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REFLETS DU

N° 61 • JANVIER / FÉVRIER 2002

Dans le secret des cloches p. 16 LE

MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL

Nouvelles technologies : APA : une nouvelle aide pour bien vieillir p.6

Brasseur, passion scène

e Lo ret

vous br@nche! 5000 ordinateurs installés par le Conseil général, d’ici à 2003, dans les collèges, les écoles et les communes p. 9 N°61 2002/ 0,50 €

p.18


Janvier 2002

Conception : Direction de la Communication/FP 01-396 Com - Conseil Général du Loiret • Photo : Digital Stock

Mise en place de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)

Dépendant mais autonome, c’est possible avec le Conseil général ! Le Conseil général du Loiret est, par vocation, à l’écoute et au service de ses aînés. “Papy Boom” oblige, la nouvelle donne démographique incite le Département à s’adapter et à faire évoluer sa politique pour répondre aux besoins des personnes âgées, naturellement soucieuses de demeurer chez elles. L’Allocation

Personnalisée d’Autonomie est une nouvelle aide attribuée à partir de janvier 2002 afin de couvrir les frais générés par la perte d’autonomie et le handicap. Elle devra permettre à tous nos aînés de rester chez eux, en bénéficiant de l’assistance qui leur conviendra le mieux. Sécurité, sérénité, bien vu le Conseil général !

Le Loiret, la bonne formule www.loiret.com

N’hésitez pas à vous procurer le dépliant APA au Conseil général du Loiret 15, rue Eugène Vignat 45000 Orléans ou au 02 38 25 43 25


Loiret

itinéraire éditorial

04 06 08 09 15 16

ALBUM

L’actualité du Loiret en images.

APA : une nouvelle aide pour qu’il fasse bon vieillir dans le Loiret. TERRITOIRE

Les opérations rurales se multiplient. DOSSIER

Nouvelles technologies : le Loiret vous branche ! DÉCOUVRIR

Comment Lig’Air veille sur notre air. KALÉIDOSCOPE

Ding, ding, dong... dans le secret des cloches.

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Internet à la portée de tous

COMPRENDRE

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Ozone, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre... l’air des villes contient de nombreux gaz néfastes pour notre santé. Depuis la loi sur l’air de 1996, Lig’Air, à Orléans, s’attache à mesurer la qualité de notre air. Explications.

RENCONTRE

Claude Brasseur : la passion de la scène. GENS D’ICI

Jean Hartwig : cristallier. Jean-Luc Angélis : journaliste-écrivain.

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CURIOSITÉ

Conservatoire d’Ilex : pour l’amour du houx. Zoom : le musée des coquillages à Ouzouer-sur-Loire.

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Haltérophilie : que la force soit avec toi ! Graine de champion. TERROIR

L

Devant saint Blaise... tout s’apaise ! D’HIER À AUJOURD’HUI

Eric Doligé Sénateur du Loiret PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL

1814-1815 : le Loiret pour sauver l’Empire. Georges Simenon à Ingrannes. CLUB 10/15

Reflets du LOIRET Directeur de la publication : Hubert Frémy • Directeur de la rédaction :

Conseil général Junior :

Pierre-Antoine Ragueneau • Rédacteur en chef : Marc Vassal • Rédaction : E.Boutheloup (p.20-21),

stop le silence, balance la violence.

J.Huguenin (p.9 à 14),S.Michetot (p.15),M.Vassal (p.16-17,18,25) • Directeur de création :

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C’EST PRATIQUE

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LIRE, ÉCOUTER, VOIR

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Plus de 400 variétés de houx du monde entier sont présentées au Conservatoire de l’Ilex de Meung-surLoire. Un patrimoine végétal remarquable à découvrir.

2002 : l’essentiel pour vivre euro...

Suggestions de lectures et de sorties dans le Loiret. JEU-CONCOURS

O.Chauvin (p.22), C. Chenault (p.23, 25), J-L. Derenne (p.26), M.Deret (p.4-5, 6-7, 8, 19, 28), J-M. Flonneau (p24),

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Charly Abriol • Responsable d’édition: Agnès Mathon • Direction artistique : Hugues Jacquemin • Secrétariat de rédaction : Ana Maia • Photos hors crédit : Dominique J.P. Chabot

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SPORTS

Le Conseil général a décidé que les nouvelles technologies devaient d’ici 2003 avoir investi tous les collèges du Loiret ainsi que les écoles primaires et les communes. C’était une décision nécessaire qu’il nous fallait absolument prendre afin de donner à notre département et à ses habitants les meilleures chances pour l’avenir. Un budget de 80 millions de francs a donc été voté afin de réaliser le câblage de l’ensemble des établissements et de fournir à chacun d’entre eux un parc de micro-ordinateurs. Ce plan est d’une ampleur sans précédent. Le Département offre ainsi la possibilité à tous les collégiens du Loiret de pouvoir se former aux nouvelles technologies. Parallèlement, une aide spécifique aux communes a été mise en place au bénéfice des écoles primaires. Et, toujours dans ce même souci d’apporter au plus grand nombre ces nouveaux outils, le Conseil général a déjà équipé de postes multimédias plus de 200 communes du Loiret. Internet et les nouvelles technologies sont devenues incontournables et leur développement sera à coup sûr une des données fortes du siècle naissant. Avec ce programme, l’Assemblée départementale donne une nouvelle fois la preuve de sa modernité et fournit à ses habitants un atout supplémentaire pour faire du Loiret un département de pointe.

Les conseillers généraux juniors ont décidé de dire halte à la violence sous toutes ses formes et d’encourager les victimes à parler. Objectif : mieux vivre ensemble au collège.

Chauveau • Conception et réalisation : Unédite • Impression: Imprimerie Lenglet • Dépôt légal: Janvier 2002 • No ISSN : 0769-5241.

Ce journal est aussi le vôtre : écrivez-nous à “Reflets du Loiret”, Hôtel du Département, Direction de la communication, 15, rue Eugène-Vignat, BP 2019, 45010 Orléans Cedex 1. Tél. : 02 38 25 45 45 ou sur Internet : www.loiret.com

Ce magazine est aussi disponible, pour les non-voyants, sur cassette audio. Renseignements au 02 38 79 26 76.

Quizz Patrimoine religieux du Loiret.

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Loiret

L ’ album du Loiret

MEUNG-SURLOIRE

Le collège en chantier

C O L L É G I A D E S

Collégiens et citoyens Placées sous le thème “Collégien du Loiret... Jeune citoyen”, les Collégiades 2001-2002 ont débuté en novembre dernier pour les dix-neuf établissements inscrits. Organisé par le Conseil général en collaboration avec l’Inspection académique du Loiret, ce challenge intercollèges comporte quatre épreuves : connaissances générales pour les 6es, reportage presse et radio pour les 5es, création d’un site Internet pour les 4es et journée sportive pour les 3es. La remise des prix aura lieu le 12 juin. Les partenaires de ce challenge sont France Bleu Orléans, le Crédit Mutuel, France Télécom.

Le collège Gaston Couté de Meung-sur-Loire vit à l’heure de l’extension du bâtiment B. Le nouvel édifice, devrait être achevé fin janvier et l’aménagement de la cage d’escalier le reliant au bâtiment B, fin février 2002. Le coût de l’opération s’élève à plus de 630 000 euros (4 132 529 F). En outre, diverses opérations de maintenance sont engagées, en particulier la réfection du plateau sportif.

CANAL D’ORLÉANS

De plus en plus touristique L’opération “Valorisation du Canal d’Orléans”, menée par le Conseil général depuis 2000, se poursuit. Après les tables de pique-nique et les poubelles, des bancs en bois vont être installés le long du chemin de halage, de Chécy à Châlette-sur-Loing. Ce circuit touristique de 75 km sera également agrémenté de panneaux et de plaques d’information, ainsi que de flèches indiquant les sites proches... qui valent le détour.

PA T R I M O I N E M O N D I A L

Un label à vivre La “Conférence territoriale du Val de Loire - Patrimoine mondial”, regroupant des collectivités ligériennes et présidée par le préfet Lacroix, a été officiellement créée et installée en préfecture d’Orléans mardi 6 novembre. Cette instance sera chargée de définir les orientations de la politique appliquée par la Mission Val de Loire sur la portion ligérienne comprise entre Sully et Chalonnes, inscrite l’an dernier par l’UNESCO au patrimoine mondial.

B E A U N E - L A - R O L A N D E

Le nouveau collège sort de terre Les travaux du nouveau collège de Beaune-la-Rolande sont bien avancés. Le gros œuvre est quasiment achevé dans les six zones constituant le futur établissement (Enseignements général, technique, artistique, Administration, Restauration et Logements). La cuisine et le réfectoire sont déjà couverts et fermés (menuiseries posées). À la rentrée 2002, les 600 élèves pourront prendre possession des quelque 6000 m2 de locaux flambant neufs. Ce chantier est intégralement financé par le Conseil général, à hauteur d’environ 9 millions d’euros (60 MF).

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p r é v e n t i o n

L ’ album du Loiret

Le Loiret contre les sectes Le Conseil général a lancé mi-novembre une vaste campagne d’information et de sensibilisation sur les sectes, en direction notamment des populations les plus vulnérables. Cette opération avait lieu dans le cadre du Plan d’action départemental de lutte contre les sectes, adopté le 13 avril dernier par l’Assemblée. Au menu : un dossier spécial dans Reflets du Loiret, l’édition d’un dépliant de vigilance, une campagne de presse et d’affichage, une émission de radio... Au total, une quinzaine de sectes ont été recensées dans le Loiret.

E N FA N C E CONSEIL GÉNÉRAL JUNIOR

Les conseillers juniors en session

DÉVIATION DE GIEN

Une inauguration très attendue

Élus fin octobre par leurs camarades de cinquième, les représentants au Conseil général des 68 collèges du Loiret ont tenu leur première session mercredi 12 décembre à l’Hôtel du Département. Répartis en 6 commissions, les conseillers généraux junior travaillent à l’élaboration de projets concrets dans les domaines de la culture, de l’environnement, de la santé, du tiers-monde, des sports et de la communication.

Une première pour l’enfant et la famille Les premiers “États départementaux en faveur de l’enfant et de la famille” se sont tenus mardi 13 novembre à l’Espace Beraire, à La Chapelle-Saint-Mesmin. Ils ont réuni des représentants de la Direction de la Solidarité Départementale, de la Justice, de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, de l’Éducation nationale, de la DDASS, de la CAF, ainsi que de nombreuses associations, en vue de renforcer leur collaboration. La protection sociale de l’enfance est une mission essentielle du Département.

Les élus du Giennois, du Département et de la Région ont inauguré, samedi 17 novembre, la déviation de Gien, un itinéraire de 10 km qui contourne la commune par le nord. Cette réalisation, initiée et financée à 50 % par le Conseil É C O L E S D E M U S I Q U E général, vise à améliorer les conditions de sécurité sur le réseau routier du département. Elle a été déclarée d’utilité publique en janvier 1999. 77 écoles de musique du Loiret, dont 29 municipales et 48 associatives, ont reçu une subvention du Conseil général, le 5 décembre à l’Hôtel du Département. Cette aide, créée en 1997 pour soutenir et encourager l’apprentissage de la musique, s’élève cette année à 232 561 euros (1 525 500 F). Elle concerne 7575 élèves, enfants et adultes, suivant des cours d’instruments aussi divers que le piano, le trombone, la harpe, le saxophone ou la batterie.

Des instruments, des élèves et des aides

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Loiret

I n f o r m a t i o n


Loiret

comprendre

Allocation personnalisée d’autonomie

Une nouvelle aide pou bon vieillir dans le L Quand l’âge rend difficile l’accomplissement des actes les plus élémentaires de la vie quotidienne, une assistance s’avère nécessaire. Afin d’aider les personnes âgées dépendantes, le Conseil général a mis en place, le 1er janvier 2002, une nouvelle prestation : l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Depuis le début de cette nouvelle année, le Conseil général propose aux personnes âgées dépendantes l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), une nouvelle prestation en nature qui se substitue à la Prestation spécifique dépendance (PSD). L’APA vise à aider les personnes âgées dépendantes à supporter les dépenses liées à l’aide dont elles ont besoin au quotidien. Elle couvre des frais tels que la rémunération d’un intervenant à domicile, les aides techniques visant à l’accessibilité du logement, les frais d’accueil temporaire ou de jour, les dépenses liées à la dépendance en établissement... Cette

D

Des aides nécessaires pour une population de plus en plus âgée n France, comme dans la majorité des pays industrialisés, la “machine à fabriquer des anciens” s’est emballée, grâce à l’allongement de l’espérance de vie et à l’arrivée prochaine à l’âge de la retraite des millions d’enfants du baby-boom, nés entre 1945 et 1965. De 1920 à 1990, les Français ont ainsi gagné 50 % d’espérance de vie à la naissance. Celleci est désormais de 74,9 ans pour les hommes et de 82,4 ans pour les femmes, selon les statistiques 1999 de l’Institut national d’études démographiques (INED). Au début de l’an 2000, les personnes âgées de 65 ans ou plus représentaient 15,9% de la population. Demain, en 2010, cette proportion passera à 16,8 %, et aprèsdemain, en 2020, elle dépassera 20,6 %.

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Au-delà de 2040, un Français sur trois (22 millions de personnes) aura plus de 60 ans. Le Loiret n’échappe pas aux lois de la démographie qui vont faire du XXIe siècle “le siècle des aînés”. En 2020, les personnes âgées de 60 ans et plus auront “un poids quasi identique dans le département et la France, avec près de 26 % de la population”, selon les projections réalisées par l’INSEE à la demande du Conseil général. Cette année-là également, il y aura en France et dans le Loiret davantage de “plus de 60 ans” que de “moins de 20 ans”. En l’espace d’un quart de siècle, la tranche d’âge des 60 ans ou plus va connaître un taux de croissance phénoménal, de l’ordre de 73 %, en hypothèse moyenne. Le Loiret s’apprête à passer de 120 000 à

prestation vient ainsi renforcer l’action sociale du Département en faveur des aînés, en vue notamment de les accompagner dans leur choix de demeurer chez eux le plus longtemps possible. Un impératif besoin d’aides En effet, pour un retraité sur trois, entrer en maison de retraite est une perspective qu’“il faut éviter à tout prix”, comme l’indique une récente étude du CREDOC. C’est donc la raison pour laquelle le Conseil général du Loiret attache autant d’importance à favoriser le maintien à domicile grâce à des services et prestations variés ou, lorsque

208 000 personnes dite “âgées”. Parmi elles, le nombre des “aînés”, les “75 ans ou plus”, fera un bond de 38 400 à 72 000. Dans moins de vingt ans, près d’un habitant du département sur dix aura atteint ou dépassé l’âge vénérable de 75 ans.

Évolution de la population des 60 ans et plus entre 1990 et 2020 dans les bassins d'habitat du Loiret.


