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VOLUME 53, NUMERO 01

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11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008

 La Chine

après -5 leçons à tirer de la préparation chinoise P.8 -Entrevue avec 2 athlètes P.9 -Le lendemain des Jeux olympiques P.11 -Aux nouveaux étudiants : Bienvenue dans le monde de la gestion ! P.3

les Jeux Olympiques


Anne-Renaud Deschênes annerenauddeschenes@yahoo.ca

L’héritage des boomers… remix

L’époque du peace and love a marqué une génération. Cette génération, qui s’est levée en bloc pour réagir aux accommodements raisonnables, qui soupire face aux mœurs légères de leur enfants et se nourrit de discours nostalgiques sur l’expo 67, n’est pas blanchie des accusations d’influence sur les citoyens qu’ils ont engendrés : les X-men héros alter-mondiaux. La dichotomie entre les boomers et la génération-X a assez duré. Peace… remix Ils ont fait évoluer les mœurs concevant les cégeps, en amorçant de grands mouvements syndicaux et en légalisant l’avortement… Les boomers on fait évoluer la face du Québec dans un esprit d’ouverture, de communauté et de paix. Aujourd’hui, avec la mondialisation, les X-men ont accès du bout des doigts, et ce depuis leur enfance, aux recettes traditionnelles de la Malaisie, à la musique péruvienne, aux stages internationaux et tant d’autres. L’esprit d’ouverture qu’ont défendue corps et âmes les boomers trouve échos dans le cœur des plus jeunes même si l’environnement dans lequel baignent ceux-ci est différent. Certes les combats ont changé mais le laïus est le même : l’importance de l’ouverture d’esprit. Celle-ci se retrouve aujourd’hui dans le sentiment d’appartenance des X à leur planète : ils se disent citoyen du monde. Love… remix Génération de célibataires, hypersexualisation, deux belles étiquettes accolées aux X-men et à leur successeurs. Voilà qui rappelle ces hommes et ces femmes choisissant de déserter l’église et d’aller à la rencontre des tabous. Des communes à l’amour libre, les baby-boomers ont profité du baillon bien serré qu’ils ont enfilé aux hommes en soutane. Alors que nos parents magasinaient les aventures et l’amour libre, les X magasinent les fuck friends et les fantaisies de latex. Si le vocabulaire est de plus en plus explicite, la recherche d’un réconfort face à la condition humaine et le besoin d’assouvir ses désirs bestiaires sont les mêmes. Bien sûr, on pourrait dire que l’époque peace and love a fait avancer la société alors que la génération-X n’est qu’une montagne d’égoïsme qui répond à ses pulsions et à la pression sociale… mais si le curé avait encore aujourd’hui les clés des chaumières du village, l’histoire serait bien différente.

l’époque peace and love a fait avancer la société alors que la génération-X n’est qu’une montagne d’égoïsme qui répond à ses pulsions et à la pression sociale… Syndicalisation… remix Nos pauvres politiciens manquent de chien, les réformes déforment… À entendre les commentaires négatifs des boomers à l’endroit des plus jeunes, s’aligner comme leur voiture à l’heure de pointe sur le pont Jacques-Cartier, il est naturel de se demander à quoi aura donc servi le combat et l’engagement social de nos prédécesseurs ! Où sont donc les enfants de ces gens engagés et charismatiques ? Dans les années 60, les citoyens avaient du front tout le tour du syndicat et criaient en choeur : « Solidarité ! » et « On n’est pas né pour un petit pain ! » Les années 1990 ont mis au monde des travailleurs conscients de leurs droits et cela grâce à l’éducation que leur ont donnée leurs parents. Pourtant, qui s’insurge lorsque le petit nouveau réclame davantage de vacances, de la formation continue et un salaire plus élevé ? Ceux-là même qui ont buché pour arriver à ces acquis ! N’était-ce pas pour que tous en profitent que les boomers ont envahi par milliers les rues ? Ces droits qu’ils ont obtenus sont-ils intransmissibles ? Maintenant que l’ensemble de la société québécoise est établie avec un certain niveau de confort, n’est-il pas normal que chaque individu cherche à élever son statut ? Ce que les boomers on fait en gang, les X-men le font individuellement… Ils sont alter-mondiaux.

SOMMAIRE [SECTIONS]

VIE ÉTUDIANTE -Bienvenue dans le monde de la gestion -Du chinois à HEC -La rentrée 2008 -Chronique académique

p.03 p.04 p.05 p.14

POLITIQUE / AFFAIRES -Une culture pauvre -Tout, sauf Harper -Entrevue avec Georges Achkar -Titres professionnels en finance

p.06 p.07 p.16 p.20

LA CHINE APRÈS LES JO -5 leçons à tirer -Entrevues avec les athlètes -Études et carrière sportive -Une cérémonie d’ouverture -Le lendemain des JO

p.08 p.09 p.10 p.10 p.11

CHRONIQUES -La chronique automobile -La chronique mode -La chronique séries télé

p.22 p.23 p.23

CRÉDITS Journal L’Intérêt HEC Montréal 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Local RJ-718 Montréal, (Québec), H3T 2A7 tél. : (514) 340-6105 téléc. : (514) 340- 6721 Directeur : Mark Lafrance-Fugère Rédacteur en chef : Caroline Pailliez Chef de pupitre-Chroniques : Alexandra Coudray Chef de pupitre-International : Margaux Delattre Chef de pupitre-Vie étudiante : Anne-Sophie Pratte Président : Francis Dumais VP interne : Cléophée Demoustier VP promotion : Grégoire Massy Trésorière : Dominique Carrié Correcteur : Mark Lafrance-Fugère Caricaturiste : Étienne Jensen-Fontaine Journalistes : Jean-Pierre Lévesque-Sergerie, Vicki Marcoux, Arzhvaël Jeusset, Julien Dubout, Anne-Sophie Pratte, Marc Daoust Chroniqueurs : Philippe Lang, Jean Trudel, Camille Nantois, Alain Badolato Collaborateurs : FPHEC, Anne-Renaud Deschênes, Martin Gilbert, Martine Dugrenier, Georges Achkar Graphiste : Marie-Ève Bissonnette C. Imprimeur : Hebdo Litho Agent publicitaire : Accès Média (Edgar Donelle) Distributeur : RC Graphic Rédaction : redaction.interet@hec.ca L’Intérêt est le journal des étudiants de HEC Montréal et il est publié par l’AEHEC. Il est membre des Presses canadiennes universitaires et du University-Wire. Le contenu de ce journal est indépendant de la direction de HEC Montréal et des associations étudiantes. Les textes n’engagent que l’auteur et ne reflètent en aucun cas l’opinion de l’École, de l’AEHEC ou des autres collaborateurs du Journal. Le matériel contenu dans L’Intérêt peut être reproduit avec mention de la source.

0 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | VOLUME 53, NUMERO 01


(VIE ÉTUDIANTE) Bienvenue dans le monde

de la gestion ! Voilà pour moi la

troisième et dernière fois que j’écris dans

les pages de ce journal pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux étudiants. La chose paraît simple, mais je doute parfois que je sois bien le bon messager pour ceux Jean-Pierre qui comptent débuter leur cheminement Lévesque-Sergerie jean-pierre.levesque-sergerie@hec.ca universitaire entre nos murs. La première raison est fort simple : je n’affectionne pas particulièrement la culture étudiante dominante de l’endroit, qui consiste à métrosexualiser les garçons et à transformer les filles en jolies pitounes, tout en fréquentant boîtes de nuit et 4 à 7 à la bière chaude. Le monde des affaires est en soi assez conservateur et les formalismes sont omniprésents. Si comme moi vous aimez le fond du jeu des affaires, il vous faudra accepter de jouer avec sa forme, c’està-dire les bonnes conventions et la mondanité. Ce journal a abordé le thème de cette culture à plusieurs reprises dans ses anciennes parutions et le constat est assez clair : elle est à chier. À chaque mois de septembre, je reçois des courriels de nouveaux étudiants qui sont troublés et surtout terriblement déçus de leur entrée dans l’univers HEC. Si ces impressions vous traversent l’esprit, dites-vous que vous n’êtes pas seuls. C’est la seule consolation que je puisse vous apporter.

Ce journal a abordé le thème de cette culture à plusieurs reprises dans ses anciennes parutions et le constat est assez clair : elle est à chier.

Pour certains, HEC est l’École du Mal, l’Église du capitalisme où tout le monde est obsédé par l’argent. Certes, de pauvres types souffrent malheureusement de cette obsession. Je vous invite toutefois à voir votre école sous un autre angle : celui du vieil American Dream où tout le monde a sa chance. Libre à vous de décrocher un diplôme en marketing en ne foutant que le minimum demandé et en faisant la rumba pendant trois ans. Mais HEC, c’est aussi les langues, les échanges internationaux, l’entrepreneurship, ses groupes d’intérêts et j’en passe. C’est à vous de faire votre marque, de saisir les opportunités que cet établissement vous offre. On peut bien payer un ordinateur trois mille dollars, mais si on n’ose pas apprendre son fonctionnement et se rendre efficient avec, on restera toujours incompétent. Le cheval et l’abreuvoir… Le dernier conseil que je puisse donner, c’est que votre formation ici est limitée, et encore une fois, il en revient à vous de palier à ses manques. Car je fais partie de ceux pour qui la gestion dépasse la sphère des connaissances techniques. Notre domaine, quoique l’on en dise, relève davantage de l’art que de la science. On constatera rapidement pourquoi mon propos semble si critique. Le succès d’un bon gestionnaire réside essentiellement dans sa capacité à faire preuve de réflexion, de sagesse et de créativité, ce qui ne peut s’enseigner ici; à l’instar d’un ingénieur qui se doit de maîtriser l’essentiel des lois du monde physique, son succès résidera davantage dans son ingéniosité et sa capacité d’innovation, ce qui ne peut lui être enseigné dans une école d’ingénierie. Si vous souhaitez devenir d’excellents gestionnaires, vous êtes les bienvenus à apprendre entre nos murs, mais sachez que votre formation sera incomplète, que c’est ailleurs que vous devrez acquérir ce qui vous rendra exceptionnel, qui fera autre chose de vous qu’un simple matricule. Bienvenue parmi nous ! VOLUME 53, NUMERO 01 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | 0


(VIE ÉTUDIANTE)

Du chinois à HEC !

