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Pau Golf Club

1856

Raphaël ROSSONI - Who’s who - Edition Mai 2015


WHO’S WHO Fondateurs, Présidents et autres… De 1856 à la deuxième guerre mondiale PREFACE Les membres de la Commission Patrimoine du Pau Golf Club 1856 (notamment Jacques Çarçabal, André Dartigueyrou, Brian Matthews, Michel Lagahe et Raphaël Rossoni) ont œuvré depuis des années pour faire connaître, conserver et protéger l'exceptionnel héritage transmis par leurs prédécesseurs. C'est ainsi que pour fêter les 150 ans du club, ils ont réalisé un magnifique livre, enrichi d'une abondante illustration, relatant son histoire de plus ancien club de golf du monde hors le Commonwealth Britannique. Vous pourrez découvrir ce passé sur le site "www. paugolfclub.com". Par ailleurs leurs travaux ont permis l'inscription de plus de 150 objets (Tableaux, portraits, coupes, trophées, médailles, etc.) sur la « Liste Supplémentaire des Monuments historiques ». Reconnaissance d’un passé prestigieux. Le présent "who's who", qui s’entend comme un complément au « Livre des 150 ans ». traite des personnages Britanniques remplacés au début du 20 ème siècle par les Américains. Les Français n’ont pris en mains les destinées du club qu’à partir de 1941. Raphaël Rossoni s'est attaché à mieux cerner les personnages qui ont "fait" le club en évoquant parfois l'influence qu’à pu avoir leur proche environnement sur un mode de vie bien éloigné du nôtre. (Par exemple : un des fondateurs du club, le Duc de Hamilton and Brandon et son étroite relation avec Napoléon III, source probable de l'existence même du PGC). L'exhaustivité tant des personnages eux-mêmes que de leurs faits n'a pas de mise ici. Si le passé efface rapidement les traces de leur présence, l'écrit, seul permet d'en conserver une certaine connaissance pour aussi simple et concise qu'elle soit. La page d’histoire contemporaine de la dernière guerre mondiale à nos jours est ouverte, il reste à l’écrire… Raphaël ROSSONI Raphaël ROSSONI - Edition Mai 2015

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Préface Who’s Who


DES FONDATEURS

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William Hamilton 11th Duke of Hamilton and Brandon

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William Hamilton, 11th Duke of Hamilton William Alexander Anthony Archibald DOUGLAS-HAMILTON

11ème Duc de Hamilton et 8ème Duc de Brandon Un des Fondateurs du PGC Né le 19 Février 1811 à Londres et décédé le 8 Juillet 1863 à Paris, à l’âge de 52 ans, porte le titre de comte d'Angus avant 1819 et marquis de Douglas et Clydesdale entre 1819 et 1852. C'était un noble Ecossais et Premier Pair d'Ecosse. Il était le fils de Alexander Douglas-Hamilton, (10ème Duc de Hamilton) né le 3 octobre 1767, décédé en 1852, et de Susan Euphemia Beckford, née le 14 mai 1786 à Château La Tour, Vevey en Suisse, fille du romancier anglais William Beckford. Il a fait ses études à Eton et Christ Church, Oxford. Il était Chevalier Maréchal de l'Ecosse de 1846 et Lord Lieutenant de Lanarkshire à partir de 1852 jusqu'à sa mort. Au Palais de Mannheim, le 23 Février 1843, il épousa Marie-Amélie Elizabeth, Caroline, Princesse de Baden, fille du Grand Duc Charles de Baden et de Stéphanie de Beauharnais, (fille adoptive de Napoléon 1er, cousine de Napoléon III). Amis de ce dernier et de l'Impératrice Eugénie, ils ont souvent accompagné les couples aux événements officiels. Ils ont eu trois enfants : • William Douglas-Hamilton, 12ème Duc de Hamilton (12 mars 1845-1895). Le titre de duc de Châtellerault, accordé à son lointain ancêtre en 1548, et à des moments différents selon par différentes branches de la famille Hamilton, lui a été conféré, par l'empereur des Français en 1864. • Lord (Lieutenant) Charles George Archibald Douglas-Hamilton, 7ème Comte de Selkirk, (1885), Lieutenant du 11ème Hussards.  Lady Mary Victoria Douglas-Hamilton, mariée d'abord en 1869 avec le futur Albert 1er, Honoré Grimaldi, Prince de Monaco, devenue mère de Louis II, mais leur mariage a été déclaré nul en 1880. Elle a ensuite épousé le Comte Taszilo Festetics de Tolna un noble Hongrois . Le Duc de Hamilton a vécu au Château de Pau durant l'hiver 1856-1857 et ce fut l'occasion de brillantes réceptions, tant au Château qu'en ville et au Club House du PGC. Fervent de golf, il fit présent d'une médaille d'or à décerner aux vainqueurs des compétitions.

Médaille offerte par le Duke Hamilton and Brandon au PGC en 1857. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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William Hamilton, 11th Duke of Hamilton Provenance du titre : Duc de Hamilton est un titre dans la pairie d'Ecosse, créé en 1643. C'est le principal duché dans cette pairie (excepté le duché de Rothesay tenu par le fils aîné du souverain), et en tant que telle son détenteur est le Premier Pair d'Ecosse, tout en étant à la fois chef de la Maison de Hamilton et de la Maison de Douglas. Le titre, la ville de Hamilton dans le Lanarkshire et de nombreux endroits à travers le monde sont nommés d'après les membres de la Famille Hamilton. Le nom de la famille ducale, à l'origine "Hamilton", est maintenant "Douglas-Hamilton".

Depuis 1711, le duché a été lié au duché de Brandon dans la paierie de la Grande-Bretagne, et les ducs depuis ce temps ont été dénommés "duc de Hamilton et Brandon".

« La première jouée pour Pau. Donnée par le duc de Hamilton et Brandon. Gagnée par le colonel Hutchinson en 1857 et offerte au club par Mme Shute, sa fille, grâce aux bons offices de Mme Horace Hutchinson ». Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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William Hamilton, 11th Duke of Hamilton Marie Amélie Elisabeth Caroline, Princesse de Baden, son épouse : Née le 11 Octobre 1817 à Karlsruhe, Baden et décédée le 17 Octobre 1888, à Baden-Baden, à l’âge de 71 ans) C'était la plus jeune fille de Charles II, Grand Duc de Baden et de Stéphanie de Beauharnais (Voir cidessus)

Duchess of Hamilton La duchesse était une cousine et amie de Napoléon III. Elle et son mari ont accompagné Napoléon durant son entrée officielle dans Paris en 1852. Elle était présente en 1860 quand il lui a rendu visite en Baden. Elle a également accompagné l'empereur à une célébration en 1855 en l'honneur du Roi Victor Emmanuel II de Sardaigne, et du baptême en 1856 de Napoléon, prince Impérial de Paris. L'épouse de Napoléon III, l'impératrice Eugénie, amie de la Princesse Marie, restait souvent avec elle notamment quand elle visita Baden et l'Ecosse. Eugénie fut très irritée lorsqu’elle essuya un refus, malgré son insistance, d’accorder la précédence de Marie pour être assise avec la famille impériale. En 1860, Eugénie épuisée a souhaité quitter la France mais on a constaté que ses destinations sur le continent étaient dues aux soucis politiques ; la Princesse Marie, face à cette situation difficile, a offert avec succès à Eugénie un séjour à la maison de son mari en Ecosse. En 1853, la presse libre de Glasgow a signalé que la duchesse s'était convertie au catholicisme romain. Stéphanie de Beauharnais est morte sept ans après. La Reine Sophie des Pays Bas, une amie de Stéphanie, plus tard clamait que MarieAmélie « s'était mal comportée" vis à vis de sa mère, la blâmant sur sa « bigoterie catholique ». Sophie était particulièrement gênée que la duchesse de Hamilton n'ait pas vu sa mère sur son lit de mort, bien que son mari en ait fait la visite. Cinq ans plus tard, dans une lettre de 1867, la Reine Marie décrit Sophie -Amélie comme « anémiée, grosse, malade » et s'est plainte que ses fils étaient « agités et mauvais, » tandis que sa fille était « de loin plus belle ». En 1863, le duc s'est effondré tout en dînant à la Maison dorée, boulevard des Italiens à Paris. Réalisant que son état était sérieux, il fut ramené de nouveau à l’Hôtel Bristol, place Vendôme. MarieAmélie est arrivée à son côté, et tandis qu'il semblait récupérer, il est mourut soudainement trois jours plus tard, le 8 juillet 1863. Il avais 52 ans. A sa mort, sa richesse a été estimée à moins de £140,000. Après la mort de son mari, Marie dénommée Amélie, Princesse de Baden, devenait la Duchesse douairière de Hamilton. La Princesse Marie a occupé la villa Stéphanie, dans Baden-Baden, où sa fille avait l'habitude de lui rendre visite annuellement. En 1904, le journal contemporain "Lady's Realm" a rapporté que l'endroit était le « rendez-vous de la meilleure société cosmopolite ». Elle était une amie d'Albert Edouard, Prince de Galles. En 1867, elle et son fils devinrent associés d'une entreprise peu scrupuleuse, le genre que sa mère la Reine Victoria l'a exhortée à éviter. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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William Hamilton, 11th Duke of Hamilton Marie a également payé pour recevoir les visites de membres de la famille royale britannique, y compris la duchesse de Kent et la Reine Victoria. Elle est morte à Baden-Baden, à l'âge de 71 ans.

Lady Mary A 19 ans, le 21 septembre1869, sa seule fille Lady Mary Victoria Douglas-Hamilton épouse à Marchais, dans l’Aisne (Picardie, France), Albert Honoré Charles Grimaldi, Prince souverain de Monaco (devenu plus tard Albert I er), fils et héritier de Charles III, Prince de Monaco. L'union fut cependant malheureuse, et Mary quitta Monaco et son mari après avoir donné naissance à un héritier, Louis Honoré Charles Antoine Louis II Grimaldi. Le mariage a été annulé en 1880. Plus tard le 8 mars 1880 elle épousa à Florence (Toscane, Italie) un magnat hongrois le Comte Tasziló Festetics de Tolna, vivant depuis principalement dans le pays d'origine de son mari avec lequel elle eut 4 enfants. Elle décéda le 14 mai 1922 à Budapest (Hongrie) à l’âge de 71 ans. Par Mary, le Duc de Hamilton et Amélie sont les arrièrearrière-arrière grands-parents du prince régnant actuel de Monaco, Albert II. —————

Un peu d’histoire... Elisabeth Hamilton, comtesse de Gramont D’origine irlandaise, Elisabeth Hamilton est née en 1640 et décédée le 3 juin 1708). Elle était la fille de Sir George, comte Hamilton, 1er baronnet de Donalong, et de Marie Butler. Sa famille catholique fut alliée à plusieurs reprises aux Stuarts. Dans sa jeunesse, pour fuir les troubles politiques de son pays, elle avait été amenée en France et fut éduquée à Port-Royal. Elle y garda toujours des attaches et y fit quelquefois des retraites. En 1664, elle fut mariée à Philibert de Gramont, comte de Gramont (1621-1707). Il était le petit fils de Diane d'Andoins, comtesse de Gramont, dite « la belle Corisande », une des maîtresses d'Henri IV, et le fils d’Antoine II, comte de Gramont (1572-1644) et de sa seconde épouse Claude de Montmorency-Bouteville (morte en 1652). Philibert fut titré "Comte" de Gramont, Vicomte d'Aster, Baron des Angles, Seigneur de Séméac, d'Ibos et de Sarouilles. Il fut reçu Chevalier du Saint-Esprit le 31 décembre 1688. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Napoléon 1er

Joséphine de Beauharnais

Le divorce de Napoléon Ier et Joséphine de Beauharnais le 15 décembre 1809 est un événement du premier Empire qui voit la séparation de l'Empereur Napoléon Ier avec sa première épouse Joséphine de Beauharnais qui l'avait épousé civilement le 9 mars 1796 et religieusement le 30 mars 1804

Stéphanie Louise Adrienne de Beauharnais,

Grand Duc Charles II de Baden

Parmi les petits-enfants de Joséphine de Beauharnais, Stéphanie est née à Versailles, le 28 août 1789 et morte à Nice, dans le Royaume de Sardaigne, le 29 janvier 1860. Fille du comte Claude de Beauharnais, parent par alliance de l'impératrice Joséphine, elle est adoptée, en 1806, par Napoléon Ier, qui en fait ainsi une princesse impériale française. Mariée au futur grand-duc Charles II de Baden, elle est grande-duchesse de Bade de 1811 à 1818. Issue d'une branche cadette de la maison de Beauharnais, Stéphanie voit le jour peu avant la Révolution française. Orpheline de mère à l'âge de deux ans, elle est abandonnée par son père, lorsqu'il part en émigration. Confiée à sa marraine, une aristocrate irlandaise du nom de lady Bath, elle est ensuite élevée dans le Midi par des religieuses jusqu'à l'adolescence. Finalement recueillie par Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais en 1803, Stéphanie est adoptée par le couple en 1806. Mariée un mois après à l'héritier du trône de Bade, elle s'installe à Karlsruhe, où elle subit l'hostilité de la cour et de sa belle-mère, Amélie de Hesse-Darmstadt.

William Alexander Anthony Archibald DOUGLAS-HAMILTON 11ème Duc de Hamilton et 8ème Duc de Brandon

Marie Amélie Elisabeth Caroline, Princesse de Baden (Née le 11 Octobre 1817 à Karlsruhe, Baden – Décédée le 17 Octobre 1888, à Baden-Baden, Baden, à 71 ans).

Mariage au Palais de Mannheim, le 23 Février 1843. 3 enfants.

Ce sont les arrière-arrière-arrière grands parents de Albert II, Prince régnant de Monaco William Douglas-Hamilton, 12ème Duc de Hamilton (12 mars 1845-1895). Le titre de duc de Châtellerault, accordé à son lointain ancêtre en 1548, et à des moments différents selon par différentes branches de la famille Hamilton, lui a été conféré, par l'Empereur des Français en 1864.

Albert 1er de Monaco Né Albert Honoré Charles Grimaldi, il est le fils de Charles III de Monaco (1818-1889) et de la comtesse belge Antoinette de MérodeWesterloo (1828-1864). Il meurt en 1922 à Paris, à l'âge de 73 ans. Par l’entremise de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III), il épouse en 1869 au château de Marchais, Mary Hamilton, petite-fille de la grande-duchesse de Bade Stéphanie de Beauharnais et cousine de l’empereur Napoléon III Surnommé « le Prince savant » ou « le Prince navigateur » fut prince souverain de la principauté du 10 septembre 1889 au 26 juin 1922. Du fait de la séparation du couple princier, Albert Ier ne fit la connaissance de son fils que dix ans après sa naissance, en 1880, lorsque la princesse demande le divorce qu'elle obtient la même année et peu avant le remariage de Lady Mary avec le comte hongrois Festetics Tasziló de Tolna (1850-1933)

Lord Charles George Archibald Douglas-Hamilton, 7ème Comte de Selkirk, (1885), Lieutenant des 11ème Hussards.

Lady Mary Victoria Douglas-Hamilton, mariée d'abord en 1869 avec le futur Albert 1er, Honoré Grimaldi, Prince de Monaco, devenue mère de Louis II, mais leur mariage a été déclaré nul en 1880. Elle a ensuite épousé le Comte Tasziló Festetics de Tolna un noble Hongrois .

Louis II de Monaco, Né le 12 juillet 1870 à Baden-Baden (Grand-Duché de Bade) et décédé le 9 mai 1949 à Monaco

Charlotte de Monaco, Princesse

Pierre de Polignac, Comte

Rainier III Prince de Monaco Fils unique (1923-2005) succède à son grand-père Louis II en 1949

Albert II de Monaco (Albert Alexandre Louis Pierre Grimaldi), né le 14 mars 1958 au palais de Monaco à Monaco, est depuis le 6 avril 2005 l'actuel prince de Monaco et 14ème souverain de la Principauté. C’est l’arrière-arrière petit-fils de Albert 1er. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Lieutenant Colonel

James Hamilton LLOYD-ANSTRUTHER J. P.

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Lieutenant Colonel James Hamilton Lloyd-Anstruther J. P. Fondateur du PGC en 1856 Le Lieutenant Colonel James Hamilton Lloyd-Anstruther of the House of Balcaskie, est né le 20 Décembre 1806. Il est mort le 23 Décembre 1882, à l'âge de 76 ans. Il était le fils de Lucy Charlotte Hamilton et du Général de Brigade Robert Anstruther mort d'épuisement juste un jour avant la bataille de La Corogne dans la guerre péninsulaire napoléonienne en 1809. C’est le frère de Sir Ralph Abercromby Anstruther 4ème Baronnet ; de Jane Dalyell, d’Elizabeth Christian Deane et de Charlotte Lucy Anstruther. James s'est retrouvé orphelin de père à trois ans, trop tôt dans sa vie. Adulte, il rejoignit le 46ème Régiment atteignant le grade de capitaine avant d'hériter de la succession de Hintlesham dans le Suffolk en 1837, d'un cousin éloigné Harriet Lloyd.

Lt Col J.H. LLOYD ANSTRUTHER J.P. Co-Fondateur du PGC en 1856

Il portait le nom de James Hamilton-Anstruther à sa naissance mais comme il était courant à l'époque, il a ajouté l'ancien nom Lloyd au sien, après en avoir reçu l'autorisation royale pour le faire, et s’est appelé désormais Llyod-Anstruther. En 1850, il était devenu un Juge de Paix (JP) et occupa la fonction d’Adjoint Lieutenant pour le Pays (DL). Il est devenu Shérif en 1852 et en 1860, il a été nommé Lieutenant Colonel dans les "Suffolk Rifle Volunteers". Passionné de golf, James Llyod-Anstruther passait ses vacances à Pau. C’est ainsi qu’il fit partie de la gentry britannique et, en 1856, est devenu co-fondateur du PGC. En 1880, Membre également de Felixstowe Golf Club, l’on sait que comme de nombreux membres fondateurs de ce club, ils étaient également membres à Pau. Il a épousé, en premières noces Georgiana Charlotte Burrell, fille de l'Honorable Lindsey Merrick Peter Burrell et de Frances Daniell, le 6 Décembre 1838. Il a épousé, ensuite, l'Honorable Georgiana Christiana Barrington, fille du Révérend George Barrington, 5ème Viconte Barrington de Ardglass et Elizabeth Adair, le 1 er Novembre 1847.

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Lieutenant Colonel James Hamilton Lloyd-Anstruther J. P. Enfants du Capitaine James Hamilton Lloyd-Anstruther et de Georgiana Charlotte Burrell  1. Priscilla Barbara Elizabeth Lloyd-Anstruther décédée le 3 août 1899  2. Lt.-Col. Robert Hamilton Lloyd-Anstruther + né le 21 avril 1841, décédé le 24 août 1914 Enfants du Capitaine James Hamilton Lloyd-Anstruther et Hon. Georgiana Christiana Barrington    

1. Lieutenant-Cololonel Francis William Lloyd-Anstruther, né le 20 février 1849, décédé le 4 janvier 1918. James Lloyd-Anstruther né le 9 janvier 1852, décédé le 22 mars 1947. Colonel Basil Lloyd-Anstruther né le 1er décembre 1852, décédé le 27 décembre 1932. Cecil Lloyd-Anstruther né le 1 décembre 1852, décédé le 24 février1939.

Bien qu'il ait vécu avec sa femme et 9 fonctionnaires à Hintlesham Hall durant de nombreuses années et élevé 5 enfants, des moments très difficiles se profilaient pour les propriétaires immobiliers en Grande-Bretagne. L'abrogation de Robert Peel des "Corn Laws" en 1846, dans lequel George Tomline avait joué un rôle de premier plan, a cessé la protection dont bénéficiaient les propriétaires fonciers et les agriculteurs et ouvert le pays à des aliments importés beaucoup moins cher : le grain des Amériques du Nord et de la viande plus industrielle des colonies australiennes et de l'Amérique du Sud. En outre, l'emploi mieux rémunéré dans les villes et les villes industrialisées ont retiré du travail de la terre peu cher payé. De nombreux propriétaires fonciers soit croyaient cette phase passerait ou ont été lents à adapter leurs pratiques de travail ou les deux. Beaucoup ont aussi essayé de sortir de la difficulté en empruntant jusqu'à ce que les dettes étaient plus importantes que le rendement. Le domaine a commencé à être brisé. La terre a été vendue - souvent en petits paquets à des locataires qui, avec leur famille immédiate, pouvaient tous se soutenir - et de grandes maisons ont été soit vendues ou louées. Ainsi en fut-il avec James Llyod-Anstruther qui, après avoir rompu la succession Hintlesham a finalement été contraint de louer Hintlesham Hall en 1881. Avec son épouse, il a déménagé au Sud Cliffe à Felixstowe. Nous ne saurons jamais si c'était la maladie ou le chagrin, mais la femme de James est morte quelques mois plus tard. James LloydAnstruther lui-même succomba l'année suivante en 1882, et décéda à l'Hôtel Lanes, St James, à Londres. Il avait 76 ans. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Colonel William Nelson

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Colonel HUTCHINSON William Nelson Un des fondateurs du PGC en 1856 Né en 1803 de William Hutchinson (1765-1845) et de Letitia Vaillant (1770-inconnu), William Nelson a épousé Mary Russell (1821-1902) et a eu 6 enfants dont le célèbre Horatio Gordon. Il est décédé le 29 Juin 1895 au Beulah Spa Hotel Upper Norwood Croydon, Surrey, Angleterre, à l'âge de 92 ans. Il a été également cofondateur de Westward Ho ! (North Devon). Il a remporté la première médaille offerColonel Hutchinson en 1890 te par le (Extrait du tableau des 3 fondateurs du PGC) Duc de Hamilton et Brandon, en 1857. Dès 1856, l'organisation du PGC est régie par des règlements internes très stricts qui en définissent le fonctionnement dans les moindres détails en s'inspirant des règles de Saint Andrews. Le Commitee (Conseil d'administration), composé de 9 à 12 membres, élit chaque année, pour un an renouvelable, le Captain (Président) et l'Honorary secretary (Secrétaire général). NB: Plusieurs membres du PGC figurent sur les tableaux des compétitions dénommés Hutchinson sans qu’il puisse être établi un lien de parenté... Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Colonel HUTCHINSON William Nelson Promotions militaires Enseigne 24 février 1820. Lieutenant 25 octobre 1823. Capitaine 17 juin 1826. Major 4 décembre 1832. Lieutenant Colonel 7 septembre 1841. Gouverneur par intérim de La Barbade de 1842 à 1846. En 1860, la famille déménage à Devon quand il est nommé Commandant du Palais du gouvernement. Major-général (Commanding western district) 1861. Colonel proposé pour être promu général le 29 mai 1873.

Un inventeur méconnu Une cafetière améliorée : William Nelson HUTCHINSON, de Wellesbourne, Bideford, dans le comté de Devon, en Angleterre, lieutenant-général dans l'armée de Sa Majesté, a été un inventeur de nouvelles améliorations (améliorations selon lui d'une grande utilité publique) dans un « coffee pot » pour infusions et décoctions de baies, céréales, Le lieutenant-colonel William Nelson Hutchinson commandant le graines, feuilles, etc… Dépôt du brevet le 4 20ème Régiment d'Infanterie de 1841 à 1853, alors que le Régiment Décembre 1871. (Spécifications faisant partie servait aux Bermudes et au Canada. des Lettres de patente N° 124579 du 12 Mars 1872)

Inventeur de pièces pour engins volants aux débuts de l’aviation Avant le vol des frères Wright à Kitty Hawk, en Caroline du Nord, qui nous ont donné le pouvoir de voler, motorisés, il y avait un grand nombre d’inventeurs et de visionnaires sur la piste, comme en témoignent les deux boîtes de dossiers à l'Université d'état de Pennsylvanie et leurs brevets Air Ship Collection. Ces documents comprennent les brevets pour les ballons à air, des machines volantes, des équipements de navigation aérienne et d'autres inventions aériennes. En admettant que la plupart des premiers vols aient été concentrés sur les ballons, bientôt il y eut un décalage évident pour des machines volantes plus lourdes que l'air. Nombre de brevets ne sont pas inclus — ceux indiqués sont des numéros de fichier d'applications contenues dans les archives. La plupart contiennent un croquis détaillé du produit et une lettre de certification brevetée. Brevet N° 371759 de William Nelson Hutchinson (Wellesbourne, Devon, England), aerial vessel, 18 octobre 1887 Brevet N° 548053 de William Nelson Hutchinson (Eastbourne, England), navigable balloon, 15 octobre 1895 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Colonel HUTCHINSON William Nelson Surnommé « Uncle Fred » il était le père du fameux Horatio Gordon Avec d'autres fondateurs du PGC, le colonel Hutchinson, était surnommé " Oncle Fred ", père du fameux Horace Gordon Hutchinson, champion amateur et écrivain de golf, qui a également joué à Pau, tel que noté dans son livre “Fifty Years of Golf” (" Cinquante ans de golf "). D'autres éminents « Blackheathians » et des membres du « Royal & Ancient » étaient également des membres notables du Pau Golf Club dans ses premières années. Horatio Gordon : un grand champion... Golfeur et écrivain, auteur de plus de 50 livres sur le golf, cricket, pêche, tennis, l'histoire naturelle, etc. Né à Londres le 16 mai 1859, marié en 1893 avec Dorothy Margaret Chapman. Troisième fils du Colonel William Nelson Hutchinson, Horace Gordon Hutchinson a d'abord fréquenté l'école à Charterhouse, où son grand-père avait été directeur, mais a dû quitter en raison d’une mauvaise santé dont il a souffert toute sa vie. Au lieu de cela, il a été transféré à l'Ordre nouvellement créé United Services à Westward Ho ! à deux miles de la maison familiale dans le North Devon. Comme un fils de famille il avait été initié au golf par son oncle Fred, le colonel Hutchinson, qui vivait en Ecosse et était adjudant dans la milice Fife. «J'avais l'habitude d'entendre beaucoup parler de ce jeu merveilleux, entre mon père et mon oncle, l'ancien ayant à peine une idée plus nette de ce que c'était, que de moi-même." A cette époque certains habitants de North Devon ont proposé le terrain de golf à Westward Ho !. «Le parcours, dessiné par les premiers architectes... a commencé près de Pebble Ridge, qui est maintenant le tee au troisième trou. Ces pionniers du jeu ne dépensaient guère, dans ce cas, un trou coupé. Ils creusaient les trous avec des couteaux de poche. Les greens étaient entièrement au naturel, tels que la nature et les moutons les avaient faits. Assurément, il n'y avait pas besoin de faire des bunkers artificiels. La nature leur avait donné, et des meilleurs. D'ailleurs, n'y avait-il pas toujours la grande mer qui se précipitait ?" H.G. Hutchinson : Extrait de "The Amateur Side at sandwich in 1894" Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Colonel HUTCHINSON William Nelson Horatio Gordon : un grand champion (Suite de la page 4)

Pendant son séjour dans le Devon, il a appris à jouer au golf, et sa réputation s'accrût. Il remporta le Championnat Amateur en 1886 et 1887 et devenu l'un des meilleurs joueurs d'Angleterre. Il a publié de nombreux livres qui ont contribué à promouvoir la diffusion du sport, en commençant par sa première publication "Conseils sur le Jeu de Golf" (1886). Après Corpus Christi College, Oxford (18781881), Hutchinson a commencé à étudier pour le Barreau, mais son état de santé s'est à nouveau détérioré. En 1890, il a eu envie de devenir sculpteur et a étudié brièvement avec GF Watts (18171904). Il est devenu progressivement auteur et écrit abondamment sur le sport. Plusieurs de ses vingt-huit volumes de fiction ont des antécédents sportifs (par exemple "Bert Edward, Le Golf Caddie", 1903). "Un ami de Nelson" (1902), roman historique plutôt sec qui se termine avant la bataille de Trafalgar. "Les huit de diamants", " L'histoire d'un Week-End" (1914), etc… M. Horace Gordon HUTCHINSON

Hutchinson fut gravement malade durant les dix-huit dernières années de sa vie. Il est décédé en 1932.

fils du Colonel Hutchinson First Amateur Champion of Great Britain from a charcoal sketch by John S. Sargent

Horatio Gordon Hutchinson avec un groupe de membres au PGC

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Colonel HUTCHINSON William Nelson A North Devon : Des match play en double et un défi en simple… En novembre 1870, le mauvais temps règne sur l’Ecosse et après plusieurs reports, un match put se jouer et finalement se terminer dans de superbes conditions climatiques. Le Colonel William Nelson Hutchinson défia le Capitaine Molesworth pour connaître celui qui remporterait le challenge pour la ceinture du Champion amateur. Il en sortit vainqueur.

Extrait du “The Exeter and Plymouth Gazette Daily Telegram”, 25 Novembre 1870

Comparaisons entre les golfs de Wesward Ho ! et du Pau Golf Club : Egalité...

