futur sera super intéressant ! Propos recueillis par Stéphanie André

«Warlord Reloaded» de Bounty Killer. Il pose également lui-même sa voix pour plusieurs combinaisons avec certains de ces artistes. C’est en 2005 que sa carrière prend un tournant décisif : il rentre en Jamaïque, bien décidé à conquérir (musicalement parlant) sa terre natale, fort de ses expériences passées. Il posera sur quelques riddims, souvent en featuring d’ailleurs, mais c’est 2007 qui sera l’année de la révélation ou de la reconnaissance pour Demarco. Plus concentré sur sa carrière de chanteur, son titre «I wonder» tourne en boucle et il place en haut des charts son «Fallen Soldiers». Il marque tous

les riddims sur lesquels il passe ; on ne l’arrête plus, on retiendra «Duppy Know Who fi Frighten» (sur le Shoot Out Riddim), «Gangsta Life» (Splash Out riddim),»Beautiful Lady», «Bad Man Court» (sur le m16 riddim), «Badda Dan Then» (sur le Teck Over Riddim), «Man a murderer» (featuring Style-P sur le Murderer riddim) et enfin un duo très réussi avec Elephant Man, «Our World». Demarco est un artiste de son temps qui s’efforce de travailler ses lyrics et met un point d’honneur à ne pas raconter n’importe quoi dans ses chansons, conscient de l’impact que celles-ci ont parfois sur ses fans. Bienvenue au pays, cher Demarco !!!


Hommage

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Une étoile

qui ne brillera plus Si l’on pouvait prévoir l’imprévisible, ou qu’on avait une quelconque emprise sur ce qui dépasse notre entendement ; que de malheurs on aurait évité… que de peines on se serait épargnées…

C

e dimanche-là, rien ne laissait deviner que ma journée se terminerait comme elle a fini. Installée dans mon lit, je me relaxais devant mon ordinateur portable en regardant Les Beautés Désespérées. Vers 9h:25 p.m., mon père m’annonce la nouvelle. « Tu sais, notre voisin d’en face, Youyou, il a eu un accident. Ah bon ! Quel genre d’accident ? ‒ Il a reçu deux balles au carrefour de l’Aéroport ». L’horreur. Le choc. Les Beautés Désespérées n’existaient plus. Le temps s’était figé entre le moment où la nouvelle m’a été annoncée et le moment où l’on m’a dit qu’il lui fallait du sang. Sans hésitation, je me suis chaussée au plus vite, puis je suis partie pour l’hôpital, convaincue que je pourrais lui être utile en lui faisant don de mon sang. 9h:50 p.m., j’arrive trop tard. Il est mort. En rentrant chez lui le dimanche 9 octobre dernier, Youkens Leroy, ce jeune artiste, ce partisan du bien, ce jeune travailleur social et amant de la vie, a trouvé la mort dans les salles d’urgence de l’HUEH suite à des blessures par balles au carrefour de l’Aéroport. Encore une étoile qui ne brillera plus… Encore une victime de ce pays dans lequel on est livré à soi-même.

Youkens, l’artiste

A le voir, personne ne penserait que Youkens Leroy est un artiste confirmé. C’était un jeune homme de théâtre, de grande valeur. Planch Sou Do, Haïti en scène, Ayiti Tchaka Dans, Aprosifa, Elroy Productions, Troupe théâtrale de la Pastorale universitaire… les associations culturelles dont il était membre et auxquelles il apportait son talent, son savoir-faire, sa passion et son amour pour cet art ne sont plus à compter. La scène et lui se retrouvaient toujours dans un corps à corps, pour sublimer son public l’instant d’une prestation. La première fois que je l’ai vu jouer, je ne le connaissais pas encore, mais sa performance m’avait bouleversée, tellement son jeu était bon. Les planches vibraient sous ses pieds quand il était pris dans le feu de l’action. Et c’était le cas pour la scène de la Télémax à l’époque de TicketMax Académie, concours qu’il avait remporté en 2006 avec sa troupe Planch sou Do dans la catégorie Théâtre. Il ne faisait pas que jouer les pièces , ils les écrivaient également. C’est d’ailleurs grâce à ses textes, arrangés avec d’autres membres du groupe, que la troupe a pu remporter le concours. Encore une corde à ajouter à son arc. Malheureusement, les textes conservés dans un fond de tiroir, les projets de livres à faire paraître, les pièces à mettre en scène n’ont jamais vu le jour et le verraient sans doute jamais le jour si son ami et frère de coeur, Eliézer Guérismé, n’avait juré de continuer son travail en hommage à sa mémoire, à son grand talent. Je lui souhaite beaucoup de cou-

rage et du succès dans son entreprise.

Youkens, le travailleur social

Quand il n’est pas sur les planches, Youkens est comme tout jeune de son âge. A 24, il avait terminé des études en travail social à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) et travaillait déjà sur son projet de sortie. Ce qui le passionnait le plus dans ce métier, c’est que grâce à cela, il aurait pu aider autant qu’il le souhaitait les pauvres, les gens démunis, les enfants défavorisés. Du reste, il avait commencé à le faire. En tant qu’animateur de la cellule psychosociale de l’OIM, son travail consistait à monter des ateliers avec les enfants dans les camps de sinistrés. Une façon de porter son soutien à ces jeunes victimes. C’est d’ailleurs en revenant de l’une de ces animations au T-Parc Rony Colin que des bandits lui ont tiré dessus inopinément. Ces collègues n’ont de cesse de témoigner combien son travail était apprécié ; combien ce collaborateur si dynamique leur manquera. Il en est de même de ses amis et des ses professeurs de la FASCH. La nouvelle est à peine croyable. On penserait plutôt à une grosse blague. Hélas ! C’était pourtant bien réel… trop réel.

Youkens, l’amant de la vie

Tous ceux qui l’ont connu ne peuvent parler qu’en bien de lui : « Youyou, c’était un saint », « Youyou, il n’y a pas plus sympathique que lui… il n’y a pas plus gentil et serviable que lui » ; que ce soit ses amis, ses parents, et même ceux qui ne l’ont connu que de loin. Comme moi. Il habitait en face de chez moi, et toutes les fois où je posais les yeux sur lui, il était toujours tout sourire. Plein d’entrain,

croquant la vie, la tête ailleurs comme s’il était tout le temps en train de rêver, de concevoir de nouveaux projets. D’un naturel taquin, il se faisait facilement des amis, était très ouvert et se mettait pratiquement jamais en colère, d’après les témoignages recueillis de ces proches. Se donner aux autres, être là pour ses proches constituait l’essence de sa personnalité. Et c’est ce qui fait qu’il laisse une empreinte majeure dans la vie de tous ceux qui ont eu à le côtoyer.

