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Belgique - België

Le journal des

Parrains

P.P. - P.B. B-07

N°23

Octobre - Novembre - Décembre 2007 Dépôt Bruxelles X P 405105

Trimestriel de la Croix‑Rouge de Belgique - Communauté francophone

Dans ce numéro : Nos nouveaux projets au Burkina Faso

Echos de nos activités


Une Croix‑Rouge

Edito Chères Marraines, Chers Parrains,

Pierre Hublet, Directeur du département International

S’adaptant aux évolutions de la situation et forte de son partenariat de plus d’une dizaine d’années avec la Croix‑Rouge burkinabé, la Croix‑Rouge de Belgique – Communauté francophone recadre ses activités au Burkina Faso. Cette année 2008 verra de nouvelles évolutions des projets existants ainsi que la mise en place d’actions complémentaires. Où en sommes-nous et que va-t-il se passer concrètement ?

Les jeunes filles particulièrement à risque Des facteurs culturels et sociologiques viennent ajouter à la vulnérabilité particulière de ces enfants : mariages précoces, mariages forcés, polygamie… Les jeunes filles surtout sont les premières victimes d’une organisation sociale qui ne les protège pas suffisamment, et qui ne leur laisse que peu de latitude pour protéger leurs enfants

Ces dernières années, un développement urbain non contrôlé et la faiblesse des services sociaux ont provoqué une concentration de la population rurale, principalement jeune, dans les périphéries des grandes villes. Les carences éducatives et sanitaires du Burkina Faso contribuent à renforcer ces mécanismes d’exode des enfants en quête d’un “eldorado” imaginaire.

Pays très enclavé au climat soudano-sahélien, le Burkina Faso est l’un des plus pauvres de la planète. Son Indice de Développement Humain est parmi les plus faibles du classement 2006 des Nations Unies (175e sur 177). Plus précisément, 46,6 % de la population (et 52 % des femmes) vit en dessous du seuil national de pauvreté fixé à 10,5 € par mois. La population est essentiellement rurale (79,9 %), l’agriculture est la principale activité du pays. Seuls 40 % de ces ménages en milieu rural

Briefing des femmes au centre Croix-Rouge de Ouagadougou.

ont accès facilement à un centre de santé, et moins de 59,8 % à une école primaire. 75,3 % des adultes sont analphabètes. Cette population, composée de 55 % de jeunes de moins de 18 ans (45,3 % ont moins de 15 ans), n’a qu’un taux brut de scolarisation (2005/2006) de 62 %, l’un des plus faibles au monde.

Deux nouveaux projets complémentaires ! Un projet « Nutrition » Le Burkina Faso est l’un des pays possédant le plus fort taux de mortalité infantile. Pour répondre au défit majeur de cette mortalité due en grande partie à la malnutrition des nouveau-nés et des femmes enceintes, un deuxième projet a démarré au Burkina Faso, depuis ce mois de juin 2007. Ce projet, cofinancé par l’agence ECHO de l’Union européenne et les parrains de la Croix‑Rouge, est prévu pour une durée initiale de 18 mois (de juin 2007 à décembre 2008). Il sera opérationnel dans 3 régions du Burkina Faso: - au nord, dans la province de Yantenga - au Sahel, dans les provinces de Seno, Oudalan, Soum et Yaga

Au Burkina Faso, la malnutrition infantile est un fléau.

quand elles deviennent mères. Aujourd’hui, 51,8 % des femmes sont seules (veuves, séparées,…). Le départ des enfants vers les villes, leur placement chez des “tuteurs”, ou leur “prêt” à des intermédiaires parfois peu scrupuleux font partie des pratiques fréquentes, intégrées dans le système social, et représentent bien souvent les seules solutions pour ces familles.

sonnes, ainsi que les volontaires de la Croix‑Rouge, peuvent recevoir les femmes enceintes, les mères allaitantes et leurs nouveau-nés. Leur mission est de dépister la situation nutritionnelle des enfants de 0 à 59 mois, ainsi que celle de ces femmes. Ces comités villageois sont formés à la prise en charge de la malnutrition aigüe en ambulatoire et sont dotés de tout le matériel. Les cas de malnutrition sévère seront orientés vers l’hôpital le plus proche.