L’APA :

une procédure simple LES CONDITIONS

ur qu’il fasse

oiret Loiret

l’accueil en institution s’avère inévitable, à offrir aux personnes âgées du département des conditions d’hébergement placées sous le triple signe de la sécurité, de la liberté et de la qualité de la vie. Au milieu des années 90, sur près de 2 millions de personnes âgées souffrant d’un certain degré de dépendance, environ 700 000 étaient considérées comme “lourdement dépendantes”, au sens où elles avaient impérativement besoin d’aide pour se lever, s’habiller ou se laver. Se trouvaient dans cette pénible situation 9% des personnes de 80 ans, 20% de celles de 85 ans et 35% de celles âgées de 90 ans, selon le ministère de la Solidarité. Rester autonome Fort heureusement, grâce à la solidarité familiale et au développe-

ment des prestations ou services d’aide à domicile (environ 700 000 bénéficiaires), soutenus par des institutions comme le Conseil général, la vie à domicile reste finalement la règle générale pour une majorité de personnes, même très âgées : en 1998, 87% des Français de 75 ans et plus, et même 73% de ceux de 85 ans et plus, habitaient toujours chez eux ou en famille. C’était aussi le cas de 60% des personnes ayant perdu leur autonomie. Cette revendication majeure des personnes âgées - rester chez soi le plus longtemps possible - bien que globalement satisfaite, ne suffit cependant pas à garantir une retraite heureuse, puisqu’une personne de plus de 60 ans sur trois vivant à son domicile reconnaît souffrir de solitude. 

L’APA permet d’aider les personnes âgées dépendantes à rester chez elles le plus longtemps possible.

• Être âgé d’au moins 60 ans. • Être reconnu dépendant, de niveau 1 à 4 selon la grille d’évaluation nationale (AGGIR), quels que soient votre niveau de revenus et votre lieu de vie (domicile ou établissement).

LE DOSSIER Le dossier de demande est à retirer: ➞ auprès de votre mairie ou de votre centre communal d’action sociale ➞ auprès de votre organisme de retraite, de votre association d’aide à domicile, ou de votre établissement d’hébergement. ➞ auprès des services départementaux (Direction de la solidarité départementale et Unité territoriale de la solidarité départementale ) dont les adresses suivent : DIRECTION DE LA SOLIDARITE DEPARTEMENTALE

Service de l’Aide sociale générale 3, rue Chateaubriand, La Source, 45064 ORLÉANS CEDEX 2 Tél. : 02.38.25.45.97

L’ÉVALUATION Après l’enregistrement de votre dossier complet, une équipe médicosociale se rend auprès de vous afin d’évaluer votre degré d’indépendance et vos besoins. Un plan d’aide individualisé est proposé aux personnes à domicile. Le droit à l’APA est ouvert à la date d’enregistrement du dossier complet. Le Conseil général dispose d’un délai de deux mois à compter de ce jour pour vous notifier sa décision.

LE MONTANT ➞ À domicile : le montant maximum de l’allocation est fonction du plan d’aide qui vous est proposé. Selon votre niveau de dépendance et vos besoins, il s’élève, à titre d’exemple, à : Ressources

UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ DU PITHIVERAIS

34, rue du Capitaine Giry, 45300 PITHIVIERS, Tél . : 02.38.34.55.50 UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ DU MONTARGOIS

Centre commercial de La Chaussée, 45200 MONTARGIS, Tél. : 02.38.89.88.50 UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ DU GIENNOIS

5 rue des Tulipes, 45500 GIEN Tél . : 02.38.29.59.50 UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ ORLÉANS NORD

Cité administrative Coligny, 45000 ORLEANS - Tél. : 02.38.79.40.20 UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ ORLÉANS SUD

15, rue Claude Léwy, 45100 ORLÉANS Tél . : 02.38.22.67.22 UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ DE L’EST ORLÉANAIS

1A, rue des Maraîchers, 45150 JARGEAU, Tél. : 02.38.46.85.50 UNITÉ TERRITORIALE DE LA SOLIDARITÉ DE L’OUEST ORLÉANAIS

44, rue de Chateaudun, 45130 MEUNG-SUR-LOIRE Tél . : 02.38.46.57.57.

Le dossier, une fois rempli, doit être adressé au Conseil général, au Service de l’Aide sociale générale qui appartient à la Direction de la solidarité départementale (3, rue Chateaubriand, La Source, 45064 Orléans Cedex 2).

GIR 1 (dépendance totale)

< 915 € > 3 048 €

APA 1 067 € 213 €

GIR 4 (dépendance moyenne)< 915 €

457 €

> 3 048 €

91 €

Une participation est laissée à votre charge selon vos ressources, sauf si celles-ci sont inférieures à 915 €. ➞ En établissement : quelle que soit l’option retenue par l’établissement (dotation globale ou droit individualisé), l’APA est versée à la structure d’accueil. Elle couvre le tarif dépendance, à l’exclusion des dépenses hôtelières et des soins.Une participation est laissée à votre charge. Précisions : l’Allocation personnalisée d’autonomie ne fait pas l’objet de recours contre succession, donataire ou légataire. Pour toute information complémentaire sur l’APA : Tél. : 02 38 25 45 97 ou 02 38 25 46 37.

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reflets Loiret

comprendre


Loiret

territoire PIDR

Périmètre des opérations rurales soutenues financièrement par le département

PIDR : un test en Petite Beauce ans le cadre du volet cycliste du Plan départemental d’itinéraires de promenade et de randonnées (PDIPR) adopté en décembre 2000, le service Environnement du Conseil général vient d’étudier, durant quatre mois, une zone-test : la Petite Beauce. Six circuits, empruntant des routes communales et départementales, y ont été recensés pour accueillir les adeptes des balades à vélo. 233 kilomètres d’itinéraires (dans les deux sens) quadrillent la zone testée, ce qui représente 466 kilomètres à jalonner de panneaux directionnels. Un circuit-test a été choisi : peu fréquenté par les véhicules, il ne nécessite qu’un simple fléchage, qui sera effectué pour l’été prochain. Les autres circuits, selon le trafic de véhicules sur les routes qu’ils empruntent, auront besoin d’aménagements de sécurité plus ou moins lourds. À raison d’un panneau pour 1,5 km de circuit, le coût du matériel de jalonnement est estimé à près de 110 000 euros (720000F). Au total, le PDIPR fait état d’une centaine de circuits, soit 3435 kilomètres à travers les neuf zones naturelles du Loiret. Leur aménagement et leur sécurisation nécessiteront trois ou quatre années de travail.

D

PAYS FORÊT D’ORLÉANS VAL DE LOIRE PAYS LOIRET SOLOGNE VAL SUD

Les Opérations Rurales se multiplient Appelées désormais Opérations Rurales, les ORAC séduisent les pays. Deux nouvelles procédures sont en cours dans les pays Forêt d’Orléans-Val de Loire et Loiret Sologne-Val Sud. Le Département soutient ces opérations qui visent à redynamiser le tissu économique local. Deux nouvelles Opérations de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce (ORAC), rebaptisées récemment Opérations Rurales, viennent d’être lancées dans les pays Forêt d’Orléans-Val de Loire et Loiret Sologne-Val Sud. Partenaire depuis 1994 de ce dispositif créé par l’État, le Conseil général a décidé, en juillet dernier, de leur accorder respectivement 146 183 € (958 900 F) et 141 442 € (927 800 F) de participation. Les premiers acomptes ont d’ores et déjà été versés.

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Artisans et commerçants D’une durée de deux ans, ces opérations visent à favoriser la réalisation de travaux de modernisation des outils de production des artisans et commerçants, ainsi que l’aménagement de leurs ateliers ou boutiques. Les sommes allouées aux syndicats de pays par le Département les aideront à soutenir les projets élaborés sur leur territoire et retenus dans le cadre de ces Opérations Rurales. Soutien qui se | 8 | Janvier - Février 2002 |

ENTREPRISES

Quatre entreprises dans le vent rois nouvelles procédures CITEL en faveur d’entreprises locales ont été engagées en novembre dernier par le Conseil général, pour une participation globale de 263 416 € (1 727 895 F). La société Publistyle (La Ferté-Saint-Aubin), spécialisée dans la distribution de produits textiles publicitaires de marque, souhaite regrouper sur un même site ses activités commerciales et logistiques. Num’Axes (Olivet), fabricant de colliers destinés à l’éducation canine et leader sur le marché français, envisage, pour sa part, de transférer son activité dans un local plus grand. Quant à l’entreprise Les Produits du Val d’Or (Saint-Benoît-sur-Loire), spécialisée dans la transformation de betteraves pour la consommation, elle compte développer de nouveaux produits, notamment biologiques. Enfin, une aide de 9046 € (59 340 F) en faveur de la société Henry (Lailly-en-Val), PME implantée en milieu rural et spécialisée dans la mécanique de précision, a été accordée. Elle contribuera à la réorganisation de l’outil de production et à l’installation dans un bâtiment mieux adapté.

T

EDITION Grâce aux Opérations Rurales, artisans et commerçants peuvent se moderniser.

traduira par une aide de 20 % du montant d’investissement éligible (hors taxe), 30 % lorsque le professionnel s’engage, en outre, à suivre une formation. Artisans et commerçants seront également accompagnés dans la constitution de leur dossier de demande de subvention. Les pays Forêt d’Orléans-Val de Loire et Loiret Sologne-Val Sud tablent sur un nombre de projets de l’ordre de 110 et 150 respectivement. Ces estimations découlent d’études menées en 1999 avec la participation financière du Conseil général, portant sur l’offre artisanale et commerciale de ces pays, ainsi que sur les besoins et comportements des ménages. ■

Zoom sur le Loiret ’INSEE et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Loiret viennent de lancer le premier tableau de bord économique du Loiret, Éco Zoom 45, destiné aux décideurs et aux chefs d’entreprise. Ce dépliant de six pages présente le département à travers onze indicateurs : population, parc d’entreprises, créations d’entreprises, taux de création, emploi salarié, emploi salarié dans les établissements créés, migrations domicile-travail, chômage, taxe professionnelle, revenu des ménages, exportations. La CCI entend ainsi renforcer sa contribution au développement des richesses du Loiret. Éco Zoom 45 sera actualisé tous les ans.

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CONTACT :

Document disponible à la CCI du Loiret. Tél. : 02.38.77.77.98


dossier

Le Loiret vous br@nche! Le Loiret fait partie des collectivités locales à la pointe des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Son site Internet “loiret.com” vient d’être réaménagé pour être encore plus exhaustif, réactif et interactif. Tous les collèges sont en passe d’être équipés d’un ordinateur pour onze élèves et d’un accès à Internet par connexions haut débit et sécurisées. La technologie innovante du Courant Porteur en Ligne (CPL) est expérimentée dans deux établissements. Enfin, 174 écoles primaires et plus de 200 mairies sont dotées de postes informatiques pour permettre aux usagers, petits et grands, de devenir des as de la “souris” et du “Net”.

Chiffres clés Plus de 13 millions d’euros investis sur trois ans par le Conseil général dans les collèges et les écoles du département. Phase 1 en 2001 : - 1500 postes, 68 vidéoprojecteurs et 68 imprimantes réseau dans les collèges. - 300 postes multimédias dans les écoles. - 70 % des collèges raccordés à Internet à haut débit (ADSL). - 229 points cybercommunes.

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Loiret

Nouvelles technologies :


Loiret

dossier

Voulez-vous

“surfer” avec nous?

Mise à jour rapide et permanente, interactivité, services pratiques, informations variées et complètes, archives... Afin de satisfaire tous les internautes, du “visiteur” occasionnel au “surfer” le plus exigeant,

Page d’accueil du nouveau site loiret.com, le “portail” du Loiret.

le Loiret s’est doté d’un site Internet repensé et amélioré, qui doit être mis en ligne d’ici à la fin du mois de janvier . Le nouveau site Loiret.com sera désormais organisé en six “chaînes” thématiques : l’info, le Conseil général, l’économie, “Côté Loiret”, “Notre Histoire” et le coin des juniors. De plus, un site parent, www.servicepublic-loiret.com (cf. encadré), à vocation pratique, lui est associé. L’internaute à l’affût d’informations sur les décisions prises par l’Assemblée trouvera ainsi son bonheur sur la chaîne info où sont notamment répertoriés tous les articles extraits de la lettre mensuelle Décision Loiret. Cette chaîne regroupe aussi tous les reportages, les dossiers et les articles sportifs parus dans le magazine Reflets du Loiret. En outre, toute information “chaude” est mise en ligne en quelques

L

heures sur le site, photos à l’appui, et trouve instantanément sa place en tête de la page d’accueil du site. Des sons et des vidéos pourront être mis en ligne dans les semaines à venir afin d’enrichir certaines pages. Des recettes gastronomiques Si vous souhaitez partir à la découverte de l’institution départementale, mieux connaître son fonctionnement, son organisation, ses élus, et savoir quelles décisions ont prises la Commission permanente et l’Assemblée plénière, la chaîne Conseil général vous attend. Elle comprend également l’organigramme des services départementaux, des pages sur la communication du Département (avec spots radio et

TV), ainsi que des liens avec des partenaires ou des médias. Si c’est plutôt l’économie qui vous passionne, cliquez sur la chaîne idoine. Nombre de pages vous sont alors proposées concernant les différents pôles d’activités et diverses entreprises du département. En un clic, vous pouvez aussi partir visiter le site de l’Agence de développement économique du Loiret : (www.adeloiret.com). N’hésitez pas non plus à vous promener dans l’espace virtuel “Côté Loiret”. Vous y trouverez une multitude de renseignements sur les châteaux, musées, églises, lieux archéologiques, curiosités, parcs et jardins, espaces naturels du département, ainsi que des idées de balades à pied, à cheval, en auto, à vélo ou en bateau.

“www.servicepublic-loiret.com” un site dans le site ’internaute pourra accéder directement ou indirectement, via Loiret.com, à un site spécifique, www.servicepublic-loiret.com. Celui-ci a pour objet de permettre aux usagers des services publics départementaux et nationaux d’obtenir toutes les informations nécessaires concernant les aides, les prestations ou les dispositifs qui sont proposés. Ce “cyberguichet” est accessible de chez soi ou par des bornes Internet disposées notamment dans les Maisons du Département. En outre, service par service, l’usager peut poser toutes les questions qu’il souhaite à l’administration départementale qui répondra par courrier, et obtenir de nombreuses adresses ou téléphones utiles.

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Ce site renvoie également directement l’internaute vers le portail de l’Administration française (www.service-public.com) : actualité, annuaire, commande de formulaires et renseignements sur tous les droits et démarches intéressant le citoyen français. De plus, servicepublic-loiret.com dispose d’une rubrique “Internet pratique” qui permet d’accéder facilement à de nombreux autres sites pratiques : CAF, Assurance maladie, URSSAF, ASSEDIC, ANPE, EDF/GDF, Pages jaunes, Pages blanches, etc. Au total, ce site devrait contribuer à améliorer encore le service rendu au public et faciliter les différentes démarches des usagers.