Youyou, tu es parti trop tôt …

En apprenant la nouvelle, cela m’a beaucoup affectée. Je dis partout, à ceux qui me demandaient ce que j’avais, que j’avais perdu un ami. Et c’est vrai. J’ai toujours senti que Youkens et moi auraient pu devenir de grands amis. Mais faute de temps, renvoyant sans arrêt mon envie de le connaître mieux, je laissais passer maintes occasions de me rapprocher de lui. Oui, j’ai perdu un ami, que je n’ai pas eu le temps de connaître, mais dont je porterai toujours la mémoire et le sourire dans mon coeur. Quand je repense que tu revenais à peine d’une tournée en Europe, à tes plans en perspectives, au tournoi auquel tu devais participer sous peu, à tes projets d’études, à tes rêves brisés dans leur coquille, à ton élan cassé en plein vol, à cette amitié qui ne prendra jamais vie, et à ton corps étendu, livide, privé de sa jeunesse et de tout ce qu’il ne connaîtra plus, mais qui aurait pu être sauvé si tu avais reçu les soins nécessaires à temps, je me dis que la vie est bien injuste. Oui, mon ami… tu es parti trop tôt. Péguy F. C. Pierre peguyfcpierre23@gmail.com

Digicel traduction par SMS Digicel a annoncé ce mercredi 12 octobre 2011 les détails du nouveau service «Digicel traduction par SMS », qui offre à la population haïtienne la possibilité de traduire les messages SMS du créole haïtien et d’autres langues en anglais et de l’anglais au créole haïtien et d’autres langues. En partenariat avec Transclick, Inc. les téléphones Digicel deviendront dans les prochaines semaines des traducteurs personnels offrant ainsi aux clients un moyen pratique pour communiquer et franchir la barrière de la langue à partir des téléphones mobiles en Haïti et dans le monde entier. C’est un service facile à utiliser, il suffit de composer *600# à partir des mobiles Digicel. L’inscription au service est gratuite et le coût par message est 5 Gourdes. Chaque nouveau numéro inscrit au service de traduction de Digicel SMS recevra un message texte de bienvenue dans la langue de l’utilisateur. Digicel vient de terminer une série complète de tests, lesquels comprenaient des essais effectués en temps réel par l’équipe en charge des produits. Robert Levin, PDG de Transclick, Inc., basée à New York, a dit ; «Transclick travaille en étroite collaboration avec Digicel depuis plus de trois mois pour mettre en place et soutenir ce service novateur. Toute l’équipe de Transclick est ravie de voir le service Digicel-Traduction par SMS mis à la disposition du peuple haïtien.» Maarten Boute, PDG de Digicel Haïti a déclaré ; «Le lancement du service de traduction par SMS de Digicel via la plate-forme de Transclick offre un moyen pratique de traduire rapidement des messages, nous sommes certains que ce service aura un impact déterminant sur la vie de nos clients en Haïti. » David Sharpe, le Directeur de développement de produits à Digicel commenta « Ce nouveau service va transformer la manière dont nos clients communiquent avec des gens qui ne parlent pas le créole haïtien et le français. Le partenariat de Digicel avec Transclick signifie que nous pouvons fournir la traduction en temps réel de façon simple et accessible partout en Haïti à ceux qui ne parlent pas ou qui n’écrivent pas en anglais et en d’autres langues étrangères. Nous sommes très reconnaissants à Transclick pour leur soutien et leur aide dans l’élaboration de ce projet et nous avons hâte de voir, ensemble, l’impact positif de ce service sur les communautés vivant en Haïti.»


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Beaucoup de rappeurs allemands voient en lui un aîné. Un modèle. La semaine dernière, lors des évènements à Heidelberg, ils étaient plusieurs jeunes vedettes du rap à se joindre à ses vieux amis rappeurs pour venir lui rendre un hommage appuyé pour son apport à la musique.

« Etranger dans son propre pays »

La torche haitiano-allemande

flambe D epuis quelques semaines, on ne parle dans la presse de Heidelberg et dans les sites de rap que de Torch, le célèbre rappeur allemand d’origine haïtienne, Frederik Hahn de son vrai nom. Ce remous médiatique autour de sa personne a à voir avec son « retour » sur scène, même si Torch n’avait pas tout à fait quitté le milieu du hip-hop (1) ; il n’avait fait que déserter quelques temps les feux de la rampe, sans véritablement délaisser sa passion du rap. Mais ce qui rend ce retour si médiatisé, c’est que Torch, neveu du poète haïtien bien connu Georges Castera, vient de fêter son 40è anniversaire, ce qui correspond grosso modo à ses 20 ans de scène. Profitant de cette date charnière, il a organisé à Heidelberg, sa ville natale, une série de manifestations culturelles autour du rap pendant une semaine.

Une occasion de parler du hip-hop et de ses débuts en Allemagne. Diverses activités ont été prévues : ateliers sur le rap, rencontres de break-dancers, graffitiparty et tours de la ville de Heidelberg, permettant de revisiter l’histoire du rap et de Torch à Heidelberg. Et bien sûr des concerts. Son célèbre album « Blauer Samt », sorti en 2000, épuisé depuis plusieurs années, est de nouveau sur le marché.  Pour comprendre tout ce remueménage autour de son nom et de ses activités, il faut se rappeler que Torch est celui qui, dans les années 80, a introduit le rap en Allemagne. Très jeune, il s’était découvert un penchant pour cette forme d’art vocal aux couplets rimés qui se débitent sur un ton très rapide. Torch n’avait que 15 ans lorsque « Afrika Bambaataa » (2) lui a décerné le titre de « roi Zulu » et « Overlord of Sound & Culture ».

Quelques années plus tard, il sera vite sacré « roi du rap » en Allemagne après la sortie en 1992 de sa première et célèbre chanson « Fremd in eigenen Land » (« Étranger dans son propre pays »), produite par « Advanced Chemistry », le groupe musical qu’il a créé en 1987 avec des copains partageant la même passion pour cette musique et le même vécu des biculturels : Toni-L (germano-italien) et « Linguist » (germano-ghanéen). Et maintenant, presque 20 ans plus tard, il est toujours une référence incontournable et son album « Blauer Samt » est considéré, lui, comme la référence par excellence du rap allemand. Depuis la récente réédition de cet album, les titres se multiplient dans la presse : il est tour à tour « chancelier du rap », la « légende du rap » et même le « pape du rap allemand ». Certains fans vont jusqu’à le nommer « le dieu du rap allemand ».