Extrait du “The Exeter and Plymouth Gazette Daily Telegram”, 8 Novembre 1869

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1- M. Paul Wilmot, 2- M. T. Oliphant of Kossie, 3- l'honorable C. Carnegie, 4- le Major Hopkins, (peintre du tableau), 5- M. John Allan (le professionnel), 6- l'Amiral Thrupp, 7- le Général Maclean, 8- Sir Robert Hay Baronnet, 9- Le Général Sir Hope Grant, 10- M. John Dunn (le club en mains), 11- M. T. McCandlish (au putting), 12- le Révérend TH Gosset, 13- le Colonel William Nelson Hutchinson (Oncle de Horace Gordon Hutchinson), 14-M. J. Brand, 15- Le Capitaine Molesworth RN (en attente de jouer), 16- M. Reggie Molesworth, 17- M. Peter Steel, 19- M. Linsday Bennet, 20- le Général Wilson, 22- inconnu, 23- M. Eaton Young. Assis de gauche à droite: 17- M. Baldwin, 18- le Colonel Hegan Kennard, 21- M. George Gosset

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« The tee shot » à Wesward Ho ! Tableau du Major Francis Powel Hopkins (1830-1913)

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Major William

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Major William PONTIFEX Président du Pau Golf Club en 1894. Un des fondateurs du Club en 1856 William Pontifex est né le 1er Juillet 1821 à Londres (Angleterre). Son père également appelé William était établi comme Chaudronnier de cuivre et possédait une maison à Blackheath où son fils a sans doute été initié au golf. Il a rejoint l'entreprise de son père et, en 1842, a été parrainé par lui pour être admis à travailler à la ville. En ces jours là, pour exercer une profession dans la ville de Londres, il fallait devenir membre d'une guilde ou d'une Livery Company (société de louage) : William a été accepté dans la Société des armuriers et des vitriers. Il est décédé le 25 Juin 1896, au N° 1, Place de Duplaà, à Pau, à l'âge de 75 ans. Relativement jeune, il épousa, en première noce, Adelaïde Maria Dalton, fille de Christopher Dalton, le 13 Octobre 1849 à Watford, Hertfordshire (Angleterre). Le recensement de 1851 montre le couple visitant la mère d'Adelaide quand William décrit sa profession comme «Ingénieur et Master (employeur)». Alors qu’il était en vacances à Pau, il rejoignit la communauté Le Major William Pontifex, à 69 ans britannique et créa le Pau Golf Club en 1856 avec notamment Extrait du tableau daté de 1890 le Colonel Hutchinson, l’Archidiacre Sapte, le Duc de Hamilton, ou encore le Lieutenant Colonel Anstruther. William Pontifex avait alors 35 ans. En 1859 il fut promu dans la 2ème « Surrey Milice » de lieutenant à Capitaine en 1859 puis au grade de Major en service en 1870. Il a épousé, d'autre part, Constance Catherine Mary Radcliffe, fille de Edmund Ford Radcliffe et Emily Hart, en 1870 à Marylebone, Londres (Angleterre). Entre 1859 et 1870, quelque chose a changé considérablement sa manière de vivre et il paraît avoir adopté la vie d'un gentleman anglais et propriétaire terrien. En 1871 le recensement décrit sa profession comme «Major de la milice et propriétaire terrien". Il a démissionné de ladite commission en 1876 et commencé à passer beaucoup plus de son temps à Pau. Il épousa, en troisième noces, Emily Eliza Raven, fille de Samuel Raven, en 1876 à Islington, Londres (Angleterre) avec laquelle il vécut à Pau. Elle décéda en 1887. Le Major William Pontifex a survécu à ses trois épouses. Enfants de William Pontifex et Adelaïde Maria Dalton 1. Helen Adelaïde Maria Pontifex née en 1851, décédée en 1948 2. Mildred Mary Pontifex née en 1852, décédée le 3 février 1926 Enfants de William Pontifex et Constance Catherine Mary Radcliffe 1. Ella Constance Clara Pontifex née en 1872 2. Constance Nora Anne Radcliffe Pontifex+ née en 1874, décédée en 1953 Enfants de William Pontifex et Emily Eliza Raven 1. Guy William Marshall Pontifex née en 1878, décédée en 1923 2. Doroty Pontifex+ née en 1881 à Hambledon (Angleterre). Elle a épousé Louis Edmond Jacot à Brentford en 1902. Ils ont eu deux garçons, Pierre et Paul et une fille appelée Marina ou Martine. Les Jacots ont vécu Coupe offerte par le Major Pontifex dans le Sud de la France, peut-être à Pau. "Challenge Cup ladies"

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PONTIFEX 2


Major William PONTIFEX ACTE DE DECES Cet Extrait des Registres d’Etat Civil, certifie le décès de William Pontifex, rentier, le 25 juin 1896. Il y est mentionné notamment les déclarations de Messieurs John Morris POST vice consul des Etats-Unis d’Amérique qui fut Secrétaire du PGC en 1891 et 1892 et de Joseph BARRON, rentier, (NDLR : le Baron de Longueuil) qui fut le premier Président du PGC, Français, en 1907.

La maison Forgues, 1, Place de Duplàa, à Pau où vécut et décéda le Major William Pontifex

Le Major William Pontifex créa en 1886 le Club de Guildford situé dans Merrow, Guildford, Angleterre, avec deux de ses amis, le Colonel W. Bannatyne et M. El Hooper, avec l’aide du 4ème comte d'Onslow qui a apporté son soutien au projet, et ainsi devenu président du club. Le « Guildford Golf Club » est le plus ancien club de golf dans le Comté de Surrey. Il demeurait au Chilworth Manor à Guildford. (Photo récente de 1977)

Dans le même temps, il rejoignit également le « Felixstowe Golf Club » où il demeura membre jusqu’à son décès. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

Chilworth Manor 22

PONTIFEX 3


Major William PONTIFEX ARBRE GENEALOGIQUE

En l’Eglise Anglicane Saint Andrew Depuis la fin de l’Empire, les Anglais reviennent en Béarn ; certains s’y installent, d’autres vont et viennent et les besoins religieux vont croissants. La communauté anglicane de Pau possédait déjà l’Eglise de Christ’s Church (1841), rue Serviez, devenue en 1920 le Temple de l’Eglise Réformée de France et l’Eglise de Holy Trinity Church (1862), église presbytérienne écossaise, aujourd’hui cinéma « Le Méliès ». Ce fut tout à la fois, l’effervescence religieuse qui s’était emparée de l’Angleterre dans la seconde moitié du XIXème siècle, les convictions religieuses du Chapelain de Saint Andrew le Révérend Réginald Acland Troyte, ainsi que le Mouvement d’Oxford qui conduisirent à la fondation d’une troisième église, à Pau, « l’Eglise de fer » « Temporary Iron Church » (1860) transformée en habitation en 1930 et la construction pour les membres de la Haute Eglise de l’Eglise Saint Andrew (1888), dont le style néo-gothique, massif et sévère, contraste avec l’exubérant décor intérieur. Erigée grâce à de multiples dons, le riche mobilier, les peintures murales et le vaste sanctuaire rappellent ses origines. Les plaques funéraires sur les murs comme dans toutes les églises anglaises nous renseignent sur la vie de la paroisse à cette époque et sur les fidèles. Le Major William Pontifex fréquentait l’Eglise Saint Andrew dont on peut voir ci-contre un tableau de bois apposé dans la Chapelle du Saint Sépulcre. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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PONTIFEX 4


Major William PONTIFEX UN BAIL DE 1893... Fac-similé d’un Bail à loyer pour l'immeuble et quelques terrains, signé le 1er avril 1893 pour une durée de 19 ans, entre Robert Hutchinson (rentier) et Franck Lawrance, propriétaire, (tous les deux rentiers) administrateurs de la SA Golf Club, et MM. le Major William Pontifex et Lewis Hornor (tous les deux rentiers également) agissant tant pour euxmêmes que pour toute autre personnes qui s'adjoindront à eux pour le jeu de golf...

Clin d’œil à l’Histoire… Même pose... Antony Pontifex arrière-arrière-petit-fils de William (au centre) avec les présidents du Guildford Golf Club, Paul Gidden (à droite) et du PGC 1856, Raphaël Rossoni (à gauche) Clin d’œil en imitation du tableau des fondateurs de 1890 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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PONTIFEX 5


Archdeacon John Henry

SAPTE

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SAPTE 1


Archdeacon John Henry SAPTE Fondateur du PGC en 1856 John Henry Sapte était archidiacre de Surrey de 1888 à sa mort, le 4 Juin de 1906, à l’âge de 85 ans. Il était né le jour du réveillon du Nouvel An en 1821. C'est le deuxième fils de François et Anna Sapte. Il a épousé Caroline, fille du 1er Baron Gifford : ils eurent quatre fils et une fille. Il a étudié à "Emmanuel College", Cambridge et fut ordonné en 1845. Après une courte cure à Cuddesdon il fut recteur de Cranleigh, Surrey de 1846 jusqu'à son décès. Il a été aussi chanoine honoraire de Winchester de 1871-1888 ; Proctor dans Convocation pour le Clergé du Surrey archdeaconry 1874-1888 (surveillant qui représente le clergé dans les diocèses de l'église Anglicane) et Dean rural de Guildford de 1881 à 1888, (un doyen rural est un membre du clergé qui préside un « rural doyenné »).

Archdeacon SAPTE Portrait extrait du tableau avec les 3 fondateurs, réalisé en 1890. Il avait 69 ans

Cette dernière fonction exercée à Guildford est peut être le lien qui l'unissait au Major William Pontifex. Autre co-fondateur du Pau Golf Club. Il a également été l'une des forces motrices de la fondation de "Cranleigh Ecole". Trois personnes ont joué un rôle majeur dans le développement du village de Cranleigh au XIXe siècle qui se trouve proche de Guildford : Le Révérend John Henry Sapte, le docteur Albert Napper et Stephen Rowland. John Henry Sapte est arrivé à Cranleigh en 1846 comme recteur. Il a joué un rôle majeur dans la création de « l'École nationale » en 1847 et « Cranleigh Ecole » en 1865, il est resté dans le village jusqu'à sa mort en 1906, à cette époque, ayant été nommé archidiacre de Surrey. Avec Napper, Sapte mit en place le premier hôpital de campagne dans le pays en 1859, il a résisté à de nombreuses tentatives pour le fermer, grâce à la collecte de fonds par la communauté locale. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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SAPTE 2


John

STEWART Esquire

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STEWART JOHN 1


John STEWART, Esquire Un des fondateurs du PGC Président du PGC en 1885 et 1886 D’origine écossaise, John Stewart est né le 18 juin 1814 à Dingwall dans les Highlands et est décédé le 30 juillet 1887. Il était le fils d'Alexandre Stewart, propriétaire foncier, mathématicien et savant gaélique, et le beau-frère de John Frederick William Herschel, astronome et chimiste, l'un des plus grands savants britanniques. John Stewart a déménagé avec sa famille d'Edimbourg à Londres, probablement vers 1830. Avec ses frères, il est entré dans le secteur de l'imprimerie à Londres et il s'est associé avec Alexander Elder Murray, créant "Stewart & Murray", imprimeurs, vers 1838. Le 15 mai 1839 il épouse une amie d'enfance, Ecossaise, Matilda Jane Grahame, fille de James Grahame (17901842) historien écossais, ami de John Herschel. Elle était née en 1813 à Edimbourg et elle décéda le 19 janvier 1893 à Pau. Elle résidait à Nantes, en France en raison d'une santé délicate. Ils eurent un fils James Grahame Stewart qui devint Président du Pau Golf Club en 1901 et 1904. Son premier séjour à Pau, sans doute en 1846, est lié à la santé de son épouse et à partir de 1850, la famille STEWART s'installe durablement dans la maison Labétoure, rue d'Étigny. Ce fut une raison supplémentaire de vivre principalement à Pau, région très appréciée pour retrouver la santé mais aussi un foyer d'activité photographique.

Un homme très éclectique… aux multiples activités Il pratique alors la photographie et participe à des expositions (Londres, 1852 et 1853 ; Paris, 1857), publie un remarquable album de photographies des Pyrénées chez Blanquart-Evrard en 1853 (voir extraits page 5), et travaille avec son voisin Jean-Jacques Heilmann. Avec celui-ci et d'autres photographes locaux, il crée un atelier et une imprimerie photographique qui n'auront qu'une existence éphémère. En 1857, année où s’éteint Heilmann, il commence à acheter des terrains en bordure de la rue des Cultivateurs (future avenue Dufau) pour y construire sa villa Stewart, plus tard connue comme West Cottage (elle sera démolie dans les années 1960 pour permettre l'ouverture du cours Lyautey ). Délaissant la photographie il va désormais participer activement à la vie publique locale : création en 1859, avec le Dr Taylor de la Commission syndicale de Pau, fondation en 1860 avec le pasteur Brown, du temple écossais, en 1863 de la Société des Amis des Arts avec Charles Le Cour (il en sera le viceprésident jusqu'en 1870 puis le président de 1871 à 1874 et de 1877 à 1878). En 1866, il constitue avec le Dr Taylor et deux autres Britanniques une société visant à créer un lotissement sur un terrain de quatre hectares rue Bié-du-Basque : l'affaire sera un échec mais le quartier sera désormais connu sous le nom de "quartier des Anglais". Il joue également un rôle important au Pau Hunt : Master of Fox-Hounds en 1879, il obtient l'aide du maire Aristide de Montpezat pour sauver la société. Il a aussi été co fondateur (1856) et président du Pau Golf Club en 1885 et 1886 et évidemment membre du Cercle Anglais. Il s'intéresse enfin à tout ce qui constitue la vie locale, notamment la langue béarnaise puisqu'on le retrouve en 1886 dans la liste des souscripteurs du Dictionnaire du béarnais ancien et moderne de Lespy et Raymond. (Suite page 3) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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STEWART JOHN 2


John STEWART, Esquire (Suite de la page 2)

À partir de 1880, il s'installe au n°8 de la rue Porte-Neuve et semble un peu moins actif. Il meurt en Angleterre le 30 juillet 1887 et les journaux locaux commentent ce décès par des nécrologies élogieuses. Banquier, John Stewart est mort en homme riche, à Pau, où il avait enrichi la scène photographique. Son épouse Matilda (ci-contre) lui survit jusqu'en 1893.

Une de ses passions : la photographie... Parmi ceux qui ont assisté à la cérémonie du mariage de John Stewart, il y avait son beau-frère, John Herschel. À l'été 1829, John Herschel (plus tard Sir John), en tirant avec une chambre claire dans les Pyrénées, écrivait à sa mère : "Johnny et moi sommes en cours d'exécution pour réaliser une esquisse le plus vite - il dessine très bien et avec la pratique naturelle fera l'acquisition de la «liberté de la main» en abondance". Deux décennies plus tard, John Stewart avait acquis cette « liberté de la main » non pas avec un crayon, mais plutôt avec un appareil photographique. John Stewart a quitté son partenariat dans la société d'impression en 1841. Il partit vivre à Nantes, puis vint s'installer à Pau en 1846, au cœur d’une colonie britannique déjà importante, pour la santé de sa femme, et, à partir de 1850, y passera tous ses hivers, entre divers déplacements et voyages en Angleterre, mais son occupation est inconnue. La sœur aînée de John Stewart est, il est bon de le préciser, l’épouse de John Herschel, astronome et chimiste, dont les compétences dans cette discipline et des relations amicales avec Henry Fox Talbot, l’un des trois inventeurs de la photographie, ont sans nul doute stimulé la vocation de son jeune beau-frère. C’est à Herschel auquel nous devons les termes de photography (photographie) et de négatif/positif définissant le principe du calotype (mot tiré du grec, signifiant “belle image”), procédé mis au point par son ami Fox Talbot. Il trouvera aussi la formule du fixateur, essentiel dans la mise au point définitive du calotype. John Stewart est par conséquent un adepte de la version anglaise de l’invention de la photographie en France, par Niepce puis Daguerre. Ce procédé possède, dès sa conception, l’avantage de donner lieu à de nombreux tirages à partir du même négatif papier, un papier que l’on aura préalablement rendu translucide. La matérialité (fibre, grain) de ce dernier, projetée par la lumière au même titre que l’image sur le support positif, donne aux premières épreuves positives de John Stewart sur les Pyrénées un charme indéniable. Dans les années 1850, John Stewart utilise la photographie et rejoint un groupe d'artistes qui est connu comme "l'École de Pau". Les photographes sont Henri Victor Regnault, Jean-Jacques Heilmann, Farnham Maxwell-Lyte, Louis Désiré Blanquart-Evrard et Pierre Langlumé. John Stewart semble délaisser au bout de quelques années la photographie, car ses activités commerciales commençaient à submerger sa passion de photographe amateur. Il fut pendant quarante ans l'un des plus fidèles "old residents" de Pau dont il assura la promotion à la fois par la photographie et par son action dans la Commission syndicale, ancêtre du Syndicat d'Initiative. Francophile accompli, il était parfaitement intégré à la vie paloise : son fils James Grahame qui devint Président du Pau Golf Club en 1901 et 1904 fit ses études au Lycée de Pau, s'y maria en 1885 et vécut dans un hôtel particulier de la rue du Lycée jusqu'en 1911.

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John STEWART, Esquire Un artiste photographe reconnu... On ne sait pas quand ni pourquoi John Stewart a pris la première photographie, mais sa relation étroite avec Herschel l’aura probablement encouragé. Une fois à Pau, il rejoignit le cercle des amateurs inhabituellement actifs qui employaient le papier ciré. Certaines de ses vues sont publiées en 1853 par Blanquart-Evrard – premier éditeur photographique installé à Lille, dans un album intitulé "Souvenirs des Pyrénées". On en retrouve des clichés dans "Etudes photographiques et Souvenirs photographiques" du même éditeur. La magnifique épreuve représentant le Pont-Vieux à Orthez, (NDLR : déclaré « monument historique » en 1842), que l’on trouve dans le volume 2, fait partie du premier de ces albums. (Photo du Pont-Vieux à Orthez ,en 1853, page suivante)

John Stewart expose ses épreuves les plus réussies en 1852, 1853 et 1857, tant à la "Société des Arts" à Londres en 1842, qu'à la "Société Française de Photographie" dont il est membre en 1855. Avec ses amis Heilmann et Lyte, il est co-fondateur de la "Société scientifique, artistique et photographique, de Pau". Toutes les vues ayant été prises dans les Pyrénées. Elles ont été réalisées avec une variété de papier ciré, à la fois sec et humide, en utilisant largement le système spécial qu'il a élaboré sur les conseils de Henri-Victor Regnault, le physicien français qui a été directeur des œuvres en porcelaine de Sèvres. John Stewart a utilisé une pompe à vide pour forcer les produits chimiques à pénétrer dans les fibres du papier, conduisant à une meilleure uniformité et Herschel a fièrement publié ce processus à son avantage dans "l'Athénéeen" en 1853. John Stewart était un excellent photographe, prenant non seulement les paysages dans les Pyrénées, mais aussi des vues lors de ses visites en Angleterre. Il a présenté son portrait de Herschel à l'Exposition "Art Treasures" de Manchester, en 1857. Dans un article sur la relation de la Photographie à l'Art publié dans le "Journal de la Société photographique" en 1853, Sir William Newton a estimé que des épreuves photographiques "ne devraient pas être chimiques, tellement elles étaient artistiquement belles. L'approche la plus proche à cet égard. . . ont été les excellentes photographies exposées par M. Stewart".

En reconnaissance aux bienfaiteurs de l’Eglise Anglicane Saint Andrew, à Pau La famille Stewart fréquentait l’Eglise Anglicane. Sur un mur de l'Eglise une plaque est apposée où sont mentionnés les noms des décédés qui en ont été bienfaiteurs pour sa construction. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John STEWART, Esquire Quelques œuvres de John Stewart Planches extraites de « Souvenirs des Pyrénées », édité par Blanquart-Evrard en 1853.

Les Eaux-Bonnes

Le Pont - Vieux à Orthez Imperturbable et altier, le Pont-Vieux enjambe le Gave, comme il a traversé, depuis le XIIIe siècle, les plus sanglants épisodes de l'histoire du Béarn, guerres de religions ou batailles napoléoniennes.

Epreuves sur papier salé d'après négatifs papier n° 2 tirées par l'Imprimerie photographique de J.-J. Heilmann et Cie à Pau, signées J. Stewart dans le négatif (1853) ou tirages sur papier salé monté sur carton signé dans le négatif, légendé et cachet « Blanquart-Evrard Edit. » et « Imprimerie Photographique », Blanquart-Evrard à Lille, sous l’image .

Vue du Col d’Arruns et Pic du Pont de Soubé

Cascade des Eaux Bonnes

Le Vieux Pont à Laruns Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Major STEVENSON

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Major STEVENSON Un des fondateurs du PGC Le document ci-dessous fait apparaître le nom du Major Stevenson. Le PGC ne possède pas d’éléments pouvant confirmer son implication dans la création du club. Les recherches sont toujours en cours...

Quelques pistes à explorer : Alexander STEVENSON, Ecossais, est né le 10 Novembre, 1826 à Ach-na-Cloich, Argyll, baptisé : Baronnie, Lannark, en Ecosse le 24 décembre 1826. Famille Stevenson, anciennement De Paisley. Il est décédé le 29 Mars 1900 à l'âge de 74 ans. Il a épousé Alice Isabel KEWNEY en 1875. Alice est née en 1846 et a survécu veuve jusqu'en 1919 année de son décès à l'âge de 73 ans. Ils eurent 3 enfants : Alice Pollock, née le 28 juin 1878 et décédée le 22 septembre 1912. Francis Herbert Leyland (1880-1949) et Nancy Shannon Leyland décédé en 1905. David STEVENSON est né à Glasgow, Ecosse, en 1816. Fils de Robert Stevenson et Jean Smith. Il est décédé en 1886 au North Burwick à l'âge de 70 ans. David Stevenson s'est marié avec Elizabeth Mackay (1846-1871) et ils eurent 6 enfants.

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DES PRESIDENTS

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Mary BERNERS

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BERNERS Mary Présidente du Pau Ladies’ Golf Club, en 1877 Née en 1843 à Erwarton, Suffolk, en Angleterre. Elle a été recensée le 30 mars 1851 à Erwarton, Suffolk, en Angleterre et le 3 Avril 1881, à 7 Onslow Square, Londres. Peut être était-elle apparentée avec le Lieutenant Colonel JH Lloyd Anstruther... L'histoire révèle que la première lady golfeuse fut Mary, Reine d'Ecosse, en 1563, publiquement vilipendée pour avoir joué au golf quelques jours après le meurtre de son époux Lord Darnley. La place des femmes au golf est encore un sujet délicat. A Pau, comme en Ecosse, leur présence sur et autour du parcours est vue avec beaucoup de scepticisme si ce n'est d'hostilité. Mais là, comme ailleurs, elles se battent durement pour faire connaître leur droit. Le « Pau Ladies' Golf Club » est créé en 1877 et géré par un Comité séparé composé de 4 membres et de son Captain. En revanche, la Captain du golf des dames est nommée tous les ans par le Comité du PGC (hommes). Dans le même temps, bien sûr, est créé le Ladies' Course de neuf trous qui leur est réservé. Les Ladies organisent leurs propres compétitions, bien souvent en match play. Certaines d'entre elles sont invitées à rejoindre le parcours des hommes. Le nombre des joueuses est important au début du XXème siècle où elles sont très actives au sein du club. Par la suite, l'effectif diminue pour tomber à 4 en 1935. Le 9 novembre 1941, le Colonel commandant le 18ème Régiment d'Infanterie de Pau demande au Pau Golf Club de lui louer la partie du terrain consacré aux ladies (25000 m2) pour en faire un potager afin d'assurer le ravitaillement de la troupe en vivres et légumes. Le parcours des dames ne s'en remettra jamais.

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BERNERS Mary Le "dress code" Les Ladies sont vêtues d'une longue jupe avec bustier. cependant, ces tenues posent problème. Les jours d'humidité, les robes sont relevées grâce à des jarretières. Swinger dans le vent est virtuellement impossible. A cette époque, le golf pour les dames se résume au putting. De nombreux tableaux au club house immortalisent les sportifs avec hauts chapeaux de soie, canotiers, casquettes ou casques coloniaux, queue de pie de différentes couleurs, pantalons serrés aux genoux ou longs. Les chaussures sont élégantes mais probablement sans clous…

Les dames ont autorisation d'accompagner les parties à condition de porter des tenues élégantes et chatoyantes (Extrait du Règlement intérieur). Lors des cérémonies officielles ou des grandes compétitions, les membres du Commitee portent la veste rouge, un pantalon en soie parfois de couleur blanche et un chapeau à larges bords.

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BERNERS Mary Remise des prix lors d’une compétition des Ladies

La gagnante d'une compétition portée en triomphe

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BERNERS Mary Cartes postales des Dames au PGC…. Images du passé

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BERNERS Mary « Le jour du Captain’s Prize » Ce croquis, d’Henri de Vaufreland (Berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit dans ses chroniques comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » après une compétition disputée en

avril 1911, montre Miss Mary BERNERS, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1877 (au centre du groupe au premier plan) en compagnie de Miss CRAIGIE-HALKETT qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1878 et 1879 (à gauche). Figurent également Herbert THORN KING, Esquire, Président du PGC, alors en exercice depuis 1909 jusqu’en 1915 (entre les deux dames) et John Henry WRIGHT, Esquire, (à droite du groupe au premier plan) Président du PGC en 1908 puis de 1921 à 1933 ainsi que Miss Lilias Gilberte NUGENT, John Francis NEWTON-KING (les deux assis sous le parasol), Sydney Hubert PLATT Esquire qui fut Président du PGC en 1895 et 1897 (tout à droite).

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Sir Victor Alexander

BROOKE 3ème Baronnet

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Sir Victor Alexander BROOKE, 3ème Baronnet Président du PGC de 1880 à 1884 et en 1891 Né le 5 janvier 1843. Arrivé en 1878, résident palois, Sir Victor Brooke était un des chefs de la société anglo-américaine. Anglo-Irlandais, grand sportif, naturaliste et pyrénéiste, il était étroitement lié à des associations encore existantes de nos jours à Pau, telles que le PGC 1856, le Pau Hunt dont il fut master, le Cercle Anglais et la Société d’Encouragement (Hippodrome de Pau). Sir Victor Alexander Brooke était membre à Felixstowe et également membre du Royal Liverpool à Hoylake. Il a persuadé en 1883 Joe Lloyd de devenir le premier professeur de golf à Pau. C’était un chasseur passionné, en particulier pour le gros gibier, notamment d’isards dans les Pyrénées c’est ainsi qu’il s’intéressa à l’histoire naturelle et voyageant beaucoup, il dilapida peu à peu la fortune familiale. Lors d'une sortie, en 1888, Sir Victor Alexander Brooke fit une chute sévère et se cassa la clavicule, mais l'os cassé, inconnu à cette époque, avait également perforé le haut de son poumon. N’étant pas du genre à rester les bras croisés, Victor réalisa qu’avec son mode de vie trépidant il ne lui restait que peu de temps à vivre. Il décéda d’une pneumonie à la suite de cet accident de chasse, le 27 novembre 1891, à Pau, à l’âge de 48 ans. Grace à l'action de personnalités comme Sir Victor Brooke, Francis Cooper Lawrance, D.M. MacNab

et Alkman Henryson FOSTER-BARHAM, le parcours est modifié et agrandi en 1875 par 3 nouveaux trous et passe à 5485 yards. En 1877 est créé un 9 trous réservé aux Ladies qui n'avaient pas toujours accès au parcours des hommes. Ci-dessus : Aquarelle montrant le parcours de 18 tous et au premier plan le parcours 9 trous des Dames en 1877 Vue d’avion du parcours au début du XXème siècle. Dénudé, tel un links écossais, il fut arboré dans les années 50 pour devenir un magnifique écrin de verdure. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Sir Victor Alexander BROOKE, 3ème Baronnet Sir Victor Alexander BROOKE était le fils de Sir Arthur Brinsley Brooke, 2ème Baronnet, un aristocrate de l'Ulster au comté de Fermanagh, dans le nord de l'Irlande. Il lui succéda avec son titre et le domaine Colebrooke en 1854, où il était né. La reine Victoria était sa marraine. Après avoir suivi l'école de rugby, il partit voyager à l'étranger où il a développé un grand intérêt pour le monde naturel. Bien qu'étant un observateur attentif de la nature, il n'était certainement pas opposé à le tuer. La chasse au gros gibier est devenu une passion comme le golf, son biographe décrit sa conversion : "En 1880, quelques années avant que ne se révèle la présente fureur pour le golf, il a été touché avec ses mérites incontestables, en Angleterre, en Écosse et Pau par cette joie céleste et la profonde dépression que le reste de l'humanité golf ne manque jamais d'en faire l'expérience". Il a étudié à Harrow. Il fut magistrat, vice-lieutenant et shérif de Fermanagh. Son projet de travail sur les antilopes est resté inachevé à sa mort. Les plaques de dessins de Joseph Smit et Joseph Loup ont ensuite été réutilisés dans "Le Livre des antilopes" (1894-1900) de Philip Sclater et Thomas Oldfield. Il a épousé le 28 juillet 1864, Alice Sophie Bellingham, fille de Sir Alan Edward Bellingham, 3ème baronnet, en 1864. Mais, en 1878, il était devenu évident que la constitution de sa femme ne pouvait pas faire face à la résidence en Irlande et il lui fut conseillé d'aller vivre sous des cieux plus cléments. Ils vinrent à Pau. A sa mort, elle a été remplacée dans la baronnie par son fils aîné, Arthur Douglas. Lady Brooke est morte le 27 Juillet 1920.