Y figurent en outre des recettes gastronomiques, la présentation de nombreux produits du terroir, des portraits de “gens d’ici” et des suggestions de séjours (en liaison avec le site du Comité départemental du tourisme : www.tourismeloiret.com). Un espace pour les juniors Par ailleurs, Loiret.com vous invite à un voyage dans le temps au fil des pages de la chaîne “Notre Histoire”. Tout le passé prestigieux du département est accessible en un simple clic, ainsi qu’une partie spéciale réservée aux Archives départementales, une frise originale sur tous les événements ayant marqué le Loiret de 51 avant J- C. à nos jours, un diaporama sur le XXe siècle en images. Les 8-12 ans enfin ont leur chaîne propre. Ils sont conviés à la découverte du Conseil général en suivant les aventures animées de Julie, Arnaud et Nono, les trois héros que l’on peut retrouver déjà depuis plusieurs mois dans le magazine Reflets du Loiret. Sont également intégrés dans cet espace l’actualité du Conseil général junior, celle des Collégiades, un jeu-quizz et quelques goodies. Outre ces six chaînes thématiques, Loiret.com dispose de services très complets. Par exemple les appels d’offres pour les marchés publics (avec possibilité pour les entreprises de com-


mander les dossiers), les petites annonces de recrutement dans les services départementaux, les travaux routiers en cours, un carnet d’adresses et de numéros de téléphone départementaux et nationaux, les plans d’accès au Conseil général et quantité de liens vers des sites pratiques : météo, qualité de l’air, trafic, horaires de trains, fréquences radios, TV, cinémas, sorties... Et puis, Loiret.com a choisi de jouer la carte de l’interactivité en permettant aux internautes de répondre aux questions de différents quizz, de commander en ligne des documents, d’envoyer des “e-cards” (cartes postales électroniques) à leurs amis, de participer à des forums de discussion, de s’abonner à une lettre d’information ou encore de participer à un sondage. Autres attraits du site : une fenêtre « Nos contacts utiles près de chez vous» qui fournit une liste complète de coordonnées commune par commune, un “Espace presse” permettant aux journalistes d’obtenir communiqués, dossiers et photos, un “Bloc-notes” ou encore des “Galeries virtuelles” pour visiter en “3 D” de hauts lieux culturels du Loiret. 

Internet par le réseau électrique :

le Loiret à la pointe de l’innovation

Le Loiret est le deuxième département, après la Manche, à expérimenter, en partenariat avec EDF, la technologie du “Courant Porteur en Ligne” (CPL). Le CPL consiste à assurer le partage de données numériques entre les différents ordinateurs d’un collège, non plus par des lignes téléphoniques, mais par les fils électriques. Les données sont recueillies sur un ordinateur faisant office de serveur, et ensuite transférées vers un boîtier transformateur relié au réseau électrique. Cette technologie émergente (financée à 60 % par le Département et à 40 % par EDF) permet

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à la fois d’économiser des frais de câblage souvent onéreux et d’offrir un accès Internet sur chaque prise électrique. Mise en œuvre par le Service recherche et développement d’EDF, elle est testée dans le collège Jean Moulin, à Artenay, et dans le collège Anatole Bailly, à Orléans. À Anatole Bailly, ex-collège de jésuites et monument historique, il n’est pas évident de faire passer des câbles dans les murs d’un mètre d’épaisseur, d’où l’intérêt du CPL. Sur les quarante postes multimédias à la disposition de l’établissement, six sont réservés à cette expérience, qui s’avère positive. Un dispositif souple «C’est une solution d’avenir, à développer au cas par cas, en fonction des besoins et contraintes de chaque établissement », estime Michel Khairallah, responsable NTIC et professeur de sciences, qui croit véritablement, désormais, à cette innovation, après une période d’hésitation. Les ordinateurs CPL permettent de travailler aussi facilement qu’avec du matériel empruntant des lignes téléphoniques classiques, surtout depuis

que les ingénieurs EDF ont installé un équipement capable de supporter un débit plus important et de s’adapter à une logique de réseau. En outre, le CPL est un dispositif souple, qui offre une “solution de mobilité” à une partie du parc informatique : il suffit en théorie de déplacer un ou plusieurs micros et leur boîtier de partage pour apporter l’informatique dans n’importe quelle salle, pourvu que le réseau électrique soit adapté... En l’état actuel, Michel Khairallah plaide pour la “complémentarité” entre la technologie du CPL et le dispositif de connexion classique, en sachant que le destin informatique du collège Anatole Bailly dépend étroitement du lourd programme de modernisation-restructuration qui l’attend. Pour Armand Tixier, principal de l’établissement, en tout cas, il est clair que le collège a tout à gagner de l’innovation technologique en général. Celui-ci a en effet été retenu comme site-pilote pédagogique en histoire-géographie pour l’autoformation et la recherche d’informations des élèves grâce à Internet... 

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Loiret

dossier


Loiret

dossier

Une révolution informatique et pédagogique pour tous les collèges En 2001, les collèges du Loiret sont passés d’un ordinateur pour 28 élèves à 1 pour 13. Objectif: 1 pour 11 en 2003.

À la rentrée 2001, 1 300 ordinateurs ont été déployés sur les collèges du Département.

Cette irruption en force de la “micro” dans la vie des collégiens découle du plan pluriannuel d’investissement informatique d’un peu plus de 12 millions d’euros (80 MF) lancé par le Département en faveur de chaque établissement public ou privé, qui représentait déjà une dépense de 381,12 euros (2 500 francs) par collégien en 2001. Ce programme comporte trois grands volets. Le premier consiste à doubler le parc informatique des établissements et à les équiper en matériel évolutif performant. Il s’agit ensuite de permettre à tous les élèves d’accéder facilement et rapidement à Internet, grâce à des connexions haut débit mais sécurisées (afin d’empêcher la visite de sites pornographiques, violents ou xénophobes). Enfin, le plan vise à câbler 71 bâtiments scolaires pour qu’ils reçoivent à la fois la téléphonie, l’informatique et la transmission vidéo, via des lignes Numéris, ADSL ou une liaison satellite (une expérimentation doit prochainement démarrer dans des collèges ruraux).

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L’égalité des chances À la rentrée 2001, le Département a déployé pas moins de 1300 ordinateurs. Henri Becquerel, à Châtillon-Coligny, fait partie des collèges à avoir reçu une dotation toute fraîche de quinze micros destinés au centre de documentation et d’information (CDI), aux salles de sciences, de technologie et à celles du réseau pédagogique. «Les élèves sont satisfaits, et la plupart des enseignants se sont mis à l’informatique, se réjouit le principal, Michel Morizet. L’essentiel est de ne pas brusquer les gens, de laisser chacun y venir à son rythme. » Au collège Jean Moulin d’Artenay, « les professeurs prennent l’habitude de donner des recherches à faire sur Internet à leurs élèves, témoigne le principal, Jean-Philippe Launay. Il est vrai que les enfants sont plus à l’aise que certains adultes avec cet outil-là ». Le collège du Grand Clos, à Montargis, récemment reconstruit, dispose de cinquante six ordinateurs performants, «un bel ensemble, qui monte en puissance progressivement », commente

Marie-Thérèse Corbillon, principale de cet établissement de 450 élèves. Les postes sont au service de matières très variées, de la technologie au français, en passant par la musique et les langues. Les anglophones et les germanophones correspondent ainsi, via Internet, avec leurs correspondants outre-Manche et outre-Rhin. Yves Cassier, professeur de mathématiques et responsable NTIC au Grand Clos, apprécie la mise en place de lignes haut débit, grâce auxquelles «ça ne bouchonne plus lorsque quinze micros travaillent ensemble. Cela va dans le sens du rétablissement de l’égalité des chances, estime-t-il, notamment pour les enfants qui n’ont pas de micro chez eux. En fin de 6e, les différences s’effacent entre les habitués et les novices dans le maniement de l’outil informatique ». Une façon ludique d’apprendre Au collège Condorcet, à Fleuryles-Aubrais, les élèves en difficulté bénéficient de la “remédiation”, d’une aide spécifique, par petits groupes, sur des logiciels adaptés.


Un assistant d’enseignement Dans d’autres salles, on fait de l’expérimentation scientifique assistée par ordinateur ou de l’histoire-géographie par le son et l’image, comme dans la classe de Claude Roland, “ambassadeur NTIC” du collège. Pour mieux expliquer le Front populaire à ses élèves, ce passionné de micro leur diffuse des chansons d’époque de Ray Ventura. Pour leur faire comprendre les ravages de 14-18, il leur montre un film noir et blanc sur les Poilus “cassés” par la Grande Guerre. Son plan de cours et son “pense-bête” figurent aussi sur ordinateur...

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« Les élèves sont plus habitués à l’écran qu’au papier, plaide Claude Roland, ils sont donc plus attentifs, et les messages passent mieux.» Prochaine étape : consulter de chez soi les cours et documents de l’enseignant... Une aubaine pour les absents ! Condorcet, établissement de 830 élèves entièrement rénové en 1998, vit donc une révolution pédagogique exemplaire, grâce aux 73 postes multimédias installés un peu partout. « L’informatique devient un assistant d’enseignement au quotidien »,

explique Claude Roland. « Nous sommes en train de vivre un changement de style de pédagogie, confirme Michel Diméglio, le principal. Cette explosion technologique induit de nouveaux comportements et essaime dans toutes les disciplines. » À Condorcet, les réfractaires de l’informatique sont rares. Une trentaine d’enseignants ont déjà suivi un stage Internet. Et plus les professeurs sont “branchés”, plus ils en redemandent ! « Heureusement, le Conseil général ne nous a pas accordé une dotation en

nous disant débrouillez-vous, explique Michel Diméglio. Il est attentif à nos besoins et nous assiste.» À Fleury-les-Aubrais comme ailleurs, le matériel est pointu, les données transitent facilement (grâce au serveur “Qube” qui permet d’alimenter rapidement tous les postes en même temps) et les utilisateurs sont formés et motivés pour s’en servir. Tant mieux pour les “cybercollégiens”. 

Malesherbes

: “Points Cyber Communes” du Loiret.

Pithiviers

mairies

Les surfent sur le Web

Loiret

« Travailler sur ordinateur, c’est ce que je préfère », confie Charlène 11 ans, en train de chercher, sur l’écran, à l’aide d’un gros doigt curseur, un nombre décimal sur une droite graduée. «Les exercices sont plus faciles à comprendre, et l’on travaille à son rythme . » Avec trois autres collégiens de 6e, guidés par Magali Lefkir, leur professeur, Charlène s’acclimate, à son rythme et de manière ludique, à ces sacrées mathématiques... Au CDI, ils sont une dizaine à s’initier à la navigation sur Internet ou au maniement de la souris. Certains élèves ont choisi d’aller visiter le site du Futuroscope, tandis qu’Antony, 14 ans, explore un CD-Rom sur l’Égypte au Louvre. « Nous recevons ici des élèves de SEGPA (Section d’enseignement général préprofessionnel adapté) qui ne connaissaient même pas le double clic, témoigne Jordina Tessier, documentaliste. Les plus attirés sont des jeunes qui n’ont pas de micro chez eux. » Au CDI, on peut aussi consulter l’ensemble des cours et documents informatiques des enseignants, ainsi que les pages Web du site interne, par exemple les textes et photos numérisées d’une excursion-découverte à Châlette-sur-Loing. Et bientôt, les élèves pourront y lire leurs propres e-mails.

dossier

Montargis ORLEANS

Meung/ Loire

Châteauneuf/ Loire Jargeau

Beaugency Sully/Loire Gien

La plupart des Points Cyber foncOn l’appelle le tionnent depuis plus d’un an à la “Point Cyber”. Signalé satisfaction des usagers, notamment ceux qui recherchent un par un ”totem”, il est emploi. À Chevilly comme à Châteaurenard (environ 2500 habiprésent dans plus de tants) par exemple, les “clients” du 200 communes du Loiret. dispositif sont essentiellement des jeunes ou des chômeurs venant Ce service, à la disposition consulter les offres “en ligne” sur des citoyens n’ayant pas le site de l’ANPE. «Nous voyons égade connexion Internet à lement des personnes qui viennent domicile, se compose d’un effectuer des recherches personnelles micro-ordinateur muni ou consulter un e-mail, voire des d’un lecteur de CD-Rom, d’un membres du personnel de la mairie modem et d’un moniteur, tous qui souhaitent profiter de ce libre-serofferts par le Département, qui vice informatique», témoigne un prend aussi en charge la première agent communal de Chevilly. année d’abonnement à Internet Le “Point Cyber” permet d’avoir (hors coût des communications accès à Internet en libre-service. téléphoniques). Le Conseil général a lancé dès 1999 une politique d’aide à l’équipement des communes du Loiret en matériel informatique, dont l’ambition est de faciliter pour tous les habitants, notamment en zone rurale, l’accès à Internet et de permettre aux services municipaux d’utiliser les bases de données documentaires du Département, via un réseau intranet spécifique.

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Briare


Loiret

dossier

“Baby” internautes

Pour la recherche d’emploi À Saint-Jean-de-Braye (19 000 habitants), le “Point Cyber” a d’emblée été dédié aux personnes en quête d’un job ou d’une formation, et installé à l’Arche abraysienne, le service emploi de la commune. « C’est un outil très demandé, constate Thibault Oliver, qui s’occupe des demandeurs d’emploi de 16 à 25 ans. Les utilisateurs réservent leur créneau horaire pour naviguer, en particulier sur des sites que nous avons

Les “Points Cyber” sont beaucoup utilisés par les usagers, notamment pour la recherche d’emploi.

présélectionnés pour ceux d’entre eux qui ne sont pas très à l’aise sur Internet, mais aussi pour rédiger des CV ou des lettres de motivation. » Le “Point Cyber” abraysien voit passer 5 à 10 internautes amateurs par jour, qui sont tous orientés sur “loiret.com” comme site d’accueil, avant d’aller surfer ailleurs sur le Net. Les usagers peuvent bénéficier d’un accompagnement individuel, mais sont soumis à une sorte de “droit de regard” des animateurs, dans un souci de “bonne utilisation” de l’outil. À Givrennes, enfin, commune de 330 habitants près de Pithiviers, la municipalité a eu l’idée originale de confier la gestion de son “Point Cyber”, installé dans une salle annexe de la mairie, à deux représentants du Club des Jeunes du village. Deux adolescents de 16 à 18 ans disposent de la clé du local et accueillent, sur rendez-vous, les internautes pour les aider dans leur navigation cybernétique. 

à l’école primaire Ils n’ont que 6 à 11 ans et se débrouillent déjà comme des “pros” avec une souris, un clavier et un écran. Parce que la valeur n’attend pas le nombre des années, le Conseil général a souhaité aider les écoles primaires à accéder aux NTIC, même si elles ne relèvent pas de sa compétence. Plus de 457 000 euros (3 MF) de subventions ont été accordés en 2001 aux communes rurales pour une première dotation de 300 postes multimédias dans leurs écoles. Les écoles Saint-Joseph (110 élèves), de Neuville-aux-Bois, et Jacques-Yves Cousteau (106 élèves), de Vennecy, font partie des 174 établissements primaires, publics et privés, qui ont reçu du matériel informatique offert par le Département, à la grande joie des enfants. À l’école Saint-Joseph, 29 élèves de CM1-CM2 font du traitement de texte ou s’exercent aux opérations mathé-

matiques sur le poste multimédia du Conseil général. « Notre ambition est de mettre l’informatique au service d’un travail personnalisé de l’enfant », explique MarieHélène de La Rochemacé, directrice de l’établissement. Et le surf sur Internet, c’est pour bientôt.