En tant qu’Haïtiano-Allemand, il a, dans sa chanson « Fremd im eigenen Land », vitupéré contre cette gangrène morale qu’est le racisme. Se sentant également visé, en dépit de son passeport allemand, dans la « chasse à l’étranger » (le « vrai » Allemand est, dans l’imaginaire collectif, un « Blond aux yeux bleus ») qui s’amorçait au début des années 90 à la suite de la chute du Mur de Berlin, le voilà parti sur ses grands chevaux de défenseur antiraciste, pour laisser éclater sa colère rythmée au son du rap contre ces « Néo-nazis » au crâne rasé, excités et dangereux. C’est cette chanson parue en 1992 (au moment où les Néonazis mettaient le feu aux maisons d’étrangers à Rostock, à l’est de l’Allemagne) qui l’a rendu célèbre. Car il s’était attaqué de plein fouet non seulement au racisme, à la xénophobie, à la discrimination, à l’intolérance, mais aussi aux faux discours politiques sur la difficulté, supposée, des « étrangers » à s’intégrer dans la société allemande. Ce n’est pas seulement avec ses chansons qu’il s’était engagé, mais aussi en participant à des débats à la radio et à la télévision sur le racisme et sur l’intégration des étrangers en Allemagne. C’est à ces occasions que le groupe « Advanced Chemistry » s’était toujours présenté comme un « éclaireur de conscience », et Torch, lui, comme la torche, le flambeau qui éclairerait la pénombre du manque d’ouverture et de l’obscurantisme, afin de montrer le chemin à ceux qui connaissent les mêmes difficultés d’acceptation, notamment la minorité noire allemande. « En avançant dans le noir, une torche en mains ». Mal dans leur peau dans une société qui les considère volontiers comme des « étrangers » alors qu’ils ont la citoyenneté allemande, les Afro-Allemands – tout au moins ceux qui assistaient aux concerts de Torch– avaient pleuré d’émotion. Les munitions du poète rappeur, c’étaient le verbe dénonciateur et les textes de loi allemands qui interdisent toutes formes de discrimination qu’il brandissait à tous les coups. Cette vocation moraliste et pédagogique a valu à « Advanced Chemistry » de devenir « la mauvaise conscience du rap allemand ».

« Le velours bleu »

«  Blauer Samt », le seul album solo de Torch, qui a connu un énorme succès dès sa sortie en l’an 2000, est sa marque de fabrique. Dans cet album, Torch, qui confie dans une chanson que les repas haïtiens préparés par sa mère (Nathalie Hahn-Castera) sont, pour lui, « source d’inspiration », devient plus intime. A côté de la critique sociale (la violence et le sexe, le monde en feu) déjà présente dans ses premiers textes, et de sa dénonciation de la dépendance à l’argent (« Blauer Schein », « Billet bleu »), il nous parle désormais d’amour et de ses propres expériences (« In Deinen Armen », « Dans tes bras »). Il se lance aussi dans des réflexions philosophiques sur les choses de la vie, l’avenir (« Morgen », Demain), sur lui-même : (« Wer bin ich ? », « Qui suis-je » ?), sur son enfance, sur son origine prussienne et haïtienne ; bref sur son identité, etc. C’est ce qui a peut-être porté le critique d’art, Eberhard Doble, à voir dans ses thèmes à la fois une « raison de vivre » et une forme de « thérapie personnelle ». Lors de la sortie du CD, Frederik Hahn avait récolté les éloges de la critique et même du côté de ceux qui, habituellement, ne regardent le rap que de très haut. La raison, c’est que sa production n’était pas que débit accéléré de mots violents propres à conforter les jeunes en révolte dans leur pulsion autodestructrice, ni une incitation à la seule


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recherche des plaisirs et de l’argent. Son secret, c’est d’avoir évité, à la différence de certains de ses congénères, de tomber dans l’excès verbal, la légèreté ou la superficialité en choisissant plutôt d’adjoindre aux couplets rimés, qu’il égrène avec passion, de la poésie et une réflexion profonde sur le social, le sens de la vie et la condition humaine. Ainsi l’adhésion quasi-collective à son style n’a pas souffert d’hésitation. Ses textes chantés sont d’une facture poétique tellement soigneuse et d’un fond philosophique si indéniable qu’ils n’ont pas manqué de forcer l’admiration de plusieurs, dont celle du grand chansonnier, compositeur et poète allemand Wolf Biermann (déchu de sa nationalité par l’ancien régime communiste est-allemand pour « dissidence »). Dans un article intitulé « Das Kind sitzt nackt im Schneesturm » (l’enfant est assis tout nu dans la tempête de neige) paru le 8 novembre 2000 dans le quotidien « Die Welt », Biermann écrit : « Il existe un jeune poète allemand qui s’est établi comme rappeur et que j’admire autant que je méprise les farceurs sans intérêt aucun et les comédiens idiots de la société de plaisir petite-bourgeoise. Il s’appelle Frederik Hahn et se nomme Torch, un mot anglais. Cela veut dire torche ou lampe de poche, peu importe.

Ce Torch est de toute façon une lumière pour l’Allemagne quand il débite son rap. Pourquoi ? Parce qu’il arrive à trouver les mots justes pour dire en quoi consiste notre identité aux yeux du monde et à nos propres yeux. »

A côté de Goethe, Schiller et Brecht

Autre hommage digne d’être retenu: le texte de la chanson « Etranger dans son propre pays » a été reproduit dans un ouvrage de l’édition « Reclam » à l’usage de l’enseignement sous le thème « rap » dans les écoles. On le retrouve aussi dans un livre de la maison d’édition « Langenscheidt » (« Moment mal »), destiné à l’apprentissage de l’allemand pour les étrangers, ainsi que dans une brochure accompagnant une exposition qui a eu lieu du 16 octobre 2009 au 21 février 2010 à Berlin, au Musée Historique, sous le titre de : « Fremde ? » (« Etrangers ? »). La vidéo de la chanson de Frederik Hahn et de ses amis faisait partie intégrante de cette exposition et le public pouvait, en pressant un bouton, la regarder et l’écouter. Dans un cahier intitulé « Ballades » à l’usage des lycées paru chez Friedrich en 2009, le texte « Flammender Ring » tiré de l’album « Blauer Samt » est reproduit aux côtés de ballades de grands auteurs allemands tels que Goethe, Schiller, Hölderlin et Brecht etc. Cette année, Torch a

été invité à l’Université de Tübingen pour parler de ses textes et de sa musique dans le cadre d’un séminaire.    On voit bien que son nom n’est pas lié seulement au rap et au freestyle (il a animé de 1993 à 1994, la première émission allemande du hip-hop, « Freestyle », sur la chaîne de télévision « Viva »). Il va au-delà de ce cercle. On le connaît aussi au niveau international sous le pseudonyme « DJ Haitian Star » comme disjockey. Comme fondateur d’une firme de production musicale, « 360° Records ». Comme artiste formateur. Comme membre de « Brother Keepers », une association qui lutte contre le racisme. Torch semble avoir tout pour lui : aisance poétique, consistance thématique, présence scénique et endurance. Depuis 2006, il s’était un peu retiré en Suisse où il vit avec son épouse, Manuela Friio, à qui il a dédié cette magnifique chanson d’amour, « In Deinen Armen » (« Dans tes bras »). Là-bas, il a aussi joué, mais cette fois au père de famille dévoué ; leur premier enfant, Javin, a eu récemment 2 ans. Ce retrait était plutôt factice, puisqu’il n’arrêtait pas de faire la navette entre la Suisse et l’Allemagne. Pas plus tard qu’à la suite du tremblement de terre qui a secoué Haïti, le pays de sa mère, il a encore eu recours à la scène pour récolter des fonds en faveur des vic-