Des symboles chinois et pinyin couvriront des tableaux bleu acier de HEC cet automne. Pour la première fois, HEC offre aux étudiants la possibilité d’ajouter la corde chinoise à leur arc grâce à deux cours d’introduction au chinois des affaires. Comment remettre une carte d’affaires en Chine ? Qui était Confucius, au-delà de ses proverbes universels, évoqués autant dans des biscuits que lors de conversations entre intellectuels ? Quel est l’héritage de cet empire, Anne-Sophie Pratte dont la lourdeur du PIB rivalise avec la richesse de 5000 ans d’histoire ? Et surtout, comment Anne-Sophie.pratte@hec.ca communiquer en chinois !? La professeure Zhang Xiting, à la fois humble et fière de son pays, entraîne les étudiants dans l’avant-goût d’un séjour dépaysant et décoiffant au cœur de l’Empire du milieu. Elle démystifiera les symboles, les coutumes et la langue chantante du pays placé sous la loupe du monde entier. Jeudi soir, des étudiants de tous âges garnissent la moitié des sièges de la salle Serge-Saucier. « Je crois que je suis le plus jeune ! », lance Paul, première année de BAA, curieux de découvrir une nouvelle culture. Ils sont étudiants au MBA ou au BAA, complètent leur bac en droit, ou s’apprêtent à plonger dans l’aventure chinoise lors d’un échange étudiant. Ils répètent avec enthousiasme « Ní Haõ », « zié »,

dirigés par la dynamique chef d’orchestre. « Citroën a connu peu de succès en Chine », raconte Zhang Xiting pour expliquer les subtilités des mots. La traduction de la marque d’automobiles comportait le mot lóng, qui signifie dragon, mais qui peut aussi être confondu avec trou. Alors au lieu de  « dragon, métal, neige », les Chinois entendaient « gros trou, métal, neige », explique la professeure en souriant.

La passion qui anime la professeure lorsqu’elle parle de sa culture fascine autant que son curriculum étoffé : interprète pour l’ex-premier ministre du Québec Lucien Bouchard lors de missions commerciales en Chine, elle a complété un bac en sciences politiques à l’Université Laval, un DESS en management à McGill, un MBA à HEC, elle a travaillé chez Cascades, tout ça après avoir étudié le français durant quatre ans à Pékin. Vibrante d’enthousiasme, elle multiplie les « Nous désirions offrir ce cours pour les étudiants qui partent en anecdotes sur son pays natal. Parions que ses étudiants pénètreront échange en Chine », déclare Marie-Éva de Villiers, directrice de la avec plus d’aisance la Chine, forts de connaissances, prêts à rompre qualité de la communication. Le cours va bien au-delà du langage : la barrière de la langue. une heure sur trois par séance est consacrée à l’histoire, à la culture et aux mœurs.

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(VIE ÉTUDIANTE) La rentrée 2008 : Anne-Sophie Pratte Anne-Sophie.pratte@hec.ca

mardi le calme; mercredi la tempête

Files d’attentes, retrouvailles, souvenirs d’été et nouveautés ont ponctué la journée du mardi 2 septembre à HEC. En franchissant les portes des bâtiments, bacheliers, MBA et nouveaux étudiants ont fait le pari de s’investir dans une nouvelle session. Leur désir de performer rivalise avec leur intention de s’amuser. « Je suis heureuse de recommencer, j’avais l’impression que mon cerveau était rendu mou ! », lance joyeusement Élisabeth Taylor, deuxième année. Lorsqu’on les interroge sur leurs attentes pour la session, le succès remporte la palme de la convoitise. « On a toutes les ressources ici pour réussir », affirme Virginie, 1re année. « Je veux avoir des bonnes notes, et m’éclater ! », souhaite Emmanuelle Poitou, 1re année. Avis aux professeurs, la qualité de l’enseignement est prioritaire : « Je m’attends à avoir des bons profs, je suis venu pour recevoir un enseignement de qualité », déclare Maxime Tremblay. « C’est très luxueux comparé au cégep d’où je viens ! », s’étonne l’étudiant originaire de Édouard-Montpetit. Les lignes d’attente freinent les ardeurs de certains : « Je suis fatiguée et pas très enthousiaste », fait Nelly Lentchou, 3e année. « Il y a beaucoup de files d’attente. »

De fait, les étudiants ont pris d’assaut la Coop tandis que la file pour la carte d’identité s’étirait et se contractait au rythme des pauses et des fins de cours. Si certains ont patienté plus d’une demi-heure pour leur carte d’étudiant, plusieurs ont bénéficié des périodes creuses à la salle Téléglobe et ont obtenu leur passeport HECien en un rien de temps.

Certains auraient aimé que la fête commence plus tôt : « J’ai trouvé dommage qu’on ait un examen de mathématiques tout de suite en rentrant, avant même de connaître les personnes du groupe », déplore Andrée-Anne Despatie-Gagnon, 1re année. Selon l’intégrateur Jean Habel du groupe 13, au moment de l’épluchette de blé d’Inde, une belle énergie habitait les initiés : « Tout le monde se parle ! Même entre les groupes, les gens socialisent beaucoup ! Il Les initiés font du bruit ! y avait des épreuves pour briser la glace. Par exemple, notre groupe Le calme du jour de la rentrée rehaussait l’ambiance électrisante devait impressionner le CSL. On a mimé 13 positions sexuelles des initiations qui débutaient mercredi : même les cylindres différentes ! », explique-t-il avec sérieux. métalliques de la façade Côte-Sainte-Catherine ont dû vibrer sous les chants, les cris, et l’énergie bouillonnante des intégrateurs et des initiés. Vêtus de costumes aussi colorés qu’osés, les intégrateurs ne tarissaient pas d’imagination et d’entrain pour fracasser le mur de la gêne, et souder les morceaux autour d’un esprit de groupe nouveau.

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(POLITIQUE) Marc Daoust marc.daoust@hec.ca

Dernièrement,

DIPLÔMÉS – DISCIPLINES TECHNIQUES ET COMMERCIALES

Une culture

pauvre

nous apprenions dans les

journaux que le gouvernement de Stephen Harper avait effectué

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quelques coupures dans son budget consacré à la culture. C’est en tout sept programmes d’aide aux artistes qui ont été abolis, privant ainsi ces derniers d’une somme d’environ 45 millions de dollars. Ces coupures ont ébranlé plusieurs institutions culturelles du Québec, qui ont menacé la ministre de la Culture et du Patrimoine canadien, Mme Josée Verner, de se mobiliser si celle-ci refusait de faire marche arrière. C’est d’ailleurs ce qui est advenu le 27 août à Montréal près des rues St-Laurent et Ste-Catherine, où une foule d’artistes ont manifesté leur désaccord avec ces coupures. En effet, l’abolition de programmes tels que « PromArt », qui est destiné à aider les artistes à se faire connaître à l’étranger et « Routes commerciales » qui favorise l’expansion commerciale dans le secteur des arts et de la culture du Canada, met en péril la carrière de plusieurs artistes qui ont besoin d’accéder aux marchés qui sont à l’étranger étant donné la petitesse de celui qui est présent au Québec ainsi qu’au Canada. D’ailleurs, si le gouvernement Harper déclenche des élections cet automne, les artistes promettent que la culture sera un enjeu majeur auquel les chefs de parti devront débattre.

sept programmes d’aide aux artistes qui ont été abolis, privant ainsi ces derniers d’une somme d’environ 45 millions de dollars.

De son côté, la ministre Josée Verner défend que si certains programmes ont été abolis, c’était pour ensuite en concevoir de nouveaux qui seraient plus efficaces et plus performants. Pourtant, il est étonnant d’entendre que « PromArt » était inefficace, puisque c’est tout de même ce qui a permis à Robert Lepage et aux Grands Ballets Canadiens de briller sur la scène internationale. Elle a aussi mentionné des investissements à faible rendement tel l’aide financière apportée à l’Institut national de l’image et du son (INIS), qui s’est fait couper près du quart de son budget (900 000 $). Elle a affirmé que le gouvernement ne laissait pas tomber l’INIS, mais qu’il cherchait simplement à trouver un moyen plus efficace pour les aider financièrement. Le gouvernement a aussi mentionné qu’il jugeait que certains artistes « marginaux » et « radicaux » se servaient des programmes tel PromArt pour s’exprimer à l’étranger et que cela pouvait porter une atteinte à l’image du Canada; il voudrait ainsi être plus en mesure de choisir les artistes qui représenteraient le Canada. Certes, il y a eu la banane volante de César Saez, qui avait bénéficié de subventions de 65 000 $ du gouvernement pour mener son projet au Texas, mais cela dit, ce n’est pas une raison suffisante pour vouloir effectuer un contrôle sur les artistes. Avoir un gouvernement qui choisit ses artistes pour faire valoir le Canada au reste du monde ne ferait qu’uniformiser la culture du pays et contribuerait à « cracher » sur certaines perles rares qui auraient parfois l’audace de proposer quelque chose d’unique, de nouveau et qui saurait attirer l’admiration des gens. Bref, les artistes sont insatisfaits des réponses que leur apporte la ministre Verner et tous attendent encore que le gouvernement conservateur fasse l’annonce de ses nouveaux programmes culturels censés offrir de meilleurs rendements aux artistes canadiens qui iront performer à l’étranger. Et malheureusement pour le gouvernement, les artistes ne semblent pas prêts de se taire tant que justice ne sera pas rendue. Soyez donc avertis : les élections déclenchées par Stephen Harper cet automne risquent d’être hautes en couleurs. 0 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | VOLUME 53, NUMERO 01

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Élections fédérales

Tout, sauf Harper

(POLITIQUE)

Je suis consterné de voir à quel point les médias prédisent une campagne électorale fédérale Jean-Pierre Lévesque-Sergerie jean-pierre.levesque-sergerie@hec.ca

fade, avec de vieux chefs et de vieilles idées, que le Canada semble si ennuyant comparé aux charismatiques Obama et McCain et de leur influence future sur le sort du monde. J’aimerais rappeler toutefois qu’il y a des enjeux bien réels liés au scrutin qui s’en vient. Dion, Duceppe et Harper sont des personnages froids et stériles, certes. Je concède que sur le plan des idées, peu de nouveauté semble ressortir, sinon le risqué Tournant vert des libéraux.