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Malesherbes

Pithiviers

Montargis ORLEANS

Meung/ Loire

Un élément de motivation « Tous les enseignants sont d’accord pour utiliser Internet, confirme Patricia Allibé, maîtresse de CM1CM2, mais il faut responsabiliser élèves et parents sur le bon usage de cet outil». Les enfants de SaintJoseph vont s’atteler à la création de leur propre site : ils y raconteront notamment leur future classe de découverte en Dordogne, sur les traces de l’homme préhistorique... Dans la toute neuve école JacquesYves Cousteau, de Vennecy, la “micro” a conquis tout le monde, grâce aux deux postes attribués par le Département. Les élèves, qui, comme ceux de Neuville, doivent faire une

Châteauneuf/ Loire Jargeau

Le micro-ordinateur est désormais devenu un véritable compagnon d’éducation.

Beaugency

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escapade hors Loiret, vont pouvoir envoyer à leurs parents le récit et les photos numériques de leur séjour à la neige grâce à la magie d’Internet. Les ordinateurs leur permettent également de reporter eux-mêmes sur dossier informatique les évaluations de leur travail scolaire. «On ne triche pas», assure Mélanie, 10 ans, ravie de cette responsabilité. «On fait aussi de la grammaire, du vocabulaire et même des mots croisés sur le micro», ajoute Marine, de CM2. «Quelques élèves ont découvert ici l’ordinateur, témoigne Éric Francillon, directeur de l’école. Mais cela rentre assez facilement, car les enfants sont motivés ». « On va moins vite qu’en écrivant dans un cahier, car il faut apprendre à taper», rapporte Kevin, qui ne comprend pas pourquoi les touches du clavier ne suivent pas l’ordre alphabétique. «Je patauge un peu, surtout pour enregistrer sur une disquette », ajoute Charline... Personne, néanmoins, parmi les 40 CM1-CM2 de Jacques-Yves Cousteau, ne voudrait désormais se passer du micro, ce nouveau compagnon d’éducation ! 

Sully/Loire Gien Briare

: écoles primaires équipées en ordinateurs.


Comment Lig’Air veille sur notre air Ozone, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre... Ces gaz, néfastes pour notre santé, sont depuis la loi sur l’air de 1996 sous la surveillance constante d’organismes dont le rôle est de tirer la sonnette d’alarme lorsque leur concentration dans l’air devient trop importante. À Orléans, cette tâche incombe à Lig’Air.

À partir de cette année, le nombre de stations de mesures de la qualité de l’air va augmenter.

Agréée par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Lig’Air est une association membre du réseau national “Atmo” regroupant les 39 réseaux de surveillance de la qualité de l’air. Elle est constituée de quatre collèges de représentants de l’Etat et des établissements publics (DRIRE, ADEME...), des collectivités territoriales, des industriels, ainsi que des organismes et des associations concernés par la préservation de l’environnement. Dans les six départements de la Région Centre, Lig’Air dispose de stations de mesures fixes implantées principalement dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants. Leur nombre va augmenter à partir de cette année et jusqu’en 2007 pour intensifier la surveillance et véritablement pister les divers polluants atmosphériques.

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Quatre stations pour le Loiret Actuellement, pour le Loiret, on compte quatre stations sur l’ag-

glomération orléanaise : deux en centre-ville, sur la place Gambetta et à la préfecture, une à Orléans La Source et une à Saint-Jean-deBraye à l’école Jacques Prévert. Une situation qui devrait se modifier d’ici à trois ans puisque les villes de Montargis, Pithiviers et Gien seront, elles aussi, équipées. Aussi discrètes qu’efficaces, ces stations se composent d’un système d’aspiration de l’air ambiant et d’une batterie d’appareils sophis-

tiqués analysant en continu les concentrations en éléments polluants. « Les principaux sont au nombre de quatre : le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote émis par la combustion de carburant par les véhicules et les systèmes de chauffage, les poussières produites par les véhicules et l’industrie, et enfin l’ozone, un polluant dit secondaire, difficile à gérer puisqu’il n’est pas émis directement, mais résulte de la transformation chimique d’autres substances sous l’effet des rayons solaires. D’où la fréquence des pics d’ozone en période estivale. D’autres produits comme les métaux toxiques, le plomb ou les pesticides sont aussi l’objet d’études ponctuelles », explique Carole Flambard de Lig’Air. L’indice “Atmo” L’association centralise les données de toutes ses stations orléanaises et calcule l’indice “Atmo” qui va de 1 (très bon) à 10 (très mauvais) afin de caractériser la qualité moyenne de l’air sur l’ag-

glomération. À partir de l’indice 8, Lig’Air informe les autorités et le grand public par le biais des médias locaux de la mauvaise qualité de l’air. Elle recommande alors aux personnes sensibles (enfants, personnes âgées ou affectées de maladies respiratoires) de s’exposer le moins possible. Heureusement, cet état d’alerte à la pollution atmosphérique ne se produit que très rarement, comme le souligne Carole Flambart : « Cet été, nous n’avons eu que deux jours de dépassement de seuil à Orléans, les 22 et 29 juillet. Le reste de l’année, la moyenne est d’environ 3, donc la qualité de l’air est relativement bonne.» Ouf ! On respire...  CONTACT :

Lig’Air - 135, rue du Faubourg Bannier, 45000 Orléans Tél. : 02 38 78 09 49 SUR INTERNET :

www.ligair.fr, données atmosphériques réactualisées toutes les trois heures

Une lutte commune Nous sommes tous concernés par la lutte contre la pollution de l’air. Respecter ces quelques conseils, c’est déjà apporter sa modeste contribution à ce combat quotidien et indispensable. Pour que nos enfants aient un avenir respirable. - Privilégier la marche, le vélo et les transports en commun pour les petits trajets qui, effectués généralement moteur froid, accroissent considérablement les émissions de polluants. - Choisir les transports en commun et le covoiturage pour les trajets domicile-travail, car un voyageur seul dans sa voiture émet, par kilomètre parcouru, 13 fois plus de monoxyde de carbone qu’un bus. - Conduire en souplesse et respecter les limitations de vitesse, car une conduite agressive accroît la consommation de carburant de 30 à 40 %. - Bien entretenir son véhicule et son installation de chauffage d’habitation. Un véhicule mal réglé pollue 50 fois plus.

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Loiret

découvrir


Loiret

kaléidoscope

PHOTOS : DOMINIQUE

Ding, ding, dong.... Tocsin, carillon, angélus, glas... Depuis toujours, le son des cloches rythme nos vies. À Orléans, la fonderie Bollée est réputée dans le monde entier pour ses cloches qui résonnent dans plus de 60 cathédrales. Invitation à pénétrer dans l’univers des maîtres saintiers.

dans le secret Forme

Signature Armoiries de fondeur de cloches. Ici celles de la fonderie. Ces armoiries étaient apposées sur les cloches en guise de signature de son œuvre par l’artisan fondeur.

Vibrations Suspension Anse de cloche en bronze en forme d’angelot, servant à suspendre la cloche à son mouton, c’està-dire la pièce en bois qui permet à la cloche de balancer.

Noyau : il s’agit du moule intérieur de la cloche. C’est la première étape de la fabrication de la cloche. Ce moule est réalisé en briques recouvertes d’un mélange de terre, de chanvre et de bourre de chèvre. Il reproduit exactement la forme finale de la cloche grâce à un gabarit en bois réalisé par le maître saintier, et qui détermine la taille et le poids de la cloche, c’est-à-dire le son qu’elle va produire. Ce noyau doit sécher avant l’étape suivante.

Diapason à masselottes dont on se sert pour relever les vibrations de la cloche.

Verdun Bourdon des 400 000 morts de Verdun de la Tour de L’Ossuaire de Douaumont “Louise-Anne Charlotte”. Ce bourdon a été fondu par Louis Bollée et transporté triomphalement par camion de Paris à Douaumont. Il a été baptisé le 19 septembre 1927 par Mgr Ginisty.

Alliage Étain et cuivre rouge servant à donner le bronze de cloche qui est l’alliage de ces deux métaux. Contenant 22 % d’étain, ce bronze particulier est le plus riche en étain, ce qui favorise la résonance.

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Épaisseur Fausse cloche en terre aux mesures exactes de l’extérieur de la future cloche : elle recouvre le noyau terminé et permet la fabrication de l’épaisseur de la cloche en laissant un vide où l’on pourra couler le métal en fusion.


Inscriptions Cire d’abeille grâce à laquelle sont réalisés sur les cloches les inscriptions et ornements.

des cloches Coulée Noyau, fausse cloche et chape : au final, la chape est enlevée, puis la fausse cloche cassée, et la chape remise sur le noyau. Cette opération crée ainsi un vide entre la chape et le noyau, vide dans lequel est coulé le bronze. Pour empêcher le moule de bouger et de se déformer pendant la coulée, la fosse dans laquelle il a été réalisé est rebouchée. Dans le four sont placées les barres de cuivre qui constituent 78 % du métal de la cloche. Il doit fondre à 1200°. Puis, on ajoute l’étain pour faire le bronze. Une fois le métal refroidi, la cloche est dégagée encore fumante de la fosse, le moule extérieur est brisé ainsi que le noyau de brique afin de libérer la cloche métallique. Il ne restera plus alors qu’à polir le bronze.

Modèles

Train Cloche de locomotive anglaise.

Planches modèles qui sont utilisées pour tracer, sur une planche de bois, les calibres et les battants de cloche à l’aide d’un pantographe. Cela permet ensuite de fabriquer les trois moules pour faire la cloche.

Jeanne d’Arc Moule en relief avec un motif de Jeanne d’Arc servant à réaliser les ornements en cire d’abeille qui sont apposés sur les cloches.

MUSÉE CAMPANAIRE Le musée campanaire Bollée est situé à proximité des ateliers de la fonderie du même nom. Il retrace la fabrication complète d’une cloche. On peut y voir des motifs de fondeurs anciens, des appareils de contrôle musicaux, des battants, ainsi que des outils de maître saintier, des beffrois de clocher, et d’anciennes horloges mécaniques. Fondeurs ambulants au départ en 1715, c’est en 1838 que les Bollée se sont installés à Saint-Jean-deBraye. Aujourd’hui, Dominique Bollée, représentant la huitième génération, exerce dans ces mêmes locaux le métier de maître saintier. Environ 70 cloches sont fabriquées chaque année par la fonderie Bollée. La plus grosse cloche pesait 8,5 tonnes. Elle était destinée en 1870 à la cathédrale de Bordeaux. En moyenne, il faut 3 à 4 semaines pour terminer une cloche. Aujourd’hui, il reste 3 fonderies de cloches en France, et seulement 42 dans le monde.

Finition

État-civil Décoration : à l’aide d’empreintes en cire d’abeille, des inscriptions et des ornements en cire d’abeille sont posés à la surface de la fausse cloche qui est recouverte d’un mélange de savon et de suif. Ces inscriptions sont le véritable état civil de la cloche avec son nom de baptême, la date de sa création et le saint patron auquel elle est dédiée.

Chape : il s’agit d’un moule en terre fine qui est dans un troisième temps fabriqué pour recouvrir la fausse cloche et les motifs de décoration. La terre, trempée d’eau, est projetée à l’aide d’une plume d’oie pour bien respecter les détails du décor. Une fois la première couche sèche, on la recouvre de terre plus épaisse. Dans le même temps, un feu a fait fondre la cire d’abeille et libéré les espaces pour la décoration.

Cathédrale Alphabet en bois utilisé pour poser, à l’aide d’un composeur, des inscriptions en cire sur les cloches. Celui-ci a servi à rédiger les inscriptions qui figurent sur les cinq cloches de la cathédrale d’Orléans.

Musée campanaire : 156, faubourg de Bourgogne, 45800 Saint-Jean-de-Braye Tél. : 02 38 86 29 47 Demander à Monsieur Bollée ou à ses employés de vous faire la visite. Ouverture du 1er octobre au 31 mars de 14h à 17h30 et du 1er avril au 30 septembre de 10h à 12h et de 14h à 19h. Fermé le mardi.

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Loiret

kaléidoscope

CHAUVEAU


La passion de

Jusqu’au 29 janvier, Claude Brasseur est sur la scène du CADO à Orléans, où il crée “Conversation avec mon père”, la pièce de l’Américain Herb Gardner. Il a bien voulu nous rencontrer lors d’une répétition et a accepté avec pudeur d’évoquer sa carrière et son travail.

CLAUDE BRASSEUR COMÉDIEN | 18 | Janvier - Février 2002 |

la scène Reflets du Loiret : Quelle est la thématique de “Conversation avec mon père” ? Claude Brasseur : On y retrouve deux problèmes principaux : celui des immigrés et de leur arrivée dans un nouveau pays, ici l’Amérique, et celui du conflit qui peut naître ensuite entre ces immigrés de la première génération, qui ne sont pas très cultivés, qui ne connaissent pas le pays, qui débroussaillent, si j’ose dire, et ceux de la seconde génération qui, eux, deviennent de vrais Américains.

Photo : E. Robert - Espalieu

Loiret

rencontre

Reflets : Comment se passe votre travail de comédien sur cette pièce? C.B. : C’est un travail délicat parce qu’il y a des changements de rythmes, de situations. C’est une pièce très lourde, difficile aussi parce qu’elle se passe sur 40 ans: elle débute en 1936, et puis 10 ans plus tard, puis de nouveau 10 ans plus tard, jusqu’en 1976. Le décor évolue donc beaucoup, tout comme les personnages. Moi, je commence j’ai 45ans et à la dernière scène, j’en ai 76. En tout, on est 14 sur scène. C’est une grosse machine. Reflets : Ce n’est pas la première fois que vous jouez dans le cadre du CADO ? C.B. : Vous savez, j’ai envie

d’être un acteur pour tous les Français, et pas seulement pour les Parisiens. Je prends beaucoup de plaisir à partir en tournée. À Orléans, je suis déjà venu jouer “La dernière salve”, “Le souper” et “À tort et à raison”. Chaque fois que j’ai eu l’occasion de faire un succès à Paris, je suis toujours parti en province parce que j’aime ça. Reflets : Télévision, cinéma, théâtre, comment faites-vous pour passer de l’un à l’autre ? C.B. : Si vous voulez, le théâtre c’est notre métier avant tout. On peut faire du cinéma sans acteur mais au théâtre, il est impossible de se passer des acteurs. Là, une fois que le rideau se lève, il n’y a pas de metteur en scène qui entre sur scène en disant “stop, on va la recommencer”. Il faut aller jusqu’au bout. De toute façon, j’aime les 3 disciplines qui sont évidemment très proches. Reflets : Quels sont les types de personnages que vous aimez interpréter ? C.B. : Je n’ai pas de préférence à l’avance. C’est en lisant un script ou une pièce que d’un seul coup je sens un déclic et que j’ai envie d’être ce bonhomme. Il faut toujours avoir de la sympathie, de l’amour pour un personnage. On me présente un monsieur dont j’ai fait la connaissance sur le scénario, sur le papier, et puis après, je dois le faire exister. C’est cela qui est intéressant.

