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BORÉAL DESIGN La dernière vague ACCIDENT SUR LA POMME D’OR Chronique d’un drame POUR EN FINIR AVEC LE MAL AIGU DES MONTAGNES

L’entraînement à portée de geek MCLINIQUE : À LA FINE POINTE DE VOTRE SANTÉ

P. 3

QUAND LE MORAL N’Y EST PLUS!

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Boot camp extérieur Les dangers du

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p.44

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Sommaire MAI 2012

08 Tous azimuts 14 Express-O2 16  Fin de semaine active 48h @ Outaouais 18  Jean-François Fullum Le Québécois qui fait courir le monde 20  Boréal Design : la dernière vague 22 Accident sur la Pomme d’Or : chronique d’un drame 24 Guy Pruneau : pour en finir avec le mal aigu des montagnes 25 Québec plein air inc. 26  Comment planifier son tour du monde? Un voyage autour du monde est accessible à tous avec un peu d’organisation. Voici comment deux couples y sont parvenus.

SPÉCIAL DESTINATIONS 58 Huit voyages de rêves, clés en main 60 Anticosti : l’île mystérieuse 62 Les 10 commandements du voyageur responsable 66 Mauvais karma : quand l’aventure tourne mal… 68 Népal : vélo de montagne au sommet 72 Bolivie : grimper le Huayna Potosi 76 Parc national du Canada Forillon : l’harmonie entre l’homme, la terre et la mer ÉQUIPEMENT 78 La guerre des membranes 80 Montres d’aventure et d’entraînement 82 Techno : le plein air de demain 84 Nouveautés : bottes de randonnée 86 Art de vivre 88 Agenda du printemps 90 Testez vos connaissances sur le fin fond du Québec

30 Un trek aux Camps de base du Gasherbrum II et K2 34 Parc national du lac Témiscouata : pour l’amour de la nature

08

William Winram a deux passions dans la vie : l’apnée et les requins, qu’il étudie en toute liberté malgré leur mauvaise réputation. Il soutient avec force le projet de loi C-380 qui vise à interdire l’importation des nageoires de requin au Canada.

© Fred Buyle

CAHIER TONIK 38 L’entraînement à portée de geek 39 Entraîner ses abdos partout! 40 MClinique : à la fine pointe de votre santé 42  Boot camp extérieur : le parcours du combattant 44  Weekend Warrior : travailler dur, jouer dur… et le payer cher! 48 S’entraîner comme Louis Rousseau 52 Quand le moral n’y est plus! 54 4 collations estivales


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MiniMOI Une toute nouvelle aventure vient de commencer pour moi :

ma copine vient de donner naissance à notre premier enfant. Une fille. Dès le début, nous avons appelé le fœtus « Dragonnette ». Comme c’est l’année du dragon et que Marie est un huitième Chinoise, nous avons pensé que cela représentait un excellent titre de travail. En fait, nous ne savions pas encore quel nom lui donner et nous ne voulions pas gâcher cette première décision importante dans sa vie. Mais il était essentiel pour nous de trouver un nom qui sonnerait bien autant en français qu’en anglais et qui ne donnerait pas 10 millions de résultats en le googlant. Nous avons même décidé de ne pas connaître le sexe de l’enfant dès le départ. Nous avons donc progressé dans ce projet en n’ayant aucune réponse pour les gens qui se demandaient quelle couleur choisir pour les cadeaux de nouveau-né. C’était aussi une manière détournée d’embarquer les gens avec nous dans cette belle aventure. Nous avons donc demandé au médecin d’écrire le sexe du bébé dans une enveloppe que nous avons ouverte le soir de Noël. C’était magique! Tout comme réussir à surmonter l’adversité en plein air en sachant que tout ira dorénavant pour le mieux, ou enlever ses peaux de phoques en haut d’une belle pente, quelques secondes avant une descente épique dans 25 centimètres de poudreuse. Ce nouveau projet, comme c’est majoritairement le cas lorsqu’on sort des sentiers battus, a presque suivi le plan prévu. Mais comme avec n’importe quelle aventure, les choses ne se passent jamais tout à fait comme on l’avait anticipé. Tout s’est bien passé, sauf à la toute fin, quand notre petit ange a décidé de se présenter par le siège au mauvais moment. Marie ne savait pas exactement quels

Christian Lévesque, rédacteur en chef @chrislevesque

Mai 2012 :: Vol 17 :: No 5 ÉDITEUR : Stéphane Corbeil (scorbeil@espaces.ca) RÉDACTEUR EN CHEF : Christian Lévesque (clevesque@espaces.ca) STAGIAIRE À LA RÉDACTION : A ntoine Stab (astab@espaces.ca) COLLABORATEURS : Ian Bergeron, Marie-Ève Blanchard, Véronique Champagne, Stéphanie Drolet, André Frappier, Patrice Halley, Mathieu Lamarre, Julie Leblanc, Benoit Livernoche, Jean-Sébastien Massicotte, Sarah-Émilie Nault, Yves Ouellet, Charline-Ève Pilon, Mireille Roberge, Guillaume Roy, Karine St-Cyr, Frédérique Sauvée, David Savoie, Jimmy Sévigny, Geneviève Talbot, Gil Thériault.

PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : Road trip en couple avec canot et vélos sur le toit en Californie. © Gregg Adams / Aurora Photos

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étaient les risques d’une césarienne, mais elle n’avait pas tellement le choix non plus. Après une rapide opération, Naomi a ouvert les yeux pour la première fois. Sera-t-elle une grimpeuse? Une skieuse? Est-ce qu’elle aimera le plein air autant que nous? Difficile à dire. Quand j’ai demandé à Marie à quel âge je pourrais l’amener en camping d’hiver ou en escalade de glace, elle m’a répondu : « Pas avant qu’elle soit en mesure de dire qu’elle a froid! » Nous avons bon espoir de lui faire vivre suffisamment d’expériences de plein air pour éveiller en elle une passion intense pour la vie active. Est-ce que cette passion sera aussi forte que la nôtre? Ou plus forte encore? Nous espérons que son désir de dormir dans une tente, randonner dans les sentiers en forêt, pratiquer l’escalade ou faire du vélo de montagne dans la bouette sera plus fort que son désir de passer la fin de semaine à magasiner avec ses amies. Après tout, on a déjà une paire de skis et un harnais d’escalade pour elle! Un de mes amis m’a dit que lorsqu’on a des enfants, notre vie s’arrête. Je ne suis pas sûr de comprendre ce qu’il voulait dire : depuis que je suis devenu père, je vois plutôt une nouvelle occasion de sortir de mon confort et de partager l’amour pour le plein air. Ça peut paraître cliché, mais je vois le monde d’une toute nouvelle manière. Comme les yeux émerveillés de ma fille qui cherchent à comprendre le monde qui l’entoure, je suis heureux de pouvoir partager mes passions avec une personne de plus sur cette Terre. Et ça, c’est tout simplement génial!

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Jean-François Vadeboncoeur, Directeur des ventes - Éditions jfvadeboncoeur@espaces.ca / 514 277-3477, poste 27 Jonathan Marcotte, Conseiller aux ventes - Éditions jmarcotte@espaces.ca / 514 277-3477, poste 26 Michel Desforges, Conseiller aux ventes mdesforges@espaces.ca / 514 277-3477, poste 29 Joanne Bond, Adjointe aux ventes jbond@espaces.ca / 514 277-3477, poste 30

ABONNEMENT ET DISTRIBUTION

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1 an / 6 numéros : 18$ • 2 ans / 12 numéros : 32$ (taxes, manutention et frais d’envois inclus). Libeller le chèque ou mandat-poste au nom de « Revue Espaces » à l’adresse indiquée ci-dessous.

DESIGN : Sève création www.seve.ca

RÉVISION : Hélène Paraire

REVUE ESPACES

911, rue Jean-Talon Est, bureau 205 Montréal (Qué) CANADA H2R 1V5 info@espaces.ca www.espaces.ca Tirage : 70 000 exemplaires distribués là où sont les amateurs de plein air. La revue ESPACES est la publication plein air ayant le plus grand tirage au Québec. La revue ESPACES est publiée six fois par année par Groupe Espaces, une division des Éditions Gesca. PROPOSITIONS D’ARTICLES. ESPACES accueille avec plaisir et attention toute proposition d’articles et de photographies. Communiquez avec le rédacteur en chef pour en discuter. Le matériel non sollicité sera retourné si accompagné d’une enveloppe affranchie. ESPACES n’est pas responsable des textes, photographies ou autre matériel envoyés à son attention. Si vous ne conservez pas la revue ESPACES pour vos archives personnelles, veuillez vous assurer de la transmettre à un ami ou de la recycler. Les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne sont pas nécessairement partagées par l’éditeur. Certaines activités présentées dans ESPACES comportent des risques importants de blessures pour ceux et celles qui les pratiquent. ESPACES et ses journalistes, collaborateurs, photographes et les autres membres de l’équipe ne recommandent pas la pratique de ces activités aux personnes qui n’en maîtrisent pas les techniques et habiletés requises. ESPACES n’est pas responsable des informations contenues dans les publicités. Toute reproduction du matériel publié dans ESPACES est interdite sans l’autorisation de l’éditeur. La forme masculine utilisée dans cette publication désigne aussi bien les femmes que les hommes. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec 2012. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada 2012.

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FACEBOOK : DU CONTENU EXCLUSIF Suivez-nous sur le réseau social par excellence pour obtenir accès à du contenu exclusif, des concours, des invitations à des événements, donnez votre avis sur divers sujets d’actualité, ou encore sur le contenu du magazine… et encore plus! facebook.com/espacespleinair

SOULIERS DE COURSE : LA FIÈVRE DU PRINTEMPS Pour certains coureurs enthousiasmés, le retour du printemps annonce la reprise de la course dehors. Il est donc temps de jeter un coup d’œil aux nouveautés les plus intéressantes en termes de souliers de course pour le bitume ou les sentiers, question d’être fin prêts pour la première foulée en plein air. Section équipement >> Souliers

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Nos athlètes n’ont pas peur de se mouiller. Hazel Findlay, la recrue de notre équipe de grimpeurs, explore les parois escarpées le long des côtes du Maine au cours d’une expédition récente pour tester nos produits. Apprenez-en plus sur nos athlètes et nos expéditions en visitant thenorthface.com/climbing


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TOUT AZIMUTS

William Winram

L’apnéiste qui danse avec les requins

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Randonnées. Sommets. Passion.

PAR ANTOINE STAB

William Winram a deux passions dans la vie : l’apnée et les requins. Ancien champion du monde d’apnée en eau profonde et plusieurs fois recordman panaméricain, ce grand blond originaire de Vancouver tire profit de ses qualités de plongeurs pour nager et étudier en toute liberté ces poissons à la si mauvaise réputation. Conscient des menaces qui planent sur leur avenir, c’est tout naturellement qu’il soutient avec force le projet de loi C-380 visant à interdire l’importation des nageoires de requin au Canada. Pourquoi soutenez-vous le projet de loi C-380? Je sais, par le biais de mes travaux avec la communauté scientifique, combien la situation concernant la population des requins est catastrophique. Si ce prédateur disparaît, c’est tout l’écosystème marin qui en sera perturbé. Le calamar, la proie principale du requin, va proliférer et va manger plus de poissons. Très rapidement, il n’y aura plus de poissons. Actuellement, 25 % de notre alimentation en protéines proviennent de la mer. Si nous perdons cette ressource, quel sera le résultat? Une aggravation de la pression alimentaire pour l’Homme, déjà très forte avec le problème de la surpêche. De plus, ce que les pêcheurs infligent au requin est inutile et cruel : l’animal rejeté à l’eau sans ses nageoires suffoque et se noie. Quels sont les principaux obstacles à l’adoption de cette loi? En Californie, un projet similaire avait été proposé, mais le lobby de la pêche a tout fait pour l’empêcher. Le marché des ailerons de requins génère beaucoup de revenus, car c’est un animal relativement facile à attraper. Les profits sont énormes : environ 400 millions de dollars par année. Mais, si on commence à prendre toutes nos décisions en fonction des intérêts économiques, on va droit dans le mur. Le réchauffement climatique occasionne des

effets désastreux sur l’environnement et sur les océans. La société civile semble heureusement plus concernée par la protection des requins. Il est très important que les gens mettent la pression sur leurs représentants. D’où vous vient cette passion pour les requins? Quand j’étais petit, ma mère m’a donné un livre de photographies sous-marines. J’ai tout de suite été fasciné par cet animal. À l’école, je choisissais toujours cet animal pour les projets scientifiques. La plupart préfèrent les dauphins ou les baleines. Moi, c’était les requins. J’aime leur grande honnêteté. Contrairement aux humains, ils le sont toujours. Comment expliquer que les requins aient une si mauvaise image? En partie à cause de la série de films Les Dents de la mer (Jaws). Il est très efficace, car il joue sur la peur de l’invisible, sur ce qui se cache sous la surface de l’eau. Les gens ont forcément peur de ce qu’ils ne peuvent pas voir. La mer est anxiogène, car on y contrôle moins de choses que sur terre. Ensuite, les médias ont propagé cette fausse image du requin mangeur d’hommes. Pourtant, un requin est potentiellement moins dangereux qu’un prédateur terrestre. Si tu t’approches d’un lion par exemple, tu as de grands risques de te faire attaquer. Le requin est curieux : avant d’attaquer, il juge et évalue. Pour l’approcher sans danger, il faut juste se calmer, se relaxer. Si tu paniques, l’animal passe de l’état de curiosité à celui de prédateur, car vous agissez comme une proie. Cela fait 20 ans que je nage auprès des requins et je ne me suis jamais fait attaquer, car de la manière dont je les observe, ils ne sont pas agressifs. Quelles sensations ressentez-vous quand vous nagez avec les requins? C’est difficile à décrire. Je ne connais

rien de comparable. C’est un moment rare et exceptionnel, qui n’arrive qu’une seule fois tous les deux, trois ans, une expérience hallucinante dont il est difficile de se remettre, de revenir à la réalité. Je me souviens qu’une personne qui m’accompagnait pendant une expédition m’a dit alors que deux requins blancs nageaient autour de notre bateau : « C’est comme regarder National Geographic, sauf que l’on est dedans! » Nager avec un requin, c’est exactement la même situation qu’un jeune homme nerveux qui croiserait une très belle femme. Or, c’est souvent la fille qui prend les dispositions, car nous les hommes, on ne sait pas quoi faire et on panique. Le requin, c’est cette fille qui décide si l’on peut ou non se rapprocher! Quels sont vous futurs projets? J’essaye de trouver des financements pour aider les scientifiques dans leurs recherches sur les requins, pour acheter des balises et des récepteurs. J’ai aussi besoin d’argent pour réaliser des documentaires pédagogiques pour le grand public. Cette année, j’organise une expédition autour du grand requin blanc et j’invite les gens qui le veulent à se joindre à nous. Ils pourront plonger dans une cage, nous observer travailler au marquage des requins, apprendre et s’éduquer sur cet animal. Et les compétitions d’apnée? J’aimerais trouver le temps pour battre le record du monde d’apnée en poids constant sans palmes (101 mètres). Depuis 2008, je manque de temps pour pouvoir réellement m’entraîner, mais je sais que j’en suis capable. En 2009, je suis arrivé aux Championnats du monde avec seulement 10 jours d’entrainement et j’ai terminé deuxième avec un nouveau record nord-américain. Celui qui a gagné a fait quatre mètres de plus avec huit mois de préparation! williamwinram.com


LE DÉFI FOUSDERANDO : 48 SOMMETS POUR LA VIE

COMBINAISON GAGNANTE La randonnée, c’est super. Amasser de l’argent pour une bonne cause également. L’idée de combiner les deux gagne de nombreux adeptes. Mais le Défi FousDeRando va un brin plus loin. Alexandre Lauzon peut vraiment être qualifié de « fou de rando ». Déplorant le manque d’amateurs de randonnée en montagne dans son entourage, cet informaticien de métier créé le forum FousDeRando (fousderando.com). Puis, il se fait approcher par Leucan pour collaborer à un voyage au Guatemala au profit de la fondation. Il trouve l’idée bonne, mais un peu élitiste : « Tout le monde n’a pas le loisir de s’offrir un voyage d’une semaine qui coûte plusieurs milliers de dollars », confie-t-il. Connaissant bien les montagnes du New Hampshire, à seulement quelques heures de route de Montréal, il décide d’organiser un événement plus démocratique qu’il baptise Défi FousDeRando. L’objectif ludique : gravir simultanément les 48 montagnes de plus de 4 000 pieds de cette région. Le but : amasser de l’argent pour Leucan. Seule condition de participation à l’événement : faire un don à la fondation. « Certains font des dons personnels, d’autres organisent de véritables campagnes de financement, chacun choisit son mode d’implication, souligne-t-il. La première année, en 2010, j’organisais ça tout seul, à la bonne franquette. Une quarantaine de randonneurs se sont quand même joints à moi et j’ai vraiment pu voir le potentiel d’un tel événement. L’année suivante, nous avons mis sur pied un véritable comité d’organisation. »

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PAR GIL THÉRIAULT

Représentant Leucan, Suzie Mailloux fait partie du comité : « En 2010, trois ou quatre personnes reliées à la maladie participaient. En tout, 45 sommets furent atteints et 3 120 $ furent recueillis. En 2011, une quinzaine de personnes en rapport avec Leucan y ont participé : 47 sommets furent atteints et 17 120$ furent amassés. C’est une progression fulgurante! » s’enthousiasme-t-elle. Le côté démocratique de l’événement compte pour beaucoup dans son succès. Que l’on soit un athlète de haut niveau ou un randonneur débutant, chacun peut y aller selon son expérience, s’amuser à plein, vivre une fin de semaine de plein air des plus amusantes à un prix minime : « À part les dons, il n’en coûte que l’essence pour s’y rendre et aussi peu que 6 $ par nuit si l’on choisit de camper sur les lieux », explique Suzie Mailloux. Pour certains, l’expérience se transforme carrément en aventure thérapeutique. Pour Isabelle Daigneault, mère d’un enfant atteint de cancer, ce fut une véritable découverte :

« Depuis la maladie, nous avons appris à aimer la nature, le ciel, et les oiseaux en famille. Notre ascension du mont Moriah (4 049 pieds) a été une expérience très positive pour toute la famille en juin dernier. Ça m’a même donné un élan pour commencer le jogging, que je pratique maintenant deux fois par semaine. » Un autre des participants initiaux influença son entreprise qui décida d’en faire une activité de team building. Sa patronne, pas très en forme au départ, s’en est même inspirée pour se prendre en main elle-même. Elle s’alimente et s’entraine désormais en fonction cet événement. Bien-être personnel et professionnel, dépassement de soi, altruisme, découverte, pur plaisir, existe-t-il vraiment une raison pour ne pas participer à cette campagne de financement unique? defifousderando.com

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TOUT AZIMUTS

Polémique dans l’alpinisme

Le Cerro Torre libéré!

L

e 16 janvier dernier, la Patagonie était au cœur de l’actualité de l’alpinisme. Deux jeunes grimpeurs, le Canadien Jason Kruk et l’Américain Hayden Kennedy, venaient de faire disparaître les plaquettes fixes de la voie Compresseur sur le Cerro Torre après avoir réussi son ascension sans utiliser les points d’ancrage fixés à la paroi. En redescendant, ils ont retiré toutes les protections qui avaient été fixées au fil des ans pour rendre son aspect naturel à cette voie superbe. De quoi raviver les polémiques entourant cette voie sur cette montagne située entre à la frontière entre l’Argentine et le Chili. « Nous avons pris la décision d’enlever les boulons une fois le sommet atteint », confie Jason Kruk. « Nous n’avions pas prévu de le faire lors de la montée, bien que la question se soit longtemps posée au sein de la communauté des grimpeurs. » En fait, cela fait plus de 53 ans que le Cerro Torre est au cœur des discussions dans le monde de l’alpinisme. Tout a commencé en 1959. Une expédition menée par l’Italien César Maestri tente de gravir pour la première fois les pentes vierges de la montagne patagonienne. Par manque de preuves, perdues durant la descente selon les aventuriers de l’époque, l’expédition ne pourra jamais prouver qu’elle est bien parvenue au sommet, jetant le trouble et la suspicion sur la réalité de l’ascension. Blessé dans son orgueil, Maestri retente la montée 11 ans plus tard, en utilisant une machine à compression pour fixer 360 pitons à expansions, des systèmes d’ancrage qui perforent la roche et permettent au grimpeur d’assurer sa progression. La controverse suscitée par Maestri a alimenté bon nombre de débats chez les alpinistes. Fallait-il ou non 10

mai 2012 espaces.ca

© Jason Kruk

PAR ANTOINE STAB

nettoyer la voie pour la rendre à son état naturel? En y mettant fin de manière aussi radicale, les deux alpinistes ont ravivé les passions autour du Cerro Torre. Deux camps se sont alors formés : ceux pour qui la route tracée par Maestri faisait dorénavant partie de l’histoire de l’alpinisme, et ceux qui estiment qu’elle dénaturait la montagne et l’esprit même de l’escalade en rendant l’ascension du Cerro Torre plus accessible à des grimpeurs moins expérimentés ou moins bien préparés. Les détracteurs des deux grimpeurs leur reprochent d’avoir détruit une voie historique et de violer le patrimoine culturel de l’alpinisme. « Cette voie était le pire exemple d’utilisation de matériel permanent et de pitons fixes pour une grimpe en escalade artificielle qu’une montagne ait jamais connue », rétorque Jason Kruk. « Ce n’est pas quelque chose que les gens vont oublier facilement. Il est important de détruire ces aberrations. Nous ne les oublierons pas, mais nous devons passer par-dessus. » Le natif de Vancouver regrette ainsi cette querelle où personne n’en sortira grandi : « Même si la plupart sont d’accord pour limiter l’utilisation des plaquettes et de pitons fixes, les gens semblent se soucier plus de leur disparition que de leur placement initial. C’est le reflet de notre médiocrité comme communauté. Les protections fixes rendent les choses plus faciles et plus accessibles, ce qui plait à beaucoup trop de gens. » Conflit de générations « C’est une polémique qui court depuis des années! », explique Dominic Asselin, président d’Attitude Montagne et guide d’escalade. « Elle est au cœur du questionnement éthique de l’alpinisme. Sur cette question, il n’y a jamais eu de consensus. Certains perçoivent l’alpinisme comme une profession où l’on doit donner le meilleur de soi. D’autres

prônent l’accessibilité des sites sans mettre en avant la compétition ou le dépassement de soi. » En 2009, l’Union internationale des associations d’alpinisme (UIAA) édictait une charte éthique, qui stipule notamment, à son article 7 : « nous devrons toujours pratiquer nos activités d’une manière respectueuse de l’environnement et être responsables vis-à-vis de la préservation de la nature et du paysage. » Mais, comme le souligne Dominic Asselin : « C’est une déclaration très générale, qui ne parle pas à proprement dit du matériel. C’est un vœu pieux, car chaque alpiniste grimpe avec son éthique personnelle. » Un texte théorique, mais qui a le mérite d’exister en rappelant à tous les grands principes et les valeurs communes inhérents à la pratique de l’escalade et de l’alpinisme. Alors, Jason Kruk et Hayden Kennedy ont-ils eu raison? Pour Yannick Girard, grimpeur québécois, cela ne fait aucun doute, même s’il se veut modéré : « C’est une action choquante, qui n’a pas été faite avec toute la maturité du monde, mais elle était nécessaire pour redonner ses lettres de noblesse à cette montagne. » Pour ce spécialiste, derrière cette polémique se cache surtout un conflit de générations : « Avec ces deux jeunes alpinistes, c’est le cri d’une nouvelle génération ambitieuse. Qui veut aussi inscrire son nom dans l’Histoire de l’alpinisme. Je pense que cette histoire n’aurait pas atteint ce niveau de controverse si cela avait été deux vieux Argentins. » Une conception que partage Dominic Asselin : « L’escalade est un sport d’égo, un monde où évoluent de très fortes personnalités. Tous les plus grands alpinistes auraient voulu libérer cette voie. » L’histoire du Cerro Torre n’est donc pas près de s’arrêter...


DES CARTES NOUVEAU GENRE PAR MARIE-ÈVE BLANCHARD

À l’ère où les applications consacrées à la géolocalisation de toute sorte pullulent, il n’en demeure pas moins que bon nombre de voyageurs apprécient toujours les traditionnelles cartes en papier pour se repérer. Bonne nouvelle : elles évoluent aussi! Popout Map Voici une jolie carte reliée qui ne posera plus le problème de la grande carte traditionnelle impossible à replier. Idéal tout-en-un, la carte PopOut contient non seulement deux plans de type popout d’une ville, mais aussi d’autres plans fixes, tels que ceux des lignes de train ou de métro, ou des plans rapprochés du centre-ville ou d’un quartier populaire. Bien détaillée et au design primé, elle propose également des lieux d’intérêts, quelques faits historiques ou encore des circuits touristiques à réaliser à pied. Petite et cartonnée, elle se glisse aisément dans une poche. La collection comprend déjà plus d’une centaine de villes à travers le monde. Disponible sur le Web pour environ 3$CAN. (popoutproducts.com)

Crumpled City Map

Combien de fois vous êtes-vous cassé la tête en tentant de replier correctement une carte? Combien de fois avez-vous tenté de localiser un lieu devenu inidentifiable dans le coin d’un pli déchiré d’une carte? Une société italienne a développé un matériel permettant de réaliser une carte originale et résistante. Entièrement froissable, cette carte se range aisément dans une poche ou au fond d’un sac en la chiffonnant. Douce et ultralégère, elle ne pèse que 20 grammes tout en étant imperméable et lavable. Pas question qu’elle se détériore sous la pluie! Outre les lieux d’intérêt habituels des grandes villes, ces cartes mettent également de l’avant 10 lieux originaux qui ont été choisis pour exciter votre curiosité. On compte actuellement 32 cartes disponibles sur Pub_1-3Carre-GTD2012_Layout 1 12-03-21 11:55 Page 1Internet au prix de 16$CAN. (palomarweb.com)

Frédéric Dion devient chef scout!

Gaspésie-Acadie : un tour de magie!

PAR ANTOINE STAB

En devenant ambassadeur de l’Association des Scouts du Canada, Frédéric Dion sillonnera cette année les routes du Canada pour aller à la rencontre des jeunes scouts francophones. L’aventurier-conférencier leur présentera une cinéconférence où il partagera son expérience et ses histoires dans le but de les inspirer et de les inciter à relever leurs propres défis. « Le projet est venu après avoir donné une conférence aux dirigeants de l’association à un moment où ils réfléchissaient à l’avenir de leur mouvement », raconte Frédéric Dion. « Dans mes conférences, j’incite les gens à oser de nouveaux défis. Mon message allait dans le sens de leurs réflexions. Cela a été comme un coup de foudre professionnel. » Ce partenariat sonne comme un retour d’ascenseur pour ce voyageur impénitent : « Plus jeune, j’ai passé huit années chez les scouts en Mauricie. Mes parents l’ont été aussi. J’ai envie de redonner à la nouvelle génération ce que j’y ai appris. » Scout un jour, scout toujours!

Photos : Didier Bertrand, Mathieu Lamarre

©Marilyne Tremblay

Un parcours enchanteur. Du vélo à son meilleur. Des vacances aux multiples bonheurs. C'est magique ! Le Grand Tour Desjardins : le rendez-vous vélo de l’été.

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TOUT AZIMUTS EXTRACAMA

UN LIEN ENTRE VOYAGEURS ET POPULATIONS ISSU D’UN MOT COMPOSÉ LIBREMENT EMPRUNTÉ DE L’ESPAGNOL, SIGNIFIANT « UN LIT EN EXTRA », Extracama est le nom d’un nouveau site web québécois qui vise à favoriser le lien entre les voyageurs et les popula tions locales. En proposant de l’hébergement chez l’habitant ou de participer à des activités guidées hors des sentiers battus, les instigateurs du projet souhaitent encourager une manière de voyager plus authentique. Pas besoin de s’entretenir longuement avec Marie BolducBéliveau et Yannick Gervais pour comprendre à quel point la passion des rencontres et du voyage les habite. À la simple mention du nom d’un pays, leurs regards pétillent, littéralement! Leur expérience à l’étranger est vaste : Marie a participé à des échanges interuniversitaires au Mexique et au Costa Rica, enseigné l’anglais en Corée du Sud, voyagé tant en Asie, qu’en Amérique centrale, du Nord et du Sud. Quant à Yannick, président-fondateur des Aventuriers voyageurs, une entreprise proposant des films et conférences de voyages, il compte plus de 23 pays dans son sac. C’est au retour d’un voyage au Népal que l’idée de développer un réseau d’hôtes et d’activités locales germe tranquillement. Pour réaliser leur projet, ils obtiennent une subvention du SAJE et bénéficient de deux autres bourses qui les aident dans le démarrage et la mise en marché.

À l’instar du désormais célèbre Couchsurfing, Extracama favorise les rencontres entre les voyageurs et la communauté locale tout en permettant de diminuer leurs dépenses de voyage. Les hôtes doivent obligatoirement offrir une chambre fermée : « Pas question de dormir sur le divan! On veut assurer ainsi un certain confort, une plus grande intimité et rejoindre une plus large clientèle », explique Yannick. Le fonctionnement est simple : d’abord se créer un compte sur le site et ensuite cibler une activité ou un hébergement, puis en faire la demande. C’est l’équipe d’Extracama qui vérifie auprès de l’hôte ses disponibilités avant de les mettre en relation. « Une fois l’acceptation et les frais de réservation acquittés, 5 $ pour une activité, 10 $ pour l’hébergement, nous transmettons au voyageur et à l’hôte ou au guide d’un jour leurs coordonnées mutuelles. Les voyageurs acquitteront le montant demandé par l’hôte le jour même de l’activité ou de l’hébergement », explique Marie. Elle précise également que les activités et l’hébergement sont offerts dans un but non commercial : « Les contributions monétaires que demandent les hôtes et les guides visent à amortir le coût des dépenses estimées. On parle donc plutôt d’une indemnité. » C’est l’expérience, la rencontre et l’échange qui sont favorisés plutôt que de développer une fenêtre de visibilité pour les hôtes et guides qui viseraient la rentabilité.

© Extracama

PAR MARIE-ÈVE BLANCHARD

« Évidemment, on doit évaluer et accepter toute inscription d’hôtes et d’accompagnateurs. On demande aussi au voyageur de remplir une fiche d’évaluation pour donner suite à son expérience, fiche qu’il nous transmet par courriel. Ainsi, tout voyageur peut consulter les commentaires relatifs aux expériences vécues. On encourage aussi à rapporter toutes attitudes offensantes. » Au-delà des activités sportives, de l’agrotourisme et des activités culturelles proposées, Extracama vise aussi l’originalité : « On cherche des guides d’un jour proposant des activités qui sortent de l’ordinaire. Des gens qui aiment passionnément ce qu’ils font et qui ont envie de le partager », mentionne Marie.

Marie M


© Doug Berry

Nouvelle association de guides québécois

L’union fait la force PAR MATHIEU LAMARRE

Nouvel acronyme dans le paysage du plein air, l’AGPTA (ou l’Association des guides professionnels en tourisme d’aventure) vient tout juste de voir le jour. « L’idée se discutait entre les guides depuis à peu près une dizaine d’années. L’évolution du contexte et la maturité du milieu font en sorte que le moment est venu de passer de la parole aux actes », disait Renée-Claude

n a tu re ll e m e n u n iq u e au Québec

Bastien en annonçant la mise sur pied de ce nouvel organisme voué à encadrer, mais surtout épauler la pratique du métier de guide d’aventure au Québec. L’AGPTA se lance sous la gouverne collective de quatre membres fondateurs : Dominic Asselin, Renée-Claude Bastien, Guillaume Pellerin et Jacob Racine qui sont

t

tous des guides formateurs chevronnés et impliqués depuis nombre d’années dans la communauté. À la fin du mois d’octobre 2011, lors du tout premier Symposium des guides d’aventures organisé par les intervenants du programme de plein air de l’Université du Québec à Chicoutimi, la concrétisation d’une démarche de prise en main par les acteurs du milieu avait été au cœur de bien des échanges, tant lors des plénières qu’en coulisse, et avait poussé nos quatre larrons à exprimer leur intérêt d’aller au-delà des mots et de mettre la main à la pâte. Pour l’occasion, Renée-Claude Bastien était venu représenter officieusement sur les lieux (et au micro) l’organisme Aventure Écotourisme Québec (AÉQ), l’entité fédérative du code de bonnes pratiques pour les producteurs d’aventure qui œuvrent sur le territoire québécois. Devant les doléances exprimées par plusieurs participants sur le fait qu’ils se sentaient souvent laissés pour compte dans l’ordre des priorités de l’organisme, RenéeClaude faisait valoir qu’il serait dommage de ne pas profiter de la logistique et de la structure organisationnelle déjà mises en place par l’AÉQ. À la suite de ce brassage collectif de méninges, elle allait elle-même réviser sa position et s’embarquer dans une

voie un peu plus autonomiste : « Il y a plusieurs facteurs qui font que nous avons eu le goût de lancer le projet. La demande évolue et est en croissance évidente. La qualité du produit et des services doivent suivre ce mouvement vers le haut et cela passe par la professionnalisation du métier de guide, explique-t-elle. Il faut de la concertation, de la valorisation et un appui économique que peut fournir une action associative. De toute évidence, la rencontre de l’automne dernier a servi de bougie d’allumage. » Du côté de l’AÉQ, pas de signe d’orgueil froissé ou de jalousie pour faire suite à l’annonce de la naissance du nouveau-né. Son directeur général, Pierre Gaudreault, confie même qu’il avait proposé l’idée par le passé : « Je pense qu’il pourrait être envisageable d’héberger en partie les activités de l’AGPTA. Mais nous devons interroger les instigateurs pour bien interpréter leurs intentions et surtout nous assurer qu’il n’y aurait pas de chevauchement entre les intérêts des guides et nos producteurs-membres. » Facebook : AGPTA info@agpta.com (site web en préparation)

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À trente minutes de Montréal, le parc de la Rivièredes-Mille-Îles, qui célèbre son 25e anniversaire en 2012, regroupe une vingtaine d’îles accessibles aux amoureux de grands espaces. Riche d’une biodiversité unique, le parc et ses terres privées de Laval à Rosemère se découvrent de multiples manières durant la saison estivale. En canot, en kayak ou en rabaska, une carte du parcours en mains, sillonnez ses eaux calmes, puis arrêtez-vous sur l’une des îles pour une randonnée. Avec ou sans guide, la traversée des plans d’eau, des marécages et des berges gérés par l’organisme Éco-Nature est une expérience unique.

Quatre parcours sont proposés : La tournée du grand duc qui s’étend sur 4,8 km, L’histoire perdue sur 6,5 km, Le bout du monde sur 9,5 km et Le repaire du diable et ses 7 km à travers les marais. Le parc de la Rivières-des-Milles-îles offre la location d’embarcations en été, de 9 h à 18 h. De la mi-juin à la mi-août, on prolonge jusqu’à 20 h les vendredis et samedis. À la tombée de la nuit, lorsque la faune s’anime et que le soleil se dérobe, des randonnées de kayak de mer au crépuscule et de découverte de la biodiversité à bord de rabaskas prennent place. Réservation obligatoire pour toutes les activités et location sous présentation d’une pièce d’identité.

