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le “Quand on veut, on peut” est passablement écorné. Car quand on est une lapine, réaliser ses rêves n’est pas si facile. Pour prouver l’étendue de ses capacités, Judy se charge d’enquêter sur une difficile affaire de disparition. Elle se voit obligée de collaborer avec Nick Wilde, un renard malin, loquace et arnaqueur émérite. Accompagnée de ce compère, Judy se retrouve bientôt confrontée à un événement mystérieux lorsque des animaux reviennent soudainement à l’état sauvage.

Pourquoi, comment ces animaux redeviennent-ils des prédateurs ? Après bien des aventures, Judy et Nick découvrent que ce sont les politiques qui ont inoculé du poison à certains animaux pour les rendre violents et sauvages. Ainsi, le pouvoir en place semait la terreur à Zootopie et, messages sécuritaires à l’appui, remportait les élections. Qu’une lapine associée à un renard du genre petit délinquant découvre la forfaiture d’État fonctionne comme une leçon pour apprendre à se méfier des

apparences. Et c’est Walt Disney qui vous le dit… Tout est mal qui finit bien quand même, puisque Zootopie est délivrée de ce mécanisme politique monstrueux. Au moment où nos efforts de mobilisation doivent se conjuguer contre l’état d’urgence et la loi El Khomri, gageons que le présage cinématographique est bon. Sur deux fronts qui n’en font qu’un, l’hégémonie culturelle ne pourrait-il pas changer de camp plus vite qu’on ne le croit ? Espérons. 

Jeunes à Fontenay @smjfontenay94

Postez votre selfie pris dans la ville en utilisant le #jeunesafontenay et montrez un autre visage de Fontenay 09:26 - 20 Mars 2016 11

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Trimestriel Printemps 2016  

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