- au sud-ouest, dans les provinces de Loba, Bougouriba, Poni, Noumbiel. Un volet préventif du projet prévoit l’organisation de séances de sensibilisation Le projet se déploie actuellement sur 180 et d’éducation sanitaire et nutritionnelle. villages, identifiés comme comportant les Ces séances sont données par les comités populations les plus vulnérables. Dans ces villageois pour les femmes concernées, deux villages sont prévus des centres d’accueil où fois par semaine, et une fois par mois, pour des “comités villageois” composés de 6 per- la communauté, par des animateurs commu-


toujours plus efficace au Burkina Faso ! Les enfants des rues de ces villes sont ainsi confrontés chaque jour à la violence, la traite, l’exploitation au travail et l’exploitation sexuelle.

Il s’avère nécessaire de développer des approches décentralisées, intégrées, et comprenant une part plus importante d’actions de prévention, même si la prise en charge des enfants demeure un impératif moral.

Agir en faveur des enfants Pour tenter d’enrayer cette précarité, la Croix‑Rouge de Belgique – Communauté francophone a choisi de s’investir et, répondant favorablement à une demande de la présidente de la Croix‑Rouge du Burkina Faso, a mis sur pied, dès 1996, un programme en faveur de l’enfance vulnérable. Ceci en priorité sur les zones les plus pauvres de la capitale Ouagadougou et de ses environs.

Soutenir 3600 enfants et leurs familles Suite à ces recommandations, la Croix‑Rouge a pu mettre sur pied un nouveau plan qui définira l’action de 2008 à 2010, et qui sera financé par les parrains de la Croix‑Rouge et la Coopération au Développement belge (DGCD).

Concrètement, la mise en application opérationnelle du projet repose sur la Croix‑Rouge burkinabé, avec l’appui technique et financier de la Croix‑Rouge de Belgique. L’approche initiale est alors purement curative et se déploie en plusieurs volets : le travail en rue (identification des enfants, visites régulières, soins…), l’accueil en centre d’hébergement, et la réinsertion (familiale, scolaire ou professionnelle). Après plusieurs années, les partenaires ont réalisé les limites de leur action, et sont arrivés à la conclusion que pour opérer un réel changement, il était aussi nécessaire d’agir en amont, sur un plan préventif. Dès lors, début 2006, un volet prévention et sensibilisation, s’occupant d’informer l’opinion publique et de sensibiliser les villages et quartiers lors de visites ou au travers de médias, a déjà été mis en œuvre afin de compléter le projet initial.

burkinabé depuis 1990, celles des ONG ainsi que celles des organisations internationales et nationales, ont certes produit quelques effets, mais n’ont pas encore significativement réussi à réduire le phénomène. Mi-2006, afin de réfléchir à son action de coopération, la Croix‑Rouge de Belgique – Communauté francophone a commandé une évaluation externe de ces projets. Celle-ci a abouti à des recommandations spécifiques pour le programme en cours au Burkina Faso.

Sur le plan préventif, 3000 enfants (dont 1500 filles), identifiés comme étant en situation de vulnérabilité, seront sécurisés dans leurs conditions de vie et d’éducation afin de les maintenir au mieux dans leur foyer familial.

Des recommandations déterminantes Les initiatives développées par le gouvernement Le centre de Ouagadougou est un lieu d’échange et de formation.

Un fond de soutien sera aussi mis en place pour la prise en charge des dépenses de santé.