Bail entre la Ville de Billère et le PGC, représenté par son Président Sir Victor Alexander Brooke (11 avril 1890)

Tous les ans, en hiver, se dispute le « Grand Prix Hippique Sir Victor Brooke », sur les pistes de l’Hippodrome Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Sir Victor Alexander BROOKE, 3ème Baronnet Une descendance illustre... Parmi ses neuf enfants s’illustrèrent notamment le Feld-Maréchal Sir Alan Francis Brooke, 1er Vicomte Alanbrooke (grand-oncle de Juliana, voir plus loin), né à Bagnères-de-Bigorre en 1883, chef des armées britanniques pendant la deuxième guerre mondiale, attaché militaire auprès de Sir Winston Churchill. Avec son fils Basil, ils ont passé leur enfance à la Villa Jouvence, avenue Leclerc à Pau (à côté de la Villa Montebello). La villa Jouvence, qui appartenait à la comtesse de Navailles, fut cédée en 1927 à Philippa Douglas-Dick. Les 21 et 22 février 1947, Alan Francis vient à Pau. il fit ses études à l'Institut Quernt de la route de Tarbes. il est arrivé sur la base militaire du Pont Long où il a été accueilli avec les honneurs militaires en présence de M. le Préfet et du maire de Pau M. Henri Lapuyade. Après avoir été reçu au Cercle Anglais par son ami de jeunesse, le Vicomte de Vaufreland il est descendu à l'Hôtel de France. Le lendemain, au cours d'une émouvante cérémonie, fut inaugurée une plaque de marbre apposée à la Villa Jouvence portant cette inscription ; "Dans cette villa a habité pendant les dix premières années de sa vie, Alan Brooke, fils de Sir Victor Brooke Baronnet, maître d'équipage à Pau (1885-1888), actuellement Field Marshall Viscount Alan Francis Brooke, chef du G.Q.G. impérial britannique 1942-1945". Le petit fils de Sir Victor Brooke, Sir Basil Brooke, 1er Vicomte de Brookborough fut Premier Ministre de l’Irlande du Nord (grand-père de Juliana, voir plus loin).

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Sir Victor Alexander BROOKE, 3ème Baronnet Sir Victor Brooke Président du PGC, au drive. (Peinture de Francis Powell Hopkins en 1884)

De gauche à droite : Forster Barham (Président du PGC en 1892); Stewart (Président du PGC en 1885-1886); Zairbairn ; Drysdale ; Colonel Bannatyne ; Sir Victor Brooke (Président du PGC de 1880 à 1884) drive ; John Moriss Post (Secrétaire du PGC 1891et 1892); Hutchinson ; Houldsworth ; Manescau (Caddie) ; F.P. Hopkins ; Sir H. Williamson Ritchie ; Arthur Post (secrétaire du PGC en 1882 et 1883) ; Lord D. Kennedy ; Colonel Buscarlet (drive); Capitaine Stephens ; Colonel N. Leyland ; A. Corry ; Colonel Kennard ; Sir John Saint Aubyn 1er Baron Saint Levan (Président du PGC en 1893).

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Sir Victor Alexander BROOKE, 3ème Baronnet L’arrière-arrière petite-fille de Sir Victor BROOKE en visite au PGC 1856 Parfois le hasard fait bien les choses… Par l’intermédiaire d’une amie commune, Tim Robinson, Président de l’Association «Pau So British» (à laquelle adhère le PGC 1856) a convaincu l’Honorable Mrs Juliana GROSE (née Brooke) de venir sur les traces de son aïeul à Pau. Elle s’est fait un plaisir de visiter notre Club, le 14 janvier 2012, dont son arrière-arrière grand-père fut « Captain », durant 6 ans de 1880 à 1884 et en 1891, année de son décès. Pris par ses obligations professionnelles, Tim Robinson a délégué Mme Babette Schilly (trésorière de Pau So British) qui s’est fait un plaisir d’accompagner Mrs Juliana Grose, son époux Christopher et leur amie Fiona Broughton Pipkin. Sous la houlette de l’interprète de luxe du PGC, Brian Matthews, elle fut étonnée des trésors de notre patrimoine concernant son aïeul, notamment le portrait, la Coupe offerte par Sir Victor Brooke en 1882, les tableaux des Captains, des Coupes Anglaises, ou encore la peinture de Hopkins (salle du Restaurant) sur lequel il est représenté en train de jouer. Sir Victor Brooke, malade décéda quelques mois après. A noter que la tradition golfique se perpétue dans la famille Brooke : Christopher (Extrait de la photo de l'inauguration du club house le 5 janvier 1891) Brooke (arrière-arrière-petit-fils) est Président du « Galgorm Castel Golf Club » en Irlande du Nord, qui est une étape du « European Challenge Tour »

At Pau : the oldest of non-scottish Golf Clubs Sir Victor Brooke (driving). Colonel Hegan Kennard Tableau de Francis Powell Hopkins

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Miss Susan Sinclair

CRAIGIEHALKETT

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Miss Susan Sinclair CRAIGIE-HALKETT Présidente du « Pau Ladies’ Golf Club » en 1878 et 1879 Susan Sinclair Craigie-Halkett of Cramond est née en 1860 (Midlothian, Ecosse), et décédée en 1929, à l’âge de 69 ans. Elle était une des filles de John Cornélius CraigieHalkett né en 1830, marié en l’Ambassade britannique de Bruxelles le 12 juin 1854 avec Mathilde Justina Davidson, décédée en 1910. Ils eurent 7 enfants dont notamment Susan Sinclair et Maude Alexandrina. Cette dernière, photographe réputée, a par ailleurs réalisé le portrait de sa sœur Susan Sinclair ainsi que celui de Mary Berners (Présidente du Pau Ladies’ Golf Club, en 1877), dont ce dernier en porte sa signature. Les deux portraits des deux Présidentes sont accrochés aux cimaises de la Salle du Patrimoine. La famille vivait à Cramond House, Cramond. Susan Sinclair fut la dernière copropriétaire de " Cramond & Harthill Estates" ———— L'histoire révèle que la première lady golfeuse fut Mary, Reine d'Ecosse, en 1563, publiquement vilipendée pour avoir joué au golf quelques jours après le meurtre de son époux Lord Darnley. La place des femmes au golf est encore un sujet délicat. A Pau, comme en Ecosse, leur présence sur et autour du parcours est vue avec beaucoup de scepticisme si ce n'est d'hostilité. Mais là, comme ailleurs, elles se battent durement pour faire connaître leur droit. Aussi, le Pau Ladies' Golf Club est créé en 1877. Il est géré par un Comité séparé composé de 4 membres et de son Captain. En revanche, la secrétaire du golf des dames est nommée tous les ans par le Comité du Pau Golf Club (hommes). Dans le même temps, bien sûr, est créé le Ladies' Course de neuf trous qui leur est réservé. Les Ladies organisent leurs propres compétitions, bien souvent en match play. Certaines d'entre elles sont invitées à rejoindre le parcours des hommes. Le nombre des joueuses est important au début du XXème siècle où elles sont très actives au sein du club. Par la suite, l'effectif diminue pour tomber à 4 en 1935. Le 9 novembre 1941, le Colonel commandant le 18ème Régiment d'Infanterie de Pau demande au Pau Golf Club de lui louer la partie du terrain consacré aux ladies (25000 m2) pour en faire un potager afin d'assurer le ravitaillement de la troupe en vivres et légumes. Le parcours des dames ne s'en remettra jamais. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Miss Susan Sinclair CRAIGIE-HALKETT Le "dress code" Les Ladies sont vêtues d'une longue jupe avec bustier. cependant, ces tenues posent problème. Les jours d'humidité, les robes sont relevées grâce à des jarretières. Swinger dans le vent est virtuellement impossible. A cette époque, le golf pour les dames se résume au putting. De nombreux tableaux au club house immortalisent les sportifs avec hauts chapeaux de soie, canotiers, casquettes ou casques coloniaux, queue de pie de différentes couleurs, pantalons

serrés aux genoux ou longs. Les chaussures sont élégantes mais probablement sans clous… Les dames ont autorisation d'accompagner les parties à condition de porter des tenues élégantes et chatoyantes (Extrait du Règlement intérieur). Lors des cérémonies officielles ou des grandes compétitions, les membres du Commitee portent la veste rouge, un pantalon en soie parfois de couleur blanche et un chapeau à larges bords.

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Miss Susan Sinclair CRAIGIE-HALKETT Convertie au Catholicisme… « L'examen de Whitehall » : Sur la deuxième liste de convertis au catholicisme est mentionnée Miss Craigie-Halkett, de Cramond, Midlothian. Miss Craigie-Halkett, of Cramond, Midlothian, est mentionnée également par W. GORDON Gorman, Rédacteur en chef des deux dernières éditions de «RECRUES DE ROME" en 1880, dans une liste d'environ quatre mille protestants qui sont récemment devenus catholiques.

« Le jour du Captain’s Prize » Sur cette estampe, le Vicomte Henri de Vaufreland (Berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit dans ses chroniques comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » a croqué l’après

compétition disputée en avril 1911 représentant Miss CRAIGIE-HALKETT, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1878 et 1879 (à gauche), en compagnie de Miss Mary BERNERS, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1877 (au centre du groupe au premier plan). Figurent également Herbert THORN KING, Esquire, Président du PGC alors en exercice depuis 1909 jusqu’en 1915 (entre les deux dames) et John Henry WRIGHT, Esquire, (à droite du groupe au premier plan) Président du PGC en 1908 puis de 1921 à 1933 ainsi que Miss Lilias Gilberte NUGENT, John Francis NEWTON-KING (les deux assis sous le parasol) et Sydney Hubert PLATT Esquire qui fut Président du PGC en 1895 et 1897 (tout à droite).

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Miss Susan Sinclair CRAIGIE-HALKETT Remise des prix lors d’une compétition des Ladies

La gagnante d'une compétition portée en triomphe

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Miss Susan Sinclair CRAIGIE-HALKETT Cartes postales des Dames au PGC…. Images du passé

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William

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FORBES-MORGAN William Président du PGC en 1905 William FORBES-MORGAN Senior est un sujet américain, né en 1841 à Selma, en Alabama, aux Etats-Unis. Il s'est marié avec Ellen Bond Robinson le 25 avril 1876 à New York City. Son épouse est née le 5 janvier 1856 à New York City, et décédée le 5 décembre 1908, à Pau. Ils eurent 4 enfants : Ethel MORGAN, Lucy Bond MORGAN, William Forbes MORGAN Jr., Harold MORGAN. William FORBES-MORGAN Senior est décédé le 14 décembre 1916, à Mayfair, Londres, Angleterre, à l'âge de 75 ans. Il a exercé la profession d'attorney (avoué) Il fut également Président du "Pau Hunt" dans les années 1895-1896. Extrait de réunion : "Dans les salons du Cercle Anglais, une réunion générale des membres du Pau Hunt le 16 mars 1902 sous la présidence de M. Forbes-Morgan une motion de remerciements pour le très grand succès des chasses qu'il a dirigées cette saison a été votée à l'unanimité au maître d'équipage Henri Ridgway".

Le mail-coach Pau-Biarritz, "The Rocket" conduit par William ForbesMorgan le 14 février 1885

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Alkman Henryson

FOSTERBARHAM

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FOSTER-BARHAM Alkman Henryson, Esquire Président du PGC en 1892 Secrétaire de 1879 à 1881 et de 1884 à 1890 puis en 1895 Vice Consul du Royaume-Uni, à Pau Il est né en 1843, quartier St-Thomas, à Exceter, DEVON, Angleterre, et décédé (à Pau ?) en 1897 ? Il a vécu à la Villa Maryland et a épousé Nannie Olivia Ellis. Ils eurent une fille Mabel Ellis Vandervort Barham qui a épousé le lieutenant colonel James Charles Hope-Vere le 20 Janvier 1906. Elle est décédée le 26 janvier 1954. Dès lors, son nom marital est devenu Hope-Vere. Extrait de "Londres Homme du monde" Londres, Middlesex 9 décembre 1891 : "... Talbot C'rosbie, M. Frederick Maude, MFH, M.; A.H. FosterBarham, HM'V vice-consul, M. J. Morris Post, vice-consul des ÉtatsUnis, et Mme Post; Lord et Lady -. Kilmaine, Sir John Nugent, Bart, Madame ... "

Extrait de "London St James Gazette" - London, Middlesex - 11 janvier 1892 "..., et mis en place à l'Hôtel Gassion. Ils ont dîné dans la soirée avec Lord et Lady Herschell, M Léon Say, M. Faisant (le Maire de Pau), et le vice-consul britannique M. A.H. Foster-Barham étaient parmi les invités ... " Que l'on se penche sur le cercle anglais, les chasses, les courses de chevaux ou d'automobiles, les fêtes, les mêmes personnes se retrouvent toujours au premier rang. Le Vicomte Henri de Vaufreland (1874-1954, Berrichon, homme du A.H. FOSTER-BARHAM, Esquire, avec son chien devant le Club House en 1895

monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis du Cercle Anglais) palois d'adoption, poussa si loin le goût du rappro-

chement entre les nations françaises et anglo-saxonnes qu'il épousa une américaine. Il appréciait tant les loisirs hippiques qu'il se fiança, à cheval, avec Miss Foster Bahram ; il estimait tant le cercle anglais qu'il ne le quittait pas même la nuit, son appartement occupant l'étage supérieur... Grâce à son influence, le cercle, jadis imprenable citadelle anglaise, s'ouvrit à la société paloise. Grace à l'action de personnalités comme Sir Victor Brooke, Francis Cooper Lawrance, D.M. MacNab et Alkman Henryson FOSTERBARHAM, le parcours est modifié et agrandi en 1875 par 3 nouveaux trous et passe à 5485 yards. En 1877 est créé un 9 trous réservé aux Ladies qui n'avaient pas toujours accès au parcours des Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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FOSTER-BARHAM Alkman Henryson, Esquire

Alkman-Henryson Foster Barham, esquire, pose devant la Mairie Place Royale, à Pau dans les années 1880. _____ Sa fille Marguerite Conine Foster Barham est décédée le 15 janvier 1917. Elle s’est mariée le 17 août 1912 à Brincourt dans le Calvados, avec Henri de Vaufreland, dont elle eut une fille, Bernadette, née en 1913. (Ci-contre le faire part de décès recto et verso de la Baronne de Vaufreland) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Graeme

Harrison Esquire

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Graeme HARRISON, Esquire Président du PGC en 1899 Qui mieux que Graeme Harrison lui-même peut se pencher sur sa vie. Voilà ce qu’il déclarait en 1901, en sa biographie dans un dossier de la classe de 1881 de l’Université de Princeton, intitulé « APRES VINGT ANS » « it's a very good world to live in, To lend or to spend or to give in » « Ma vie a été un incident, même si pas tout à fait désagréable. Ma résidence est Easthorpe House, Ruddington, dans le comté de Nottingham, en Angleterre, et j'ai passé mes hivers à Pau, en France, durant les dix dernières années. Je me suis marié à Thomasville, en Géorgie, le 17 mars 1888, avec la veuve de l'ancien FA Marquand, de New York. J'ai eu trois enfants, à savoir, Graeme, né à Lausanne, en Suisse, le 3 Avril 1889 ; Randolph, né à Leamington, en Angleterre, le 31 mai 1892, et Ellen, née le 30 novembre 1893, à Pau, où Randolph est mort bébé. Je n'ai pas d'entreprise ou profession, et n'ai certainement rien fait de remarquable. Je suis un conservateur en politique, et un membre de l'Église d'Angleterre. Je suis membre de plusieurs clubs en Angleterre et en France. Je regrette de ne pouvoir assister à la réunion de classe. Meilleurs vœux aux membres de la classe de 1881! Nota : Cauldwell, dans son rapport, parle d'un échappé de justesse à la mort en 1881, quand Harrison et moi avons fait naufrage au large de la côte irlandaise. Ils ont été sauvés par les canots de sauvetage. Il ajoute: "Harrison se comportait courageusement, comme on s'y attendait, et a refusé de quitter le navire en perdition jusqu'à ce que chaque femme ait été mise en toute sécurité." —————————— Avec sa femme, ils ont résidé pendant de nombreuses années dans leur propriété Eastthorpe House, à Nottingham en Angleterre. Puis ils ont acheté un petit endroit appelé Sainte-Marie, à Bramber, dans le Sussex. Son adresse était cependant au St. James Club, 106 Piccadilly à Londres.. Ensuite à New York pour une courte période en décembre 1906 et de là, a fait un voyage d'hiver au Mexique, puis revint à Pau où il fréquentait déjà le Cercle Anglais et fut Président du Pau Golf Club en 1899. —————————— Graeme Harrison : Echo de presse : « Le nom de Harrison figurait dans les journaux de New York, l'automne dernier, en raison d'une visite de sa femme dans ce pays et la perte déclarée de ses bijoux d'une valeur de 15.000 $. Il a été supposé qu’ils ont été volés, mais ce n’était pas le cas, car ils ont été trouvés peu après. Mme Harrison peu après embarqua pour l'Angleterre pour rejoindre son mari, accompagnée de ses deux filles d'un premier mariage, les demoiselles Marquand ». Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Graeme HARRISON, Esquire Lithographie offerte par Graeme HARRISON, au PGC The Royal and Ancient Golf Club of St Andrews, par Dickinson & Foster - 1898 Figurent des membres du PGC, notamment D.M. MacNab (11) Président en 1889 et 1890, James Mellor (42) Président en 1896, Charles Hutchings (155) Président en 1901, 1902, 1904 ——————————Au centre, la toile initiale peinte par Alexander H. Wardlow, « Medal Day » montre Arthur J. Balfour (168) capitaine du « Royal and Ancient Golf Club » le 26 Septembre 1894. Cette imposante œuvre à grande échelle, mesure 193 x 333 cm, et contient 191 portraits individuels.

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Lewis

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Lewis HORNOR, Esquire Lewis Hornor, of the Howe, Halstead, J.P. Extrait de "l'Essex County Chronicle" du Secrétaire du PGC en 1893 et 1894 Né le 5 mars 1845, à Rome, dans une famille de quaker avec 1er Avril 1904

son père agriculteur à Halstead. .

Il s’est marié le 16 octobre 1888 à Londres, Middlesex, avec Catherine Borroughs (née Catherine Parks de Boston, Massachussets, U.S.A, le 9 septembre 1839 à Camden, New Jersey). Les Hornors devinrent des membres de la Société des Amis. Ils étaient sept, trois filles et quatre garçons. Franck, le plus ancien, est mort de consomption très tôt, probablement de tuberculose. C'était un joueur d'échecs remarquable ; il restait assis dans un coin tournant le dos à son adversaire, sans noter les mouvements qui étaient simplement criés et généralement il remportait la partie. Le second fils, Lewis, était un grand joueur de billard et est devenu un marchand d'indigo en Inde. Il chassa les lions en Inde, sans être troublé nerveusement. Un jour un lion a saisi son ami, le jeta sur son dos, et pénétra dans la jungle. Lewis le suivit et tua le lion, malheureusement son ami fut pris de fièvre et mourut. Le père de Lewis est mort jeune, et son frère aîné étant mort aussi, comme décrit, il revint d'Inde pour aider sa mère à la ferme à Halstead pour cultiver 90 acres d'agriculture. Il vécut alors avec sa mère et joua au "Felixstowe Golf Club". Il devint aussi un magistrat local en 1885. Il démissionna du Felixstowe Golf Club en 1883 et son envie de voyager semble l'avoir repris à nouveau peu de temps après. Il vint vivre à Pau, où il habita au 9, rue d'Orléans. Il devint un membre éminent du Pau Golf club. De toute évidence il pratiquait ce jeu avec talent. Il a remporté des trophées en 1890 et 1892. Un tableau de l'artiste signé Allen Sealy en 1893 montre Lewis Hornor au putting. (Ci-contre) Il avait quitté Pau pour aller en Angleterre, mais il prit froid durant le voyage. Il décéda d'une pneumonie à Londres le 31 mars 1904, à l'âge de 59 ans. Les funérailles ont eu lieu à Halstead. « ...M. Lewis Hornor Extrait du "The Newsman" du 2 avril 1904 était bienveillant et sa mort sera beaucoup regrettée ». En 1894, Lewis Hornor fut l’un des fondateurs avec son ami le major-général RW Duff, du « Bad Homburg Golf Club » le premier parcours de golf en Allemagne. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Lewis HORNOR, Esquire Bail à loyer pour l’immeuble du PGC et quelques terrains Bail à loyer pour l'immeuble et quelques terrains, signé le 1er avril 1893 pour une durée de 19 ans, entre Robert Hutchinson et Franck Lawrance, propriétaire, (tous les deux rentiers) administrateurs de la « S.A. Golf Club », et MM. le Major William Pontifex (Fondateur du PGC. Président du PGC en 1894) et Lewis Hornor (Secrétaire du PGC en 1893 et 1894) (tous les deux rentiers également) agissant tant pour euxmêmes que pour toute autre personnes qui s'adjoindront à eux pour le jeu de golf… moyennant le paiement de 2250 francs annuels...

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Charles HUTCHINGS Esquire

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Charles HUTCHINGS, Esquire Président du PGC en 1901, 1902 et 1904 Né en 1849 et décédé en 1922 à l'âge de 73 ans. Son mariage avec Miss Elia SMITHWICK fut célébré par le révérend Jesse H. Campbell, près de Mâcon, le 15 Novembre 1842. Charles HUTCHINGS était également membre des clubs de golf de : Royal and Ancient de Saint Andrews, Hoylake et Buxton. Il fut Président du Royal Liverpool Golf Club à Hoylake. Il a commencé à jouer au golf à 33 ans alors qu'il était déjà grandpère. C’est à Saint Andrews, en 1891, qu’il remporta sa première victoire. A Hoylake, où il se mesura à des joueurs tels que Horatio Gordon Hutchinson, Bramston et Robb, il devint champion amateur en 1902, à l'âge de 53 ans. Il avait pour maxime que : "Le golf c'est neuf dixièmes de mental". A Biarritz, il eut un temps comme caddie Arnaud Massy, lequel devint vainqueur du British Open en 1907, à Hoylake. En 1904 il fut engagé comme architecte pour aménager avec Percy Lucas, le parcours de "Sandwich", en 18 trous, qui fut achevé en 1906. (Voir page suivante)

Au Pau Golf Club, il entreprit l'extension du parcours au-delà de la rivière Jordan, car il jugeait le terrain trop exigu… Le petit pont sur la rivière Jordan ci-contre) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

Crossing the Jordan : Tableau de Allen Culpeper Sealy, 1893 65

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Charles HUTCHINGS, Esquire Architecte du parcours de Sandwich « Prince’s Golf Club » Au début du siècle dernier, Sir Harry Mallaby - Deeley, qui fut fondateur et premier président du Prince's Mitcham, s’est associé avec un golfeur habituel de l'East Kent, pour décider de créer un nouveau Links à Sandwich. Leur projet était en particulier, de recevoir les dames, les enfants et les familles de golfeurs. Avec son ami de l'Université de Cambridge Percy Montagu Lucas, il ont pris la majorité du capital de l'entreprise, nouvellement créée alors que le terrain avait été donné gracieusement par le Comte de Guilford.

The Amateur Side at Sandwich in 1894 : Debout de droite à gauche : A. Stuart, S. Mure Fergusson, John Ball, F.G. Tait. Assis : Horatio Gordon Hutchinson (le fils du Colonel William Nelson Hutchinson fondateur du PGC), Charles Hutchings (futur Président du PGC), A.D. Blyth, H.H. Hilton.

En 1904, Charles Hutchings fut engagé comme architecte pour aménager avec Percy Lucas, le parcours de "Sandwich", en 18 trous, lequel fut achevé en 1906. Cinq ans plus tard, ce parcours accueillait l'English Ladies Open 1912, remporté par Mlle M Gardner. Le Prince de Galles fut Président en 1930 du "Prince’s Golf Club", et deux ans plus tard le club a organisé « l’Open Championship », dont l’organisation a été considérée comme ayant été un grand succès, malheureusement avant de pouvoir organiser de nouveau l'événement, le pays s’est trouvé une fois de plus en guerre.

Le Prince de Galles au PGC

Charles Hutchings par Ernest Clarence Elliott

Déjà venu jouer au PGC le 21 avril 1926, le Prince de Galles est revenu en 1932. Reçu avec les honneurs dus à son rang par le Président du PGC John Henry Wright, il joua un parcours avec Dominique Coussiès, le professionnel du club qui succéda à Joe Lloyd.

National Portrait Gallery, London Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Le Prince de Galles (en 1932) devenu Edward VIII HUTCHINGS 3


JAMESON Family

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JAMESON Family FB JAMESON, Esquire, Président du PGC en 1903 Colonel HW JAMESON, Secrétaire en 1921 et 1922 La famille Jameson est une très vieille famille écossaise (on n’est pas à une contradiction près !) John Jameson (l’aïeul) a eu du cran de lancer une nouvelle distillerie en Irlande en 1780 alors que les whiskeys irlandais étaient déjà bien implantés et connus. A l’époque elle devint l’une des plus grandes distilleries au monde. La production de whisky fit la richesse de la famille. Certaines familles américaines établies à Paris pour affaires, commencèrent à hiverner à Pau dès 1852 aux côtés des premiers aristocrates britanniques. A partir de 1870, lorsque Paris devint une ville dangereuse en raison du siège de la Commune, certains de leurs enfants installèrent leur résidence principale à Pau. Les Anglo-saxons s’organisèrent en communauté, créant leurs propres écoles, leurs lieux de culte, leurs boutiques ou encore leurs terrains de jeux tel le golf. Les Lawrance, Thorn King, Forbes Morgan, Prince, etc… vivaient en autarcie. Certains n’ayant jamais travaillé ni vécu aux Etats-Unis, vivaient sur les rentes de leurs parents ou grands parents. Ils se marièrent entre eux et tentèrent de maintenir leur niveau de vie, du moins jusqu’au krach boursier de 1929. Henry Jameson, membre éminent du Pau Hunt était ainsi lié aux Stewart, Forbes… eux-mêmes ayant été également Présidents du PGC. Malheureusement les documents concernant les sus nommés manquent et font l’objet de recherches constantes. La famille vivait dans la Villa Irène, disparue maintenant

Au cimetière de Pau…

Au cours du XIXème siècle, se sont multipliés des monuments de sépulture familiale souvent de style néogothique. Un jeu de surenchère s’était installé entre les propriétaires des concessions, de mêmes classes sociales élevées, tant dans le style, que dans la dimension ou l’ornementation. Mais au début du XXème siècle, l’exubérance des monuments semble s’assagir et la mode de l’art funéraire se tarie. Dans cette modeste concession sont inhumés Henry Jameson (20 mai 1817- 6 septembre 1901), son épouse Margaret (21 janvier 1829 18 mai 1901) et leurs filles Elizabeth Alice et Anna.

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Francis William Browne of the Neal 4ème Baron Kilmaine

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Francis William Browne of The Neal, 4ème Baron Kilmaine Francis William Browne of The Neal, quatrième Baron Kilmaine, était originaire du comté de Mayo en Irlande, . Il est né le 24 mars 1843 et est mort à Pau, où il repose, le 9 novembre 1907, à l’âge de 64 ans. Il fut un éminent membre de la « colonie » anglaise de Pau où il venait faire soigner ses insomnies. Victime d’une congestion cérébrale, il se défenestra du troisième étage et mourut sur le coup. Cette famille résidait principalement en Irlande, mais Lord Kilmaine est décédé à Pau. Il repose au cimetière de Pau avec sa femme Alice Emily et son fils Charles Mathias. Certains embellissements de l'église anglicane Saint Andrew ont été offerts par la famille Kilmaine (la partie basse du retable, les panneaux autour du sanctuaire et 6 petites lampes du sanctuaire) (Voir pages suivantes).