Reflets : Que diriez-vous à des jeunes qui voudraient se lancer dans la comédie? C.B. : Je leur dirais de le faire s’ils ont une grande passion, mais aussi une grande patience, car il y a beaucoup de monde sur la ligne de départ, et un peu moins sur la ligne d’arrivée. Et il faut vraiment aimer cela parce que c’est quand même un métier à hauts risques. Du jour au lendemain, quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve, ça peut s’arrêter. Enfin, il faut aussi avoir une bonne santé, car on ne peut pas se permettre d’avoir une grippe ou de se casser la jambe. Nous sommes à la fois instrumentistes et instruments. Reflets : Vous avez une longue carrière. Quel est votre secret pour durer ? C.B. : Je ne sais pas s’il y a un secret. Je crois que c’est le travail, et puis encore le travail. Il ne s’agit pas simplement de jouer la comédie. Le travail consiste aussi, aujourd’hui, à déterminer ce que l’on peut faire ou ne pas faire, à essayer de trouver des sujets intéressants pour soi et pour les gens. ■

CLAUDE BRASSEUR EN 5 DATES 15 JUIN 1936

Naissance à Neuilly-sur-Seine

1954

Débuts au théâtre dans “Judas” de Marcel Pagnol

1956

Premiers pas au cinéma avec “Le pays d’où je viens” de Marcel Carné

1977

César du meilleur second rôle pour “Un éléphant ça trompe énormément” d’Yves Robert

1979

César du meilleur acteur pour “La guerre des polices” de Robin Davis


L’éclat Dans l’atelier de Jean Hartwig, où les outils et les meules ont envahi jusqu’aux murs, l’autre maître des lieux, c’est le cristal. Ce matériau “précieux”, ce verre à 24 % de plomb minimum, il le travaille comme d’autres la pâte à modeler. L’artisanartiste, “tailleur sur cristaux”, crée ses propres modèles (carafes, coffrets, vases, trophées...) et réalise ceux que lui commandent de grands noms de la mode, du parfum et des arts décoratifs. La restauration, de la simple réparation de verres ébréchés au remplacement de pièces manquantes, est une autre facette de son

D

de l’art

métier. Elle lui permet “de redonner vie à de belles pièces”. Au printemps dernier, il a ainsi “ressuscité” une magnifique aiguière en étain et cristal de l’époque Louis XVI, qui lui a permis de remporter le Grand prix départemental des Métiers d’Art, décerné par le Conseil général et consacré cette année à la restaurationconservation. Depuis, la récompense trône dans l’une des vitrines de son magasin, entre ses diplômes de Meilleur Ouvrier de France et de MaîtreArtisan. De sa façon d’empoigner le cristal, avec soin mais fermeté, se dégage une

aisance, une sorte de facilité. Né à Baccarat et formé dès l’enfance par son père, au fil de ses passages dans les plus prestigieuses cristalleries d’Europe, Jean Hartwig est devenu, à 18 ans, l’un des plus jeunes artisans de France. Et c’est toujours avec la même passion qu’il transforme des blocs bruts en pièces finement ciselées, faisant courir ses meules sur le cristal avec dextérité et précision. Installé depuis 1980 à Amilly, il délaisse parfois son atelier pour ses nombreuses autres activités : recherches scientifiques

JEAN HARTWIG CRISTALLIER sur le verre (il travaille actuellement sur les vitraux anciens), interventions comme formateur dans le Centre européen de Formation aux Arts verriers de Nancy, participation à des jurys de concours internationaux, publication d’articles dans des revues spécialisées,

rédaction d’un livre consacré à “La migration des verriers”, etc. Art, histoire, science... dès qu’il s’agit de verre, Jean Hartwig est dans son élément. Brillant. ■ CONTACT :

Cristallerie d’Art d’Amilly 1010, rue de la Nivelle Amilly - 45200 Montargis Tél. : 02 38 98 17 81

Le sens de sa vie Entre un train et un avion, Jean-Luc Angélis pose son baluchon à Meungsur-Loire. Jamais très longtemps. Ce jeune journaliste-écrivain a “besoin de bouger”. C’est de son enfance que lui viennent sa passion des voyages, ses envies de rencontres et de découvertes. Une enfance itinérante qui l’a conduit d’Afrique au Proche-Orient, en passant par le Maghreb. Rédacteur en chef, pendant près de 4 ans, de la revue de l’association humanitaire “Enfants du Mékong”, qui opère dans le Sud-Est asiatique, il a parcouru maintes fois cette région du monde. D’innombrables lectures sont venues compléter ses

E

JEAN-LUC ANGÉLIS J O U R N A L I S T E - É C R I VA I N

connaissances. C’est aujourd’hui en spécialiste des questions asiatiques qu’il collabore à des publications nationales. « Aller à la rencontre des autres dans leurs différences», telle est la principale motivation de Jean-Luc Angélis pour partir et repartir aux quatre coins du monde. Très tôt, vers 15 ans, l’écriture l’a également séduit. Ses nouvelles et ses contes pour la jeunesse parlent du respect de l’autre, chez lequel «il y a toujours quelque chose de bon», de l’amour, «qui doit toujours l’emporter», de la vie, «qui a toujours un sens»... et des voyages ! Ces thèmes, le jeune lecteur les retrouve dans le premier roman de Jean-Luc Angélis, “Quand pleurent

les étoiles”. L’histoire commence en Sologne, une manière pour l’auteur de «prendre racine dans le Loiret», lui qui ne se sent «de nulle part». Mais le récit s’envole vite vers des contrées lointaines. Jean-Luc Angélis a déjà mis “en chantier” d’autres ouvrages. Des romans certes, mais aussi des livres plus “techniques”, dont l’un sur “La symbolique religieuse des bijoux ethniques en Asie du SudEst”. Avant, peut-être, de réaliser son “grand désir”: écrire un roman sur la Sologne. ■ À LIRE :

“Quand pleurent les étoiles” de Jean-Luc Angélis Éditions du Triomphe

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Loiret

gens d’ici

CONNUS ET MOINS CONNUS, ILS ONT TOUS UN POINT COMMUN : LE LOIRET. PORTRAITS.


reflets Loiret

Pierre Paris est à l’origine de l’arboretum, il y a 10 ans.

curiosité

Classé “Collection nationale” en 1991, le Conservatoire de l’Ilex de Meung-sur-Loire rassemble plus de 400variétés de houx du monde entier.

Conservatoire d’Ilex

Pour l’amour du

houx

Sinistré par les intempéries de ces

Symbole des fêtes de fin d’année

dernières années, il devrait rouvrir au printemps. Voyage au cœur de ce précieux patrimoine, ouvert au public depuis 1996, et reconnu comme l’un des plus remarquables

T C’ES

d’Europe.

A PIR QUE T

Conservatoire national d’Ilex : Arboretum des Prés des Culands, La Nivelle, 45130 Meung-sur-Loire. Tél. : 02 38 63 10 49. Ouvert d’avril à septembre. Uniquement sur rendez-vous. Comptez au minimum 2 h de visite commentée. Contact : M. Pierre Paris ilex@noos.fr Accès : Par A10, sortie Meung-sur-Loire ou par N 152, parcours fléché.

La tempête de 1999, les inondations de mars et les fortes pluies de juillet 2001: le bilan est lourd. «50% de pertes sur l’ensemble du parc, des spécimens disparus. Des tiges mortes et des berges abîmées... Le travail est à refaire comme si on repartait de zéro.» Il y a de l’émotion dans la voix de Pierre Paris, à l’origine de l’arboretum voici 10 ans. Mais, pour le chroniqueur passionné bien connu sous le nom de Pierre Le Jardinier, pas question de baisser les bras : des arbres sont morts... Il en replante ! Dans une parcelle fraîchement aménagée, il vient de mettre en terre plus d’une centaine de houx parmi quelques magnolias, hortensias, rosiers et clématites. Ce sont au total 420 houx - hybrides et cultivars compris - provenant du monde entier qui se partagent les 2 ha de ce conservatoire dont la renommée traverse désormais l’Atlantique.

L

Un festival de couleurs «Au départ, je ne pensais pas du tout en faire un parc. Bien sûr, j’étais fasciné par la plante. Mais ce qui m’a réellement motivé, c’est de voir à quel point les houx étaient méconnus en

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hemins de table, bougeoirs, couronnes, papiers cadeaux, potées, parfois même crèches et sapins. À Noël, le houx est vraiment partout. Très apprécié pour ses effets décoratifs, il doit cependant sa traditionnelle popularité à une sombre histoire... À la recherche de Jésus, le roi Hérodote décide de faire massacrer tous les enfants juifs. Effrayés par la nouvelle, Marie, Joseph et leur fils s’enfuient vers l’Égypte. Lorsqu’ils se trouvent rattrapés par les soldats, un épais feuillage épineux les enveloppe miraculeusement : la Sainte Famille était sauvée... Bien qu’assez peu développé dans nos jardins, sa rusticité, sa facilité d’entretien et sa résistance au froid et à la pollution en font pourtant un arbuste d’ornement idéal. Autrefois, on l’utilisait pour ramoner les cheminées, fabriquer des “houssoirs” (des balais) ou des “houssines” (petites baguettes destinées à conduire les chevaux, devenues “badines” par dérivation). Quant à la Mecque du cinéma américain, elle était, il y a encore un siècle, un lieu boisé d’une part, et recouvert de houx d’autre part. D’où son nom : Hollywood.

C

France, contrairement au reste de l’Europe. Il fallait donc combler cette lacune en vulgarisant au mieux l’Ilex.» En 2 heures commentées d’un parcours-découverte initiatique, on apprend qu’il existe environ 800 espèces d’Ilex dans le monde (le conservatoire en possède 60) et que, contrairement aux idées reçues, très peu piquent... Qu’il est des houx persistants et des houx caducs, totalement ignorés du public, comme le Red Sprite ou le Sparkleberry... Que seules les houx

femelles portent les baies rouges... Que les houx se plaisent dans des sols argileux, pas trop calcaires, qu’ils aiment le soleil et la sécheresse, et que 7 à 8 ans s’écoulent du semis à la floraison. «Rouge, orange, jaune, blanc, noir, brun, j’aime le houx pour sa grande diversité de couleurs, confie le maître des lieux. Pas une forme n’est identique. C’est une plante vivante, toujours en mouvement, toute l’année.» De Chine, du Japon, d’Allemagne, d’Italie ou encore de Madère, les


420 houx provenant du monde entier se partagent les 2 ha du Conservatoire national d’Ilex, à Meung-sur-Loire.

Coquillages en vedette ! Ouvert depuis octobre dernier, l’Espace culturel d’Ouzouer-sur-Loire abrite une étonnante collection de 10 000 coquillages du monde entier. Cédée à la commune en 1995 par l’abbé Michel Gand, cette collection est le fruit de 40 années de recherches et de passion.

houx de Pierre ont une histoire. Déambulant au gré des allées, le botaniste en chef s’arrête devant Watereriana et Emily Bruner, dont le jaune d’or resplendit à la belle saison. «Ces houx viennent du jardin botanique de la reine d’Angleterre.» Puis c’est au tour du Ficoidea. « Celui-ci a une histoire étonnante. En Chine, un pépiniériste anglais et son équipe survolaient en hélicoptère les montagnes derrière Shanghai. Surpris par un violent orage, ils se posèrent dans une forêt de Ficoidea : ils venaient de découvrir une nouvelle espèce. » Une plante oubliée Que de chemin parcouru entre l’enchantement d’aujourd’hui et l’ancien marécage d’hier ! Foisonnant d’odeurs et de couleurs, l’endroit surprend tant il est frais et paisible. Magnifiques perspectives et jeux de lumière créent des ambiances poétiques qui auraient certainement émoustillé les pinceaux de Monet. Aulnes, chênes, frênes et peupliers forment des tonnelles naturelles sous lesquelles coulent les eaux pures des Mauves. Des petits ponts, spécialement

aménagés pour enjamber ces sources limpides, offrent un subtil panorama. «En décoration, il faut panacher. L’harmonie résulte du mélange des végétaux». Pierre Paris a ainsi rassemblé autour de ses Ilex une petite collection d’érables, de bouleaux et de bambous. Il poursuit l’inventaire : «Un érable à sucre, rapporté du Canada dans ma valise. Ce bouleau à canots, également du Canada, sert à fabriquer... des canots. Le Conspicuum Phœnix de Chine : son bois rougit l’hiver et jaunit l’été. Les troncs des arbres sont importants, ils apportent des coloris dans les jardins.» Au fond du parc, une partie totalement sauvage, où le houx est toujours présent. Au bord des rives, carex, nénuphars et bambous : «L’environnement aquatique sert aussi à tester la résistance des plantes à l’humidité.» Le parcours s’achève. Dernier regard sur ce joyau végétal dont il faut pour l’heure panser les plaies. Au printemps, des tapis colorés de jacinthes viendront parfumer les lieux, et les houx arboreront de délicates petites fleurs blanches. «L’ilex est une plante oubliée en France. Alors, forcément, le public est tout de suite séduit.» 

V

ertigo, patelles, littorines, strombes, tritons, murex, porcelaines, bénitiers, peignes, volutes... voici quelques-unes des 800 espèces -on en compte environ 80000 dans le monde - que rassemble le tout nouveau musée du coquillage d’Ouzouer-sur-Loire. Répartis dans 20 vitrines et 8 tables vitrées, ces chefs-d’œuvre de calcaire sont le prétexte à une plongée dans les océans du globe. «En Polynésie, les conques étaient utilisées comme trompes par les indigènes... De la nacre de ces troques du Pacifique, on faisait des boutons... Ces oreilles-de-mer se mangent, mais c’est plutôt coriace. Quant à ceuxlà, ils se déplacent en sautant !». Un livre de classification à la main, Michel Gand ne tarit pas de détails sur la vie des mollusques. Normal, à 80 ans, l’ancien abbé d’Ouzouer est conchyophile. Une passion qui l’a amené en 40 ans à la tête de 10000 pièces, rassemblées au gré de voyages, d’achats et par l’intermédiaire de dons. Dévoilé aujourd’hui au public grâce à la motivation conjointe de l’abbé et de la municipalité d’Ouzouer-sur-Loire, ce petit trésor invite le visiteur à la découverte de l’une des plus belles créations sculpturales du règne animal. La phrase fait le tour de la commune: «Ce n’est plus Ouzouer-sur-Loire, mais Ouzouer-sur-Mer!», plaisante Mme Millet-Sabatier, maire adjoint, responsable animation et culture. CONTACT :

Espace culturel Michel Gand 40, rue de la Forêt, 45570 Ouzouer-sur-Loire. Tél. : 02 38 35 64 59 (musée) ou 02 38 27 05 05 (mairie) Ouverture : du 1er octobre au 31 mars, du lundi au samedi de 14h à 18h, et du 1er avril au 30 septembre, du mardi au dimanche de 14h à 18h.