Même si cette campagne est destinée à être ennuyeuse aux yeux de plusieurs, elle me fait peur. J’ai crainte pour l’avenir du Canada. Je ne suis membre d’aucun parti à ce jour et n’affectionne ni Duceppe ni Dion, mais je redoute un gouvernement conservateur majoritaire plus que tout autre scénario. Petit rappel des faits : Harper est élu en 2006 en promettant la transparence alors qu’une fraude au sein de l’appareil gouvernemental détruit l’image des libéraux. Depuis, les conservateurs ont fait adopter une loi sur l’imputabilité sans aucune portée réelle, centralisé les communications autour du bureau du Premier ministre, réduit au maximum les contacts avec la presse, annulé le registre d’accès à l’information (SCDAI) afin de nuire au travail journalistique et tenté de censurer le contenu culturel par visée purement réactionnaire. Harper est un pathétique Control Freak et je lui dis bravo pour sa transparence. Sur le plan international, ce n’est guère mieux. La modernisation des forces armées est quelque chose de nécessaire et, malgré les apparences, les conservateurs ne font que réparer les négligences

de la dernière décennie. L’Arctique a une importance stratégique indéniable et il est bien qu’on s’en occupe. Ici s’arrêtent les bons coups. Des deux de pique tels que MacKay et Bernier sont passés aux Affaires étrangères. On s’est amusé à distribuer des Jos Louis alors que l’entêtement perdure quant à Omar Khadr, où le chef de la diplomatie canadienne s’amuse à regarder ailleurs pour ne pas voir cet enfant-soldat qu’on laisse croupir à Guantanamo pour faire plaisir à l’administration Bush. Côté environnement, ce n’est guère mieux. Alors que tous s’entendent pour dire qu’il faut mettre un prix sur le carbone, que l’Union européenne et plusieurs États américains sont sur cette voie et que McCain et Obama iront en ce sens, les conservateurs préfèrent l’argent immédiat au maintien d’une qualité de vie future et dénigrent Le Tournant Vert à coup de sophismes, à défaut d’avoir une autre proposition. Faisant du surplace depuis des mois, les troupes de Harper n’ont rien d’autres à proposer qu’un dogmatisme stérile et archaïque pour le Canada. Devant l’impasse, ils ont dû renoncer à criminaliser l’avortement à nouveau, faute de majorité. Empêtré dans divers

scandales, dont celui des dépenses électorales illégales (rappelant le scandale des commandites) et l’affaire Bernier-Couillard, un scrutin automnal est la seule façon d’évacuer ces problèmes et de fuir leurs responsabilités. Et au diable leur nouvelle loi pour des élections à date fixe ! Bonne nouvelle en terminant, s’il en est une, le gouvernement Harper a eu la brillante idée de retirer quarante-cinq petits millions de dollars aux créateurs canadiens. À force de vouloir tout contrôler, même l’art, les conservateurs se sont fait les pires ennemis du monde politique : les artistes. Espérons qu’ils pourront contribuer à la chute de Harper. Ceci est mon premier article politique et je réitère que je n’ai aucune affiliation partisane. Libre à vous de voter pour qui vous voudrez. Mais de grâce, pensez à éviter qu’un conservateur puisse se faire élire dans votre circonscription. Quant à moi, des sentiments de dégoût et de crainte m’ont poussé à écrire cet article pour clamer haut et fort que tout est souhaitable, tout, sauf Harper.

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(LA CHINE APRÈS LES JO) Antoine Nivard antoine.nivard@hec.ca

5 leçons à tirer

de la préparation olympique chinoise

Il semble que les retombées des médailles d’or remportées par la Chine pour les Jeux olympiques 2008 vont se faire ressentir bien après les Jeux. Les légendaires 8 médailles d’or de Michael Phelps pour l’équipe américaine a aidé les États-Unis à remonter leur compte de médailles mais pas assez pour préserver leur place de pays obtenant le plus de médailles d’or aux J.O. depuis la chute de l’URSS. Même si l’on retire certaines médailles chinoises pour des doutes d’arbitrage, le Chine est parvenue à détrôner les États-Unis sur ce terrain faisant des Jeux une grande fête nationale pour l’affirmation de la Chine comme nouvelle puissance mondiale. Il y a plusieurs explications à ce que l’on peut appeler le grand éveil chinois :

#1 Un plan ficelé

#3 Des slogans forts

La Chine avait un plan pour se préparer dès 2001 à recevoir les J.O. de 2008. Un aspect important fut de mettre l’accent sur les quelque 120 disciplines où les Chinois n’avaient jamais remporté « China Project 119 » était un slogan simple et de succès comme la natation, le vélo ou les sports d’équipe (volley, clair pour faire valoir les buts de la Chine pour football, handball…). concentrer ses efforts dans les 119 évènements sportifs où elle avait le plus de faiblesses. Le slogan La Chine s’est engagée dans des efforts de planification massive du sponsor officiel Adidas « Impossible is nothing » pour s’assurer de la qualité de ses infrastructures. Belles avenues, a été largement relayé dans l’opinion publique pour métros, aéroports, autoroutes et voies ferrées furent construites, soutenir les J.O. de Pékin. De nombreux autres les usines polluantes furent fermées et la circulation fut restreinte. slogans ont fait partie du quotidien chinois avant Des rivières ont été détournées pour approvisionner Pékin en eau et et pendant les Jeux. les standards de pollution ont étés revus. Le CIO a même suggéré à la Chine qu’elle allait un peu trop loin dans certains aspects de sa planification comme la sécurité et le contrôle des médias, ce qu’on peut comprendre…

#4 Une motivation hors-pair

#2 Des ressources faramineuses Plus de 40 milliards de dollars furent investis dans les J.O. de Pékin par les Chinois. Certains ajoutent même la somme de 6 millions de dollars dépensée pour chaque athlète médaillé. La Chine n’a eu de tels moyens financiers que récemment, ce qui ne l’a pas poussée à chercher à réduire ses coûts, bien au contraire.

Les Chinois ont accompli des choses incroyables dans la modernisation de leur société. Les Jeux ont représenté une opportunité pour les athlètes et le reste du pays de montrer leur grande fierté de manière constructive. Cette forte motivation est renforcée par le besoin de continuer à promouvoir les intérêts de la Chine dans ses frontières et à l’étranger pour un pays qui fait beaucoup parler de lui et qui souvent doit se confronter à beaucoup d’inquiétudes.

#5 Une sélection et un entrainement intensifs Le correspondant pour CBS News, Barry Peterson, a récemment présenté à l’opinion publique américaine Zhang Huiman, 9 ans, « s’entrainant à courir 30 km par jour sur sa route solitaire vers les J.O. de 2020 ». Il a aussi décrit la Chine comme une nation « tellement obsédée par l’or olympique qu’ils en viennent à entraîner 200 000 enfants triés sur le volet dans des écoles d’État d’entrainement sportif ». C’est le même système que les soviétiques utilisaient pour entrainer ses médaillés comme Maria Filatova dans son duel olympique en pleine guerre froide avec les États-Unis. Et le système fonctionne. Même si la star chinoise Liu Xiang a heurté sa première haie à Pékin, créant une grande déception, le système n’a pas été entaché. Les nombreux médaillés d’or chinois, haltérophiles, gymnastes et autres étaient là pour compenser largement cet échec. Il reste donc à voir combien d’autres médailles d’or chinoises renforceront les exploits de l’année 2008. Par contre, ce que nous savons déjà, c’est que cette année restera dans l’histoire chinoise comme l’année où elle a repris le flambeau du pays le plus médaillé d’or devant les États-Unis, qui avaient jusqu’alors su rester dominants depuis l’éclatement de l’URSS en 1991.

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(LA CHINE APRÈS LES JO) Entrevue avec

Entrevue avec

étudiant en pharmacie et cycliste aux JO

étudiante en éducation physique et lutteuse aux JO

Martin Gilbert, Martine Dugrenier, CAROLINE PAILLIEZ caroline.pailliez@hec.ca

La course

CAROLINE PAILLIEZ

Les combats

PAN ! Le coup de feu résonne dans la salle ! Et les cyclistes comme

Sport de prédilection de la Rome antique, la lutte

par reflexe s’élancent la seconde qui suit au bout du vélodrome. Le vélodrome, vous connaissez ? Une piste de vélo intérieure qui ressemble à une piste d’athlétisme penchée vers le centre. Ils sont 16 équipes de deux coureurs et pendant que les uns se ruent vers le centre, les autres attendent la venue de leur coéquipier pour prendre le relais au tour suivant à 56 km/h; et ce pendant deux cents tours. On l’appelle également la course à l’américaine, allez savoir pourquoi…

était la discipline la plus populaire des premiers Jeux olympiques. Adulés au moins autant que les gladiateurs, les lutteurs redorent leur blason quelques centaines d’années plus tard, depuis que le sport se médiatise. Qui plus est, c’est une femme qui nous en parle : étudiante à l’Université de Montréal, Martine Dugrenier, revient tout juste des Jeux olympiques de Pékin avec une belle 5e place.

Cela fait plus de 5 ans que Martin Gilbert alterne entre la piste et la route mais le circuit extérieur de Pékin ne convenant pas au sprinteur, il mise tout sur le vélodrome. Et pourtant Martin n’était sûr de rien alors qu’il passait les qualifications un an et demi auparavant. Arrivés 16e, les deux coéquipiers rataient d’une place les sélections. « J’ai écrit à l’Union cycliste internationale, nous avoue-t-il. Il n’existe pas de vélodrome couvert au Québec, ce qui rend les entrainements impossible en hiver. C’est pourquoi nous n’avons d’autres choix que de nous expatrier. Ce n’est pas toujours facile de partir de chez soi une partie de l’année. » La fédération, compréhensive, accepte donc de les laisser concourir. Pour les deux coureurs canadiens, la course s’annonce plutôt bien, les deux athlètes sont en excellente forme physique et, même s’ils ne s’entrainent pas ensemble, leur préparation personnelle s’avérait presque idéale. Mais le problème, effectivement, c’est que pendant que Martin arpente les vélodromes de Montréal, son coéquipier se voit glisser sur les pistes de Vancouver. « Même si d’un point de vue physique, tout va bien, l’aspect tactique peut laisser à désirer quand on n’a pas l’habitude de courir ensemble », ajoute Martin. Animés par une poussée d’adrénaline, Martin et son coéquipier passent en tête à mi-course, devant les favoris. « Les jeux Olympiques, ce n’est pas une compétition comme les autres : arriver 5e ou 12e, cela ne change rien, mais finir 3e ou 4e, cela fait une énorme différence ». Les Canadiens ont presque un tour d’avance sur le peloton, devant les favoris : « et avoir un tour d’avance, cela rapporte un maximum de points. Mais on a donné trop d’énergie à prendre le tour et, résultat, nous n’avons pas eu le temps de récupérer l’effort fourni. Nous avons peut-être été trop émotionnels, trop impulsifs. » Fatigués par l’effort, les Canadiens ne suivent plus le rythme, il reste encore presque 100 tours et ils perdent peu à peu leur place pour se placer finalement en 12e position. Ce sont les Argentins qui l’emportent.