La « Kilmaine Cup » Le Baron Kilmaine a offert cette coupe dénommée « KILMAINE CUP » qui se joue tous les ans, depuis 1894, mais avec quelques interruptions dues essentiellement aux conflits mondiaux. Les deux plus anciens clubs de golf de France, le PGC (1856) et Biarritz (1888) s’affrontent aujourd’hui en compétition sur deux jours, alternativement sur chacun des parcours. Cette prestigieuse compétition est la plus ancienne rencontre interclubs européenne. Interrompue en 1939, elle est reprise en 1993 à l’initiative de MM. Bleze-Pascau, E. Daum et B. Alquié. A l’origine, la formule de la compétition opposait deux joueurs de chaque club en foursome et après 3 victoires la Coupe était définitivement gagnée, ce qui fut le cas en 1898 par le PGC (Ci-contre à gauche). Aujourd’hui, elle se joue par équipes de douze joueurs en simple et en double et une deuxième coupe offerte également par Lord Kilmaine, (ci-contre à droite) récompense maintenant le club vainqueur qui la conserve jusqu’à sa prochaine défaite. Pour effectuer le trajet entre les deux villes, certains joueurs conduisaient eux-mêmes leur équipage, d’autres prenaient la diligence appelé « The Rocket » (Voir page suivante) Le centenaire de la création de l’épreuve a été fêtée au PGC en présence du petit neveu de Lord Kilmaine. Matthieu de Courson, membre de Biarritz le Phare, a eu la magnifique idée de créer un site internet totalement dédié à cette illustre compétition et à son fondateur. Il est consultable sur www.kilmainecup.com. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Francis William Browne of The Neal, 4ème Baron Kilmaine « The Rocket » «The Rocket» est un attelage à 5 chevaux qui relie régulièrement l’English Club, place Royale à Pau, à l’Hôtel d’Angleterre de Biarritz. Le trajet dure un peu moins de sept heures et est jalonné de plusieurs relais. Un arrêt gastronomique a lieu à Orthez, à l’Hôtel de la Belle Hôtesse. « The Rocket » était aussi utilisé pour transporter les golfeurs jouant la Kilmaine Cup.

Ci-contre : Le mail-coach Pau-Biarritz, "The Rocket" conduit par W. ForbesMorgan, le 14 Février 1885. Celui-ci devint Président du PGC en 1905.

LA FAMILLE BROWNE, BARONNIE KILMAINE Le titre de baronnet "of de Neal" dans le Comté de Mayo en Irlande fut créé en 1636 pour John Browne. Toutefois, il n'a jamais pris ce titre qui fut assumé, pour la première fois, par son arrière petit-fils, le 6ème baronnet. Puis, son frère cadet, le 7ème baronnet a créé la baronnie Kilmaine en 1789. Il devint ainsi le baron Kilmaine of The Neal dans le Comté de Mayo. (Suite page suivante) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Francis William Browne of The Neal, 4ème Baron Kilmaine Suite de la page précédente)

Son petit-fils, le 3ème baron, prendra place dans la Chambre des Lords en tant que représentant des pairs Irlandais de 1849 à 1873. il sera remplacé par son aîné, le 4ème baron représentant de 1890 à 1907 et par le 5ème baron de 1911 à 1946. En 2006 les titres étaient détenus par le dernier petit-fils, le 7ème baron. N'ayant pas de descendant, le titre reste en sommeil. Il existe plusieurs monuments commémoratifs sur les terres de la famille dans le Comté de Mayo, en Irlande : temple, pyramide, église... Ces monuments ont été commandés par la famille en mémoire de leurs défunts. Par exemple, une pyramide a été construite par le dernier baronnet et le premier baron en souvenir de George Browne 6ème baronnet. Baronnet est un titre de noblesse honorifique propre à l'Angleterre institué par Jacques 1er en 1661. Il ne faut pas confondre la dignité de baronnet avec le titre de baron qui vaut l'anoblissement. L'ordre de préséance des titres est le suivant : Duc (duke), Marquis (marquess), Comte (earl), Vicomte (viscount), baron (baron), Baronnet (baronet), Chevalier (knight bachelor). Le titre de baronnet se distingue par l'adjonction d'un canton. Ce titre donne droit à l'appellation "Sir" et au suffixe "baronnet" (abrégé en Bart ou Bt), pour les femmes, c'est "Dame". ce titre ne confère pas de siège à la Chambre des Lords. C'est un titre héréditaire, qui se transmet à l'aîné des fils. Il existe cinq ordres de dignité de baronnets : Angleterre (1611), Ecosse ou de Nouvelle Ecosse (1625), Irlande (1611), Grande Bretagne (1707), Royaume Uni (1801).

Au cimetière de Pau Dans cette concession acquise en 1907 par John Browne Lord Kilmaine, furent inhumés Francis William Browne quatrième baron Kilmaine, son épouse Alice Emily et leur fils Charles Mathias. Francis William Browne se rendit à Pau pour soigner ses insomnies. Pris d'une congestion cérébrale, l’on connaît sa fin tragique : Défenestré du 3ème étage il mourut sur le coup. Cette croix celte est décorée de bas-reliefs représentant les quatre évangélistes qui sont représentés sous leurs formes allégoriques ou tétramorphes. Ce symbolisme identifie les quatre auteurs des évangiles avec les quatre vivants, qui dans l'Apocalypse 4 : 2-11, sont décrits autour du trône de Dieu. A remarquer autour de la colombe du saint Esprit, située au centre, un ange, c'est Mathieu (en raison de l'annonciation à Joseph Mt 1 18-25), à droite le taureau, Luc (selon l'évangile Apogryphe qui note la présence du boeuf dans la crèche) en bas, l'aigle évoque Jean (qui s'élève pour contempler la vérité en s'approchant de la lumière), enfin, à gauche un lion : il s'agit de Marc (d'après l'un des premiers versets de son évangile "une voix rugit dans le désert" Marc 1:3). dans l'imagerie traditionnelle, les quatre évangélistes sont souvent représentés par des figures symboliques. Epitaphe : "Father in thy gracious keeping leave we now our loved one sleeping". Traduction : "Seigneur dans sa généreuse attention nous laisse désormais dans notre dernier sommeil". (C'est une phrase que l'on inscrit souvent sur les monuments funéraires anglophones.) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Francis William Browne of The Neal, 4ème Baron Kilmaine Lord Kilmaine et l’Eglise Anglicane Saint Andrew Depuis la fin de l’Empire, les Anglais reviennent en Béarn ; certains s’y installent, d’autres vont et viennent et les besoins religieux vont croissants. La communauté anglicane de Pau possédait déjà l’Eglise de Christ’s Church (1841), rue Serviez, devenue en 1920 le Temple de l’Eglise Réformée de France et l’Eglise de Holy Trinity Church(1862), église presbytérienne écossaise, aujourd’hui cinéma d’Art et d’essai « Le Méliès ». Ce fut tout à la fois, l’effervescence religieuse qui s’était emparée de l’Angleterre dans la seconde moitié du XIXème siècle, les convictions religieuses du Chapelain de Saint Andrew le Révérend Réginald Acland Troyte ainsi que le Mouvement d’Oxford qui conduisirent à la fondation d’une troisième église, à Pau, « l’Eglise de fer » « Temporary Iron Church » (1860) transformée en habitation en 1930 et la construction pour les membres de la Haute Eglise de l’Eglise Saint Andrew (1888), dont le style néogothique, massif et sévère, contraste avec l’exubérant décor intérieur. Erigée grâce à de multiples dons, le riche mobilier, les peintures murales et le vaste sanctuaire rappellent ses origines. Les plaques funéraires sur les murs comme dans toutes les églises anglaises nous renseignent sur la vie de la paroisse à cette époque et sur les fidèles. Certains embellissements du retable de style néogothique de l’Eglise Saint Andrew qui occupe toute la travée centrale du chœur (ci-dessus à gauche) ont été offerts par

la famille Kilmaine en 1907, année de son décès, notamment la partie basse.

Tableaux bois apposés aux murs de la Chapelle Saint-Sépulcre

Ci-contre à droite agrandissement).

en

Deux plaques mentionnent : “To the glory of God and in loving memory of Francis William, 4th Baron Kilmaine for 10 years Churchwarden of this church. R.I.P” . (Partie basse gauche du retable) et ”This altar-place is erected by his widow Alice Emily Lady Kilmaine and by members of the Congregation and other friends”. (Partie basse droite du retable)

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Francis Cooper

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Francis Cooper LAWRANCE Président du PGC en 1887, 1888 et 1900 Francis Cooper Lawrance est un sujet Américain, né à New York en 1830 et décédé à Pau le 18 mars 1911, à l’âge de 81 ans. Le 3 novembre 1899 à 11 heures du matin à l’église de la Trinité de Newport, il épouse Susan Ridgway Willing. Ce mariage, c’est l’union de deux familles célèbres et puissantes aux Etats-Unis. Pour l’occasion, Ava, la sœur de la mariée, a demandé à son richissime mari, le Colonel John Jacob ASTOR IV de prêter gracieusement son immense yacht « Le Nourmahal » qui servira à transporter les nombreux invités jusqu’à la cérémonie religieuse qui sera célébrée par le révérend Henry Morgan Stone, comme d’emmener les futurs jeunes époux pour leur lune de miel vers une destination lointaine, qui n’est connue que des anges. Le soir, les invités ont eu droit à un dîner très copieux, animé par les chanteurs du Quatuor de SainteCecelia de Brooklyn. Le Colonel John Jacob ASTOR IV, ayant fait construire l’hôtel Astoria à New York deux ans plus tôt, ignore encore qu’il n’a plus que treize années à vivre avant de trouver la mort sur le « Titanic » ; son épouse (plus tard Baronne de Ribblesdale), ne s’imagine pas un seul instant que dans dix ans, John tombera dans les bras de Madeleine Force, une jeunette de dix-huit ans alors qu’il en aura 46. Kathleen surnommée « Kitty » et Charles, les enfants du premier mariage de Francis Cooper Lawrance avec Sarah Egleston Lanier, décédée en avril 1894, sont aux premières loges et c’est un véritable bonheur pour eux de revoir leur père sourire dans les bras d’une autre femme… Onze ans plus tard, Susan qui habite à Bayshore, un quartier de Long Island, avec son époux, met au monde une petite fille. On lui donne le prénom de Frances, une manière de rendre hommage à Frances Adélaïde Lawrance, née Garner, la grand-mère de Francis. Francis Cooper Lawrance Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Susan Ridgway Willing future épouse Lawrance dans sa robe de mariée en compagnie de sa sœur Ava LAWRANCE 2


Francis Cooper LAWRANCE Le couple voyage beaucoup entre la propriété de Bayshore avec sa plage privée et vue imprenable sur les gratte-ciel de New York, et Pau où la famille Lawrance s’est installée depuis 1893 (le domaine existe encore et porte d’ailleurs le nom de « Villa Lawrance ». Construite en 1855, elle est une des villas de Pau, qui offre des styles flamand et germanique, édifiée par la famille Schlumberger, d’origine alsacienne. Elle abrite le Cercle Anglais ainsi que le musée de la Résistance. En 1893, la villa devient la propriété de la famille Lawrance déjà installée luxueusement en ville, au siège actuel de la Banque de France.

La villa Lawrance

La famille possède également deux résidences dans le 16ème arrondissement de Paris, l’une, Avenue Hoche, l’autre, 23, rue Octave Feuillet. Le bonheur n’est hélas, que de courte durée… Francis Cooper Lawrance décède à Pau le 18 mars 1911. Susan essaye d’oublier son chagrin avec l’affection des siens mais aussi avec son carnet d’adresses qui comporte un nombre important de personnalités de son époque. Elle multiplie ainsi les dîners avec Cocteau, Proust, Bonnard et bien d’autres personnes connues dans le milieu parisien et se fera faiVilla devenue siège de la Banque de France re le portrait en 1906 par le très perfectionniste Jacques Émile Blanche, qui demandera à revoir le tableau bien des années plus tard, avec la ferme intention de le retoucher, pensant y trouver de nombreux défauts … (Ci-après la lettre qu’il a adressé à Susan) 9 mai 1919 Madame, Pendant bien des mois, et presque des ans, je me suis demandé ce qui nous avait éloignés –sans que je me fusse avisé, malgré mon expérience de tantôt quarante ans, que ne fut l’éternelle affaire des portraits. On retrouve à Capri le portrait que je peignis de Mrs Romaine Brooks, à son arrivée parmi nous. Ce portrait appartient maintenant à un collectionneur. Au moment où Mrs Brooks s’installa à Paris, ses nouveaux amis parisiens le lui firent cacher. Aujourd’hui il parait qu’on le trouve autre, puisqu’il me revint de tous côtés des éloges aussi exagérés, sans doute, que le « débinage » l’était à sa naissance. Mon atelier est peuplé de « laissés pour compte » comme on dit chez les couturières, et que les enfants des femmes représentées, commencent à me redemander. L’histoire se renouvelle, d’époque en époque. Mais dans votre cas, il y a une grande différence : en effet, je vous ai supplié de vouloir bien me laisser revoir votre portrait. Je l’eusse probablement recommencé ; je ne sais jamais ce que vaut une de mes oeuvres, avant que quelques ans se soient écoulés et que j’aie une impression fraîche. N’étant ni présomptueux, ni susceptible (touchy) – le fait qu’une toile de moi disparaît de l’endroit où la politesse du modèle l’a accrochée, non seulement ne me désoblige pas, mais souvent me fait plaisir. Mais il me reste à vous demander une faveur que vous ne me refuserez pas, c’est de vouloir bien me confier votre portrait, sans le cadre, pour que je l’aie un peu sous les yeux, et m’en fasse une opinion. (Suite page suivante) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Francis Cooper LAWRANCE (Suite de la page précédente) D’ailleurs, il n’est pas verni, j’ai toujours compté le retoucher. Enfin, sachez que je suis la dernière personne au monde, pour qui un incident aussi coutumier, aussi normal, me fit changer de sentiments à l’égard d’une personne qui n’a jamais été pour moi que bienveillante et délicieusement comme vous. La seule peine que vous puissiez me faire le serait d’en être, vous-même, gênée, et qu’il excitât entre nous le vague nuage. Jacques Emile Blanche

Les années passent et Frances comme sa demi-sœur Kathleen, en âge de se marier, rencontrent les hommes de leur vie. Kathleen se marie le 21 septembre 1915 avec un dénommé William Averell Harriman. Elle sera sa première épouse ; suivront Marie Norton (qui possédera une très fameuse galerie d’art à Manhattan) et Pamela Digby (ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Paris sous le Président Bill Clinton, décédée dans la piscine du Ritz en février 1997). Du temps de son mariage avec Kathleen - qui mourut en 1936-, William Averell Harriman reprit les rennes de l’Union Pacific Railroad, compagnie de chemin de fer détenue auparavant par son propre père et qui fut le plus redoutable concurrent de la Sierra Railway, tout en dirigeant l’Illinois Central Railroad, entreprise du même ordre fondée neuf ans avant l’Union Pacific. Sa vie n’allait pas se résumer à une carrière d’industriel, puisqu’il entra dans le monde politique avec un certain brio, allant jusqu’à se présenter comme candidat démocrate aux élections présidentielles en 1952 et 1956 avec l’aval du Président Harry Truman à qui succèdera Dwight David Eisenhower. Frances, elle, attend de se marier un peu plus tard. Son fiancé André Poniatowski est au front, en train de se battre dans l’armée française avec ses deux frères, Casimir et Stanislas (Ce dernier engagé dans un régiment d’Infanterie à Soissons, devint rapidement caporal à 19 ans, avant de finir sous-lieutenant trente jours après. Sa compagnie qui comptait 127 hommes sera presque entièrement décimée. Il fera partie des dix-huit survivants.)

Le parcours de 18 trous modifié en 1875 Grace à l'action de personnalités comme Sir Victor Brooke, Francis Cooper Lawrance, D.M. MacNab et Alkman Henryson FOSTER-BARHAM, le parcours est modifié et agrandi en 1875 par 3 nouveaux trous et passe à 5485 yards. En 1877 est créé un 9 trous réservé aux Ladies qui n'avaient pas toujours accès au parcours des hommes (Le Ladie’s Course au premier plan). Ce parcours des Dames sera détruit pendant la deuxième guerre mondiale, en 1941.

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Francis Cooper LAWRANCE La famille Lawrance au cimetière de Pau Frank (Francis) et Frances Lawrance : A leur mort, les biens de Frank Lawrance étaient évalués à 1.700. 000 $ et ceux de son épouse Frances Lawrance dépassait 1.500.000 $. La villa Lawrance (rue de la Résistance) était la résidence de leur fille Frances (Fanny) déclarée handicapée mentale en 1910. La villa « Lieste » à Jurançon, fut le domicile de leur fils Gravure en tête de R. Pantet William. 1898 Le couple Lawrance était également propriétaire de Manaruck farm à Bay Shore, Long Island, New York. Ils vendirent leur maison de Londres afin d'en acheter une à Paris en 1900. La demeure urbaine des Lawrance est située sur le Boulevard des Pyrénées qui abrite aujourd'hui la Banque de France. Ils l'achetèrent à la famille Boscary de Romaine. Franck Lawrance était issu de l'une des familles les plus anciennes de New York. Son arrière grand père, John était un ami de George Washington et d'Alexander Hamilton. Il était avocat, membre du premier Congress Continental, aide de camp de George Washington, député de l'Etat de New York et il présidait le Sénat. Le père de Frank Lawrance, Thomas, possédait des biens immobiliers qui correspondent aujourd'hui à la plupart de la superficie de Greenwich Village à New York. Frank Lawrance était membre de l'Union Club à New York et du Knickerbocker Club, une association de notables new yorkais.

Francis Cooper Lawrance est enterré à Pau avec son épouse, leur fils Frank Lawrance Junior, et leur fille Frances (Fanny).

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Francis Cooper LAWRANCE Bail à loyer pour l’immeuble du PGC et quelques terrains Bail à loyer pour l'immeuble et quelques terrains, signé le 1er avril 1893 pour une durée de 19 ans, entre Robert Hutchinson et Franck Lawrance, propriétaire, (tous les deux rentiers) administrateurs de la « S.A. Golf Club », et MM. le Major William Pontifex (Fondateur du PGC. Président du PGC en 1894) et Lewis Hornor (Secrétaire du PGC en 1893 et 1894) (tous les deux rentiers également) agissant tant pour eux-mêmes que pour toute autre personnes qui s'adjoindront à eux pour le jeu de golf… moyennant le paiement de 2250 francs annuels...

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Edward McEvers

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Edward McEvers LIVINGSTON, Esquire Président du PGC en 1920 La famille Livingston était originaire de la ville de Clermont dans l’Etat de New York et s'était enrichie grâce au commerce de la fourrure et du tabac. Elle possédait également des terrains. Certaines familles américaines établies à Paris pour affaires, commencèrent à hiverner à Pau dès 1852 aux côtés des premiers aristocrates britanniques. A partir de 1870, lorsque Paris devint une ville dangereuse en raison du siège de la Commune, certains de leurs enfants installèrent leur résidence principale à Pau. Les Anglo-saxons s’organisèrent en communauté, créant leurs propres écoles, leurs lieux de culte, leurs boutiques ou encore leurs terrains de jeux tel le golf. Les Lawrance, Thorn King, Forbes Morgan, Prince, etc… vivaient en autarcie. Certains n’ayant jamais travaillé ni vécu aux EtatsUnis, vivaient sur les rentes de leurs parents ou grands parents. Ils se marièrent entre eux et tentèrent de maintenir leur niveau de vie, du moins jusqu’au krach boursier de 1929.

Un arrière grand-père célèbre... L’arrière grand père d’Edward McEvers LIVINGSTON, Robert Livingston (1746-1813) fut l'un des membres de la Commission des Cinq nommée par le second Congrès Continental le 11 juin 1776 afin de rédiger le texte de la Déclaration d'Indépendance américaine. Il fut ensuite secrétaire des Affaires Etrangères de 1781 à 1783, puis candidat au poste de gouverneur de l'Etat de New York en 1798. Il sera Ambassadeur des EtatsUnis en France de 1801 à 1804. C'est à Paris qu'il rencontra l'inventeur Robert Fulton et qu'il devint son associé. Robert Fulton fut l'inventeur du premier paquebot à vapeur qu'il baptisa "Le Clermont", du nom du manoir familial Livingston situé près de New York.

Edward McEvers Livingston, rentier, joueur de polo devint en 1920 Président du Pau Golf Club. Avec son épouse américaine Sarah Alpine Pollock ils achetèrent en 1890 une villa au nord de Pau et la nommeront également "Villa Clermont". Clermont Manor était le nom de la maison de famille près de Livingston Germantown, New York. La Villa Clermont est une imposante demeure construite vers 1860 par Henri Guilhaume Adrien VOORHOEVE, rentier de Rotterdam. De style résolument flamand (voir les pignons baroques des deux façades de l'aile orientale). Située sur une propriété d'un hectare et demi dans le quartier alors rural du Hameau de Pau, elle comportait également des dépendances importantes (écurie, bâtiment avec loge du concierge, logement du jardinier) et était connue sous le nom des propriétaires qui la conservèrent jusqu'en 1890. Vers 1905, la villa change de nom pour devenir villa Clermont. En 1939, la villa est acquise par les époux Montal qui la revendront à la ville de Pau en 1955. Depuis cette date, elle a abrité divers services administratifs (de la SNPA en 1957, puis de l'Université de 1964 à 1970), ou scolaires (classes du collège Saint-Cricq ou de l'école supérieure Bouillerce). Surtout elle a été le siège de l'École de Musique de Pau, à partir de mars 1972 jusqu'à l'installation du tout nouveau Conservatoire de musique et de danse dans les bâtiments rénovés Villa Clermont du couvent des Réparatrices en août 2003. Elle est aujourd’hui désaffectée.

Le couple McEvers Livingston possédait aussi une magnifique demeure, « Osceola Lodge », dénommée maintenant Cliffwood Inn à Lenox (Massachusetts) bâtie en 1889, à l'âge doré des chalets d'été conçus fin du 19ème siècle pour les clients fortunés, par Arthur Rotch, l'un des architectes les plus actifs de la Nouvelle-Angleterre. Rotch, qui a poursuivi ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, a dirigé la restauration du Château de Chenonceau, un des plus importants palais du 17ème siècle en France. Ils reposent au cimetière de Pau dans une concession acquise en 1904. Osceola Lodge Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Baron DE LONGUEUIL

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Baron DE LONGUEUIL John Charles DE LONGUEUIL Titre : John Moore de Bienville, Charles Grant Neuvième Baron de Longueuil Président du Pau Golf Club en 1907 Premier Français Président du club Né le 10 janvier 1861 à Bath (Angleterre), décédé en 1938, à l’âge de 77 ans. Marié avec Maria Carlotta BARRON (dite Mamie) le 15 décembre 1886, dans le Comté de Surray (Angleterre). Fils de Charles James Irving Grant de Longueuil et de Anna Maria Katrina Trappman. Adepte de la pêche au saumon dans le Gave d’Oloron et possède une maison à Méritein.

Titre nobiliaire Le titre de baron de Longueuil est un titre français dont a hérité la famille de Germain, descendante directe, en France, des Le Moyne de Longueuil. Il est le seul titre français qui ait été reconnu en 1880 par la Reine d'Angleterre et du Canada. Ceci afin de rappeler l'ancienne présence française au Canada. En fait cette reconnaissance n'avait aucune valeur en soi car elle était fondée sur les lettres patentes de Louis XIV (voir ci-dessous le paragraphe intitulé "Légitimité". Archives de Québec).

Légitimité Est légitime ce qui est conforme à l'acte fondateur (lettres patentes de Louis XIV du 26 janvier 1700 qui stipulent que le titre de baron de Longueuil se transmet aux descendants français de Charles Le Moyne : "Erection en baronnie de la seigneurie de Longueuil en faveur de Charles LeMoyne de Longueuil donné à Versailles, le vingt-sixième du mois de janvier, l'an de grâce mil sept cent, et de notre règne, la cinquante-septième - signé Louis". Archives de Québec). Que la famille Grant porte le titre de baron de Longueuil est donc une incohérence historique. « The Queen has been graciously pleased to recognize the right of Charles Colmore Grant, Esquire, to the title of Baron de Longueuil, of Longueuil, in the province of Quebec, Canada. This title was conferred on his ancestor, Charles Le Moyne, by letters-patent of nobility signed by King Louis XIV in the year 1700. »

La lignée des Longueuil

John de Longueuil à la fenêtre du Cercle Anglais, Place Royale, à Pau Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Charles Le Moyne (1626-1685) quitta Dieppe pour émigrer, au Canada en 1641, à VilleMarie devenue Montréal. Louis XIV lui conféra le titre de Seigneur en 1668, il prit alors le nom de Charles Le Moyne de Longueuil et Châteauguay. Son fils Charles Le Moyne de Longueuil succéda à son père et devint, en 1700, le premier Baron de Longueuil. Puis, il fut promu lieutenant gouverneur de Montréal.Un autre fils, Jean Baptiste Le Moyne de Bienville, gouverneur de Louisiane (alors sous autorité française), fonda la ville de la Nouvelle Orléans. Enfin, Antoine Le Moyne de Châteauguay, fut gouverneur de la Guyane française. (Suite page 3) LONGUEUIL 2


Baron DE LONGUEUIL La lignée des Longueuil (Suite de la page 2)

La baronnie passa à son fils, Charles Le Moyne, troisième du nom, puis en 1775, à Charles Jacques qui mourut la même année. Le titre passa à sa sœur Marie Le Moyne de Longueuil. En 1781 elle épousa le Capitaine David Alexander Grant du 94ème Régiment Britannique. A partir de cette époque, le titre de Baron de Longueuil échut à ses descendants. Charles Colmore Grant fut baron de Longueuil de 1879 à 1898. Fils, du baron Charles James Irwin Grant, il fut le dernier des barons de Longueuil à habiter au Québec. En 1880, il présenta une pétition à la Reine d'Angleterre pour que le titre de Baron de Longueuil, John de Longueuil et son épouse Maria Carlotta devant leur maison à Méritein qui était un ancien titre français du Canada créé pour Charles II Le Moyne éteint en ligne masculine, soit relevé et reconnu par la couronne britannique. En effet, la seule héritière de la baronnie était une fille, Marie Charles Le Moyne, qui s'était mariée en 1781 à son aïeul David-Alexander Grant. La reine acquiesça à sa demande, vu qu'aucun privilège n’accompagnait celui de porter le titre de baron. Charles Colmore Grant mourut en 1898. Son demi-frère Reginald Charles lui succéda. Reginald Charles Grant d'Iberville de Sainte-Hélène fut le huitième baron de Longueuil. Il succéda à son demi-frère Charles Colmore Grant en 1898. À sa mort, en 1931, son frère John Charles Moore Grant lui succéda.

John Charles Moore Grant fut le neuvième baron de Longueuil, de 1931 à 1938. Président du Pau Golf Club en 1907 Il succéda à son frère Reginald Charles Grant. À sa mort, son fils Ronald Charles lui succéda. Ronald Charles Grant (né le 13 mars 1888) fut le dixième Baron de Longueuil, de 1938 à 1959, et fils du baron John Charles Moore Grant. Il se maria le 4 octobre 1918 avec Ernestine Hester Maud Lyon (née 19 décembre 1891), fille de l'honorable Ernest Bowes-Lyon. À sa mort, son fils Raymond lui succéda. Raymond Grant (né en 1921 et mort en 2004 à Pau) fut le onzième Baron de Longueuil, seul titre associé au colonialisme français au Canada à être officiellement reconnu par Elisabeth II, de 1959 à 2004. Il est le fils du baron Ronald Charles Grant et d'Ernestine Hester Maud Lyon. Elle était la cousine germaine de la « Reine mère » la veuve de Georges VI... mère de la reine Elisabeth II.

John de Longueuil et Maria Carlotta, à Méritein Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

(Suite page 4) 84

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Baron DE LONGUEUIL La lignée des Longueuil (Suite de la page 3)

Il meurt à Pau, en France, en 2004 et son fils Michael, qu'il eut avec sa femme Anne Maltby, lui succéda. Il vécut à Navarrenx (Pyrénées-Atlantiques) et s'est consacré à la peinture toute sa vie. Ses œuvres picturales sont exposées en France mais aussi dans la ville de ses ancêtres au Canada en 2005. Depuis son décès, son œuvre est diffusée par son fils Michael Grant et Jean-Bernard Baucou Maire de Navarrenx. Une biographie et un catalogue raisonné de son œuvre sont en cours de réalisation. En 2002, il autorisa la ville de Longueuil d'utiliser le blason des barons de Longueuil Michael Grant, 12ème baron de Longueuil (né en 1947) est l'actuel détenteur du seul titre colonial français reconnu par Elisabeth II au Canada. Il est le fils du baron Raymond Grant et d'Anne Maltby. Oncologiste de profession, il habite Nottingham. Il accéda au titre de baron suite au décès de son père à Pau, en France, en 2004. Le baron a quatre enfants: Angela (née en 1974), Rachel (1976), Rebecca (1981) et David-Alexander (1984). Les barons de Longueuil n'habitent plus Longueuil depuis plusieurs générations. Ils se sont plutôt installés en France et au Royaume-Uni.