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reflets Loiret

curiosité OUZOUER-SUR-LOIRE


Loiret

côté sports

DÉBUTANTS OU CONFIRMÉS… LE CONSEIL GENERAL EST LE PARTENAIRE DE TOUS LES SPORTIFS. GRAINE DE CHAMPION

Haltérophilie :

Cécile et Sullivan au royaume de la danse

Que la force soit avec toi ! Le Cercle Michelet d’Orléans est le seul club d’haltérophilie du Loiret. Une discipline qui s’ouvre de nouveaux horizons avec la volonté farouche d’éradiquer le dopage, et l’arrivée des femmes. Depuis 1953, les hommes forts du Loiret s’entraînent au fond de la cour du “3” rue Pasteur à Orléans. Dans une salle qui a vu passer les frères Chavigny, sélectionnés pour les J.O. de Montréal en 1976, les haltérophiles peaufinent leur condition physique, améliorent leur technique pour soulever des barres de plus en plus lourdes. Un effort intensif, violent, mais superbement esthétique quand ces dizaines de kilos décollent et paraissent légers comme l’air. L’espace de quelques secondes, l’haltérophile domine sa barre, son visage trahit la douleur de l’effort avant de s’illuminer quand l’essai est validé. Le Cercle Michelet d’Orléans fêtera en 2003 son cinquantième anniversaire. Il honorera alors un sport à la reconquête de son image. «Nous avons souffert des affaires de dopage, avoue Noël Tréboscen, l’un des entraîneurs orléanais. Mais aujourd’hui, quelle fédération est aussi dure que la nôtre ? Au pre-

D

mier contrôle positif, c’est une suspension immédiate de deux ans. La deuxième fois, c’est une suspension à vie. Et si un pays compte trois athlètes contrôlés positifs, sa fédération est radiée des compétitions! Je ne peux pas nier que le dopage existe encore, mais la volonté de la Fédération internationale d’haltérophilie ne laisse place à aucun doute sur sa détermination.» La fin des stéréotypes Les catégories de poids ont été modifiées afin d’annuler tous les anciens records du monde. Les performances semblent plus accessibles, et aux pays des hommes forts, les stéréotypes tombent peu à peu. «On imagine volontiers l’haltérophile comme un colosse des pays de l’Est, poursuit Noël Tréboscen. Mais si vous venez dans notre salle, vous verrez toutes sortes de gabarits. Car l’haltérophilie n’est pas qu’un sport de force. La technique est essentielle pour soulever plus de deux fois son poids. Nous avons dans notre club un junior bulgare,

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T C’ES

L’haltérophilie

AE PIR U Q T

se pratique à partir de 10 ans, et il faut compter au minimum 400 F pour une licence au Cercle Michelet d’Orléans, le seul club du Loiret. Aucun matériel n’est exigé. Contact : Comité départemental d’haltérophilie Tél. : 02 38 80 51 20 Site Internet : www.multimania.com/cerclemichelet/

sur glace Le club d’haltérophilie du Loiret fêtera en 2001 son cinquantième anniversaire.

Tudor Hristov, qui physiquement n’est pas un monstre. Mais il faut le voir à l’entraînement pour comprendre que l’exécution du geste est aussi importante que la puissance dans les bras.» Tudor Hristov fait partie de l’équipe du Cercle Michelet d’Orléans qui a obtenu sa place parmi les douze meilleurs clubs de France. Autour du jeune Bulgare, on retrouve Noël Tréboscen, ancien membre de l’équipe de France, le Turc Benyamin Sudas, l’un des meilleurs du monde, le puissant Chabroud, l’un des ténors français, Bourbonnais et Luciano. Cette saison, l’équipe du Cercle Michelet d’Orléans tentera de se maintenir pour ses grands débuts parmi l’élite. Et dans sa reconquête d’image, l’haltérophilie a ouvert ses portes à la gent féminine. «C’est du bonheur, s’exclame l’entraîneur orléanais. L’arrivée des femmes amène un vrai rayon de soleil, car elle démontre, une fois de plus, que l’haltérophilie est un sport complet qui exige, outre la force, de la souplesse et du dynamisme. Des footballeurs, des karatékas, des sauteurs à la perche viennent s’entraîner chez nous pour parfaire leur condition. Car aujourd’hui, on ne fait pas du sport pour se muscler, mais on se muscle pour faire du sport.» 

Cécile Mora et Sullivan Hué n’ont que 7 ans, mais forment déjà un couple... sur la glace. Deux petits bouts de choux adorables, deux amis dans la vie devenus en l’espace de trois années des danseurs sur glace émérites pour qui le public a les yeux de Chimène. L’histoire de ce couple a démarré à l’âge de 4 ans. «J’avais envie de faire comme mon frère et ma sœur qui dansent sur glace en couple, confie malicieusement Cécile. Alors, j’ai demandé à Sullivan s’il voulait être mon partenaire.» Et le copain de classe n’a pas résisté à la tentation. Depuis, à raison de sept heures d’entraînements hebdomadaires, ils apprennent les fondements de la danse sur glace à la patinoire d’Orléans avec Christophe et Babeth, leurs profs. Les mamans, copines de grossesses, ne sont jamais loin pour observer et admirer leurs évolutions. Un couple qu’on dit déjà très complémentaire. Si Sullivan possède une qualité de glisse innée et le souci du détail, Cécile a l’oreille musicale et le rythme pour interpréter avec justesse les chorégraphies. Deux enfants nés à dix-neuf jours d’intervalle et pour qui la vie glisse avec grâce et plaisir.


Devant saint Blaise...

DÉGUSTATION

Foie gras à la mode Loiret

tout s’apaise ! La Saint-Blaise, fixée le 3 février, a toujours constitué une date importante du calendrier agricole. Elle marquait le temps des semailles printanières. Retour sur cette tradition et ce culte populaire. Le culte populaire envers saint-Blaise était moins répandu dans le Loiret que dans les régions voisines du Perche ou du Berry, notamment dans le Cher, où la Saint-Blaise, très souvent jumelée avec la Saint-Vincent, est encore beaucoup fêtée. Toutefois, on peut trouver des représentations de ce saint dans une quinzaine de paroisses de notre département. Jean-Baptiste Patron note, à la fin du XIXe siècle, un pèlerinage très important à la chapelle Saint-Blaise de Courtempierre et signale une autre chapelle qui fut l’objet de pèlerinage à Saint-Maurice-sur-Fessard. Plusieurs églises du département placées sous le vocable de Saint-Blaise: Bouilly-enGâtinais, Breteau, Montbouy, Ondreville-sur-Essonne, Orveau, honoraient bien entendu leur patron. À Marcilly-en-Villette, où le culte de saint Blaise est attesté dès le XIIIe siècle, celui-ci a donné son nom à une fontaine, ainsi qu’à Sury-aux-Bois. Le prieur de Sennely en mentionne également un, au XVIIIe siècle, à Sully-sur-Loire. Enfin, une statue de saint Blaise est toujours visible en l’église de Thorailles. Généralement, saint Blaise était invoqué pour la protection des troupeaux (en particulier les ovins), mais aussi pour la guérison des maux de gorge. Cette vertu thaumaturgique est liée à un épisode de sa légende dorée, selon lequel il aurait sauvé un enfant mourant d’asphyxie, une arête de poisson fichée dans la gorge. C’est de ce don

L

à calmer les affections d’origine gutturale que serait né le proverbe: devant saint Blaise...tout mal s’apaise. Dans le village de Dry, à l’occasion de sa fête, au cours d’une messe rehaussée par la fanfare locale, on vient encore faire bénir du sucre et du sel afin de leur donner des vertus curatives. Un “roi de saint Blaise” est désigné, qui doit conserver la chaîne et la médaille du saint jusqu’à l’année suivante.

Bannière de la confrérie de saint Blaise conservée à l’église Saint-Laurent d’Orléans.

nale fut relancée, en 1887, à l’église Saint-Laurent. C’était un grand jour de réjouissances pour les ouvriers des “fabriques” du faubourg Madeleine, qui exceptionnellement restaient fermées. L’office était suivi d’un banquet, d’une séance récréative et d’un bal. Nous trouvons encore trace de cette tradition dans les années 1950. C’est justement à cette époque qu’à Cerdon, ancien pays d’élevage ovin, on a décidé d’instituer une Saint-Blaise qui a toujours lieu. À l’issue de la messe, des bouquets d’œillets sont remis aux bâtonniers de l’année. ■ À VOS

Armoiries de la corporation des couverturiers et de la confrérie de saint Blaise d’Orléans.

Sacrés cardeurs ! En raison du peigne de fer, instrument de son martyre, les cardeurs, tisserands et couverturiers se sont placés sous la protection de saint Blaise. À Patay, on pouvait compter, autrefois, plus de quarante fabriques de draps ou de couvertures et autres tissus de laine. «C’est alors que les ouvriers formaient une grande corporation et que les fabricants d’Orléans, en petit nombre à cette époque, se réunissaient à ceux de Patay pour célébrer la fête de saint Blaise, patron de la confrérie». L’industrie couverturière orléanaise ayant prospéré à la fin du XIXe siècle, la fête patro-

ême si la période des fêtes est passée, le fois gras n’en demeure pas moins un mets de choix qu’il est toujours agréable de déguster tout au long de l’année. Et du foie gras, vous pouvez justement en trouver, en vous rendant directement chez le producteur, à la Ferme de la Plissonnière à Coudroy, près de Lorris. Là-bas, vous pourrez visiter l’élevage et les ateliers où, chaque année, au total près de 5000 canards sont traités et transformés. Foie gras, magrets, aiguillettes, paletot, manchons, rillettes... le choix de produits proposés sur place est vaste.

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CONTACT :

Ferme de la Plissonnière 45260 Coudroy Tél. : 02 38 92 43 77

PAPILLES

Gigolette de poulet aux noisettes à la bière du Gâtinais PAR JEAN-PIERRE GROSMANGIN, CHEF CUISINIER À “L’ÉCU DE FRANCE” À MALESHERBES

INGRÉDIENTS POUR 5 PERSONNES 5 cuisses de poulets, 2 oignons, 2 cuillères à soupe de poudre de noisettes, 32 noisettes, 1 blanc d’œuf, 200 g de crème fraîche, 200g de fond de volaille, 1 bouteille de “Gâtine”, bière du Gâtinais. PRÉPARATION Désosser les cuisses. Pour la farce : mixer la chair d’une belle cuisse de poulet. Ajouter 2 cuillères à soupe de poudre de noisettes à défaut d’amandes, les

noisettes entières ou légèrement concassées, le blanc d’œuf et 100g de crème fraîche. Saler et poivrer. Procédé : farcir les quatre cuisses. Former les gigolettes dans du papier aluminium beurré. Cuire à feu moyen pendant 40 min environ. Pour la sauce : faire revenir au beurre 1 ou 2 oignons ciselés. Mouiller avec la Gâtine et le fond de volaille. Laisser réduire. Ajouter, selon le goût, la crème fraîche et assaisonner.

GARNITURE : POMMES PAYSANNES 1 gousse d’ail, 400 g de pommes de terre, 500 g d’oseille, 2 dl de fond de volaille. Éplucher les pommes de terre. Les tailler en rondelles et en mettre la moitié au fond d’un plat à gratin légèrement aillé, déposer dessus 1 couche d’oseille fondu en beurre. Ajouter le reste des pommes et mouiller au fond de volaille. Cuire au four jusqu’à évaporation du liquide.

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Loiret

terroir


1814-1815 : le Loiret pour sauver l’Empire

Par deux fois, en 1814 et en 1815, Napoléon, au bord de la défaite, veut tenter de renverser une situation désespérée en utilisant la Loire comme ligne de repli. Orléans et le Loiret sont alors envisagés comme bases de résistance avant la reconquête. Au début de 1814, les armées de l’Europe coalisée contre Napoléon Ier pénètrent en France. En février et mars, l’empereur livre ses grandes batailles de la “campagne de France” à l’est de Paris et sur les affluents de la Seine. Il conçoit le plan audacieux de se diriger vers l’est pour couper les lignes de ravitaillement de l’ennemi et l’obliger à interrompre son avancée sur Paris. Il espère aussi bloquer les incursions alliées sur la Loire et ordonne au général Chassereaux, commandant de la subdivision militaire du Loiret, de mettre en défense Orléans, Gien et Montargis. Dès le 14 février, des cosaques de l’armée russe pénètrent dans le nord-est du Loiret. Ils sont repoussés le 17 février devant Orléans. Les coalisés hâtent leur marche sur Paris qui est sans défense. Le 29 mars, sur décision de Napoléon, l’impératrice-régente Marie-Louise, le petit roi de Rome âgé de 3 ans, la cour et les ministres quittent la capitale pour se rendre à Blois, où ils arrivent le 2 avril. Au moment de ce départ, Napoléon

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donne ordre aux commandants des subdivisions militaires de la Loire moyenne de diriger les conscrits sur Orléans. Les préfets du Loiret et du Loir-et-Cher doivent assurer les subsistances et provoquer l’enrôlement des chômeurs en bataillons de volontaires. Le principe d’une résistance soutenue par un gouvernement replié sur la Loire est clairement envisagé. Surprendre les alliés Mais Paris capitule le 30 mars, et le lendemain, les alliés y entrent. Le 3 avril, le Sénat et le Corps législatif votent la déchéance de Napoléon et de sa famille. Cependant, Napoléon ne s’avoue pas vaincu. Il est à Fontainebleau avec 60 000 hommes, compte se replier au sud de la Loire pour reconquérir ensuite Paris, et ordonne aux troupes encore fidèles de gagner Orléans, par Malesherbes et Pithiviers. Les maréchaux refusent. Napoléon abdique le 4 avril en faveur de son fils, puis le 6 sans conditions. L’abdication rend vaine toute résistance. Dès le 4 avril, des cosaques pillent Pithi-

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viers et marchent vers la Loire. Ayant quitté Blois, l’impératrice Marie-Louise arrive le 9 avril à Orléans et en repart le 12 pour rejoindre son père, l’empereur d’Autriche, à Rambouillet. Le Loiret est ainsi témoin de l’effondrement de l’Empire. De retour de l’île d’Elbe, Napoléon choisit de surprendre les alliés en attaquant en Belgique. Le 18 juin, il est battu à Waterloo, mais souhaite résister à Paris avec les 80000 hommes du maréchal Davout, ministre de la Guerre. Mais les députés le somment d’abdiquer. Il s’y résigne le 22 juin. Le 3 juillet, Paris se rend, et la convention militaire signée stipule que l’armée de Davout doit se replier au sud de la Loire, avant son licenciement. À Rochefort, d’où il compte s’embarquer pour les États-Unis, Napoléon songe encore à utiliser l’armée de Davout pour marcher sur Paris, mais il y renonce par crainte de la guerre civile et se rend aux Anglais le 15 juillet. Le drapeau blanc Arrivé le 11 juillet à Orléans, Davout installe son quartier géné-

Photo : Musée de l’Armée, Paris

Loiret

d’hier à aujourd’hui

Avant de capituler, le maréchal Davout avait installé son quartier général au château de La Source.

ral au château de La Source, propriété du baron de Morogues, fait barrer les ponts d’Orléans et d’Olivet, et met en défense la rive gauche. Les Prussiens arrivent à Orléans. Davout, un des rares maréchaux de Napoléon capable de conduire personnellement de grandes opérations, hésite à continuer la lutte ou se soumettre à Louis XVIII. Mais la discipline de son armée se relâche. Le 1er août 1815, Davout reçoit à la Source une prétendue lettre de Louis XVIII, rédigée par Fouché et signée par un habile faussaire, lui offrant des garanties en cas de soumission. Avec ses officiers, il décide alors d’accepter le drapeau blanc et de cesser toute résistance. Ce jour-là, à Orléans, le premier Empire a vraiment cessé d’exister. La défaite de Napoléon est totale. 