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times. Avec l’association « Marasa » qu’il a vite créée à cette fin, il a organisé, avec le concours de son ami rappeur Toni-L et d’autres artistes, plusieurs concerts bénévoles en Allemagne comme en Suisse. Usant de sa notoriété, il a su collecter des fonds pour en faire don à des écoles ainsi qu’à des associations très engagées dans le domaine éducatif en Haïti, dont « Haïti-Care ». Mais que réserve le retour de Torch, se demande-t-on ? Quelqu’un sur la toile, probablement un fan, a trouvé une réponse plus qu’optimiste : « Torch est en vie, il existe et il continuera encore à écrire quand bien même la plupart des rappeurs auront déjà disparu de la scène ». Huguette Hérard

Note de la rédaction:

Le hip-hop, univers recouvrant le rap, le break dance, le graffiti et le dj-ing « Afrika Bambaataa », né le 10 avril 1957, de son nom Lance Kahyan Aasim est un disjockey du hip-hop new-yorkais depuis les années 70 et fondateur de l’organisation mondiale «  Nation Zulu  ». Il s’était fortement engagé, en collaboration avec d’autres musiciens des membres de la «  Nation Zulu  », contre l’apartheid, les guerres et la défense de l’environnement.

go » bénéficie d’un vidéoclip. Slim Zoe voulait prouver à tout un chacun ce qu’il vaut. Est-ce pour cela qu’il s’est détaché de son groupe. Il avoue que ce qui le différencie des autres rappeurs de la tendance reste son courage d’avancer et sa détermination de vouloir briller seul. Après la sortie de son 1er track solo, « Pase alimèt », Slim Zoe nous informe que son mixtape, « Sa k’ gen la », ne tardera pas à venir. Il caresse le désir d’insérer vingt-deux morceaux sur ce mixtape qui sera cuisiné au Digital et Piwo Records. Les tracks « All my niggaz’up », « Sasa esa », «Ansanm n’ap monte », « Comme d’habitude », « Sòbèbè » sont déjà terminés. Slim Zoe se garde de nous dire les noms des artistes qui contribueront à la matérialisation de son projet. Entièrement dédié à la rue, ce mixtape brossera des réalités de la vie commune, le social, le divertissement et autres.

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e concert avec les artistes The Way et Nickson, le jeune rappeur Jhonson Saintfleur dit Slim Zoe a récemment sorti un nouveau track. Intitulé « Pase alimèt », ce morceau de trois minutes a été enregistré au studio « Digital Vision ». Des vers de ce produit laissent entendre que Slim Zoe se voit comme l’allumette qui a enflammé le rap. Malgré les justifications du principal géniteur de « Pase alimèt », le boulever-

«Slim Zoe» met dife sement syntaxique du track empêche à certains de cerner son idée mère. Toutefois, l’enchainement de quelques phrases de ce produit est un peu amusant et permettra, peut-être, à ce morceau de gagner des fans à la cause de Slim Zoe. Autre que certaines stations de radio, le track « Pase alimèt » est disponible sur presque tous les sites rap du pays, particulièrement saselman.com. « Pase alimèt » n’a pas encore de vidéo, et l’idée de faire tourner ce track sur nos petits

écrans n’est pas écartée par Slim Zoe. Saintfleur Jhonson n’est pas à son coup d’essai. Il a fait ses premiers pas dans le rap en 2003. Il a roulé sa bosse au sein des groupes « Project’s MC’s », « F.G Click », avant de fonder son groupe G-Hood. Slim a durement travaillé avec les autres membres du groupe, et le fruit de leur travail a permis aux track « Mayi a kwit », « Men rap » et « Let’s go » de voir le jour. Contrairement aux autres track susmentionnés, la composition « Let’s

Actuellement, Slim Zoe est en train de charpenter une stratégie qui lui permettra d’agrandir sa popularité en distribuant ses produits et en livrant des prestations un peu partout sur sa terre natale. Il convoite le marché international, bien qu’il préfère prendre son élan artistique dans son pays. A défaut d’impondérables, son mixtape sortira à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine. Les principaux supporteurs de ce mixtape restent Big Marshal, Piwo Records, Scorp G-Hood, Digital Vision, etc. Il remercie les supporteurs de son track « Pase alimèt » : Juno7, Genio509, Scorp, Delpe boo, Jounal Rap Kreyòl, Marina 107, Ronito, Eliacim, RAR, Marshal, Piwo Record, Laloi Mario, DBA, Saselman. com, Tanpare, Pikan de RockFam Lame a. Il souhaite l’union des rappeurs pour la progression du rap. Slim Zoe pense que cette tendance ne peut fonctionner sans « beef ». En revanche, il soutient que ce « beef » ne doit pas affecter le rap sur le plan péjoratif, ni poser une interruption à son fonctionnement. Wendsy Simon


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artistes préférés restent Emeline Michel, Beethova Obas, Dieudonné Larose, Joël Théodore, Théodore Beaubrun Junior dit Lòlò ; Dr Dre, The Game, Saigon, Jay-Z, Busta Rhymes, Denzel Washington, Jennifer et Morgan Freeman. Côté sport, il est fan de Ronald Agenor, Leonel Messi et Batistuta. Pour l’instant, Episode travaille à la matérialisation de plusieurs projets tels : l’album de son groupe I.L Click, l’album du rappeur Abojah (qui doit sortir l’année prochaine) et autres. Sans oublier sa famille, la gestion de ses clients et de son studio d’enregistrement, « Brak Record », qui restent ses principales préoccupations. Il estime que jusqu’à date, beaucoup de ses confrères beat makers et rappeurs font du rap pour leur survie. Une situation qu’Episode critique ouvertement, puisque, selon lui, il incombe à l’artiste de dégager ses sentiments dans ses œuvres. Détestant l’hypocrisie et la haine, Episode reçoit les artistes de n’importe quelle zone à son studio.