Un projet “Prévention de l’exploitation” Dès ce mois de janvier 2008, démarre un troisième projet, cofinancé, cette fois, par la Commission européenne (EuropAid) et les parrains de la Croix‑Rouge. Il est prévu pour une durée de 36 mois. L’objectif de celui-ci : la prévention de la traite, l’exploitation et l’extrême vulnérabilité des enfants, à travers le renforcement socio-économique des femmes en charge d’enfants. Le projet se concentrera sur les provinces de Boulgou, Boulkiemdé, Kadiogo, Kourritenga et Sanmatenga, toujours reconnues comme pourvoyeuses d’enfants en extrême vulnérabilité. Au sein de celles-ci, l’action portera sur le

Le projet garde un volet curatif et prévoit la prise en charge de 600 enfants en centre d’accueil, la réinsertion de ceux-ci dans leur milieu d’origine ou dans un milieu protégé adapté, et leur accompagnement dans leurs projets de vie. Parmi ces enfants, 140 seront des filles. Le projet s’ouvre, en effet, aux filles en situation de rue. Un investissement car celles-ci nécessitent une infrastructure et un encadrement bien spécifiques, avec un personnel formé à leur accompagnement pour sortir du système d’exploitation dont elles sont victimes.

Grâce au soutien des parrains, de nombreux enfants ont pu ainsi être secourus durant ces dix années. A titre d’exemple, rien que pour l’année 2006, 131 enfants ont pu réintégrer leur famille, 1439 enfants ont pu être soutenus dans la reprise d’un enseignement scolaire, et 109 ont été placés en formation.

nautaires de l’équipe.

Le projet s’étend géographiquement et se déroulera dans les 7 provinces du Burkina Faso considérées comme étant les plus pourvoyeuses d’enfants en errance : Boulkiemdé, Boulgou, Houet, Kadiogo (qui comprend la ville de Ouagadougou), Kourritenga, Sanmatenga et Soum (zone rurale très enclavée avec trafic transfrontalier).

Au centre d’accueil, chacun participe aux tâches afin de réapprendre à vivre ensemble.

renforcement des capacités d’autonomie de 5000 femmes en situation de grande précarité par le développement d’activités génératrices de revenus. Ceci visant à sécuriser les conditions dans lesquelles les enfants sont éduqués et soignés. Ces femmes sélectionnées par groupe de villages (au total 200 villages) seront organisées, formées et appuyées en groupements d’environ 25 membres. Ces groupements seront accompagnés au quotidien par des équipes de volontaires de la Croix‑Rouge issus des communautés ciblées et formés à cet effet. Parmi les résultats escomptés, le projet compte aussi sur l’effet multiplicateur de cet enseignement auprès de l’ensemble de la population de ces communautés.

Le projet s’axe résolument non plus seulement sur l’enfant et sa famille, mais sur l’enfant dans sa collectivité ! Les familles de ces 3600 enfants bénéficieront d’accompagnement afin qu’elles puissent assurer leur pleine responsabilité éducative et assumer le maintien de leur(s) enfant(s) sous leur toit. En partenariat avec des structures spécialisées, un appui en activités génératrices de revenus sera notamment proposé. Les communautés d’origine de ces familles seront sensibilisées et soutenues pour développer leurs propres mécanismes de réduction de la vulnérabilité de leurs enfants. Ce plan d’action pluriannuel veillera à ce que la Croix‑Rouge burkinabé soit apte à gérer le projet de manière de plus en plus autonome, tant au niveau de l’organisation, qu’au niveau du financement de celui-ci. Ceci afin qu’elle soit capable de continuer son action avec les partenaires de son choix, et après 2010, avec ou sans la Croix‑Rouge de Belgique. C’est, rempli de cette conviction, qu’il n’existe pas de fatalité, que la Croix‑Rouge met tout en œuvre pour mener à bien ces projets afin de soulager les souffrances et d’apporter espoir et réconfort. Merci chers parrains et marraines. Sans votre soutien tout ceci ne pourrait pas s’accomplir!