“L’homme aux 400 livres et aux 10 000 femmes”, c’est ainsi que Simenon était surnommé par l’un de ses éditeurs. Un homme qui avait de nombreux liens avec notre département. Tout d’abord, même s’il est assez difficile de connaître la période exacte où il y séjourna réellement, il est certain qu’il résida à Ingrannes où il avait loué le château de la Cour-Dieu. Au vue des diverses biographies qui lui sont consacrées (parfois contradictoires) et de quelques archives locales, on peut penser que Georges Simenon a été locataire de ce château d’octobre 1934 à février 1936. On sait aussi que c’est de là, après s’être fourvoyé dans une entreprise extravagante avec le journal Paris-Soir, qui prétendait rétablir la vérité sur l’affaire Stavisky-Prince, qu’il réagira aux accusations qu’on lui portait de complaisance avec la police, en expédiant de la poste de Fay-auxLoges, le 22 novembre 1934, un SIMENON EN CINQ DATES télégramme à Jean Prouvost. Ceci dit, son impression sur la forêt 1902 d’Orléans, qui revient à plusieurs Naissance à Liège (Belgique). reprises dans ses mémoires, n’est 1922 guère flatteuse. «Je devais bientôt trou- Arrivée à Paris. ver lugubre cette forêt, sombre, humide, 1929 aux allées rectilignes qui se croisaient à Écriture du 1er Maigret. intervalles égaux comme sur un damier.» 1972 La description qu’il fait du village Cesse d’écrire romans et d’Ingrannes n’est pas plus avenante: nouvelles. «Ingrannes, était minuscule et les gens 1989 assez sauvages comme le sont en géné- Décès à Lausanne (Suisse). ral les habitants des forêts.» Pourtant, c’est là qu’il aurait écrit plusieurs de ses œuvres. Mais, les biographes ne s’accordent guère sur les titres. Globalement, on peut relever : “Faubourg”, “Chemin sans issue”, “La mauvaise étoile”, “Les rescapés du Télémaque”, “Quartier nègre”, “Long Cours”, et “Les Demoiselles de Concarneau”. La forêt d’Orléans et les villages d’Ingrannes et de Vitry-auxLoges ont d’ailleurs servi de cadre à l’une des “nouvelles enquêtes de Maigret intitulée “Les larmes de bougie”. D’autres lieux du Loiret apparaissent fréquemment dans l’œuvre de Georges Simenon : Orléans, Châteauneuf-surLoire, Montargis. Surtout, dans au moins une dizaine de ses ouvrages, Georges Simenon fait allusion à Meung-sur-Loire, en particulier dans “Ceux du grand café” (nouvelle qui vient d’être rééditée, illustrée par Loustal) où il définit la cité magdunoise comme une “honnête ville du centre de la Loire”. Une ville qui est tout de même censée accueillir un célèbre héros de fiction retraité : le commissaire Maigret en personne. ■

“L

POUR EN SAVOIR PLUS :

“Tout Simenon”, 27 volumes, Presse de la Cité / Omnibus, 1993. “Simenon”, Pierre Assouline, Gallimard, 1992. “Ceux du grand café”, Georges Simenon - Loustal, Cahiers Omnibus, 2001.

Un armorial pour le canton de Puiseaux Huit maires du canton de Puiseaux ont reçu officiellement, le 4 décembre dernier, leurs armoiries qui leur ont été remises par le Conseil départemental d’héraldique urbaine. Au cours de la cérémonie, le premier armorial officiel pour un canton du Loiret, en l’occurrence celui de Puiseaux, a été présenté. Ce petit ouvrage en couleurs rassemble les armoiries d’une douzaine de communes qui sont toutes accompagnées d’un commentaire

savant fort instructif. Le rôle du Conseil départemental d’héraldique urbaine est aussi expliqué. Celui-ci, en effet, créé en 1995 sous l’égide du Conseil général, aide les communes à se pourvoir d’armoiries, en leur permettant de traduire leur identité par un mode d’expression original.

H

RENSEIGNEMENTS :

En vente au prix de 2 euros aux Archives départementales à Orléans, ainsi que dans différentes librairies du département.

Guerre de 1870 : un souvenir à entretenir our ne pas oublier les morts de la guerre de 1870, une quête a été organisée le 1er novembre dernier par les bénévoles du comité de Châteauneuf du Souvenir français. Cette quête a eu lieu aux entrées du cimetière de la ville où sont inhumés une douzaine de soldats tués lors de cette guerre franco-prussienne. Particulièrement touché par ce conflit, notre département a en effet vu divers combats se dérouler sur son sol, de Beaune-laRolande à Tavers, et plusieurs de ses villes comme Orléans et Châteauneuf ont été occupées par les Prussiens. Au total, 100 000 soldats français sont tombés en quelques mois, dont bon nombre dans notre région.

P

Pasteur combat le charbon dans le Loiret Il y a encore quelques semaines, la population mondiale était paniquée par des enveloppes mystérieuses contenant la bactérie de la maladie du charbon. Un vaccin destiné à lutter contre ce mal a pourtant été découvert par Louis Pasteur en 1881. Ce vaccin a même été testé par le célèbre savant sur un troupeau de moutons à la ferme de Fresne à Marsainvilliers, à six kilomètres à peine de Pithiviers. Pour commémorer cet événement, une plaque a d’ailleurs été apposée à l’époque sur un mur à l’intérieur de l’hôtel de ville de

Pithiviers, où elle est toujours visible. Ce succès valut à Pasteur la grandcroix de la Légion d’honneur et son entrée à l’Académie française.

I

Photo : Bridgeman - Giraudon

un écrivain à Ingrannes

A C T U A L I T É S Photo : AFP

Georges Simenon,

d’hier à aujourd’hui

| Janvier - Février 2002| 25 |

Loiret

F I G U R E


Loiret

club 10/15

Avec le Conseil général junior :

Stop le silence, balance la violence !

"Bouffon, pétasse, minable, bâtard..." Tu les connais ces mots, ils sont devenus "banals". Banals ? Non ! La violence, ça commence justement par les mots. Les conseillers généraux junior ont décidé de dire halte, on arrête, ça suffit ! Ils te proposent de dire stop à toutes les violences, en t’engageant avec eux. Parce que la violence, et le silence son complice, doivent disparaître des collèges ! Il y a la violence, et il y a le silence... Le racket, le racisme, les insultes, les coups... Il y a un mot pour résumer tout ça : la violence. Tu la connais cette violence. Tu l’as subie, peut-être, ou tu as un copain ou une copine qui en a été victime. Quand on est victime de violence, physique ou verbale, on souffre, on est mal. Le pire, c’est quand on ne peut pas en parler, parce qu’on a peur. Alors on se tait et on souffre encore plus. Et la violence peut continuer, tranquillement... “Stop le silence, balance la violence !”

Une semaine anti-violence au collège Les conseillers généraux junior ont imaginé une semaine anti-violence. Elle aura lieu du 4 au 8 mars prochains. Ils ont réalisé une affiche, un dépliant avec plein de conseils utiles, un badge que tu dois porter pour dire non à la violence et au silence, une charte, et une vidéo qui met en scène plusieurs situations de racisme, de racket, d’insultes, d’agression... pour en parler avec tes copains.

Toi aussi,

engage-toi

Une semaine, c’est bien, mais c’est tous les jours qu’il faut dire non ! Si on t’agresse, tu ne dois pas rendre coup pour coup. Ça ne résout rien. Car si tu es violent à ton tour, la violence ne s’arrêtera jamais. Quand tu es victime ou témoin de violence, il faut en parler, pour que ça ne se reproduise pas. Se taire, c’est être complice. Tu dois parler à tes parents, tes frères et sœurs, tes profs, un surveillant... quelqu’un en qui tu as confiance. Ne crains pas les représailles, c’est l’agresseur qui est hors la loi !

avec la “Charte contre la violence” Pour qu’il y ait moins de violence dans ton collège, c’est assez simple ! Tu dois commencer par le vouloir ! Le Conseil général junior te propose de t’y engager. Il a rédigé une charte en 5 points. TU T’ENGAGES À : • Dire non à la violence • Rompre le silence • Préférer le dialogue à la violence • Respecter la différence • Écouter et aider les victimes de violence

| 26 | Janvier - Février 2002 |

Des livres pour le Sénégal Ça y est, ils sont partis. BD, romans, contes, dictionnaires... 2100 kilos de livres ont donc été collectés cet automne dans les collèges du Loiret, suite à l’opération décidée par les conseillers généraux junior. Voilà un superbe cadeau de Noël pour les petit élèves du collège de Grand Yoff à Dakar. Un cadeau auquel ont même été ajoutés 950 cahiers et 950 feutres. Avec cette action humanitaire exemplaire, le Conseil général Junior, premier du nom, fait office de pionnier. Bravo et merci à tous.


COMMENT

ÇA

MARCHE

?

RÉPERTOIRE

2002 : L’ESSENTIEL POUR VIVRE EURO...

URGENCES

Depuis le temps qu’on en parlait, de l’euro... La monnaie unique européenne est entrée en vigueur concrètement le 1er janvier dernier. Notre bon vieux franc a jusqu’au 17 février prochain pour disparaître de la circulation.

 Sapeurs-pompiers Composez le 18  Commissariat central d’Orléans 02 38 81 63 00  SOS Médecins 02 38 54 44 44  SAMU 45 Composez le 15  Sida Info Service 08 00 84 08 00 Appel gratuit 24 h/24  Drogue Info Service 08 00 23 13 13 (N° Vert)  Centre hospitalier régional 02 38 51 44 44  SOS Amitié Orléans 24 h/24 02 38 62 22 22  Allo Enfance Maltraitée 119 (N° Vert)  Fil Santé Jeunes 08 00 23 52 36 (N° Vert)  SPA Urgences 02 38 83 97 31 À SAVOIR  Centre régional d’information jeunesse 02 38 78 91 78  Centre d’information et d’orientation 02 38 54 87 00  Caisse primaire d’assurance maladie 02 38 79 47 00  Caisse d’allocations familiales du Loiret 02 38 51 50 72  Gare d’Orléans Horaires (1,49 F/min) 08 36 67 68 69  Centre anti-poison 02 47 64 64 64  CROUS 02 38 66 28 81  Météo France 08 36 68 02 45 (prévisions pour le Loiret - 2,23 F/min)

| 28 |

Voilà, c’est fait... Il faut désormais s’habituer à parler, compter, dépenser, épargner en euros. S’habituer aussi à manier ses cents (ou centimes), ses huit pièces et ses sept billets Depuis le 1er janvier, le francs scriptural a disparu: on ne peut donc plus émettre de chèque ni effectuer de virement ou payer avec sa carte bancaire en francs. Les distributeurs automatiques délivrent désormais des billets en euros. Les achats peuvent s’effectuer en francs ou en euros, mais les commerçants rendent la monnaie en euros. Changée gratuitement aux guichets des banques et de la Poste ou bien utilisée dans le commerce, notre “ancienne” monnaie s’écoulera ainsi jusqu’à la date fatidique du 17 février 2002 (à minuit). Le franc n’aura alors légalement et définitivement plus cours. Les établissements bancaires, y compris la Poste, continueront de convertir en euros les espèces en francs, pièces et billets, jusqu’au 30 juin 2002. Après quoi, seuls la Banque de France et le Trésor public y seront autorisés. Ils accep-

La règle de l’arrondi :

V

e

i le 3 chiffre après la virgule est Sarrondissez égal ou supérieur à 5, vous au centime supérieur.

teront les pièces pendant trois ans et les billets pendant dix ans. Enfin, l’Observatoire de l’euro, au sein de la Direction départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, veille au respect des règles de conversion et surveille l’évolution des prix. Une Commission des réglements de litiges de l’euro y a également été mise en place. Peu à peu, nous allons nous familiariser avec ces nouvelles espèces, valables dans les douze pays de la zone euro (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Portugal) ainsi que dans les départements et territoires d’outre-mer. Monnaie européenne, l’euro a partout la même valeur: 1€ finlandais vaut 1€ français. La seule différence réside

DEMANDE DE DOCUMENTS PUBLIÉS PAR LE CONSEIL GÉNÉRAL

➜ Pour recevoir à votre domicile certains des documents que nous avons publiés, merci de remplir le bon de commande ci-dessous : Nom :

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Exemple : 30,489 €= 30,49 € Si le 3e chiffre après la virgule est inférieur à 5, vous arrondissez au centime inférieur. Exemple : 15,244 €= 15,24 €

EURO MÉMO :

dans l’aspect des huit pièces en euros : elles portent, sur une face, la marque de leur pays d’origine. Marianne, l’arbre et la Semeuse symbolisent la France. L’autre face des pièces, ainsi que les sept billets sont, eux, communs à tous les pays. Ces espèces, pièces et billets, peuvent être utilisées sans exception dans toute la zone euro. Plus de change donc, ni de gymnastique intellectuelle entre le franc et la monnaie du pays visité. Autant de simplifications auxquelles s’ajoute la possibilité de comparer aisément les prix dans les différents pays “passés” à l’euro. Dès lors que nous y serons habitués, l’euro pourrait bien nous faciliter la vie.

➜ 1 cent = 0,07 F ➜ 2 cents = 0,13 F ➜ 5 cents = 0,33 F ➜ 10 cents = 0,66 F ➜ 20 cents = 1,31 F ➜ 50 cents = 3,28 F ➜ 1 € = 6,56 F ➜ 2 € = 13,12 F ➜ 5 € = 32,80 F ➜ 10 € = 65,60 F ➜ 20 € = 131,19 F ➜ 50 € = 327,98 F ➜ 100 € = 655,96 F ➜ 200 € = 1311,91 F ➜ 500 € = 3279,78 F ➜ 1000 € = 6559,57 F

❏ Rapport d’activité 2000 ❏ Dépliant “Budget 2001” ❏ Dépliant “Enfance maltraitée” ❏ Guide “Le Conseil général et vous” ❏ Guide du Conseil général pour les enfants ❏ Guide “Bien vieillir dans le Loiret” ❏ Dépliant “Assistantes maternelles” ❏ Dépliant “Vos conseillers généraux” ❏ Dépliant “Votre enfant vient de naître” ❏ Dépliant “Allocation personnalisée d’autonomie”

Loiret

BLOC-NOTES

c’est pratique

Merci d’envoyer ce bon de commande à l’adresse suivante:

Conseil général du Loiret, Direction de la Communication, 15, rue Eugène-Vignat, BP 2019, 45010 Orléans Cedex 1.