Elles sont deux sur le tapis, face à une foule en liesse, à jouer des rapports de force pour récolter le plus de points. Une rouge, une bleue. Martine n’a pas voulu regarder le tableau de tirage, elle apprend seulement le nom de ses adversaires les uns après les autres, au fur et à mesure des combats. Pour pouvoir participer, il a fallu qu’elle perde 4 kg. Par un régime adapté, elle a diminué sa masse musculaire, entrant ainsi dans la catégorie des 63 kg autorisés aux Jeux olympiques, sa propre catégorie des 67 kg n’étant pas représentée. Le tirage n’est pas facile : une Chinoise qui l’avait déjà battue en 2006 et la championne du monde en titre. Mais elle se résigne, dans sa catégorie, cela fait trois ans qu’elle monte sur les podiums du championnat du monde; elle fait donc le poids. « Tous mes combats ont été très serrés, il a suffi d’un rien », avoue-t-elle. Premier combat, première victoire par touche : la Hongroise, son adversaire, se retrouve les épaules à terre sans pouvoir bouger. Deuxième combat, c’est la Chinoise. Martine se venge de sa défaite de 2006 et l’envoie au tapis. La voilà en demi-finale contre une Japonaise. « C’est un sport très tactique, chaque athlète a son propre style et il faut lutter avec ça. » Ton style ? « J’attaque beaucoup avec les jambes. » La troisième période est décisive : la Canadienne marque le premier point mais la Japonaise suit, et c’est ce dernier point qui donne la victoire à la championne du monde en titre. Martine s’en va disputer la médaille de bronze. « L’Américaine contre qui je me suis battue pour le dernier combat avait un style très particulier. Elle ne luttait pas vraiment, elle ne faisait que pousser. Là encore, le match était serré mais comme pour la Japonaise, elle a marqué le dernier point. Elle a donc remporté la victoire. » Tes impressions sur la compétition ? « Je suis bien sûr un peu déçue mais pas découragée. Les championnats du monde arrivent en octobre et je continue donc mes entraînements au même rythme ! »

Depuis qu’il est rentré à Montréal, Martin n’a pas diminué ses entrainements, toujours à vélo 6 jours sur 7, il prépare la coupe du monde pour fin octobre. « C’est la bonne saison pour nous, et nous avons développé tellement d’énergie, autant physique que morale, que nous avons de la motivation pour performer jusqu’en novembre. » Londres 2012, est-ce possible ? « Le podium évidemment ! » VOLUME 53, NUMERO 01 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | 0


(LA CHINE APRÈS LES JO) CAROLINE PAILLIEZ

Études et carrière sportive

Être étudiant et athlète en même temps, tout à fait possible. Voilà près de deux ans que Martin Gilbert, 25 ans, étudie à l’Université de Montréal tout en se construisant une carrière de cycliste. « Je suis entré à l’Université de Montréal il y a trois ans, en pharmacie. Je viens de terminer deux années mais, avec la venue des Jeux Olympiques, il a fallu que je suspende mes études pendant un an pour ne me consacrer qu’à mon entrainement. L’Université a bien voulu m’accorder une année sabbatique, mais c’est une dérogation spéciale. On peut être athlète un moment, mais cela entraîne un rythme de vie très intense et peu adapté aux études. Nous sommes toujours en voyage, souvent absents. L’université, surtout en Amérique du Nord, est assez compréhensive pour cela. Et heureusement, car à un rythme aussi élevé, c’est physiquement impossible de consacrer sa vie entière au sport. Il faut bien trouver d’autres alternatives à la fin de sa carrière. C’est pour cela que je profite encore des quelques années qui me restent

pas comme les autres CAROLINE PAILLIEZ

dans le cyclisme. Au début de la trentaine, je travaillerai à temps plein dans la pharmacie. » Martine Dugrenier vient de remporter la 5e place en lutte féminine dans la catégorie des 63 kg. Cela fait trois ans qu’elle monte sur les podiums du championnat du monde sans pour autant négliger ses études. « J’ai terminé deux bacs à l’Université de Concordia, le premier en thérapie du sport et le second en éducation physique. Je poursuis une maîtrise en éducation physique à l’Université de Montréal. C’est sûr que les professeurs doivent être compréhensifs; on ne peut pas toujours rendre à temps les travaux. Mais j’ai appris à jongler entre mes cours et les entraînements. »

On peut être athlète un moment, mais cela entraîne un rythme de vie très intense et peu adapté aux études

010 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | VOLUME 53, NUMERO 01

Une cérémonie

Cet été, la Chine a su largement surmonter la pression qu’elle a subi pendant 4 ans sur la scène internationale. Elle a voulu montrer au monde qu’elle était une puissance et en ce qui a trait au sport; on ne peut le nier. Les deux Canadiens nous en parlent. « On dit que c’est l’une des cérémonies des Jeux olympiques les mieux organisées », déclare, enthousiaste, Martin Gilbert. Même si pour le coureur et pour Martine Dugrenier, Pékin était leurs premiers jeux, ils ne tarissent pas d’éloge sur la puissance chinoise. « Un accueil remarquable de la part des bénévoles qui ont vraiment fait un effort pour parler l’anglais ou le français. Et ce n’est pas une décision du parti politique, on ressentait une véritable motivation du peuple chinois », rajoute-t-il. « Les Chinois ont vraiment fait un effort pour réduire la pollution, nous avoue les deux athlètes. Nous sommes déjà venus l’année passée à Pékin et l’air était irrespirable. Il y avait continuellement de la poussière. Or cet été, le ciel était dégagé. La pollution n’a pas eu d’effet négatif sur nos entrainements. »


(LA CHINE APRÈS LES JO) Marc Daoust marc.daoust@hec.ca

Le lendemain des Jeux olympiques pour la Chine

Le 25 août dernier, au stade national de la Chine surnommé « le nid d’oiseau », la flamme olympique s’éteignait, mettant ainsi fin aux 16 jours de compétition où 38 records mondiaux ont été battus. C’est autant par les infrastructures qui ont été mises sur pied pour les JO que par les cérémonies qui ont été présentées au monde entier que nous pouvons affirmer que les Chinois ont gagné leur pari des Jeux olympiques. Mais que va devenir la Chine suite à cette réussite ?

la Chine a su redorer sa réputation de nation autoritaire et communiste.

Le gros bénéfice que la Chine retire de ce grand évènement, qui avait comme thème « un rêve, un monde », est certainement le fait qu’elle a su redorer sa réputation de nation autoritaire et communiste. En effet, pour plusieurs personnes qui vivent en Occident, la Chine est un pays lointain, qui a été dirigé par différentes dynasties et oppressé par le règne de Mao Zedong. Mais par tout l’acharnement consacré, qui se traduit par de longs préparatifs, notamment avec la célébration du jour -500 des JO, par les foules de Chinois qui applaudissaient leurs athlètes et du fait qu’elle a gagné ses Jeux olympiques, détrônant ainsi pour la première fois de l’histoire les États-Unis et la Russie, La Chine a démontré que son peuple vit dans la collectivité et qu’il est fier de sa patrie. Selon plusieurs critiques, il va être difficile de réaliser des JO aussi grandioses que ceux qui nous ont été offerts par les Chinois. D’ailleurs, c’est environ 42 milliards de dollars qui ont été investis dans les JO de 2008. C’est presque trois fois plus que ceux de la ville d’Athènes, qui avait créé un déficit avec leur budget de 15 milliards de dollars. Des Jeux olympiques créent un gonflement de l’investissement et de la consommation au sein d’un pays et une fois que l’évènement est terminé, les deux variables diminuent de façon importante créant ainsi une crise économique. Certains pays ont de la difficulté à s’en remettre; c’est donc à se demander si la Chine ne souffrira pas de ces énormes dépenses. Mais selon certains analystes, cela n’aura pas un grand impact sur la santé financière du pays, puisque les 42 milliards de dollars investis ne représentent qu’une infime partie du PIB qu’enregistrait la Chine en 2007 : 3 430 milliards de dollars. La Chine étant l’un des plus grands pollueurs au monde et ayant donc d’énormes difficultés avec la pollution atmosphérique, nous pouvions nous attendre à ce que les autorités chinoises mettent en place divers programmes pour améliorer la qualité de l’atmosphère de Pékin. Mais malgré les 10,5 milliards de dollars investis en environnement durant la préparation des JO, les autorités ont obligé certaines usines à cesser leur production pour améliorer la qualité de l’air durant la compétition. Cela n’a fait que démontrer que la Chine n’a pas encore développé de solution concrète pour réduire l’émission de gaz à effet de serre. Bref, les Jeux olympiques qui ont eu lieu cet été ont permis à la Chine de montrer au reste du monde la grandeur de son peuple, de sa culture et de ses valeurs, mais ils n’ont en rien révolutionné le pays avec une nouvelle lancée économique ou avec de nouvelles politiques écologiques. Après tout, les Jeux olympiques ne sont pas une foire économique, mais bel et bien une compétition athlétique !

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(AEHEC)

Chronique académique Voilà ! L’été est fini, Vicki Marcoux vp-academique@aehec.com

septembre s’installe, l’automne approche, les cours recommencent. C’est donc pour moi l’occasion de souhaiter au nom de toute mon équipe la bienvenue aux nouveaux étudiants et un bon retour aux anciens.