Episode QuickBeatz

Une série de créativité rythmique

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on véritable patronyme, Marcellus. Né à Port-au-Prince le 7 décembre 1983, Widelin a.k.a Episode Quickbeatz dirige le studio « Brak Record » depuis un bail. Son enfance a été bercée par la musique, puisqu’il a appris cet art durant ses études classiques, et il a fait connaissance avec le piano. Les normes de sa famille chrétienne l’ont contraint d’intégrer des groupes de chant de son église. Sur demande de sa grand-mère, son petit frère Carl-Hendy et lui avaient l’habitude de chanter dans des festivités ecclésiastiques dans l’édifice destiné à l’exercice du culte de son assemblée. A en croire Episode, le public de son église

aimait ses prestations, mais ce qui attisait le plus sa joie de jouer reste les compliments de ses trois frères et deux sœurs. En 2008, plus précisément au cours du mois d’octobre, ce passionné de la musique a raflé le 2e prix d’un concours de musique organisé par l’ambassade du Canada. Contrairement au reste de la famille du beat maker qui n’avait aucun problème avec sa carrière artistique, sa grande sœur voulait qu’il soit cardiologue ou avocat. Un souhait qu’elle ne verra jamais s’accomplir, car Episode se sent non seulement à son aise dans ce qu’il fait, mais il n’abdiquera pas à son choix, nous a-t-il confié. Affectueux, compréhensif et tolérant,

ce natif du Sagittaire a effectué ses études classiques et universitaires dans les institutions Sainte-Trinité, Frères Ardouin, C.E.S, Leo Defay, avant de rentrer à G.O.C. dans l’intention de devenir ingénieur. Malheureusement, des problèmes d’ordre majeur l’ont empêché de boucler ses études universitaires. Par défaut, Episode est agressif et jaloux, mais pour ses proches, il incarne un optimiste qui aime le progrès et les nouvelles technologies. Possédant un penchant démesuré pour le gris, le bleu le noir et le blanc, les principaux loisirs d’Episode sont la musique, la lecture, le basketball et le football. Quoiqu’il vit dans le milieu des rappeurs et produit pour l’ascension du rap, ses

« Fòk nèg yo vann sa y’ap viv yo ak tout sa ki enspire yo. Paske mizik se vini sa vini, ou pa al chèche l’. Se sa k’ fè anpil nan atis nou yo fè sa moun  fè deja. Pou mouvman an mache byen, fòk rapè ayisyen yo degaje sak vini an epi, fòk yo travay ak tout yo menm », soutient Episode. Malgré la défaillance actuelle du mouvement hip-hop, Episode nous avoue qu’à 80 %, son studio et son travail de beat maker restent son seul gagnepain. Ainsi, il arrive à supprimer les exigences de son quotidien, à se procurer le nécessaire et à aider sa famille. L’artiste aimerait que ses frères de race restent positifs et accordent plus d’importance à ce qu’ils entreprennent. Croire dans ce que nous faisons est l’une des règles vitales que ce dernier partage à tout un chacun. Il informe à ses fans qu’il ne cesse de travailler pour leur satisfaction et gagner d’autres fans à sa cause. Dans l’espoir de concrétiser son rêve de devenir le plus grand producteur mondial, Episode continue de travailler afin de donner aux rappeurs des beat à casser la baraque. Wendy Simon

Haïti Poker Tour le club au service de vos méninges Le vendredi 30 septembre passé, un nouveau club a été inauguré à Pétion-Ville : le  Haiti Poker Tour. Il s’agit d’un club privé du jeu très prisé, Texas Hold’em Poker ; un jeu de poker aussi, mais en plus compliqué. Menée par Jean Marie Plantin et Continy Aridou, cette soirée d’inauguration a été marquée avec le lancement d’un tournoi gratuit, pour tous ceux qui se passionnent de ce jeu. Une innovation dans son genre.

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omme susmentionné, le Haiti Poker Tour est un club privé (mais ouvert au public) qui veut lancer en Haiti les jeux cérébraux. Par jeu cérébral, il faut entendre les jeux psychologiques qui exigent d’être un stratège, d’avoir une grande concentration, une grande capacité à pouvoir user des processus mentaux, afin de réussir à battre son adversaire. Et pour le faire, les responsables du club ont choisi de commencer par le Texas Hold’em Poker. A première vue, on penserait qu’il s’agit du poker habituel ou de l’un de ces jeux auxquels on devient accroc. Pourtant, le Texas Hold’em Poker est bien plus que cela. Avec des règles plutôt simples mais bien différentes, ce jeu nécessite toutefois autant de stratégies et de bon sens qu’au jeu d’échecs. A priori, il est accessible à tous. Ceci explique en partie le lancement de ce championnat qui a ouvert le club au grand public et qui sera tenu tous les lundis. Pour y participer, il faut être âgé de 18 ans et plus. Des frais

de 2000 $HT haïtiens seront réclamés de l’intéressé, et une partie peut compter jusqu’à 60 participants. Le vainqueur gardera 80% de la somme gagnée, et les autres 20% reviendront au club. Par ailleurs, M. Jean-Marie Plantin, en répondant à nos questions, explique que le but est également de découvrir le champion qui ira représenter Haïti au WSOP ou WTT ; ces joutes internationales qui ont lieu chaque année aux Etats-Unis ou en France, et au cours desquels on peut gagner jusqu’à U$12 000 000. Ainsi, pour dénicher cette perle rare, les responsables comptent, d’ici à la fin de cette année, trouver un champion. En effet, une autre épreuve sera organisée en décembre afin de trouver celui qui ira représenter Haïti. S’il est vrai que ceux qui sortent gagnants lors des concours du lundi pourront pratiquement être qualifiés d’office (ce n’est pas encore sûr), la compétition sera quand même ouvert au grand public. Souhaitant aussi offrir une prime, c’est dans cet objectif que les responsables de l’HPT cherchent des

sponsors pour supporter l’initiative. Une fois que ce sera fait, les frais de $US 10 000 qui donnent le droit de participer au WSOP seront pris en charge par le club. Monsieur Plantin pense que trouver des encouragements et encore plus de gens à s’intéresser au Texas Hold’em Poker n’a rien de futile. Selon lui, c’est un jeu qui, une fois bien maîtrisé, peut même aider dans la vie courante, parce qu’il est très psychologique. Il pousse à réfléchir, à mieux se positionner dans la vie et à bien user des cartes que l’on a en main suivant la situation dans laquelle on se retrouve. Le responsable de l’HPT connaît déjà pas mal de gens, parmi eux de grands joueurs, qui s’y adonnent, et voudrait attirer encore plus d’adeptes car cela va au-delà d’un simple passe-temps. Mais en dehors de ce premier but, un second encore plus noble se dévoile.

Les gains récoltés lors de ces challenges serviront la cause des enfants démunis à travers la fondation Haïti Famille et Grandeur que tient Jean-Marie Plantin. Venant en aide à plusieurs familles dans le besoin, cette fondation s’assure de la prise en charge des soins de santé, des frais de scolarité et du parrainage des enfants depuis près de dix (10) ans déjà. Nous leur souhaitons vraiment du succès dans cette voie. Quand au Texas Hold’em Poker, ses amants et adeptes ont à présent un lieu culte où se retrouver. Pour ceux qui veulent s’y initier, vous êtes attendus à la rue Lambert, angle impasse Saint-Surin et rue Lamartinière. Bonne chance à vous ! Péguy F. C. Pierre péguyfcpierre23@gmail.com


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Richie & Gazzman album et/ou groupe musical ?