Activités : canot, kayak et rabaska. Coûts : gilets de sauvetage et avirons inclus. Canot 12 $/h ou 40 $/jour Kayak simple 11 $/h ou 37 $/jour Kayak double 16 $/h ou 50 $/jour Rabaska (jusqu’à 10 personnes) 30 $/h ou 100 $/jour Kayak de mer simple avec gouvernail 30 $/ demi-journée ou 45 $/jour Kayak de mer double avec gouvernail 45 $/ demi-journée ou 65 $/jour Kayak au crépuscule : vendredi, samedi en juin, juillet, août 35 $/personne

PAR SARAH-ÉMILIE NAULT

Randonnée en rabaska : vendredi, samedi en juin, juillet, août 15 $/adulte, 8 $/enfant de 12 ans et moins. Niveau : accessible à toute la famille. Accès : prendre l’autoroute 15 en direction de Laval/Saint-Jérôme puis la sortie 16 boulevard Sainte-Rose/avenue de la Renaissance. Continuer sur le boulevard Sainte-Rose Est (345, boulevard SainteRose, Laval Québec H7L 1M7). Infos : 450 622-1020 • parc-mille-iles.qc.ca

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SAINT-PAUL-D’ABBOTSFORD

Distance Vol libre est la plus ancienne des écoles de parapente, de deltaplane et d’ultraléger motorisé (deltaplane joint à un chariot biplace) de l’est du Canada. Située au pied du magnifique mont Yamaska à Saint-Paul-d’Abbotsford en Montérégie, elle ouvre ses portes de mai à novembre afin d’offrir des cours pour les personnes de tous les niveaux. Pour ceux qui n’ont jamais goûté au plaisir du vol libre, les séances d’initiation en tandem sont une bonne façon d’en apprendre les rouages. Elles sont accessibles à tous et ne nécessitent aucune formation particulière. La plupart des décollages ont lieu sur l'un des sites du mont Yamaska, à 1 000 pieds d'altitude. De quoi avoir la tête tout près des nuages!

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À VOL D’OISEAU

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En compagnie d’un instructeur qualifié et dans un cadre sécuritaire, le vol d'initiation en tandem laisse le soin à l’apprenti de découvrir les notions de base de pilotage. Durant 15 minutes, assez pour bien s’élever dans les airs, cette introduction fait profiter du silence et de la beauté des paysages, tout en offrant une vue panoramique sur la région. Et surtout, de véritablement planer dans le ciel, comme un oiseau. Si les conditions météorologiques le permettent, il est possible de faire de bons gains en altitude et d’atteindre une vitesse se situant entre 50 et 120 km/h, selon le type de biplace choisi. En raison de la popularité de l’école, il est recommandé de réserver au moins trois semaines à l’avance.

Activités : parapente, deltaplane, ultraléger motorisé. Coût : vol d’initiation en tandem parapente : 155 $ + taxes, vol d’initiation en tandem deltaplane : 195 $ + taxes, vol d’initiation en tandem ultraléger motorisé : 199 $ + taxes. Durée : 15 minutes. Niveau : accessible à tous. Accès : à partir de Montréal, prenez le pont Champlain et l'autoroute 10 est. Sortez à la sortie 55 et tournez à gauche sur la route 235 nord pour environ cinq kilomètres. Aux feux de circulation, tournez à droite sur la route 112 est pour deux kilomètres puis à gauche sur le rang de la Montagne. Parcourez 2 km. L'école est située à votre gauche, dans une bâtisse beige au 640 rang de la Montagne. Infos : 450 379-5102 • dvl.ca


QUÉBEC

VALLÉE BRAS-DU-NORD

Beaucoup connaissent la Vallée Bras-du-Nord pour ses superbes sentiers de randonnée pédestre, pour la descente de sa rivière sauvage en canot ou encore pour ses hébergements hors pair pour une fin de semaine plein air. Mais cette belle vallée de Portneuf mérite depuis quelques années que l’on s’y attarde aussi pour son incroyable réseau de sentiers de vélo de montagne. En cinq ans à peine, plus de 100 km de chemins à travers la forêt ont été aménagés par la Coopérative Vallée Bras-du-Nord en collaboration avec des jeunes en réinsertion socioprofessionnelle. Un beau travail qui n’a pas fini d’émerveiller.

VÉLO, RANDO, DODO

Rapides, sinueuses, boisées et rythmées, les singletracks du territoire en font voir de toutes les couleurs aux rouleurs. Les débutants s’échaufferont sur les 5 km d’un sentier vallonné et rapide, la Beurre d’érable « coulante et douce, comme son nom l’indique », d’après Gilles Morneau, grand cycliste et architecte du réseau de la Vallée Bras-du-Nord. Les plus aguerris s’attaqueront à la Grande Ourse (6 km), au départ de l’accueil Shannahan (l’un des deux secteurs — bientôt trois — du réseau de sentiers). On pédale sur cette singletrack au milieu des rochers tombés de la falaise avant de parcourir un temps la route principale faite de gravier, puis l’érablière de

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

Sylvain et son labyrinthe de tubes qui oblige à se courber sur son guidon pour les éviter. Le tronçon le plus plaisant est celui qui longe la belle rivière sur un sentier plus technique, fait de roches et de racines. Virages et rapidité clôturent la trail jusqu’à l’arrivée magnifique au cœur de la vallée avec tout autour ses beaux reliefs boisés. Pour encore plus de défis, la Tomahawk (700 m) satisfera les grimpeurs aux mollets entraînés. La location de vélo de montagne est proposée par la Vallée Bras-du-Nord pour 50 $ à 60 $ (+ taxes) par jour. Plusieurs types d’hébergement (chalets, refuges, yourtes, camping) permettent de prolonger le séjour à prix modique.

Activité : vélo de montagneRéseau : plus d’une centaine de kilomètres sur une quinzaine de sentiers. Tarif : 8 $ pour l’accès journalier aux sentiers. Niveau : de débutant à expert Accès : prendre la sortie 281 de l’autoroute 40 Ouest, puis la route 365 en direction de Saint-Raymond et suivre la signalisation touristique pour la Vallée Bras-du-Nord (panneaux bleus). Aller jusqu’à l’accueil Shannahan où se trouvent tous les services ainsi qu’un grand stationnement gratuit. Infos : 1 800 321-4992 • valleebrasdunord.com

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LA CYCLOROUTE DE BELLECHASSE

À travers champs et boisés, la cycloroute de Bellechasse nous révèle une région agricole méconnue. On peut d’ailleurs s’attendre à ce que le circuit soit pris d’assaut cet été puisqu’il sera rattaché au populaire Parcours des Anses qui relie Lévis à Saint-Romuald. Au programme sur la cycloroute de Bellechasse : un aller-retour qui totalise 148 km de choses tranquilles à partir d’Armagh jusque dans la municipalité de Saint-Henri, au sud de Lévis. Il s’agit de deux anciennes emprises ferroviaires qui traversent huit municipalités et qui ont été entièrement aménagées, asphaltées puis balisées pour le plus grand plaisir des cyclistes de la grande région de

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DES KILOMÈTRES TRANQUILLES

Québec qui ont déjà envahi la piste ainsi que des cyclotouristes qui commencent à se manifester. Dès le départ d’Armagh, nous pénétrons dans de véritables tunnels de verdure qui sont loin d’être dénués de charme. Le second constat porte sur la qualité remarquable de la piste inaugurée en 2009 et dont la surface est toujours parfaite, donc idéale pour les amateurs de patin à roues alignées également. Il y a un peu plus d’une trentaine de kilomètres sans services, entre Armagh et SaintMalachie, sauf un abri sur le territoire de Buckland et quatre des sept stationnements gratuits proposés aux cyclistes. En approchant SaintMalachie, l’horizon s’ouvre sur de magnifiques champs de céréales, de maïs, de patates et de foin.

Le paysage se partage toujours entre une vision agricole et forestière et le rythme de la randonnée demeure rapide car, comme toutes les pistes aménagées sur d’anciennes voies ferrées, on ne rencontre aucune dénivellation abrupte et, du sud au nord, la descente s’avère presque imperceptible, mais constante et régulière. La remontée du lendemain ne sera guère plus difficile puisqu’on peut parler ici de faux plat plutôt que de pente. Activités : vélo de route, patins à roues alignées. Coût : Gratuit. Niveau : débutant à intermédiaire.

PAR YVES OUELLET

Accès : à partir de Saint-Henri, emprunter l’autoroute 20 en direction est. Prendre la sortie 321 pour tourner à droite sur le chemin des Îles pour suivre la rivière jusqu’à Saint-Henri. Poursuivre sur la rue Commerciale et tourner à gauche sur la rue de la Gare. Le stationnement est juste au bord de la piste cyclable. Infos : Tourisme Chaudière-Appalaches : 1 888 831-4411 • chaudiereappalaches.com Tourisme Bellechasse (info et carte) : tourisme-bellechasse.com

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VOUS N’ÊTES PAS TANNÉ D’ALLER TOUJOURS VERS L’EST POUR PROFITER DU PLEIN AIR AU QUÉBEC? TENTEZ DONC VOTRE CHANCE VERS L’OUEST CETTE FOIS ET ROULEZ JUSQU’EN OUTAOUAIS. VÉLO DE MONTAGNE, ESCALADE ET CANOT SE CONJUGUENT À MERVEILLE SUR 48 HEURES. SAMEDI MATIN ESCALADE L’Outaouais recèle d’une belle diversité de sites pour l’escalade sur roche. À proximité de Gatineau, sur la route de votre fin de semaine dans le Pontiac, vous passerez par deux secteurs forts appréciés par les grimpeurs de la région. Le premier, The Shrine, possède un bloc appelé Penguin situé dans le parc de la Gatineau. Avec une dizaine de voies de V0 à V5, il contente les amateurs de technicité. À noter que son accès nécessite 20 à 30 minutes de marche. Le deuxième site d’escalade est en bordure du parc cette fois, dans les environs de Luksville. Majoritairement fréquenté par les Ontariens, le secteur présente 300 voies éparpillées sur le territoire. La falaise Down Under porte bien son nom et est entièrement équipée. Aux fraîches heures de l’aube, c’est un bel échauffement en vue de cette fin de semaine énergique! (Topos des sites sur drtopo.com) On reprend l’auto, direction le nord du Pontiac par la route 148 pour se diriger vers l’activité de l’après-midi. Un arrêt casse-croûte se mérite à Shawville où l’on profite des mets faits maison du café 349. Un panini, une tortilla et c’est reparti vers Otter Lake pour une belle ride printanière! SAMEDI APRÈS-MIDI VÉLO DE MONTAGNE En théorie, pour faire du vélo de montagne, il vous faut un vélo et… une montagne! Sauf que dans le Pontiac, il n’y a pas vraiment de montagnes. Qu’à cela ne tienne, on se réconfortera bien volontiers sur le nouveau sentier du Castor Géant, sans télésièges mais avec de sacrés dénivelés! Sinueux, cabossé et boueux à souhait, il traverse 13,5 km de forêt profonde, du parc Leslie aux Chutes Coulonge. Une balade d’une trentaine de kilomètres allerretour pour trois heures de plaisir! Comptez-en au moins quatre pour ceux qui aiment prendre leur temps et admirer le paysage. Celui-ci d’ailleurs est d’une grande quiétude avec une multitude de plans d’eau, marais et marécages où ont élu domicile nos amis les castors. La légende voudrait même qu’il en existe un géant – d’où le nom du sentier – qui aurait donné du fil à retordre à l’Algonquin Wiskedjak (ou Whiskey Jack selon les versions)… Ce parcours cyclable et pédestre représente un très beau défi pour ceux qui sont en mal de bouette ainsi que pour ceux qui aiment les écosystèmes bourdonnants.

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SAMEDI SOIR SOUPER EN COMPAGNIE DES CERFS ROUGES Après les castors, restons en compagnie de la faune de l’Outaouais avec les cerfs rouges de la Ferme Livamia. Située à Mansfield-et-Pontefract, cette belle bâtisse en bois rond accueille les gourmands d’un soir pour un excellent repas de fine cuisine. Spécialistes des méchouis, les propriétaires préparent la viande avec soin. On soupe dans une belle salle de restaurant avec vue sur les cerfs de la ferme qui broutent dans le pré voisin. (61 chemin du lac de la Truite | Mansfield-et-Pontefract | 819 683-5656) NUIT DE SAMEDI À DIMANCHE BOIS DEDANS OU BOIS DEHORS? Deux solutions d’hébergement bon marché s’offrent à vous dans le nord du Pontiac : dormir à la belle étoile au milieu du bois ou dormir confortablement dans des chalets en bois! Situés à l’une et l’autre des extrémités du sentier des castors, ces deux hébergements rustiques dépendent du parcours choisi l’après-midi. Le parc Leslie offre 158 sites de camping au cœur d’une belle forêt et sur le bord d’une plage. Avec la promesse de somptueux couchers de soleil sur le lac… (1 888 553-7382) Les cabines de la Chute, quant à elles, sont situées le long de la rivière Coulonge pour un petit brin de rafraîchissement estival. Le domaine, à moins de 500 mètres des fameuses chutes et de leur canyon, offre l’hébergement dans trois chaleureuses cabines en pin équarri ainsi que dans trois chalets un peu plus cossus, tous semblables aux chalets suisses que l’on connait si bien. (lescabinesdelachute.com) DIMANCHE RANDONNÉE EN CANOT Une nouvelle route bleue? Pas sur le Saint-Laurent cette fois, mais bel et bien sur la rivière des Outaouais! Une primeur attribuée au Pontiac qui inaugure cette année son premier tronçon de 60 km. Sur cette rivière, l’une des plus anciennes routes d’exploration et de commerce du Canada, a été aménagé tout un parcours canotable rendant plus accessibles ses beautés et ses secrets. Entre l’Îsle-auxAllumettes et Bryson, le circuit navigue au milieu du puissant débit de la rivière des Outaouais. Fort heureusement, celle-ci est si large qu’elle permet à tous de manier aisément son canot ou son kayak au milieu du courant, et même à contre-courant. Baptisé Kichi Sibi, qui signifie justement « Grande rivière », le parcours de 250 km traversera les beaux paysages de l’Outaouais. Il approchera nombre d’attraits culturels et patrimoniaux dont beaucoup sont issus des communautés algonquines de la région, et fera escale dans plusieurs villages proposant les services appropriés aux canoteurs (pique-nique, toilettes, épiceries, etc.). Pour le moment, plusieurs boucles de 5 à 20 km permettent de tester cette nouvelle randonnée nautique le temps d’une belle journée. (tourisme-pontiac.com) tourismeoutaouais.com | tourisme-pontiac.com

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© New Balance

PAR DAVID SAVOIE

L’homme qui est à l’origine de la chaussure de course la plus légère au monde vient… d’Abitibi! Jean-François Fullum n’a pas terminé de faire parler de lui et de ses créations. « La semaine passée, j’étais à Tokyo, au Japon. C’est sûr que ça fait un peu bizarre de voir des gens au marathon de Tokyo porter tes chaussures! », dit Jean-François Fullum en riant. Son métier consiste à fabriquer les meilleures chaussures de course possible. C’est lui, le génie derrière le soulier RC 5000 de New Balance, une paire de chaussures plus légère qu’une cannette de thon. À 175 grammes, c’est aussi la chaussure de course la plus légère au monde! Pour le jeune homme de 35 ans, le chemin a été long avant d’en arriver à la course. « En fait, je me suis promené pas mal depuis que je suis parti de Val-D’Or! », dit le principal intéressé. Passionné de sport et diplôme de design industriel de l’Université de Montréal en poche, Jean-François Fullum commence sa carrière chez Nike, à Saint-Jérôme, en 1996. Il fait ses premières armes sur des patins à roues alignées, pour ensuite s’attaquer à l’équipement de hockey. Après avoir travaillé sur des chaussures de soccer, c’est en 2004 qu’il s’attaque à la course à pied. Il se joint à l’équipe de New Balance en 2008, pour devenir gestionnaire du groupe de la course à pied, à Boston. Il arrive au moment où le monde de la chaussure de course est en plein changement. L’industrie se fait bousculer par le mouvement de la course pieds nus, le barefoot running. L’engouement soudain pour les chaussures minimalistes force New Balance à revoir ses modèles : « Auparavant, les chaussures étaient traditionnelles. C’était 24 millimètres de semelle à l’arrière, 12 à l’avant, explique Jean-François Fullum. On a passé beaucoup de temps là-dessus au cours des dernières années, à réévaluer ce qu’on faisait, et pourquoi. Le consommateur se montre aussi plus ouvert à toutes sortes d’idées. » C’est le côté « technique » de la course qui branche le designer, qui doit tenir compte de plusieurs facteurs pour ses conceptions : biomécanique, épaisseur des semelles, poids et durabilité. « Ça fait 12 ans que je fais de la chaussure et chaque année, on trouve toujours quelque chose à améliorer! » JeanFrançois Fullum compte parmi ses créations le 890, un modèle devenu assez populaire. Ces jours-ci, il travaille à la quatrième mouture de cette chaussure. Avec son rôle de gestionnaire chez New Balance, il prend 18

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plus de temps pour développer chacun des modèles sur lesquels il pioche. Le jeune homme ne conçoit plus que quatre ou cinq chaussures par année, en travaillant davantage sur l’innovation. Le gros du travail, c’est l’équipe de quatre designers sous sa responsabilité qui s’en charge. Ce métier, c’est avant tout une passion avant d’être un travail de 9 à 5 : « Des fois, tu te réveilles en plein milieu de la nuit, parce que tu essaies de résoudre un problème! » Contrairement à d’autres designers qui restent dans l’ombre, il n’est pas rare de lire un commentaire signé Jean-François Fullum sur des sites Internet ou sur un blogue de mordus de la course. Il n’hésite pas non plus à répondre à des questions sur le site de la compagnie. Grâce à cette interaction virtuelle, il dit apprendre beaucoup : « Quand on sort de nouvelles chaussures, je suis curieux d’aller voir ce qui se dit. C’est toujours bon de savoir ce que les gens pensent. Ça m’aide à choisir une direction pour nos prochains produits. » ///// POIDS PLUME Ironiquement, Jean-François Fullum préfère le vélo à la course. Ce n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’il s’est inspiré d’un vélocipède pour créer ses fameuses chaussures ultralégères, les RC 5000. « J’étais à une exposition de vélo, à Las Vegas, en 2010, et j’ai vu ce vélo-là, qui pesait 6 ou 7 livres. En revenant au bureau, je me suis mis au défi de concevoir les chaussures les plus légères au monde. » L’exploit n’est pas le seul intérêt derrière le poids plume : « Cette chaussure-là, c’est la même raison pour laquelle les compagnies automobiles s’impliquent en formule 1. C’est pour développer de nouvelles technologies, tester nos limites en termes de production. Éventuellement, ce que tu développes en F1, tu vas le retrouver un jour sous le capot de ta voiture

« On a fait des prototypes de chaussures qui pesaient 2,5 onces (à peine 110 grammes!), mais on sacrifiait beaucoup de durabilité. Elles auraient duré à peine 50 kilomètres... » dans cinq ans. » La chaussure du futur est donc déjà en train de se faire fabriquer. D’après le jeune homme, les matériaux et les méthodes de construction seront les deux facteurs qui changeront ce que nous porterons bientôt pour faire notre course du matin ou nos demi-marathons. Les matériaux sont de plus en plus légers, tout en étant plus résistants. Par exemple, la nouvelle technologie développée par New Balance pour ses racing flats est la combinaison de deux matériaux superlégers qui, fusionnés ensemble, donnent un ensemble résistant. La technologie « sans coutures » change également

LA COURSE DANS LE MONDE

C’est le même sport, mais il est pratiqué différemment selon que vous vous trouvez en Espagne, en Norvège, au Japon ou au Canada. C’est le constat que fait Jean-François Fullum, après ses sauts de puce un peu partout sur la planète. « C’est totalement différent, c’est incroyable! s’exclame-t-il en parlant des différences géographiques. Le climat n’est pas le même, les disciplines pratiquées non plus. Ce sont quelques-uns des facteurs qui influencent les chaussures que les gens vont acheter. Les Espagnols préfèrent les couleurs vives, éclatantes, parce qu’il fait chaud, explique le designer. Ils sont également de plus petite stature, ils portent donc des chaussures plus légères, du type racing flats. Alors qu’en Suède ou en Norvège, ils veulent des chaussures plus sportives, orientées davantage vers l’entraînement, la biomécanique et le côté technique. Et tu vas en Allemagne, en France ou en Italie, et c’est complètement différent! » Avec l’Inde qui se met aussi à la course – le nombre de participants a doublé au marathon de Mumbai depuis 2004, et le pays compte un nombre incalculable de courses – il va sans dire que le marché mondial est encore en pleine expansion, et que Jean-François Fullum n’a pas fini de se promener sur le globe. la donne. Cela crée une chaussure mieux adaptée au pied, donc plus confortable. Le futur, c’est aussi une chaussure « plus intelligente » à son avis. Plus spécifique pour un type de coureur, un type de pied, un produit plus « personnalisé », explique-t-il. Pour y parvenir, il échange beaucoup avec les athlètes de New Balance. « Ça nous aide à développer de nouveaux trucs qui vont éventuellement se retrouver sur les tablettes pour monsieur madame Tout-le-Monde. » Va-t-il tenter de créer des chaussures encore plus légères? « On continue de regarder côté légèreté et souplesse, explique-t-il, mais il y a des limites. On a fait des prototypes de chaussures qui pesaient 2,5 onces (à peine 110 grammes!), mais on sacrifiait beaucoup de durabilité, donc elles auraient duré à peine 50 kilomètres... » Constamment à la recherche de nouvelles idées, les designers de New Balance n’hésitent pas à grappiller ailleurs : un morceau de vêtement par ci, une nouvelle technologie automobile par là. « On voyage beaucoup pour essayer de voir ce qui se passe dans d’autres domaines que la chaussure. On va dans des shows de voiture, de plein air, de vélo. Ce sont des domaines techniques, donc ça se rapproche assez de ce qu’on fait », dit-il. L’année 2012 sera chargée pour Jean-François Fullum : les années olympiques signifient généralement l’arrivée de beaucoup de nouveautés sur le marché. « Les Olympiques s’en viennent cet été, on sait que tout le monde va sortir quelque chose d’impressionnant. Ça va être assez “agressif” pour les nouveaux lancements. On sait ce que nos compétiteurs font, mais en même temps, on essaie de ne pas juste les suivre... »


Nik Berry | IA en herbe | Grimpeur libre de falaise | Salt Lake City, UT Chez OR, nous sommes conscients qu’il est difficile d’atteindre un équilibre parfait. Tout comme Nik Berry, un IA en herbe, qui a troqué les migrations saisonnières d’un style de vie de grimpeur pour décrocher les préalables lui ouvrant la voie à l’école des sciences infirmières. Un changement radical de mentalité s’est réalisé pour ce gars qui a effectué une escalade après travail de la version « vire à vire » du mur de Salathé d’Yosemite en tant que première ascension « sans équipe » (VI 5.13d) et qui a également campé sur une chaise de bibliothèque pour étudier en vue des examens de mi-session sur l’anatomie et la physiologie. Mais les déplacements limités au Utah ont obligé Nik à effectuer des escalades localement, le menant à la première ascension libre de Wonderboy (5.13c) sur Lone Peak et Lunar X (5.13) à Zion. La dichotomie d’un style de vie interne et externe lui a enseigné à apprécier ses temps libres pour l’escalade mais aussi une profession flexible qu’il peut transporter de ville en ville, valant tous les efforts en bout de ligne. Découvrez-en davantage à outdoorresearch.com/verticulture.


///REPORTAGE BORÉAL DESIGN

La dernière vague

© Ian Bergeron

PAR ANTOINE STAB

Coup de tonnerre dans le monde du kayak : le manufacturier québécois Boréal Design, spécialisé dans la fabrication d’embarcations de mer, déclare faillite. Ses 50 salariés doivent ranger définitivement leurs pagaies, la mort dans l’âme. Depuis le 6 février dernier, Boréal Design a officiellement déposé son bilan. Chez tous les professionnels du nautisme, c’est la stupeur, car rien ne laissait présager une telle chose. Yves Paquette, président de l’Association maritime du Québec (AMQ), admet que « les causes de la faillite nous sont inconnues. C’est une vraie surprise. J’avais entendu ici et là que les objectifs n’étaient pas atteints, mais ce n’étaient que des rumeurs. » Des bruits de couloirs qui étaient fondés : « Nos chiffres de ventes n’étaient pas à la hauteur des objectifs, confirme Antoine Charbonneau, acheteur et principal conseiller à la boutique de Boréal Design. On essayait pourtant de redresser la barre. On y a cru jusqu’au dernier moment ». Pour Yves Paquette, Boréal Design avait les armes pour s’installer durablement dans le marché du kayak : « Boréal Design est une compagnie qui aurait dû réussir, car un véritable marché existe. On déplore cette faillite d’autant plus que c’est un manufacturier québécois dans une niche économique très intéressante. » Les retombées de l’industrie du nautisme sont évaluées à près de 5,8 milliards de dollars au pays. Une étude de Print Measurement Bureau, datant de 2011, montrait que 10 % de la population québécoise avait fait au moins une excursion en canot dans les 12 derniers mois. C’est donc un marché potentiel de 684 000 personnes! Alors, comment expliquer un tel épilogue? « Boréal Design ferme ses portes, non pas à cause de problèmes de production au niveau de la qualité et de la quantité de produis fabriqués, mais plutôt à cause d’une crise de liquidité, un manque d’argent pour faire face à nos engagements », précise Éric Blouin, président et cofondateur de l’entreprise en 1991. Depuis 2008, et comme beaucoup d’entreprises, Boréal Design devait naviguer à contre-courant face à la crise économique. Antoine

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Charbonneau confirme que les chiffres de ventes « n’étaient pas à la hauteur des objectifs fixés. Moins de commandes, cela se traduit forcément par moins de rentrées d’argent. » Bien que disposant d’un réseau enviable de détaillants un peu partout au Canada et à l’international (notamment aux États-Unis, en Europe et dans les pays scandinaves), l’entreprise de Saint-Augustin-de-Desmaures devait aussi faire face à un taux de change élevé du dollar américain : « Il est aujourd’hui plus facile d’importer des produits que d’exporter les nôtres  », affirme Yves Paquette.

Les yeux plus gros que le ventre

Pour pérenniser l’activité, de nombreux investissements avaient été engagés, entre autres en 2009 avec l’acquisition du fabricant Beluga et la signature d’un partenariat de fabrication avec le manufacturier Maelström Kayak. En voulant trop se diversifier, Boréal Design a ainsi péché par orgueil. « Cela devait permettre de nous relancer et d’augmenter notre part de marché, confesse Éric Blouin. Avec du recul, ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour prendre cette décision. Nous n’avons pas été assez rigoureux dans la gestion de nos affaires. L’erreur est collective. » Une analyse partagée par les salariés : « C’est un peu la faute de tout le monde, convient Antoine Charbonneau. Il manquait un vrai financier dans l’entreprise, un gestionnaire pour contrebalancer, car nous étions surtout des passionnés. » À ces difficultés économiques se sont greffés des problèmes d’ordre organisationnel, à la fin de l’année 2011. Ainsi, les deux associés d’Éric Blouin (Jacques Boulanger, le directeur général, et Guy Bourassa, le directeur des ventes) se sont successivement retirés de Boréal Design, seulement deux ans après leurs arrivées comme partenaires exécutifs. Toutes les tentatives pour retrouver rapidement de nouveaux investisseurs n’ont pas abouti. Même la mise au chômage technique des salariés en janvier pour faire des économies n’aura pas suffi à éviter le sort de l’entreprise québécoise. Yves Ouellet, journaliste, chroniqueur voyage et auteur du guide Kayak de mer au Québec, aux éditions Ulysse, met en avant d’autres pistes pour expliquer cette débâcle. « Au début, Boréal Design ne souffrait d’aucune concurrence.

Elle avait le vent en poupe avec une production importante et de qualité. Puis, de nouveaux fabricants sont arrivés, avec des produits moins chers. Le kayak est devenu à la mode, mais pas forcément le kayak de mer. L’esprit a également changé. Beaucoup de gens peu informés se sont tournés vers l’achat de kayaks à moindre coût. » Franck Soucy, superviseur de production chez Boréal Design, l’admet : « Le kayak de mer reste un sport de luxe. Boréal Design ciblait le haut de gamme, avec des kayaks à 1 500 dollars. Nous aurions peut-être dû produire des modèles moins chers, entre 300 et 400 dollars. »

Tristesse et surprise

Face à cette annonce, la déception fut bien sentie chez les salariés : « C’est beaucoup d’émotions, avoue Franck Soucy, superviseur de production. Ça fait 13 ans que j’ai rejoint l’équipe de Boréal Design. C’était une grande et belle famille avec des gens formidables, dévoués à faire du bon travail. Je suis aussi triste pour Éric. Boréal Design, c’était son bébé. Vingt ans de sa vie à travailler fort pour y arriver. » Pour Stéphane de Broucker, salarié saisonnier à la boutique, l’abattement est d’autant plus grand que rien ne laissait penser à cette issue radicale : « On n’a pas vu le coup arriver. On savait que les temps étaient difficiles, avec la crise économique mondiale, mais on était loin d’imaginer des problèmes qui conduiraient à une faillite aussi rapide. Quelques semaines avant, le discours de la direction se voulait clair, mais pas alarmiste. C’est un joli rêve qui s’écroule, car nous faisions du bon travail. » L’annonce du dépôt du bilan du manufacturier québécois a fait réagir les acteurs du monde du kayak. Dans un communiqué publié sur leur site internet, le Sentier maritime du Saint-Laurent et la Fédération Québécoise de Canot et Kayak (FQCK) rendent hommage à l’entreprise « reconnue pour ses produits de qualité supérieure et sa passion pour les sports de pagaies (…) partagée par une équipe dynamique et dévouée. » Parmi les compagnies d’aventure québécoises, dont certaines s’approvisionnaient exclusivement en kayaks et accessoires chez Boréal Design, c’est aussi la surprise totale. « C’était un fournisseur que l’on aimait beaucoup. Tous les ans, nous achetions de nouveaux produits chez


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eux. Nos relations ont toujours été parfaites. Un rapport qualité-prix excellent », dit Sylvie Major, propriétaire de Fjord En kayak. Un sentiment partagé par Pierre Hersberger, président de Mer et Monde Écotour : « Je suis très surpris de cette nouvelle, qui arrive quasi du jour au lendemain. J’ai toujours connu Boréal Design comme une entreprise leader qui vendait beaucoup de kayaks et toujours à des prix qui correspondaient au marché. C’est une grande perte, car cette société avait permis de démocratiser le kayak de mer au Québec. Sur 100 kayaks sur l’eau, 90 étaient de Boréal Design. » Un dernier chapitre doit encore s’écrire avant de fermer définitivement le livre des aventures de Boréal Design. Un appel d’offres pour solder les actifs de la société a été publié. Trois lots sont en vente : les moules de fabrication des kayaks, le matériel et accessoires et la boutique. « Beaucoup d’entreprises sont intéressées, rapporte Éric Blouin. Plusieurs discussions sont en cours, mais aucun groupe n’a encore fait d’offres fermes et sérieuses. » Un mince espoir pour certains de voir perdurer le savoir-faire du manufacturier. « Je crois fermement au produit de chez nous, assure Franck Soucy. Boréal Design est une bonne marque, qui fabrique du bon matériel. Je ne peux pas croire que ces produits disparaissent... »

PARC RÉGIONAL MONTAGNE DU DIABLE (en création)

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PAIX NATURE ET DÉMESURE ! Municipalité de Notre-Dame-du-Laus www.parcdupoissonblanc.com 819 767.2999

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LA SANTÉ PAR LE PLEIN AIR ! Municipalité de Rivière-Rouge www.pleinairhauterouge.com 819 275.2577

© Jean-Sebastien Massicotte

• 80 km de sentiers pour la randonnée pédestre • 55 km pour le ski de randonnée nordique • 32 km pour le vélo de montagne de style «cross-country» • 6 refuges et abris • 4 sites de camping rustique • Transport de bagages

Depuis 1991, Boréal Design s’était, au fil des années, bien implantée dans le marché, au point d’être considérée par beaucoup comme la référence en matière de kayak de mer. « Une jeune entreprise qui offrait un catalogue complet et diversifié où chacun pouvait y trouver son compte », assure Yves Ouellet. « Quand on a commencé l’aventure Boréal Design, notre rêve était de fabriquer les meilleurs kayaks sur le marché », confie Éric Blouin, la voix gorgée d’émotion. Presque 21 ans plus tard, la compagnie québécoise peut se féliciter du sillon qu’elle a tracé au fil du temps.