BIENVENUE

ÉTUDIANTS RECHERCHÉS

Il y a depuis le 28 août une fébrilité palpable dans l’air. HEC a repris vie ! Les assos s’organisent, les amis se retrouvent, les étudiants étrangers reviennent au Québec, les 4 à 7 reprennent, la Si vous êtes en troisième ou deuxième année et que votre BAA bière coule à flot, le Seven ouvre officiellement ses portes pour HEC vous laisse une petite crotte sur le cœur, vous êtes le candidat parfait et les intégrations font plus d’une victime, moi incluse... pour sièger sur la table académique. Si au contraire vous trouvez votre bac fabuleux et incroyablement bien fait, vous êtes aussi un C’est le moment aussi de vous rappeler que l’Association des candidat parfait. En fait, il suffit d’avoir besoin d’exprimer votre Étudiants de HEC est là pour vous ! Passez-nous voir au local, venez accord ou désaccord face à votre cheminement scolaire, les cours, aux 4 à 7 les jeudis, écrivez-nous à executif@aehec.com... nous les enseignants... sommes ouverts à vous rencontrer et toujours prêts à vous aider ! La table académique, c’est la tribune pour discuter des bons et À chaque parution de L’Intérêt, j’aurai ma petite rubrique moins bons points du BAA d’un point de vue académique. De plus, académique pour vous informer. Cette fois-ci, je profite de ma page cette année, la direction mobilise des ressources pour procéder à pour vous donner un bref aperçu des prochaines activités de la vie l’évaluation du baccalauréat; c’est donc l’année pour chialer, parce étudiante. Puisque c’est la rentrée, c’est le temps pour les comités que nécessairement les changements vont suivre. de programme de commencer le recrutement de nouveaux membres ou le recrutement de directeur de projets. Choisissez alors votre Je suis donc à la recherche d’étudiant(e)s de chacune des spécialisation et commencez à réseauter : CA, CMA, CGA, Association spécialisations pour être en quelque sorte le porte-parole de tous les Marketing, Comité GRH, Comité GOL, Associtation de TI, Jeunes autres étudiants de la concentration. Si vous faites un BAA mixte, Entrepreuneurs ou Fonds de placement. Il reste certains postes à parfait, vous pouvez vous présenter pour l’une ou l’autre de vos combler dans l’exécutif notamment dans l’ATI, donc il est encore spécialisations. Également, trois représentants de la table académique temps de s’impliquer ! auront la chance d’être élus pour faire partie du conseil administratif de l’AEHEC. L’association des Jeux du Commerce sera aussi en recrutement, cette fois-ci pour former LA délégation de HEC Montréal pour la plus grande compétition interuniversitaire au Québec. Elle aura lieu Je cherche donc comme à chaque année au début janvier et cette année sera organisée des étudiants en : par l’ESG de l’UQAM. Les JDC ne sont pas la seule compétition - Affaires internationales existante; il y a également l’Omnium Financier, le Symposium GRH et le Happening Marketing. Chanceux, HEC accueille cette année - Comptabilité (CA, CMA et CGA) deux de ces compétitions soit le Symposium et le Happening. - Économie appliquée Bénévoles recherchés... Également, l’AEHEC, en collaboration avec le CSL, prépare le souper-conférence-cocktail 101 qui aura lieu le 1er octobre. Même concept que l’an dernier devant un bon souper cette fois. Il y aura aussi des conférenciers pour donner de l’information sur le code de conduite à adopter lors d’un cocktail ou un souper de réseautage. Également, ce sera votre occasion de rencontrer plus intimement les associations de HEC, qui sont invitées pour vous apprendre à réseauter. Alors voilà pour ce petit topo des activités étudiantes. Encore une fois, bienvenue à tous à HEC et surtout merci de rendre notre école vivante et accueillante ! Au plaisir de vous voir aux 4 à 7 ! 014 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | VOLUME 53, NUMERO 01

les amis se retrouvent, les étudiants étrangers reviennent au Québec, les 4 à 7 reprennent, la bière coule à flot, le Seven ouvre officiellement ses portes pour HEC et les intégrations font plus d’une victime

NOUVEAU CALENDRIER

Vous avez sans aucun doute remarqué que pour la première fois, les cours ont débuté après la Fête du travail ! Certains ont donc pu gagner une semaines de vacances… ou de travail.

Voilà enfin HEC qui ajuste son horaire avec les autres universités avec un calendrier de quatorze semaines au lieu de 15. Pour compenser la semaine perdue, les cours ont maintenant 15 minutes de plus et durent 3 heures. Autre changement notable dans nos habitudes - Finance de vie : la pause au dîner, soit de 11 h 30 à 12 h, n’est plus que de - Gestion des opérations et de la logistique 30 min. Espérons ne pas avoir à changer de bâtiment entre les deux pour pouvoir manger un peu ! Vers l’heure du souper, le cours finit à - Gestion des ressources humaines 18 h 30 et le suivant commence à 18 h 45. Problématique ? À vrai dire, - Management puisque le BAA de soir n’est plus, la case horaire du soir rejoint surtout - Marketing les étudiants au Certificat. La modification a été approuvée suite à la - Méthodes quantitatives de gestion demande de l’AEPC puisque, avec les cours de 3 h, le cours du soir se trouvait à la base prévu de 19 h à 22 h. Le programme de certificats - Technologies de l’information attirant un public d’étudiants travailleurs à temps plein de jour ou Faites-moi parvenir une lettre de motivation ainsi que votre relevé de des étudiants ayant des enfants, terminer à 22 h au lieu de 21 h 15 notes pour faire partie de la table académique et faire la différence ! devenait impossible pour plusieurs. Le compromis avec la direction Envoyez le tout le plus tôt possible à vp-academique@aehec.com. s’est réglé pour un cours de 18 h 45 à 21 h 45.


(VIE ÉTUDIANTE) Yannick Sanchez

Le projet Amazonie

Mercredi 20 mai 2008, 00 h 30. Cela fait deux ans que je n’ai pas remis les pieds au Campo Cocha; pour Stephen, c’est une première ! Réveillés par le cri des coqs et l’aboiement de certains chiens de garde aux alentours de 7 h, nous profitons d’une vue superbe que nous offre notre balcon de bois. Une dizaine de cabanes entourent le terrain de « soccer » dont l’herbe a été bien maltraitée lors du tournoi qui eut lieu quelques jours auparavant. Nous croisons le regard amusé des enfants qui se rendent aux écoles qui ont été aménagées dans le campement tandis que les plus vieux se rendent dans leur ferme respective pour une matinée de dur labeur… La scène se situe en Amazonie (Équateur) dans une communauté d’indigènes quechuas. À peine arrivés, nous déjeunons avec Alberto (vice-président de la communauté), qui nous explique les quelques règles à respecter pour que notre adaptation soit réussie. Ce dernier prend le soin de nous préciser que la consommation d’alcool est prohibée en semaine et que toutes les filles du campement, mises à part quelques rares exceptions, sont déjà mariées ou fiancées. Après une sage écoute, nous nous empressons de faire dériver la conversation vers la préparation des cours. Nous avons 3 mois pour enseigner aux personnes le souhaitant (adultes et enfants) des notions dans des domaines aussi variés que la gestion, la bureautique, l’anglais ou encore la musique. Au début, les cours connaissent beaucoup de succès, les inscriptions sont pleines, nous organisons différents groupes pour travailler le plus efficacement possible. Mais après 1 mois et demi d’enseignement, les résultats sont loins d’être à la hauteur. La progression des élèves est minée par leur manque d’assiduité. Les cours manquent de rythme et ne profitent pas aux plus motivés.

CONCOURS 2009 -2010

Afin d’assurer la relève scientifique, le programme de bourses d’études supérieures de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail facilite l’accès à des études supérieures aux étudiants dont le champ d’intérêt est la santé et la sécurité du travail.

Si le chapeau te fait, ceci e$t pour toi.

Nous décidons alors de changer la structure d’enseignement. Afin d’orienter les cours vers un aspect plus pratique, nous démarrons un projet de tourisme communautaire en choisissant les 10 étudiants qui selon nous sont les plus travailleurs. Nous partons dans l’optique qu’en nous concentrant sur un faible nombre d’élèves, nous gagnerons en efficacité et si nous avançons d’un bon train, l’enseignement se verra propager dans toute la communauté. C’est ainsi que démarrent d’intenses journées où se mêlent : aménagement des cabanes pour accueillir des touristes dans la communauté, réparation des canalisations des sanitaires, mais aussi, travail de promotion du projet (site web, cartes d’affaires), cours d’anglais pratiques et planification. Au fil du temps, notre approche avec les étudiants se modifie; nous apprenons peu à peu à les connaître. Je revois encore le sourire malicieux de Dorian qui fait ses premiers pas sur l’ordinateur. Âgé de 14 ans, il connaît les alentours de la forêt comme sa poche, sa grande curiosité et son enthousiasme en font un élève exemplaire. Angel, (le « geek ») plus familier avec les ordinateurs utilise déjà un bon nombre de logiciels. Il se lance d’ores et déjà dans la conception de sites web. Edith, la quarantaine, mariée, mère d’une fille, a déjà quelques connaissances en comptabilité. Il ne faut pas se laisser avoir par sa timidité qui cache souvent son savoir. Lucio, qui passe son temps à faire des blagues, cache également bien son jeu… Malgré des hauts et des bas, nous pouvons dire qu’aujourd’hui, cette expérience fut une vraie réussite. Mais ce n’est qu’un début. Pour pouvoir poursuivre l’enseignement que nous avons débuté, deux étudiants se doivent de prendre la suite, et le plus tôt sera le mieux ! Car si certains ont acquis certaines compétences, que ce soit en informatique, en comptabilité ou en anglais, il reste encore de quoi faire. Nous attendons vos candidatures avec impatience ! Pour plus d’informations, veuillez contacter : - stephen.michetti@hec.ca (en ce moment à Montréal) - yannick.sanchez@hec.ca (actuellement en échange au Brésil) Blogs respectifs : acommainlife.blogspot.com, maquetespirituelle.blogspot.com

Nous avons 3 mois pour enseigner aux personnes le souhaitant (adultes et enfants) des notions dans des domaines aussi variés que la gestion, la bureautique, l’anglais ou encore la musique.

Les bourses d’études supérieures de l’IRSST c’est payant ! BOURSES OFFERTES

2e cycle 14 100 $ 3e cycle 18 000 $ à 24 000 $ Postdoctorale 27 000 $ à 36 000 $ DOMAINES DE RECHERCHE ● ● ● ●

Ergonomie Sciences naturelles et génie Sciences de la santé Sciences sociales et humaines BOURSES THÉMATIQUES

Bourses thématiques pour les étudiants de maîtrise et de doctorat ayant des projets dans le domaine des Équipements de protection ou celui de la Sécurité des outils, des machines et des procédés industriels. DATE LIMITE

4 novembre 2008 Information et formulaires

www.

.qc.ca

VOLUME 53, NUMERO 01 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | 015


(ENTREVUE)

Entrevue avec Georges Achkar, Conseiller financier Dominique Carrié Dominique.carrie@hec.ca

À tous les étudiants encore à la recherche désespérée de motivation pour cette nouvelle session qui commence, voici une entrevue qui devrait vous plaire. Elle vous prouvera au moins que vos cerveaux ne fonctionnent pas en vain. Georges Achkar, ancien étudiant de HEC, en est la preuve. Entouré d’une équipe de 11 personnes, ce conseiller financier jouit de tous les avantages d’un travailleur autonome de même que d’un très bon salaire : 400 000 $ pour l’année 2007.