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ichie, batteur et maestro de Zenglen et Gazzman Couleur, chanteur et propriétaire de Disip, vont-ils fonder effectivement un groupe musical ensemble comme le laissent entendre certains médias de la capitale ? En tout cas, depuis que Richie avait émis ses opinions sur Disip et sur son projet d’album avec Gazzman sur le site en ligne Kompamagazine, ses déclarations ont fait l’objet de beaucoup d’interprétations et commentaires par les intéressés du showbizz haïtien. Le lundi 10 octobre 2011 encore, on pouvait entendre à Plateforme Magik, sur radio Magik 9, 100.9 FM, que, de sources sûres, Richie et Gazzman seraient sur le point de mettre sur pied un nouveau groupe tout en évitant la dislocation de Zenglen et de Disip. Interrogé le mardi 11 octobre par Ticket Magazine, Jean Hérard Richard a.k.a. Richie dément les informations selon lesquelles il va fonder un nouveau groupe musical avec Gazzman. « Je sais qu’il y a des producteurs qui sont intéressés à produire, financer un album conjoint Richie/Gazzman, bien qu’il n y ait rien de concret actuellement, mais il n’a jamais été question pour moi de monter un nouveau groupe avec Gazzman. Ils ont même suggéré de faire une tournée nationale Richie/Gazzman après la réalisation de cet album pour éviter les erreurs de l’album « Yo Remele » Richie & Gracia. Peut-être que ce sont ses produc-

Emmanuel Louis à l’affût de succès

au Best New Talent Awards Le bicolore haïtien, une fois de plus, sera en lice au « Best New Talent Awards » du 15 au 19 novembre prochain. Une quinzaine de mannequins haïtiens, présélectionnés au casting de « Grave Couture » - une agence locale - se mesureront à des compétiteurs étrangers à travers cette nouvelle édition de chasse aux talents qui se tiendra aux États-Unis, en Californie. Âgé d’une vingtaine d’années, Emmanuel Louis, passionné de la mode, est de ceux qui, dans la catégorie mannequinat, auront à représenter Haïti à ce prestigieux concours international. Etudiant en haute couture chez Viviane Gauthier et artisan de bonne pointure, ce jeune talent, après s’être fait remarqué aux côtés des mannequins d’Harry Lafond et dans de David André et de Michel Chataigne, envisage de propulser sa carrière au-delà des frontières. Sorti de « Runway » il y a environ deux mois, Emmanuel, optimiste et dévoué, s’arme pour un succès éclatant au « Best New Talent Awards ». Son échec au processus de participation à l’édition l’an dernier raffermit sa motivation à réussir coûte que coûte sa première participation à ce concours. « Représenter Haïti sur la scène internationale est un privilège et un honneur », soutient Emmanuel, en référence à cette opportunité qui ouvre une nouvelle page dans sa carrière artistique. Cependant, pour une bonne préfiguration, il compte sur le

soutien du peuple haïtien, les médias et sponsors de la place. En dépit du fait que le mannequinat est perçu comme un cercle vicieux où les débouchés se font généralement sur la base de compromis, Emmanuel croit que « ce secteur d’activité est d’une importance capitale dans la société, c’est une vision qui nécessite des labeurs patients, de la conviction et du courage ». « Je n’aurai aucun répit avant d’avoir contribué à épanouissement du mannequinat haïtien et brillé de mille feux sur la scène internationale », ajoute-il. Ainsi donc, il s’embarque à cœur joie vers de nouveaux horizons, pour de nouveaux succès. A tous ceux et celles qui souhaiteraient encourager ce valeureux mannequin et apportez sa pierre dans la promotion de la culture haïtienne, contactez Emmanuel Louis dans le plus bref délai au (+509 3422-9511) ou à louisemmanuel34@yahoo.fr. Dimitry Nader Orisma

teurs, favorables à un tel projet, qui seraient derrière tout », a déclaré Richie. Le maestro invite les musiciens et fanatiques de Zenglen au calme. Cependant, est-ce que les 14 ans passés à Zenglen peuvent empêcher à Jean Hérard Richard dit Richie de former un nouveau groupe sérieux avec Gazzman Couleur ou de lancer un autre mouvement  Concernant ce sujet, il n’a pas été possible de contacter Gazzman Couleur. Toutefois, l’un de ses managers et investisseurs du groupe Disip, Patrick Fabre, nie que Gazzman aurait l’intention de fonder un nouveau groupe avec Richie. « Je sais qu’ils feront un album conjoint mais pas un groupe musical ; d’ailleurs, Disip joue souvent, et nous sommes en train de planifier beaucoup de choses », a lâché Patrick Fabre. Rappelons que les deux hommes, Richie et Gazzman, ont déjà collaboré sur de projets différents, notamment en 2005, dans « Ou se », sur l’album « Happy 50 Le Konpa » de la superstar maker (Richie), et en 2008 sur l’un des volumes du projet Gospel de Ti Baby, en interprétant conjointement « Problem yo » des Christophiles de l’Evangile. Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)


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10ème anniversaire ANMH au Karibe Convention Center le 12 octobre 2011

Richard Frantz Duval, Rotchild Franïcois Junior, ranWidmaer, Lilianne Pierre-Paul, Hérold JeanF s Arun nger, Berla old Léop vet, çois, Max Chau Colin et Bellevue, Fritz Joassin, Mariau Viau, Rony Denis rt Robe

Max Chauvet, Pierre Robert Auguste, Patrick et Carl Labossière

Moussignac

r de rnet Henri, recteu nis entourée de Ve De au me Co li s ga Ma shomme t d’Haïti et Fritz De l’Université d’éta

Brégard Anderson, Jura et Himler Rébu

Le chanteur Kephny Eliacin et ses amis musiciens

Milena Chandler,

Eddy Renaud, Joel

ald Lubin

Widmaer et Régin

L’a

Vlavimir Fardin, Sylvie Castera et Wlliam Mc Intosh

ais Didier Le Bret mbassadeur franç

et Max Chauvet du

Nouvelliste

Guyler C Delva, Lilianne Pierre-Paul et Valéry Numa

Mme Chancy (Radio Télé Superstar), Mme Borges (Radio Télé Guinen), Mme Denis (Canal Bleu), Mme Jean-François et Christine Jacques Coupet

Rotchild Jean Françcois et Frantz Duval


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Votre Ticket Santé

Ces petits maux auxquels il faut prêter attention

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ne douleur ne doit jamais être prise à légère, parce qu’elle est toujours le signe annonciateur d’un mal quelconque. Toutefois, il y en a qui sont plus alarmistes que d’autres. Cette liste des quelques douleurs courantes, auxquelles vous n’accordez pas souvent d’importance, vous sera sans doute utile à l’avenir.