Destination Hautes-Laurentides 2h au nord de Montréal | 1h au nord d’Ottawa

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© Guillaume Couture

DRAME SUR LA POMME PAR IAN BERGERON

Le 10 mars dernier, Philippe Eynaudi chutait fatalement alors qu’il escaladait la Pomme d’Or, une cascade de glace de renommée internationale, située dans le parc des Hautes-Gorges-de-laRivière-Malbaie. Voici la chronologie d’un véritable drame. Philippe Eynaudi était un grand passionné de verticalité et son objectif ultime cet hiver était de grimper la Pomme d’Or, une voie de 350 m de hauteur au cœur du parc des HautesGorges-de-la-Rivière-Malbaie. Accessible uniquement après une approche de 30 km à ski ou en raquettes, que l’on peut raccourcir à 16 km avec l’aide d’un transport à motoneige, la voie nécessite une imposante logistique qui prend souvent l’allure d’expédition. Philippe s’était entrainé tout l’hiver sur les cascades glacées de la Gaspésie et de Charlevoix, où il avait d’ailleurs ouvert, quelques semaines plus tôt, une nouvelle voie impressionnante sur le mont Gros Bras. La veille de leur ascension, Philippe et son partenaire Antoine (nom fictif, car il souhaite demeurer anonyme) se sont fait transporter par motoneige aux limites du Parc, d’où ils ont poursuivi à pied jusqu’au bas de la Pomme d’Or. Après une nuit sous la tente, ils se sont levés au petit matin et ont quitté leur campement à 4 h 30. Leur but : grimper la voie rapidement, puis descendre pour repartir à la maison le jour même. Vers 6 h 40, Philippe et Antoine entament leur ascension, gonflés à bloc. Les 100 premiers mètres ont été avalés à grande vitesse, facilités par le niveau élevé d’habileté des deux grimpeurs. La section suivante, une rampe oblique d’environ 70 mètres, n’offre guère plus de résistance 22

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au duo, si bien qu’à 9 h 15 ils étaient rendus au pied de la difficile section verticale. Au même moment, André Binette et sa conjointe Anne-Isabelle Cuvillier arrivent au Relais des Hautes-Gorges où ils embarquent avec Rhéal Séguin, leur « fidèle partenaire motoneigiste » afin de se faire déposer, eux aussi, aux limites du Parc. Le couple désire également gravir la réputée cascade de glace et les deux grimpeurs n’en sont pas

fleurs, ce qui rend la pose de vis compliquée. Antoine sait de quoi il parle puisqu’il a grimpé cette même partie la fin de semaine précédente. Philippe s’engage néanmoins avec assurance. Il progresse bien et pose une première vis afin de protéger une chute potentielle puis continue. Après plusieurs mètres, Antoine constate que Philippe n’a toujours pas posé de seconde vis et se dit que c’est certainement à cause de la piètre qualité

Après plusieurs mètres, il constate que Philippe n’a toujours pas posé de seconde vis et se dit que c’est certainement à cause de la piètre qualité de la glace. Quelques instants après, il voit Philippe tomber tête première dans le vide. à leurs premières armes, l’ayant gravie à quatre reprises auparavant. « Cela devait être notre dernier projet de la saison », relate André Binette. Pendant que Philippe se prépare à entamer la section verticale, Antoine l’avertit de faire gaffe, car cette prochaine section est délicate en raison de la formation de glace en choux-

de la glace. Quelques instants après, il voit Philippe tomber tête première dans le vide. Malgré ce qui a dû sembler une éternité pour Philippe, le tout s’est passé ultra-rapidement pour Antoine. Ce dernier n’a cependant pas aperçu l’impact. Quand il rejoint Philippe, il se rend compte que son ami est inconscient. Antoine tente de le

réveiller, mais il ne répond pas. Son visage est tuméfié, résultat évident de l’énorme choc de la chute. Antoine attache Philippe à son harnais afin de le sécuriser et de libérer les deux cordes pour redescendre le plus vite possible au pied de la paroi. Antoine est conscient de ce qui l’attend et sait qu’il doit faire vite, mais avec un corps inanimé à sa charge, les rappels ne seront pas de la tarte. Le grimpeur entreprend alors une longue et difficile descente, compliquée par la ligne oblique de la voie et le poids de son compagnon inanimé. Antoine est obligé d’installer une « directionnelle », un ancrage qui dirige sa descente dans la bonne direction. Puis il en installe une seconde. Il arrive enfin à un endroit où il peut effectuer un relais et y attache Philippe toujours inconscient. Antoine remonte récupérer le matériel et les directionnelles afin de pouvoir continuer la descente. Le tout prend un temps fou et l’état de Philippe ne s’améliore pas. Lors du dernier rappel, les choses se compliquent encore plus, car le nœud autobloquant d’Antoine se coince. Vers 12 h 30, André et Anne-Isabelle arrivent au pied de la voie. « Nous voyions la Pomme et un point sur la paroi. C’était un grimpeur dans la seconde longueur, celle qui précède la rampe. » Ils ne se doutent pas qu’il s’agit en fait de deux grimpeurs en fâcheuse position. « Il est bien tard dans la journée pour être si bas,


probablement un départ tardif… », se disent-ils. Après avoir poursuivi jusqu’au site de campement, André et Anne-Isabelle décident d’aller déposer leur matériel au pied de la voie afin de faciliter le départ prévu le lendemain. « Il est 13 h 50 et à mi-hauteur dans le pierrier, nous avons entendu un appel à l’aide », dit André. Plus haut, Antoine n’en croit pas ses yeux. Deux personnes arrivent au pied de la paroi et pourront peut-être lui porter assistance. Tout en assurant la progression d’André qui grimpe pour aller porter main-forte à Antoine, AnneIsabelle maintient le contact avec ce dernier. Une fois un nouveau relais installé, Philippe est transféré sur les cordes d’André et descendu au sol où Anne-Isabelle a aménagé une plate-forme pour le blessé. Il est 16 h. « Les signes vitaux ne sont toujours pas détectables et semblent inexistants. Antoine a fait l’impossible, mais il faut poursuivre et faire comme s’il y avait encore de l’espoir », mentionne André. Pendant qu’André et Antoine entreprennent de redescendre Philippe jusqu’au sentier de motoneige de l’autre côté de la rivière, AnneIsabelle part chercher du secours. Elle a tenté de téléphoner avec son cellulaire, mais aucun signal n’est disponible... Le Parc est si enclavé et reculé que seule une connexion satellite y fonctionne. « Anne-Isabelle a finalement marché 18 km avant de croiser une motoneige qui a enfin alerté le 911 vers 21 h. », explique son compagnon. À 22 h, les ambulanciers et pompiers de Saint-Aimé-des-Lacs arrivent sur les lieux et confirment l’absence de signes vitaux. Philippe est transporté au Centre hospitalier de La Malbaie où son décès est confirmé. L’autopsie révèlera plus tard qu’il est décédé dans les minutes qui ont suivi l’impact, de multiples lésions cérébrales. Plus d’une douzaine d’heures se sont écoulées entre la chute de Philippe Eynaudi et son arrivée à l’hôpital. Un délai interminable dans ce genre de situation. Ce drame soulève plusieurs interrogations sur le manque de communication dans ce parc national. Notamment sur l’absence d’un téléphone d’urgence au chalet principal du Parc. Nancy Bolduc, directrice du parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, explique qu’une telle installation serait beaucoup trop coûteuse : « Il nous en coûte

35 000 $ pour la saison estivale en connexion satellite. Payer ce montant pour la saison d’hiver alors que le chalet n’est pas ouvert n’a pas de sens. De plus, il y aurait un problème d’alimentation électrique, car nous fonctionnons avec des panneaux solaires et une génératrice d’appoint. L’hiver, ces équipements ne sont pas en service, explique-t-elle. C’est la responsabilité des grimpeurs de s’assurer d’avoir un moyen de communication fiable lorsque les installations du Parc sont fermées ». Est-ce que les grimpeurs sont au fait de ces problèmes de communication dans le Parc? « Lorsque les grimpeurs nous appellent ou viennent nous voir pour s’enregistrer, nous leur énonçons la problématique et nous les informons de plusieurs règles de sécurité. Mais cette année, personne ne s’est enregistré à l’administration pour l’escalade de La Pomme d’Or », dit la directrice. Après vérification sur le site de la Sépaq, les informations concernant l’accès hivernal au Parc ou encore spécifiques à l’escalade de glace sont inexistantes. Ce qui explique peut-être l’absence d’enregistrement cette saison. « Nous avons probablement un travail à faire au niveau de la diffusion des règles du Parc en hiver et des mesures seront prises en ce sens avant la prochaine saison », admet Nancy Bolduc. Réjean Simard, enquêteur de la Sureté du Québec pour la région de Charlevoix-Est, affirme que selon lui, le protocole a été suivi et qu’une fois l’appel reçu, les secours n’ont pas tardé. « Les pompiers et ambulanciers de Saint-Aimé-des-Lacs ont été prévenus en premier et ils se sont rendus sur place très rapidement. » Réjean Simard ne peut en dire plus puisqu’une enquête est en cours et les détails seront connus avec le rapport du coroner dans quelques mois. Lorsqu’un tel drame survient, il est habituel de chercher des coupables ou, à tout le moins, des leçons afin d’éviter qu’une tragédie du genre ne se reproduise. Dans le cas présent, aussi ahurissante qu’a été la mort de Philippe Eynaudi, les événements sont essentiellement le résultat d’un accident et aucune intervention extérieure n’en aurait changé le dénouement. Espérons qu’elle saura faire réfléchir les grimpeurs québécois sur leurs responsabilités personnelles lors de ce genre de situations.

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© André Binette et Anne-Isabelle Cuvillier

La référence du vêtement Sport

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///REPORTAGE

GUY PRUNEAU, OSTÉOPATHE

© Courtoisie Guy Pruneau

POUR EN FINIR AVEC LE MAL AIGU DES MONTAGNES PAR MIREILLE ROBERGE

L’ostéopathe Guy Pruneau a pris la route de Namche Bazar, au Népal, en novembre dernier. Une activité normale pour ce Sherbrookois qui trimbale son sac à dos de montagnes en montagnes depuis une douzaine d’années. Sauf que cette fois-ci, il apportait beaucoup plus que son équipement de plein air : sa table de traitement allait faire le voyage avec lui. Son escapade avait un seul but précis : réaliser une étude sur le symptôme le plus commun du mal aigu des montagnes, les maux de tête. Lui-même affecté par ce malaise en haute altitude, Guy Pruneau rêve de comprendre le phénomène depuis une dizaine d’années. En 2010, il entreprend la lecture d’une multitude d’études sur le sujet. Sachant que le sang oxygéné monte au cerveau par quatre vaisseaux, mais qu’il redescend au cœur et aux poumons par une seule avenue (la veine jugulaire), il pense avoir trouvé la source du problème : et si cette unique avenue était parfois bloquée? Si une obstruction au niveau du cou ou de la clavicule par exemple empêchait le sang de reprendre son chemin, cela créerait une pression et provoquerait des maux de tête. Réalisant qu’aucune étude ne faisait référence à ce retour veineux, Guy Pruneau acheta ses billets d’avion pour le Népal. Chaque année, on estime à 33 000 le nombre de touristes qui s’engagent sur le chemin de l’Everest. De ce nombre, 50 % affirment souffrir du mal aigu des montagnes,

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dont 96 % de maux de tête. Motivé et aidé de sa conjointe Patricia, l’ostéopathe sherbrookois installe des dizaines d’affiches au cœur de Namche Bazar, à 3 400 mètres d’altitude. Son souhait? Attirer les touristes vers la table de soins située dans un minuscule hôpital non chauffé où le spécialiste devra travailler avec sa doudoune sur le dos! Les touristes se font toutefois attendre. Malheureusement retenus par de nombreuses tempêtes, ils sont peu nombreux à se rendre à destination. Le docteur Ang Gelu Sherpa propose alors à Guy de traiter la clientèle locale. Comme des enfants devant un magasin de bonbons, les sherpas sont émerveillés. Ils veulent rencontrer le Blanc aux doigts magiques! D’immenses files d’attente se forment à l’extérieur et le Sherbrookois traite bénévolement ces gens à temps plein pendant près d’un mois. Du lot, de nombreux sherpas de l’Everest qui accompagnent les aventuriers en altitude. Bien qu’acclimatés,

ces derniers souffrent aussi de maux de tête en raison des nombreuses charges qu’ils doivent transporter quotidiennement. Suivent ensuite quelques touristes répondant aux critères de l’étude : être en bonne santé, ne pas souffrir de maux de tête au niveau de la mer et combattre à ce moment-là une céphalée reliée au mal aigu des montagnes. S’assurant d’abord que le cas n’est pas urgent et que le patient ne souffre pas de déshydratation, Guy Pruneau élimine tout blocage au niveau de la colonne avant de se pencher sur le crâne où il libère les sinus veineux pour terminer par une mobilisation du diaphragme et de la gaine de la veine jugulaire. Bref, deux heures et demie de traitement entrecoupé de moments de repos. Conclusion? La majorité des sept touristes traités ressentent un effet bénéfique et une élimination des maux de tête. Et les impacts sur la dizaine de sherpas de l’Everest? Encore cet hiver, ils affirmaient ressentir les

bienfaits du traitement de l’automne dernier. De retour à la maison, Guy Pruneau présente son étude au statisticien Jean-Philippe Turcotte de l’Université de Sherbrooke. Ce dernier lui confirme que l’échantillonnage est suffisant et que les résultats suivent une courbe qui permet de conclure que les traitements d’ostéopathie dans la région de la veine jugulaire ont eu un effet bénéfique. L’ostéopathe est satisfait. « En connaissant l’impact du traitement, j’aimerais traiter les gens avant leur départ afin de prévenir les maux, en chambre hypobare par exemple. Il faudrait toutefois que je m’assure qu’une fois sur la montagne, ils dorment bien, qu’ils s’hydratent bien et qu’ils montent lentement. Des paramètres très difficiles à contrôler », affirme Guy Pruneau. « Sans compter qu’il se peut que le mauvais retour veineux soit dû à une maladie congénitale. Dans ce cas, le traitement n’aurait aucun effet. Et ça, je ne pourrais jamais le savoir».


Québec

PLEIN AIR

Publireportage

inc.

PAR GUILLAUME ROY

le Nord !

© Esquif

Vous voici au commencement d’une aventure inoubliable, démesurée, celle du Nord et de la liberté de ceux qui l’osent. Prenez-en plein la vue en vous enivrant de l’immensité du Grand Nord canadien, des montagnes yukonnaises aux fjords du Nunavut en passant par les canyons des Territoires du Nord-Ouest. Parcourez la toundra aux milles couleurs, la taïga sertie de lacs diamants et laissez-vous charmer par la beauté rustique de nos villes et villages.

Esquif : leader mondial de l’eau vive

Amateur de canot-camping, Jacques Chassé a voulu s’acheter un nouveau canot en 1995. « Tous les canots disponibles étaient américains, alors que le Québec est la Mecque du canot ». Par défi personnel, il décide de fabriquer une cinquantaine de canots afin d’offrir un produit québécois. Grâce à son expertise professionnelle en conception de machines industrielles, Jacques Chassé a élaboré tous ses équipements. Presses, fours,

En novembre 1997, avec quatre mois de retard, le premier canot sort de l’usine. Quinze ans plus tard, Esquif produit 1 500 canots par an. thermoformeurs et autres ont été construits à partir de pièces recyclées de la « cour à scrap ». Au printemps 1997, Esquif (esquif.com) était né. « La tâche a été plus laborieuse que prévu et j’ai dû investir plus d’argent », témoigne le fondateur. En novembre 1997, avec quatre mois de retard, le premier canot sort de l’usine. Enthousiasmé par la qualité du produit, l’entrepreneur profite d’une transition d’emploi pour entreprendre l’aventure à plein temps. Quinze ans plus tard, Esquif produit

1 500 canots par an. On retrouve aujourd’hui les canots de la marque partout au Canada, en Europe, aux États-Unis et en Australie. L’entreprise qui a une capacité de production de 5 000 embarcations espère continuer à croître : « Notre poussée importante du marché européen en 2008 nous a permis de pallier la perte de volume aux États-Unis compte tenu de la crise économique. » Un marché qu’Esquif veut maintenant reconquérir. « Nous avons décidé de nous spécialiser dans les canots d’eau vive. Ça nous permet d’être plus créatifs, d’exploiter de nouvelles formes, d’offrir un produit distinctif et d’ouvrir de nouveaux marchés », explique l’entrepreneur qui a dû miser sur l’innovation pour développer ses produits spécialisés : « Les autres compagnies nous considèrent comme un laboratoire, car notre taille et notre structure nous permettent d’être plus performants. » Esquif produit 30 modèles de canots destinés à l’eau vive, mais aussi cinq modèles pour la chasse et la pêche. L’entreprise occupe une niche de produits haut de gamme et ses canots se détaillent entre 1 200 et 2 600 $. « Avec les soubresauts que nous avons connus, nous avons dû travailler plus fort et plus longtemps pour maintenir l’entreprise à Frampton. C’est notre souhait et notre mission quotidienne, mais rien n’est jamais gagné pour une petite entreprise ». L’entreprise familiale beauceronne compte une douzaine d’employés et embauche chaque printemps pendant la période de production. « La puissance économique du Québec repose sur les épaules de la PME », conclut Jacques Chassé, fier du chemin parcouru.

Joignez-vous aux voyageurs qui traversent le Yukon à la recherche d’aventures, de culture et d’histoire. Survolez le parc national Kluane, site du patrimoine mondial de l’UNESCO, où se trouvent le mont Logan, le plus haut sommet du Canada, ainsi que le plus important champ de glace non polaire au monde. Visitez les sites historiques nationaux, empruntez les pistes cyclables ou pagayez sur des eaux légendaires empruntées autrefois par les chercheurs d’or. Roulez sur la route Dempster, la seule route canadienne praticable en toutes saisons à traverser le cercle polaire arctique, et admirez la faune et les paysages à couper le souffle. Et pour un voyage inoubliable au cœur de l’histoire, prenez la route jusqu’à Dawson, berceau de la ruée vers l’or du Klondike. Oser les Territoires du Nord-Ouest, c’est vivre une aventure qui stimule l’âme, le corps et l’esprit. Explorez 1,2 million de kilomètres carrés de paysages électrisants qui s’étendent de la toundra infinie de la côte arctique aux canyons fluviaux époustouflants de la Nahanni. Découvrez cinq des plus beaux parcs nationaux du Canada, dont deux figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le canot, le kayak et le radeau pneumatique sont ici des modes de transport communs. Les Territoires du Nord-Ouest constituent un terrain de jeu aquatique strié de rivières puissantes et constellé d’innombrables lacs sauvages. Les meilleures histoires de pêche se

racontent ici : le touladi, l’omble chevalier et le grand brochet rusé sont nombreux dans nos plans d’eau. Bienvenue au Nunavut, à la rencontre de vos rêves ! Les fjords majestueux du parc National Auyuittuq surplombent des parois vertigineuses chapeautées de glaces éternelles. Offrez-vous une randonnée sur la calotte glaciaire Penny et foulez un sous-continent de glace. Imprégnez-vous de la course des torrents qui dévalent ces glaciers, creusant de profondes cicatrices dans la toundra. Que ce soit pour tendre une ligne et capturer de gigantesques poissons, ou pour immortaliser à jamais un cliché fabuleux de la faune arctique, le Nunavut saura satisfaire le plus avide des naturalistes. Pourquoi ne pas tenter une expédition en plongée sous-marine dans les eaux de la mer de Baffin? Peut-être préférerez-vous pagayer tout doucement et vous laissez glisser à bord de votre kayak de mer sur des eaux calmes et scintillantes sous le soleil de minuit. Faites la connaissance des gens du Nord : excentriques, amicaux et hospitaliers. Découvrez les cultures autochtones qui sont ici le cœur battant de nos communautés. Prenez plaisir à découvrir nos métiers d’arts et notre musique, riches d’influences traditionnelles et modernes. Osez le Nord : c’est le voyage idéal pour apprendre, découvrir et parfois même… se retrouver.

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Un voyage autour du monde est accessible à tous avec un peu d’organisation. Ce n’est pas parce qu’on a un petit budget qu’on ne peut pas s’offrir les grands espaces de ce monde. Voici comment deux couples y sont parvenus.

© Geneviève Talbot

COMMENT PLANIFIER SON TOUR DU MONDE?

Couple nº 1 LE TOUR DU MONDE DE GEN ET JEFF PAR GENEVIÈVE TALBOT

© Geneviève Talbot

Tout quitter pour partir? Nourrissez-vous ce désir enfoui au plus profond de vous? « Bye bye Boss! » Nous l’avons fait en janvier 2011. Mon copain, Jean-François Allard, ingénieur

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de 40 ans et moi-même, Geneviève Talbot, enseignante de 33 ans, de la région des Laurentides. Nous avons quitté emploi et sécurité pour concrétiser notre rêve de découvrir le monde pendant neuf mois et prendre une pause de nos vies effrénées. Pendant ce grand tour, nous avons parcouru l’Asie du Sud-est en sac à dos, enseigné à Sarah-Ève, la fille de Jeff en Thaïlande, profité des plaisirs de la vie en Indonésie et

bouclé notre séjour en Asie par un pèlerinage bouddhiste au Japon. Nous avons poursuivi notre périple à travers les forêts tropicales, les plages et les volcans de l’Amérique centrale. Notre aventure s’est conclue de l’autre côté de l’Atlantique où la France, l’Espagne et le Maroc nous ont fait vivre notamment les vendanges et nous ont fait découvrir le flamenco et le désert. C’est en août 2010 que l’envie de prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde a germé dans notre esprit, soit cinq mois avant le grand départ! L’automne suivant a été intense en planification et organisation. Il fallait penser à tout : les billets d’avion, les visas, les assurances, les vaccins, les médicaments, les bagages. Nous avons acheté des moustiquaires, des vêtements imperméables de la tête au pied, des cachets contre le mal de mer et des gouttes pour traiter l’eau, une caméra vidéo, un mini-ordinateur portable, des piles supplémentaires pour l’appareil photo, des guides de voyage, etc. Il fallait rencontrer le professeur de cinquième année de SarahÈve, car elle nous accompagnerait pendant quatre mois et nous lui ferions l’école. Nous avons convenu des cahiers qu’il fallait apporter. Nous avons trouvé quelqu’un pour garder notre chat et ramasser notre courrier, nous avons sorti nos REER, loué nos voitures et la maison et nous sommes partis en espérant n’avoir rien oublié!

Lors de nos deux premiers mois, la gestion des douanes, des visas, des bagages, la recherche d’endroits pour dormir et manger s’est avérée plus stressante que prévu, surtout avec une enfant venue nous rejoindre toute seule en avion jusqu’en Thaïlande! Mais, la routine du voyageur nomade s’est installée progressivement. Nous sommes devenus des pros pour gérer notre alimentation. L’eau traitée quotidiennement, la recharge de nos appareils électroniques, le taux de change des différentes monnaies utilisées et l’apprentissage de quelques mots de la langue de chaque pays visité. Nous étions émerveillés de constater à quel point Sarah-Ève s’adaptait bien au changement et développait son autonomie (transporter son sac à dos, commander au restaurant dans une langue étrangère). La proximité qu’occasionne un voyage à long terme comme celui-ci n’est pas toujours évidente : partager son temps et son espace 24 h/24 h avec son conjoint constitue un véritable défi. Jeff et moi avons dû faire preuve de patience et heureusement, nous avons « passé le test »! Une autre des retombées dont nous sommes fiers est que nos aventures ne se sont pas terminées à notre retour puisque nous sommes revenus avec l’ardent désir

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© Karine-St-Cyr

« La planification d’un tel voyage se prépare longtemps à l’avance. Il faut être discipliné et mettre de l’argent de côté en diminuant notre rythme de vie et notre consommation. Nous avons aussi décidé de nous expatrier sur la Côte-Nord pendant quatre ans pour y travailler et nous avons dû quitter de bons emplois que nous aimions pour partir à l’aventure. »

de partager notre expérience. Encore mieux, et non par hasard, nous avions déambulé du Vietnam au Nicaragua, de la France au désert de Marrakech avec caméra à l’épaule et crayon à la main (ou plutôt ordinateur-portable dans le sac à dos) dans le but de raconter notre histoire. Nous souhaitions partager notre expérience en produisant un livre et une cinéconférence de voyage. Dès le départ, nous avions cet objectif en tête et elle nous motivait chaque jour. Aujourd’hui, nous pouvons dire : mission accomplie! Notre cinéconférence sera présentée le 23 mai au Petit Medley, - Karine St-Cyr à Montréal, et le 30 mai à Québec au cinéma Le CLAP. 1-6-PubRackEvasion-2012_Layout 1 12-03-21 16:05 Page 2 ENCORE PLUS AVENTURESGENJEFF.COM

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Couple nº2 TOUJOURS AU LARGE… PAR KARINE ST-CYR

Un tour du monde d’un an en couple? Pourquoi pas! La recette pour mettre sur pied ce projet est simple : beaucoup d’économies et une bonne dose de courage! Certes, la planification d’un tel voyage se prépare longtemps à l’avance. Il faut être discipliné et mettre de l’argent de côté en diminuant notre rythme de vie et notre consommation. Nous avons aussi décidé de nous expatrier sur la Côte-Nord pendant quatre ans pour y travailler et nous avons dû quitter de bons emplois que nous aimions pour partir à l’aventure. L’organisation du projet demande une bonne planification générale. Il faut se renseigner sur les chacun des pays que nous souhaitons visiter : température, coût de la vie, culture, etc. Ensuite, un itinéraire fut tracé et le budget total évalué. Quant aux billets d’avion, certains voyageurs optent pour un billet « tour du monde », mais nous n’avons pas pris cette option puisque notre trajet était inhabituel. L’avantage d’avoir acheté nos billets d’avion au compte-goutte nous a aussi permis de changer de destinations à la dernière minute et d’obtenir de meilleurs tarifs. En fonction des pays choisis, le matériel peut varier grandement et dépend beaucoup de la température : nous avions autant besoin de vêtements légers pour les grandes chaleurs que des laines polaires et des duvets pour les temps très froids. Mais, selon nos besoins, nous avons toujours trouvé des endroits pour acheter des vêtements à bon prix. En voyage, il y a de grands moments d’extase devant les beautés de notre monde, mais il ne faut pas oublier les défis liés à ce type de voyage. Partir un an, c’est vivre loin de ceux que

l’on aime, c’est cohabiter en promiscuité avec son compagnon de voyage, c’est utiliser toutes sortes de moyens de transport dans des conditions parfois pénibles et c’est rencontrer des gens de cultures différentes difficiles à saisir par moments. Mais, le bilan d’un si long périple ne peut qu’avoir des bienfaits, car il nous permet d’être confrontés à nous-mêmes en remettant en question notre mode de vie, nos valeurs, notre vie d’être humain dans un monde si vaste. Certains pays demandent évidemment plus d’adaptation que d’autres, car les contrastes avec le Québec sont importants. L’Afrique nous a autant émerveillés que confrontés en voyant autant de pauvreté. Quant aux pays du Moyen-Orient, ils nous ont enchantés par leur riche culture. Les paysages de la Sibérie, du Caucase et de la Nouvelle-Zélande nous ont coupé le souffle et rappelé notre région du monde, le Québec que nous aimons tant! Depuis le début de notre périple, nous avons parcouru plus de 500 km de randonnée pédestre. François va même régulièrement courir dans les villes et les campagnes de tous les pays! Nous adorons le plein air et le camping, et notre voyage se concentre surtout dans les parcs nationaux. Depuis notre départ, nous avons campé plus de 100 jours, soit le tiers des nuits passées en voyage. Puisque nous faisons souvent ce qui nous passionne, nous pouvons affirmer que l’adaptation n’est pas trop difficile. Pour ceux et celles qui voudraient réaliser un tour du monde, sachez que les préparatifs liés au voyage ne sont pas si compliqués. Les assurances offrent des prix raisonnables pour ce type de projet. Pour les visas, il faut être vigilants et se renseigner sur chaque pays. Certains réclament le visa avant l’entrée tandis que d’autres le délivrent à l’entrée du pays. Il y en a certains gratuits, d’autres payants et quelques-uns demandent d’avoir une photo passeport. Par ailleurs, il ne faut pas négliger le fait que plusieurs pays exigent une preuve de sortie du pays. Voyager autour du monde est une expérience marquante. Elle nous permet d’être plus ouverts sur le monde et d’apprendre à vivre avec peu. Voyager, c’est aussi relever des défis, mais c’est également goûter à une liberté extraordinaire. Pour l’instant, notre voyage s’est déroulé sans grandes embûches et se passe très bien. Chaque jour, nous sommes surpris par un évènement, par une rencontre, par une merveille terrestre. Avoir l’impression de vivre intensément, c’est ce que nous procure ce type de voyage et c’est très bien comme ça! ENCORE PLUS CHRONIQUESDUVASTEMONDE.COM


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Camps de base du Gasherbrum II et K2

UN TREK

plus grand QUE NATURE!

CINQ MOIS AVANT LE DÉPART, nous sommes

neuf randonneurs entassés autour d’une petite table dans un resto de la rue Saint-Laurent pour écouter Jacques Olek nous décrire le trek que nous allons entreprendre. Nous sommes très motivés à nous rendre dans une région peu fréquentée dans le nord-ouest de la Chine, là où se concentrent les Ouïghours (l’une des cinquante ethnies du pays). Mais surtout : là où se trouve notre point de départ pour marcher vers les camps de base du Gasherbrum II et du K2. Notre marche se déroulerait en hiver, et il semble bien que nous serions la seule troupe de « dérangés » à prendre le départ. Nous avions un double objectif : explorer, en hiver, la rivière Shaksgam (la plus haute du monde) que nous allions suivre et traverser maintes fois, tout en évaluant la faisabilité d’une ascension hivernale du Gasherbrum II pour le compte du grand alpiniste polonais et ami de Jaques Olek, Krzystof Wielicki. Après un vol sans histoire jusque de l’autre côté du Pacifique, nous avons encore cinq heures de Beijing à Kashgar, une ville phare autrefois sur la route de la soie. De là, nous partons en Jeep pour cinq cents kilomètres qui traversent la plaine où une armée d’hommes et de femmes plante des peupliers le long des routes pour contrer l’érosion. Nous franchissons ensuite le désert Taklamakan; le plus vaste désert de sable au monde où poussent les derricks (ces tours de forage des puits de pétrole) et des cols de près cinq mille mètres. Malgré l’altitude, on croise encore des berges avec leurs troupeaux de moutons. Au bout de la route, nous aboutissons à Mazadalar, en plein Far West chinois. Ici, nous sommes dans une zone frontière névralgique avec le Pakistan et l’Afghanistan qui est hautement surveillée par les militaires. À Mazadalar, douze chameaux, un âne et quatre chameliers nous attendent pour le départ du lendemain. Les autorités chinoises nous ont réservé une surprise : de jeunes enfants sont réunis à la tombée du jour sous une tente avec livres, cahiers et professeur. Arborant leur plus beau sourire, ils

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TEXTE ET PHOTOS PAR ANDRÉ FRAPPIER

posent pour nos photos et celles du photographe officiel qui témoignera sans doute que le gouvernement ne délaisse pas ses lointains sujets. Aux petites heures, on charge les chameaux et on se met en route sous un ciel dégagé. Mais le paysage est gris : les flancs de montagne sont érodés, les coulées de sable sont fréquentes, la végétation est inexistante, les sentiers progressent très souvent dans la pierraille et sont peu marqués par les pas des randonneurs, contrairement aux sentiers népalais. Nous entrons ici dans le Karakoram. Un massif de cinq cents kilomètres à la frontière du Pakistan, de l’Inde et de la Chine, tout juste à l’ouest

comme si l’on allait accéder à la vallée paradisiaque de Shangri-La telle qu’écrite par James Hilton. Nous installons nos tentes pendant que les chameliers délestent les chameaux et que les cuisiniers s’affairent. Yves, notre cardiologue qui a promené son piolet et son stéthoscope autour du monde, évalue comme chaque soir le niveau d’adaptation de chacun à l’altitude en testant la teneur en oxygène dans le sang. Il soigne les maux de tête et d’estomac, les insomnies, mais pour l’heure, c’est le ventre qui appelle sa récompense pour les efforts de la journée. Oh, surprise : des frites au menu! Aussi bonnes sinon meilleures que toutes celles que j’ai mangées dans ma vie.

Nous sommes neuf randonneurs entassés autour d’une petite table dans un resto de la rue Saint-Laurent et très motivés à nous rendre dans une région peu fréquentée dans le nord-ouest de la Chine, là où se concentrent les Ouïghours. Mais surtout : là où se trouve notre point de départ pour marcher vers les camps de base du Gasherbrum II et du K2. de l’Himalaya. Durant les deux premiers jours d’adaptation, nous découvrons l’aisance de nos bêtes porteuses qui semblent munies de « sabots radars » qui évitent les obstacles. Deux jours qui nous font passer de Mazadalar (3 772 m) à la rivière Surkwat jusqu’au campement de Kirghiz (4 465 m), sous le col Aghil. C’est à la fois jour de peine et jour d’émerveillement. Nous montons vers le col dans la neige épaisse avec un vent qui fait chuter le thermomètre et qui menace certains d’entre nous d’hypothermie alors que les vêtements plus chauds sont hors de portée sur le dos des chameaux. Tranquillement, nous découvrons un canyon saisissant avec la rivière Shaksgam au milieu. On y descend, joyeux et légers,

La vallée de la rivière Shaksgam est assez semblable à la Terre de Baffin dans le parc Auyuittuq, mais en beaucoup plus grand. Pendant les trois prochains jours, notre marche est paisible au pied du glacier du Gasherbrum. Ici, le souffle prend de l’expansion et on prend la mesure de l’immensité. Seuls. Fragiles. On nous avait bien avertis : personne, en cas de pépins, ne viendra nous secourir, même pas un hélicoptère. Peu importe. On se sent tellement ailleurs… Devant nous se dressent les pénitents du glacier du Gasherbrum : des menhirs de glace de dix à quinze mètres de hauteur, étincelants sous le soleil matinal. On se sent tout › › Suite page 32

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LE XINJIANG Située au nord-ouest de la Chine, cette région autonome occupe le sixième du territoire chinois. Sur sa frontière nord au-delà de l’Himalaya, le Pakistan et l’Afghanistan; sur sa frontière ouest; la République de Mongolie. Appelé le Far West à cause de son éloignement de la capitale et de ses caractéristiques géologiques : vastes déserts, plusieurs chaînes de hautes montagnes. La région est occupée par plusieurs ethnies qui ont conservé pour la plupart leur mode de vie traditionnel. LES OUÏGHOURS Ils sont plus de huit millions, sont de religion musulmane, parlent une langue qui s’apparente à la langue turque, ont une culture riche en traditions, se battent depuis des siècles pour la préserver, sont devenus littéralement les « Tibétains de l’ouest » pour le gouvernement chinois, surveillés et réprimés brutalement. SOMMET HIVERNAL SUR LE GASHERBRUM II Simone Moro, Cory Richards et Denis Urubko ont réussi la première ascension hivernale du Gasherbrum II (8 035 m) le 2 février 2011. petits et magnifiés à la fois. Récompensés pour cette longue marche. Nous sommes arrivés à 4 400 m au premier de nos deux objectifs. Nous passons toute une journée de farniente à jouir du spectacle. Jour de lavage aussi. Certains d’entre nous prennent la clé des champs et partent explorer le glacier. Nos chameliers chouchoutent nos montures. Ils appartiennent à l’ethnie ouïghoure, autrefois majoritaire dans le Xinjiang, aujourd’hui minoritaire. Les autorités chinoises répètent la politique qu’elles ont menée au Tibet en encourageant une immigration massive de l’ethnie Han pour casser les reins aux revendications autonomistes... Nous repartons en faisant marche arrière le long de la Shaksgam et bifurquant vers l’ouest pour nous diriger vers le majestueux K2 (8 611 m). En cinq jours sur un terrain relativement plat, nous parvenons au camp de base chinois. Durant le trajet, nous contemplons cette immensité remplie de sommets de plus six mille mètres qui fait naitre une certaine reconnaissance pour tant de grandeur et de beauté. C’est au camp de base chinois que les expéditions pour le K2 établissent leur camp principal. On y trouve un mausolée en pierre pour honorer la mémoire des alpinistes morts sur le K2. C’est aussi là que nos

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chameaux s’arrêtent. D’ici, la face nord du K2 n’est pas encore visible. C’est sac au dos que nous montons pour arriver à la tête du glacier à 4 700 m et, poussant plus loin, que nous montons sur la moraine et rejoignons le camp de base italien. Ça y est, nous y sommes! L’aboutissement de nos efforts et de notre rêve. Devant nous, le mythique K2 qui a fait la vie dure à tous ceux qui s’y sont mesurés. Jacques Olek nous indique la voie empruntée par l’équipe de son copain Wielicki lors de sa tentative hivernale en 2003. Gigantesque carène plongeant dans les entrailles de la terre, mais dont le mât puissant et effilé n’en finit plus de vouloir s’élancer vers le ciel bleu tacheté de poussière de neige. Sept jours à pied et deux jours en Jeep pour rentrer à Kashgar, autre ville pivot sur la route de la soie. Difficile de constater que dans quelques années, il n’y aura plus rien de ce qui fait le charme de cette ville, de ce bazar et ce marché publics qui nous offrent toutes les couleurs et toutes senteurs. Ici, le gouvernement chinois démolit en accéléré les vieux quartiers et construit des tours d’habitation impersonnelles pour disperser la population ouïgoure, lui enlever ainsi sa solidarité revendicatrice. Autant de sommets majestueux si proches d’une culture qui disparait tranquillement.