Quel est votre parcours scolaire et professionnel ? « J’ai commencé mon parcours scolaire par un bac en économie à l’Université de Montréal, auquel j’ai ajouté un certificat en gestion financière de HEC. Après avoir gradué, j’ai travaillé pour une grande banque canadienne; j’y ai passé assez de temps pour réaliser que les possibilités d’évolution étaient beaucoup plus attrayantes dans le secteur des valeurs mobilières. Ainsi, j’ai fait le saut et je me suis lancé à mon propre compte. »

propre équipe. Dans mon parcours universitaire, j’ai découvert le monde fascinant des affaires et de la finance. Quand j’ai appris qu’il y avait moyen de joindre les deux, je me suis précipité sur l’opportunité. Le choix était évident mais pas facile. Après plusieurs années, je peux facilement me retourner et constater que c’était le meilleur des choix pour moi. »

À quoi ressemble une journée typique de travail ? Qu’est ce que le conseil financier ? « Meetings, meetings et encore des meetings… Il n’y a pas « Dans les années 80, le conseil financier consistait, dans la vraiment de journée typique. En temps que conseiller en placements, plupart des cas, à vendre des obligations et des dépôts à terme. Dans votre vie professionnelle se marie à votre vie sociale. Considérez-vous les années 90, il s’agissait de la vente de fonds mutuels. un dîner dans un restaurant huppé du centre ville pour expliquer à l’épouse de l’un de vos clients les retombées de leur fiducie familiale Aujourd’hui, la profession a évolué. La planification financière intégrée comme étant du travail ? Je dirais que c’est une bonne façon de joindre (investissements, fiscalité, retraite, vente et achat d’entreprise, l’utile à l’agréable… » succession) est devenue essentielle. Ce qui implique l’intervention de plusieurs professionnels tels que comptables agréés, avocats Qu’aimez-vous particulièrement dans ce métier ? fiscalistes, notaires et gestionnaires. » Quelles sont les contraintes ? « Mon bagage académique combiné aux compétences techniques Georges est donc le chef d’orchestre : il réfère chacun de ses que j’ai acquises m’ont permis de me démarquer dans mon industrie. clients aux personnes dont celui-ci a besoin. Cela a développé énormément ma confiance professionnelle, qui est à mon avis la pierre angulaire de toute satisfaction personnelle. Autre que la sociabilité, le leadership et la persévérance, il nous Aujourd’hui, beaucoup de gens et d’entreprises parlent de manque de indique les qualités requises : « Une formation universitaire dans le motivation; à mon avis, cela résulte du manque de cette confiance et domaine est un excellent point de départ. Il faut aussi être confortable donc de cette satisfaction. avec une approche multidisciplinaire où la formation continue est obligatoire. N’importe qui peut complexifier le simple mais ça prend Pour ce qui est des contraintes, je suis condamné à l’innovation un professionnel chevronné pour simplifier le complexe. » continue. Ce n’est pas juste pour faire les choses différemment, mais je veux simplement que mon équipe et moi soyons exposés aux Pourquoi avez-vous choisi de vous diriger dernières stratégies afin de garder notre avantage concurrentiel. De vers le conseil financier ? plus, c’est la seule façon de m’assurer que mes clients reçoivent en « Depuis ma jeunesse, étant de nature entrepreneuriale, ma tout temps le meilleur des services. » motivation première était d’être mon propre patron et de gérer ma

016 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | VOLUME 53, NUMERO 01

Mon bagage académique combiné aux compétences techniques que j’ai acquises m’ont permis de me démarquer dans mon industrie.

Un mot aux étudiants ? « Utilisez votre formation pour faire une différence. Ne perdez pas votre temps à trainer dans les longs couloirs des bureaucraties hiérarchisées qui ne vous mèneraient que dans le domaine de la vente de produits maison. » Précisons pour nos lecteurs qui ne connaitraient pas totalement ce secteur que travailler pour une banque ou une entreprise en particulier implique la vente de produits financiers provenant de cette entité, ce qui réduit la liberté d’action du conseiller. Le mot de la fin : « Une pratique professionnelle sans compromis est beaucoup plus valorisante ! »


Ateliers de formation documentaire offerts par la bibliothèque Automne 2008

• Initiation aux banques de données ABI/Inform Global et Business Source Complete

• Biblio 101 Présentation des services et produits de la bibliothèque et introduction au catalogue HECtor à l’aide d’exercices pratiques - Mardi 23 septembre 10 h 00 – 11 h 00 - Mercredi 1 octobre 15 h 00 – 16 h 00

• Initiation aux banques de données Eureka.cc et Repère Brève présentation des banques de données et exploration à l’aide d’exercices pratiques - Jeudi 25 septembre 10 h 00 – 11 h 00 - Mardi 30 septembre 10 h 00 – 11 h 00

Brève présentation des banques de données et exploration à l’aide d’exercices pratiques - Mercredi 24 septembre 10 h 00 – 11 h 00 - Jeudi 2 octobre 14 h 00 – 15 h 00

• Initiation au logiciel bibliographique EndNote Exploration du logiciel EndNote permettant la gestion des références bibliographiques, l’insertion de références dans un document Word et la production de bibliographies - Mercredi 10 septembre 11 h 00 – 13 h 00 - Mardi 23 septembre 12 h 00 – 14 h 00 - Jeudi 2 octobre 10 h 00 – 12 h 00 - Mercredi 8 octobre 12 h 00 – 14 h 00

Activités culturelles

Services aux étudiants

PLUS DE 125 ATELIERS Arts visuels Cinéma et médias Communication Danse Langues Mode et création Musique Photographie Théâtre N.B. Remboursement partiel accordé aux étudiants de HEC Montréal. Informez-vous !

• Initiation aux produits de Statistique Canada Présentation de l’information de Statistique Canada disponible sur le site Web de la bibliothèque, suivie d’exercices pratiques - Mardi 30 septembre 14 h 00 – 15 h 00

• Initiation aux banques de données utiles pour un analyse de marchés Exploration de différentes banques de données permettant la collecte de l’information utile à la réalisation d’une étude de marché - Jeudi 25 septembre 15 h 00 – 16 h 00 Inscription obligatoire par courriel à biblio.info@hec.ca, en indiquant votre nom et votre programme. Maximum de 10 participants par atelier. Pour plus d’information, contactez Caroline Archambault caroline.archambault@hec.ca

Com

s u o n t men

? R I R V U DÉCO

Inscriptions aux ateliers Tous Du 15 au 19 septembre De 9 h à 19 h

Par internet

www.sac.umontreal.ca

Par téléphone

.org

514 343-6524

En personne Pavillon J.-A.-DeSève 2332, boul. Édouard-Montpetit 2e étage, bureau C-2524, Montréal Métro Édouard-Montpetit Autobus 51

Le DIMANCHE de la RENTRÉE 14 septembre 2008 à partir de 15h30 PORTES OUVERTES Messe universitaire à 17h30 suivie d’un souper amical

Centre étudiant Benoît-Lacroix 2715, Côte-Ste-Catherine 514-341-4817 info@cebl.org

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(VIE ÉTUDIANTE)

Discours de couloir - Warning ! Message pour ceux et celles qui partiront bientôt en échange : les retours sont toujours difficiles ! « Les échanges, c’est la saison des amours pendant 6 mois », nous avoue une jeune innocente tout juste revenue de sa pampa. « Tu rencontres des gens formidables et tellement différents ! Mais lorsque tu reviens, tu te rends compte qu’il n’y a aucun mec dans cette ville. » La petite au coeur brisé a du mal à se remettre de son dur retour à la réalité. Elle ajoute : « beoinsdecalin@gmail.com; envoyez vos photos, deux, parce qu’une on sait que c’est de la triche ! » - Les nouvelles salles de Decelles, chouettes mais... toujours pas de fenêtres !!! - Enfin un mec sexy à HEC ! Il s’appelle Lionel et il est en première année. « Toutes les intégratrices étaient à ses pieds », nous avoue un intégrateur jaloux, il n’y en avait que pour lui. » Avis de recherche donc, si tu nous entends, il y a une charmante fille désespérée ci-haut, n’hésite pas. - Le directeur du BAA fantôme parmi les étudiants ! En effet, le CSL a également mobilisé le personnel de l’école pour ses intégrations. C’est M. Pasin lui-même qui a tenté de passer incognito, revêtant une tenue de footballeur qui n’a dupé personne. Football United eux même n’y auraient pas cru !

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(ACTUALITÉS) Le français évolue :

mettez-vous à jour ! Mark Lafrance-Fugère mark.lafrance-fugere@hec.ca

Avez-vous déjà entendu parler de la nouvelle orthographe ? Il s’agit de rectifications touchant près de 2 000 mots de la langue française. Elles ont pour but de la simplifier et d’éliminer quelques incohérences inutiles. Beaucoup de gens sont réticents face à ces changements, trouvant peut-être superflu que l’on modifie des règles en vigueur depuis longtemps. Pourtant, si le français n’avait jamais évolué, on écrirait encore sçavoir, paraistre et presens, pour ne nommer que ces exemples. Il n’y a donc aucune raison pour que le français se fige à jamais, comme l’affirme l’Académie française, qui a participé à l’élaboration des derniers changements en vigueur. Néanmoins, même si la nouvelle orthographe est officiellement recommandée, les anciennes comme les récentes façons d’écrire demeurent toutes acceptées pendant « une période indéterminée », donnant ainsi le temps à tous de s’adapter. Le journal L’Intérêt brillant par sa rigueur, son dynamisme et son ouverture, nous avons décidé depuis plusieurs semestres d’adopter la nouvelle orthographe dans le contenu de nos pages. C’est ainsi que vous pourrez y lire des mots comme cout, évènement, paraitre, trois-mille ou encore ognon ! Eh non ! il ne s’agit pas d’erreurs : parlez plutôt de perfection !

Pour en savoir davantage sur la nouvelle orthographe,

consultez le http://www.orthographe-recommandee.info/ ou contactez l’auteur de ces lignes !

Marc Daoust marc.daoust@hec.ca

Brèves de politique

Alaska : John McCain a choisi Mme Sarah Palin, gouverneure de l’Alaska, une femme aux idées conservatrices et mère de cinq enfants, pour devenir sa vice-présidente s’il est élu aux élections du 4 novembre prochain. 45 ans : Barack Obama prononçait le 28 août dernier son discours d’acceptation, soit 45 ans jour pour jour après que Martin Luther King ait prononcé son très célèbre discours « I have a dream », devenant ainsi le premier noir de l’histoire des États-Unis à avoir des chances d’être élu président du pays. Hasard ? : La Géorgie a choisi la journée de l’ouverture des Jeux Olympiques pour effectuer une grande offensive sur l’Ossétie du Sud. 12 : C’est le nombre de décès qui sont attribuables à la listériose depuis que la bactérie fait rage au Canada. Heureusement, l’Agence de la santé publique du Canada anticipe peu de nouveaux cas de contamination. Catégorie 2 : L’ouragan Gustav a frappé la Louisiane avec des vents de 170 km/h ce qui correspond à la catégorie 2 sur l’échelle Saffir-Simpson. Les dommages ont donc été moins graves que prévu puisque les autorités prévoyaient un ouragan de catégorie 5, ce qui correspond à des vents de 250 km/h et plus. VOLUME 53, NUMERO 01 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | 019


(FINANCE) Maxime Paquette Vincent Longpré Croteau

Dans la jungle des titres

Vous méditez à votre carrière en finance et, contrairement à la comptabilité, vous n’avez aucune idée si vous devez ou désirez obtenir un titre professionnel ? Voici un bref aperçu pour vous éclairer.

