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Monica Zeitline

DOSSIER DE PRESSE

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Monica Zeitline De la volatilité de la photographie à l’enracinement par la peinture À la fois peintre et photographe, l’artiste joue du réalisme des clichés et de l’abstraction de la matière. Des gros plans, des zooms, l’instant volé, froid et statique d’une société de consommation à l’excès et qui se revendique. La photographie prise sur le vif par l’artiste représente le zapping constant de notre société, tout change, rien ne subsiste, les envies sont frénétiques. Elle observe l’énergie urbaine des villes qu’elle explore puis coupe

au couteau ses images, dissèque aux ciseaux un monde en perpétuelle révolution. À l’écoute de son intuition, elle tire les photographies comme des cartes pour les coller sur la toile. Le tableau se ficelle, les multiples superpositions d’images sont les reflets des infinies interprétations sociologiques. La toile prend corps, les éléments se lient à travers la peinture. L’artiste suit la pulsion universelle, son impulsion originelle sort en jets d’acrylique, de

pastels. L’œuvre se met en mouvement. Des énergies vitales traversent la toile, des cordes symboles des interconnexions humaines sous-tendent chaque création. Monica Zeitline parle de couleurs vives, de cultures mixées, d’universalité, elle est inspirée. Elle retranscrit la force urbaine, les battements terrestres. Un travail dense qui représente l’énigme du destin et dans lequel chacun se reconnaît.


Entretien Comment en êtes-vous venue à mêler les photographies à la peinture ? Quelles ont été vos inspirations, les artistes qui vous ont influencée ? La peinture est venue d’une envie naturelle et spontanée de parler de la couleur. J’aime les tonalités fortes, les contrastes, la matière de l’acrylique, les pastels que j’utilise dans mes toiles. La photographie quant à elle est un hasard. Je voulais trouver une façon de retranscrire l’énergie urbaine et je me suis aperçue que zoomer sur des parties de la ville me permettait d’en donner l’essence. Ressortent alors éléments caractéristiques de la ville, des symboles comme les bouches d’égouts, des voitures mythiques, façades, panneaux de signalisation. Enfin, dans ma conception artistique, la photographie s’apparente à un instant volé, froid sans âme auquel

la peinture vient donner vie et une nouvelle chair, une deuxième peau pour une autre signification. Ma formation à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris m’a donné une ouverture d’esprit sur le monde que je traduis maintenant en images. J’ai particulièrement été touchée par le travail photographique de Martin Parr et ses focus réalistes sur la vie des gens. J’aime Philipe Cognée pour sont travail sur la ville, j’admire Miquel Barcelo pour la matière, sa peinture presque sculpture et Cy Twombly pour sa poésie abstraite, son écriture, sa légèreté. Dans mon travail, j’insère des séries de mots clés que j’utilise comme l’expression des comportements. Je suis fascinée par l’évolution du langage et sa représentativité de l’émancipation des moeurs. Vos tableaux sont bruts et l’on se demande s’ils ne sont pas

issus d’une pulsion créative non préméditée, pouvez vous nous décrire votre façon de travailler ? J’ai une vision globale des sujets que je souhaite aborder, je mène une réflexion sur les mœurs d’un pays, je vais sur place, je lis, j’observe en photographie. Dans ce sens, mes toiles sont préméditées. Cependant, lorsque je me trouve devant la toile blanche, je me déconnecte de l’intellect. Les photographies sont comme des cartes que je tire. Je les prends pour les coller sur la toile en suivant mon instinct, sans volonté d’organisation. Je suis en transe et je dois communiquer l’énergie qui me dépasse à une toile vide. En prenant du recul, je découvre le sens de la toile. Le sujet se ficelle de luimême. Les tableaux peuvent êtres interprétés de multiples façons comme une sorte de zap-


ping de société. Dans un de mes derniers tableaux, « Conversation avec Dieu », les villes sont coupées en lamelles de haut en bas. Ainsi, Je peins la reliance de la terre au ciel, l’énergie qui remonte et nous traverse. Les traits verticaux sont comme des escaliers, des chemins de la ville vers l’univers, la vie d’après. C’est mon ressenti de l’au-delà, des âmes cachées. Un monde en face à face avec Dieu. Que représentent les sphères et les quadrillages que vous dessinez dans vos tableaux ? Je peins beaucoup de spirales, de sphères symboles de la mondialisation et de la vitesse des changements. C’est un travail sur l’énergie universelle qui montre que les cultures se mélangent. Les spirales me font penser à l’atome, qui est l’univers au fond de chacun. C’est une représentation en peinture de la théorie quantique car je pense que nous avons cette globalisation en nous en miniature. L’énergie urbaine est la restitution que font les hommes de cette énergie universelle qui les habite. Que symbolisent les fenêtres, façades, escaliers urbains qui structurent votre travail ? Vous