LONGUEUIL, Famille BARRON John de Longueuil devant une prise de saumon empaillée

D'origine irlandaise, Eustache BARRON s'installa au Mexique et créa avec William FORBES la "Société Barron, Forbes & Co". Cette société, spécialisée dans le tissage de coton et l'exportation des provisions vers la Haute Californie (aujourd'hui l'Etat de Californie) devint la plus importante entreprise de la côte ouest du Mexique. Les deux associés avaient aussi une mine d'argent au Mexique gérée par l'Ecossais Robert Walkinshaw. Le contrôle de Barron, Forbes & Co passa à l'un des fils, William Eustache Barron qui déménagea à San Francisco où il possédait un domaine de cent-treize hectares. Ce dernier acheta une mine de mercure et Robert Walkinshaw fut impliqué dans son exploitation. Le mercure étant crucial dans l'exploitation des mines d'or, la mine, nommée "New Almaden" devint l'une des plus productives en Amérique. La fille de Robert Walkinshaw, Roberta, épousa Joseph Barron, le frère de William Eustache. A la mort de ce dernier, la fortune revint à Joseph qui arriva à Pau en 1871. Ils vécurent alors rue du Lycée (aujourd'hui rue Louis Barthou). Ils eurent six enfants : Joseph (1872-1947), cavalier émérite, fut membre du Pau Hunt et connut de nombreux succès aux concours hippiques. Il détint le concours du saut en largeur et reçut, en 1907, La « Copa Del Rey » des mains du Roi Alphonse XIII. Il épousa Jean Isabelle Hutton, le 10 février 1926. Il est enterré au cimetière Saint Laurent de Billère dans le caveau des Hutton. (A suivre page 5) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

John de Longueuil et Mamie, à cheval, Place Royale, à Pau 85

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Baron DE LONGUEUIL LONGUEUIL, Famille BARRON (Suite de la page 4)

Joseph Eustache (1867-1933), épousa Anne Marie Nitot, le 11 janvier 1915. William se maria avec Minnie Whyte, Robert, se maria avec Marie Louise Claire Puchevrier. Maria Carlotta BARRON, épouse de LONGUEUIL, dite "Mamie", née le 13 septembre 1865, à San Francisco, mariée le 15 décembre 1886 dans le comté de Surray (Angleterre) avec John GRANT DE LONGUEUIL, (1861-

1938) qui fut président du Pau Golf Club en 1907 (fils de Charles James Irving Grant de Longueuil). Décédée le 31/12/1944, à Pau Fervente adepte de la pêche au saumon dans le gave. Amie du baron d'Este dont elle hérita le château en 1925, qu'elle revendit dès 1926. Deux enfants : Ronald Charles, dit Ronnie né le 13 mars 1888 à Pau et Jacky. (Voir pages suivantes : « L’Histoire… Retour sur le passé…)

Les DE LONGUEUIL, à Pau A Pau, la résidence des Barron de Longueuil était la Villa Sainte Hélène, du nom de l'île formée par le fleuve Saint Laurent au cœur de Montréal. Villa Sainte Hélène Construite entre 1868 et 1873 pour Charles James Irving Grant, 6ème Baron de Longueuil, (père de John) la Villa Sainte Hélène sise au 27-29 Avenue Norman Prince était destinée à leur famille nombreuse (8 enfants). Cette énorme bâtisse, dite « aux soixante cinq fenêtres » est une très grande villa, simple, un édifice rectangulaire pourvu d’un grand nombre de pièces, tant pour les maîtres que pour les domestiques. Le rez-de-chaussée conserve un exceptionnel décor de lambris et de toiles marouflées. Le parc de 7 hectares est aménagé à l'anglaise, typique des villas anglo-américaines de Pau. Le domaine fut vendu en 1921 à un banquier américain : Frederick Henri PRINCE (Président du PGC de 1934 à 1939), lequel le 29 novembre 1951, au cours d’une cérémonie officielle, en fit donation au département des Pyrénées-Atlantiques.

Frederick Henry PRINCE

La Villa Sainte Hélène est désormais la résidence des préfets. L'ensemble de la propriété est inscrit depuis le 15 octobre 2002 au titre des Monuments Historiques.

En 1910, une partie de pêche dans le gave d’Oloron : John de Longueuil, Maria Carlotta Barron épouse de Longueuil et leur fils Ronald Charles

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Baron DE LONGUEUIL

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Baron DE LONGUEUIL La petite histoire illustrée de Longueuil Avant-propos : Longueuil avant Longueuil 1657-1845 1845-1874 1874-1920 1920-1947 1947-1969 1969-1997

Conclusion : Longueuil , seigneurie, baronnie et paroisse (1657-1845) Charles Le Moyne, premier seigneur et fondateur de Longueuil       

Les débuts de Longueuil La vie difficile des premiers colons longueuillois Charles Le Moyne fils, deuxième seigneur et premier baron de Longueuil Longueuil dans les dernières décennies du Régime français L'émergence d'un village : Longueuil, de 1760 à 1835 Les communications à Longueuil dans les années 1820-1840 Longueuil vers 1840 : l'embryon d'un village

Fondation de la congrégation des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et du couvent de Longueuil en 1843-1844

Charles Le Moyne fils, deuxième seigneur et premier baron de Longueuil Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil, meurt en 1685 mais dès 1684, sentant sa fin prochaine, il cède la seigneurie à son fils aîné, qui porte le même nom. C'est un Canadien et non un Français, puisqu'il est né à Ville-Marie, en Nouvelle-France, en 1656. Pour le distinguer de son père, les historiens l'appellent habituellement Charles Le Moyne de Longueuil. Comme son père, il est soldat et participe à des expéditions contre les Iroquois et à la défense de Québec contre les Anglais en 1690. Il est parfois aussi interprète et un important marchand. Toutefois, il est beaucoup plus présent que son père dans sa seigneurie de Longueuil. Vers 1695, il entreprend la construction d'un vaste château fort en pierres, de 68 mètres de front sur le Saint-Laurent par 46 mètres de profondeur. Ce fort était situé du côté ouest du chemin de Chambly, à l'emplacement actuel de l'église Saint-Antoine et de la Caisse populaire de Longueuil, entre autres. Ce château fort a une double fonction: résidence du seigneur et lieu de protection pour les habitants de Longueuil lors de possibles incursions iroquoises. Rappelons ici qu'une attaque surprise des Iroquois dans la paroisse de Lachine, dans la partie ouest de Ville-Marie, entraînait en 1689 quelque 90 tués, prisonniers et disparus. De plus, depuis 1682, la France et l'Angleterre se disputaient âprement la possession du Nouveau Monde, autre menace. De fait, la milice newyorkaise, renforcée d'Iroquois, attaque et dévaste la seigneurie de La Prairie, tout près de Longueuil, en 1690, puis de nouveau en 1691. (A suivre page 8) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

Le château fort de Longueuil - Aquarelle d’Herman Moreno, 1992. 88

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Baron DE LONGUEUIL La petite histoire illustrée de Longueuil (Suite de la page 7)

Aquarelle reconstituant, d’après les représentations existantes, ce que devait être le château fort en pierres que fait bâtir Charles Le Moyne II, premier baron de Longueuil, vers 1695, à l’emplacement de l’actuelle cathédrale Saint-Antoine et de la Caisse populaire de Longueuil. Il renferme une chapelle de 13,5 mètres par 6,5 mètres qui sert d’église paroissiale jusqu’en 1727. Non entretenu, il est démoli en 1810. Ces temps difficiles sont peu propices au développement de Longueuil; la seigneurie, qui comptait déjà 22 terres concédées en 1677, voit ce nombre passer à seulement 29 en 1695. La population, toutefois, croît plus rapidement, grâce aux nombreuses naissances; elle est passée de 78 en 1681 à 223 en 1698. En 1698, la seigneurie de Longueuil est de nouveau et considérablement agrandie; elle conserve la même largeur sur le fleuve, mais est portée à trois lieues et demie, soit 14 kilomètres environ de profondeur. Cet agrandissement aura peu d'influence sur l'histoire de Longueuil.

La seigneurie de Longueuil Vers 1699, Charles Le Moyne II, seigneur de Longueuil, fait bâtir, une brasserie pour y fabriquer de la bière, du cidre et de l’alcool, en face de l'extrémité sud du château fort. Aujourd'hui, ce terrain est occupé par le bureau de poste, sur le chemin de Chambly, non loin de la rue Saint-Charles. La plupart des spécialistes s'entendent pour affirmer que cette brasserie ne fut démolie qu'en 1903 et que c'est le bâtiment que l'on voit sur cette photo. La brasserie avait été alors, depuis très longtemps, transformée en résidence. (Archives publiques du Canada).

Le 18e siècle débute sous de meilleurs auspices. En 1700, Charles Le Moyne de Longueuil est élevé à la dignité de baron par le roi de France Louis XIV; la seigneurie de Longueuil devient, de ce fait, baronnie.

La brasserie du baron de Longueuil

Ce sera le seul Canadien de naissance à acquérir le titre de baron de toute l'histoire de la NouvelleFrance. Et la baronnie est agrandie en 1710, s'étendant alors en profondeur jusqu'à la rivière Richelieu.

La seigneurie de Longueuil devient baronnie Ce croquis, inspiré et adapté de plans de J. L. Vincent, situe les quelques bâtiments appartenant au seigneur de Longueuil lorsque, en 1700, la seigneurie devient baronnie. Par ordre chronologique de leur construction, on y voit : A. le moulin à vent, 1668; B. le manoir, 1670; C. une chapelle, vers 1683; D. le château fort,

1695-1698; E. la brasserie, avant 1700. (Croquis de Raynald Lachance adapté de plans de J. L. Vincent, 1892). (A suivre page 9) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Baron DE LONGUEUIL La petite histoire illustrée de Longueuil (Suite de la page 8)

Plus important encore, 1701 marque la fin de la guerre avec les Iroquois; toutes les tribus indiennes signent en effet avec le gouverneur de Montréal, le chevalier Hector de Callières, un traité de paix qui mettait fin pour de bon aux guerres franco-iroquoises. Les Amérindiens disparaissent alors de l'histoire de Longueuil. Quelques années plus tôt, en 1697, la France et l'Angleterre ont aussi signé un tel traité. Le siècle s'annonce bien pour la Nouvelle-France et pour Longueuil. Le traité de 1701 ou la « Grande paix de Montréal » En 1701, Hector de Callières, alors gouverneur de la NouvelleFrance, parvient à signer un traité de paix avec tous les Amérindiens, dont la fédération iroquoise des Cinq-Nations. À partir de ce moment, les colons, à Longueuil comme ailleurs, peuvent travailler sans danger au développement de leurs terres. On voit ici la signature de quelques-uns des chefs des clans, chacun étant assimilé à un animal. À noter l’amusante inversion entre le brochet et le rat. (Archives publiques du Canada).

Longueuil avait un missionnaire résidant depuis 1698 ; en 1722, est officiellement créée la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, avec curé attitré. La nouvelle paroisse couvre un territoire différent de celui de la baronnie puisqu'elle compte la partie ouest de l'actuel Saint-Lambert, lieu dit Mouillepieds, et l'extrême est du Longueuil actuel, le fief du Tremblay, appartenant au seigneur de Varennes. Par ailleurs, elle ne contient pas la partie sud de la baronnie, les actuels territoires des villes de Saint-Luc et de Saint-Jean-sur-Richelieu. Dans ce contexte, Longueuil se développe alors lentement, mais très régulièrement. Les fondations du château À plusieurs reprises on a découvert, accidentellement ou volontairement, certains éléments des fondations du château fort de Longueuil. Les vestiges dégagés étaient alors dans le jardin, à l’est de l’église Saint-Antoine. Lors de l’élargissement du chemin de Chambly, l’emplacement original de la tourelle et du mur se retrouvant en plein centre de la voie, à la hauteur du terre-plein, on transporta les vestiges tout près de l’église où on peut les voir aujourd’hui. Photo d’Odette Lebrun-Lapierre, 1971, Collection Société historique du Marigot Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Baron DE LONGUEUIL L’Histoire… Retour sur le passé... LE MOYNE DE LONGUEUIL, CHARLES, baron de Longueuil,

seul Canadien d’origine créé baron en Nouvelle-France, officier, gouverneur de Trois-Rivières, puis de Montréal, administrateur intérimaire de la Nouvelle-France, fils de Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay et de Catherine Thierry (Primot), baptisé à Montréal le 10 décembre 1656 et décédé au même endroit le 7 juin 1729. L’aîné des célèbres frères Le Moyne fut élevé en France, comme page d’un parent de Buade de Frontenac, le maréchal d’Humières. Il embrassa très tôt la carrière des armes et, en 1680, devint lieutenant dans le régiment de Saint-Laurent. Un an plus tard, il épousait, à Paris ou à Versailles, Claude-Élisabeth Souart d’Adoucourt, dame d’atour de Madame de France (Charlotte-Élizabeth de Bavière) et nièce du Sulpicien Gabriel Souart, premier curé de Montréal. En 1683 il était de retour en Nouvelle-France puisque, le 4 novembre, Le Febvre de La Barre le recommandait sans succès à Seignelay pour remplacer l’ivrogne Jacques Bizard au poste de Major de Montréal. Au début de l’année suivante, Charles Le Moyne de Longueuil fils recevait de ses parents la seigneurie de Longueuil et ses dépendances qu’il s’employa, sans tarder, à mettre en valeur. Parallèlement, il allait bientôt commencer à gravir les échelons de la carrière militaire au Canada et faire preuve de la bravoure caractéristique de sa famille. Devenu lieutenant d’infanterie de marine en mars 1687, il commanda quatre compagnies dans l’armée que Brisay de Denonville lança contre les Tsonnontouans. Longueuil s’y conduisit si bien que le gouverneur, dès son retour à Montréal, le signala au ministre comme un des deux plus remarquables officiers de cette campagne. Il recommanda, dans les termes les plus flatteurs, qu’on accordât à Longueuil le grade de capitaine que ce dernier n’obtint pas, cependant, avant quatre ans. Au lendemain du massacre de Lachine, au début d’août 1689, Longueuil eut le bras fracassé d’un coup de fusil en pourchassant les Iroquois. L’année suivante, il s’illustra avec son frère Le Moyne de Sainte-Hélène au siège de Québec par Phips. Tous deux, à la tête de 200 volontaires montréalais, attaquèrent l’avant-garde anglaise qui progressait vers la ville, le long de la rivière Saint-Charles. Sous le feu nourri des Canadiens cachés dans les fourrés, l’ennemi dut retraiter à la fin d’un après-midi de combat acharné. C’est alors que Longueuil reçut une blessure au côté qui aurait pu être mortelle, n’eût été sa corne à poudre qui le protégea. Sa fracture du bras n’était alors même pas guérie ; il dut aller la soigner aux eaux de Barèges, en France, au printemps de 1691. Au cours des négociations de paix franco-iroquoises de 1694, le grand chef onontagué Teganissorens déclara solennellement, le 24 juin, que les Cinq-Nations avaient adopté comme leurs enfants Charles Le Moyne de Longueuil et Paul Le Moyne de Maricourt, en remplacement de leur père décédé. Dans leur lettre du 15 octobre 1698, Frontenac et Bochart de Champigny demandaient instamment à Louis XIV d’ériger en baronnie la seigneurie de Longueuil, en considération de ses loyaux services et des dépenses énormes qu’il avait faites pour son établissement, « Son fort, sa maison et tous les accompagnements nous donnant, quand nous les voyons, disaient le gouverneur et l’intendant, une idée des châteaux de France fortifiés ». Louis XIV signa donc, le 26 janvier 1700, des lettres patentes par lesquelles il faisait barons de Longueuil Charles Le Moyne et ses descendants. C’était reconnaître d’une façon éclatante les mérites de la famille Le Moyne et le remarquable essor donné par le baron à sa seigneurie, « dans laquelle il travaille à establir trois paroisses, disait le roi, et pour la conservation des dits habitants pendant la guerre, il a fait bastir à ses frais un fort flanqué de quatre bonnes tours, le tout de pierre et maçonnerie avec un corps de garde, plusieurs grands corps de logis et une très belle église, le tout décoré de toutes les marques de noblesse, [...] et le tout accompagné d’un nombre considérable de domestiques, chevaux et esquipage, tous lesquels batiments, lui ont couté plus de soixante mille livres, tellement que la dite seigneurie est à présent une des plus belles de tout le pays, et la seule fortifiée et bastie de cette manière, qui a considérablement contribué à la conservation de tous les habitants des seigneuries voisines, [...] ». (A suivre page 11) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Baron DE LONGUEUIL L’Histoire… Retour sur le passé... (Suite de la page 10)

Le 3 juillet 1703, la croix de chevalier de Saint-Louis venait s’ajouter aux faveurs royales dont Le Moyne de Longueuil allait continuer de se montrer digne, particulièrement à titre d’ambassadeur auprès des Onontagués. Car, la guerre entre la France et l’Angleterre ayant éclaté en mai 1702, à propos de la succession d’Espagne, on pouvait craindre une invasion anglaise de la Nouvelle-France par New York, en collaboration avec les Indiens des Cinq-Nations, voisins d’Albany. Pour cette raison et pour conserver aux Français la traite de l’Ouest, il importait de maintenir les Iroquois dans la neutralité. Rigaud de Vaudreuil charge donc Longueuil, au printemps de 1704, d’aller chez les Iroquois « contrebalancer les Anglais quy sont sans cesse dans leurs villages ». Puis, en juin 1709, inquiet de l’accélération des préparatifs de combat à Albany et des manœuvres d’Abraham Schuyler envoyé chez les Onontagués « pour chanter la guerre » et « présenter la hache » de la part de Sa Majesté britannique, le gouverneur met toute la colonie en état d’alerte. À l’automne, Longueuil, Major de Montréal depuis mai 1706, offrit de retourner chez les Onontagués qui l’avaient invité par un collier à venir « racomoder les affaires que les flamants avoient gastées ». Son ambassade fut un succès. Les Onneiouts, les Goyogouins et les Onontagués le reçurent avec enthousiasme, « chacun s’efforçant de luy faire caresse ». Ils lui promirent de résister aux menaces comme aux promesses des Anglais et de s’abstenir de prendre part aux hostilités. Lors de la conférence du 17 juillet 1710, Longueuil parvint à maintenir les sachems onontagués et onneiouts dans les mêmes dispositions. Cependant, la chute de Port-Royal, en octobre 1710, vint ébranler la confiance des Indiens dans la puissance française : Longueuil fut de nouveau dépêché chez les Iroquois, au printemps de 1711. Il s’assura la fidélité de nombre d’entre eux, mais plusieurs demeuraient sensibles aux séductions des Britanniques. Les Onontagués lui firent pourtant cadeau d’une portion de terrain où il se construisit une cabane, au milieu d’eux. Il revint à Québec durant l’été, accompagné de députés de cette tribu. Le 7 novembre, les autorités de la colonie écrivaient au ministre : « Sa Majesté doit estre asseurée du Zele du sieur de Longueuil pour tout ce qui regarde son service ; depuis la mort du Sieur de Maricourt son frère, il a esté obligé pour mesnager les iroquois de faire plusieurs voyages chez eux, et meme d’y faire quelque sejour, abandonnant volontiers sa famille et toutes ses affaires particulieres pour mesnager ces nations, ses negociations avec eux ont toujours reussy avec touts les agrements qu’on peut avoir avec des nations comme celles la, il est fort sensible, Monseigneur, a la grace que vous luy avez procuré lannée derniere, et Les Sieurs de Vaudreüil et Raudot [Raudot] peuvent vous asseurer par avance, qu’il meritera toutes celles que vous luy faites esperer ». Cette grâce, c’était la lieutenance de roi de Montréal accordée à Longueuil le 5 mai 1710. En juillet suivant, il reçut une autre faveur : une deuxième augmentation de sa seigneurie de Longueuil, la première datant du 25 septembre 1698. De plus, le 24 mars 1713, Vaudreuil et Bégon agrandirent d’ « une lieue de terre de front sur une lieue et demie de profondeur, le long de la rivière Richelieu ...» la seigneurie de Belœil qu’il avait achetée le 25 février 1711. Le 7 novembre 1716, Ramezay et Bégon faisaient part au Conseil de Marine de la nécessité de construire un poste au nord de Niagara, se fondant sur les renseignements fournis par Longueuil qui se rendait annuellement chez les Iroquois. Le baron, qui avait succédé le 7 mai 1720 à Galiffet comme gouverneur de Trois-Rivières, eut pour mission, l’année suivante, de rendre les Iroquois favorables au projet de construction des Français. L’habile négociateur devint, le 9 septembre 1724, gouverneur de Montréal et continua, par la suite, d’user de son influence auprès des Cinq-Nations. Il s’agissait surtout, alors, d’empêcher l’établissement, à l’embouchure de la rivière Chouaguen (Oswego ?), d’un fort anglais qui pouvait ruiner le commerce des Français avec les pays d’en haut. À la mort de Vaudreuil, en 1725, Longueuil fut chargé de l’administration générale de la Nouvelle-France, en attendant la nomination d’un nouveau gouverneur. Le baron espérait être choisi, jugeant normal de passer, comme l’avaient fait Callière et Vaudreuil, du gouvernement de Montréal à celui de la colonie. Il fut déçu. On refusa de placer un Canadien à la tête de la Nouvelle-France à cause du népotisme dont avaient fait preuve Vaudreuil et sa femme qui était née dans la colonie. Devenu veuf, Longueuil se remaria en 1727, à l’âge de 71 ans, avec Marguerite Legardeur de Tilly, veuve de LouisJoseph Le Gouès de Grais et de Pierre de Saint-Ours. Avec sa première femme, Longueuil avait eu plusieurs enfants, dont Charles, deuxième baron et troisième seigneur de Longueuil, et Joseph, appelé communément le chevalier de Longueuil, de qui descend la seconde branche des Le Moyne de Longueuil. Le premier baron de Longueuil mourut le 7 juin 1729. Il avait été un brillant militaire, un colonisateur entreprenant et un instrument remarquable de la politique indienne de Vaudreuil. (Suite page 12) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Baron DE LONGUEUIL L’Histoire… Retour sur le passé... LE MOYNE DE LONGUEUIL, CHARLES, baron de LONGUEUIL, le deuxième à porter ce titre, officier dans les troupes de la Marine, gouverneur de Montréal, administrateur intérimaire de la Nouvelle-France, né à Longueuil (Québec) le 18 octobre 1687, fils de Charles Le Moyne de Longueuil, baron de Longueuil, et de Claude-Élisabeth Souart d’Adoucourt, décédé à Montréal le 17 janvier 1755. Charles Le Moyne de Longueuil embrassa très jeune la carrière des armes. À l’exemple de son père et de plusieurs autres membres de la famille Le Moyne, il alla apprendre le métier des armes en France, où nous le retrouvons à Rochefort en décembre 1705, servant à titre de garde-marine. Revenu au Canada, il obtint, le 18 juin 1712, une expectative de lieutenant. Un an plus tard, le roi lui accordait son brevet. Officier « fort réglé dans sa conduite » et appliqué, il était promu au rang de capitaine le 13 mai 1719, après six ans de service à titre de lieutenant. Le 28 avril 1726, son père, alors administrateur intérimaire de la NouvelleFrance, le nommait commandant du fort Niagara (près de Youngstown, N.Y.), poste recherché par les officiers militaires canadiens, comme d’ailleurs tous les postes des pays d’en haut à l’époque, pour les revenus d’appoint que leur apportait la traite des fourrures. En 1729, à la suite de la mort de son père, survenue le 7 juin, il héritait du titre de baron de Longueuil. Finalement, après avoir servi 14 ans à titre de capitaine, Charles Le Moyne était promu, le 1er avril 1733, major des troupes du gouvernement de Montréal, en remplacement de François de Gannes de Falaise. L’année suivante, Louis XV, pour le récompenser de 31 ans de « bons et fidèles services », le faisait chevalier de l’ordre de Saint-Louis. En juin 1739, le Major de Montréal était chargé par le gouverneur général Charles de Beauharnois d’aller en Louisiane prêter main forte au gouverneur de cette colonie, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, oncle du baron de Longueuil, dans sa lutte contre la tribu des Chicachas. Composée d’un détachement de 442 hommes dont 319 Indiens, l’expédition réussit à pacifier les Chicachas, grâce au capitaine Pierre-Joseph Céloron de Blainville qui, le 22 février 1740, par une attaque hardie les intimida suffisamment pour les amener à demander la paix. De retour à Montréal à l’été de 1740, Charles Le Moyne y demeura jusqu’en mai 1743 alors qu’il remplaça à la lieutenance de roi de Trois-Rivières Louis Liénard de Beaujeu que la maladie empêchait de remplir cette fonction. II revint à Montréal en mars 1748 à titre de lieutenant de roi chargé du gouvernement de Montréal, en attendant la nomination d’un successeur au gouverneur Josué Dubois Berthelot de Beaucours, mis à la retraite à cause de son âge avancé. Le 23 mai 1749 le roi l’avisait de sa nomination au poste très important de gouverneur de Montréal, fonction qui, dans la hiérarchie militaire canadienne de l’époque, venait après celle de gouverneur général. De plus, Montréal était le centre du commerce des fourrures, la porte d’entrée des pays d’en haut et le centre névralgique de toutes les expéditions militaires se dirigeant vers les pays d’en haut et la Louisiane. Le 25 mars 1752, à la suite de la mort du gouverneur général La Jonquière, Charles Le Moyne, à titre de gouverneur de Montréal et de plus ancien officier de l’état-major, fut chargé par l’intendant Bigot, de l’administration de la Nouvelle-France, en attendant la nomination d’un nouveau gouverneur. Il profita de l’occasion pour demander au roi de le confirmer dans cette fonction, tout comme son père l’avait fait 27 ans auparavant, mais le roi ne put y donner suite car, déjà avant le décès de La Jonquière, il avait nommé, le 1er janvier 1752, le marquis Duquesne. Durant les quatre mois que dura l’intérim, Le Moyne réussit, avec l’aide des habitants de Montréal, à convaincre le ministre Rouillé d’abandonner le projet de suppression de l’Hôpital Général de Montréal que venait de prendre en mains la mère d’Youville (Dufrost). À l’arrivée de Duquesne, au mois d’août 1752, il reprit les fonctions de gouverneur de Montréal qu’il exerça jusqu’à sa mort survenue le 17 janvier 1755. Charles Le Moyne de Longueuil avait épousé à Saint-Ours, le 29 avril 1730, Catherine-Charlotte, fille de Marguerite Legardeur de Tilly et du défunt Louis-Joseph Le Gouès de Grais, capitaine dans les troupes de la Marine, et bellefille du défunt Pierre de Saint-Ours et du défunt Charles Le Moyne de Longueuil, premier baron de Longueuil, en présence de nombreux représentants de la noblesse canadienne. De ce mariage naquirent, entre 1721 et 1739, 18 enfants dont 6 survécurent à leur père : 2 garçons, officiers dans les troupes de la Marine, et 4 filles. Il leur laissa à sa mort un héritage important composé d’une maison sise rue Saint-Paul à Montréal, d’une ferme sur l’île SainteHélène, de 11 681# 10s. en biens meubles dont 5 103# 10s. en argenterie, 1 104# 5s. en « or dur », 1 075# en mobilier, 566# en lingerie et 284# en vêtements, 34 animaux évalués à 436# et 2 esclaves noirs « prisés » à 500# chacun. Homme riche, membre de la noblesse et de l’élite militaire de la Nouvelle-France, Charles Le Moyne de Longueuil est l’exemple type de ces fils de grandes familles canadiennes qui purent accéder en Nouvelle-France aux plus hautes fonctions et, par ricochet, à la richesse, grâce à leur rang, au prestige de leur « beau nom » et au patronage qui, en Nouvelle-France comme dans la métropole, jouait un rôle de premier plan dans l’attribution des postes vacants au service du roi. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Norman

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Norman MAC FARLANE, Esquire Président du PGC en 1906 Secrétaire du PGC de 1900 à 1908 Les MacFarlane descendent des comtes celtes de Lennox. Leur ancêtre éponyme Farlane a vécu sous le règne du roi David 1er. Leur territoire se situait à l'amont du loch Lomond. Aussi indisciplinés, semble-t-il, que leurs voisins les MacGregor, ils furent, comme eux, bannis. Sir lain MacFarlane, "capitaine du clan Pharlane", fut tué à Flodden. Son petit-fils Duncan MacFarlane de Tarbet, à la tête de cent cinquante hommes, "bien armés, en cottes de maille", tomba sur le champ de bataille de Pinkie en 1547. Le chef MacFarlane suivant, accompagné de trois cents membres de son clan, combattit Marie Stuart à la bataille de Langside. Walter MacFarlane se battit pour Charles 1er sous les ordres de Montrose. Les terres d'Arrochar et de Tarbet, propriétés des MacFarlane, furent vendues en 1785, lorsque le dernier chef MacFarlane émigra en Amérique

Le PGC ne possède pas d’éléments pouvant confirmer son action présidentielle au sein du club. Les recherches sont toujours en cours... Sous le mandat de Norman Mac Farlane, il y eut une Intervention de la Ville de Pau dans le renouvellement du bail du Club auprès de la commune de Billère (1885), subventions, entretien du chemin, Lawn-Tennis, Cricket-club (1885-1912) etc… Une fille Honorée, mariée en mai 1864 avec M. Henri De Bauduy, rentier.