Contrairement à la comptabilité, aucune norme n’existe dans le milieu financier concernant les titres professionnels. En effet, chaque entreprise vous embauchant aura ses propres standards ou requis. Toutefois, il existe certaines tendances dans l’industrie qui nous permettent de vous indiquer quel serait le titre le plus susceptible de vous intéresser. Les titres professionnels ne sont pas obligatoires en soi, mais la place grandissante qu’ils occupent dans les milieux financiers en font désormais des incontournables. Il s’agit donc de décider dans quel secteur d’activité vous désirez travailler et de faire un ou plusieurs titres s’y rapportant. Ainsi, votre curriculum vitae se différenciera un peu des autres candidats et vous vous démarquerez lors de l’entrevue. Habituellement, une fois engagée, la firme vous encadrera pour vous orienter vers les titres qu’elle juge nécessaires. Voici quelques descriptions selon le type de carrière qui vous intéresse. Conseil en placement Cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada (CCVM) Offert par le Canadian Securities Institute (CSI), le CCVM porte principalement sur les produits, les titres et les services financiers s’adressant à la fois aux particuliers et aux clients institutionnels. Il est devenu un incontournable au Canada et est requis pour des postes de conseiller en placement, planificateur financier, représentant en épargne collective, agent d’assurance-vie, conseiller financier et représentant de services bancaires aux particuliers. La structure du CCVM comprend deux examens qui peuvent être passés à l’intérieur d’une période d’un an et le cours peut être réalisé pendant ou dès la fin du BAA. De plus, plusieurs outils sont offerts par le CSI : manuels, cours en ligne et examens de pratique. Coûts : 880 $ pour le cours en ligne sans manuel, 960 $ pour le cours en ligne avec manuel imprimé. Un rabais de 10 % est également offert aux étudiants de HEC. Cours relatif au Manuel sur les normes de conduite (MNC) Ce cours se combine au CCVM pour obtenir la licence de conseiller en placement et porte sur les normes et les règles de conduite, les lois relatives aux valeurs mobilières ainsi que les obligations des spécialistes en valeurs mobilières et l’application de l’éthique

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en finance. L’étudiant dispose d’un an après son inscription pour compléter l’examen. Le cours d’éthique en finance offert à HEC (3-225-06) est d’ailleurs basé sur le manuel du CSI et constitue une bonne préparation pour l’examen du MNC.

Canadian Investment Manager (CIM) / Titre de gestionnaire de placements canadien (GPC) Ce titre du CSI s’adresse principalement à ceux qui veulent être gestionnaires de comptes carte blanche et qui doivent s’inscrire comme gestionnaire discrétionnaire de portefeuille au Canada. Le Coûts : 580 $ pour le cours en ligne sans manuel, 640 $ pour le cours CIM vise à vous permettre d’acquérir des compétences reliées à en ligne avec manuel imprimé. Un rabais de 10 % est également offert l’application de stratégies de placement avancées et l’expertise pour aux étudiants de HEC. fournir des services de gestion destinés aux clients institutionnels et aux particuliers fortunés. Dans le cadre du profil Finance de marché et conseil en placement, HEC suggère un cheminement visant l’obtention de la licence de Exigences : Il existe deux programmes menant au titre de CIM. Le conseiller en placement au terme du BAA : premier requiert la réussite du CCVM, des Techniques de gestion http://www.hec.ca/registraire/programmes/baa/profil_conseiller.html des placements (TGP) et des Méthodes de gestion de portefeuille (MGP). Pour le deuxième programme, il faut réussir le CCVM, les Certaines firmes exigent également que le Cours d’initiation aux Notions essentielles sur la gestion de patrimoine (NEGP), le cours produits dérivés (CIPD) et le Cours de négociation d’options (CNO) complémentaire en gestion des placements du NEGP et les Méthodes soient complétés dans les premières années. de gestion de portefeuille (MGP). Le choix du programme dépendra Pour plus d’information : www.csi.ca et www.hec.ca ultimement des compétences que vous désirez obtenir. Gestion de portefeuille Chartered Financial Analyst (CFA) Le programme du CFA Institute est très présent au Canada et il est offert aux finissants universitaires ou gradués. Il consiste en un programme visant à inculquer des connaissances générales (finance, comptabilité, économie et gestion de portefeuille) et un code d’éthique. Pour ceux terminant le BAA, une part imposante de la matière couverte par le premier examen sera un résumé de votre cheminement. Aussi, un cours est maintenant offert à HEC (3-020-07) pour vous aider à la préparation du premier examen. Le CFA peut être non seulement utile aux futurs gestionnaires de portefeuille mais à plusieurs autres personnes occupant un poste dans les milieux financiers.

Coûts : programme 1 : entre 2215 $ et 2335 $ selon la préférence pour les manuels imprimés ou non. Programme 2 : entre 2930 $ et 3090 $. Pour plus d’information : www.csi.ca Gestion des risques

Financial Risk Manager (FRM) La certification de FRM s’adresse à ceux qui désirent faire carrière en gestion des risques que ce soit le risque de marché, de crédit ou d’opération. La plupart des détenteurs de ce titre sont employés par des firmes de courtages, des banques d’investissement ou en consultation. Les sujets couverts concernent l’analyse quantitative (10 %), la gestion du risque dans le domaine de l’investissement (10 %) ainsi que la mesure et la gestion des risques de marché (30 %), Exigences : l’obtention d’un diplôme universitaire (ou en cours de crédit (25 %) et opérationnels (25 %). d’obtention pour l’examen de niveau 1), 3 examens, une expérience de travail pertinente et l’adhésion au code d’éthique. Exigences : réussir l’examen de FRM (le prochain a lieu le 15 novembre 2008), cumuler deux ans d’expérience dans un poste relié Coûts : dépendant de la date de votre inscription puisque les tarifs à la gestion des risques et être membre du Global Association of Risk augmentent à l’approche de la date limite d’inscription, vous payerez Professionals (GARP). 390 $ pour vous inscrire au programme et 600 $ par examen. En somme, il s’agira d’un investissement de 2190 $. Coûts : entre 550 $ et 950 $ US selon la date d’inscription, incluant Pour plus d’information : www.cfainstitute.org les frais pour devenir membre du GARP pour un an. Pour plus d’information : www.garp.com


(FINANCE)

Les titres professionnels ne sont pas obligatoires en soi, mais la place grandissante qu’ils occupent dans les milieux financiers en font désormais des incontournables

Professional Risk Manager (PRM) Offert par le PRMIA, la certification de PRM s’acquiert par la réussite de quatre examens : 1) Finance Theory, Financial Instruments and Markets; 2) Mathematical Foundations of Risk Measurement; 3) Risk Management Practices; 4) Case Studies and Standards : Governance, Best Practices and Ethics. Fait important : le PRM reconnaît les acquis obtenus via d’autres certifications comme le CFA et le CAIA, ce qui réduit le nombre d’examens. De plus, le programme est flexible en ce sens que les examens peuvent être complétés à n’importe quel jour ouvrable de l’année et que plus d’un examen peut être complété au cours d’une journée. Exigences : réussir les quatre examens dans un maximum de deux ans et être membre du PRMIA pour s’inscrire à l’examen. Aucune expérience de travail requise.

Planificateur Financier Planificateur financier (Pl. Fin.) Le diplôme de planificateur financier est décerné par l’Institut québécois de planification financière (IQPF) selon la formation académique. L’étudiant de HEC Montréal doit compléter le certificat en planification financière, mais quelques préalables sont requis : soit deux autres certificats universitaires de 450 heures chacun en administration, en droit, en économie ou en actuariat, soit un diplôme de 1er ou 2e cycle en administration, droit, économie ou actuariat. Le candidat devra ensuite réussir le Cours de formation professionnelle (CFP) et l’examen de l’IQPF, qui a lieu une fois par année. Pour plus d’information : www.iqpf.org et www.hec.ca

Autres Coûts : 175 $ US pour chaque examen ou 450 $ US si les quatre examens sont complétés le même jour. Il faut également compter 100 $ Chartered Business Valuator (CBV) pour être membre du PRMIA (50 $ US pour les étudiants à temps plein). Décerné par The Canadian Institute of Chartered Business Valuator, Pour plus d’information : www.prmia.org ce programme vous permettra d’améliorer vos compétences en évaluation d’entreprise, en litiges et en finance corporative. Fait intéressant, pour réussir ce programme, vous devrez réussir 4 cours Treasury Management obligatoires (Introductory, Intermediate or Advanced Business and Securities Valuation) et 2 cours aux choix (Litigation I or II, Advanced Certified Treasury Professional (CTP) Open Market Transactions, Private Company Finance, Restructuring, Décerné par l’Association for Financial Professionals (AFP), ce Public Companies or Introduction to Valuation for Financial Reporting). titre s’adresse à toute personne s’intéressant à la gestion de la Le programme a normalement une durée de 3 ans, mais vous pouvez trésorerie ou de l’argent. Ainsi, le cursus couvre des sujets tels que la l’effectuer plus rapidement. Les détenteurs de ce titre évoluent dans l’environnement du gestionnaire de la trésorerie, l’analyse financière des secteurs tels que la planification fiscale et des avoirs, les disputes générale, la gestion des liquidités, la technologie de la trésorerie, le d’actionnaires, l’émission d’opinion d’équité, l’achat et la vente financement à long-terme, la finance internationale et d’autres sujets d’entreprise, la quantification des dommages commerciaux, etc. tel le risque et l’éthique. Le candidat pourra apprendre la matière par lui-même ou en suivant des cours magistraux. Exigences : avoir suivi 6 cours (4 obligatoires et 2 optionnels), avoir cumulé 1,500 heures professionnels attesté par un employeur Exigences : un certain mélange d’expérience professionnelle, d’étude d’évaluation de titre et d’entreprise et avoir réussi l’examen d’entrée. et/ou d’expérience à titre de professeur et la passation d’un examen. Coûts : l’ensemble du programme représente un investissement Coûts : dépendant de la date de votre inscription puisque les tarifs d’environ 800 $ pour la première année. Des coûts récurrents pour augmentent à l’approche de la date limite d’inscription, vous payerez les étudiants du programme de 200 $ s’appliquent pour les années 186 $ pour vous inscrire au programme et 410 $ pour examen. De plus, suivantes menant à l’examen. si vous n’êtes pas membre de l’AFP, une prime de 395 $ s’ajoute. En Pour plus d’information : www.cicbv.ca somme, il s’agira d’un investissement de 991 $. Pour plus d’information : www.afponline.org

Chartered Alternative Investment Analyst (CAIA) En 1999 pour répondre à la demande de la part de The Center for International Securities and Derivatives Markets (CISDM) et à la forte augmentation de la part des nouveaux produits financiers alternatifs, la CAIA Association fut créée. Le premier examen couvre les fonds de couverture (hedge fund), l’investissement immobilier, les standards de la pratique et un ensemble de connaissance sur les investissements alternatifs. Le deuxième examen couvre aussi un ensemble d’investissements alternatifs, l’arbitrage, les fiducies d’investissements immobiliers (REITs), le capital de risque (Venture Capital), les fonds d’investissement privé (private equity) et les stratégies de négociation quantitatives. Le programme s’adresse aux conseillers en placement, consultants et analystes, gestionnaires et administrateurs de fonds, comptables, avocats, académiciens et membres du support techniques de certaines entreprises. Exigences : la passation de 2 examens à l’intérieur de 3 ans, avoir 4 ans d’expérience professionnelle pertinente ou 1 année d’expérience et un diplôme universitaire et attester au contrat de membre. Coûts : dépendant de la date de votre inscription puisque les tarifs augmentent à l’approche de la date limite d’inscription, vous payerez 400 $ pour vous inscrire au programme et 675 $ pour chacun des examens. De plus, si vous n’êtes pas membre de l’AIMA ou CISDM, une prime de 225 $ s’ajoute par examen. En somme, il s’agira d’un investissement de 991 $. Pour plus d’information : www.caia.org

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(CHRONIQUE) Chronique automobile

Audi R8  : Pour le plaisir des sens !