ENVOL de l’abîme d’une crevasse à la lumière des sommets > Du 9 au 12 mai prochain au Studio-théâtre de la Place des Arts, l’auteur et comédien André Frappier seul en scène devient le porteur des deux personnages d’une aventure d’un père et de sa fille qui se mesurent aux plus hautes et exigeantes montagnes en solitaire. À voir!


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POUR L’AMOUR DE LA NATURE Parc national du lac Témiscouata

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

Le parc national du lac Témiscouata a été créé en 2009, mais n’ouvrira officiellement ses portes que l’année prochaine. Il est pourtant déjà possible d’y randonner en toute intimité sur ses sentiers qui empruntent en partie le somptueux Sentier national du Bas-Saint-Laurent. Un privilège alléchant avant l’ouverture en grande pompe qui amènera son flot de randonneurs. Contreforts occidentaux des Chic-Chocs, les monts Notre-Dame sont constitués de petits massifs montagneux entrecoupés d’imposantes vallées glacières comme la Matapédia et la vallée du lac Témiscouata. C’est le potentiel naturel et préservé de cette dernière qui a séduit Grey Owl, un écrivain légendaire des années 1930, père de l’écologie moderne. De son vrai nom Archibald Belaney, ce trappeur aux allures d’Amérindien était en fait un Britannique qui a voué toute sa vie à la préservation de la nature. Après qu’un ami lui ait vanté la beauté, encore inexploitée, du lac Témiscouata, il a bourlingué de l’Ontario jusqu’au Bas-SaintLaurent dans le but d’y établir un sanctuaire pour castors, presque tous exterminés à cette époque par la traite des fourrures. Il a donc parcouru en canot le lac Témiscouata, long de 39 km, puis remonté la rivière Touladi. Au bord du lac au Foin, commença alors pour lui et sa femme amérindienne une retraite de trois années consacrée à la préservation des castors et à l’écriture de ses livres, préceptes de la biodiversité et de la protection de l’environnement.

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Si le personnage de Grey Owl est si important de nos jours pour l’équipe de la Sépaq qui gère depuis 2009 le territoire du parc du lac Témiscouata, c’est parce qu’il incarne le combat perpétuel pour la préservation des espèces et des espaces naturels. « Nous avons tous lu, mes collègues et moi, le roman de Grey Owl intitulé Un homme et des bêtes, raconte Johanne Marchesseault de l’équipe de conservation du parc. Il y décrit son parcours le long de la rivière Touladi pendant les trois ans qu’il a passés sur le territoire entre 1928 et 1931. On imagine dans ses lignes à quoi ressemblaient les espaces naturels de l’époque comparés à ce qu’ils sont aujourd’hui. Beaucoup de coupes forestières ont été menées ces 50 dernières années, mais nous avons désormais à cœur de protéger la faune et la flore. Avec la création du parc, ce sont déjà 45 % des rives du lac Témiscouata qui sont protégées. » Grey Owl est devenu, à la suite de son passage dans la région, un porte-parole du réseau des parcs nationaux du Canada. Même disparu, il tient plus que jamais son rôle d’ambassadeur de la nature dans le Bas-Saint-Laurent.

Sur le terrain, la Sépaq est encore en plein travaux d’aménagement du parc. Son inauguration, d’abord prévue en 2012, a été reportée d’une année à la suite des pluies diluviennes du printemps dernier qui ont retardé les opérations. En attendant, plusieurs tronçons du Sentier national du Bas-SaintLaurent sont toujours accessibles et rendent possible la découverte du territoire du parc en randonnée pédestre. Au total, quatre tronçons (de 10 à 16 km), parmi les 12 que compte le Sentier national, traversent en totalité ou en partie le parc du nord au sud : Le sentier des Cascades Sutherland (9,4 km) qui longe la rivière du même nom jusqu’à ses majestueuses chutes. Sûrement l’un des plus beaux passages du Sentier national dans le Bas-Saint-Laurent. Le sentier de la Montagne-à-Fourneau (9,6 km), ce tronçon montagneux mène jusqu’au belvédère et à un panorama en altitude sur le lac Témiscouata. Le sentier de la rivière Touladi (5,8 km totalement dans le parc) où erre encore l’esprit de Grey Owl.

Et enfin, le sentier de la Grande Baie (14,3 km) qui emprunte des terrains privés avant de revenir dans le parc par la baie du secteur sud Le Montagnais. SUPERFICIE DU PARC : 176,5 km² Accès : l’accès à ces quatre tronçons est soumis à la tarification en vigueur dans les parcs de la Sépaq (5,50 $). Pour l’année qui vient, des ajustements de parcours vont modifier le tracé des sentiers. Compte tenu des travaux en cours dans le parc, il vaut mieux communiquer avec le bureau administratif pour s’informer sur l’accès aux tronçons qui pourraient être temporairement fermés pour des raisons de sécurité et d’accessibilité. Hébergement : les deux refuges situés sur le territoire du parc, appartenant auparavant au Sentier national, vont être déplacés et seront donc fermés jusqu’à l’ouverture officielle du parc en 2013. Toutefois, des chalets dans le secteur Le Montagnais sont déjà en activité et plusieurs campings ouvriront très vite leurs emplacements aux visiteurs. Informations : 418 855-5508 sepaq.com/pq/tem


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Les dangers du

« WEEKEND WARRIOR »

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TECHNO

L’entraînement à portée de geek

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Renforcer ses abdos partout! p.48

Performer comme

LOUIS ROUSSEAU

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MClinique

p.42 BOOT CAMP EXTÉRIEUR

Le parcours du combattant

© Steve Cole

À LA FINE POINTE DE VOTRE SANTÉ p.52 MOTIVATION

Quand le moral n’y est plus

p.54 NUTRITION

4 collations estivales efficaces


ENTRAÎNEMENT

L’entraînement à portée de geek PAR ANTOINE STAB

Il est parfois difficile de partir s’entraîner, faute de trouver en soi l’énergie ou la motivation suffisante. Heureusement, la technologie peut nous aider à l’occasion en rendant nos activités sportives plus ludiques et moins ennuyantes. Revue d’effectif de ces quelques gadgets qui changent la donne. Ça balance des pieds à la tête Aujourd’hui, pourquoi s’encombrer de plusieurs appareils de mesure alors que la tendance technologique est au multifonction? New Balance l’a bien compris et propose des écouteurs d’exercices multi-usage. En plus de pouvoir écouter de la musique, les écouteurs NB 369 font aussi office de podomètre, chronomètre et cardiofréquencemètre avec une seule touche. Durant l’exercice, l’appareil vous renseignera en temps réel, sans interrompre la musique, de votre dépense de calories, le nombre de pas ou encore la distance parcourue. Pour votre fréquence cardiaque, poser le pouce sur l’appareil qui vous communiquera automatiquement l’information. NEW BALANCE, Écouteurs NB639 | 99,99 $ | newbalanceaudio.com Le Tour de France, de chez vous Imaginez-vous sur votre vélo en train de rouler sur une étape du Tour de France… sans quitter votre salon. Avec la nouvelle génération des vélos stationnaires, c’est désormais possible! Reliées à Internet, ces machines permettent aux cyclistes de salon de choisir ou de créer des itinéraires réels, peu importe où vous êtes et combien de temps vous désirez roulez. Et l’angle de la machine s’ajuste en fonction des difficultés du parcours. À cela s’ajoute la contrainte du « vent » qui se répercute sur la résistance du pédalage selon votre taille et votre poids. Le logiciel Tacx Trainer Software 4 permet lui d’obtenir une immersion virtuelle totale, comme dans un jeu vidéo ou dans des vidéos de parcours filmés. Vous n’aurez jamais les sensations comme si vous rouliez à l’extérieur, mais cela permet de rompre avec la monotonie de l’intérieur. PRO FORM, Le Tour De France Gen 2 Indoor Cycling Bike | 1 499 $ | proform.com TACX, Trainer Software 4.0 | 170 $ | tacxvr.com

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Les abdominaux jouent un rôle important dans le maintien d’une bonne posture et des abdos forts permettent de prévenir les blessures et d’éviter les maux de dos. Il existe une multitude de méthodes et d’exercices pour travailler ce groupe musculaire qu’on néglige souvent par manque de temps ou de motivation. Pourtant, il est facile et peu coûteux d’entretenir ses abdos, peu importe l’endroit où l’on se trouve! TRX (Total body Resistance Exercise) Le système TRX a été inventé en 2003 par un membre des forces spéciales américaines, Navy Seal, afin de garder une forme optimale loin des gymnases. La première version artisanale du produit fut une corde de parachute fixée à un arbre. Depuis, l’idée a été raffinée et le produit est maintenant devenu une sangle disponible pour tous à coût abordable. Le TRX (pour Total body Resistance Exercise) est une double sangle qui se fixe à 1,80 mètre du sol à une porte, une poutre ou n’importe quel endroit qui pourra faire l’affaire. Simple et sécuritaire, la sangle TRX est facile à transporter puisqu’elle ne prend pas de place tout en étant très légère. Idéale pour la maison, à l’hôtel, au parc, etc. Le principal avantage du TRX est qu’il implique tout le corps et qu’il est excellent

PAR STÉPHANIE DROLET

pour renforcer les abdominaux. Quels ques soient les exercices, le corps est toujours en suspension et ce sont les muscles qui supportent tout le poids. Pour augmenter la difficulté, il suffit d’incliner davantage le corps, en effet, plus le corps offre une résistance, plus le travail est payant. Basé sur un principe de travail dynamique, il assure une prise de conscience proprioceptive de l’environnement et de son propre corps. La stabilité et la flexibilité du TRX permettent des exercices illimités et lui confèrent une adaptabilité sans limite. En prime, tous les muscles profonds travaillent en permanence! Les courroies TRX gagnent en popularité chez les kinésiologues et sont de plus en plus utilisées par les athlètes et les préparateurs physiques afin de favoriser le travail en instabilité. Thierry Gagnon, kinésiologue et entraineur personnel, propose sur son blogue (Nomade Entraînement) plusieurs vidéos concernant les exercices utilisant le TRX. La trousse de base En plus de la sangle TRX, quatre autres accessoires peuvent se révéler fort utiles pour agrémenter vos séances d’abdos. Un ballon suisse, un ballon lesté de 3 ou 4 livres, des poids libres de 3 ou 5 livres et un

tapis de sol pour protéger votre dos. Si vous êtes en plein air, le gazon peut remplacer le tapis, la table à pique-nique devient alors un bel outil et les grosses pierres peuvent servir de poids libres, il suffit d’avoir un peu d’imagination! Sans faire une liste exhaustive des exercices à réaliser sans beaucoup de matériel, voici quelques suggestions qui vous inspireront pour vos prochaines séances. Un échauffement léger, c’est-à-dire 5 à10 minutes de course à pied, de vélo ou autre, est recommandé avant de vous attaquer à vos abdominaux! L’entraînement en circuit est souvent plus motivant, préparez-vous une liste de 5 à 10 exercices à répéter pour 1 à 3 blocs avec une pause entre chaque. Les dips pour les triceps : soutenu par vos bras entre deux bancs, commencez le mouvement les coudes dépliés et descendez en pliant les bras jusqu’à ce que les coudes soient à 90 degrés. Pour plus de difficulté, placez les pieds plus haut. Ou alors, on utilise le TRX. Les traditionnels push-ups : on peut les agrémenter avec les pieds sur un ballon suisse, les mains sur un ballon lesté ou encore une fois avec le TRX. La planche abdominale : elle représente

© Grady Reese

Entraîner ses abdos partout!

une belle alternative avec ses variantes sur le côté toujours difficiles. On peut aussi se servir des ballons ou encore des poids libres pour diversifier les exercices et augmenter tranquillement la charge. Tous ces accessoires ajoutent de l’instabilité et vous forceront à bien contracter les abdominaux afin de réussir à exécuter correctement les mouvements. Les chins-ups ou pull-out : qui consistent à soulever son propre poids sont également très bons pour renforcer le haut du corps et assez complets. Les burpees : un enchaînement avec un push-up et un saut vertical, ils sont excessivement exigeants, car ils combinent l’aspect cardiovasculaire et musculaire. Les squats et les fentes : deux exercices spécifiques pour travailler les jambes et les fessiers. Ils peuvent être également réalisés avec le TRX pour varier et augmenter la difficulté.

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MCLINIQUE

À LA FINE POINTE DE VOTRE SANTÉ

PAR CHRISTIAN LÉVESQUE

Assis sur la bicyclette stationnaire depuis une dizaine de

minutes, je fixe le moniteur qui indique ma cadence. Charly Vives, un cycliste de haut niveau qui est aussi entraîneur personnel à la MClinique, m’a bien averti que je dois rester dans une certaine zone critique pour que mes résultats soient valides. Je commence à suer à grosses gouttes et mes poumons pompent l’air directement d’une machine qui calcule ma consommation d’oxygène à chaque seconde. Je me sens comme un athlète de haut niveau en préparation des olympiques. Lorsque le test se termine après une quinzaine de minutes, j’ai finalement davantage le sentiment d’être un rat de laboratoire. Test de force musculaire, composition corporelle, capacité aérobique, VO2 max, questions sur mon alimentation, pourcentage de gras, masse musculaire; les tests se succèdent durant deux heures. Je me sens maintenant comme un astronaute en préparation d’un alunissage! C’est pourtant la routine quotidienne dans cette nouvelle clinique ouverte il y a quelques mois en plein cœur d’Outremont. Une équipe de six professionnels y perfectionnent depuis janvier l’analyse de la santé globale de leurs clients. Et ces tests de base ne sont que le début de l’analyse : « Voici ton accéléromètre personnalisé, me lance Charly. Tu dois le porter en tout temps durant une semaine pour qu’on puisse avoir un portrait détaillé de ton niveau d’activité. » Le bidule ressemble à un cyclomètre avec un brassard que je dois installer sur mon bras. L’engin calcule les mouvements corporels pour chiffrer ma dépense énergétique totale. « Tu vas voir, c’est vraiment génial 40

mai 2012 espaces.ca

© MClinique

Mettre les pieds au Midtown Sporting Club Sanctuaire, c’est entrer dans une nouvelle ère de la mise en forme. Et l’ouverture récente de sa MClinique pousse encore plus loin l’évaluation de la santé physique. tout ce qu’on peut savoir avec ça! », dit Charly Vives. Sept jours plus tard, il me montre les données sur son écran. C’est à ce moment que je mesure l’ampleur du niveau de perfectionnement de la MClinique. Tout y est : le nombre de calories que j’ai brulées par jour et à l’heure près, la durée de toutes mes activités physiques (!) et leur intensité, le nombre de temps passé allongé et celui en sommeil, le nombre de pas que j’ai effectués, etc. « Qu’est-ce que tu as fait samedi? », me demande Charly. De l’escalade de glace. « Et mardi midi? » Une course sur l’heure du diner. Le bilan est fidèle à tout ce que j’ai effectué durant cette semaine. « En fait, tout cela ne constitue que des chiffres de base sur lesquels nous pouvons échafauder un programme d’entraînement personnalisé », m’explique l’entraîneur. « Ils sont différents pour chacun et ils vont surtout nous permettre de te concocter un plan de mise en forme qui sera optimisé en fonction de tes objectifs précis. » On est ici à des années-lumières de tout ce qui se fait ailleurs comme suivi de la condition physique. Une fois imprimées, les données sont comparées aux moyennes de leurs autres clients. « Tu vois, ici cette ligne indique notre prédiction de ton temps de course pour un marathon. » Impressionnant! Je décortique toute cette information avec une avidité sans mesure. Comment ai-je pu fonctionner avant? C’est comme redonner la vue à un aveugle : voici ma condition physique étalée sur papier comme une carte routière avec les recommandations d’un professionnel pour améliorer mon entraînement en fonction de mes besoins, de mes objectifs et de mon horaire de travail. J’adore! « Viens, je vais te présenter notre nutritionniste qui va te faire un plan personnalisé grâce à ces résultats. »

Dans le bureau adjacent, la nutritionniste Evelyne Deblock m’attend avec une planification alimentaire adaptée à ma condition. « Avec ce que tu m’as donné comme information sur ton régime la semaine dernière et les données obtenues, voici ce que je te suggère », me dit-elle en me tendant un dossier étoffé sur mes besoins avant, pendant et après l’exercice. Alors qu’elle me décortique son rapport sur ma quantité de calories quotidienne nécessaire, les apports en glucide, protéines, féculents et légumes requis, je tourne les pages jusqu’à la dernière qui donne un exemple de repas pour une de mes journées typiques. Je n’ai qu’à suivre ces recommandations quotidiennes pour améliorer mes performances. Résultat : je me suis arrêté à l’épicerie avant de rentrer chez moi! Le tout vient évidemment à un certain prix, qui est plus élevé qu’un abonnement au gym Énergie Cardio du coin, mais si votre objectif est de monter l’Everest comme Monique Richard, c’est ici que vous voudrez dépenser vos calories et vos dollars pour optimiser votre préparation. Abonnements mensuels ou annuels disponibles, mais les services de la MClinique sont aussi offerts à la carte pour obtenir une évaluation personnelle de sa condition physique, de sa composition corporelle, de sa capacité aérobique ou musculaire, de sa dépense énergétique ou encore une évaluation nutritionnelle complète. Les gens de la MClinique peuvent même aller avec vous à l’épicerie pour vous expliquer comment lire les étiquettes et vous suggérer des repas. Une seule visite vous convaincra de ce qui vous manquait jusqu’à présent dans votre entraînement! midtown.com


ENTRAÎNEMENT

LE PARCOURS DU COMBATTANT © Leslie Banks

Boot camp extérieur

PAR CHARLINE-ÈVE PILON

Il fait beau dehors et l’idée de s’enfermer dans un gym vous fait grimacer? Pour allier beau temps et exercices intenses, le boot camp extérieur est tout indiqué. L’activité est pratiquée sur un espace vert qui stimule tous les muscles possibles et inimaginables. Véritable mélange de course, de sauts et de piste d’hébertisme, le boot camp e st un cours qui combine des intervalles d’exercices cardiovasculaires et de la musculation selon un parcours. Dans une ambiance de camaraderie, l’objectif est de transpirer, de brûler des calories, d’acquérir du tonus musculaire et surtout de vivre une heure de plaisir à bouger en groupe. Ici, on est loin des gymnases : on est dehors et l’on profite de l’été. C’est une belle façon de dépasser ses limites personnelles, tant

physiques que mentales, en étant encadré par un entraîneur qualifié.

Un entraînement musclé

L’entraînement débute par un réchauffement, question de préparer ses muscles aux exercices à venir. Ensuite, tout fonctionne à la manière d’un circuit qui renferme différentes stations. À chacune des stations, un exercice est indiqué. Que ce soit du jogging, des sauts, des exercices de jambes ou encore du stop and go, tout se

fait dans un enchaînement continu pour faire monter vos fréquences cardiaques. Certaines stations proposent un exercice qui cible un groupe musculaire en particulier, par exemple : 15 tractions, suivis de 15 flexions des jambes et de 10 redressements assis. À cela peuvent s’ajouter des poids de quelques livres, des élastiques, ou une planche de step. Le parcours change à chaque cours pour diversifier les mouvements. On complète l’entraînement par une série globale d’étirements.

Bref, pendant près d’une heure, on n’arrête pas : « C’est un entraînement très exigeant, indique Éric Czerniecki, coordonnateur des programmes sportifs et instigateur du cours de boot camp à Sports Montréal. Et tout ça se fait dehors, beau temps mauvais temps. Pour prendre part au cours, il faut avoir un minimum de forme physique. Au début, on fait une évaluation de la santé globale de la personne. Si le participant possède une base en jogging ou en aérobie ou tout sport qui exige une certaine force, ça peut marcher.


L’activité s’adresse à ceux qui ont envie de travailler fort. » À la base, le cours était adressé aux hommes de 18 à 35 ans qui avaient l’habitude de très peu participer aux cours de groupe. Mais aujourd’hui, le cours est ouvert à tous. De nombreuses femmes y trouvent d’ailleurs leur compte comme Carolyn Hass, une passionnée de boot camp, qui en fait un véritable mode de vie. « Je suis littéralement accro! s’exclame la fille de 25 ans. J’ai toujours détesté faire du sport à l’intérieur. Le boot camp fait bouger tous les muscles. On travaille tellement et on se sent rapidement plus forte. » Cette dernière a longtemps porté une blessure à un genou et évitait ce genre d’entraînement de peur de l’aggraver. Après plusieurs séances de boot camp, elle a cessé de porter sa genouillère.

« Oui chef! Non chef! »

À l’origine, le boot camp consistait en un entraînement militaire américain utilisé pour les recrues. Les instructeurs étaient là pour leur en faire baver. Une façon de renforcer les qualités physiques et morales en les amenant à puiser dans les ressources profondes, à l’aide d’exercices enchaînés. C’est à la fin des années 1990 que la méthode boot camp adaptée pour tous est née. C’est le sergent américain Ken Weichert, revenu de la guerre d’Irak, qui a eu l’idée de lancer ce

type d’entraînement inspiré de l’entraînement des Marines. Le succès a été immédiat. Ici, la méthode employée se tient loin du style soldat et pantalons à motif camouflage. L’entraîneur donne ses directives, mais ne crie pas et n’insulte pas les participants qui ont peinent à compléter la série de pompes. Oui, vous suerez à grosses gouttes. Par contre, on privilégie la motivation positive et c’est le plaisir qui prime. Marie-Soleil Harvey est entraîneur en chef chez Be Training depuis trois ans où les cours se donnent à l’extérieur du mois d’avril jusqu’à la mi-octobre. Elle a travaillé quelque temps à l’entraînement des Forces canadiennes à Kingston en Ontario, mais n’aime pas l’approche trop directive. Et c’est ce qu’elle tente d’éviter dans ses cours de boot camp : « Les gens sont déjà assez stressés dans la vie, ils n’ont pas besoin en plus de l’être lors d’une activité physique, mentionne celle qui a une formation comme thérapeute de sport. Je ne sors mon sifflet qu’à quelques occasions, pour ne pas avoir à crier si les participants sont dispersés. Oui, je reprends des éléments de l’armée dans certains exercices, mais les similitudes s’arrêtent là. » Même constat du côté d’Éric Czerniecki. « Oui, on s’inspire de l’entraînement des militaires, et même si les entraîneurs sont très motivés, ils ne crient pas après les participants. Si une personne ne complète

pas l’exercice, elle ne sera pas punie! Les entraîneurs sont qualifiés. Ils savent donner le goût aux participants de se surpasser sans se blesser. » Avec le boot camp, tous les muscles sont sollicités. Jambes, bras, buste, fessier, on fait tout bouger, des doigts jusqu’aux orteils. Et les bénéfices physiques sont tangibles après quelques séances. De 500 à 600 calories peuvent être dépensées en une heure. En plus d’être un entraînement complet, c’est une façon d’améliorer sa souplesse. Idéalement, il faut le pratiquer deux fois par semaine pour ressentir une meilleure forme physique.

L’effet de groupe

Basé sur la solidarité, le boot camp est aussi une histoire de groupe qui évolue dans un esprit de cohésion. Si quelqu’un flanche, tout le monde flanche. C’est un sport qui se pratique en équipe, même si chacun fait ses exercices pour soi. « Ça créé un groupe social, il y a un lien d’appartenance qui se forme, indique Marie-Soleil Harvey, dont les cours peuvent atteindre 30 personnes. Tout le monde s’encourage. Il n’y a aucune compétition entre les membres. » L’effet de groupe aidant, la plupart des participants ont tendance à se motiver davantage. Personne ne veut passer pour le maillon faible, après tout!

Andréa Clarke fait partie elle aussi de ces personnes qui ont trouvé, dans le boot camp extérieur, une source d’énergie insoupçonnée. Elle suit des cours depuis près d’un an et pour elle, c’est une véritable révélation. « Je n’ai jamais été aussi en forme, lance la participante de 29 ans. J’ai même commencé à sortir tous les jours dehors pour faire de l’exercice en raison de la grande énergie que j’ai dorénavant. » Et l’avantage d’accomplir le tout à l’extérieur, c’est la possibilité d’utiliser toutes les ressources qui se trouvent naturellement à portée de main. « Dans les parcs où l’on va, je peux leur faire monter une côte en courant ou encore accrocher une sorte d’anneaux de gym aux arbres pour travailler en suspension », ajoute Marie-Soleil Harvey, qui donne des cours dans certains parcs dans l’est et l’ouest de Montréal. Il en coûte en moyenne entre 80 $ et 100 $ pour s’inscrire à une activité de boot camp extérieur, tout dépendant de l’endroit choisi. Et l’équipement nécessaire est simple : une serviette, une bouteille d’eau, des espadrilles et une tenue de sport. ENCORE PLUS SPORTSMONTREAL.COM BETRAINING.CA


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L’expression anglaise a plus de gueule que le péjoratif « sportif du dimanche », qui se classe juste au-dessus du « sportif de salon » et dont le dimanche tombe souvent la semaine des quatre jeudis! Le lundi, Rebecca Gagné, physiothérapeute à la clinique Stadium PhysiOstéo, a un agenda bien rempli : « Le weekend warrior est typiquement dans la trentaine ou quarantaine, généralement un homme. C’est un sportif qui était plus actif dans sa jeunesse, mais dont les occupations professionnelles et familiales lui laissent de moins en moins de temps pour bouger. La fin de semaine, il compense en étant très intense », définit la physiothérapeute. « Le weekend warrior ne s’entraîne pas : il pratique une activité sportive », continue Nicolas Boisclair, kinésiologue

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LA SEMAINE, ILS ABATTENT LE BOULOT, VOLENT D’UN RENDEZ-VOUS À UN AUTRE ET ASSURENT LE BONHEUR DE TOUT UN CHACUN. LA FIN DE SEMAINE, ILS GRAVISSENT DES MONTAGNES, DOMPTENT LES KILOMÈTRES OU ENCHAÎNENT LES MATCHS. CE SONT LES WEEKEND WARRIORS.

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à Myocardio. Et comme les longs treks, les centaines de kilomètres sur deux roues et les tournois de basketball se glissent difficilement à l’horaire du lundi au vendredi, vivement le week-end.

Sportif à temps partiel, intense à temps plein

Par manque de temps ou d’intérêt, le « guerrier de fin de semaine » confine ses prouesses athlétiques à la fin de semaine. Ses membres se reposeront lundi, se dit-il. « Le problème, ce n’est pas seulement leur intensité sportive la fin de semaine, c’est l’intensité de leur rythme de vie tout au long de la semaine. Souvent, leurs responsabilités font en sorte qu’ils accumulent du stress, ne dorment pas assez et ne mangent pas sainement. Le corps ne fait pas la distinction entre la vie et l’entraînement. La charge de stress s’additionne. Un corps fatigué risque davantage de tomber malade, et de se blesser », met en garde Rebecca Gagné. Ce ne sont donc pas que des muscles endoloris qui peuvent ralentir la sortie du lit le lundi. Les blessures traumatiques, comme les claquages musculaires, les ruptures de tendon et les fractures, sont fréquentes et


© Joshua Hodge Photography

« Le problème, ce n’est pas seulement l’intensité sportive de fin de semaine, c’est l’intensité de rythme de vie tout au long de la semaine! Le corps ne fait pas la distinction entre la vie et l’entraînement. Un corps fatigué risque davantage de tomber malade, et de se blesser », met en garde Rebecca Gagné.

nécessitent plus que quelques jours de repos, une ou deux ibuprofènes et de la glace « quand on y pense ». « Les guerriers qui pratiquent un sport de groupe entre amis sont particulièrement à risque : ils ont la confiance de leurs exploits passés, ils n’ont plus la forme physique qui y était associée, ils pratiquent un sport où les risques de chute ou d’accrochage sont élevés et ils se retrouvent dans un contexte compétitif où ils n’écoutent pas les signaux de leur corps. Si en plus leurs réflexes sont moins bons à cause de la fatigue, les risques se multiplient! » explique la physiothérapeute. Les sportifs qui s’adonnent à des sports plus calmes pendant de longues heures ne sont pas exemptés de tout danger. Des blessures de surutilisation (comme les fasciites

plantaires) peuvent se développer en quelques heures, voire quelques minutes lors de la pratique de sports répétitifs à forte demande comme la course à pied. Qu’elles résultent d’un traumatisme ou d’une surutilisation, ces blessures prennent en moyenne quatre à six semaines pour guérir, si elles sont relativement mineures. Autrement, le temps de guérison peut se compter en nombre de mois. La récupération devra donc prendre plusieurs lundis…

Mais, pourquoi?

Faire du sport contribue au développement d’une meilleure forme physique. Mais être en bonne forme physique est important pour pratiquer bien des sports. S’enliser dans une réflexion paradoxale sans fin (du genre › › Suite page 46


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© Stephanie Swartz

de « l’œuf ou la poule ») n’est pas la solution. La forme se développe progressivement, et on peut pratiquer un sport à tout niveau de forme. C’est son intensité qui doit être apprivoisée tranquillement. « Les weekend warriors dépassent les balises confortables d’adaptation du corps et poussent dans les zones de blessure. Souvent, ils se mettent dans une situation où ils ne peuvent pas faire autrement à cause de la pression de l’équipe ou du sommet d’une montagne à atteindre. À toujours jouer dans les zones extrêmes, sans être préparé physiquement, on s’expose aux risques de blessure », prévient Rebecca Gagné.

21 autres modèl

Mais avant, ça fonctionnait!

Ce qui fonctionnait pendant la vingtaine fonctionne moins bien à la fin de la trentaine, et puis plus péniblement après la quarantaine. En vieillissant, nombreux sont ceux qui ont remarqué la diminution du rythme de récupération du corps après une soirée bien arrosée. Le foie n’est pas le coupable : tout le métabolisme ralentit au-delà du cap de la trentaine. Du coup, le corps récupère plus lentement de tout effort physique. La perte musculaire s’ajoute aussi à ce déprimant scénario, de sorte que le corps moins soutenu musculairement devient plus fragile. « Dans la vingtaine, rares sont les weekends warriors qui se blessent, à moins d’un accident quelconque ou d’une fragilité causée par une condition particulière, par exemple une blessure antérieure. Vers quarante-cinq ans, ils sont

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aussi moins nombreux, parce qu’un bon nombre travaille en mode prévention. Le pire âge, c’est la trentaine, car on se croit alors toujours invincible, et l’on n’a pas encore eu sa leçon », décrit Rébecca Gagné.

Faire ses devoirs avant d’avoir sa leçon

D’abord, tous les professionnels s’entendent : être actif une fois par semaine, c’est beaucoup mieux que d’être sédentaire à temps plein. Le danger en étant intense qu’une fois par semaine est de se blesser, et de retourner à une sédentarité forcée. Pour que le corps soit prêt à accepter une grosse charge ponctuelle, en volume ou en intensité, il doit être préparé. Et comme l’entraînement se définit justement comme une préparation physique, on n’y échappe pas!

La musculation est particulièrement importante pour freiner la perte musculaire associée au « temps qui passe ». Toute personne qui aime pousser la machine humaine à ses extrêmes devrait s’assurer d’avoir une masse musculaire solide pour encadrer son ossature et ses tendons. Les étirements permettent quant à eux de réduire les effets néfastes de la sédentarité, afin de se présenter le samedi avec un corps qui tient la route. Toute activité physique quotidienne, comme promener le chien ou se déplacer à vélo, a aussi ce même impact positif, en plus des bienfaits cardiovasculaires, particulièrement si l’on fait pomper le cœur de temps à autre. Il vaut donc mieux se fier à son horaire et à ses intérêts que de s’imposer un plan. « L’important pour la forme générale, c’est la constance. Il est donc préférable de trouver une fréquence et un genre d’entraînement qui nous


« L’important pour la forme générale, c’est la constance. Il est donc préférable de trouver une fréquence et un genre d’entraînement qui nous convient, et de les maintenir », suggère le kinésiologue, Nicolas Boisclair.

convient, et de les maintenir », suggère le kinésiologue, Nicolas Boisclair. « Certains vont préférer un exercice et trois étirements à faire tous les jours, pendant un petit dix minutes et d’autres suivront une séance de musculation dirigée une fois par semaine avec leur équipe de football. Un petit peu, chaque jour, c’est mieux, et un peu plus qu’un peu moins, mais un plan préférable qu’on ne suit pas ne vaut rien », explique Nicolas Boisclair.

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Et la fin de semaine…

Si la préparation du corps au cours de la semaine se glisse difficilement à l’horaire, il faut encadrer l’effort intense d’un échauffement et d’un retour au calme. Selon votre sport de prédilection, l’échauffement peut prendre la forme d’un court jogging, d’une marche, de moulinage, etc. Échauffés, les muscles sont plus souples et moins vulnérables. Un retour au calme après l’activité permet quant à lui d’accélérer le processus de récupération du corps en activant le rejet des toxines et de ralentir doucement le rythme cardiaque, réduisant ainsi le dangereux risque de malaise post-effort. Une utilisation régulière et un entretien de base de votre équipement le plus important, votre corps, vous permettront de vous éclater dans vos projets fous de fin de semaine encore longtemps!

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ENTRAÎNEMENT

S’entraîner

comme

Louis Rousseau Avec plusieurs sommets de 8 000 mètres à son actif, Louis Rousseau sait comment se préparer pour conquérir les montagnes. Si vous voulez, comme lui, tenter de grimper le K2 cet été, il vous faudra bien vous préparer.

En alpinisme au Québec, le jeune trentenaire est devenu une référence. Cet été, il repart à l’assaut d’une haute montagne bien connue : le K2. Louis Rousseau a le projet de passer par une nouvelle voie pour atteindre le sommet, une ligne qui se trouve juste à côté de l’Éperon des Abruzzes. Une ligne logique dans l’esprit du grimpeur, qui pourrait peut-être même devenir la voie normale. Pour y parvenir, par contre, il doit s’entraîner à l’os. Même si chaque montagne est différente, l’entraînement demeure le même. Voici comment l’alpiniste se prépare pour les sommets.

une place importante dans sa planification jusqu’à ce qu’il parte en expédition. Le régime de base comporte donc beaucoup de cardio, surtout en intervalle. Depuis quelques années, il préfère cette méthode : « Avant, je faisais de longues sorties et je perdais beaucoup de temps », expliquet-il. Avec des sessions en intervalle – des variations dans la difficulté, la vitesse ou la durée de l’effort –, il dit avoir noté une bonne amélioration. Cette méthode lui permet aussi de développer les muscles de jambes nécessaires à la montagne ainsi que d’améliorer la gestion de l’acide lactique par son organisme.

DES MOIS AVANT L’EXPÉDITION

Comment? D’abord, la course en sentier : c’est en grimpant qu’on devient meilleur grimpeur. À raison d’une ou deux fois par semaine, Louis enfile ses chaussures pour grimper, à la course, les pentes de ski près du mont Saint-Sauveur. « En intervalle! », précise-t-il, alors qu’il doit s’arrêter pour reprendre son souffle et continuer l’ascension de 210 mètres. Chrono : 13 minutes.