Une affliction à la poitrine

Contrairement à ce que l’on pense généralement, les maladies cardiovasculaires sont aussi courantes chez les femmes que chez les hommes. C’est d’ailleurs l’une de premières causes de décès. Une douleur à la poitrine ou dans tout le haut du corps, le souffle court sont des symptômes qui devraient vous mettre la puce à l’oreille. Une douleur à la poitrine Des élancements dans la dent peuvent vouloir dire que le nerf dentaire s’est altéré ou que la nacre et l’émail se soient abîmés. Le plus tôt que vous verrez un médecin serait le mieux. Sinon, les bactéries qui sont dans la bouche iront attaquer les nerfs et la douleur deviendra plus atroce.

Des maux de ventre répétés

Chez une femme, une impression de transpercement du côté droit dans le ventre est souvent associée à une crise d’appendicite. Il est préférable de prendre rendez-vous chez le gynéco afin d’établir les faits, car un kyste ovarien peut être la source du même symptôme.

Des douleurs dans le dos

Rien de plus banal. Surtout après des efforts inhabituels (exercices à la gym, soulèvement de poids lourds, etc.) Généralement, la douleur disparaît à l’absorption d’un anti-inflammatoire. Mais si le problème persiste, accompagné de fourmillements dans les orteils, consultez au plus vite un médecin. Car il se peut que le nerf spinal soit compressé par les anneaux placés entre les vertèbres.

Une jambe douloureuse et gonflée

Si votre mollet est très enflé, douloureux et très rouge, ce n’est pas la peine de le masser. Il est possible qu’une thrombose veineuse - caillot sanguin coincé dans les veines - se soit formée. Voyez votre médecin aussitôt parce qu’il y a risque que le caillot monte jusqu’aux poumons ; ce qui provoquerait un dangereux problème d’oxygénation. A première vue, ces maux semblent

bien banals. Cependant, les laisser perdurer pourrait entraîner des conséquences à court ou moyen terme. Il vaut mieux donc prendre les devants, car prévenir

vaut toujours mieux que guérir.

désigne un type de jeans. Ce type de jeans est souvent porté avec les tennis « supra » ou d’autres tennis du genre. Le pourquoi ? C’est uniquement parce que ces jeans moulants ne cachent pas la beauté des tennis portés par son propriétaire. Ensuite, dépendamment de la grosseur de la personne qui porte le jeans, il lui sera facile de le porter sans ceinturon. Une façon pour ces personnes de laisser le « zo skini » sur la pointe de leurs fesses. Les bredjenn, les fils de la rue, certains rappeurs et chanteurs compas, les marchands d’habits savent de quoi nous parlons. Non loin des ruines de la Cathédrale de Port-au-Prince, à l’angle

de Delmas 33, au rond-point de PétionVille, à « Lakou New York », au marché de Tabarre, au marché de la Croix-desBouquets, ou dans d’autres points de vente des habits, les « zo skini » sont omniprésents. S’il vous arrive de vouloir acheter un jeans serré dans les rues ou entre les mains d’un marchand ambulant, faites-vous passer pour un habitué, dites-lui d’un ton ferme : « Ban m’ wè zo skini w’ yo ! » ou bien « Vann mwen yon zo skini » !

Péguy F. C. Pierre peguyfcpierre23@gmail.com

Lexique

des «bredjenn»

« Zo skini » Pris à sa juste valeur, chaque mot se veut un assemblage d’épigraphes d’horizons divers renfermant une charge sémantique. Pour faire de beaux vers, embellir leurs produits ou véhiculer un message propre à leur milieu, les principaux acteurs de la tendance rap (rappeurs et DJ) apportent souvent de nouveaux mots dans notre vernaculaire. Ainsi, dans la rubrique « Lexique des bredjenn » de cette semaine, nous vous présentons la suite de monèmes «Zo skini».

B

ien avant son évolution dans notre langue maternelle, le mot « zo » avait différentes connotations. Selon la situation de communication, plus précisément en anatomie, le « zo » de notre créole renvoie à un organe blanc, dur et solide de l’homme et des animaux vertébrés. Ce dit « zo » fait partie de la charpente du corps, il soutient et protège les organes mous. Ainsi, dans ce contexte, « zo » est synonyme de « os ». Prenons en exemple cette phrase : « Alain Possible tonbe, zo l’ kase. »  Au niveau du divertissement, le « zo » désigne un petit cube servant dans différents jeux dont chacune de ses six facettes présente des points allant de un à six ou des figures. Synonyme de « dé », on retrouve ce « zo » dans les casinos ; on l’utilise pour le bingo, sur les tables des jeux ambulants dénommés « aza ». On le retrouve aussi dans un autre jeu de la société haïtienne appelé « lido ». Un peu plus loin, munie d’un « e » final, ce même « zo » engendra « zoe ». Un thème polysémique que beaucoup

d’entre nous utilisent de manière appropriée au message véhiculé. Pour les durs à cuir, comme le rappeur Black Dada et autres, le thème « zoe » porte la définition de ce qui est résistant. D’où son single « I’m a zoe ». Ou encore, en ce qui concerne les publicités, les meubles, les appareils électroménagers, les voitures ou autres, « zoe » signifiera ce qui est bon. Exemple : « Ou wè reklam Bicha a man ? Zoe reklam brother »! «Monchè, m vle achte yon zoe Toyota pou desanm nan dread». Mettons l’emphase sur le mot « skini » maintenant. Emprunté à la langue de Shakespeare, le monème « skini » est une déformation du mot « skinny ». Sans y aller par quatre chemins, dans ce contexte, « skinny » désigne ce qui est maigre, fin, mince, etc. Dans ce cas, il se pourrait que certains qualifient de « zoe skini », les « sexy ladies ». Un bémol joué en faveur des sexy car elles sont très en vue. Ca marche, mais si vous le voyez ainsi, détrompez-vous, car vous êtes encore loin du compte. Cela vous paraîtra sûrement bizarre, mais dans le parler de la rue, « zo skini »

Wendy Simon


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Des livres qui ont marqué…

Lyonel Trouillot « Les livres peuvent se diviser en deux catégories : les livres du moment et les livres de toujours », disait John Ruskin. Il ne croyait pas si bien dire, car les livres, quels qu’ils soient, laissent toujours une empreinte sur le lecteur. Il en va de même pour les grandes personnalités de ce monde, et ceux de chez nous n’en sont pas exempts. Suivez dans cette rubrique tous les jeudis, trois des grandes oeuvres qui les ont marqués ou qui ont peut-être changé leur vie. Poète, écrivain, professeur de littérature, journaliste, critique, parolier… Antoine Lyonel Trouillot est bien l’homme aux mille talents. Pour lancer cette nouvelle rubrique, il a été la première personnalité contactée, et il a accepté de nous livrer de bon cœur le secret des livres qui ont marqué sa vie. « Trois livres? Difficile de s’arrêter à trois. Chaque âge a ses livres. Et, les livres, il en est qu’on croyait avoir oubliés qui s’imposent sournoisement et viennent prendre la place d’autres que l’on croyait sacrés. 