Loire en Loiret

À LIRE

La Loire insolite

D

e ses origines à ses ponts, de ses crues à ses poissons, de ses saints à ses curieuses constructions, la Loire se dévoile sous ses aspects les plus variés et les moins connus dans cet ouvrage unique. Au fil des pages, des époques et des lieux, le lecteur découvre ou redécouvre “le dernier fleuve sauvage d’Europe”, inscrit en 2000 par l’UNESCO au patrimoine mondial.

C

’est “toute la richesse et la diversité du patrimoine du Val de Loire” que le Cercle des Cartophiles du Loiret offre dans cet ouvrage, 450 images à l’appui ! Y sont réunies des cartes postales anciennes, des photos et des reproductions de gravures, agrémentées de textes explicatifs. Une source documentaire incomparable pour mieux connaître la vie des riverains du fleuve depuis au moins un siècle.

L’amour est une région bien intéressante

témoins des célèbres aventures d’Ulysse. À grand renfort de danses, chants, marionnettes et rires.

U

Les 22 et 23 février

ne pièce de la Compagnie F e u x d e l a Ra m p e , d’après “Correspondance avec Olga” de Tchekhov. Le 26 janvier À MEUNG-SUR-LOIRE, LA FABRIQUE

Tél. : 02 38 44 44 95

John William & Maya

PAR LE CERCLE DES CARTOPHILES DU LOIRET

ÉDITIONS CLD

Par Jean-Mary Couderc, François Billacois, Jean-Marie Lorain et Jean-Yves Paumier

Faits divers et affaires criminelles en Sologne

JANVIER

La Loire ou les berges du futur

NUMÉRO HORS-SÉRIE DU JOURNAL DE LA SOLOGNE

Mon théâtre forain

D

ans cette série de récits, émaillés d’anecdotes et d’impressions, Jean Créteur retrace sa vie de comédien dans le milieu du théâtre démontable : une existence entièrement vouée “aux arts du spectacle et aux chemins”comme l’écrit, dans sa préface, Brigitte Olivier, attachée de conser vation au Musée du Théâtre Forain d’Artenay. L’enfant de la balle se livre avec sincérité et générosité, faisant ainsi revivre, le temps d’une lecture, la magie de ce théâtre disparu.

Concert de gospel Le 27 janvier à 16 h À GIEN, ÉGLISE SAINTE-JEANNE D’ARC

S

ous ses airs calmes et paisibles, la Sologne a été le théâtre d’affaires aussi troublantes qu’effrayantes. Ce numéro horssérie du Journal de la Sologne relate ces drames, crimes, vols, actes de sorcellerie et autres tragédies authentiques qui ont jalonné l’histoire de la région, à travers également une galerie de portraits des plus inquiétantes.

Fortissimo

L

U

e Musée de la marine de Loire accueille une sélection d’œuvres de la collection du FRAC Centre sur le thème de l’eau et de la Loire, selon deux points de vue, photographique et architectural.

n concert en duo de Régis Pasquier, violoniste international, et Anne Queffélec, pianiste parmi les plus aimés de sa génération. À l’honneur : Mozart.

Jusqu’au 4 février

À ORLÉANS, SALLE DE L’INSTITUT (CONSERVATOIRE)

À CHÂTEAUNEUF-SUR-LOIRE, MUSÉE DE LA MARINE DE LOIRE

Tél. : 02 38 46 84 46

Le 28 janvier à 20h30

FÉVRIER

Pari sur Loire

Loup y es-tu ?

L

E

a 4e édition de Pari sur Loire, festival de chansons actuelles, propose “des musiques itinérantes, des rencontres improbables et des chansons vagabondes” dans trois départements de la Région Centre, dont le Loiret. Jusqu’au 8 février PROGRAMME SUR HTTP://PARISURLOIRE.MULTI MANIA.COM

À ORLÉANS, CARRÉ SAINT-VINCENT

L

La Maison de Dieu

e Festival de Sully-surLoire organise une soirée exceptionnelle au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris. La pianiste Brigitte Engerer, le violoniste Olivier Charlier, le violoncelliste Gary Hoffman et leurs amis interpréteront d e s œ u v r e s d e Ra v e l , Rachmaninov, Saint-Saëns, Chostakovitch, Tchaïkovsky, Brahms, Lavignac, Villa Lobos, Mendelssohn et Strauss. Un programme riche pour un concert de grande qualité.

Tél. : 02 38 62 75 30

D

ans le cadre des Quartiers d’Hiver autour de Jean-Gabriel Nordmann, la Compagnie du Faux Col propose "“La Maison de Dieu”. Une pièce sur les bâtisseurs et le sens de la création, sur les craintes, les dangers, les superstitions, les folies et les désirs de l’homme qui construit.

Les samedis et dimanches du 23 février au 10 mars À MEUNG-SUR-LOIRE, LA FABRIQUE

Le 15 février à 20 h

Tél. : 02 38 44 44 95

À PARIS, THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Cours de narratologie

Tél. : 01 49 52 50 50 Pour le transport, au départ de Sully et Orléans : 02 38 36 29 46

U

Air de chasse

n spectacle proposé par le Centre dramatique national sur le thème de la censure, un dialogue drôle et érudit entre deux personnages antagonistes, un franc divertissement.

C

Du 26 février au 2 mars

Le 16 février

Tél. : 02 38 81 01 00

oncert de vielle à roue et de musette de cour par la compagnie LIA. Musique du XVIIIe siècle. À GIEN, SALLE HENRI DE LINARÈS, AU CHÂTEAU

Tél. : 02 38 29 85 54 ou 02 38 38 09 14

Lubin Baugin

À ORLÉANS, CARRÉ SAINT-VINCENT

MARS

Bourse aux cartes postales

L

a carte commémorative : Franck Gorjux, champion de France de boxe 2001, poids mouche.

Jusqu’au 17 février.

Le 3 mars de 8 h 30 à 18 h

À LOURY, MUSÉE DES MÉTIERS ET LÉGENDES DE LA FORÊT

À MONTARGIS, SALLE DES FÊTES

Exposition-vente d’orchidées

T

arlo Boso met en scène une version originale de ce grand classique : un spectacle de “tragedia dell’Arte”, dont l’histoire tragi-comique a des résonances jusque dans notre actualité. Le 25 janvier

Les 9, 10, 16 et 17 février

LES ÉDITIONS DU COLOMBIER

À SAINT-JEAN-DE-BRAYE, SALLE DES FÊTES

À ORLÉANS, PARC FLORAL DE LA SOURCE

Par Jean Créteur

Tél. : 02 38 21 93 23

Tél. : 02 38 49 30 00

C

Festival de Sully à Paris

xposition sur le loup dans le Loiret, légendes, histoire et traditions.

ransformée en véritable paradis pour orchidées, la Serre aux Papillons du Parc floral de La Source accueille, en présence de l’horticulteur et spécialiste Philippe Lecouffle, les amoureux de cette plante mystérieuse. En marge de l’exposition sont organisés un atelier de rempotage et une vente de plantes et de fleurs.

Antigone

écouter, voir

Piano

L

’exposition présente une quarantaine de tableaux de ce peintre du XVIIe siècle : natures mortes, œuvres religieuses, peintures mythologiques et dessins. À partir du 21 février À ORLÉANS, MUSÉE DES BEAUX-ARTS

Une Odyssée

C

ette adaptation de l’Odyssée d’Homère met en scène quatre comédiens qui sont à la fois conteurs, acteurs, protagonistes et

F

inale du Concours international de piano du XXe siècle, avec des œuvres de Janacek, Ligeti et Messiaen. Le 5 mars à 20 h À ORLÉANS, CARRÉ SAINT-VINCENT

Tél. : 02 38 62 75 30

La symphonie du hanneton

D

ans cette fantaisie burlesque proposée par le CADO, on chante, on danse, on jongle, on roule, on vole, on fait du trapèze, du violon, du saxophone, on se métamorphose en

| Janvier - Février 2002 | 29 |

Loiret

lire,


Loiret

lire, écouter, voir

L’hygiène, la toilette et les senteurs

V

isites costumées pour les enfants.

Les lundis, mercredis et dimanches du 3 février au 3 mars

rhinocéros, en dragon... À ORLÉANS, CARRÉ SAINT-VINCENT

“L’hygiène et le parfum, du XVIe siècle à nos jours”

Tél. : 02 38 54 29 29

Visite à thème

Du 8 au 29 mars

Le 10 mars

Nicoletta Au Château et son chœur gospel de Sully-sur-Loire

U

ne affiche qui triomphe depuis trois ans dans toute la France

Le 15 mars à 20 h 30 À GIEN, ÉGLISE SAINTE-JEANNE D’ARC CHÂTEAUX

TÉL. : 02 38 36 36 86

Fermé en janvier

La vie quotidienne au Moyen Âge

V

isites costumées pour les enfants dans la forteresse médiévale de Sully.

Les mardis, jeudis, samedis et dimanches du 2 février au 3 mars

Au château de Chamerolles

“Sully, une halte appréciée par d’illustres personnages”

À CHILLEURS-AUX-BOIS

Visite à thème

Tél. : 02 38 39 84 66

Fermé en janvier

Les samedis et dimanches du 9 au 24 mars, à 16 h Tél. : 02 38 36 36 86

ZÉNITH

ROMÉO ET JULIETTE, du 30 janvier au 3 février FRANCK DUBOSC, le 1er mars LES CHŒURS DE L’EX-ARMÉE SOVIÉTIQUE, le 2 mars LA SOUPIÈRE (THÉÂTRE), le 3 mars SINCLAIR, le 9 mars ANDRÉ RIEU, le 12 mars GAROU, le 14 mars FRANCK MICHAËL, le 17 mars L’ULTIMA RÉCITAL, le 22 mars LARA FABIAN, le 24 mars

DÉCLIC SURPRISE

Envoyez-nous vos photos

Quizz

Patrimoine religieux du Loiret

De la cathédrale d’Orléans à la basilique de Cléry, en passant par l’abbaye de Saint-Benoît et l’oratoire de Germigny, notre département a la chance de posséder un patrimoine religieux d’une grande richesse. Mais le connaissez-vous bien ! ➊ Quelle est la particularité de l’église de Puiseaux ? a) Son retable baroque b) Son clocher tors

➏ À qui est attribuée l’édification du monastère de Ferrières ? a) Charlemagne b) Clovis

➋ Quel architecte a réalisé la façade de la cathédrale Sainte-Croix ? a) Gabriel b) Androuet du Cerceau

➐ Quel roi repose à l’église de Saint-Benoîtsur-Loire ? a) François II b) Philippe Ier

➌ Où se trouve le plus ancien vitrail du département ? a) À la basilique de Cléry-Saint-André b) À l’église Notre-Dame de Boiscommun

➑ Laquelle de ces églises se situe sur le chemin de Compostelle ? a) La collégiale Saint-Liphard à Meung-sur-Loire b) La basilique de Cléry-Saint-André

➍ Quel est le fondateur de l’oratoire de Germigny-des-Prés ? a) Alcuin b) Théodulfe

➒ Quel objet remarquable trouve-t-on dans l’église de Beaune-la-Rolande ? a) Un antependium b) Une Vierge noire à l’enfant

➎ Où se trouve le plus ancien portail d’église du Loiret ? a) À l’église Saint-Martin de Cortrat b) À l’église de Jouy-le-Potier

➓ Quelle église possède l’un des plus anciens buffets d’orgue de France, daté de 1501 ? a) Notre-Dame de Lorris b) Notre-Dame de Beaugency

3e et 4e prix du 1er au 2e prix,

2 patinettes NNY Fun

des Guides du Loiret offerts par le Conseil général.

Voici les bonnes réponses au concours Quizz Littérature Loiret du n° 60 : 1b, 2a, 3b, 4a, 5a, 6b, 7a, 8a, 9a, 10b.

9

À chaque numéro de “Reflets du Loiret”, le lecteur dont la photo sera publiée gagnera un beau livre. Notre adresse : “Reflets du Loiret” Hôtel du Département, 15, rue Eugène-Vignat, BP 2019, 45010 Orléans Cedex 1.

5e au 7e prix du 8e au 15e prix

2 VTT Rockrider

Écoutez France Bleu Orléans, entre 12h30 et 13h, du 4 au 15 février 2002. Des indices vous seront dévoilés.

Radio France Orléans, la radio événement.

Voilà un parking dont le nom n’encourage pas la manoeuvre. Merci à Madame Christine Miard de Saran pour sa photo insolite.

| 30 | Janvier - Février 2002 |

2 appareils photo APS Kodak Advantix F350 auto

BULLETIN-RÉPONSE À RENVOYER AVANT LE 1 ER MARS 2002 Nom : ..................................................

Prénom :

Adresse : ........................................................................... Ville : ................................ 1

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EXTRAIT DU RÈGLEMENT • Le concours est réservé aux personnes domiciliées dans le Loiret, à l’exclusion du personnel du Conseil général et des membres de leur B famille. Le tirage au sort des gagnants sera effectué sous le contrôle de Maître Depont, huissier à Orléans. er Les coupons-réponses expédiés après le 1 mars 2002 ne seront pas pris en compte. Les gagnants seront avertis par courrier. Ils ont un mois, à partir du tirage au sort, pour récupérer leur lot à l’Hôtel du Département. La participation implique l’acceptation du règlement déposé à la SCP Lecellier/Depont. Coupon-réponse à retourner à “Reflets du Loiret”, Concours, Hôtel du Département, 15, rue Eugène-Vignat, BP 2019, 45010 ORLÉANS Cedex 1.

A


Conception : Direction de la Communication/FP - Conseil Général du Loiret • Photo : Dominique Chauveau

L’école buissonnière avec les profs, bien vu le Conseil général ! Rien de tel que le terrain pour faire des découvertes grandeur nature. Et si les professeurs sont aussi partants pour se mettre au vert, c’est encore plus classe ! Chaque année, le Conseil général favorise l’éclosion des curiosités en finançant à hauteur de 30 % les classes de découverte qui

permettent à des milliers d’élèves du primaire de faire mieux connaissance avec les écosystèmes de la campagne, de la mer ou de la montagne. Dans la même logique, des subventions sont également attribuées aux classes “Patrimoine” destinées aux collégiens. Bien vu !

Le Loiret, la bonne formule www.loiret.com


P O T S , E C N E L I S LE a l e c alan

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iolence v a l à e NON . 1. Dir ❏ 2. Rompre le sileanlcoegue ❏ 3. Préférer le di ❏ à la violence ifférence ter la d c e p ctimes s i e v R s e l 4. r ❏ 5. Ecouter et aidence le ❏ de la vio

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Conseil Général du Loiret - Dircom - 01-230 DECS - Réalisation Nicolas Gaultier - Photo STUDIO PIONNIER -

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Reflets du Loiret - N°61 (janvier-février 2002)