Avant même que le K2 soit inscrit à son calendrier d’expédition, Louis Rousseau maintient un horaire d’entraînement qui a de quoi vous essouffler simplement à le regarder! Le premier muscle qu’il entraîne : le cœur. Son outil de base presque tous les jours : un bon cardiofréquencemètre. L’entraînement cardiovasculaire prend

Quelques suggestions « Si vous voulez faire de la haute montagne ou des expéditions, oubliez le hockey, le soccer ou le badminton! », conseille Louis Rousseau. Tous ces sports peuvent causer des blessures, du claquage en passant par la cheville foulée. Rien d’idéal pour entamer l’ascension d’une montagne. Côté nutrition, il évite les surplus de glucides, se concentre sur les protéines et les légumes. Et les suppléments? Il n’en prend aucun. « Je m’assure de bien manger, de bien dormir, c’est tout. » Autre entraînement intéressant : l’aspect mental! Louis utilise notamment de la visualisation pour lui permettre de faire face aux événements. Un des cols du K2 l’inquiète particulièrement, il se force donc à visualiser cet endroit pour s’y sentir plus à l’aise mentalement. Il sera moins anxieux quand viendra le temps de fouler le pied de la montagne. 48

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Et il le refait trois fois – en incluant, bien entendu, la descente. Ensuite, la course… elle aussi en intervalle. Le secret? Le tapis roulant qui le force à faire les intervalles sans qu’il réduise la cadence. Mais chaque session sera différente : « Je fais varier les intervalles pour éviter que mon corps ne s’habitue », dit-il. En maintenant son rythme cardiaque à environ 80 %, Louis s’approche de la zone cardiaque qu’il atteindra lorsqu’il sera près du sommet. « L’intervalle, c’est la meilleure façon de simuler ce que nous faisons en montagne. À 8 000 mètres, avec de la neige aux cuisses, quand on fait la trace, on fait 20 pas et on a les poumons qui brûlent. On laisse passer la personne derrière nous, et on reprend », explique-t-il. Pour varier la sauce, il fait également des jeux de courses avec des partenaires. Enfin, trois fois par semaine, le grimpeur enfile les longueurs dans la piscine. Ici, l’esthétisme et l’efficacité passent en deuxième. L’important est de maintenir un rythme cardiaque élevé : « Ma brasse n’est pas très belle », s’exclame-t-il en riant. En prime, la nage lui permet de faire de la récupération active, en taxant moins les membres inférieurs. Il faut ajouter à cela deux soirées de grimpe par semaine, d’environ deux heures chacune. Et en plus, une sortie le dimanche – une longue course ou de l’escalade extérieure, selon la saison – et vous avez une semaine « normale » d’entraînement de Louis Rousseau. Au bas mot, c’est

20 heures intenses en plus de son travail à temps plein. Et trois mois avant le début de l’expédition, les choses s’intensifient.

AVANT L’EXPÉDITION

Quand le départ se précise, l’entraînement est orienté vers l’aspect explosif des muscles, tout en augmentant le volume d’exercice. Attention aux cuisses, c’est intense! « Ça devient plus spécifique comme exercices », explique l’athlète. L’idée est de taxer le corps pour qu’à la récupération, les muscles soient en pleine forme. Ici, Louis ajoute à son horaire déjà chargé des séances d’exercices plyométriques : fentes sautées ou latérales, fentes latérales, jump box, squats sautés. Bref, de tout pour solliciter les quadriceps comme jamais. Il commence aussi à monter et descendre le belvédère du Mont-Royal. Pour cette portion, une partie de l’entraînement provient du site MountainAthlete, dont la méthode repose beaucoup sur le crossfit. Tout juste avant le départ, Louis ne conserve que la course, pour récupérer et être prêt. Si l’entraînement est exigeant pour le corps, conquérir les sommets l’est tout autant. Beaucoup de ces muscles gagnés durant de longs entraînements vont littéralement fondre sous l’effort en montagne. Alors que Louis entame ses expéditions avec un poids oscillant entre 190 à 200 livres, il en revient avec un maigre 175 livres. Au retour, il s’accorde quelques jours de vacances... avant de reprendre l’entraînement!

© Joshua Hodge Photography

PAR DAVID SAVOIE


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Quand le moral n’y est plus! © Jeanine Groenewald

PAR JIMMY SÉVIGNY

QU’EST-CE QUI PROVOQUE LE MANQUE DE MOTIVATION? ET SURTOUT, QUOI FAIRE POUR S’EN SORTIR? Dès qu’il a été en mesure de marcher, les parents de Francis l’ont incité à bouger. À 5 ans, il était déjà inscrit dans un club de course à pied et effectuait ses premières foulées sur le bitume et honnêtement, pour son âge, ce petit bout de choux était très prometteur. Voyant que Francis progressait avec beaucoup de facilité, ses parents l’ont également initié à la natation en plus des sorties de vélo et des randonnées pédestres en famille. Bref, chaque jour, Francis bougeait et se donnait comme mission de performer. Avec les années, il devint de plus en plus performant et à l’âge de 16 ans, il se hissa même dans le top 10 des coureurs et des nageurs au Québec. Tout le monde était fier de lui! Puis, arriva l’université où il devait performer encore une fois. Pendant la deuxième année de son bac, un matin comme un autre, il se leva pour aller s’entraîner avant d’aller à ses cours. Malheureusement, son corps lui fit comprendre qu’il était préférable d’en faire le moins possible. Fatigue musculaire, maux de tête et pensées négatives envahissaient son corps et son esprit. Sur le coup, Francis crut qu’il avait attrapé un virus, mais après quelques tests passés à l’hôpital, on lui annonça qu’il n’avait absolument rien d’anormal. Tout était beau! Sans trop comprendre ce qui se passait, l’entraînement est devenu de moins en moins présent, car chaque fois qu’il essayait de nouveau de jogger ou d’effectuer une sortie à vélo, Francis n’éprouvait plus aucun plaisir. Au final, il a pratiquement cessé toute activité qui impliquait une augmentation de sa fréquence cardiaque, car il n’y voyait plus aucun intérêt. Est-ce que l’histoire de Francis vous rappelle quelque chose? Comme lui, vous avez sans doute déjà eu des périodes pendant lesquelles vous n’aviez plus du tout le cœur à l’entraînement. Mais qu’est-ce qui provoque cela? POURQUOI S’ENTRAÎNER? Que vous soyez à l’entraînement depuis votre enfance ou depuis un mois, vous devez savoir pourquoi vous le faites. Est-ce pour votre conjoint(e)? Pour retrouver la forme en vue de la prochaine saison de plage ou tout simplement parce que vous aimez cela? Avec les années, votre corps et votre esprit évoluent et c’est la même chose avec les sources de motivation qui vous poussent à vous entraîner. Même si votre but est de 52

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garder la forme, écrivez-le sur un bout de papier et placez-le dans un endroit où vous pourrez toujours le voir. Parfois, lors de petits moments de faiblesse, il peut être bon se remémorer pourquoi vous le faites. Avec le temps, je me suis vite aperçu que les gens qui s’entraînaient sur une base quotidienne le faisaient avant tout pour eux-mêmes et non pour les autres. PLAISIR ET PERCEPTION Lorsque vous bougez, ressentez-vous un certain plaisir? En tant qu’éducateur physique, j’ai déjà rencontré des gens qui étaient négatifs avant, pendant et après l’entraînement. Laissez-moi vous dire qu’ils s’ennuyaient très rapidement et abandonnaient après seulement quelques semaines ou quelques mois. Il est important de voir vos périodes d’entraînement ou d’activités sportives comme du temps pendant lequel vous investissez dans votre santé, qui va vous permettre de faire le plein d’énergie et d’oxygène (dans certains cas). Lorsque mon poids corporel était à plus de 450 lb, je voyais l’entraînement comme une source de difficultés, de sacrifices et de souffrances. Toutefois, le jour où j’ai décidé de le voir comme une source de motivation, un temps que je prenais pour moi et une façon de me lancer un défi, c’est à ce moment que j’ai pris goût à bouger. ALIMENTATION Je sais que cela peut paraître étrange, mais l’alimentation joue un rôle primordial dans votre motivation face à l’entraînement. En tant qu’ancien obèse morbide et maintenant entraîneur privé, je peux vous le confirmer haut la main! Premièrement, si vous consommez des aliments qui sont très riches, votre foie risque de vous faire comprendre qu’il n’a pas vraiment le goût que vous bougiez et votre estomac, tout comme vos intestins, est plutôt occupé à digérer. De plus, si vous bougez pour perdre du poids et que vous consommez des aliments très énergétiques, vous allez réaliser très vite que les calories ne se brulent pas très rapidement à l’entrainement, et cela risque de vous décourager. À l’opposé, les gens qui se sous-alimentent pour quelques raisons que ce soit (image, anorexie, etc.) ne verront pas vraiment l’utilité de bouger, car l’entraînement les épuise. Bref, il n’y a pas à dire, entraînement et saine alimentation vont de pairs! N’hésitez pas à consulter des spécialistes de l’alimentation tels qu’un nutritionniste. INTENSITÉ ET SURENTRAÎNEMENT Voici ce qui risque le plus de toucher les gens qui s’entraînement dans le but de performer. Il peut être facile

de confondre le surentraînement avec le burn-out, car dans les deux cas, il y a souvent des signes d’épuisement intense. Le surentraînement n’arrive pas du jour au lendemain; il s’installe progressivement. À la base, le corps humain est une incroyable machine, mais certaines personnes ne lui laissent tout simplement pas le temps de s’adapter. En effet, lorsque l’intensité des entraînements ou des activités est trop élevée, que vous ne laissez pas suffisamment de temps à votre corps pour récupérer et que vous n’éprouvez plus aucun plaisir à bouger, votre corps vous enverra des signes qu’il vaudrait mieux revoir votre façon de vous entraîner. Des symptômes tels que des troubles du sommeil, des troubles digestifs, une contreperformance, une baisse de l’appétit ainsi qu’une instabilité émotionnelle sont souvent des signes de surentraînement. Si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes, consultez avant qu’il ne soit trop tard! ANTIDÉPRESSEUR ET HUMEUR Plusieurs personnes bougent en fonction de leur humeur. Si elles sont « hop la vie! », elles se mettront à l’entraînement sans aucun problème. Toutefois, si leur journée de travail n’a pas réellement été comme elles le désiraient et qu’elles sont persuadées qu’elles ne doivent pas s’entraîner, elles ne le feront pas. Personnellement, je serais porté à vous dire de bouger même si vous ne vous sentez pas à votre summum, car les bénéfices seront immédiats après l’entraînement. En plus d’être fier de vous, votre corps va sécréter des hormones qui vous rendront heureux : les fameuses endorphines! Ces hormones de la famille des opiacés ont un effet euphorique sur vous et pourrait vous aider à vous accrocher un sourire aux lèvres lors des journées plus grises. De mon côté, lorsque je sens que je n’ai pas mon énergie habituelle ou que je vis une situation stressante, je tente par tous les moyens de bouger afin de m’éclaircir les idées. Et ça fonctionne! Je dis souvent qu’un problème qui semble une montagne à mes yeux devient rapidement un faux plat après l’entraînement. Même si vous n’avez pas le goût de bouger en prétextant mille et une raisons, tentez de le faire quand même. Je ne parle pas ici d’aller courir un marathon, de traverser le Fjord à la nage ou de grimper le mont Washington, mais bel et bien d’activer votre corps et de penser à autre chose pendant une courte période de temps. Jimmy Sévigny est chroniqueur télé, conférencier et entraîneur personnel, B.A Sciences de l’activité physique. jimmysevigny.com


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PAR JULIE LEBLANC, NUTRITIONNISTE

En ce début de saison estivale, la routine est chamboulée au rythme des sorties, voyages et escapades improvisées. Alors attention aux baisses d’énergie inattendues et aux petits creux! Comment les éviter? Avoir en tout temps une collation à sa portée. Voici quatre idées de recettes vite préparées et faciles à trimballer, qui fourniront l’énergie nécessaire pour profiter pleinement des activités de l’été.

MINIPITA CHOCOLATÉ

Une tartine au beurre d’arachides repliée sur ellemême fait une délicieuse collation toute simple et facilement transportable. Peut-on aussi opter pour une garniture chocolatée commerciale? Malgré sa publicité qui lui donne des allures « santé », sa valeur nutritive s’apparente plutôt à un glaçage. Voici une délicieuse alternative qui comprend six fois moins de gras et deux fois moins de sucre que la garniture chocolatée populaire. Pour la tartiner, un pain plat fait parfaitement l’affaire, puisque l’on ne craindra pas de l’écraser.

Pour 15 pitas : 2 50 ml (1 tasse) de pruneaux séchés dénoyautés 250 ml (1 tasse) d’eau 60 g (2 oz) de chocolat noir en petits morceaux cannelle moulue au goût 15 minipains pitas Dans une petite casserole, porter à ébullition les pruneaux et l’eau en brassant. Réduire à feu moyen et laisser mijoter à découvert afin que les pruneaux absorbent complètement l’eau, environ 15 minutes. Transvider les pruneaux dans un robot culinaire. Ajouter le chocolat et la cannelle, et mélanger jusqu’à l’obtention d’une purée lisse. Tartiner 15 ml (1 c. à soupe) du mélange dans un minipain pita. Calories pour 2 pitas : 150, glucides 31 g, lipides 3 g, protéines 3 g, fibres 3 g

BOUCHÉES ÉNERGIE

Par temps chaud, les recettes sans cuisson gagnent en popularité. Et encore plus si elles se transportent facilement, se partagent bien et se dégustent agréablement... avec les doigts! Tel est le cas de ces savoureuses bouchées. Très simples à réinventer, cette recette comporte plusieurs ingrédients qui se substituent selon les goûts et les préférences. Par exemple, le beurre d’arachides peut être remplacé par un autre beurre de noix, les amandes par des pistaches et les canneberges par des raisins secs. Voici donc un délicieux méli-mélo contenant beaucoup de glucides, des protéines et des fibres, parfait pour redonner rapidement de l’énergie et soutenir l’estomac jusqu’au prochain repas.

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CYAN GUIDELINES DO NOT PRINT ALL ART IS FPO

COLLATIONS ESTIVALES

FÈVES DE SOYA ÉPICÉES

Craquantes sous la dent, les fèves de soya grillées calment efficacement la faim, tout en réjouissant les papilles. Moins caloriques que les noix et les graines, celles-ci les substituent judicieusement. Elles renferment en fait trois fois moins de gras et deux fois plus de protéines qu’une portion équivalente de noix mélangées.

Pour 4 portions, 250 ml (1 tasse) :

150 ml (2/3 de tasse) de fèves de soya sèches, non cuites 15 ml (1 c. à soupe) d’huile végétale 45 ml (3 c. à soupe) d’épices BBQ (paprika, poudre de piment de Cayenne, poivre noir, poudre d’oignon, poudre d’ail et sel)

Faire tremper les fèves de soya dans de l’eau froide durant environ six heures ou toute la nuit. Préchauffer le four à 175 °C (350 °F). Égoutter et assécher les fèves. Dans un bol, mélanger les fèves à l’huile et aux épices, et étendre le mélange sur une plaque à biscuit couverte de papier parchemin. Faire cuire jusqu’à ce que les fèves soient croquantes, soit environ 30 minutes, en les remuant légèrement à la mi-cuisson. Remarque : les pois chiches grillés au cari sont aussi délicieux. Pour une collation plus rapide, des fèves de soya et des pois chiches préalablement grillés se vendent en épicerie. Calories pour 60 ml (1/4 de tasse) : 130, glucides 9 g, lipides 6 g, protéines 11 g, fibres

Pour 8 bouchées :

60 ml (1/4 de tasse) d’avoine 30 ml (2 c. à soupe) de filaments de noix de coco non sucrés 45 ml (3 c. à soupe) de beurre d’arachides 30 ml (2 c. à soupe) d’amandes non salées hachées 30 ml (2 c. à soupe) de canneberges séchées 45 ml (3 c. à soupe) de miel 5 ml (1 c. à thé) de vanille Mélanger tous les ingrédients dans un bol. Réfrigérer durant une heure. Répartir le mélange en 8 portions. Former des boules en écrasant fermement le mélange. Calories pour 2 bouchées : 190, glucides 24 g, lipides 10 g, protéines 5 g, fibres 2 g

BISCUITS ENSOLEILLÉS À LA BANANE ET GRAINES DE TOURNESOL

Les galettes commerciales disponibles dans les dépanneurs, les cafés ou les restaurants-minute sont attrayantes pour combler un petit creux. Cependant, elles sont très riches en énergie, en gras et en sucre. Par exemple, le biscuit à l’avoine du café Starbucks contient 370 calories et 17 grammes de gras, soit l’équivalent de trois carrés de beurre! Voici donc une alternative : un biscuit tout aussi savoureux qui se prépare et se congèle facilement. Aucune excuse pour ne pas en avoir toujours à la portée.

Pour 12 biscuits : 2 50 ml (1 tasse) de flocons d’avoine 125 ml (1/2 tasse) de farine de blé entier 5 ml (1 c. à thé) de levure chimique (poudre à pâte) 5 ml (1 c. à thé) de cannelle moulue 1 pincée de sel 45 ml (3 c. à soupe) de cassonade 125 ml (1/2 tasse) de compote de pommes 45 ml (3 c. à soupe) d’huile végétale 1 œuf 1 banane mûre en purée 30 ml (2 c. à soupe) de graines de tournesol non salées Préchauffer le four à 190 °C (375 °F). Tapisser une grande plaque à biscuits de papier parchemin. Dans un bol moyen, mélanger les flocons d’avoine, la farine, la levure, la cannelle et le sel. Réserver. Dans un autre grand bol, mélanger la cassonade, la compote de pommes et l’huile à l’aide d’un fouet. Ajouter l’œuf et mélanger jusqu’à ce que la texture soit homogène. Incorporer les ingrédients secs au mélange, puis ajouter la banane. À l’aide de deux cuillères à soupe, répartir en 12 boules sur la plaque à biscuits. Les parsemer de graines de tournesol. Cuire au centre du four environ 16 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits soient dorés. Calories pour 1 biscuit : 120, glucides 16 g, lipides 6 g, protéines 3 g, fibres 2 g


* © 2012, marque de commerce de Kashi Company utilisée sous licence.

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La Montérégie compte sur son territoire 11 pistes cyclables qui totalisent près de 600 km, 200 km de bandes cyclables et 185 km de chaussées désignées. La Montérégie dispose également d’une véritable toile cyclable où s’intègrent entre autres 24 circuits routiers qui parcourent des centaines de kilomètres de routes pittoresques, longent le fleuve Saint-Laurent ou la rivière Richelieu et traversent des villages patrimoniaux, des vergers et des paysages agricoles bucoliques. Procurez-vous la trousse sur le cyclotourisme en Montérégie en composant le 1 866 469-0069 ou en visitant le www.tourisme-monteregie.qc.ca


DESTINATIONS

2012 Soif d’aventure? Cette section a été conçue pour vous! De l’île d’Anticosti aux montagne de la Bolivie, en passant par une expédition en vélo de montagne au Népal, voici la rose des vents nécessaire pour des vacances inoubliables. p. 58 : Huit voyages de rêves, clés en main p. 60 : Anticosti : l’île mystérieuse p. 62 : Les 10 commandements du voyageur responsable  p. 66 : Mauvais karma : quand l’aventure tourne mal… p. 68 : Népal : vélo de montagne au sommet p. 72 : Bolivie : grimper le Huayna Potosi p. 76 : Parc national du Canada Forillon : l’harmonie entre l’homme, la terre et la mer

© Danny Warren

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8 VOYAGES DE RÊVES, CLÉS EN MAIN

© Karavaniers - Alain Pons

Mai est le mois des projets de vacances. Voici nos huit coups de coeur parmi l’offre des compagnies de tourisme et d’aventure d’ici. PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

1 Boucle jusqu’au camp de base du K2

(Pakistan) À la frontière de l’Inde, de la Chine et du Pakistan trônent les majestueux sommets du Karakoram, les contreforts de l’Himalaya. À contre-courant des « traditionnelles » expéditions vers l’Everest, le trek proposé par Terra Ultima parcourt le nord du Pakistan pour rejoindre le camp de base du K2, situé au croisement des glaciers du Baltoro et du Godwin Austen. Vedette incontestée des voyages de l’agence en 2012, cette expédition sera accompagnée, jusqu’au camp de base du K2, par l’alpiniste québécois Louis Rousseau qui tentera par la suite l’ascension de cette montagne réputée la plus technique au monde. Pour le retour du groupe de Terra Ultima, la route s’annonce des plus exigeantes lors du passage du col glacé de Gondogoro (5 680 m) qui nécessite de bonnes connaissances en alpinisme. Nourriture d’inspiration indienne, guides locaux et culture pakistanaise seront les points forts de ce trek dépaysant.

NOUVEAUTÉ 2012

Compagnie : TERRA ULTIMA Durée : 21 jours, du 14 juin au 2 juillet 2012 | Prix : 6 385 $ (vol inclus) parcours au pied des plus hauts sommets de la planète; en compagnie de l’aventurier d’expérience Louis Rousseau.

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2 Descente du fleuve Zambèze en canot

Au rythme du soleil, les canots filent neuf jours durant sur les méandres du fleuve Zambèze, aux confins de la Zambie, du Zimbabwe et du Mozambique. C’est un safari sans 4x4 ni diesel que propose Karavaniers Nature, dans la tranquillité du parc national du Zambèze. Sur les pas de l’explorateur David Livingston, les canots longent les rivages de la savane où viennent s’abreuver les animaux. Éléphants, buffles, hippopotames, koudous, impalas ou aigles pêcheurs regardent paisiblement passer le convoi. Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, la vallée du Zambèze est restée très longtemps inexplorée et demeure aujourd’hui très sauvage. Le clou du voyage est le détour par les puissantes chutes Victoria et leur « fumée qui gronde » comme les appelaient autrefois les tribus locales makolos.

3 Traversée des Alpes sur les traces du Tour de France

Mesurez-vous aux grands champions Miguel Indurain et Lance Armstrong et franchissez les cols mythiques des Alpes, quelques jours à peine après le passage des athlètes du Tour de France! Alpes d’Huez, Mont Ventoux, Croix de Fer, Izoard, un à un, vous les vaincrez tous à la force de vos mollets. Forte de sa carrière de championne canadienne sur route, Lyne Bessette escortera l’équipe de Sur la Route pour cette traversée sportive des Alpes. Des plateaux lyonnais à la Méditerranée, le parcours d’une centaine de kilomètres par jour atteindra au maximum les 3 mètres de dénivelés positifs. Une expérience de rêve pour les amateurs de « grimpette » alpine. Compagnie : SUR LA ROUTE Durée : 10 jours, du 20 au 30 juillet 2012 | Prix : 2 595 $ (vol non inclus) parcours sillonnant les cols mythiques du Tour de France; en compagnie de Lyne Bessette, championne canadienne de cyclisme sur route.

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4 Randonnée sur les volcans d’Hawaï

C’est un luxe devenu désormais accessible : voler jusqu’à Hawaï et vivre de randonnées et d’eau fraîche durant deux semaines! Eco Aventures Monde offre aux voyageurs sportifs un séjour à pied, à la découverte des îles de Maui et de Kauai. Chaque jour, les différents sentiers proposés explorent les plages dorées, les forêts tropicales mais aussi les plateaux désertiques et les sommets enneigés de 4 000 mètres d’altitude. Après la randonnée, la nouvelle formule liberté, primeur du voyage, permet de découvrir à son rythme la région en petit groupe, en auto sur les pistes qui longent la côte, sur une planche de surf ou encore en apnée pour goûter aux joies de l’océan Pacifique.

NOUVEAUTÉ 2012

Compagnie : ECO AVENTURES MONDE Durée : 14 jours, du 10 au 23 novembre 2012 | Prix : 2 595 $ (vol non inclus) formule liberté pour choisir le programme de la fin de journée; randonnées parmi les plus belles de l’archipel.

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Compagnie : KARANAVIERS NATURE Durée : 16 jours, du 13 au 28 juillet 2012 | Prix : 4 180 $ (vol non inclus) 8 jours d’expédition en autonomie sur le quatrième plus important fleuve d’Afrique; accompagnement par Cibi, un guide zimbabwéen anglophone né dans la vallée du Zambèze.

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5 De Pékin à Moscou par le chemin de fer Transmongolien

7 Plongée de luxe dans les atolls du Belize

Un voyage, quand il est fait en train, ne peut se comparer à aucun autre. D’autant plus lorsqu’il traverse huit fuseaux horaires, de la Grande Muraille de Chine à Saint-Pétersbourg. À bord des mythiques Transmongolien et Transsibérien Express, c’est un périple exceptionnel qu’invite à réaliser Unik Tour pendant trois semaines. Dans le confort des wagons du train, les scènes de la vie populaire chinoise défilent devant les fenêtres, puis se succèdent les paysages saisissants des steppes mongoles, du désert de Gobi et de la forêt de conifères russe. Le voyage est ponctué d’arrêts majeurs à Oulan-Bator, la capitale mongole, à Irkoutsk en Sibérie et au lac Baïkal avant le passage mémorable à Moscou et l’arrivée à Saint-Pétersbourg. Un voyage tout en douceur, au rythme régulier du train sur les voies, avec sous les yeux le défilé de cultures millénaires. Compagnie : UNIK TOUR Durée : 20 jours, deux départs par mois jusqu’en novembre 2012 et possibilité de personnaliser le circuit. | Prix : 5 555 $ (vol non inclus) traversée de trois pays : Chine, Mongolie et Russie; 7 nuits en train, 9 en hôtels et les 4 autres en auberges et yourtes mongoles.

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6 Ascension de l’Alpamayo

(Pérou) Le Pérou, c’est la promesse d’un voyage haut en couleur! Au cours du trek, les forêts tropicales envahies de fleurs chatoyantes cèdent la place aux plateaux alpins arides où seuls poussent les cactus, puis apparaissent les arêtes immaculées des sommets de 6 000 mètres d’altitude. Le voyage proposé par la compagnie Attitude Montagne représente un incroyable défi qu’aimeront se lancer les amateurs d’ascension et d’escalade de glace. Seul guide au Québec possédant un brevet de haute montagne, Dominic Asselin conduit son équipe pendant 15 jours dans le massif montagneux de la Cordillera Blanca, au nord du Pérou. L’objectif de l’expédition se porte sur l’ascension de l’Alpamayo (5 947 mètres) qui se trouve sur le chemin du réputé trek de Santa Cruz. Glacier, col et rappels font de ce voyage guidé le plus technique proposé au Québec. Compagnie : ATTITUDE MONTAGNE Durée : 15 jours, du 27 juillet au 10 août 2012 | Prix : 3 295 $ (vol non inclus) groupe restreint et accompagnement privilégié par un guide de haute montagne québécois; trek de Santa Cruz, l’un des plus beaux d’Amérique du Sud.

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(Amérique centrale) L’opportunité unique qu’offre Action Scuba Montréal, c’est de naviguer sur les eaux turquoise de la côte du Bélize à bord de son bateau de croisière et de séjourner une semaine durant au-dessus des plus beaux sites de plongée de la région. Le Sun Dancer II permet aux plongeurs d’être aux premières loges pour des immersions de rêve à trois heures de la côte. Dès 8 heures du matin, on est au cœur de la réserve de la barrière de récifs, un site inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Des débutants aux confirmés, tous les amoureux des fonds sousmarins sont les bienvenus pour profiter d’excellentes conditions de plongée dans ces atolls paradisiaques.

NOUVEAUTÉ 2012

Compagnie : ACTION SCUBA MONTRÉAL Durée : 7 jours, du 1er au 8 décembre 2012 | Prix : 1 975 $ (vol non inclus) service de luxe sur le bateau de croisière de plongée Sun Dancer II (138 pieds de long, avec pont supérieur panoramique et restaurant gastronomique); jusqu’à 5 plongées encadrées par jour et formations proposées par des instructeurs.

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8 Kite-safari à la recherche du vent marocain

Située dans le sud du Maroc, Dakhla est la dernière ville avant la Mauritanie, sur la côte du Sahara occidental. Point de rencontre entre le désert brûlant et l’océan Atlantique, Dakhla est aussi l’un des sites de kite-surf les plus prisés au monde. Une langue de sable y forme un lagon paradisiaque où les courants maritimes se confrontent à ceux du continent. Pendant 10 jours au mois de mars, l’équipe de Big Air part en itinérance le long de la côte marocaine à la recherche des meilleurs vents. Réservé aux confirmés, ce kite-safari promet un dépaysement radical au milieu des dunes blanches, des plages désertiques et sous un ciel immensément bleu. Le voyage est complété par une visite de la ville de Casablanca sur la Méditerranée pour une touche culturelle dans cet océan de glisse. Compagnie : ECO AVENTURES MONDE Durée : 10 jours, en mars 2013 | Prix : 2 599 $ (vol inclus) site de kite-surf reconnu internationalement; voyage en itinérance en 4x4 dans le désert.

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PAS BESOIN D’ALLER EN ITALIE POUR SE LANCER À LA DÉCOUVERTE DES SAVEURS Pédalez à la rencontre d’une région de créateurs où les goûts les plus raffinés et les paysages inspirants se croisent sur votre route à tout instant.

©Sébastien Larose

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Donec odiol’île orci Anticosti,

MYSTÉRIEUSE © Dominic Boudreault, Sépaq Anticosti

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

LOINTAINE, MÉCONNUE, SAUVAGE… L’ÎLE D’ANTICOSTI FASCINE. DES ÉPAVES, DES GROTTES, DES CANYONS ARIDES ET UN VILLAGE ABANDONNÉ CONSTITUENT LES VESTIGES DE CETTE ÎLE AUX CENT VISAGES. Le ciel est noir et se zèbre d’éclairs à un rythme régulier. Dans cette tempête de pluie et de vent qui touche depuis ce matin le sud de l’île d’Anticosti, on plonge dans l’atmosphère chaotique qu’ont dû connaître les navigateurs qui ont fait naufrage sur ses côtes. Immense obstacle au milieu du fleuve, Anticosti n’a pas été surnommée le « cimetière du golfe » sans raison. Depuis sa découverte par Jacques Cartier au 16e siècle, l’île aurait recueilli sur ses plages les débris de 400 bateaux naufragés. De cette réalité sont nées beaucoup d’histoires, certaines devenues légendes au fil du temps. La pire d’entre elles remonte à plus de quatre siècles, lorsqu’un navire de retour vers la France fit naufrage un hiver sur la côte d’Anticosti lors d’un violent orage. L’un des rescapés aurait succombé au cannibalisme pour vaincre sa faim. On raconte qu’on l’aurait retrouvé mort d’une indigestion. Des légendes comme celle-ci, il en existe une dizaine sur Anticosti. De quoi éveiller l’attention des visiteurs de l’île pendant une veillée au coin du feu. Ce qui est particulier sur cette île, c’est que chaque attrait est justement propice à une telle histoire. À Chicotte-la-mer, les os gigantesques de Pita immortalisent l’échouage de cette baleine il y a 20 ans. À Pointe-Carleton, on dort dans un camping qui surplombe l’épave du Wilcox échoué là en 1954. À Baie Sainte-Claire, les deux dernières maisons abandonnées de l’ancien village de l’île servent de décor d’épouvante aux marches de fin de soirée. 60

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Pour profiter d’Anticosti, il ne faut pas avoir peur de parcourir des kilomètres de sentiers en auto. Le mot auto étant un euphémisme, il s’agit plutôt d’un 4x4 équipé d’un pare-buffle couvert de boue. Des quantités de pierres et de poussière volent à chaque passage. De Port-Menier à la baie de la Tour, au nord de l’île, il faut compter 180 km, soit 4 heures de route. Mais une fois sur place, le secteur offre un paysage à couper le souffle avec ses immenses falaises de part et d’autre de la baie. Le sentier des Télégraphes (5 km) trace un parcours à travers la forêt boréale percée de trouées ouvertes sur l’horizon. Des formes dans l’eau se révèlent être des phoques gris faisant les morts sur le dos pour se chauffer le ventre. Cette espèce vient se reproduire dans les « échoueries » du golfe du Saint-Laurent et particulièrement à Anticosti, réputée pour sa grande quiétude. Pour mieux observer la faune marine, on peut longer la côte en kayak de mer. Hormis ces petites colonies de phoques, on peut, selon la saison, y apercevoir beaucoup de baleines. L’eau de la baie fascine par sa couleur turquoise et des bancs de capelans viennent faire miroiter leurs nageoires à quelques pieds de la plage. Il est aussi possible de parcourir les côtes en vélo, celle du nord met en perspective ses falaises, tandis que la côte sud offre de magnifiques plages bordées de sapins. La faune est peu farouche sur l’île d’Anticosti : lièvres et renards courent à côté des véhicules tandis que les pygargues planent

majestueusement au-dessus du territoire. Les cerfs envahissent les forêts et même les jardins des habitants de Port-Menier! On en croise partout et leur présence, qui paraît au début insolite, devient à la longue presque banale. La faute en revient à Monsieur Menier, célèbre chocolatier français, qui a acheté l’île d’Anticosti à la fin du 19e siècle pour en faire son terrain de chasse privé. Il y a importé des cerfs de Virginie en grande quantité et a fait disparaître les prédateurs potentiels (l’ours particulièrement) afin de préserver son troupeau. Aujourd’hui, la faune a été autant modifiée que la flore. Le cerf est devenu un animal diurne par manque de prédateurs et il a quasiment fait disparaître les feuillus, dont il raffole, au profit des épinettes, moins comestibles, qui ont envahi le territoire et donnent à l’île le visage qu’on lui connaît. Pour les amateurs de grand air, direction le canyon de la chute Vauréal. Les forêts à perte de vue laissent place à une faille rocheuse monumentale dans le secteur nord de l’île. Une randonnée épique mène au cœur de cette vallée digne du Colorado et du Grand Canyon. On marche pendant sept kilomètres (aller-retour) les pieds dans l’eau calme et fraîche de la rivière. De part et d’autre, des falaises de calcaire amoncelé là depuis des millénaires nous creusent la voie. Petit à petit, un brouhaha infernal monte des parois du canyon et annonce la dimension de ce que l’on va découvrir : une chute incroyable qui crache son eau avec fureur dans un décor sauvage et vierge. Deuxième plus haute chute au Québec (après celle de Montmorency), la chute Vauréal est la cerise sur le gâteau anticostien.