Gouverneurs de la Rosée (1946), Jacques Roumain.

Les Chants de Maldoror (1869), Isidore Ducasse alias Comte de Lautréamamont.

Là où la littérature assume sa dimension expérimentale, rompt avec les horizons d’attente du lecteur, embrasse tout, bouscule tout, explore tout, ne concède rien aux conventions. Quand on pense que c’est écrit par un jeune homme de vingt ans, on s’incline devant cette oeuvre géniale et informe, géniale dans son parti pris d’une écriture insolente, essayant à chaque mot de franchir les limites que l’on voudrait lui imposer. Maldoror, c’est l’homme dans ce qu’il a de pire, mais aussi dans son devoir de révolte. Et sur le plan de la forme, ce mélange du récit et de la poésie que beaucoup d’écrivains tenteront plus tard avec moins de réussite. Les chants de Maldoror, déroutant, improbable, pas pour lecteurs formatés. Mais j’aurais pu citer aussi « Last exit to Brooklyn » de Hubert Selby. Ou « L’Espace d’un cillement » de Jacques Stephen Alexis, ou « Les Fleurs du mal » de Baudelaire, ou encore « L’automne du patriarche » de Gabriel Garcia Marquez. Finalement, c’est un exercice bien difficile que de choisir les livres qu’on préfère. C’est moins simple qu’avec les humains... »

Les raisins de la colère (1939), John Steinbeck (prix Nobel et Pulitzer).

Les images qui m’en restent sont fortes : le malheur poursuivant une famille ; la condition des travailleurs agricoles ; cette scène à la fin dans le train, cette femme qui donne ce qu’elle a de plus précieux, de plus intime, pour sauver une vie, peut-être. C’est plus qu’un livre. Pour moi, c’est un repère. Je suis fidèle au propos humain et au réalisme de cette œuvre. Ils font partie de moi, me façonnent, en quelque sorte.

ter (l’héroïsme christique, un réalisme pas si réaliste que ça...), le livre porte en lui une telle force d’interpellation et de persuasion qu’on n’en guérit pas. Un livre qui vous ramène à la crédulité de l’enfance, c’est ça, un chef-d’œuvre.

Péguy F. C. Pierre peguyfcpierre23@gmail.com

La langue, le rythme, la simplicité de l’intrigue, la netteté des personnages. Le don de soi et le rêve d’espérance. Roumain a fait, là, l’une des œuvres les plus réussies de la littérature haïtienne. Quelles que soient les critiques que l’on pourrait appor-

Les amis de Ticket ont dit sur

I love my life DeMarco ntro: Eh Amarcoooo (Star Kutt) I love my life(I love my life) I love my life(I love my life) I love my life, I love my life(yeahhhh) Chorus: None a wi nuh know weh tomorrow might bring cah di future there’s always away So mi a live my life today, live my life today yeah So low mi mek mi talk but mi waan fi talk mi have nuff mi say So mi a go live my life today, mi a go live my life today So everybody haffi sing it out Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life So mi a live my life today Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life So mi a live my life today Verse 1: Mek a change dont mek nobody stress yuh Dont mek no blood pressure mek yuh life leff yuh Neva yuh hurt a soul and less yuh Haffi defend yuhself if dem try test yuh Thank God fi mi life yes Mi wake up this morning and alive yes Mek dem gwaan judge nobody nuh perfect and fadda god alone bring brightness If yuh nuh like how mi seh go find the lord Mi nuh have nuh time fi di war cah time so hard Dem nuh mad mi, mi nah go nuh cycle a ward Or go join the morgue Enjoy mi life oh yoo Few friends weh mi have weh dear to me Mi nuh trust people so mi choose dem carefully Dem heart nuh clean so dem cyan come near to me Cyan compare to me Chorus: None a wi nuh know weh tomorrow might bring cah di future there’s always away So mi a live my life today, live my life today yeah So low mi mek mi talk but mi waan fi talk mi have nuff mi say So mi a go live my life today, mi a go live my life

today So everybody haffi sing it out Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life So mi a live my life today Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life So mi a live my life today Verse 2: Cho Neva mek nobody get di best of you Look pon di person inna di mirror pon di dress a too Tell yuhself seh yuh nah go mek dem pressure yuh And live life to di fullest that yuh betta do Just believe me, mi know life nuh easy Nuff of wi neva born wid gold spooon fi feed wi Nuh be greedy, set a piece inna life and achieve Listen to mi ?? Mi love mi L.I.F.E. And till it leff mi Mi a gwaan keep puppy and pray to fadda god Seh old age catch mi Mi a beg yuh fadda, bless mi Guide and protect mi Fi every wrong move weh mi mek inna di streets correct mi yeah Chorus: None a wi nuh know weh tomorrow might bring cah di future there’s always away So mi a live my life today, live my life today yeah So low mi mek mi talk but mi waan fi talk mi have nuff mi say So mi a go live my life today, mi a go live my life today So everybody haffi sing it out Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life So mi a live my life today Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life Oh oh Mi love my life So mi a live my life today

Ruth Isidor

”Blackberry batteries last longer than relationships these days” En connaissance de cause ?

Samuel Pierre Louis

Chrysthye Pierre Olivier

So sick, so mad and so bad.... Afin que nul ne l’ignore!

Si je meurs ne touchez pas à mes rêves.....ou je poursuivrai même mort tous les ‘’haters’’ et vous, oui vous mêmes qui m’avez empêché de réaliser mes rêves et mon destin. Que cela soit écrit et accompli. To whom it may concern !

Lyndsay Nakysha Jasmin

Ce que les autres pensent de moi n’a aucun effet sur moi! Cause à effet !

Katiana Francois

Jodia mwen abiye an jon e ble, wow mwen trè bel. Miroir miroir…

Ciferl Morquette

Arrrrrrrrggg!! i need some excitement in my life!!!!!!!!!!! Ah bon ?!

Jennifer Timothee

Les enfants une fois nés, deviennent le MAITRE de notre temps. Tu ne crois pas si bien dire ma chère !

Falanda Petion

Mwen existe poum fe’w plezi. Déjà vu…

Daphney Valsaint Malandre

Mon amour pour toi me donne de la diarrhée... Amour liquide !

Emmanuel Jean

A trop côtoyer les fous, les gens les plus saints d’esprit deviennent dérangés... Pauvre Emmanuel !

Clarens Courtois

Des fois copier est la meilleure façon de progresser- on ne va pas recréer la roue à chaque fois ! Signé d’un professionnel du plagiat !

Barbara Saint-Cirin

Pleines d’idées en tête ! Et à Karl Foster Candio de lui suggérer : ‘’généralement, elles valent pas beaucoup à cet endroit, fè yo sòti rapid !!!!’’

Eudomination Edouarin

Princess Eud and Ded Kra-Z ap m0nte jap0n l0t mwa, p0u nal prezante album liomye w0uj la... 0h schnayzzzz bawww! Blocus nan Japon!!!


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