“Ensemble pour l’humanité” La 30 e Conférence internationale de la Croix‑Rouge et du Croissant-Rouge, réunissant les Sociétés nationales, la Fédération internationale, le CICR et les 194 États parties aux Conventions de Genève, a eu lieu du 26 au 30 novembre 2007 à Genève. Les 1500 représentants du Mouvement international de la Croix‑Rouge et du Croissant-Rouge et les Etats se sont engagés à renforcer leur collaboration dans le domaine humanitaire. Ils ont convenu qu’une action collective était indispensable pour répondre aux conséquences humanitaires des grands défis de notre temps, ceux-ci excédant les capacités individuelles de tout gouvernement ou organisation. L’accent a été mis sur la dégradation environnementale et le changement climatique afin de mieux protéger les individus et communautés les plus vulnérables contre l’impact de catastrophes de plus en plus fréquentes et violentes. Les débats portèrent aussi sur les migrations internationales, où la priorité reste, pour le Mouvement de la Croix‑Rouge et du Croissant-Rouge, d’assister les individus rendus vulnérables par la migration, le trafic humain et l’exploitation, ainsi que de combattre la discrimination contre les migrants et de promouvoir le respect de la dignité humaine. La protection et le soutien des populations exposées à la violence, de même que la lutte contre les maladies émergentes tels le sida, la tuberculose et le paludisme étaient également au centre des préoccupations. Parmi les résolutions principales adoptées lors de la Conférence, l’une souligne la relation unique qui lie les Sociétés nationales et leurs gouvernements respectifs. Les Gestion des catastrophes : mieux Sociétés de la s’organiser pour une meilleure aide aux victimes. Croix‑Rouge et du Croissant-Rouge ont un rôle d’auxiliaires officiels des pouvoirs publics dans le domaine de l’action humanitaire, lequel inclut la diffusion du Droit International Humanitaire (DIH), la préparation aux catastrophes et les secours d’urgence, la santé et l’assistance aux personnes. Les Sociétés nationales doivent rester libres d’accomplir leur mission et de refuser d’assumer des tâches contraires aux Principes fondamentaux du Mouvement. Une résolution réaffirme l’applicabilité du DIH pour la protection des individus. Une autre encore traite du cadre juridique régissant les interventions de secours internationales de façon à permettre une action aussi rapide et efficace que possible. La Société nationale Croix‑Rouge de BelgiqueCommunauté francophone s’est également engagée, à titre personnel, au niveau du Droit International Humanitaire (DIH), en plus de son engagement en RDC, à sensibiliser les professionnels des médias et les membres d’organisations humanitaires exposés à des conflits armés, ainsi qu’à sensibiliser les jeunes aux conséquences de la violence.

Vous désirez nous aider plus encore ?

Dans vos connaissances, des gens s’intéressent à notre action. Faites-leur lire ce journal et prolongez la chaîne de la solidarité ! Agrandissez la famille des Parrains ! Aidez-nous en diffusant nos coordonnées. Pour tout renseignement, contactez-nous : • par mail : service.parrainage@redcross-fr.be ; • par téléphone : 02 371 32 07 ; • par courrier : Croix‑Rouge de Belgique, Cellule parrainage : rue de Stalle 96 – 1180 Bruxelles. Retrouvez également nos autres activités sur notre site : www.Croix‑Rouge .be

Echos de nos activités La diffusion du Droit International Humanitaire (DIH) une priorité pour la RDC Aujourd’hui encore, les violations du Droit International Humanitaire, en particulier les attaques contre les civils et le personnel humanitaire, démontrent la méconnaissance ou le mépris des principes et règles de ce droit. La Croix-Rouge de la République démocratique du

pulation est invitée à prendre connaissance du droit et à en discuter. Des « causeries » sont également organisées spécialement pour les enfants. Un travail important reste à faire, et un programme identique sera mis en place dans les régions d’Equateur et du Kivu, si la sécurité le permet.