Dix stagiaires talentueux en plus. Une équipe de plus de 380 collègues chevronnés. Simon

Jean-Philippe

Jordan Michel

Olivier

Khouloud

Alain Badolato alainbadolato@hotmail.com

Justine

L’intention de changer votre vieille Civic 1987 vous est passée par la tête, alors pourquoi ne pas aller faire un essai routier du nouveau symbole de richesse extrême et de plaisir à l’état pur : la Audi R8 à partir de seulement 139 000 $ ! Même s’il s’agit d’une nouveauté 2008, j’ai cru qu’il était indispensable d’en parler en grande première dans le journal étant donné que celle-ci a également été nommée voiture de l’année et qu’elle représente le nouveau rêve de plusieurs d’entre nous. Extérieur : Avec son design spectaculaire et unique, cette Audi sait comment se faire remarquer à un feu rouge. La position centrale arrière de son moteur, qui est perceptible grâce à une vitre et une lumière en option, permet aux passionnés de voitures de le contempler jour et nuit, ce qui me fait penser à la Ferrari 360 Modena qui loge son moteur au même endroit. De plus, il existe une option qui permet une reconnaissance immédiate du véhicule : les 12 diodes électroluminescentes (lumières LED) qui épousent la forme des phares avant du véhicule et qui lui donnent des airs de faucon prêt à attraper sa proie sur la route. Une autre caractéristique visuelle unique de la voiture sport se trouve à être ses panneaux latéraux qui sont également surnommés « The Blade ». Ceux-ci peuvent avoir un fini fibre de carbone, métal brossé en option ou simplement agencé à la carrosserie. Intérieur : Dotée de plus d’espace intérieur grâce à un empattement supérieur à certaines Porsche et autres voitures sportives, la biplace sportive nous propose un habitacle spacieux qui est d’une qualité d’assemblage élevée comme l’ensemble de la marque bavaroise. Elle emprunte le style des sièges de sa sœur la Audi TT, et nous remarquons immédiatement le volant qui est plat à la base pour faciliter l’accès à l’intérieur de ce jouet de luxe. Moteur : Puisque son centre de gravité est très bas et qu’il est logé au centre de la voiture, ce V8 FSI (à injection directe) de 4,2 litres et de 420 chevaux fait en sorte que vous atteindrez le 0-100 km/h en 4,6 secondes avec une stabilité et une précision quasi paranormale. La vitesse maximale de cette bête roulante est de 301 km/h. Et n’oubliez pas qu’il s’agit d’une voiture et pas d’un avion, ce qui la place parmi les voitures de production les plus rapides au monde. Deux transmissions sont disponibles : une manuelle à 6 rapports ou une séquentielle R-tronic également à 6 rapports pouvant être jumelée à 2 palettes de changement de vitesse (+/-) au volant comme dans une voiture de course. Nul n’est le besoin de signaler qu’il ne s’agit pas d’une voiture économique à la pompe, car avec une consommation au 100 km de 13,9 L pour la transmission manuelle et de 14,6 L pour l’automatique, il est évident que l’augmentation du prix de l’essence n’aura pas d’impact sur le client potentiel de ce supercar vu le prix du véhicule même. Conclusion : À mon avis, une nouvelle légende dans l’industrie de l’automobile est née. Chaque fois que je la vois, un sourire se place sur mes lèvres et une sensation d’adrénaline me traverse le corps et l’esprit. Les concurrents n’ont qu’à bien se tenir puisque cette Audi R8 va continuer à faire rêver l’homme et risque de traverser le temps. 022 | 11 SEPTEMBRE AU 24 SEPTEMBRE 2008 | VOLUME 53, NUMERO 01

Dominique

Simon Fiza

Nos stagiaires de HEC - Été 2008

Tout se compte RSM Richter, un imposant cabinet d’expertise comptable offrant des services de vérification et de fiscalité ainsi que des services conseils, souligne avec fierté l’arrivée de dix nouveaux stagiaires de HEC qui, tout comme nous, ont le désir d’évoluer dans le meilleur environnement de travail qui soit. D’autant plus que les stagiaires talentueux se comptent sur les doigts de la main ! Pour nous joindre ou envoyer votre CV : 514.934.3555 ou www.rsmrichter.com/carrieres.aspx.

DÉCHIFFRER L’ORDINAIRE


(CHRONIQUE) Chronique séries télé

Dexter, le tueur en série

Camille Nantois camille.nantois@hec.ca

Chronique mode

Messieurs,

rhabillez-vous ! 5 fautes de goût à éviter en cette fin d’été

#1

Le marcel de pépé sous la chemise : à éviter de toute urgence si vous ne voulez pas faire fuir toute présence féminine. Cet accoutrement nous rappelle nos aïeux bedonnants jouant à la pétanque. Il ne se porte en aucune condition, et encore moins sous une chemise ou un polo.

#2

Le pantacourt en nylon qui vient direct de chez Décathlon : style campeur assuré. À réserver pour des randonnées en vélo ou du camping dans des coins dont vous seuls connaissez l’existence, et où vous ne risquez pas d’être aperçus.

#3

Le débardeur de camionneur qui laisse apparaître vos aisselles velues : à bannir de votre garde-robe sans attendre. Préférez-y un polo ou un t-shirt imprimé.

#4

Les slims ultramoulants faisant ressortir vos attributs génitaux. Cette tendance est définitivement à oublier. On accepte les pantalons droits mais pas trop moulant; un peu de pudeur voyons !

#5

Une erreur facile à éviter et pourtant si fréquente : les chaussettes de sport blanche portées sous un pantalon noir. Le détail choc qu’on aperçoit au premier coup d’œil, mais qui n’est pas chic du tout. Mes conseils pour la rentrée Le gris est à l’honneur cette saison : gris souris, gris orageux, gris métallisé… Alors prenez exemple sur les joueurs du club britannique Manchester United et foncez chez Paul Smith !

le plus aimé des États-Unis…

Philippe Lang philippe.lang@hec.ca Le cynique et génial Dexter revient après deux premières saisons haletantes qui l’ont vu échapper à ses propres collègues, mais pas à ses instincts. Si le thème du tueur en série revêt un côté mystique dans la culture américaine, cette série a pourtant bien d’autres atouts à faire valoir pour expliquer son engouement croissant.

Autant vous le dire tout de suite, il va m’être difficile de critiquer cette série tant elle a comblé à merveille les (trop) nombreuses journées pluvieuses du mois de juillet… Blague à part, Dexter est ce qu’on peut appeler une série complète, ce qui est d’autant plus remarquable pour le genre de la série policière qui domine le petit écran en exploitant tous les créneaux individuellement. En effet, le scénario tient la route, les acteurs le servent merveilleusement et la musique et le décor offrent une véritable ambiance qui permet au téléspectateur de s’immerger instantanément. Dexter, c’est un tueur en série atypique. Analyste de sang pour la police de Miami le jour, il ne se dévoile réellement que le soir, lorsqu’il se met en chasse des meurtriers qui ont échappé au système afin d’assouvir son besoin de tuer. Mais Dexter, ce n’est pas un tueur simplement instinctif, mais un vrai professionnel. Son cheminement est raisonné, et il déroge rarement de son code de conduite, ce qui lui permet de continuer son travail de « nettoyeur » sans se faire prendre malgré l’étroitesse de la paroi qui sépare sa double vie.

Assortissez-le à une veste courte en cuir donnant des airs de rocker ou à une parka trois-quarts pour un look de jeune dandy.

L’autre force de Dexter, c’est la distribution, notamment le héros. La prouesse de l’acteur principal, Michael C. Hall, est d’arriver à rendre son personnage à la fois troublant et attachant. Troublant, car son incapacité à ressentir des émotions est peu commune dans le paysage audiovisuel, ce qui le rend imprévisible, voire fascinant, puisque sa logique froide et méthodique est une facette à la frontière de l’intelligence humaine et de la bestialité. Attachant, car son humour noir et son cynisme sont tout simplement ravageurs et donnent un côté drôle et décalé tellement éloigné de l’image traditionnelle du tueur en série. Le fait de le voir essayer de conserver sa couverture en agissant de façon normale, notamment avec sa copine, donne lieu à des passages narratifs qui créent une intimité entre le personnage et le téléspectateur, avec qui il partage ses pensées et son secret.

Abandonnez les gros sweat-shirts, confortables certes, mais trop sportswear, et habillez-vous de pulls à grosses mailles. Les lainages reviennent en force cet hiver.

Enfin, l’atmosphère chaude crée par le décor paradisiaque de Miami, est soumise aux variations de la musique omniprésente, tantôt tranquille, tantôt oppressante qui amène une vraie ambiance et des changements de rythme très intéressants et garde le téléspectateur en alerte pour offrir un rendu final séduisant.

Toutefois, si malgré ces conseils avisés vous ne savez quoi magasiner, n’oubliez pas de rester sobres. Pas d’imprimés à gogo, de mélanges de matières et d’assemblages de couleurs chatoyantes.

Rendez-vous le dimanche 28 septembre à 22 h sur The Movie Network pour le premier épisode de la saison !

Optez pour un pantalon à coupe droite, en flanelle ou en lainage fluide et strict. Il se porte taille plutôt haute et non dégoulinant sur les fesses.

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La Chine après les Jeux Olympiques