parlez de « jungle urbaine », qu’entendez vous par cette expression ? Les bouches d’égouts, façades, fenêtres que je photographie sont des symboles citadins mais ils peuvent aussi être perçus comme des passerelles entre le conscient et l’inconscient. J’étudie les frontières et donc les liens entre la construction urbaine contemporaine de l’homme et son état intérieur. La ville est issue de la propre perception de chacun, si matériellement elle a évolué, les rapports de force, la nécessité de survivre perdurent. Elle reste en quelque sorte une jungle, d’où l’expression de jungle urbaine. J’aime avoir les mains dans la peinture. Notre ville est une jungle primitive et je suis en plein dedans. Vos tableaux foisonnent de symboles de consommation et pourtant vous reliez votre travail à une recherche de spiritualité ? Comment expliquez vous ce paradoxe ? Sacs, chaussures, SMS, écouteurs. Dans mon travail j’oppose objets de mode et besoin de croire que l’ordre terrestre a ses raisons, que nous ne sommes pas là par hasard. Ainsi, les photographies se focalisent

sur le matériel quant la peinture vient représenter la force de la spiritualité. Ces deux éléments contradictoires semblent définir la société dans laquelle nous vivons et c’est ce qui constitue le paradoxe qui habite mes toiles. On dénonce le superficiel mais on reste attiré par la consommation. J’aime montrer les excès et en parallèle représenter la source d’énergie qui anime chaque chose. Plus le contraste est fort plus le message de mes tableaux est percutant. J’ai beaucoup été influencé par les philosophies orientales, le yoga, le chamanisme et le travail énergétique. En occident, les religions sont intellectualisées et ne font pas intervenir le corps dans leur pratique. Lors du travail de mes toiles, j’en suis venue à abandonner la représentation du réel pour me concentrer sur l’élan intérieur dicté par mon corps, mon instinct. Vous confrontez icônes et supports inattendus comme le drapeau marocain sur une babouche, quel message souhaitez vous faire passer ? Je trouve intéressant de photographier les objets qui donnent une idée de l’évolution sociologique. Par exemple, le drapeau anglais sur un slip ou la Vierge


Marie sur un sac plastique représentent la désacralisation d’un système, la remise en question de normes. J’aime retranscrire le mélange des genres. Cette confrontation d’idoles, les Madones, Jésus, avec les nouvelles icônes telles que la poupée « Barbie », Madonna ou des héros de bandes dessinées pose la question d’un recyclage des anciennes croyances. Des photographies des mannequins en plastique et robots de fer vous vous dirigez vers des humains de chair, pourquoi cette évolution ? Je me sers de légos, playmobils pour symboliser les gens qui avancent dans des habitudes sans conscience. J’utilise des jouets car nous sommes ceux d’une société organisée dans laquelle nous avons peu de recul. Nous sommes tous des robots. La poupée Barbie est le cliché de la femme parfaite mais creuse. Le mickey, quant à lui, est très symbolique, c’est le compagnon des deux générations dont je suis issue, c’est l’ami fidèle. Il a une place forte dans l’inconscient collectif, il a nourri la bande dessinée, les images animées du XXe siècle. Les mannequins en plastique des vitrines reflètent le vide contemporain.

Dans mes tableaux les plus récents j’insère des personnages aux côtés de ces poupées. Mes villes ne sont plus vides, elles s’humanisent. Un sujet qui me tient de plus en plus à cœur est celui de la condition de la femme moderne. La confrontation des cultures se voit à travers elles, les façons dont elles allient habitude générationnelle et émancipation actuelle. Le statut de la femme est issu d’un choc culturel violent que je souhaiterais montrer de plus en plus en images. D’où provient cette énergie qui anime vos toiles ? J’ai l’impression d’être une sociologue en quelque sorte car je ne prends pas partie, je ne juge pas, j’observe et je retranscris la société telle qu’elle est. Je n’ai pas envie de me lancer dans un art moralisateur. La société de consommation peut être gérée avec spiritualité. Au lieu de souligner le négatif, je veux relier à la foi, à la couleur et communiquer une force de vie.


Biographie

Expositions

Projets

Monica Zeitline est née en 1959 à Paris. Elle est diplômée de l’Institut des Sciences Politiques puis se forme à la peinture à l’Atelier Mac Avoy. Elle crée l’atelier Arts et Matières et commence à exposer en 2005.

2010 Drouot - vente aux enchères Galerie Envie d’art - ParisLondres Salon Affordable Art Fair New York-Paris 2009 Galerie Envie d’art - ParisLondres Salon Affordable Art Fair - New York Guy Flichy Gallery – Dubaï 2008 Galerie Envie d’art - ParisLondres Salon Affordable Art Fair New York-Paris 2007 Galerie Envie d’art - ParisLondres-Bruxelles Salon Affordable Art Fair New York-Paris 2006 Galerie Envie d’art - ParisLondres Restaurant Quai Ouest Suresnes Galerie d’art des Pyramides – Port Marly 2005 Galerie Klein - Sceaux Grand marché d’art contemporain de Chatou, Bastille et Charenton Paris Nolita, place Fustenberg - Paris

En 2006, Monica Zeitline est sélectionnée pour réaliser le support de la carte d’adhérent des magasins FNAC qui sera disponible judsqu’en 2009. En 2009, l’artiste réalise la page de couverture du catalogue DEMOS qui sera diffusé au cours de l’année 2010 à plus de 700 000 exemplaires en Europe, en Asie et aux Etats-Unis.


Dossier de presse Monica Zeitline