Si l’île est dotée d’une nature unique, on est encore loin d’avoir tout parcouru. Pierre Pitre, le directeur de Sépaq Anticosti estime que seuls 80 % du territoire ont été explorés. Les 20 % restants permettent de laisser libre cours à l’imagination. Certains sites n’ont d’ailleurs été découverts que récemment par des gardes de chasse. C’est le cas de la grotte Patate qui promet une randonnée des plus spectaculaires. À proximité du secteur McDonald, au nord de l’île, il faut emprunter un sentier d’approche escarpé, franchir à deux reprises une rivière et parcourir un sentier de pierres pour arriver au pied de la grotte Patate et de sa bouche de plus de 10 mètres de hauteur. Découverte en 1980, cette caverne est depuis le joyau spéléologique de l’île. Muni d’un casque et d’une lampe frontale (obligatoires, disponible au centre de services McDonald), on arpente la première salle aux dimensions d’une cathédrale avant de s’enfoncer dans des boyaux de plus de 500 mètres sous terre. Pourquoi la grotte est-elle demeurée inconnue si longtemps? On ne peut faire que des hypothèses, nous indique la Sépaq. Il est possible qu’une forêt beaucoup plus dense ait pu en cacher l’entrée. De plus, en 1955, un terrible incendie a ravagé cette partie de la forêt, réduisant ainsi la circulation dans ce secteur. L’île d’Anticosti est un immense territoire où les phénomènes géologiques sont variés et omniprésents. Il est très probable qu’il y ait d’autres grottes sur l’île, dans l’attente d’être découvertes. Cette île demeure donc, aujourd’hui encore, bien mystérieuse…


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LES CENT VISAGES D’ANTICOSTI

Pour la plongée sous-marine : la température de l’eau oscille autour de 4°C et il n’est pas rare de croiser sous l’eau des homards dont les pinces peuvent avoir la largeur d’une main d’homme. Vraiment! Les côtes recèlent des trésors sous-marins uniques… La plongée s’effectue à partir d’un bateau et nécessite une très bonne connaissance de la discipline et des lieux. Pour le vélo : la location de vélos à Port-Menier permet de faire de belles randonnées. La route anticostienne n’est pas recommandée, mais les sentiers parallèles promettent une belle exploration de l’île (80 km de sentiers environ). Pour le kayak : le tour complet de l’île demande une quarantaine de jours de navigation. Avis aux amateurs! Il est possible de faire également des excursions plus courtes par ses propres moyens (pas de location de kayak sur l’île) en réservant des emplacements dans les différents campings. Pour l’équitation : rendez-vous au centre de services de Chicotte-la-mer, une dizaine de chevaux attend de randonner sur la plage et dans les sentiers au bord de la rivière Chicotte et la rivière aux Plats. Randonnées guidées de 1 à 2 heures (28 $/heure + taxes). Pour la randonnée pédestre : une vingtaine de randonnées sont possibles sur l’île. Les incontournables sont le sentier menant à la Grotte-Patate, celui du canyon de la chute Vauréal et le sentier des Télégraphes pour la vue sur baie de la Tour (sentiers entre 1 km et 24 km).

PARCS QUÉBEC

UNE LONGUE RANDONNÉE À ANTICOSTI

Ne vous emballez pas, l’ouverture du sentier de longue randonnée à Anticosti n’est pas prévu avant au moins cinq ans. Mais il promet déjà de belles heures de marche et de découverte. Long d’une trentaine de kilomètres (aller seulement!), le sentier de la Sentinelle longera la côte nord de l’île en partant de la baie de la Tour pour se rendre à Vauréal-la-mer. Le parcours empruntera les sommets des falaises et offrira des points de vue saisissants sur la côte bleu émeraude. L’équipe de la Sépaq Anticosti a tout juste démarré la caractérisation du terrain l’été dernier. De niveau intermédiaire à avancé, le sentier proposera l’hébergement en camping rustique au niveau de l’Anse du sentier vert, déjà utilisé par les kayakistes. Une longue randonnée pour les amateurs d’efforts continus et de merveilles sauvages! PRATICO-PRATIQUE :

• Pour accéder à l’île, deux choix : par avion à partir de Mont-Joli en forfait de 3, 4 ou 7 jours proposé par la Sépaq (départ de Québec ou Montréal avec supplément); ou par bateau à partir de Sept-Îles ou Rimouski plusieurs fois par semaine (seule manière pour apporter son kayak ou son vélo). • La Sépaq gère environ la moitié des territoires pour la chasse et la pêche (au saumon surtout) ainsi que le Parc national d’Anticosti. Des pourvoiries privées gèrent le reste du territoire. • Sépaq Anticosti offre trois types d’hébergement sur l’île : trois campings (presque déserts) à Wilcox, Chicotte et Baie-de-la-Tour, une vingtaine de chalets (de 4 à 12 personnes) sur plusieurs sites de l’île et quatre auberges, à Port-Menier, McDonald, Chicotte et Jupiter-12 (repas compris selon les forfaits). • Interdiction d’amener votre chien sur l’île. Ce règlement a été imposé par M. Menier pour protéger les cerfs et il est toujours en vigueur aujourd’hui!

Photo : Mathieu Dupuis

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DESTINATIONS ÉTHIQUE EN VOYAGE

Les 10 commandements du voyageur responsable

PAR ANTOINE STAB

1. T’INFORMER TU DEVRAS Comme le dit le proverbe : « Un homme averti en vaut deux. » Ainsi, une fois que vous serez décidé sur le lieu de votre prochaine aventure, la première chose à entreprendre avant de faire sa valise est de se renseigner sur la culture du pays, ses règles, son héritage et ses traditions. Si cette étape préalable ne vous assurera pas à tous les coups un voyage exceptionnel, elle aura au moins l’avantage de mettre toutes les chances de votre côté et d’éviter au maximum les embarras dans vos pérégrinations étrangères. Consultez également votre médecin pour connaître les éventuels vaccins à obtenir avant de partir. Mieux vaut prévenir que guérir! Et pensez toujours à emporter avec vous une trousse médicale en cas d’urgence.

© Bartosz Hadyniak

« Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une œuvre d’art », écrivait André Suarès, un écrivain français du début du 20e siècle, dans Le voyage de Condottière. Une rencontre entre deux mondes, un équilibre fragile entre le voyageur et un pays hôte. Mais la balance des bénéfices du tourisme penche trop souvent vers le premier au détriment du second. Voici donc dix commandements pour faire rimer voyage avec éthique, sans en altérer l’œuvre d’art.

conformer. Nul n’est censé ignorer la loi : cela vaut aussi bien chez nous que dans le pays que vous visitez. Par exemple, prononcer des paroles offensantes envers des personnalités royales est passible de poursuites pénales en Thaïlande. Certains comportements sont également à surveiller ou à carrément proscrire, comme cela peut être le cas avec les contacts corporels : démonstrations d’affectations mal vues en public (se tenir la main, s’embrasser), toucher la tête d’un enfant, montrer quelqu’un du doigt… Enfin, que vous soyez un homme ou une femme, adaptez votre tenue aux usages pour éviter de vous faire inutilement remarquer. Des vêtements trop moulants, trop décontractés ou même l’absence de vêtements notamment dans les lieux de culte, pourront heurter les gens dans certains pays.

3. QUELQUES MOTS DE LA LANGUE 2. LES US ET COUTUMES TU APPRENDRAS TU CONNAÎTRAS L’anglais est un incontournable pour tous les voyageurs, mais Les us et coutumes peuvent varier d’une région à l’autre. Ces règles officielles ou tacites sont bonnes à connaître. Rappelezvous que, même si certains principes ou traditions peuvent vous heurter, vous êtes ici l’invité : c’est donc à vous de vous y 62

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il est aussi recommandé d’apprendre quelques expressions de la langue locale : connaître les nombres et les chiffes, demander son chemin ou encore commander au restaurant. Quelques mots clefs qui faciliteront les rencontres et témoigneront de votre volonté de découverte et d’intégration.

Vous pourrez aisément trouver sur Internet des sites qui proposent une compilation des mots et phrases usuels. Pensez également à vous munir d’un petit dictionnaire de voyage, toujours utile en cas de discussions plus poussées.

4. UN COMPORTEMENT OUVERT ET RESPECTUEUX TU ADOPTERAS Un voyage réussi ne se conçoit pas sans ouverture d’esprit et humilité du voyageur vis-à-vis du pays visité et de ses habitants. Une attitude condescendante et arrogante n’est clairement pas la bonne méthode pour faire connaissance avec la population locale. De même, manifester sa hâte ou son impatience n’attira pas forcément la sympathie d’autrui. Évitez le « bling-bling » en exhibant à outrance vos objets de richesse (bijoux, montres, caméras) qui représentent beaucoup d’argent dans des pays qui en manquent. Respectez aussi ceux que vous prenez en photo. Veillez à ce que le sujet ait donné au préalable son accord. Et cela sera une excellente opportunité de bavarder et d’échanger. En établissant ainsi un véritable climat de confiance, la photo n’en sera que plus belle!


certains pays, le marchandage est culturellement accepté, voire même élevé au rang de tradition commerciale inévitable. Il permet l’augmentation du coût de la vie. S’y soustraire est donc souvent mal perçu par les commençants. Toutefois, le marchandage ne doit pas être le prétexte à une baisse excessive du prix, à un niveau dérisoire, et ainsi profiter de la faiblesse du commerçant.

© Bartosz Hadyniak

8. L’ENVIRONNEMENT TU RESPECTERAS

5. AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE TU PARTICIPERAS… Comme touriste, vous effectuerez inévitablement des achats. Un seul maître mot prévaut alors : « local ». Privilégier la production locale est le meilleur moyen pour faire profiter aux gens du pays des retombées économiques de notre visite. Ainsi, quelle que soit la nature de l’objet ou du service acheté, privilégiez au maximum des produits fabriqués par des entreprises locales. Logez dans des hôtels locaux plutôt que dans des enseignes internationales. Baladez-vous sur les marchés à la recherche de l’artisanat et du savoir-faire local. En évitant les intermédiaires, vous serez plus à même de rencontrer les artisans, les créateurs et de discuter avec eux. Plus que le simple échange commercial, vous participerez à la reconnaissance de leurs entreprises comme activité sociale légitime. Et ça vaut tous les billets verts du monde!

geste anodin : cela peut même déstabiliser les équilibres économiques et sociaux locaux si la valeur du don, du cadeau ou du pourboire est disproportionnée par rapport au coût de la vie. Il est également important de bien déterminer à quelle personne on veut donner. Dispensez-vous de donner de l’argent aux enfants, car cela pourrait les inciter à la mendicité plutôt que d’aller à l’école. Même recommandation pour les fournitures, qui doivent être données en priorité aux professeurs et aux éducateurs, car les dons isolés peuvent être source d’envie et de la jalousie. En revanche, dans

L’éthique en voyage passe aussi par le respect de l’environnement et de l’espace naturel du pays. Au même titre que le patrimoine culturel, la faune et la flore constituent une autre source de richesse touristique qu’il convient tout autant de préserver. Évitez ainsi de cueillir les plantes pour vous en faire un joli bouquet, cela pourrait mettre en péril certains écosystèmes fragiles. L’observation de la faune doit se faire dans le respect de la tranquillité de l’animal, surtout pendant certaines périodes cruciales comme la reproduction ou la nidification. Ne leur donnez pas à manger, au risque de perturber leurs régimes alimentaires et leurs comportements naturels. Enfin, disposez correctement de vos déchets. Limiter au maximum les emballages jetables et pensez à rapporter chez vous certaines ordures comme les sacs en plastique et les piles (investissez dans des appareils fonctionnant à l’énergie solaire). › › Suite page 64

La région de

Sorel-Tracy

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6. …SANS PILLER LE PATRIMOINE CULTUREL Soutenir l’économie locale ne signifie pas marchandisation culturellement destructrice. Soyez vigilants sur la nature des objets que l’on vous propose. La tentation est grande chez certaines personnes pauvres, de vendre des objets traditionnels ou sacrés, parfois volés ou pillés dans des sites archéologiques ou sur des monuments, qui constituent la richesse culturelle d’un pays. En plus des actions des gouvernements et d’organisations internationales comme l’UNESCO, le défi de la préservation et de la conservation du patrimoine culturel doit aussi animer tout voyageur. En cas de trafic illicite de biens culturels, le contrevenant s’expose à de graves poursuites judiciaires aussi bien dans le pays visité que dans son pays d’origine.

7. PREUVE DE MESURE DANS TA GÉNÉROSITÉ TU FERAS

Petits et grands DÉFIS de l’été! D'avril à novembre Sorties hebdomadaires par le Club cycliste Les 2 HP

Dimanche 8 juillet Randonnée vélo du Réseau cyclable de La Sauvagine

Dimanche 20 mai Duathlon Sorel-Tracy

Mercredi 11 juillet Course 5 km du Festival de la gibelotte (1 km enfants)

Samedi 7 juillet Descente du chenal du Moine en canot rabaska

Nouvelle ! ACTIVITÉ

Samedi 14 juillet Défi vélo Sorel-Tracy Dimanche 12 août Tour cycliste panoramique de la Yamaska

Renseignements : 1 800 474-9441 | tourismeregionsoreltracy.com

La charité, si elle part souvent d’un sentiment louable, peut parfois être l’ennemi du bien. Donner n’est pas un espaces.ca mai 2012

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© Izabela Habur

› › Suite de la page 63

Randonnée, canot, vélo... ou un autre café?

9. TU NE GASPILLERAS POINT Dans un rapport publié le 12 mars dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) rappelle la situation préoccupante du risque de pénurie d’eau dans certaines parties du monde « qui menace tous les objectifs majeurs de développement. » L’eau est parfois un luxe qu’il convient d’utiliser avec parcimonie. Veillez à ne pas la gaspiller et ne pas la polluer en y rejetant des produits nocifs. Sélectionner des lessives sans phosphates, des savons et détergents biodégradables pour vos ablutions ou la lessive. Il en va de même avec l’électricité. Pensez à éteindre complètement vos appareils électroniques, ne pas les laisser en veille, ainsi que les lumières des pièces que vous quittez.

10. CES COMMANDEMENTS TU APPLIQUERAS Ce sont des règles de bon sens, facile à se souvenir si l’on voyage sans « laisser sa conscience en vacances », une expression souvent utilisée par les partisans du tourisme éthique. Des principes qui permettront à ce que chacun, voyageur comme hôte, retire tous les bénéfices du voyage.


DĂŠbut

Fin


Mauvais

karma TEXTE ET PHOTO PAR BENOIT LIVERNOCHE

Voyager recèle de nombreux défis et aventures, mais aussi son lot de risques. Surtout si l’on ne s’est pas bien préparé. Les voyages « indépendants » sont souvent en cause, mais ceux qui s’engagent avec des agences peuvent également vivre leurs lots d’évènements imprévus. Les histoires d’horreurs surviennent parfois en raison d’un manque d’expérience, ou simplement par malchance. Vols, agressions, accidents, blessures, ou arnaques : ce genre de récits foisonne dans les blogues de voyages. Certains disent que ces complications façonnent le périple en une expérience différente, intéressante et mémorable. Dans l’ensemble, le voyageur qui fait preuve de planification et de prudence s’en sort généralement très bien. Quand on planifie une activité en voyage, il faut savoir au minimum où elle aura lieu et comment s’y rendre. Il faut faire ses propres vérifications sur le sérieux de l’entreprise engagée. Ce qui n’est pas une mince tâche! Disposées les unes à côté des autres sur les artères principales des quartiers touristiques, toutes les agences prétendent offrir le meilleur service au meilleur prix. Et les notions de sécurité varient grandement d’un pays à l’autre : les normes occidentales ne sont pas appliquées partout. Les régions favorites des voyageurs offrent beaucoup de flexibilité. Sur le plan budgétaire, c’est souvent beaucoup plus économique d’établir son horaire et son itinéraire une fois sur place avec les ressources locales plutôt que de tout réserver à l’avance. Mais pas toujours. À Uyuni, en Bolivie, la visite du grand désert de sel se fait obligatoirement par le biais d’une agence. La tentation est forte d’arriver sur place et de trouver le guide qui dirigera le voyage, mais l’explosion touristique dans cette ville poussiéreuse a rendu très difficile de discerner le bon, du mauvais guide. Il doit y avoir plus d’une soixante d’agences sur place. Allez savoir qui vous fera passer l’excursion la plus sécuritaire au meilleur prix! Les problèmes de mécanique des 66

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véhicules sont fréquents. En avril 2011, une traversée de ce grand désert de sel a tourné au cauchemar pour un groupe d’Israéliens : la camionnette dans laquelle ils prenaient place a fait une violente embardée à la suite d’un problème mécanique. Deux d’entre eux ont perdu la vie et une autre personne a subi de graves blessures. En mai 2008, un face à face entre deux camionnettes (une collision inexplicable dans ce territoire aussi plat que vide) a provoqué la mort de 11 touristes. Ces accidents ne se produisent pas souvent, mais ils rappellent l’importance de s’informer sur l’expérience du chauffeur et sur la mécanique des

rencontrés pour la première fois. En 2009, ils se préparaient pour y marcher tout le mois de décembre. Ils connaissaient relativement bien le terrain et ce qui était nécessaire comme préparatifs de base pour la randonnée dans les montagnes népalaises. « Je me suis entrainée pendant trois mois à faire de la marche et de la montagne », raconte Émilie. « Et moi j’ai arrêté de fumer! » ajoute Charles. Le couple maintient avoir fait beaucoup de recherches sur les lieux choisis et les guides recommandables pour effectuer un séjour sécuritaire. Leur voyage se résumait à un périple de quelques randonnées en montagne. Ils sont d’abord arrivés à Katmandou. Ensuite, ils ont pris un avion vers Luckla, le lieu de départ de nombreux treks. C’est d’ailleurs

« Nous n’avions aucune marge de manœuvre. S’il y en a un qui se casse une jambe, qui se blesse, on fait quoi? Ça aurait pu être vraiment dramatique. » véhicules. L’idéal est d’effectuer soi-même ses propres vérifications. N’hésitez jamais à demander de voir le véhicule dans lequel vous monterez à bord et l’équipement qui sera utilisé. Internet et les différents forums de discussions sont des sources de critiques utiles. Et attention à la négociation : le plus bas tarif peut réduire la qualité des services que vous obtiendrez!

UN VOYAGE QUI AURAIT PU MAL TOURNER AU NÉPAL

Émilie Nadeau et Charles Péloquin, deux passionnés de randonnée qui ont beaucoup d’expérience de voyage, rêvaient de parcourir un sentier du Népal. Ce pays représente un rêve pour tout randonneur, alpiniste ou photographe. Émilie avait voyagé deux fois au Népal et Charles en était à sa troisième visite. D’ailleurs, le Népal, c’est une véritable histoire d’amour pour les deux : c’est là qu’ils se sont

d’ici que partent les alpinistes qui se dirigent vers l’Everest. Émilie et Charles n’ont pas la prétention d’atteindre le plus haut sommet du monde, mais ils choisissent un circuit qui possède tout de même quelques difficultés. Ils gravissent le mont Mera, une montagne de 6 475 mètres d’altitude qui implique sept à huit jours de marche. « C’est la plus haute des montagnes que l’on considère comme accessible sans véritables techniques d’alpinisme », précise Charles. Tout randonneur chevronné est donc capable de la gravir. Ils optent aussi pour le col Amphu Lapsa, franchissable en trois jours de marche. Ce col offre quelques difficultés techniques : il requiert donc un équipement approprié et un guide expérimenté, qui connaît le terrain. Pour le dénicher, il faut passer par une agence. Émilie et Charles choisissent Pemba Sherpa, un guide qu’on

leur a recommandé. Selon ce qu’ils avaient obtenu comme informations, Pemba, possède l’expérience, la patience et la courtoisie de mise pour prendre en charge les randonneurs. Ils lui font confiance et complètent ainsi leurs réservations depuis le Québec. À leur arrivée au Népal, ils apprennent que Pemba Sherpa n’est pas disponible : « Ne vous inquiétez pas, on vous réfère au deuxième meilleur, Dandy Sherpa », se font-ils certifier par le personnel de l’agence. Le couple garde confiance. Au départ, Charles et Émilie prennent également le temps de vérifier que tout est inclus : nourriture, équipement et porteurs. Ils partent rassurés. Le voyage se déroule bien pendant les premiers jours. Mais les deux voyageurs découvrent vite que Dandy Sherpa, qui possède effectivement beaucoup d’expérience en montagne, maîtrise très peu les relations humaines et la logistique. Il commence d’ailleurs à y avoir un sérieux problème de planification de matériel et de nourriture. Le couple atteint le mont Mera, comme prévu. « C’était une très belle journée », raconte Charles, qui en garde un souvenir impérissable. Par la suite, les deux Québécois, le guide et les porteurs se dirigent vers le col Amphu Lapsa situé à trois jours de marche. « À partir d’un certain moment, on sentait le guide plus stressé, explique Émilie. Nous devions accélérer le rythme. » C’est la mi-décembre et la neige s’en vient. Si le col est enneigé, il faudra rebrousser chemin, car il sera trop dangereux d’y passer. Émilie et Charles découvrent que le guide et les porteurs, qui fument comme des cheminées depuis le début du voyage, ont épuisé les allumettes pour le feu. « Avezvous du feu? Nous ont-ils demandé », relate Charles, un peu ébahi. Comme plus personne n’a de feu, ils abandonnent toute la nourriture à cuire sur les réchauds. Cela représentait la plus grande proportion de leurs victuailles. Il faut donc faire vite pour passer le col et rejoindre un village de l’autre côté et les deux randonneurs n’ont qu’un bol de gruau dans l’estomac. « C’est la dernière journée de marche, on va manger dans un hôtel ce soir », garantit le guide. Sur le plan de la météo, la journée s’avère fabuleuse, mais cela ne parvient pas à calmer leur stress. Ils sont partis à 4 h 30 le matin pour atteindre le village à 1 h 30 la nuit suivante. Une journée complète avec seulement un petit déjeuner et trois litres d’eau à se partager. Sans feu, impossible de faire fondre la neige. « Nous n’avons pris aucune photo du col Amphu Lapsa, tellement nous étions concentrés à garder un rythme rapide », déplore Charles, qui garde, tout de même, de bons souvenirs de cette mésaventure. Heureusement, la météo clémente leur a permis d’éviter le pire. « Quand tu vas en montagne, il faut que tu acceptes de te mettre un peu dans la misère, mais je crois qu’on l’a fait un peu trop à la bonne franquette », admet le jeune randonneur. « Nous n’avions aucune marge de manœuvre. S’il y en a


un qui se casse une jambe, qui se blesse, on fait quoi? Ça aurait pu être vraiment dramatique ». « Dans le choix des guides, on va certainement être plus consciencieux », concède sa compagne. Comment expliquer une telle incompétence? Le problème vient probablement de la rareté des opportunités pour les résidents de ces pays. Quand un jeune en forme entrevoit le métier de guide en montagne pour un salaire meilleur, il saute sur l’occasion.

L’IMPRESSION DE SE FAIRE ARNAQUER

Charles et Émilie ont avoué avoir négocié leur guide au plus bas prix. Leurs économies ont résulté par une excursion plutôt difficile et périlleuse. Dans un voyage, le touriste veut négocier, mais à quel prix? Julien et sa conjointe Karine ont parcouru le Viêt Nam, en avril 2007. C’était, pour eux, un premier voyage en Asie. Ils recherchaient un équilibre entre la très touristique Thaïlande et les États moins développés que sont le Cambodge et le Laos. Pour eux, le Viêt Nam évoquait la négociation aisée de leurs activités et leurs déplacements sans avoir à passer continuellement par un intermédiaire. Julien voulait éviter les agences et les groupes guidés. Cependant, la barrière de la langue vietnamienne, ramène, la plupart du temps, le touriste aventureux à la dure réalité : il existe bien un fossé difficilement franchissable entre le visiteur et la population locale. Si Julien et Karine ont été moins aventureux que les randonneurs Charles et Émilie, il n’en demeure pas moins qu’ils ont dû apprendre à négocier, ce qui a donné lieu à un voyage d’un mois ponctué de petites mésaventures. Ils ressentaient cette impression détestable de se faire rouler constamment : « Si l’on négocie, ce n’est pas seulement dans le but de réaliser une économie », précise Julien. « C’est pour s’assurer de la qualité, dans son ensemble, du service qu’on obtiendra. Si, par exemple, il faut chaque fois négocier un transport ou une activité par l’intermédiaire d’un hôtel et, qu’à la fin, ce qui a été promis n’a pas été livré, qui est responsable? Moi, je m’en prends au principe de respecter une entente, quel qu’en soit le prix. » Le couple désirait notamment visiter la fameuse baie d’Halong, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Nous ne voulions pas faire le forfait traditionnel, c’està-dire le tour tout inclus », raconte Julien. « Pas de problème! » leur dit-on. On leur offre une journée de kayak de mer, visite de grotte, etc. En fin de compte, il y avait plus de monde, mais pas plus de nourriture. « Le guide ne nous a pas transportés là où nous devions aller », se désole Julien qui critique ce modèle de prise en charge où le touriste ne fait que suivre et ne peut penser par lui-même. « On n’a pas de contrôle sur ce qui se passe. C’est frustrant. Pour des voyageurs indépendants, c’est difficile à accepter. » Sont-ils des touristes trop exigeants? « Absolument pas », répond Julien. Il estime que ce sont les ententes prises lors des négociations qui font défaut : « Que ce soit sur un prix, sur

une destination ou sur un service, on s’attend à un respect de ce qui a été conclu. Pour nous, ce fut un voyage de négociations et d’ententes non respectées. » Il en va d’une question de principe selon lui. Dans la majorité des cas, il se souvient avoir dû se battre pendant les tours organisés alors que ce qui était entendu, au départ, n’était pas au rendez-vous. « Tout le monde se relance, à savoir qui est responsable de quoi. Quand on demande quelque chose, c’est toujours possible, ils disent toujours oui, mais est-ce vraiment le cas? » Pour Julien et Karine, le voyage au Viêt Nam a été un enchainement fatigant de gestion de situations. Leur image générale d’un très beau pays est teintée par cette impression de se faire rouler continuellement. Conclusion? « La prochaine fois, on paiera plus et on s’assurera d’avoir un service de meilleure qualité. »

LE DEVOIR DU TOURISTE

Il faut savoir que le tourisme est véritablement devenu un produit de consommation. Et l’Internet a facilité l’échange d’informations et de conseils alors que la possibilité d’émettre des critiques et des mises en garde, grâce aux nombreux forums de discussions, a démocratisé le voyage. Cela dit, Internet a aussi facilité la création de sites bidon, diffusant des informations douteuses. Pour une personne qui désire se créer sa propre petite agence, il est maintenant très facile de sembler crédible : « Plus il y aura de sites et d’agences, plus ce sera difficile pour le voyageur de savoir avec qui faire affaire », affirme Richard Rémy, propriétaire de l’agence Karavaniers, qui donne également un bon nombre de conférences sur le voyage. Il revient tout juste du Népal, où il a effectivement observé une explosion du nombre d’agences offrant des randonnées guidées. Il estime que le touriste a un devoir de bien s’informer sur la culture du pays visité : « Si le but du touriste est de payer le moins cher possible, il faudra qu’il sache que quelqu’un va se faire exploiter. » Le touriste doit aussi savoir que la personne qui négocie les tours est très rarement celle qui va exécuter ledit tour. Il s’agit d’un intermédiaire qui prend une bonne part des profits. Donc, la qualité n’est pas toujours de son ressort. Richard Rémy souligne que la notion de base pour bien négocier un tour est d’avoir du temps. « Voyager pour six mois est facile pour le voyageur indépendant, mais quand on a que quelques semaines, négocier à la va-vite apportera son lot d’imprévus. Même les plus expérimentés se font avoir. Quand on s’est fait avoir une fois, on comprend. Et j’ajouterais même qu’il faut savoir se faire rouler dans chaque pays, car chaque culture a sa façon de négocier! » À la fin, c’est au voyageur de décider, d’une part quel est son sentiment, est-il en confiance, quelles sont ses exigences en matière de confort? Où se situe sa patience face aux imprévus? Ou bien quelle est sa limite à payer?

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NÉPAL

Vélo de montagne au sommet TEXTE ET PHOTOS PAR PATRICE HALLEY

Posé sur le petit aéroport de Pokhara, l’avion ressemble à un jouet miniature que les studios d’effets spéciaux utilisent pour simuler des écrasements dans les films de série B. « À cause des vents extrêmes et du terrain difficile, tous les vols vers Jomsom partent tôt le matin », précise la brochure de Air Yéti en tout petits caractères. Et, à cause des vents, le départ est de nouveau reporté. « OK, let me make a few calls », déclare Mandil Pradan, notre hôte Népalais.

« Let me make a few calls », c’est sa phrase préférée. Voici maintenant une semaine qu’il nous guide en vélo de montagne au travers des sentiers qui abondent dans les luxuriants alentours de Katmandu, la capitale népalaise. Théoriquement, notre périple devait se poursuivre vers le lointain royaume du Mustang, mais pour cela il faudrait que la brume se lève et que notre avion décolle. Fermé aux visiteurs durant de nombreuses années, le Mun-tang, (« les plaines fertiles » en tibétain) fut pendant longtemps le plus haut royaume du monde. Les touristes n’y sont apparus qu’en 1992 et, depuis que la monarchie a été renversée en 2008, un peu plus de mille visiteurs annuels s’y rendent malgré le permis journalier de cinquante dollars US. De Jomsom, la porte d’entrée du Mustang, nous prévoyons descendre le long de la rivière Kali Gandaki en quête des singletracks qui serpentent, paraît-il, au travers des terrains rocailleux himalayens. Cellulaire coincé entre l’épaule et l’oreille, sourire malicieux aux lèvres, Mandil lève les pouces dans les airs. « It’s a go! », dit-il avant de poursuivre avec un clin d’œil : le 68

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pilote est son ami de longue date. « On était à l’université ensemble! » Mandil est un prince. Il connaît tout le monde, a parcouru un nombre incroyable de sentiers et il partage inconditionnellement l’amour de son pays avec ses hôtes. En général, il faut avoir le cœur bien accroché pour voler au Népal. Ce sentiment se confirme lorsque nous décollons finalement vers Jomsom. Après quelques tours en tire-bouchon, pour gagner de l’altitude au-dessus de la ville, nous glissons vers la silhouette menaçante du Machhapuchhre. Les sommets jumeaux de 7 000 mètres de la « queue de poisson » emplissent les hublots. Jamais grimpés, ils sont désormais inaccessibles, car la montagne a été déclarée sacrée. Dans une succession d’étroites vallées vertigineuses encore engourdies par la froidure et la noirceur matinale, nous nous enfonçons vers les Annapurnas. « Les Himalayas sont à la rencontre de la terre et du ciel », peut-on également lire sur la brochure. Pour l’instant, étant donné la distance entre les sommets et notre appareil, j’ai plutôt l’impression que c’est l’aluminium du fuselage qui s’en va à la rencontre de la montagne! Les moteurs de notre avion semblent toujours révolutionner à leur maximum. Certains de mes dix compagnons d’aventure regrettent déjà de ne pas avoir lu les petits caractères de la brochure. Avec

une certaine panique dans le regard, ils cherchent les toilettes de l’appareil qui n’en a pas! D’autres, insensibles au mal de l’air et faisant fi des règles de sécurité, se lèvent pour photographier le paysage au travers d’étroits hublots, ponctuant leurs prises de vues de « Oh! », de « Ah! » et de « Cool!» Les yeux de la jolie hôtesse népalaise accrochent mon regard, elle sourit, aussi indulgente envers nous qu’une maîtresse d’école avec une classe de première année. Dans demi-sommeil, bercé par les ondulations et le ronronnement des moteurs, je repense aux trois derniers jours. Nous avons dévalé les étroites pistes de terre blanche de la magnifique forêt de Shivapuri, grimpé les 2 200 mètres de Nagarkot, une « colline » qui partout ailleurs serait considérée comme une véritable montagne. Nous avons contourné des porteurs chargés comme des mules, alors que des paysannes disparaissaient littéralement sous leurs balles de foin. Nous avons louvoyé entre les nombreuses bouses de yacks déposées sur les sentiers au gré de leurs contractions intestinales... Nous avons traversé des communautés agricoles en fête, dont les noms (comme Chisapani ou Kakani) possèdent une sonorité similaire à des noms de drogues hallucinogènes ou d’oiseaux exotiques. Chaque journée est ponctuée de montées constantes le long de rizières creusées à flanc de colline et de


parvenons enfin au point de départ de notre aventure, l’hôtel Om’s Home. Alors que nos vélos arrivent deux par deux sur le dos des porteurs, nous dévorons comme des ogres le dhal bhat, le repas népalais typique à base de riz, lentilles et poulet au curry, qui depuis notre arrivée nous est présenté avec cérémonie presque à chaque repas. GauravMan notre vidéographe, se jette chaque fois sur son assiette comme s’il n’avait pas mangé depuis huit jours. Et il en reprend toujours une deuxième fois, comme si demain n’existait pas. L’après-midi « d’acclimatation » se déroule sur l’étroite piste qui longe la crête de Muktinath jusqu’à 3 960 mètres et mène à Kagbeni, un village médiéval perché sur les hauteurs de la Kali Gandi, pour se terminer au village de Muktinah. Près de 1 000 mètres de montée sur 14 kilomètres! De quoi décourager n’importe quel coureur du Tour de France. « L’air va se raréfier! », indique Dave, l’un des membres du groupe avec un sourire torturé sur ses lèvres gercées. Un vent de fou lève une poussière blanchâtre qui virevolte comme un esprit éthéré. Alors que je souffre comme un diable dans les montées et que je m’y prends parfois à rêver d’une super granny, comme les anglophones surnomment le petit pignon, j’excelle dans les passages techniques de descente où la vitesse est mon alliée. Là où il faut ignorer sa peur. Je trouve enfin ma mesure dans ces descentes pourtant effroyables. Je vole! Il faut dire que j’ai fait équiper ma monture d’énormes pneus Panaracer qui s’accrochent au sol et me donnent l’impression de chevaucher un ptérodactyle. Au diable les foutues montées interminables qui font mourir à petit feu! Malgré les conséquences potentielles d’une chute, je décide de vivre la vie à bride abattue. vues à couper le souffle… lorsqu’il nous en restait encore un peu. En tout, nous avons accumulé un total de trois mille mètres de gain vertical. En fin de soirée, tandis que la noirceur envahissait Bothe Chaur (les champs tibétains), nous sirotions nos bières en contemplant les vallées insondables qui s’endormaient silencieusement dans les brumes de montagne. Un peu hagard, je m’éveille pour apercevoir une singletrack vertigineuse qui se dessine comme une piste de rêve. Littéralement coupée à flanc de falaise, au-dessus d’une rivière endiablée, la Kali Gandaki, qui a creusé au milieu des Annapurnas l’une des plus profondes gorges du monde. La piste descend loin dans la vallée sombre. Finalement, nous atterrissons en un seul morceau, au cœur du mythique Mustang. À peine sortis de l’avion, des porteurs se chargent de nos sacs de vélo. Au milieu d’un maelstrom de poussière himalayenne, nous déambulons, le souffle court à cause de l’altitude, dans la rue principale de Jomsom. Évitant maladroitement une caravane de yacks, puis un train de mules et quelques Jeep indiennes, nous

Guide de départ Sacred Rides (sacredrides.com) offre Trésors des Himalayas, un circuit au départ de Katmandu. Qatar Airways propose des départs vers Katmandu via Doha à partir de Montréal. Si vous apportez votre vélo, n’oubliez pas de vider l’air des suspensions, de protéger vos disques et de vous munir de pièces supplémentaires, dérailleur de secours, patte de dérailleur, pneu de rechange, câbles et plaquettes de frein. Sacred Rides fournit une liste complète d’équipement et de médicaments.