Autre piste à explorer : Norman Mac FARLANE est né en 1874, et décédé le 30 Novembre 1933 à Chicago. Il épousa Angie et eurent une fille prénommée Urina. Ses parents sont Norman Mac FARLANE et Elizabeth CHRISTY Norman était un diplômé en armement et considéré comme un génie des maths. Il avait la réputation d'être un grand buveur.

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D. M. MACNAB, Esquire Président du PGC en 1889 et 1890 Echos de presse : ...Le 7 Février 1859, au 97 Collins street-Est, la femme de DM Macnab, Esq., met au monde une fille, mort-née... "Australian News papers" : ...Le 21 ?, Au parc de la rue, South Yarra, l'épouse de DM Macnab, Esquire, accouche d'un fils...

Grace à l'action de personnalités comme Sir Victor Brooke, Francis Cooper Lawrance, D.M. MacNab et Alkman Henryson FOSTER-BARHAM, le parcours est modifié et agrandi en 1875 par 3 nouveaux trous et passe à 5485 yards. En 1877 est créé un 9 trous réservé aux Ladies qui n'avaient pas toujours accès au parcours des hommes. Ce dernier disparaitra en 1941 au profit d’un potager destiné à nourrir nos soldats.

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MACNAB 2


D. M. MACNAB, Esquire D.M. MACNAB (ellipse) Photos des années 1890 Médaille MACNAB CHALLENGE CUP (1837-1887)

Aiguière de MACNAB

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James MELLOR

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James MELLOR, Esquire Président du PGC en 1896 Le PGC ne possède pas d’éléments pouvant confirmer son action présidentielle au sein du club. Les recherches sont toujours en cours… Pistes à explorer : — James MELLOR est né en novembre 1839, en Angleterre de parents anglais, décédé en 1900. A vécu dans l’état de Pennsylvanie, à Philadelphie, Comté Philadelphie. Marié en 1860 avec Eliza en Angleterre. Capitaine des Dragoon Guards. Le plus vraisemblable. — James MELLOR s‘est marié avec Grace Lillian Potter. Ils eurent 5 enfants : Lillian, John Seymour, Mary Olivia, James Gerald, John Eric. — James MELLOR a épousé SIGNA MELLOR décédée le 15 avril 1889 à El Dorado à l’âge de 62 ans. Elle repose au Cimetière Brown Warner situé à El Dorado, at the First United Methodist Church grounds, Hill Street Arkansas — James MELLOR est né le 8 octobre 1848, à All Saints, Leicester, Leicester, Angleterre. Il est décédé le 17 mars 1932 à Fayette, Sanpete, Utah, USA, à l'âge de 84 ans. Il repose au cimetière de Fayette. C’est le fils de James Mellor (1819-1903) et de Mary Ann Payne Mellor (1817-1895). Son père était un prédicateur Mormon, qui émigra avec sa famille vers l’Utah, avec d’autres pionniers (James avait alors 8 ans). Il fut un temps emprisonné pour polygamie. James Mellor est inscrit au Who's Who 1920, comme doyen de la Cour suprême, écrivain du Roi Edward VII, Coroner du Roi, maître du barreau de la Couronne, Officier d'Etat de la Cour d'Appel de la Chambre Criminelle en 1908. Il épousa le 10 avril 1872 à Salt Lake City, Eliza Elvira Bartolomew Mellor née le 25 juillet 1854 à Springville, Utah County, USA - décédée le 18 mai 1912 à Fayette, Sanpete County, Utah, USA) Ils eurent 11 enfants : Elgin Payne Mellor (1899 - 1980) ; Violate Eliza Mellor Dorius (1874 - 1946) ; Lydia Elvira Mellor Lewis (1879 - 1920) ; Gilbert Lewis Mellor (1886 - 1942) ; Benson Mellor (1890 - 1915) ; Loie Polly Mellor Clark (1876 - 1957) ; James Henry Mellor (18721947) ; Dora Mellor Olsen (1883 - 1962) Joseph Francis Mellor (1888 - 1966) ; Luera Mellor Christensen (1894 - 1972) Il épousa également le 10 avril 1874, Charlotte Elizabeth Dack née en 1856, décédée en 1895. Ils eurent 3 enfants prénommés Herbert, William et Ganie Béatrice. Il épousa aussi le 18 mars 1914, Anna M. Larsen née en 1867 et décédée le 16 février 1926, sans enfants. Reconnu comme père merveilleux, il eut 17 garçons et filles dont 13 survécurent. 80 petit-fils, 50 arrière petits fils et 2 arrièrearrière petit-fils. A 83 ans, James a réussi dans ses pâturages à l’élevage de bovins et ovins, demeurant actif et alerte 3 semaines avant sa mort. Il a laissé des témoignages de beaucoup d’efforts dépensés dans la poursuite de l’Eglise mormone et la région dans laquelle il a passé la plupart de sa vie. Les stèles de James Mellor et de Eliza Elvira, à Fayette Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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James MELLOR, Esquire James MELLOR, grand champion de polo Après leur établissement dans les Indes, les Anglais ne tardèrent pas à découvrir ce sport baptisé polo,. En 1855, il est pra tiqué par les officiers de l'armée du Bengale. En 1870, il arrive en Angleterre, au camp d'Aldershott grâce aux officiers du 10e hussards. Vers 1880, quelques sportmen s'y essaient à Pau : le comte de Madré, Thorn, James Mellor, Gordon-Bennett, Mac Creary, Carroll, Torrance, etc. Mais l'essai est abandonné au profit de la chasse au renard qui y est beaucoup plus en vogue ! Cependant, comme pour le golf, Pau peut se réclamer comme étant la première cité du continent européen où le polo fut joué et lancé par deux Américains James Gordon Bennett de New York (fondateur du journal international Herald Tribune) et William Knapp Thorn qui ont joué dans l’équipe américaine lors de la première « Westchester Cup » à Newport en 1886. Le petit-fils de ce dernier est décédé en 1910 d’une hémorragie de la poitrine à Pau. Le polo se jouait alors sur un terrain adjacent au parcours de golf sur la plaine de Billère, il continua à Pau au début du 20ème siècle, mais après 1902, sur un autre terrain à Jurançon, le champ Bourda dit « la prairie des jeux ». C’était un vaste terrain d'une superficie d'environ trois hectares, s'étendant entre la rue de Jurançon et la rue de l'Abattoir. Seule la partie supérieure était utilisée. De là, on voyait le château de Pau et son parc ; au sud, il y avait un chalet avec une tourelle et des arbres ; à l'ouest, l'abattoir et la savonnerie Roussille dont on connaissait les fragrances. Selon le vent, les habitants du quartier constataient : « ça sent Roussille ! » que les plaisantins pensaient : « ça s'enroussille ! ». Une simple baraque en planches tenait lieu de hall d'entrée pour accueillir les visiteurs. Le guichet servait de vestiaire. Dans la rue, la borne-fontaine permettait aux joueurs de se rafraîchir, de se laver peu ou prou à la vue de tout le monde. Ce n'était pas le grand luxe mais s'en contentaient les pratiquants de polo à cheval, les militaires de la garnison, les enfants des écoles... Néanmoins, le polo n'a pas repris après la deuxième guerre mondiale et il tomba dans l’oubli. D’autres joueurs reconnus internationalement furent également membres du Pau Hunt : le Comte Jean de Madré qui fut patron du « Tigers team » et participa aux Jeux Olympiques d’été en 1900, Henry Ridgway qui fut aussi master du Pau Hunt, James MELLOR du fameux Monmouthshire club, (1er club de polo au Pays de Galles, fondé en 1872, cette équipe avait une si grande supériorité à toutes les autres qu'il était difficile de trouver des clubs prêts à concourir pour la Coupe du Champion), Alfred Torrance qui se tua au cours d’un steeplechase à Croix-de-Berny, Sir Victor Brooke (Président du PGC en 1880 et de 1884 à 1891), Eustace Jameson, John-Moriss Post, (secrétaire du PGC en 1891 et 1892) etc. Plus de dix-mille Anglais ou Parisiens venaient passer les 6 mois d’hiver à Pau. Lors de « The America Polo Cup » en 1886, à Newport, Rhode Island, l’équipe d’Amérique était représentée notamment par William Knapp Thorn King futur Master du Pau Fox Hound et oncle de Herbert Thorn King, (président du PGC de 1909 à 1915). Frédéric PRINCE, (président du PGC de 1934 à 1939), pratiquant le polo à North Shore de Boston, fut master jusque dans les années 1930. Le comte De Madré et Sir Allan Francis Brooke, fils de Sir Victor Brooke, furent associés au « Championship Tournament of the Indian Polo Association », à Calcutta, en 1909.

POLO MATCH AT HURLINGHAM BETWEEN THE ROYAL HORSE GUARDS (BLUES) AND THE MONMOUTHSHIRE TEAMS, 7TH JULY, 1877 Sir Bache Cunard . (Capt.) E. Curre, Esq . (Umpire). Capt . Atherley. Hugh Owen, Esq. Capt . Gascoigne. Capt. Smythe (Starter) . C.., .:) Lord Kilmarnock . Hon. Chas. Fitzwilliam. Cap: Brocklehurst. Capt. Herbert. Sir Chas. Wolseley. Reginald Herbert, Esq.

James MELLOR, Esq, du Monmouthshire team, figure sur le cheval châtaigne, avant-dernier à droite Gravure Anglaise aquarellée du 19ème siècle "Polo Match at Hurlingham" datée 1877, d'après le tableau de George EARL (1824-1908). Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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James MELLOR, Esquire James MELLOR, membre éminent du Pau-Hunt Des membres du Pau-Hunt à cheval, prêts pour une chasse à courre : Dr Green, James Mellor, Baron d’Este, Friar-Tuck, A. de Cuadra, Jane mary Isabel dite Jeanie Hutton, (épouse de Joseph Barron 18721947). Celui-ci fut un cavalier émérite, membre du Pau Hunt et connut de nombreux succès aux concours hippiques. Il détint le concours du saut en largeur et reçut, en 1907, La « Copa Del Rey » des mains du Roi Alphonse XIII. Il épousa Jean Isabelle Hutton, le 10 février 1926. Il est enterré au cimetière Saint Laurent de Billère dans le caveau des Hutton), le

comte Jean de Madré… James MELLOR tient son cheval par la bride

Membres du Pau-Hunt à cheval au rendez-vous de chasse De gauche à droite : Arsenius ; Arthur Smyth baron d'Este ; Hubert comte de Ganay ; James MELLOR ; Prince de Poix ; William Knapp Thorn ; Edgard Lejeune ; G. Brinquant Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Carlos Garcia

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Carlos Garcia OGARA y AGUIRRE Président du PGC en 1940 et 1941 Carlos Garcia Ogara y Aguirre était Vice Consul Honoraire d’Espagne, à Pau. C’était un homme généreux et dévoué qui dans les premières années du conflit mondial (1939-1945) prit en charge les destinées du PGC et évita dans cette période critique qu’il ne disparaisse. Il est né en 1895 à Matanzas, Cuba et décédé le 22 mai 1967 à l’âge de 72 ans. Excellent joueur, il remporta de nombreuses compétitions et notamment la plus ancienne d’Espagne la « Copa Puerta de Hierro » en 1924. En son souvenir se joue tous les ans au PGC la « Coupe Captain Prize », créée en 1969. Il s’est marié avec Barbara Wright, née à Boston et décédée le 28 mars 1994 à San Sebastian, fille de John Henry Wright qui fut Président du PGC en 1908 et de 1921 à 1933. Ils eurent 3 enfants :

Emma Villacieros Machimbarrena, figure essentielle de l’histoire du golf en Espagne

Antonio Garcia Ogara et Wright, marié à Emma Villacieros Machimbarrena. Celle-ci fut Présidente de la « Real Federación Espaῆola de Golf » de 1988 à 2008, membre à vie du PGC depuis 2003, à l’occasion du 25ème France-Espagne Boys. Excellente joueuse mainte fois titrée internationalement. Antonio est décédé à l’âge de 82 ans, le 10 novembre 2013 à Madrid. Il venait passer toutes ses vacances à Pau e t

jouait souvent sur notre parcours. Emma est née à Donostia San Sebastian le 1er janvier 1932. Carlos Garcia Ogara et Wright marié à Maria Del Carmen Londaiz. Maria Isabel Garcia Ogara et Wright née le 6 juin 1934, mariée le 20 septembre 1956 à Manuel Sanchez de Movellan et Hupfel, Marquis de Movellan mort à Comillas, le 18 Septembre 2011, à 79 ans. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Ebenezer OLIPHANT Esquire

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Ebenezer OLIPHANT, Esquire Président du PGC de 1876 à 1879 Ebenezer Oliphant est né le 25 janvier 1819, au 21 Buccleuch Pl, Edimbourg, Cité de Edinburgh, (Royaume-Uni). Ses parents William Oliphant et Mary Oliphant ont eu 8 enfants dont Ebenezer ; Mary Oliphant ; William Oliphant ; John Oliphant ; Margaret Morrison ; Walter Oliphant et 2 autres. Marié à Pau en 1883 avec Agnès Maclaurin, en l'Eglise "Holy Trinity Church" (qui a ouvert ses portes en 1868). Ils eurent 3 enfants : Marie Irvine Oliphant Ormond ; Duncan Oliphant ; William (Bruce) Oliphant et EH-Laurent Oliphant. Décédé le 19 novembre 1896 à l'âge de 77 ans. Il repose au cimetière de Saint John and Saint Cuthbert'Church à Edinburgh, Lothian en Ecosse. Sa veuve Agnès née en 1821 est décédée le lundi 19 juin 1916 à l'âge de 94 ans. Ebenezer Oliphant fut un des premiers colons de Victoria (Australie). Bien que résidant à Pau avec sa famille il possédait toujours des biens à Victoria. En 1853, à Portland Bay District (Woorongoroit), le recensement faisait ressortir qu'il possédait 20800 acres de terrains, 19 chevaux, 260 vaches, 10000 moutons... Excellent joueur, il remporta à Pau par trois fois la "Hamilton Gold Medal" en 1860, 1877 et 1879 et gagna également la "Anstruther Shield" en 1860. Extrait du "The Glasgow Daily Herald", Friday, 13 April 1860, p. 5 c. GOLF SUR LE CONTINENT : Un match animé à ce vieux jeu écossais a été joué à Pau, à l'ombre des Pyrénées, les 2, 4 et 5 avril 1860, pour la magnifique médaille d'or offerte il y a quelques années par le Duc de Hamilton et attribuée aux joueurs de golf dans le sud de la France lorsqu'ils étaient en compétition pour la conquérir. Après une vive contestation, qui s'est développée dans l'excitation à chaque jour successif, la médaille a été gagnée par notre citadin, M. Ebenezer Oliphant, qui l'a conservée l'année suivante. Sur les trois jours de compétition M. Oliphant avait 29 coups d'avance sur le deuxième concurrent. Quelques jours avant, M. Oliphant avait, avec succès, joué la " Anstruther Medal Silver" sur le même parcours mais étant empêché par les règles du club de détenir les deux, il a son propre nom inscrit comme gagnant, mais elle sera remise au prochain meilleur joueur de la saison. Scotsman. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Ebenezer OLIPHANT, Esquire

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Sydney PLATT Esquire

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Sydney PLATT, Esquire Président du PGC en 1895 et 1897 Secrétaire durant la première guerre mondiale et en 1920 Sydney PLATT, Esquire, est né le 2 Février 1861 et décédé le 18 Novembre 1937 à l’âge de 66 ans. Marié le 18 novembre 1884 avec Agnès Bertha Platt (18631952) (née Marshall) Sydney était le fils de Alice Radcliffe et de John Platt qui était Liberal MP pour Oldham et Président de Platt Brothers, qui était la plus grande Compagnie textile dans le monde à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. Sydney PLATT et son épouse eurent une fille Eira Gwend o l e n Platt, qui s'est mariée en 1924 à Pau, avec Charles Georges Joseph Antoine du Breil (1894-1951), officier régulier dans les Hussards français… ...et un fils, le Capitaine Lionel Sydney PLATT, du "17th Lancers & Royal Flying Corps", né le 1er octobre 1885, décédé à l'âge de 31 ans, abattu par l'aviation allemande à Vitry-en-Artois le 13 avril 1917 alors qu'il effectuait une reconnaissance.

War Office Telegram to his wife To: Platt, 19 Cliveden Place, SW 1 Regret to inform you Capt L S Platt 17th Lancers attached RFC 57 Squadron reported missing April thirteenth. This does not necessarily mean either killed or wounded

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Ci-contre le Télégramme du Ministère de la Guerre adressé à la femme de Lionel Sydney :

« Regret de vous informer Capt LS Platt 17th Lancers, attaché RFC 57 Escadron, porté disparu le treize Avril. Cela ne signifie pas nécessairement tué ou blessé ». Malheureusement son décès fut confirmé plus tard. ————

Lors de la Présidence de Sydney PLATT, Esquire, la Reine Victoria a offert cette Coupe au PGC à l'occasion de son "Diamond Jubilee" (soixante ans de règne, 1837-1897). Extrait du tableau de Allen Culpeper Sealy « Le drive de M. Platt au 9ème trou » 1893 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Sydney PLATT, Esquire

En reconnaissance aux bienfaiteurs de l’Eglise Anglicane Saint Andrew, à Pau Plaques apposées au mur de l'Eglise où sont mentionnés les noms des décédés qui en ont été bienfaiteurs pour sa construction. Ci-contre une plaque à la mémoire de leur fils Lionel Sydney. ————

Un gentleman rider Extrait de l'Express du Midi du lundi 10 novembre 1913 : Le cheval "Ciitias", appartenant à M. Sydney Platt, a gagné le prix Georges Brinquant 20,000 francs, à Auteuil. ————

Son testament Volonté de Sydney Platt (texte brut in extenso tiré de son journal) : M. Sydney Platt, propriétaire du Orléans Club, Rue King, St James, SW, et de la Villa Beatrix à Pau, Basses Pyrénées, France, un juge de paix pour Carnarvonshire et shérif 1888, immobilier gauche en Grande-Bretagne de £ 573,815 (Devoir 562,571 np € (. Immobilier payé £ 193 092. Il a déclaré qu'il a laissé un testament distinct de ses biens immobiliers en France. Parmi ses legs sont : Tous ses chevaux de course et les effets liés celui-ci à sa fille Eira Gwendolen Du Breil ; £ 5000 et tous ses autres effets extérieurs à sa femme ; £ 3000 à sa nièce Renee Marshall à sa majorité. Si vieille fille, ou, si mariée, à son neveu George Lampriere Marshall ; £ 1000 à son neveu Claude Radcliffe ; £ 1000 pour Frances Martha Lampriere, veuve de son ami l'agent Herbert Lampriere. Après d'autres legs, il a laissé le reste de sa propriété pour moitié sur la confiance de sa femme pour la vie, et sous cette réserve les deux tiers sur la confiance de sa fille et de sa suite, et un tiers sur la confiance de sa petite-fille, Noel Cicely Platt et sa suite. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Sydney PLATT, Esquire Propriétaire de villas A partir de l'apparition du chemin de fer en 1863, environ 2000 anglo-américains accompagnés de leur famille aiment venir "hiverner" à Pau et dans ses environs. Or, le cadre de vie normal d'une famille est une maison d'où l'implantation de villas dans la région. L'origine de ces villas remonte à la villa romaine, grande maison de campagne accompagnée d'une ferme. Située, du point de vue de l'importance, entre le château (médiéval, Renaissance ou classique), seule façon de vivre à la campagne, Villa Les Acacias sous l'Ancien Régime, pour un membre de l'aristocratie, et l'hôtel particulier, la villa apparut au XVIIIè siècle en Grande-Bretagne, puis au XIXè en France, inspirée par le mouvement d'architecture néoclassique du palladisme et favorisée par le romantisme qui voulait une vie près de la nature.

La villa "Les acacias" fut achetée par Sydney Platt en 1923 Après la guerre, toute la famille PLATT a déménagé à la Villa Beatrix, à Pau. Cette villa est très représentative de la mode du XIXème Villa Béatrix siècle. Construite par le trésorier-payeur général Renouard, elle offre au regard une conception assez lourde et compliquée dans son décor. Elle relève du style italien (toit de tuiles à faible pente et frontons orgueilleux dominant certaines ouvertures) et tient beaucoup à son siècle par ses stucs, ses balcons aux lourd décor de fonte et le soubassement en pierres meulières qui rompt l'harmonie des façades blanches. Les familles PLATT dont la principale qualité résidait dans l'organisation de fêtes mémorables, représentaient les figures inévitables de la mondanité paloise organisant dans cette immense villa de somptueuses réceptions et bals. Jamais les fêtes ne furent aussi brillantes dans la capitale du Béarn. La villa Béatrix abrite actuellement le siège de l’URSSAF.

Le jour du Captain's Prize Sur cette estampe, le Vicomte Henri de Vaufreland (Berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit dans ses chroniques comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » a cro-

qué l'après d'une compétition disputée en avril 1911. Elle représente Sydney Hubert PLATT Esquire qui fut Président du PGC en 1895 et 1897 (tout à droite). Figurent également Miss Mary BERNERS, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1877 (au centre) en compagnie de Miss CRAIGIE-HALKETT, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1878 et 1879 (à gauche), Herbert THORN KING, Esquire, Président du PGC, alors en exercice depuis 1909 jusqu’en 1915 (entre les deux dames) et John Henry WRIGHT, Esquire, (à sa droite) Président du PGC en 1908 puis de 1921 à 1933 ainsi que Miss Lilias Gilberte NUGENT et John Francis NEWTON-KING (les deux assis sous le parasol). Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Sydney PLATT, Esquire Du golf aux courses hippiques...

Sydney PLATT à droite avec le Baron d’Este juges, devant les tribunes de l’hippodrome en 1890.

1940-1943 Diner au Golf-Club pendant la guerre Vue des convives en tenue (au fond à droite : Miss Platt devisant avec l'ambassadeur d'Espagne, Monsieur Du Vivier servi par Gaston Cassou et au premier plan à gauche : Mlle Wastelhome).

Sydney Platt (à gauche) aux courses Croquis de Paul Mirat en 1911

Sydney Platt (personnage au premier plan à gauche) au pesage lors d’un cross-country John Henry Wright est à cheval (à droite) Estampe du Vicomte Henri de Vaufreland en 1911. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Arthur POST Esquire

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POST A. 1


POST Arthur, Esquire Secrétaire du club en 1882 et 1883 Né en 1851 Arthur Post est décédé le 29 août 1884, à l’âge de 33 ans. Il était le fils de John Alexander Post (15 décembre 1825 - 28 octobre 1894) marié le 5 février 1850 avec Adeline Forbes décédée le 15 février 1891, à Cannes, à l’âge de 60 ans. Arthur Post a servi à l'Académie Navale des États-Unis, Annapolis. Après avoir démissionné de la Marine, il a résidé à l'étranger et notamment à Pau. Il s’est marié le 2 octobre 1875 avec Elizabeth Wadsworth, de Geneseo, N/Y. Il repose au cimetière de Pau. Après sa mort, sa veuve s’est remariée avec Arthur Hugh Smith Barry, qui devint plus tard Médaille offerte par Arthur Post en 1883

Lord Barrymore. Ils eurent deux enfants, Alice et John Morris. Ce dernier fut Secrétaire du PGC en 1891 et 1892. Ce fut lui qui fut à l’initiative de la création de la « Société anonyme Golf Club » seule structure

juridique de l’époque pouvant enchérir pour l'achat des terrains et des bâtiments au décès de la propriétaire, afin d'éviter de voir le club house partir entre des mains de tiers. Arthur POST était un cavalier émérite. Il pratiquait la chasse (surtout la chasse au bouquetin). C'est ainsi qu'il s'est lié d'amitié avec Sir Victor Brooke (Président du PGC de 1880 à 1884) et Henry Russell, grand Pyrénéiste, mais surtout un des pionniers de la conquête des Pyrénées (fils d’un père irlandais installé à Pau, né en 1834 à Toulouse, mort en 1909 à Biarritz, enseveli également au cimetière de Pau).

La famille POST, américaine, fidèle à la ville de Pau, et bienfaitrice de l’Eglise anglicane Saint Andrew, y est restée présente pendant plusieurs Tableaux exposés en l’Eglise Anglicane Saint Andrew et dans la Chapelle du Saint Sépulcre générations. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John Morris POST Esquire

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POST John Morris, Esquire Secrétaire du club en 1891 et 1892 Né à New York, USA, en 1857, John Morris POST était consul américain à Pau. C’est le fils d’Elizabeth Wadsworth veuve d’Arthur Post (né en 1851 - décédé le 29 août 1884, qui fut secrétaire du PGC en 1882 et 1883) et de Lord Barrymore qu’elle avait épousé en seconde noces. John Morris était d’Eton (Angleterre) mais il a pratiquement toujours résidé à Pau. Il s’est marié en première noces avec Cornelia King, de laquelle il divorça le 30 novembre 1896, à Pau. Ils eurent cependant deux enfants : Réginald Morris Post né le 16 novembre 1879, à Pau mais décédé le 6 mars 1908 dans l’Indiana (USA) à l’âge de 28 ans et Remsen Forbes Post, né le 23 avril 1883, également à Pau. Il se maria en second avec Violet Tottenham (née le 23 Octobre 1875 à Glenfarne Hall, comté de Leitrim, en Irlande, et morte en 1965 à Ontario, Canada. Pierre Tucoo-Chala, historien, raconte dans son livre « Pau ville anglaise » : « ...l’Eglise Trinity Church, connut un rassemblement d’une élégance rare pour le mariage de deux membres de la colonie anglo-américaine, car John Morris Post épousait Nina de Peyster-King. Les demoiselles d’honneur furent Jennie et Annie Hutton (NDLR : Golfeuse émérite au PGC, elle remporta la « Major Pontifex Cup » en 1926). La famille royale de Schleswig-Holstein et ses trois nièces, toutes apparentées à la famille royale d’Angleterre, avaient honoré la cérémonie de leur présence ainsi que Lord Howth, Lord et Lady Oransmore, les De Longueuil (NDLR : Président du PGC en 1907). Tout le monde avait fait assaut d’élégance. Après le mariage religieux, la noce était partie en un somptueux cortège de voitures attelées par la Route de Bordeaux pour l’inauguration de la Villa Fittes que les parents des mariés avaient fait aménager pour y installer le jeune couple. Ici encore, la réception fut somptueuse... »

———————— Banquier de son état, ce fut lui qui créa la "Société Anonyme Golf Club" seule structure juridique de l’époque pouvant enchérir pour l'achat des terrains et des bâtiments au décès de la propriétaire, afin d'éviter de voir le club house partir entre des mains de tiers. La famille POST, américaine, fidèle à la ville de Pau, y est demeurée présente pendant plusieurs générations. Elle fut bienfaitrice de l’Eglise anglicane Saint Andrew. Tableaux exposés en l’Eglise Anglicane Saint Andrew, et dans la Chapelle du Saint Sépulcre

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Frederick Henry

PRINCE Esquire

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Frederick Henry PRINCE, Esquire Président du PGC de 1934 à 1939 Frederick Henry PRINCE, Esquire (né en 1859 et décédé le 3 février 1953, à Biarritz, à l'âge de 93 ans) était Américain, né à Winchester dans le Massachussets. Banquier d’investissements, riche homme d'affaires influent et financier, venant de Baltimore, il se fixa à Pau vers 1905 où avec son épouse, ils prirent l'habitude d'y passer la saison d'hiver. Sportif et cavalier émérite, il succéda tout naturellement à M. Ridgway comme maître d'équipage au Pau Hunt (chasse au renard) et à John Henry Wright Esquire comme Président du Pau Golf Club durant 6 années. Henry est le fils de Frederick O. Prince, ancien maire de la ville de Boston et de Helen Henry Prince. Il a étudié à l'Université de Harvard, mais il l'a quittée dans sa deuxième année pour une entrée rapide dans le monde des affaires. Il a acquis un siège sur le New York Stock Exchange, le 10 Décembre 1885 et a conservé son adhésion individuelle tout au long de sa vie. Il s’est marié en 1884 avec Abigail Kingsley Norman (1860-1949). Ils eurent deux fils, Frederick Henry Prince Jr. (1885-1962) et le héros durant la première guerre mondiale, Norman Prince, né le 31 août 1887 et décédé au combat le 15 mars 1916, (Voir page suivante). En 1947, Frederick Henry Prince et sa femme ont créé "the Prince Charitable Trusts", organisme bienfaiteur à diverses activités philanthropiques dans la ville de Chicago, Washington, DC, et l'état de Rhode Island. Il fut également un soutien financier et co-fondateur du Tennis Club International de Washington. Membre du New York Yacht Club, il possédait le "Weetamoe", un yacht J-Classe avec lequel il concourut pour une place dans l'America's Cup, en 1934, mais il perdit lors des essais en finale. Figure majeure de la colonie anglo-américaine entre les deux guerres, Pau bénéficia durant de nombreuses années de la générosité de M. Frederick Henry Prince. Fort apprécié de la colonie américaine toute entière par ses dons de cavalier et sa courtoisie, il contribua durant trente années, de 1910 à 1939, à rendre les chasses plus prestigieuses. Le vicomte de Vaufreland, dans ses Carnets publiés en 1996 (Chroniques de la vie mondaine dans les Basses-Pyrénées) a longuement raconté les chasses menées par Frederick Henry PRINCE et les somptueuses réceptions organisées par son épouse à la Villa Sainte-Hélène. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Frederick Henry PRINCE, Esquire La famille PRINCE, en résidence à Pau... Réception chez les Prince à la Villa Sainte-Hélène, vers 1930 dont ils firent le centre des mondanités paloises dans l'entre-deuxguerres. Vue des convives en tenue, devant la table décorée d'argenterie (au second plan une jeune femme : Melle Wastelhome; à sa droite Frédérick Prince puis Harry La Montagne. Frederick Henry PRINCE devint citoyen d'honneur de la ville de Pau pour avoir remonté les chasses à courre après la première guerre mondiale.