Lors de sa dernière visite à Kinshasa en août dernier, Marcel Mathelot, responsable de la cellule DIH de la Croix-Rouge de Belgique, a eu l’occasion de se rendre compte de l’état d’avancement de ce travail de diffusion. Il a notamment pu constater que le Comité de gestion du programme DNH (Diffusion des Normes Humanitaires), véritable condensé du DIH adressé aux enseignants pour les élèves du dernier cycle primaire (11 à 12 ans), était bien opérationnel. Durant cette visite, la Croix-Rouge de RDC s’était engagée à poursuivre de manière intensive la diffusion du DIH. Cet engagement a débouché sur la signature d’une note d’intérêt lors de la 30e conférence de la CroixRouge et du CroissantDans les classes du dernier cycle primaire, les professeurs sensibilisent leurs élèves au DIH. Rouge à Genève de ce mois de novembre 2007. Congo (RDC) préoccupée par ce constat décide, en vue d’une meilleure sensibilisation, d’accentuer la diffusion auprès de sa population civile avec l’aide de la CroixRouge de Belgique.

Env ie de vous investir en Belgique ? La Quinzaine de la Croix-Rouge se tiendra du 24 avril au 8 mai 2008. La Croix-Rouge invite tout un chacun, qu’il soit volontaire, permanent, grand public ou membre d’un milieu associatif, à prendre part à cette grande Quinzaine de la solidarité ! Une belle opportunité de soutenir de nombreux projets dans les secteurs de la jeunesse, de l’action sociale de proximité et du secours.

L’expression par le dessin, un outil évident pour les enfants.

Depuis plus d’une dizaine d’années, un gros travail de sensibilisation a déjà été mené en RDC, par les deux Croix-Rouge partenaires, principalement sur Kinshasa et ses environs. Ceci grâce à un réseau de volontaires briefés par des formateurs belges. Actuellement, parmi les volontaires dans la capitale, plus de 4800 ont été sensibilisés, soit environ 50 % d’entre eux. Ceux-ci organisent régulièrement des « causeries » dans les 24 communes de la ville où la po-

Pour mener à bien cette grande action de sensibilisation et de récolte de fonds, un appel est lancé pour l’organisation d’activités (rencontres, musique, médias, expositions, théâtre…) ! Nous relayerons toutes ces activités sur le site internet de la Quinzaine 2008. Nous sommes également à la recherche d’« ambassadeurs » en Wallonie et à Bruxelles pour remplir différentes missions durant la Quinzaine. Plus d’informations dans la rubrique Jobs de notre site internet (www.croix-rouge.be). Dès à présent, envoyez-nous vos idées à l’adresse quinzaine@redcross-fr.be.

Le journal des Parrains

Les projets Parrainage sont développés avec le soutien de :

Publication trimestrielle de la Croix‑Rouge de Belgique, Communauté francophone - 10e année - n°23 Octobre - Novembre - Décembre 2007 rue de Stalle 96 - 1180 Bruxelles - Tél. 02 371 32 12 www.croix‑rouge .be Coordination : Didier Bytebier Secrétaire de rédaction : Anne-Marie Huygens Rédaction : Didier Bytebier, et Anne-Marie Huygens Photos et illustrations : Croix‑Rouge de Belgique, Anne Ransquin. Graphisme & réalisation : Sébastien Jacqmin // TellThem.be Impression : Curium Ce numéro a été tiré à 11.000 exemplaires.

N° de compte réservé au parrainage

Editeur responsable : Danièle Sondag – rue de Stalle 96 – 1180 Bruxelles

096-9999999-96 N.B. Pour bénéficier d’une attestation fiscale, le montant de votre ordre permanent doit atteindre, au minimum, 2.50 € par mois. Les dons cumulés à partir de 30 € sur l’année 2007 vous donnent droit à une attestation fiscale qui vous sera délivrée en mars 2008. Imprimé sur papier recyclé


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