Le lendemain matin, j’ai des vertiges. Depuis quelques jours, un sale petit virus gâcheur de vacances se balade dans notre groupe. Après une tentative pour grimper sur mon vélo, je déclare forfait et regarde les neuf membres du groupe s’éloigner à contre-jour dans la poussière. Les valises sont entassées en arrière d’une petite Jeep où je prends place jusqu’à Marpha, la capitale de la pomme népalaise. Datant d’une époque où cette région était la seule route commerciale pour les caravanes qui montaient vers le Tibet, Marpha est figée dans le temps et ses maisons et ruelles y sont ancrées dans la roche des Annapurnas, à plus de 2 670 mètres. Des commerçantes tibétaines nous haranguent gentiment. Je m’arrête dans une échoppe. Une femme m’accueille avec un « Parlez-vous français? » inattendu et me déploie le contenu coloré de sa boutique. Je repars avec un châle tissé en laine de yak, une expérience culturelle âprement négociée et une conversation digne de la tour de Babel. Nouveau matin, nouveau départ. L’ivresse de l’altitude, la vitesse et l’insouciance (un cocktail qui peut parfois s’avérer fatal) se mêlent pour me propulser enfin au Nirvana du vététiste. La vallée est ponctuée de petites communautés rustiques aux murs blanchis à la chaux, qui s’accrochent sur les flancs des vallées depuis des siècles. La route s’est élargie et nous volons de virage en virage vers le bas de la vallée et le village de Beni, qui marque la fin de notre périple à travers la plus profonde gorge du monde. En contrebas, la Kali Gandi chemine, en creusant inlassablement son lit au cœur des Annapurnas.

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LE HUAYNA POTOSI TEXTE ET PHOTOS PAR BENOIT LIVERNOCHE

En matière de tourisme d’aventure, les degrés de difficulté affichent mille et une nuances, si bien qu’il s’avère difficile de déterminer, avec précision, si une expédition requiert un niveau expert ou intermédiaire. La montagne bolivienne Huayna Potosi de la Cordillère royale, qui s’élève à 6 088 mètres d’altitude appartient à cette catégorie de défis pouvant poser un piège à ceux qui n’ont jamais réellement testé leurs limites physiques et mentales. 72

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La mise en garde la plus pertinente liée à cette aventure est celle, sans conteste, du Guide du Routard, édition 2009 pour le Pérou et la Bolivie : « Il s’agit du sommet dépassant 6 000 mètres le plus accessible au monde, mais on en bave quand même! » S’il est si accessible, c’est parce qu’il se situe à une vingtaine de kilomètres de La Paz, la plus haute capitale du monde, perchée à près de 4 000 mètres d’altitude. Concernant la proximité d’un grand centre et d’un aéroport international, difficile de trouver mieux! Mais quiconque envisage gravir le Huayna Potosi doit absolument prévoir au moins dix jours dans la capitale bolivienne pour s’adapter aux caprices de l’altitude. L’industrie touristique bolivienne souffre d’un grand laxisme en ce qui concerne la sécurité. Le nombre de touristes a explosé au cours des dernières années, ce qui a donné naissance à toutes sortes d’agences plus ou moins expérimentées. Sans compter que les pistes et les cartes de randonnée demeurent une chasse gardée en Bolivie. C’est donc très difficile d’y voyager sans guide. Certaines agences offrent des services fiables, mais d’autres font dans l’amateurisme déconcertant. Dans le cas du Huayna Potosi, plusieurs agences consultées à La Paz minimisaient les risques et le degré de difficulté que représente cette montagne afin de vendre l’expédition aux touristes. Il ne s’agit pas d’une balade de santé et ne comptez pas sur les vendeurs de la Calle Sagarnaga (avenue touristique de La Paz) pour évaluer votre endurance. Avec une agence moindrement sérieuse, il faut compter près de 200 dollars par personne (repas complets inclus) en plus d’une trentaine de dollars par jour par porteur. Il faut chercher à s’entourer des guides les plus compétents et le marcheur doit prévoir son matériel : sac de couchage, lampe frontale, lunettes de soleil antirayons UV, crème solaire, tuque, gants et vêtements thermiques. L’agence peut vous fournir, au besoin le reste de l’équipement, comme des bottes.

par trois. C’est à cet instant précis que le randonneur néophyte réalise qu’il a peut-être surévalué ses capacités... La difficulté qu’éprouvent certaines personnes à enfiler les crampons trahit un manque d’expérience et les guides ne lésinent pas sur l’aide. Avec patience et professionnalisme, ils nous enseignent comment distinguer les côtés droits et gauches. Ils insistent, avec un ton autoritaire, qu’il faut absolument grimper en prenant bien soin de toujours garder la pioche du côté de la montagne. « Al lado de la montaña! » martèlent-ils. Cette pioche s’avère notre ultime point d’appui en cas de chute.

« Il s’agit du sommet dépassant 6 000 mètres le plus accessible au monde, mais on en bave quand même! »

Quand vous magasinez votre agence, tentez le plus possible de voir l’équipement offert. Mieux vaut changer de compagnie que de se rendre compte en plein milieu de la montagne que votre équipement n’est pas fonctionnel... Enfin, question de détendre l’atmosphère alourdie par un soudain sentiment d’avoir poussé un peu trop loin son désir d’aventure, les entraîneurs offrent une petite initiation aux techniques de l’escalade sur glace. Le simple geste de devoir planter nos crampons dans la glace pour soutenir notre poids demande une adresse et une certaine puissance. Heureusement pour les néophytes que nous sommes, de telles conditions ne figurent pas dans de l’itinéraire de l’ascension du Huayna Potosi puisque le parcours ne traverse ni crevasses ni falaises. Cela dit, cet exercice, mené au pied de ce glacier de la Cordillère royale, permet de réaliser à quel point ceux qui gravissent les hauts sommets de la planète possèdent des capacités physiques incroyables.

L’ASCENSION

Exténués, les randonneurs rejoignent leur lit après le crépuscule. Le lendemain, le déjeuner s’étire puisque le deuxième refuge ne se trouve qu’à quatre heures de marche. La montée d’un dénivelé de 500 mètres se veut graduelle, mais tout de même épuisante. Après une heure et demie de Outre cette leçon de survie à une chute, les guides nous marche, nous arrivons à la frontière du parc national. Deux familiarisent avec les techniques de descente. L’exercice dames lourdement chargées d’un baluchon rudimentaire et nécessite une position presque assise, ce qui sollicite assez chaussées de sandales atteignent le groupe pour collecter les durement les muscles des cuisses. L’effort est exigeant et les frais d’entrée du parc. Pourquoi un poste de perception aussi Parc_RIviere_Batiscan-revue-Espace-PRINT.ai 1 12-03-26 11:11 guides ordonnent de maintenir cette inconfortable posture haut? Notre paresse nous faire dire qu’elles auraient pu nous en faisant confiance au soutien des crampons dans la neige. › › Suite page 74

Il faut trois jours et deux nuits pour atteindre le sommet. À cette altitude, la température peut descendre à 30 degrés Celsius sous zéro. La première journée est consacrée à un entrainement au camp de base à 4 800 mètres d’altitude. Le lendemain, on franchit le cap du 5 300 mètres. Dans la nuit suivante, aux alentours de minuit trente, on gravit les quelque 800 mètres restant en environ sept heures. Le meilleur moment pour y aller est durant l’automne, c’est-à-dire avril, mai ou juin. Après ça, les caprices hivernaux des Andes peuvent accentuer les difficultés. Dans un local exigu de La Paz, les participants commencent par essayer tout l’équipement nécessaire pour une telle randonnée : crampons, bottes, casque, manteau, mitaines et pantalons de neige. Un arsenal pareil donne un avant-goût de l’intense montée qui sillonnera un chemin abrupt sculpté dans la roche, la neige et la glace. Le docteur Hugo, propriétaire de l’agence Huayna Potosi Tour, se fait rassurant : « Nous allons tous réussir… à notre rythme », s’empresse-t-il de préciser. Après avoir testé tout l’équipement nécessaire, le convoi formé de sept randonneurs et de trois guides prend la route vers le premier refuge. L’agence Huayna Potosi Tour est la seule à détenir un refuge au pied de la montagne, ce qui facilite l’acclimatation, puisqu’on y passe la première nuit. S’ensuit un entraînement rigoureux qui prendra fin au crépuscule. Du refuge, le groupe culmine vers un glacier qui permet de reproduire les conditions présentes près du sommet. Évidemment, il faut prévoir que le vent et le soroche (terme espagnol signifiant le mal de l’altitude) seront multipliés

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faire payer en bas. Mais bon, il semble que ça tient en forme! Au terme de la journée, on découvre quels membres du groupe ont pris soin de bien s’adapter aux rigueurs de l’altitude depuis plusieurs jours, voire quelques semaines, avant de se lancer dans cette aventure. Le refuge consiste en une petite cabane en tôle, dans laquelle on trouve une dizaine de matelas bien entassés. Nos guides nous invitent à prendre du maté de coca. Il faut prendre au sérieux cette invitation à s’abreuver : il est prouvé que la feuille de coca favorise la circulation de l’oxygène dans le sang, ce qui facilite la vie en altitude. Malgré la fatigue du groupe, les guides réchauffent l’étroit refuge avec beaucoup de jovialité. Ils nous servent une réconfortante soupe accompagnée d’un plat de pâtes énergisantes. Par la suite, place au sommeil...

car la nuit sera courte. Chacun tente de dormir : nous sommes cordés les uns sur les autres alors que l’air ambiant regorge d’anxiété! Vers minuit trente, nos guides nous sortent du lit. On se prépare en silence, comme si un important rituel se tramait. Les guides nous séparent en groupe de deux ou trois en fonction de notre niveau. Si un membre de l’équipe doit abandonner, tous devront redescendre. Mario, notre guide, n’accordera aucun passe-droit sur cette question. À 5 300 mètres d’altitude, il est facile de se décourager. Les cuisses semblent peser plus de cinquante livres chacune. Un pas, aussi petit soit-il, exige un effort important. La rareté de l’oxygène étreint cruellement notre estomac et cause parfois d’impitoyables nausées. Le plus difficile consiste à ne jamais arrêter pour reprendre son souffle.

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Avant de partir Pensez à votre sécurité ainsi qu’à celle de vos proches. Sachez que vous devez vous conformer à la réglementation de Transports Canada en matière de sécurité nautique, au même titre que le fournisseur de qui vous louez votre embarcation. N’hésitez pas à lui poser des questions en ce qui concerne la formation des guides, l’utilisation de l’équipement obligatoire et les règles de sécurité et de navigation. Portez un vêtement de flottaison individuel ou un gilet de sauvetage à votre taille. Envisagez d’apporter des vêtements de rechange dans un sac étanche. Apportez également de l’eau potable et des collations qui vous permettront d’éviter la fatigue et la déshydratation. Enfin, consultez les prévisions météorologiques en vue de votre excursion. Excursions guidées Avant chaque excursion guidée, assurez-vous qu’un plan d’urgence est mis en place et que le responsable du groupe vous explique clairement les mesures de sécurité. Soyez informés des effets de l’hypothermie et du choc thermique causé par le froid en cas d’immersion. Trafic maritime Un kayak de mer peut être difficile à repérer compte tenu de sa petite dimension. Demeurez en groupe afin d’être visible d’autres embarcations, particulièrement des gros navires. Pour plus d’informations, consultez notre site Internet : www.securitenautique.gc.ca

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© photo : Jeff Johnson. Wolverine World Wide, inc., détaillant autorisé de chaussures Patagonia.

Le froid glacial guette chaque randonneur en quête de répit. Le risque d’avalanche demeure bien présent et plusieurs amoncellements de neige rencontrés sur le parcours indiquent que personne n’est à l’abri. Malgré les paroles réconfortantes de Mario, la crainte de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment siphonne beaucoup d’énergie. Voilà une marche de nuit bien difficile, même sous une incroyable pleine lune qui éclaire notre chemin. Nous marchons ainsi jusqu’au lever du soleil. Le plus impressionnant, c’est le dernier cent mètres qui culmine sur une crête large d’à peine soixante centimètres. Le vide surplombe les deux côtés de cet étroit passage de neige. Le vertige en prend un coup! Doucement, un pas à la fois, on s’accroche à la corde et on s’abandonne aux bons conseils de notre guide. Une demi-heure plus tard, nous croisons deux membres de notre groupe qui redescendent après avoir atteint le sommet. « It’s the most beautiful thing I have ever seen! », s’exclame l’un d’entre eux. Les derniers pas sont les plus lourds, mais nous y voilà finalement. 6 088 mètres, le cœur serré par l’émotion. L’aurore caresse nos esprits exténués. D’un côté, la ville de La Paz s’éveille doucement. De l’autre, le lac Titicaca scintille sous les premiers rayons de soleil. À l’opposé, au nord, c’est le spectacle de la Cordillère royale. Derrière ces sommets se pose une épaisse couche nuageuse qui annonce le début de la pampa (plaine) qui deviendra à des centaines de kilomètres plus loin la jungle bordant l’Amazone. Le ciel semble à portée de main. Le froid intense et le vent écourtent la contemplation et forcent une descente rapide. Comme nous devons revenir sur nos pas, il faut encore se mesurer à cette crête époustouflante. Monter, c’est une chose, mais redescendre avec les deux parois neigeuses c’est autre chose. L’entraînement du premier jour porte ses fruits : nous devons avoir confiance en nos crampons! Très lentement, nous regagnons notre refuge d’où nous sommes partis cette nuit. Mario nous siffle dans l’oreille qu’il n’existe pas de montagne facile. Toutes méritent notre respect. C’est une leçon d’humilité à tous ceux qui veulent grimper les montagnes à la course : la montagne gagnera toujours.

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Nous avons encore quatre kilomètres de marche avant de regagner le véhicule qui nous ramènera à La Paz. Tout le groupe est mort de fatigue et Mario prend beaucoup d’équipements sur son dos. Infatigable, il reviendra sur la montagne le lendemain avec un autre groupe de touristes. Il monte le Huayna Potosi près de trois fois par semaine! Se mesurer à aussi haut nous enveloppe d’une incroyable fierté. Il s’agit d’une manière de se dépasser, nous forçant à puiser dans les confins les plus reculés de nos ressources physiques et psychologiques. Plusieurs participants à cette randonnée ne relèveront peut-être jamais plus un tel exploit dans leur vie. On dépasse ici largement le concept de la randonnée en montagne qui permet un contact privilégié avec la nature dans un cadre purement contemplatif et méditatif. À ce niveau et avec tout ce matériel, on entre dans le registre de la performance. Il s’agit d’une quête d’émotions qui ne sont pas adaptées à tous. Au terme de ces trois journées, plusieurs personnes constateront qu’elles n’appartiennent pas à ce cercle d’initiés, mais cela ne les empêchera pas de se sentir comblées d’une joie immense d’avoir goûté à ce vertigineux monde.

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Malgré tout l’espace séparant les grands centres urbains du Québec de la Gaspésie, la longue péninsule qui s’avance vers l’Atlantique, entre le golfe du Saint-Laurent et la baie des Chaleurs, a séduit l’imagination des voyageurs depuis toujours et elle continue d’attirer les amateurs d’aventure, même en famille.

Premier parc canadien aménagé au Québec, en 1970, le parc Forillon et son éblouissant décor occupent l’avancée ultime de la Gaspésie en mer. On y retrouve des centaines d’espèces d’oiseaux, des faunes marines et terrestres luxuriantes, une flore amusante à identifier ainsi que des formations géologiques stupéfiantes. Voilà un lieu de prédilection pour les familles d’amateurs de plein air avec ses terrains de camping, ses plages, ses réseaux de sentiers de randonnée pédestre auxquels s’ajoutent des circuits de vélo de montagne, ses sites réputés pour la pratique du kayak de mer et l’observation des baleines. Nord et Sud Avant d’élaborer un programme de visite du Parc national du Canada Forillon, il est essentiel de savoir que le parc comporte deux secteurs distincts (Nord et Sud), bien différents quant à leur géographie, leur histoire, leurs attraits et qu’ils sont séparés l’un de l’autre par quelques kilomètres de route. À cela s’ajoute la péninsule de Penouille, au Centre-Sud, qui constitue une étape à elle seule. Le Secteur Nord donne sur le golfe du Saint-Laurent alors que le Secteur Sud donne sur la baie de Gaspé. Chacun des deux secteurs dispose d’un camping et d’un centre d’accueil tout en proposant des activités d’interprétation et de plein air différentes ou complémentaires. Il faut minimalement trois jours pour bien apprécier le territoire. Le Secteur Nord offre les attraits géologiques les plus spectaculaires avec les falaises abruptes de Cap-Bon-Ami et ses longues plages de galets où les enfants adorent s’amuser. Le sentier de randonnée pédestre conduisant au mont Saint-Alban (283 m), accessible à toute la famille, permet d’apprécier de

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près les falaises et de découvrir ultimement l’ensemble du paysage montagneux de Forillon jusqu’au Rocher-Percé. Le Secteur-Sud n’est pas en reste pour autant puisqu’il permet l’accès au Cap-Gaspé et à son phare, l’extrémité de la péninsule de la Gaspésie et de la presqu’île de Forillon. Avec son relief moins escarpé, le SecteurSud présente plusieurs accès à la baie de Gaspé qu’on appelle ici « la mer ». Tout le Secteur-Sud du parc est profondément marqué par l’histoire des pêches qui a constitué l’essentiel du destin de tous ceux et celles qui ont vécu sur cette côte difficile à partir du 19e siècle. Et c’est une magnifique révélation que d’apprendre sur ce passé, tant pour les jeunes que pour leurs parents. À Grande-Grave, plusieurs bâtiments d’origine témoignent encore de cette période qui ne s’est terminée qu’à la fin des années 1960. Animations avec comédiens et activités d’interprétation permettent aux visiteurs de mieux comprendre cette époque. Ce versant est aussi le point de départ des activités de kayak de mer et d’observation des mammifères marins. Du côté du Secteur-Nord, le panorama quasi infini du golfe du Saint-Laurent, qui mesure plus de 100 km de largeur à cette hauteur, révèle une réalité maritime très contrastée par rapport au sud. Ce secteur est également le point de départ d’une croisière d’interprétation intéressante. Penouille La presqu’île de Penouille recèle des groupements végétaux et une flore d’une grande valeur qui s’installent au gré de l’instabilité des dunes, de la nature du sable et de l’épaisseur des sols. On y remarque une large variété de fruits sauvages ainsi que nombre de plantes qui poussent au bord de la mer ou de la forêt et qui cohabitent ici.


GUIDE DE DÉPART

Pour s’y rendre : Route panoramique 132 jusqu’à Cap-Des-Rosiers. Distance : 890 km de Montréal et 660 km de Québec. Piscine extérieure chauffée et pataugeoire ouvertes tous les jours. On peut pêcher sur le quai de Grande-Grave. Kayak de mer : 1 418 892-5056, jusqu’à la fin août. Croisière aux baleines : 418 892-5500 1 866 617-5500 | www.baleines-forillon.com En famille : de la plage au vélo de montagne, on trouve des activités à faire avec les enfants de tous les âges autant qu’avec les ados. Un petit conseil : apportez-vous des sandales ou des chaussures de plage pour la baignade. Parc national Forillon : 418 368-5505 Sans frais : 1 888 773-8888 Site Internet : www.pc.gc.ca/pn-np/qc/forillon Réservations de camping : pccamping.ca

Il est fascinant de s’y promener sur le chemin de 2 km qui traverse toute la péninsule. Ce sentier polyvalent convient tant aux marcheurs qu’aux cyclistes et aux patins à roues alignées. Les « compagnons de marche » idéaux y sont les guides d’identification de la flore et des oiseaux, les longues vues et l’appareil photo. Si vous n’avez pas oublié votre maillot de bain, vous pourrez l’enfiler dans la salle de déshabillage, vous baigner et bronzer sur la plus belle plage du secteur. Des tables de pique-nique sont disponibles au bout du sentier. Il est possible de faire tout le parcours sur la plage. Demandez au Centre d’accueil le feuillet intitulé La flore vasculaire du parc national Forillon pour noter vos observations.

Randonnée pédestre Aucun autre moyen d’exploration ne surpasse la randonnée pédestre sur le territoire du parc national Forillon. Parmi les neuf sentiers proposés, plusieurs conviennent à toute la famille ou aux clientèles de tous âges, peu importe leur condition physique. D’autres raviront les marcheurs de niveaux intermédiaire et avancé à cause de leur seuil de difficulté plus élevé. Chacun de ces sentiers comporte un ou plusieurs points d’intérêt notoires qui sont liés aux écosystèmes traversés, à l’histoire des lieux, aux observations possibles ou aux points de vue auxquels ils nous font accéder. Observations des baleines Sept espèces de baleines fréquentent les eaux riches en nourriture qui entourent le parc. De ce nombre, le plus grand et le plus petit cétacé s’y côtoient : le rorqual bleu, et le petit marsouin commun qui ne dépasse guère deux mètres de longueur. L’excursion sur le Narval III, un grand pneumatique à coque en aluminium d’une capacité de 48 passagers assis, dure environ 2 h 30 et permet à toute la famille d’acquérir l’information pertinente sur les mammifères marins de la part d’un guide-interprète. Ce bateau puissant et stable atteint rapidement les terrains d’observation à la vue des souffles même lointains. Vélo La bicyclette est un moyen intéressant pour découvrir certaines parties du parc. Le vélo s’avère aussi utile pour se déplacer sur les campings, se rendre aux centres de services ou aux activités. On peut se balader sur les routes

secondaires du parc (secteurs nord et sud), sur le chemin de la plage de Penouille, ou sur le sentier Le Portage. Les amateurs de vélo de montagne pourront également emprunter le sentier La Vallée ainsi que la route de gravier menant à Cap-Gaspé. Un service de location de vélos est offert au Centre récréatif du parc et au stationnement de L’Anse-aux-Amérindiens. Excursion Panorama-Découverte Plusieurs fois par jour, une croisière d’interprétation permet aux visiteurs d’admirer la beauté spectaculaire du littoral nord du parc avec ses falaises escarpées, les mammifères marins et les colonies d’oiseaux. La croisière se prolonge du secteur Des-Rosiers jusqu’à l’extrémité de la presqu’île en passant devant Cap-Bon-Ami.

La grève du versant sud du parc.

Programme d’animation Le Parc national du Canada Forillon se démarque par la très vaste panoplie d’activités d’interprétation familiales qu’il propose. Que ce soit de façon autonome, à l’aide des nombreux instruments d’information mis à leur disposition, ou bien dans le cadre d’activités encadrées par des spécialistes, les visiteurs disposent de tous les outils et de toutes les opportunités pour explorer à fond la thématique de l’harmonie qui règne sur ce territoire entre l’homme, la terre et la mer. Le programme d’activités d’interprétation débute tôt en saison, en juin, et s’étend jusqu’en automne, à la mi-octobre. Les phoques Dans la partie sud du parc, à la sortie du camping de Capdes-Rosiers ou partout sur les plages du secteur, on ne se surprend plus de voir des phoques confortablement juchés sur un rocher, à quelques mètres à peine de la rive. Le belvédère qui se trouve à l’est du phare de Cap-des-Rosiers et la route secondaire qui longe le fleuve entre le phare et le Centre d’interprétation du secteur nord du parc, la Route du banc, constituent deux aires d’observation privilégiées. L’excursion en kayak de mer à partir de Grande-Grave permet aussi des rencontres excitantes avec les phoques qui séjournent tout près, sur la côte.

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LA GUERRE DES MEMBRANES

COMMENT ÇA FONCTIONNE? GORE-TEX

© Billy Hoiler

PAR ANTOINE STAB

Qu’il semble loin le temps où les adeptes de plein air devaient se parer d’un ciré imperméable pour se protéger en cas d’averses! Si l’on évitait ainsi d’être trempé par la pluie, on l’était inévitablement de l’intérieur! L’arrivée des membranes imperrespirantes a tout changé, au point de devenir des incontournables, avec la domination depuis des années du fameux Gore-Tex. Le tissu vedette de Gore, le leader du marché du vêtement imper-respirant, est passé dans le langage commun, comme l’ont fait K-way, Kleenex, Frigidaire ou Coke. La compagnie W.L. Gore, fondée en 1958 par Bill Gore dans le sous-sol de sa maison à Newark, dans le Delaware, a été la première à lancer une veste imper-respirante sur le marché, dès 1978. « Pendant très longtemps, la technologie de cette membrane

microporeuse en polytératrafluorotéthyléne (PTFE) laminée de tissu n’a pas que peu changé, explique Léo Viger-Bernard, vendeur chez Mountain Equipment Co-op (MEC). Ce n’est que très récemment que sa structure a évolué vers une membrane non poreuse, où le transfert de vapeur se fait au niveau moléculaire ». « Le Gore-Tex est plus connu aujourd’hui qu’il y a une dizaine d’années, précise Sonia Savage, acheteuse pour La Cordée. Dans les années 90, on parlait surtout des vêtements imperméables, qui étaient lourds et pas du tout respirants. Gore-Tex est le numéro un parce que la marque est jugée par le public comme la meilleure, celle en qui l’on peut avoir confiance. C’est le symbole d’un vêtement léger qui s’adapte à toutes les saisons et qui est garanti à vie. »

TOUT EST RÉDUIT JUSQU’À 78

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Aujourd’hui, W.L. Gore détiendrait plus de 70 % du marché du vêtement respirant qui pèse plus d’un milliard de dollars. Mais, depuis quelques années, le géant historique doit faire face à de nouveaux concurrents qui veulent chacun se tailler une part du gâteau. Polartec, Schoeller, Mountain Hardwear, Vertical, Columbia, Outdry, Marmot... la liste est longue. En 2011, Columbia, Potartec, Mountain Hardwear (racheté par Columbia en 2004) ont chacun lancé sur le marché leur nouvelle ligne de vêtements avec leur propre membrane, respectivement OmniDry, NeoShell et Dry.Q, avec une stratégie commerciale claire : « Take down Gore-Tex », pour reprendre les mots de la campagne publicitaire de Columbia.

Le principe d’une membrane imperrespirante est simple : elle repose toujours sur deux conditions indispensables. D’un côté, le tissu doit être imperméable à l’eau venant de l’extérieur. De l’autre, il doit être perméable à la vapeur d’eau émise du fait de la transpiration corporelle. Le tissu extérieur du vêtement est ainsi criblé de pores d’un diamètre de 0,2 micromètre, soit 20 000 fois petites qu’une goutte d’eau. De cette façon, l’eau ne peut circuler que dans un seul sens, de l’intérieur vers l’extérieur. De plus, le tissu subit un traitement déperlant : un revêtement qui permet la saturation de l’eau sur le tissu et permet une respiration optimale. L’eau n’imprègne pas le tissu, mais s’écoule sous forme de perle le long de la toile. Concrètement, une membrane fonctionne par différence de pressions entre l’intérieur et l’extérieur du vêtement. Si elle devient plus forte à l’intérieur, il y aura surpression et la vapeur corporelle sera dégagée au-dehors. Mais, attention, ce n’est pas un climatiseur! Tout effort physique entraîne de la transpiration et les vêtements imper-respirants ne sont pas l’idéal pour évacuer totalement l’humidité générée.

L’ENDUIT

Contrairement à une membrane, l’enduit est un liquide que l’on applique à même la surface à protéger. Si ce procédé permet d’apporter imperméabilité et respirabilité au vêtement, il n’offre toutefois pas le même niveau de performance qu’une membrane.

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VÊTEMENTS DE VÉLO VÊTEMENTS TECHNIQUES VÊTEMENTS DE VOYAGE SOULIERS ET BOTTES DE MARCHE SACS DE COUCHAGE SACS À DOS BÂTONS DE MARCHE SOULIERS DE COURSE À PIED


Montres d’aventure et d’entraînement

Partenaires PAR JEAN-SÉBASTIEN MASSICOTTE

temporels

Dans cette époque technologique où nous vivons, les montres sont désormais de véritables partenaires d’aventure et d’entraînement. De pratiques témoins pour ne rien manquer de chaque instant!

PLEIN AIR

LA SURDOUÉE

Déjà réputé pour la qualité de ses montres altimètres, Suunto a décidé de frapper un grand coup avec l’apparition du modèle Ambit. Qualifiée de « première véritable montre GPS destinée aux explorateurs » par Suunto, la Ambit est une surdouée. Si elle n’est pas petite, elle demeure tout de même de taille raisonnable pour ce qu’elle offre : système de navigation GPS évolué, altimètrebaromètre, boussole, chronomètre et cardiomètre. Le tout est emballé dans un boîtier qui se veut robuste et étanche jusqu’à 100 m. Des attributs qui permettent à la Suunto Ambit d’être aussi à l’aise en randonnée à ski que durant un entraînement de course en sentiers. SUUNTO, Ambit | 525 $ | suunto.com

ROBUSTESSE MILITAIRE

Bâtie pour résister à un char d’assaut, la série G-Shock de Casio n’a plus besoin de présentations. La nouvelle gamme Solar Military Green Series regroupe trois montres destinées aux aventuriers qui préfèrent la sobriété toute militaire du kaki. Du lot, la GR7900KG est la plus équipée. Les voyageurs apprécieront son horloge mondiale pour 48 villes, alors que les sportifs pourront l’entraîner dans leurs escapades aquatiques grâce à son étanchéité jusqu’à 200 mètres et son suivi du cycle des marées. Enfin, les piles deviennent une chose du passé, alors que les montres tirent leur énergie de la lumière, sans craindre de longues périodes de pénombre. CASIO, Solar Military Green Series | 149 $ chacune | casioca.com

BIJOU SPORTIF

Totalement dans la tendance des montres de grosses tailles, la Nixon 51-30 Rubber est bien plus qu’un simple accessoire de mode. Cette nouvelle version caoutchoutée est le juste compromis pour ceux qui veulent un bijou à leur poignet, tout en améliorant les attributs sportifs du modèle original, 100 % acier. Montre dessinée pour les surfeurs, la 51-30 Rubber est entièrement recouverte de silicone injecté pour donner ce toucher doux et plus chaleureux que l’inox. Robuste, la montre est mue par un mouvement suisse. Un cadran indique le sens des marées et la bague rotative qui encercle la face vitrée — en verre minéral antireflet — permet de chronométrer aisément. NIXON, 51-30 Rubber | 450 $ | nixonnow.com

ENTRAÎNEMENT MAÎTRE NAGEUR

Évolution naturelle de la populaire Forerunner 310xt, la montre GPS Garmin 910xt reprend là où le fabricant américain avait amené son modèle destiné aux coureurs et triathlètes. Principalement, Garmin a apporté des améliorations dans la mesure des données durant la nage. Le calcul de la distance dans l’eau, de la cadence des bras et du nombre de longueurs en piscine est désormais une réalité fonctionnelle sur la 910xt. Une fois au pas de course, puis en selle, la montre enfile simplement les transitions et ne rate aucune information. De retour à la maison, la tonne de paramètres peut être enregistrée, visualisée et partagée sur le site Web Garmin Connect. Étanchéité jusqu’à 50 mètres. GARMIN, 910XT | 400 $ et 450 $ (avec ceinture du cardiomètre) | garmin.com

ENTRAÎNEUR PERSONNEL

Croisement entre un lecteur MP3, une montre GPS et un téléphone intelligent, le MOTOACTV est un véritable entraîneur personnel. L’appareil à écran tactile pourra en effet vous donner de l’élan, indiquer votre progression (vitesse, distance, fréquence cardiaque, etc.) et faire le relais par Bluetooth avec votre cellulaire. La fonction qui plaira sans doute le plus aux sportifs mélomanes est la capacité de l’appareil à évaluer les pièces qui vous motivent et à les réunir dans une liste « haute performance. » Besoin d’un peu d’énergie pour rejoindre le fil d’arrivée? Il ne suffira plus qu’à appuyer sur « Play ». MOTOROLA, MOTOACTV 8 Go | 249 $ | motorola.com 80

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BEAUTÉS SPÉCIALISÉES

Sveltes et élancés, les modèles pour hommes et pour femmes RCX3 de Polar ne sont pas qu’apparences. Derrière cette beauté se trouve aussi un cerveau qui enregistre et analyse sans relâche une multitude de données, comme c’est le cas avec les cardiomètres de Polar. Sous forme de messages à l’écran, la RCX3 donne même de la rétroaction à l’utilisateur selon le type d’entraînement dans lequel il s’est engagé. Une série d’outils intégrés au logiciel de la montre permet aussi d’évaluer la forme physique et d’estimer l’amélioration de celle-ci à travers le temps. Les RCX3 communiquent avec une série de capteurs spécialisés, pour le vélo ou la course à pied. POLAR, RCX3 | 310 $ (avec capteur de foulée) 350 $ (avec capteur GPS) | polarca.com

PERFORMANCE ÉCONOMIQUE

L’une des montres GPS les plus abordables actuellement sur le marché, la Timex Run Trainer n’a pourtant pas à rougir face à la compétition. Son interface est simplifiée, certes, mais c’est justement le but de Timex qui destine la montre aux sportifs voulant obtenir les principales données de leurs entraînements sans se donner de maux de tête. Distance et vitesse de course sont en particulier mises en valeur, tandis que 15 entraînements peuvent être conservés en mémoire. Fonctions intéressantes, des alarmes pour se souvenir de boire et de s’alimenter sont paramétrables. Compatible avec les capteurs sans fil de la norme ANT+. Résistance à l’eau : 50 m. TIMEX, Run Trainer | 200 $ et 245 $ (avec ceinture du cardiomètre) | timex.ca

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Faites un tour sur une plus grande piste.

Avec la vitesse et la distance fournies par le GPS, le système Run TrainerMC vous donne la liberté de courir partout. Il suffit d’appuyer sur Start et de profiter de votre course. Shannon Coates, équipe multisports de Timex

NOUVEAU

GPS

Jusqu’où l’emmènerez vous? TIMEX.CA

©2012 Timex Group USA, Inc. TIMEX, TRIATHLON, RUN TRAINER et JUSQU’OÙ IREZ-VOUS? sont des marques de commerce de Timex Group B.V. et de ses filiales. IRONMAN et M-DOT sont des marques déposées de World Triathlon Corporation, utilisées ici avec autorisation. Photo par Tim Tadder.


TECHNO

Le plein air de demain PAR MATHIEU LAMARRE

Être passionné de grands espaces ne veut pas dire que l’on est indifférent à l’évolution technologique. Pour satisfaire notre curiosité, voici un coup d’œil dans la boule de cristal des équipements de demain. Dès cette année

UN DUVET HYDROPHOBE

C’est une règle connue de tout campeur digne de ce nom : le duvet est l’isolant le plus léger, chaud et durable qui soit. Mais il possède un immense défaut : s’il se mouille, il est foutu jusqu’à ce qu’il soit bien asséché. Grâce à la nanotechnologie, cette tare est désormais réduite. Sierra Designs est l’une des premières entreprises à proposer des produits isolés en DriDown. À une échelle microscopique, les plumes sont recouvertes d’une couche hydrophobe qui les étanchéifie! Résultat : le DriDown reste sec sept fois plus longtemps que le duvet normal et sèche 33 % fois plus vite. Bref, voici le sac de couchage de vos rêves, pour des nuits sans crainte de greloter, qu’importe le taux d’humidité. SIERRA DESIGN, Zissou 30 | 200 $ | sierradesigns.com

Au stade de développement

UNE GÉNÉRATRICE QUI S’ALIMENTE DE VOTRE SOUFFLE

Quelle crise énergétique? L’énergie est partout! Il s’agit seulement de savoir comment la capter. Le designer industriel Joao Lammoglia s’est penché sur l’énergie éolienne produite... par notre souffle et a imaginé un masque électrogène pour recharger nos iPod, en pleine course ou même en ronflant! Malgré un concept un peu tiré par les cheveux, la réflexion sur les énergies renouvelables et l’esthétique Darth Vader du plus bel effet aura valu à l’ingénieux Brésilien un prix au renommé concours de design Red Dot 2011. Avec ça, plus besoin d’autres barrages sur nos rivières! (joaolammoglia.net)

Au stade de recherche

UN VÊTEMENT QUI SE PRÉOCCUPE DE VOTRE HUMEUR

La mémoire portative, au travers des iPod et autres objets du genre, permet d’emmagasiner et d’interpréter toute sorte d’informations récoltées pendant que nous vaquons à nos occupations. Par exemple, des capteurs à proximité du corps peuvent retransmettre à ces appareils le biofeedback de nos émotions. C’est ce que tentent de faire des chercheuses londonienne et montréalaise avec le projet Wearable Absence. L’idée est d’intégrer à un vêtement un dispositif interactif qui perçoit notre humeur, via le rythme cardiaque, le rythme respiratoire, la température corporelle et la réponse électrique de l’épiderme. L’analyse de ces données par le micro-ordinateur lui permet de réagir à son tour et de répondre avec des messages appropriés (audios, vidéo ou graphiques) pour accompagner ou moduler cette humeur perçue.