Durant leurs premiers séjours, ils louèrent différentes demeures, notamment la villa Regina, avenue Trespoey, l'hôtel Danglade, boulevard des Pyrénées, etc. Outre son domicile de Biarritz, il acquit à Pau en 1921 la Villa Sainte Hélène, énorme bâtisse, dite « aux soixante cinq fenêtres » avec son parc de 7 hectares aménagé à l'anVilla Sainte Hélène glaise, typique des villas angloaméricaines de Pau appartenant à la famille Barron de Longueuil. Construite entre 1868 et 1873, sise au 27-29 Avenue Norman Prince. Il semble que ce soient les PRINCE qui aient fait ajouter à la maison primitive l'aile ouest, plus basse d'un étage, qui rompt agréablement la monotonie de la façade. La décoration intérieure fut également remaniée de façon luxueuse à cette époque. La grande guerre mit brutalement fin à l’urbanité des Prince et après plusieurs années d’abandon, Frederick Henri PRINCE, Esquire, fit donation de la villa au département des PyrénéesAtlantiques, au cours d'une cérémonie officielle le 29 novembre 1951. La Villa Sainte Hélène est désormais la résidence des préfets. L'ensemble de la propriété est inscrit depuis le 15 octobre 2002 au titre des Monuments Historiques. Dans les années 1890, Frederick Henry Prince avait acheté 402 hectares à Wenham, Massachussets, qu'il a appelé Princemere. Il avait des maisons à Boston et Aiken, Caroline du Sud, et en 1932, il a également acheté la Maison en Marbre à Newport, Rhode Island de Mme Oliver Hazard Perry Belmont. La famille Prince avait fait fortune dans l’élevage des bœufs qu’elle fournissait aux abattoirs de Chicago dont elle était par ailleurs propriétaire. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Frederick Henry PRINCE, Esquire La vie au Pau Hunt Dès son premier séjour à Pau, Frederick Henry PRINCE prit part aux chasses au renard qui faisaient alors la renommée de la station. En 1910, il succéda à Henry RIDGWAY comme master of fox-hounds ; il devait garder la direction des chasses paloises jusqu'à la débâcle de 1940. Frederick Henry PRINCE a été Maître de FoxHounds durant plus de 25 ans. Il possédait un grand nombre de chevaux et a établi de nombreux sentiers de randonnée équestre ainsi que des routes de transport. Il a été l'un des neuf membres fondateurs de l'Association Nationale de courses d'obstacles, créée en 1895 pour organiser la concurrence aux courses en steeple-chase.

Frederick Henry PRINCE et le Pau Fox hounds par Sir Alfred James Munnings conservé au Cercle Anglais de Pau

Il céda son équipage et ses chenils à la Ville de Pau. A ce jour, tous les ans en hiver, se dispute le « Grand Prix Frederick Henry PRINCE », sur les pistes de l'Hippodrome de Pau.

F H PRINCE (au centre) remet la récompense à J Barron en 1912 — Prix des Habits Rouges

4 Présidents du Pau Golf Club à la tribune de l’hippodrome en 1912 : (de gauche à droite : 2ème personnage Le Baron de LONGUEUIL (Président en 1907 aux côtés de John Henry WRIGHT (Président en 1908 ) puis Alfred SCHWABE (Président en 1916) et à l’escalier avec un monocle Frederick Henry PRINCE) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Frederick Henry PRINCE, Esquire

Ce croquis, de 1911, du Vicomte Henri de Vaufreland (1874-1854, berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » représente

« Quelques Haid-riders du Pau Hunt at « cover ». Frederick Henry Prince est le maître d’équipage « Master » (personnage à gauche avec sa bombe)

Son intrépide fils NORMAN PRINCE, mort au champ d’honneur... Norman Prince est décédé au combat en 1916, durant la première guerre mondiale, à Gérardmer, lors d'un vol sur son avion cocardé aux couleurs de la France, en tant que pilote de la légendaire "Escadrille Lafayette" qu'il avait créée à Pau de ses propres deniers et engagée deux ans avant l'entrée officielle des Etats Unis dans le conflit. Il a fait partie des premiers volontaires américains qui, après s'être engagés dans la Légion Etrangère, ont rejoints l'Escadrille La Fayette, le 20 avril 1916, sous le commandement du capitaine Thénault. Dans la soirée du 12 Octobre 1916 Norman Prince tentait d'atterrir sur son « Nieuport 17 » de l’Escadrille N 124 à l'aérodrome de Corcieux (Lorraine) après un raid sur une usine d'armement allemande à Oberndorf. Il était chargé d’assurer la couverture des bombardiers, en compagnie des chasseurs des escadrilles N 68 et N 75. Pendant le vol de retour, l’aviation allemande attaque de tous côtés et va abattre ou forcer à atterrir en zone adverse 6 avions. La nuit qui tombe va interrompre la mission de protection. Les chasseurs sont contraints de se poser à Corcieux. L’Adjudant Norman Prince atterrit dans la pénombre. Malheureusement, le train d’atterrissage de son avion accroche des lignes téléphoniques et se disloque. Ejecté, il est très grièvement blessé d'une commotion cérébrale et de la fracture des deux jambes. Evacué sur l'hôpital de Gérardmer (88), il décède des suites de ses blessures 3 jours plus tard, le 15 octobre 1916, à 29 ans, sans avoir repris connaissance. Norman Prince sera le troisième pilote perdu par cette escadrille le 20 octobre 1916. Initialement enterré à Luxeuil, ses restes ont ensuite été placés dans la tombe "Escadrille Lafayette Memorial" à Saint-Cloud, près de Paris (ci-contre à gauche). En 1937, son père Frederick Henry Prince le fit transférer à ce qui serait son dernier lieu de repos, un tombeau dans la cathédrale nationale de Washington. (Ci-contre à droite). Norman PRINCE, mort au champ d'honneur, est honoré par une avenue de Pau portant son nom. Il a été décoré de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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ROSS H. Esquire

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H. ROSS, Esquire Secrétaire en 1896 et 1897 Président du PGC en 1898 Le clan Ross tient son nom - qui, en gaélique, signifie "cap" - de la province de Ross. Son aïeul, Fearchar Mac-an-t-sagairt d'Applecross, se rallia au roi Alexander II en 1215 en écrasant la rébellion dans le Moray et, en retour, fut fait comte de Ross. A la suite d'une rivalité entre le régent Albany et le seigneur des îles pour la possession du comté, celui-ci fut rendu à la couronne. Il fut restitué par la suite aux seigneurs des îles, puis finalement confisqué, ainsi que la suzeraineté, en 1476. A la mort de William, le Cinquième comte, Hugh, son demi-frère cadet prit la tête du clan en 1372. Il est l'aïeul des Ross de Balnagowan, qui demeurèrent la principale famille du clan pendant plus de trois siècles. En 1632, les Ross purent lever mille hommes. Royalistes durant la guerre civile, les Ross évitèrent de s'impliquer dans les deux grandes insurrections jacobites. Une ancienne lignée reprit la tête du clan en 1903 et la transmit à David Ross de Ross, un descendant direct de Mac-an-t-sagairt.

Le PGC ne possède pas d’éléments pouvant confirmer son action présidentielle au sein du club. Les recherches sont toujours en cours... Pistes à explorer : — Horatio Seftenberg John Ross est né le 30 décembre 1834 à Montrose Angus, Ecosse. Décédé le 11 Août 1898 à Southsea, Hampshire, Angleterre, l’année de sa Présidence. Il s’est marié en 1858 à Caroline St George Latour, née en 1840 en Irlande, fille du Colonel Sir Bart3 St George Theophilus John et de Latour Caroline Georgiana. Il a exercé dans la fonction publique au Bengale en Inde. Ils eurent les enfants suivants : John Alexander né à Portsmouth le 19 juin 1873 décédé en 1959 à 85 ans. L’amiral Ross George Parish né en 1875 et mort en 1942 et Edward Macrae Ross. Horatio Seftenberg John Ross était le fils aîné (des cinq enfants avec Hercules Grey, Edward Charles Russell, Colin George et Robert Peel) du Capitaine Horatio Ross (1801-1886) né au Château de Rossie, Forfarshire et de Justine Henrietta Macrae (1815 -1894). Ce dernier grand sportif et célèbre tireur au fusil, photographe écossais reconnu pionnier de la photographie, qui était membre éminent et même Président de la « Photographic Society of Scotland » qui s’est réuni à Edimbourg dans les années 1850 et 1860, lui-même fils de Hercules, riche propriétaire terrien qui avait fait fortune comme corsaire aux Antilles. — Alexander Hamilton Ross Né le 12 août 1857. Fils de Oliver Ross et Mary Ann Murphy Mariage d'Alexandre Hamilton Ross et Catherine Eulalie O’Connor. Naissance le 4 octobre 1892 de leur fille Bertha Lillian Ross — Alexander Hamilton Douglas Ross Né le 5 octobre 1864 à Old Monkland paroisse, Lanarkshire, en Ecosse. Date du décès inconnue Fils de Robert ROSS et Russell. Frère de Margaret Ross Alexandrie ; James Ross ; William Ford Russell Ross ; Robert Landells Ross et Janet Ross — Ou bien est-ce le fils de Seftenberg Horatio Saint Georges ROSS né en 1864 à Godstone, Surrey, Angleterre Avec le début de la photographie commerciale en 1839, les studios photographiques sont devenus très populaires au cours de la moitié du 19ème siècle. Ils ont été rapidement mis en place dans toute l'Ecosse et en 1865, beaucoup d'entre eux étaient situés à Edimbourg et ses environs. David White (D. Whyte) est venu à Inverness, Highland, vers la fin des années 1860. C'était le principal photographe dans le nord de l'Ecosse. Il propose notamment des «cartes de visite» (Voir portrait épouse ci-dessous) et des portraits commissionnés tel celui de Horatio Seftenberg John Ross (ciCarte de visite (recto-verso) dessus). Il était patronné de Caroline Saint George Latour par la Royauté et la noépouse de Horatio Seftenberg John Ross blesse du nord. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John Saint-Aubyn

1 Baron Saint Levan er

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John Saint-Aubyn, 1er Baron SAINT LEVAN John Saint-Aubyn, 1er Baron Saint Levan, de Saint Michael’s Mount connu comme Sir John St Aubyn, 2ème Baronnet Président du PGC en 1893 Né le 23 octobre 1829 et décédé le14 mai 1908, à l’âge de 78 ans. Il était le fils de Sir Edward St. Aubyn du Mont Saint Michel (Cornouailles) et d’Emma Knollys, fille du Général William Knollys. Il épouse le 15 Juillet 1856 Lady Elizabeth Clementina Townshend, (fille du Contre-amiral John Townshend, 4ème Marquis Townshend et Elizabeth Jane Stuart). Ils ont eu 6 fils et 7 filles. Lady St Levan est morte le 18 novembre 1910. Il est devenu 1er Baron Saint Levan de St. Michael’s Mount, Cornouailles, le 4 Juillet 1887. Lord St Levan, était un passionné de golf , membre fondateur de la « West Cornwall Golf Club ». Il a fait ses études à Eton College, Windsor, Berkshire, en Angleterre. Matricule Michs. 1848 ; B.A. 1852 ; M.A. 1897. Il a été admis pensionnaire le 11 mars 1848 à Trinity College, Université de Cambridge, Cambridgeshire, en Angleterre. Il en est sorti diplômé. Admis le 22 novembre 1850, à Lincoln's Inn. Of Trevethoe, Hayle, Cornwall, and of St Michael's Mount, Cornwall. Il a occupé la fonction de membre du Parlement (MP) pour West Cornwall entre 1858 et 1885 et pour St Ives, Cornwall, de 1885 à 1887. Il fut l’un des commissaires enquêteurs pour mieux connaître les conditions des mineurs en Grande-Bretagne en 1862. Il était directeur adjoint spécial des Stannaries Devon, Cornwall. Il a succédé à son père comme 2e Baronnet SaintAubyn, de St. Michael’s Mount, Cornwall, le 30 Novembre 1872. Il était commodore du Yacht Squadron de l'Ouest. Il a occupé le poste de juge de paix (JP) de Cornwall. Il a occupé le poste de vicelieutenant (DL) de Cornwall. Il a occupé le poste de maire de Devonport, Devon, entre 1890 et 1892. Hon. Colonel, 3ème BatailLord Saint Levan à l’adresse lon Duke of Cornwall's L.I. Tableau de Allen Culpeper Sealy - 1893 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John Saint-Aubyn, 1er Baron SAINT LEVAN Lady Elizabeth Clementina Townshend son épouse Née le 23 Août 1834 et décédée le 18 Novembre 1910. Lady Elizabeth Clementina Townshend a été baptisée le 23 Août 1834 à Saint-Nicolas, Brighton, Sussex, Angleterre. Elle était la fille du Contre-amiral John Townshend, 4ème Marquis Townshend et de Elizabeth Jane Stuart . Elle a épousé John Saint-Aubyn, 1er Baron Saint Levan de St. Michael’s Mount, fils de Sir Edward SaintAubyn, 1er Baronnet et Emma Knollys, le 15 Juillet 1856. Elle est morte le 18 Novembre 1910 à l'âge de 76 ans. Son nom de femme mariée est devenu Saint-Aubyn suite à son mariage. Dame Elizabeth Clementina Townshend a été désignée comme la Baronne de Saint Levan de St. Michael’s Mount, le 4 Juillet 1887.

Enfants de Lady Elizabeth Clementina Townshend et de John Saint-Aubyn, 1er Baron Saint Levan de Saint Michael’s Mount 1. L'honorable Elizabeth Blanche Emma Saint-Aubyn décédée le 18 décembre 1941 2. Gwendoline Juliana Dorothy Vere Saint-Aubyn décédée le 29 juillet 1874 3. John Townshend Saint-Aubyn, 2ème Baron Saint Levan de Saint Michael’s Mount (23 septembre 1857 - 10 novembre 1940) 4. L'honorable Edward Stuart Saint-Aubyn (30 octobre 1858 - 30 décembre 1915) 5. L'honorable Francis Michael Saint-Aubyn (3 novembre 1859 - Mars 1895) 6. Evelyn Sainte-Catherine Aubyn (22 juin 1862 - 22 octobre 1862) 7. L'honorable Audrey Catherine Aubyn (11 mai 1864 - 11 septembre 1936) 8. L’honorable Evelyn Ethelreda Saint-Aubyn (1867 - 7 octobre 1934) 9. L'honorable Sir Arthur James Dudley Stuart Saint-Aubyn (5 octobre 1867 - 30 septembre 1897) 10. L'honorable Eleanor Clementina Saint-Aubyn (11 février 1869 - 17 septembre 1960) 11. L'honorable Piers, Stewart Aubyn (11 avril 1871 - 31 octobre 1914) 12. L'honorable Mabel Georgina Saint- Aubyn (22 juin 1872 - 18 septembre 1944) 13. L'honorable Lionel Michael Saint-Aubyn (26 février 1878 -17 septembre 1965) Photos datant des années 1890 — Lord Saint Levan est encadré dans une ellypse

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John Saint-Aubyn, 1er Baron SAINT LEVAN

Famille & Histoire Le premier membre de la famille Saint-Aubyn installé en Cornouailles était Guy Saint-Aubyn qui a épousé l'héritière de Colquite au milieu du XIVème siècle. Son fils, Geoffrey, épousa Elizabeth, seul enfant de Piers Kemyel de Clowance (près de Helston). Clowance est devenu le foyer principal de la famille jusqu'au milieu du 19ème siècle. L’héritage Kemyel, incluant les terres de Lamorna, et St Levan font partie de Saint-Aubyn Estates aujourd'hui. Pendant la guerre civile anglaise, le colonel John SaintAubyn était un parlementaire qui en 1647 a été nommé Capitaine du Mont Saint-Michel avec pour mandat d’assurer la paix dans la région voisine. Douze ans plus tard, il a acheté le mont à la famille Bassett, qui avait été temporairement appauvrie, en érigeant de vastes défenses de l'île pour la cause royaliste. Son fils - appelé aussi Jean - a été fait baronnet, et a été le premier des cinq successifs Sir John Saint-Aubyn. Depuis près de deux cents ans, le Mont St Michel est resté une maison filiale, bien que le troisième Sir John y ait pris sa retraite et y reconstruisit le port, conduisant à une renaissance de l'île comme un centre commercial jusqu'à ce qu'il fut dépassé par l'arrivée du chemin de fer et le développement du port de Penzance. (Suite page 5) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John Saint-Aubyn, 1er Baron SAINT LEVAN Famille & Histoire (Suite de la page 4) Il a également servi en tant que député, et gagné le respect exaspéré de Sir Robert Walpole, qui disait de lui "Tous ces hommes ont un prix, sauver le petit baronnet de Cornouailles". Son petit-fils, le 5ème Sir John était un homme extrêmement cultivé, mais il a mené une vie privée exotique. Il avait quinze enfants, tous illégitimes. Il se maria cependant avec Juliana, la mère de la dernière enfant, une fois qu'elle ait dépassé l’âge de procréer. Une conséquence est que Clowance est passé aux termes de son majorat au fils de sa sœur, bien que Sir John était libre de quitter le Mont St Michel comme il le souhaitait. Deux générations de suite, la fortune de la famille était suffisamment relancée pour un autre Jean St Aubyn afin de construire l'aile victorienne sur le château et compléter sa transformation d'un prieuré par un fort pour une maison de maître. Ce Jean était aussi un député de trente ans et à sa retraite il fut fait Lord St Levan en 1887 pour ses services politiques. Un petit-fils, le troisième lord St Levan, a donné le Mont St Michel au National Trust, en vertu d'un arrangement unique où la famille possède un bail de 999 ans pour vivre dans le château et une licence d'exploitation de l'entreprise (Extrait de l'inauguration du club house en 1891) d'accueil. En 2003, James et Mary St Aubyn se sont installés au château avec leurs quatre enfants. Ils sont devenus à leur tour Lord et Lady Saint Levan lorsque le Lord précédent, l'oncle de James, est mort en 2013.

Ouvrez les portes de l'ancien château et une maison de famille moderne Bien plus qu'un musée qui remonte dans le temps, aujourd'hui, le château est la maison de la famille du cinquième baron : James, Lord St Levan et son épouse Mary, Lady Saint Levan ; descendants de la famille qui a résidé dans le château depuis le 17ème siècle. Les Saint-Aubyn sont venus au Mont Saint-Michel en 1647, lorsque le colonel John Saint-Aubyn a été nommé gouverneur du Mont après son abandon par les forces parlementaires. Douze ans plus tard, il a acheté le Mont à la famille Bassett et dès lors c'est devenu son domicile privé. Fait baronnet par le roi Charles II, le fils de John Saint-Aubyn était le premier des cinq baronnets, tous nommés Sir John Saint-Aubyn. Le titre de baronnet Saint-Aubyn est devenu caduque lorsque James Saint-Aubyn - le fils illégitime du cinquième baronnet - lui a succédé en 1839. Toutefois, en 1866, Edward Saint-Aubyn a été fait baronnet à nouveau et son fils, John St Aubyn est devenu Baron lord Saint Levan en 1887. Le quatrième baron - John, Lord Saint Levan - a pris sa retraite en 2003, sur le continent, où il est décédé en 2013. En 1954, Francis Saint-Aubyn - père du quatrième baron - a donné le Mont Saint-Michel à la National Trust, tout en conservant un bail de 999 ans à la famille pour vivre dans le château. Baron Saint Levan, du Mont Saint-Michel, dans le comté de Cornouailles, est un titre dans la pairie du Royaume-Uni. Elle a été créée le 4 Juillet 1887 pour l'exdéputé Sir John Saint-Aubyn, 2ème Baronnet. Il avait auparavant représenté Cornwall Ouest à la Chambre des communes en tant que libéral et St Ives comme unioniste libéral. Il a été succédé par son fils aîné, le deuxième baron. Il était colonel honoraire et brigadier-général dans les « Grenadier Guards ». A sa mort, les titres ont été transmis à son neveu, le troisième baron. Il était le fils de l'honorable Sir Arthur James Dudley Stuart Saint-Aubyn (1867-1897), deuxième fils du premier baron. Le troisième baron a été remplacé en 1978 par son fils aîné, le quatrième baron. Avant d'hériter de la pairie du quatrième baron il a servi dans la « Royal Navy » à Dunkerque et sur un dragueur de mines dans l'Arctique en convois pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a reçu la Croix du service distingué (DSC). En 2014, les titres sont détenus par ces derniers des fils, le cinquième baron, qui a succédé en 2013. Le Saint-Aubyn baronnet, du Mont Saint-Michel, dans le comté de Cornouailles, a été créé dans le Baronetage du Royaume-Uni en 1866 pour le père du premier Baron, Edward Saint-Aubyn. Il était le fils illégitime de Sir John SaintAubyn, 5ème baronnet, de Clowance, dont la mort en 1839, éteignait le titre de baronnet de Clowance (voir Saint-Aubyn Baronnets). Le siège de la famille est le Mont Saint Michel, Cornwall . Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John Saint-Aubyn, 1er Baron SAINT LEVAN Un voyage au château sur le mont Saint-Michel vous fera découvrir les portraits de nombreux membres notables de la famille Saint-Aubyn 1610-1684 Colonel John St Aubyn : Il a acheté le Mont pour servir de maison familiale en 1659. Marié à Catherine Godolphin 1645-1699 Sir John St Aubyn : Crée le premier St Aubyn, baronnet en 1671, marié à Ann Jenkyn. 1669-1714 Sir John St Aubyn : Deuxième baronnet, marié à de la Hay. 1700-1744 Sir John St Aubyn : Troisième baronnet, marié à Catherine Morice. 1726-1772 Sir John St Aubyn : Quatrième baronnet, marié à Elizabeth Wingfield. 1758-1839 Sir John St Aubyn : Cinquième ba- Saint Michael’s Mount, l’homologue anglais du Mont Saint Michel, est sironnet, marié à Juliana Vinnecom- tué à l’extrême pointe de la Cournouailles, sur la commune de Marazion. Contrairement au Mont Saint Michel, longtemps abbaye, puis prison et de be. nouveau abbaye, St Michael’s Mount est encore aujourd’hui la résidence

1783-1862 d’une vieille famille anglaise, les St Aubyn. James St Aubyn : Fils illégitime de Il est également dans l’imaginaire enfantin un des lieux magiques du Club Sir John St Aubyn, baronnet, titre à des Cinq. ce jour disparu, marié à Sarah White. 1799-1872 Sir Edward St Aubyn : Fait baronnet en 1866, marié à Emma Knollys. 1829-1908 John Saint-Aubyn, 1er Baron Saint Levan de Saint Michael’s Mount, (président du PGC en 1893) marié à Clementina Townsend. 1857-1940 John Townshend (St Aubyn) : 2ème Baron Saint Levan, (23 septembre 1857- 10 novembre 1940, 83 ans),

Marié en première noces le 23 Juin 1892 avec Lady Edith Hilaria Edgcumbe (décédée le 3 Avril 1931), 3 ème fille de William Henry Edgcumbe, 4ème Comte de Mount Edgcumbe, par sa première épouse Lady Katherine Elizabeth Hamilton, 4ème fille de James Hamilton, 1er Duc de Abercorn. Marié en deuxième noces le 29 Avril 1933 avec Julia Georgiana Sarah Dawson (veuve de Vesey Dawson, 2 ème Comte de Dartrey ; décédée le 7 Février 1938), 1 ère fille de Sir George Orby Wombwell, 4ème Baronnet de Coxwold, co. York, par son épouse Lady Julia Sarah Alice Child-Villiers, 1ère fille de George Augustus Frederic (enfant Villiers), 6ème Comte de Jersey.

1895-1978 Francis, Lord Saint Levan, troisième baron, marié à Gwendolen Nicolson. 1919-2013 John, Lord St Levan, quatrième baron, marié à Susan Kennedy. 1950 à aujourd'hui James, Lord St Levan, cinquième baron, marié à Mary Bennett. Il vit actuellement dans le château Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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John Saint-Aubyn, 1er Baron SAINT LEVAN Un bail à ferme... Les terrains de la Plaine de Billère font l'objet de transactions très difficiles en particulier sur le montant du loyer, la durée du bail et la période réservée aux pacages. Ci-dessous fac-similé du Bail à ferme entre la propriétaire des terrains Madame Barinque et Lord Saint Levan (représentant la « Société du Golf Club de Pau ») pour la location des terrains permettant l'extension du parcours. Sont déterminés notamment la durée du bail (pour 9 ans) et le montant du loyer (260 Francs), à compter du 1er novembre 1894.

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Alfred SCHWABE Esquire

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SCHWABE Alfred, Esquire Président du PGC de 1916 à 1919 Alfred Schwabe succéda à Herbert Thorn King pour prendre en main les destinées du PGC durant la première guerre mondiale. Echos de Presse : « Le 1er Juin 1916, le nouveau Président du Pau Golf Club, M. Alfred SCHWABE, profitant de l'arrivée à Pau de quelques étrangers, donne une réception intime au club House... ».

Le PGC ne possède pas d’éléments pouvant confirmer son action présidentielle au sein du club. Les recherches sont toujours en cours... Eléments à explorer : Alfred Schwabe tenait un commerce de fourreur avec son épouse Nené Phillips ellemême fille d’un commerçant en ivoire et d’une princesse africaine. Ils eurent une fille Ursula Faith Cullingworth née le 1er janvier 1913 à York au nord de l’Angleterre, sous le règne de Georges V.