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En pratique, ça pourrait donner ceci : vous accomplissez votre plus belle descente de ski, après avoir sauté des corniches, fait un double back-flip dans les airs, en plus d’avoir évité de justesse une avalanche. Pour vous féliciter, votre Gore-Tex fait jouer dans les 1/31/12 AM au capuchon We are the champions — puis envoie un texto à vos amis pour les impressionner! écouteurs8:29 intégrés (wearableabscence.com)


General Electrics, poids lourds de l’énergie mondiale, rachetait en 2004 BHA Group, la société qui fabrique le eVent, une membrane lancée en 1999, initialement utilisée dans les filtres de cheminées industrielles et qui fut l’une des premières à sérieusement jouer dans les plates-bandes de Gore-Tex. Beaucoup y ont vu l’arrivée d’un concurrent sérieux avec des ressources financières et logistiques suffisantes pour bousculer la hiérarchie de manière significative. Ce qui ne fut pas le cas. À en croire les récentes publicités, chaque marque revendique que sa membrane est la « plus légère » ou « la plus respirante ». Tests, chiffres et graphiques à l’appui. Polartec explique que sa membrane NeoShell possède « 100 % plus de respirabilité par rapport à la meilleure membrane imper-respirante actuelle » (comprenez GoreTex). Pourtant, quand on interroge les vendeurs, ceux-ci se montrent plus prudents sur les différences entre les produits : « Si leur technologie est différente, il n’y a pas de différences majeures sur le terrain, confie Léo Viger-Bernard. Les données techniques sont quasi similaires. Pour le client, cela se ressemble beaucoup. » Au final, bien peu de personnes pourront voir la différence sans faire d’analyses scientifiques poussées. « Si les différences sont minimes entre les membranes, ce n’est pas le cas entre une membrane et un enduit, assure Sonia Savage. D’abord au niveau du prix. Avec l’enduit, un manteau de base coute entre 130 $, alors que c’est minimum 400 $ pour un manteau imper-respirant. L’enduit est davantage un imperméable de mi-saison, pas fait pour l’hiver. Mais il convient à beaucoup de gens, car c’est une barrière efficace contre la pluie. Très utile pour les randonnées d’une journée, car il est plus léger que la membrane. » Autre

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© Sasha Radosavljevic

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différence de taille : les enduits sont moins durables que les membranes. « Si les enduits sont plus légers, ils perdent de leur efficacité plus rapidement, indique Léo Viger-Bernard. Il faut compter trois à quatre ans de durée de vie, tandis que les membranes sont capables de maintenir leurs performances 5, 10 voire même 15 ans. J’ai déjà vu des Gore-Tex tenir 20 ans ! » « Le marketing de Gore-Tex est très efficace, juge Sonia Savage. Des clients viennent nous voir en nous disant : “Je veux un Gore-Tex!” Mais avant de choisir une marque, la première question qu’il faut se poser, c’est : “Pour quelle activité? ” » Le choix de votre futur vêtement doit se faire en fonction du type d’activité que vous souhaitez pratiquer. « Les membranes imper-respirantes sont les vêtements qui offrent le plus de polyvalence, souligne Léo Viger-Bernard. Mais elles

ne sont pas recommandées pour les activités aérobiques, comme la course à pied ou le ski de fond, car ces activités sont trop intenses. La transpiration est trop forte et cela ne favorise pas l’évacuation totale de l’humidité corporelle. » Dans ce cas, privilégiez plutôt une coquille souple (ou soft shell), plus légère et moins résistante aux fortes pluies que sa consœur rigide et totalement imper-respirante. Les vêtements imper-respirants à coque rigide sont conçus pour maintenir le corps au sec et au chaud dans des conditions extrêmes, notamment en montagne. Le choix est donc tellement vaste qu’il est fortement conseillé de consulter les vendeurs et spécialistes des boutiques pour se retrouver dans cet univers scientificoludique du vêtement imper-respirant.

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Nouveautés PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

Bottes de randonnée

Que vous soyez marcheur du dimanche, coureur de sous-bois ou globe-trotteur des sentiers, vous trouverez chaussure à votre pied avec ces huit nouvelles bottes de randonnée estivale. DUR À CUIR

Un style très old school pour ce nouveau modèle de bottes de randonnée Keen. Son cuir vieilli est totalement imperméable avec une membrane intérieure étanche recouverte d’un tissu respirant, évitant ainsi les pieds qui bouillent dans les souliers. Ce cuir aurait la propriété de se laver très facilement et de ne pas prendre trop les marques. À voir! La semelle, quant à elle, est dotée de la technologie Keen Cush qui épouse la forme du pied de l’heureux propriétaire. Une bonne botte tout usage qui vous mènera jusqu’à des sentiers très escarpés grâce à des encoches de traction profondes sur la semelle. Pour aller loin, très loin… KEEN, Glarus (aussi disponible pour femmes) | 210 $ | keenfootwear.com

HOMME

RANDO UN JOUR, RANDO TOUJOURS

La Pacific Crest de Mammut est une botte plutôt passe-partout aux très belles innovations. Parmi les meilleures : sa semelle munie d’une technologie nouvelle qui amortit les chocs au niveau du talon et les répartit afin de diminuer l’impact. On remarquera aussi le Foot Mapping et le Memo Foam, des noms barbares pour nommer les technologies de rembourrage intelligent autour du pied, apportant par ailleurs un confort thermique adéquat lors des activités de haute intensité. Enfin, la doublure en Gore-Tex rend, comme à son habitude, la botte imperméable et très respirante. Une chaussure de montagne mi-montante pour de la randonnée quatre saisons et particulièrement bien adaptée aux sentiers de moyenne montagne. MAMMUT, Pacific Crest Outdry | 300 $ | mammut.ch

EXTRA-TERRESTRE DES SENTIERS

Columbia a fait fort cette année côté design! On aime ou on n’aime pas, mais on est tous d’accord sur le fait que le maintien du pied sur les sentiers est indéniable. Cette particularité vient de l’innovant soutien externe, en techlite, ainsi que du châssis en nylon ultraléger qui offrent à eux deux un solide soutien de la cheville. Une semelle intercalaire en forme de U a aussi été conçue du devant du pied jusqu’au talon pour amortir les chocs, et sa plaque en polyéthylène protège contre l’abrasion de la plante lors de longues randonnées. Cette botte fait partie des plus légères de sa catégorie et remporte haut la main la première place de l’originalité sur les sentiers! COLUMBIA, PeakFreak Outdry | 230 $ | columbia.com

COUSSIN GONFLABLE POUR PIED

Si les premières minutes aux pieds sont un peu décevantes au niveau du confort global, les bottes Havoc de The North Face surprennent tout de suite par leur légèreté (456 grammes par botte). Avec des panneaux respirants de chaque côté du pied, elles ont un peu une allure de Tour Eiffel. Côté technologie, on se sentirait presque aussi protégé que dans l’habitacle d’une voiture : coup de pied coussiné, assise plantaire en mousse et semelle intercalaire moulée. Bref, une chaussure amortisseur pour les pieds qui traînent sur les sentiers. Sans oublier une membrane imper-respirante en Gore-Tex pour les journées pluvieuses. À quand les essuie-glaces et les rétroviseurs? THE NORTH FACE, Havoc Mid Gtx (aussi disponible pour hommes) | 170 $ | thenorthface.com

LES GLOBE-TROTTEUSES

FEMME SALOMON DONNE DES AILES

La nouvelle mode sur les sentiers, ce n’est plus de marcher, c’est de courir! La Synaspe en est la démonstration même avec des technologies et un design très athlétiques. D’abord, la chaussure est légère (340 gr), elle est aussi flexible et sa forme a été optimisée pour les pieds des femmes. Le but des concepteurs a été de créer un soulier assurant un mouvement naturel du talon à l’avant du pied. Enfin, le textile intérieur a banni les coutures et apporte un confort de marche et de course convainquant. Bref, de quoi donner des ailes aux randonneuses! Le modèle pour homme sera disponible dès l’automne. SALOMON, Synaspe | 130 $ | salomon.com 84

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Bâton de marche dans la main, sac sur les épaules, ces bottes Albula de Lowa complètent l’équipement de la parfaite grande randonneuse. Très montantes avec leur cuir en nubuck, elles incarnent l’esprit des globetrotteurs de sentiers. Elles ont été dessinées spécialement pour l’anatomie du pied des femmes, avec un talon affiné et une plante plus flexible. Respirante, confortable et minimisant les coutures, elles s’adaptent parfaitement aux exigences féminines. Enfin, la semelle coussinée réduit les risques d’échauffement et de fatigue liés aux longues distances de marche. À quand le tour du monde à pied? LOWA, Albula | 300 $ | lowaboots.com


© Christian Wheatley

FERME CASSIS ET MÉLISSE

loge ses hôtes et conseille les clients de la fromagerie. Le bâtiment, conçu de manière SAINT-DAMIEN DE BUCKLAND moderne et écologique par un architecte et PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE approuvé par la maîtresse des lieux, abrite Sur une terre vallonnée d’une vingtaine une suite intime et douillette qui donne sur d’hectares, paissent tranquillement une la cour de la ferme et les champs. Pouvant trentaine de chèvres dans un décor des recevoir jusqu’à six personnes, le gîte plus bucoliques. Nous sommes sur le possède deux chambres (une avec un lit domaine de la ferme Cassis et Mélisse en double et l’autre avec deux lits simples), une plein cœur de Bellechasse (Chaudièresalle de bain et un espace de vie spacieux Appalaches). Aagje Denys, une Belge qui (avec canapé-lit). Une cuisine sépare le hall a adopté le Québec il y a plus de 10 ans, d’entrée de la boutique et le gîte. Le matin, accueille les visiteurs en mal de quiétude et Aagje frappe à la porte pour apporter le de nature. Ici, c’est la promesse d’un retour déjeuner composé de produits frais de la aux sources au cœur d’un territoire plein ferme. Jus de pomme crémeux, quiche aux air à souhait! légumes et assiettes de fromages de chèvre frais embaument la pièce de saveurs. NID DOUILLET Les lève-tôt l’auront d’ailleurs vu passer, Il y a presque deux ans, Aagje a agrandi elle ou son mari, par la fenêtre avec leur sa chèvrerieParcours_velo_Espaces_2012.pdf avec « l’Appentis de la 2012-03-26 19:44:26de chèvres se dirigeant vers le troupeau fromagère » où elle accueille les visiteurs, pré. Après le déjeuner, on fait un petit tour

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du propriétaire afin de visiter la ferme et les étables. Les enfants adoreront la pouponnière qui est remplie de chevreaux (de janvier à avril). À la fin du séjour, il faut passer par la boutique pour garder un souvenir gourmand de ces quelques heures ou quelques jours passés en compagnie de cette belle et couple d’amoureux de la nature. Nuitée et déjeuner gourmand dans « l’Appentis de la fromagère » : 120 $ (taxes en sus) pour deux personnes + 20 $ par adulte supplémentaire.

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© Daniel Laflor

Envie de vous gâter? Combinez art de vivre et plein air avec nos propositions de week-ends clés en main. Gîte ou auberge, resto et activités : vous n’avez plus qu’à réserver! BONNES TABLES AUX ALENTOURS

Pour un souper raffiné dans une ambiance chic, dirigez-vous vers l’Appalaches Lodge Spa, à quelques minutes de la station du Massif du Sud (20 min de Cassis et Mélisse). On passe agréablement la fin d’après-midi dans les bains bouillonnants extérieurs en contrebas du grand bâtiment de bois rond. Puis, pour le souper, on monte les marches pour s’asseoir à la table du restaurant. On y mange une table d’hôte quatre services de qualité avec une belle diversité de viandes et de légumes. Au dessert, le choix sera difficile entre la crème brûlée onctueuse et le très coulant fondant au chocolat… (forfait Le spa gourmand avec dîner et accès aux bains nordiques : 48 $ (taxes en sus) • appalachesspa.com)


RANDONNÉE PÉDESTRE ET VÉLO DE MONTAGNE : à moins de 20 minutes de la chèvrerie trônent le majestueux Massif du Sud et son parc régional. En tout, 17 sentiers de marche et huit sentiers multifonctionnels pour le vélo sillonnent la montagne pour des randonnées de tous types. Les sentiers incontournables sont la boucle des Abris sous roches (1,6 km de niveau difficile), le sentier des Dryades (3 km) qui surplombe le massif ainsi que le sentier du mont Chocolat (2,1 km). Reliés les uns aux autres, ils permettent de passer de très belles heures de rando dans le frais des sous-bois. (chiens autorisés / 418 469-2228 • massifdusud.com)

AUX ALENTOURS

ÉQUITATION : à Saint-Just-de-Bretenières, la pourvoirie Daaquam propose des sorties équestres des plus sauvages. À la demi-journée, à la journée ou sur deux jours avec nuit en refuge, les randonnées à dos de cheval sont mémorables. On traverse de beaux ruisseaux, on parcourt la forêt du parc des Appalaches jusqu’aux tourbières de la frontière américaine. En avant cowboy! (120 $ par pers. Pour 5h de randonnée / 1 888 558-3442 • daaquam.qc.ca) CYCLOROUTE DE BELLECHASSE : cette piste cyclable de 74 km s’étend des limites nord de la municipalité de Saint-Henri jusqu’au parc des chutes d’Armagh. Elle est à 8 km de la ferme Cassis et Mélisse. Il s’agit d’un circuit incontournable dans la région pour les aimants du cyclotourisme. (tourisme-bellechasse.com)

AUBERGE LA BASTIDE

SAINT-RAYMOND DE PORTNEUF

grillées en tapenade d’olives, voici le menu qui est proposé en ce début d’année 2012 à la table Les secrets d’Alice, le restaurant réputé de La Bastide. Gourmets, fins et savoureux sont les qualificatifs que méritent les plats servis dans la salle feutrée de l’auberge. On y vient de toute la région paraît-il. C’est sans contredit une adresse de choix pour le souper et une évidence pour les clients de l’auberge qui restent pour la nuitée. Il faut débourser au minimum une quarantaine de dollars pour la table d’hôte trois services, dix dollars de plus pour le cinq services. Portemonnaies garnis, bon appétit! Pour des budgets plus limités, pensez au restaurant Le Nocturne et son fameux poulet O’Mary qui plairont à tous les estomacs. (434, Rue Saint-Cyrille - 418 337-2824)

ACTION SUR PLACE :

VÉLO DE ROUTE : au départ de l’auberge, ce sont les 68 km de la Vélopiste Jacques-Cartier-Portneuf qui sont accessibles à pédale. Aménagée sur l’ancienne emprise ferroviaire entre Saint-Gabriel-de-Valcartier à Rivièreà-Pierre, il s’agit d’un circuit cyclable appréciable riche en lacs, rivières et montagnes. La Vélopiste est reliée directement à la Ville de Québec par le Corridor des Cheminots auquel vous avez accès via le train. (418 337-7525 • velopistejcp.com)

AUX ALENTOURS :

RANDONNÉE PÉDESTRE ET VÉLO DE MONTAGNE : plus de 80 km de sentiers, dont les plus connus le sentier des Falaises et celui de la chute Delaney, sont devenus des incontournables pour la randonnée pédestre dans la région.

© La Bastide

ACTION AUX ALENTOURS

On y trouve de tout pour tout le monde ainsi qu’un réseau en plein développement de sentiers de vélo de montagne. Pas étonnant que le slogan de la Vallée Bras-du-Nord soit « un terrain de jeux presque illimité »! (1 800 321-4992 • valleebrasdunord.com) CANYONING ET CANOT-CAMPING : la Vallée Bras-duNord est décidément un point de ralliement pour tous les amoureux de plein air. Québec-Canyoning est devenu ces dernières années un partenaire de taille pour développer des activités aquatiques dans le parc. Les groupes se plongent allègrement dans l’eau de la chute Delaney et les moins audacieux descendent la belle rivière Bras-du-Nord en canot, avec de superbes plages pour y planter la tente.(1 800 321-4992 • valleebrasdunord.com) ESCALADE DE ROCHE : Portneuf, c’est l’une des régions du Québec au plus grand potentiel de grimpe. On y trouve de très bons sites, notamment autour de Saint-Alban, à une trentaine de minutes de Saint-Raymond. Le Lac Long est sûrement le plus invitants pour les grimpeurs avec une dizaine de très belles voies. On doit traverser la rivière Noire à gué pour arriver à la falaise d’escalade. Un site de rêve qui surplombe les belles vallées de la région.

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

Pour une fin de semaine au cœur du terrain de jeux plein air qu’est Portneuf, l’auberge La Bastide est un camp de base au luxe réconfortant. La belle bâtisse se trouve dans le centre de SaintRaymond de Portneuf, à quelques mètres seulement de la rivière Sainte-Anne. Confort, gastronomie et repos sont les maîtres mots de cette destination hors pair.

NID DOUILLET Les régions françaises du Périgord, de Charente-Maritime, du Poitou ou encore du Lavandou vous accueillent dans sept chambres inspirées de leurs paysages. Toutes sont réparties sur les deux étages de la grande auberge centenaire. De l’extérieur, rien ne laisse présager une si grande superficie et un si long couloir à l’étage. Chacune des chambres a son style et sa décoration personnelle ainsi qu’un agencement bien à elle. Par ailleurs, le confort est de mise avec une salle de bain spacieuse et de belles ouvertures sur le jardin. On y dort confortablement à la nuitée ou à la semaine pour un séjour intime au cœur du village de Saint-Raymond. Une foule de forfaits combinant l’hébergement à des soins de massage, des activités plein air ainsi que des soupers de cuisine du terroir sont disponibles selon les envies des épicuriens de passage. Été comme hiver, La Bastide est une belle destination pour se reposer avant de retourner pédaler, marcher, pagayer ou escalader dans la région. Nuitée et déjeuner gourmand : 78,36 $ (taxes incluses) par personne en occupation double / 136,53 $ pour le souper table d’hôte 5 services en plus du coucher et du déjeuner.

INFOS 1 877 337-3796 • bastide.ca

BONNES TABLES SUR PLACE :

Osso buco de cerf rouge à l’italienne, mignon de bœuf sauce crémeuse au brie et au cognac, ou côtelettes d’agneau

FORFAIT VÉLO CAMPING

CROSS-COUNTRY À PARTIR DE STARTING AT

25 $

*

Incluant deux nuitées et l’accès aux sentiers de vélo pour deux jours. Prix par personne, par jour en occupation double. Site de camping sans service. Séjour minimum de deux nuits. Taxes en sus. Certaines conditions s’appliquent.

*

DESCENTE À PARTIR DE STARTING AT

45 $

*

Incluant deux nuitées, l’accès à la remontée en télécabine et aux sentiers de vélo de descente pour deux jours.

1.800.463.1568 | mont-sainte-anne.com espaces.ca mai 2012

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AGENDA////// DU PRINTEMPS

sécurisé mais varié : lacs, plaines, collines et sentiers. (www3.sympatico.ca/montbleu)

12 MAI

Les beaux jours sont revenus. Alors, chaussez vos plus beaux souliers, enfilez votre sac à dos et filez dehors pour marcher, courir, rouler à vélo. Quelques idées de sorties pour passer un printemps 100 % plein air. PAR ANTOINE STAB

MAI 6 MAI

// DEMI-MARATHON DE QUÉBEC Ville de Québec Si vous ne vous sentez pas (encore) capable de courir les 42 km d’un marathon, tentez l’expérience au demi-marathon international de Québec. Pour sa 9e édition, l’épreuve s’offre une nouvelle jeunesse, avec un nouveau site du départ et un début de parcours remanié, soit 21,1 km dans la capitale nationale, entre les Plaines d’Abraham et le Domaine Maizerets. Un circuit de 10 km et une course de 2 km pour

les plus jeunes coureurs (entre 7 et 14 ans) sont aussi au programme, pour que chacun puisse participer à cette épreuve urbaine. (marathonquebec.com)

12 MAI

// ROGAINE LAURENTIDES Laurentides À tous les experts de la boussole et aux amoureux des cartes topographiques, la Rogaine Laurentides est faite pour vous. C’est un raid d’orientation pédestre, d’origine australienne, où des équipes de 2 à 4 personnes, doivent rejoindre le plus rapidement possible, des points de contrôle disséminés dans un environnement

Le goût de se dépasser!

Quoi de mieux pour récompenser ses efforts qu’un délicieux repas gourmet spécialement NOUVE conçu pour les adeptes de plein air ? AU

PROD

X

U ÉTÉ 20 I T S Lyo-San offre un vaste choix 12 de repas savoureux respectant les besoins énergétiques et nutritionnels des gens actifs.

// 1001 COURSES À KINGSTON Kingston (Ontario) Chaque année depuis 2009, les pistes J&J Cycle, au nord de Kingston, réputées les meilleures de tout l’Est ontarien lancent la série de courses en sentier organisé par 5Peaks d’avril à septembre. Trois distances seront à l’ordre du jour : 1 km pour les enfants, 5,9 km pour la course sport et 10,3 km pour la course enduro. Le tout sur un parcours spectaculaire, des sentiers de randonnée à travers les forêts et les collines, et parsemés d’obstacles naturels, de rochers, de racines ou de souches d’arbres. Une véritable expérience de cross-country! (1001sentiers.ca)

19 MAI

// RAID PULSE Lac Sainte-Marie (Ouataouais) 11e édition du Raid Pulse, et une nouvelle fois, cette épreuve promet d’être épique : 7 km de randonnée, 8 km de canotage, 35 km de vélo de montagne, seul ou en équipe de deux, avec pour seuls guides, une carte et une boussole. Ce raid aventure de 8 heures aura pour cadre, cette année, le secteur de lac Sainte-Marie et Denhom, une région boisée et montagneuse avec un grand nombre de lacs et de sentiers, qui n’a encore jamais été visitée par une organisation de course d’aventure. Un terrain de jeu idéal pour les aficionados d’aventure multisport. (raidpulse.com)

19 MAI

// ROUGE CHALLENGE 2012 Halte des chutes des 7 sœurs Le Rouge Challenge est une compétition de kayak en eau vive ouverte à tous les descendeurs qui s’affronteront les uns contre les autres sur deux des sections les plus techniques de la rivière Rouge. Deux épreuves sont au programme de cette 2e édition : une course contre la montre en équipe de deux, puis une séance de border cross, l’équivalent kayak du ski cross, où quatre kayakistes partent en même temps du haut du cours d’eau, le but étant d’arriver le premier en bas. Les parcours seront accessibles pour les spectateurs par un sentier de randonnée pédestre balisé qui longe la rivière. Préparez vos imperméables, ça risque de mouiller un peu… (rougechallenge2012.blogspot.com)

chacun pourra ainsi y trouver son compte, tout en bonifiant sa santé et en affichant sa solidarité. (418 755-1722)

27 MAI AU 3 JUIN

// FÉRIA DU VÉLO DE MONTRÉAL Montréal et sa région La grand-messe annuelle du vélo à Montréal, de nombreux événements sont prévus pour faire de la ville, un espace où la bicyclette aurait pris le pas sur l’automobile. Parmi les manifestations au programme, une escapade nocturne de 22 km entre le boulevard Saint-Joseph et le parc JeanneMance dans la fraîcheur apaisante de la nuit estivale. Également, le dimanche 3 juin, le Défi Tour de l’Île vous fera rouler 50 km à votre rythme pour voir les rues de Montréal sous un nouveau jour. (velo.qc.ca)

20 MAI

500, boul. Aéroparc, C.P. 598, Lachute (Québec) J8H 4G4 Canada Tel.: 1 800 363-3697 | www.lyo-san.ca

REPAS PRÉPARÉS À PARTIR D’INGRÉDIENTS LYOPHILISÉS Faciles à utiliser, ajoutez seulement de l’eau bouillante.

// DEMI-MARATHON À THETFORD MINES Thetford Mines Une épreuve qui a du cœur! La ville de la région Chaudière-Appalaches organise pour la première fois un demi-marathon afin de récolter des fonds dans la lutte contre le cancer. En plus du 21,1 km, trois autres parcours sont proposés : 5, 10 et 15 km. Du coureur néophyte au plus expérimenté,

SOYEZ DANS L’AGENDA DE LA REVUE ESPACES

Vous organisez une activité spéciale, un événement de plein air ou souhaitez nous en suggérer un? Annoncez-le directement à notre communauté sur www.espaces.ca


LES 8, 9 ET 10 JUIN

// FESTIVAL PLEIN AIR ET VOYAGE Espace 400e – Vieux-Port de Québec

Le plus gros rassemblement d’amateurs de plein air à Québec revient pour sa troisième édition dans un nouveau lieu : au Vieux-Port. Le rendezvous fera encore une fois le plein d’exposants, d’ateliers donnés par des experts, d’activités et de destinations de voyages, pour mieux anticiper la richesse et la diversité du monde du plein air et vous donner des idées d’aventure, d’ici ou d’ailleurs. (festivalpleinair.ca)

2 JUIN

// XTRAIL ASICS SUTTON Mont Sutton Considéré comme l’une des plus belles courses à faire au Canada, le Xtrail Asics fait partie de la série nordaméricaine Trail Runner Trophy Series, qui compte au total 138 courses sur tout le Canada et les États-Unis. Pour sa 4e édition, les coureurs emprunteront les sentiers single-track (sentier étroit où il n’est pas possible de passer à deux) balisés du mont Sutton, du Parc d’environnement naturel de Sutton et de l’Estrie, et lutter sur 21 km, 10 km, 6,5 km

ou 1 km (pour les enfants), contre les différents obstacles naturels : racines, roches, boues, ruisseaux, orignaux… (xtrailasics.com)

3 JUIN

// DÉFI DES ESCALIERS DE QUÉBEC Ville de Québec Marre des ascenseurs et des escaliers mécaniques? Le Défi des escaliers de Québec propose un retour aux sources et au sens de l’effort, avec un parcours de 19 km, le Super Défi où les coureurs auront à monter ou descendre une trentaine d’escaliers, principalement ceux qui relient le bas et le haut de la ville de Québec, soit au total 3 000 marches. Un autre parcours de 13 km, le Défi, est aussi proposé. Dans la course, trois titres seront en jeu : la meilleure performance, le meilleur grimpeur et le meilleur sprinteur. (marathonquebec.com)

16 ET 17 JUIN

// LA VIRÉE DU MAIRE Parc portuaire de Trois-Rivières La virée du Maire se veut un rendez-vous amical et familial pour les amateurs de vélo et de course. Au programme : quatre circuits de vélo de 30, 55 et 80 km et un volet course à pied avec deux circuits de 5 et 10 km. La veille, vous pourrez assister à la 8e édition du Critérium marmen pour y encourager la jeune garde du cyclisme québécois. (vireedumaire.com)

25, 26 ET 27 MAI

// FESTIVAL PLEIN AIR ET VOYAGE Parc Jean-Drapeau, Montréal

Fidèle au rendez-vous pris depuis 11 ans, le Festival plein air et voyage revient poser ses bagages au parc Jean-Drapeau, avec au programme : une centaine d’exposants, des ateliers donnés par des professionnels, des animations dynamiques et des essais de matériel, pour découvrir ou redécouvrir les mille et une composantes du plein air et de l’aventure, ses activités, ses équipements et ses destinations. (festivalpleinair.ca)

JUIN 3 JUIN

// FESTIVÉLO Baie de Beauport à Québec, Montréal (3 juin), Longueuil (parc Michel Chartrand, 3 juin). Célébration urbaine de la culture du vélo sous toutes ses formes, le Festivélo Mec se veut l’événement qui rassemble toute la communauté cycliste : familles, jeunes ou vieux, novices ou professionnels de la bicyclette. Les visiteurs pourront assister à des ateliers, obtenir des conseils auprès de spécialistes et partenaires de l’industrie, découvrir des associations et clubs pour pratiquer, et tester des vélos. (mec.ca/festivelo) espaces.ca mai 2012

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LE FIN FOND DU QUÉBEC?

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

1. QUEL(S) RECORD(S) QUÉBÉCOIS DÉTIENT LA RÉGION DU NUNAVIK? a) elle est la plus froide b) elle est la moins peuplée c) elle est la plus septentrionale d) toutes ses réponses

6. COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL POUR LE TRAJET MONTRÉAL-KUUJJUAQ EN AVION? a) 2 h30 b) 4 h 30 c) 6 h 30 d) 12 h 30

2. L’ÎLE D’ANTICOSTI EST 17 FOIS PLUS GRANDE QUE : a) l’île Bonaventure b) l’île d’Orléans c) l’île de Montréal d) l’île du Prince-Édouard

7. QUELLE LETTRE FAUT-IL DESSINER AU SOL POUR INDIQUER AUX SECOURS AÉRIENS QUE L’ON MANQUE D’EAU ET DE NOURRITURE? a) A b) F c) K d) X

4. OÙ SE SITUE LE CAP DE LA VACHE QUI PISSE? a) en face de l’Anse de la Vache qui Rit b) dans la Baie des Chaleurs c) sur l’île d’Anticosti d) aux îles de La Madeleine 5. AU-DELÀ DE QUELLE VILLE DE LA CÔTENORD N’EXISTE-T-IL PLUS DE ROUTE 138? a) Havre-Saint-Pierre b) Tête-à-la-Baleine c) Natashquan d) Blanc-Sablon

8. QUELLE ROUTE DU QUÉBEC NE TRAVERSE AUCUNE VILLE PENDANT PLUS DE 620 KM? a) la route de la Baie-James b) la 138 Nord au-delà de Natashquan c) la 389 entre Baie-Comeau et le Labrador d) l’autoroute 40 9. QUEL VILLAGE LE TRAVERSIER EN PROVENANCE DE TERRE-NEUVE DESSERTIL AU QUÉBEC? a) Sept-Îles b) Blanc-Sablon c) Tête-à-la-Baleine d) Chandler

11. DANS LE PARC D’AIGUEBELLE, IL EXISTE UNE LIGNE DE PARTAGE GÉOGRAPHIQUE. QUE PARTAGE-T-ELLE? a) Les Québécois et les Ontariens b) La taïga et la toundra c) Les indépendantistes et les souverainistes d) Les eaux qui coulent vers la Baie James et celles qui coulent vers le Saint-Laurent 12. QUELS SONT LES DEUX PARCS NATIONAUX SITUÉS AU NUNAVIK? a) Puvirnituq et Kuujjuarapik b) Inukjuak et Kuujjuaq c) Kuururjuaq et Pingualuit d) Hudson et Ungava 13. QUELLE CÉLÈBRE MONTAGNE DU QUÉBEC EST AUSSI APPELÉE MOUNT CAUBVICK PAR LES ANGLOPHONES? a) le mont d’Iberville b) le mont Yamaska c) le mont Gosford d) le mont-Saint-Bruno

JAMAIS SANS

MON GUIDE!

GUIDE DES ITINÉRAIRES DE RANDONNÉE ALPINE DES CHIC-CHOCS Avec ses 52 photos et 11 cartes, il ouvre les portes d’un extraordinaire terrain de jeu québécois : l’arrière-pays des Chic-Chocs. Un territoire rempli de descentes gorgées de poudreuse, de couloirs abruptes et de sous-bois athlétiques, dans un environnement vierge et pur. Il couvre une région de 3 500 km2 et décrit plus de 130 descentes uniques dans les Chic-Chocs en plus d’y trouver des informations essentielles relatives aux procédures d’urgence, à la météo et au respect de la faune environnante.

GUIDE DU PLEIN AIR AU QUÉBEC 4e édition révisée et bonifiée Pour découvrir les destinations les plus oxygénées et vitaminées du Québec: près de 500 suggestions illustrées de centaines d’images, présentées région par région, avec des conseils spécifique pour bonifier la pratique de tout adepte du novice à l’expert, en passant par la famille. Disponible dès maintenant dans les librairies et boutiques spécialisées de sports et loisirs plein air. Commande en ligne sur WWW.ESPACES.CA dans la section BOUTIQUE

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mai 2012 espaces.ca

RÉSULTATS

Donnez-vous 1 point pour chaque bonne réponse. Moins de 6 points : n’oubliez pas votre carte et boussole avant de partir à l’aventure. 7 à 10 points : vous écoutiez bien dans vos cours de géographie au Cégep! 11 points et plus : vous savez que vous n’aviez pas le droit à Wikipédia pour faire ce test?

14. QUEL TERRITOIRE FRANÇAIS SE TROUVE DANS LES EAUX TERRITORIALES DU CANADA À L’EST DU QUÉBEC? a) la Guyane b) Saint-Pierre et Miquelon c) la Nouvelle-Calédonie d) Mayotte 15. OÙ VIT-ON AU QUÉBEC UNE HEURE EN AVANCE PAR RAPPORT AU RESTE DE LA PROVINCE? a) en Abitibi-Téminscamingue b) à la frontière avec le Labrador c) aux îles de La Madeleine d) au Nunavik

RÉPONSES : 1.d) 2.b) La superficie d’Anticosti est de 8 000 km². 3.d) 4.c) 5.c) 6.a) 7.b) A = endroit où atterrir, X = impossible d’avancer, K = indiquez la direction à prendre. 8.a) 9.b) 10.d) 11.d) Aiguebelle se trouve en Abitibi, dont le nom signifie « là où se séparent les eaux ». 12.c) 13.a) Mount Caubvick du côté terre-neuvien 14.b) 15.c) On y vit à l’heure de l’Atlantique

3. QU’ONT EN COMMUN LE RÉSERVOIR MANICOUAGAN, LE CRATÈRE DES PINGUALUIT ET LE MONT DES ÉBOULEMENTS ? a) Ce sont les trois plus grands lacs du Québec b) Ils sont situés sous le niveau de la mer c) Ce sont des territoires inondés par la construction de barrages d) Ils sont tous le résultat de l’impact de météorites

10. DANS QUEL PARC NATIONAL DU QUÉBEC PEUT-ON TROUVER DE GROS MONOLITHES POSÉS SUR UNE PLAGE? a) le parc national Forillon b) le parc national de la Mauricie c) le parc de l’île Bonaventure et du Rocher Percé d) la réserve de parc national de l'Archipel-deMingan

© Denis Jr. Tangney

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