Dessin de Trick Alfred SCHWABE (Cavalier au premier plan à droite) "Going to the meet" : Illustration découpée dans un journal représentant des cavaliers du Pau-Hunt et des spectateurs de la chasse allant au rendez-vous. D’après une estampe du Vicomte de Vaufreland en 1910

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SCHWABE Alfred, Esquire Alfred SCHWABE avec le Pau Hunt Comme bien des membres du PGC, Alfred Schwabe adhérait également au Pau Hunt. La photo cicontre date de 1911. La Belle Epoque à Bordeaux Dans la période de 1890 à 1914 de grands changements de styles se produisirent dans l'architecture. Vers 1890 le rococo et le baroque revinrent à la mode à Bordeaux, mais dès 1893 un nouveau style, l'Art nouveau, commença à prendre de l'importance. On le prend alors en gros pour une variante du rococo, mais après 1900 émergent de nombreuses variantes inspirées par Paris, Glasgow, Bruxelles et Vienne. De grands terrains furent bâtis de maisons bourgeoises et celles-ci sont loin d'être uniformes. Chaque maison a été conçue d'une façon individuelle et les architectes ont souvent signé leur travail. C'est en grande partie à l'extérieur du centre historique que l'on trouve les maisons bâties durant cette période. En 1908 Madame Schwabe fit construire au 42, Avenue Carnot une maison bourgeoise particulière sur deux niveaux et demi, dénommé aujourd’hui l’Hôtel Schwabe. La conception de sa façade est à base d'Art nouveau géométrique moderne inspiré des travaux de Guimard vers 19051906 avec quelques touches d'historisme. La partie dominante de la maison comporte une avancée avec un pignon à pan coupé, et tout en bas une large porte de garage, ce qui était alors un symbole de statut social. Toute la façade est en opus incertum, ce qui lui donne un aspect rustique. Cette maison a été conçue par l'architecte Cyprien Alfred-Duprat (18761933) qui fut l'un des 70 architectes qui ont participé à la construction des boulevards bordelais vers 1900. 4 Présidents du Pau Golf Club à la tribune de l’hippodrome lors du Concours Hippique le 13 mars 1912 : de gauche à droite : 2ème personnage Le Baron de LONGUEUIL (Président en 1907 aux côtés de John Henry WRIGHT (Président en 1908 ) puis Alfred SCHWABE (qui sera Président de 1916 à 1918) et à l’escalier avec un monocle Frederick Henry PRINCE futur Président de 1934 à 1939) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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James-Grahame

STEWART Esquire

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James-Grahame STEWART, Esquire Président du PGC en 1901 et 1904 James Grahame Stewart est décédé le 5 Octobre 1913. Il a épousé Helen Louisa Georgina Ellis, fille de Charles Major David Cunynghame Ellis et Emily Campbell, le 16 avril 1885, née en 1863, décédée le 6 août 1934 à l’âge de 71 ans. Ils eurent deux enfants : John Cecil Stewart en 1897 et Félicia Louise Marie Stewart en 1899. Son père John Stewart fut un des fondateurs du Pau Golf Club et Président du club en 1885 et 1886. Il avait épousé le 15 mai 1839, à Nantes, Matilda Jane Grahame, née en 1813 à Edimbourg et décédée le 19 janvier 1893 à Pau. C’était la fille de James Grahame, réputé historien écossais.

I

Ex libris de James Grahame Stewart datant de 1897 comportant son nom, paysage, arbre et armoiries

Ils reposent au cimetière de « St Mary the Virgin’s Church » à Chiddingstone dans le Kent, en Angleterre. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Herbert

THORN KING Esquire

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THORN KING 1


Herbert THORN KING, Esquire Président du PGC de 1909 à 1915 Né en France en 1870 décédé en 1944, à l’âge de 74 ans, à Santa Barbara, Californie, USA. Herbert THORN-KING est le neveu ou le cousin de William K. THORN et des TORRANCE. Marié en la King’s Chapel de Boston le 30 janvier 1903, avec Edith Royall Tyler King (née le 4 mars 1882 à Boston, Comté de Suffolk Massachusetts, USA, décédée le 14 juillet 1965 à Santa Barbara, Comté de Santa Barbara, Californie, USA). Ils eurent 2 enfants : Louise et Herbert Thorn Junior, tous deux nés en France. Sous sa présidence, il y eut une modification notable des Statuts concernant notamment le Président du PGC devenant rééligible. Cavalier émérite, il fut membre du Cercle Anglais à partir de 1913. Son arrière-petit-fils est venu faire des recherches à Pau le 6 mai 1998 Une vie mondaine internationale… Extrait du "Boston Evening" du 31 janvier 1903 ...Married in King's Chapel Miss Edith Royall Tyler in this city becomes the bride of MR Herbert Thorn King, a prominent clubman of New York.... son of de late Edward King... Extrait du "New York Evening Post" du 5 septembre 1903 ...Signale que Mr et Mme Herbert Thorn King ont passé la saison à New York… Extrait du « The Star » du 9 octobre 1913 « A beautiful town in the south of France is ruled by American girls » : article et présentant les principales familles américaines installées à Pau, Orville et Wilbur Wright, les Barron, de Longueuil, Thorn, Torrance, Ridgway, Wheeler, Speakman, Prince, Winthrop, Morse, Wright, Lawrance, Walker, de Saulles, Ginot, Kane, Hutton, Clinch, F o r b e s La stèle d’Herbert Thorn King Morgan, Post… à Santa Barbara Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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THORN KING 2


Herbert THORN KING, Esquire Extrait du « Figaro » du 5 juillet 1912 CERCLE ...Au dernier scrutin du Travellers' Club, ont été élus membres permanents de ce cercle M. le baron Henry Heine-Geldern, parrains : MM. Charles J. Singer et R. B. Fithian M. Watson F. Blair, parrains MM. Charles J. Singer et H. de Forest Weekes ; M. Herbert Thorn King, parrains… Extrait du « Brooklin Eagle » quotidien de Brooklin, New York, du 18 juillet 1924. ...Le 17 juillet à Newport...Herbert Thorn King a participé à la « Balle d’Or » qui attire quotidiennement une foule à « Ocean Links »... Extrait du « New York Times » du 17 octobre 1933 ...Mme Adélaïde Torrance Howland, veuve de Meredith Howland et petite-fille du Commodore Cornelius Vanderbilt, laisse un héritage évalué hier à $ 2,220,975 dont $ 2,102,866 en titres. Mme Howland, décédée à Paris le 12 septembre 1932, avait nommé chef légataire son cousin, Herbert Thorn King, qui a reçu $ 200 000 en espèces et le reste des biens...

« Le jour du Captain’s Prize » Sur cette estampe, le Vicomte Henri de Vaufreland (Berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit dans ses chroniques comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » a croqué l'après d'une compétition disputée en avril 1911. Elle représente Herbert THORN KING, Esquire, Président du PGC, alors en exercice depuis 1909 jusqu’en 1915 (entre les deux dames) et John Henry WRIGHT, Esquire (à droite du groupe au premier plan) Président du PGC en 1908 puis de 1921 à 1933. Figurent également Miss Mary BERNERS, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1877 (au centre du groupe) en compagnie de Miss CRAIGIEHALKETT, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1878 et 1879 (à gauche) ainsi que Miss Lilias Gilberte NUGENT, John Francis NEWTON -KING (les deux assis sous le parasol) et Sydney Hubert PLATT Esquire qui fut Président du PGC en 1895 et 1897 (tout à droite).

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THORN KING 3


Herbert THORN KING, Esquire La vie mondaine paloise de l’élégante Miss THORN KING Skating au Palais d'hiver Sans même parler des promenades à cheval sur les coteaux, la gentry britannique avait fait de Pau l'une des villes les plus sportives peut être la plus sportive de France. "Les petits jeux anglais" ne nécessitaient guère de place tels le tennis, le croquet ou encore le skating. Le patinage à roulettes faisait fureur chez les jeunes filles au point que la municipalité lui avait réservé un espace au square saint Martin. Sur cette estampe, le Vicomte Henri de Vaufreland a croqué RIDGWAY Richard dit Dick, John Henry WRIGHT Esquire, Miss WRIGHT et Miss THORN KING (avantdernière à droite) patinant au Palais d'hiver en 1911. Apparemment John Henry WRIGHT est en position délicate après une chute de même qu'une dame.

Miss THORN KING (deuxième à partir de la gauche) accompagnée de Miss Robinson (à gauche) assistent au Concours Hippique de 1912, Place de verdun, à la tribune présidentielle.

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THORN KING 4


John Henry

WRIGHT Esquire

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WRIGHT 1


John Henry WRIGHT, Esquire Président du PGC en 1908 et de 1921 à 1933 John Henry Wright est né dans le comté de Franklin, en Virginie, le 12 Septembre 1866, et décédé le 10 mars 1940, à l’âge de 74 ans. Il est le fils de William Thomas Wright, né le 24 Juillet 1840 et décédé le 13 Mars 1928. Marié le 23 Décembre 1862, avec Octavia Marcella Hannabass (née le 9 septembre 1842 en Virginie - décédée le 20 juin 1924) Lorsque le comté de Bedford a été formé en 1753, Thomas Wright Sr., y a résidé après s'être retiré de comté d'Augusta en 1748, il s'est installé près de ce qui est maintenant Stewartsville. Le père de John Henry Wright, William Thomas Wright, était un soldat de la compagnie A, 37ème Bataillon de Cavalerie de la Virginie, Armée des États confédérés, enrôlé le 31 Janvier 1863, à Salem.

Il a fréquenté les écoles locales dans les comtés de Franklin et Bedford jusqu'à l'âge de 17 ans, puis est devenu enseignant. Il migra plus tard au Texas, où il exerça dans l'enseignement dans les comtés de Delta, Lamar et Hopkins, durant environ sept ans. Il a fréquenté le collège central à Sulphur Springs, Texas et a poursuivi des études de droit dans les bureaux de Hale & Hale, avocats, Paris, Texas, où il a été admis au barreau en 1893. En Mars 1894, il va à Oklahoma City, Territoire, de l’Oklahoma, rejoindre les rangs des pionniers pour construire un nouvel Etat, où jusqu'à sa mort il s'est engagé dans la pratique du droit. Il a été élu au bureau du procureur de la ville, servant trois mandats consécutifs de avril 1897 à Avril 1903, et en Avril 1908 il est devenu membre d'un conseil d'Freeholders pour encadrer charte de ladite ville, et se présenter à des élections générales en 1910. Il est élu député de la troisième législature de comté d'Oklahoma pour un mandat commençant quinze jours après la date de l'élection générale de l'Etat. Il a servi en session extraordinaire à l'Assemblée législative en Novembre et Décembre 1910, au cours de laquelle le capital de l'Etat était par acte législatif retiré de Guthrie à Oklahoma City, et a été réélu pour une quatrième et cinquième législatures, servant sur une période de six ans, le dernier mandat expirant 15 jours après la date de l'élection générale en 1916. Un membre de pouvoir et de progrès de législature, exercé d’une manière calme mais ferme, s’efforçant en tout temps de promouvoir un gouvernement honnête, efficace, économique, stable et juste. Membre du conseil municipal de l'éducation (1925-1927), pendant des années membre et président du conseil de la bibliothèque Carnegie, Mason, Shriners, Chevalier de Pythias (ancien chancelier), membre de l'Oklahoma Club, démocrate, méthodiste (membre de l'église de Saint-Luc), il s'est efforcé de répondre à tous les devoirs. Le 20 Juin 1907, il a épousé Miss Willie Stone, anciennement de Montgomery, en Alabama. Née en 1886 et décédée en 1940 à 54 ans. (Suite page 3) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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WRIGHT 2


John Henry WRIGHT, Esquire (Suite de la page 2)

Pendant la guerre mondiale, il a été accepté par la Croix-Rouge pour servir d'agent de terrain, service extérieur, mais l'Armistice a été signée avant qu'il ne puisse atteindre son poste en France. Il est décédé le 10 Mars 1940, enterré dans Memorial Park Cemetery, laissant une veuve et ses trois frères, RJ Wright, Columbus, Ohio ; JC Wright Penn et Wright, de Rapidan, en Virginie ; et une sœur, Mme Florence Coppedge, Bedford, en Virginie. Honnête tant dans les relations publiques que privées, il a été considéré par les associés à l'Assemblée législative comme «un homme d'une excellente capacité et de caractère noble, d’une intégrité irréprochable…." « ...Un mari dévoué, citoyen exemplaire, le succès dans les entreprises de la vie, c'est un fils de la culture Old Dominion qui est décédé ». Tous les ans, en hiver, se dispute le « Prix John Henry Wright » sur l’hippodrome de Pau

Petite histoire : Le 11 avril 1923, après un déjeuner offert au Club House du PGC par le Président John Henry Wright et M. Georges Falret de TUITE (NDLR : nommé le 9 décembre 1908 Président du Comité d'Aviation à sa création, puis le 13 décembre, vice président à la création de l'Aéro-Club du Béarn), en présence du Maire de Pau M. Lacoste et de nombreuses personnalités, arrive le moment des discours. M. De Tuite demande aux communes de Pau et de Billère "de participer à la remise en état des "links" qui existent depuis 1856 et qui, s'ils attirent toujours des fervents et nombreux amateurs de ce sport hygiénique tel que le golf, ont cependant besoin d'être rajeunis et modifiés selon le goût du jour, s'ils veulent continuer la comparaison avec les terrains des stations voisines"... Le 21 Avril 1926, le Prince de Galles, venant de Biarritz, arrive à Pau en automobile et descend à l'Hôtel de France. Réception au Cercle Anglais, réception par le Président John Henry Wright pour une partie de golf, "drag" et visite du Château Henri IV, sont au programme de son séjour.

Aux tribunes de l’hippodrome lors du Concours Hippique en 1912 : John Henry Wright (debout 3ème à partir de la gauche). L’on remarque également Frederick Henry Prince (au bas de l’escalier avec son monocle) qui sera Président du PGC de 1934 à 1939.

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John Henry WRIGHT, Esquire « Le jour du Captain’s Prize » Ce croquis, du Vicomte Henri de Vaufreland (1874-1854, berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » représente l'après d'une compétition disputée en avril 1911. Il y montre John Henry WRIGHT, Esquire (à droite du groupe au premier plan) Président du PGC en 1908 puis de 1921 à 1933 et Herbert THORN KING, Esquire, Président du PGC, alors en exercice depuis 1909 jusqu’en 1915 (entre les deux dames). Figurent également Miss Mary BERNERS, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1877 (au centre) en compagnie de Miss CRAIGIE-HALKETT, qui fut Présidente du « Pau Ladies Golf Club » en 1878 et 1879 (à gauche) ainsi que Miss Lilias Gilberte NUGENT, John Francis NEWTON-KING (les deux assis sous le parasol) et Sydney Hubert PLATT Esquire qui fut Président du PGC en 1895 et 1897 (tout à droite).

Skating au Palais d'hiver Sans même parler des promenades à cheval sur les coteaux, la gentry britannique avait fait de Pau l'une des villes les plus sportives peut être la plus sportive de France. "Les petits jeux anglais" ne nécessitaient guère de place tels le tennis, le croquet ou encore le skating. Le patinage à roulettes faisait fureur chez les jeunes filles au point que la municipalité lui avait réservé un espace au square saint Martin. Sur cette estampe, le Vicomte Henri de Vaufreland a croqué RIDGWAY Richard dit Dick, John Henry WRIGHT Esquire, Miss WRIGHT et Miss THORN KING patinant au Palais d'hiver en 1911. Apparemment John Henry WRIGHT est en position délicate après une chute de même qu'une dame. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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WRIGHT 4


...ET D’AUTRES...

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ET D’AUTRES 1


William DUNN « Old Willie »

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DUNN 1


DUNN William surnommé « Old Willie » Concepteur des premiers 18 trous du PGC en 1860 Willie Dunn Senior est né à Mussidan en 1821 et décédé à Millhill, Inveresk en 1878 à l'âge de 58 ans. Il était Architecte et Fabricant de balles et de clubs de golf (marque Long Nose) ainsi que professionnel à Musselburgh et au Royal Blackheath. Il a dessiné le dédoublement des départs et des greens en 1860, à l'instar de Saint Andrews, faisant passer le parcours du PGC, de 9 trous à ses débuts, à 18 trous. La famille DUNN est le vivier de nombreux architectes, "golf makers" et professionnels de golf : - Jamie 1821-1871 - William Sr 1821-1878 - Thomas 1849-1902 - William Jr 1865-1952 - John Duncan 1872-1959 Avec son frère jumeau Jamie, il a joué dans de nombreux challenges entre 1840-1860. Willie Dunn Senior a été apprenti dans la famille Gourlay, et était green keeper à Blackheath jusqu'en 1864 quand il est revenu au club de golf Thistle à Leith Links. Willie a travaillé comme fabricant de clubs et de balles à sa maison Primrose Cottage, Lochend, Leith. En 1867, le club de Thistle a loué le N°7 Vanburgh Place pour son club house où Willie Dunn a résidé avec son atelier situé derrière Vanburgh Place Lane. Dunn a eu deux fils, Thomas qui fait son apprentissage comme fabricant de clubs de son père à Mussidan et Willie Dunn Junior qui a été formé après son frère aîné à l'âge de treize ans. John Duncan a commencé sa carrière professionnelle à North Berwick en 1869. L'année suivante, il s'installe à Wimbledon et a ensuite rejoint son père à Leith Links, où ils vivaient et travaillaient au n ° 7 Vanburgh Place, Leith Links, Édimbourg. Willie Dunn Senior est resté à Leith Links pendant dix ans avant de s'installer à North Berwick. Il est contemporain du célèbre Tom Morris qu'il a battu lors d'un match officiel à Saint Andrews. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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DUNN 2


DUNN William surnommé « Old Willie » Willie DUNN Junior (son fils réputé) WILLIAM DUNN Junior est né en 1865 dans l'arrondissement de Blackheath, dans la banlieue de Londres, où son père était green keeper et fabricant de clubs. Cette année-là, la famille retourne à Leith Thistle GC pour vivre au 7 Vanburgh Place, Leith Links, Édimbourg. En 1881, Willie Dunn Junior déménagea à North Berwick où son frère aîné Tom Dunn avait été nommé responsable des greens. C'est là que Willie Junior devient apprenti fabricant de clubs avec son frère Tom et Charles Gibson. De l'avis de nombreux historiens, l'influence de Willie Dunn sur golf américain est largement sous-estimé. Il était un architecte, un instructeur, un joueur de tournoi et un homme d'affaires. Bien que ses nombreuses contributions étaient subtiles, il nous a fourni un héritage qui est sans équivoque important. Son histoire est plus une histoire de famille que toute autre chose. Willie était le fils de l'un des célèbres frères "Dunni e" dont les exploits sur les links contre Old Tom et Allan Robertson, faisait battre le cœur des débuts du golf professionnel. A 13 ans, il travaillait pour son frère aîné Tom comme apprenti fabricant de club de golf et plus tard Willie exerça son métier à North Berwick. Il a commencé à forger sa propre carrière en professionnel à Westward Ho! pendant deux ans (1886-1888) avant de passer à Biarritz, France, où il était instructeur de riches mécènes quand il a rencontré le milliardaire américain W.E. Vanderbilt. C'est Vanderbilt qui a parrainé Willie pour son premier voyage aux États-Unis en 1893 où il a passé l'été à donner des leçons à Newport (Rhode Island) Golf Club. Après avoir hiverné à son poste habituel à Biarritz, il retourna en Amérique où il a remporté le p remier, mais non officiel, championnat d'Amérique en 1894. Venant en deuxième position en 1895, il a trouvé l'Amérique mûre pour le golf et s'y est installé en permanence. Willie Dunn Junior avait 15 ans quand il a joué et gagné son premier match contre Ben Sayers à North Berwick. L'année suivante, il est partenaire à Sayers dans un match "à argent" contre les deux Fernies à St Andrews. Le premier jour a été réduit de moitié, mais le deuxième jour Dunn et Sayers gagnent le match par cinq trous. Willie est ent ré dans le championnat open pour la première fois à North Berwick en 1883 et à nouveau en 1884 et 1886. En 1886, Willie Dunn Junior a été demandé par Horace Hutchinson pour prendre en charge les links du Club de golf Royal North Devon, Westward Ho !. Dunn y est resté pendant un an et a aménagé le parcours actuel. En 1888, il s'installe à Royal Epping Forrest dans Chingford et aménage leur parcours de 18 trous. L'année suivante, il a été sollicité pour le poste vacant à Worcestershire Golf Club mais il est allé à Biarritz, où son frère Tom conçut le parcours lors d'une visite en hiver s'engageant en même temps à North Berwick. Willie Jr. resté à Biarritz pendant six ans et, en 1891, James Beveridge l'a recommandé pour le poste de professeur à Shinnecock Hills. Willie a été convaincu par Duncan Cryden et Edward S. Mead de Dodd, Mead & Co de venir en Amérique. James Beveridge était fabricant de clubs à Shinnecock et connaissait Willie Dunn quand ils ont tous deux vécu et travaillé dans North Berwick. Willie a aménagé un parcours de douze trous à Shinnecock et un de dames de neuf trous. Quatre ans plus tard, une combinaison des deux cours a été utilisée pour accueillir l'US Open1896. Willie Dunn Junior a été le premier champion officieux d'Amérique en 1894 et vice-champion du premier officiel US Open 1895. En 1896, après être revenu à Biarritz en hiver, Willie Dunn avec sa femme et son fils Willie Dunn Junior ont aménagé les link s de Ardsley Country Club à New York. C'est là qu'il a mis en place une entreprise de fabrication de clubs et a été rejoint par son neveu John D. Dunn en 1897. Willie a ouvert un magasin de détail à New York et a commencé à expérimenter des clubs à manche en acier et a été le premier à utiliser un tee cheville. En 1895, il a créé le premier centre de golf intérieur et il a continué cette installation quand son entreprise a déménagé au 9 Est, 42, rue de New York en 1898, a quelques pâtés de maisons des locaux de John D. Dunn. En 1900, Willie Dunn Junior a aménagé un parcours de neuf trous privés de John D Rockefeller dans son domaine Tarrytown, NY. Lorsque Dunn a quitté le Royal North Devon Golf Club il a recommandé Charles Gibson de North Berwick pour le remplacer. Bert Way était l'apprenti de Dunn à North Devon et quand il a quitté Shinnecock Hills, Dunn a recommandé Way WH 'Bert' pour le remplac er. John Forman le Mussidan «caddy» a suivi Willie Dunn à Ardsley (1898-1901). La plupart des historiens s'accordent à dire que l'influence de Willie Dunn sur le développement du sport aux Etats-Unis pendant la première partie du XXe siècle a été considérable. Dans les années 1920, Willie Dunn Junior a déménagé à San Jose en Californie, où il a pris sa retraite. Il est mort en 1952 dans un sanatorium à Londres à l'âge de 87 ans. Son premier poste professionnel était au Ardsley Country Club, Ardsley, New York, où il a conçu le parcours et il s'installa en 1896 comme fabricant de clubs. Egalement, à ce moment là, il a été rejoint par son neveu, John Duncan Dunn qui a émigré de l'Angleter re où il avait été engagé au sein du cabinet Dunn Brothers. John D. Dunn a aidé Willie dans l'entreprise à Ardsley et bientôt un magasin de détail complet a été ouvert à New York. Plus tard, les deux ont été rejoints par Seymour Dunn, John D. son frère cadet. Avec une lignée aussi importante que la sienne, Willie trouva une filière précieuse. Les entreprises américaines se développ aient rapidement dans la fabrique de clubs, Willie essayait désespérément de faire face à la demande croissante et il a été lâché par plusieurs clients. Une des premières entrées à l'entreprise nationale était BGI qui employait Willie comme leur concepteur du club en 1897. Quit tant lui même BGI avec John D., il est passé à Crawford, McGregor et Canby à Dayton dans l'année et il a aussi travaillé brièvement pour Spalding, le tout avant 1900. Cependant à chacun de ses courts séjours à chacune de ces sociétés, il inculque les compétences, les méthodes et le style pour produire des clubs afin de rivaliser avec les importations écossaises. Pendant ce temps, il a continué à posséder et à gérer l'entrep rise à New York qui a produit des clubs durant le 20ème siècle. Les clubs produits par les Dunn fournissent un intéressant mélange des valeurs traditionnelles écossaises et une moderne ingé niosité. Les premiers clubs de l'époque Ardsley ont été importés d'Ecosse et assemblés à New York. Certains de ces fers portent une p etite marque "Eagle", en référence à sa nouvelle maison, forgés éventuellement par Robert Condie. D'autres ont simplement été marqués "Dunn selected" dans les deux scripts ou majuscules et la date de 1897 - 1903. Pendant ce temps, l'entreprise eut beaucoup de publicité sur la vente de ses clubs "One Piece", réalisés à partir d'une seule pièce de bois, qui a été effectivement breveté par John D., alors qu'il travaillait pour la famille à Bournemouth, en Angleterre en 1899. Ce club a été également vendu par BGI, Macgregor, Spalding et Wright & Ditson. Un des premiers brevets américains de Willie (bien qu'il semble avoir été appliqué mais jamais définitivement délivré) était son driver indestructible. Sa tête était faite d'un bloc de bois enveloppé dans une coque en aluminium, le bois étant exposé sur la face et au-dessus. Au début des années 1900, Willie a expérimenté des substances en plastique, brevetant finalement plusieurs types de drivers et de putters. La substance était connue comme étant du pyralin et est employée dans les versions noir et blanc. Les séries de clubs incluaient les drivers standards, autres clubs et les putters maillets duplex. A des fins de fabrication, des brevets ont été affectés à la KEMPSHALL Manufacturing Co. à Arlington, NJ. Willie a continué de concevoir des clubs avec des brevets jusque dans les années 1920, Willie est également crédité pour certains travaux sur le début de Princeton Golf Club (maintenant Springdale) et Shinnecock Hills. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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DUNN 3


DUNN William surnommé « Old Willie » Echos relatés dans le mensuel "PGC News" : Son arrière-arrière petit-fils et son arrière-arrière petite fille en visite au PGC 1856 William DUNN (aussi connu sous le nom de "Old Willie Dunn" est l'architecte du parcours initial en 18 trous du Pau Golf Club, sur la plaine de Billère. C'est avec grand plaisir que notre Président Raphaël Rossoni, accompagné de Brian Matthews, et de Nicolas Barraud, directeur du PGC, ont reçu son arrière petit-fils, ce 29 août 2011. Ce dernier a pu leur faire part de nombreuses anecdotes à propos de son ancêtre, et surtout offrir au club un portrait d'époque, document extrêmement précieux car nous n'avions jamais vu son visage ! Le premier concepteur du parcours aura donc la place qu'il mérite, aux côtés des Lord Hamilton, Major Pontifex ou Colonel Hutchinson. ———— L'arrière petite fille quant à elle est venue le 30 juillet 2012. Reçue par les membres de la Commission Patrimoine et un past-Président, JeanPierre Mazin, elle n’a pas hésité à grimper sur une chaise pour admirer le portrait de son aïeul accroché aux cimaises du Club house.

Le driver de Willie Dunn junior premier champion officieux d’Amérique en 1894. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Comte Marius De GALLIFFET

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GALLIFFET 1


Comte Marius De GALLIFFET Secrétaire du PGC de 1913 à 1915 Le Comte Marius le 15 février 1867.

de

Galliffet

est

Il est décédé, à Pau, le 1er novembre 1919, à l’âge de 52 ans, mort des suites de ses blessures. Capitaine de Cavalerie, Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre 14-18 Marié le 18 avril 1906, à Pau, avec Ne MACCARTHY, il fut Président du Tennis Club de Pau. Parents : Gaston Alexandre Auguste de GALLIFFET, 1830-1909 (Marquis de Galliffet, Prince de Martigues, Général, Ministre de la Guerre 1899-1900 surnommé "le Marquis aux talons rouges" ou le "Massacreur de la Commune") et de la Marquise Florence Georgina LAFFITTE, 1841-1901.

Echos mondains : Extrait du journal "La Presse" 13 mars 1908 Nous apprenons le mariage du comte Marius de Galliffet, ancien officier de cavalerie, fils du général marquis de Galliffet, ancien ministre de la guerre, et de la marquise, née Lafitte, décédée, avec Mlle Mac Batheim Mac-Carthy, fille du comte de Lagrange et Mlle Mary de Coincy de M. Robert de Montessus de Ballore et Mlle Suzanne-Montaudon. Extrait du "Figaro" 30 mars 1902 Une journée d'Auteuil Le comte "Marius de Galliffet" ne reste jamais en place, cause avec beaucoup de bonne humeur et d'esprit très fils à papa. Extrait du "Figaro" 26 juin 1909 Soirée parisienne aristocratique Le cotillon a été conduit par le vicomte de Villeneuve-Bargemont et le comte Marius de Galliffet, le premier avec Mlle Diaz Erazo, le second avec Mme de Yturbe. Extrait du "Figaro" 9 juillet 1909 Le général de Galliffet est mort dans la soirée d'hier. C'est à onze heures et quart, hier soir, que le général de Galliffet a succombé. A son chevet, se trouvaient son fils, le comte Marius de Galliffet, et sa belle-fille, la comtesse de Galliffet née Stevens, et la comtesse de Galliffet née Mac Carthy. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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GALLIFFET 2


Comte Marius De GALLIFFET Aperçu de la vie mondaine , à Pau... Ces illustrations de 1911, découpées dans un journal, d’après des estampes du Vicomte Henri de VAUFRELAND (1874-1854, Berrichon, homme du monde, auteur de lithographies a été secrétaire du Pau Hunt puis président de 1945 à 1957 du Cercle Anglais qu'il décrit comme « le Temple de Bacchus et de la Dame de Pique : on y jouait gros et on y buvait sec... » marquent la vie mondaine paloise au début du XXème siècle.

Comme toujours dans ces croquis figurent bon nombre d’aristocrates golfeurs au Pau Golf Club. Les voici promenant sur le Boulevard des Pyrénées : J.R. HUTCHINSON (vainqueur de la « Anstruther Shield » en 1885 et de la « Saint Andrews Cross » en 1895) (à gauche), M. Georges Falret de TUITE (NDLR : nommé le 9 décembre 1908 Président du Comité d'Aviation à sa création, puis le 13 décembre, vice président à la création de l'Aéro-Club du Béarn),

le Comte Marius de GALLIFFET, (troisième à partir de la gauche), Mrs ROBINSON, Alfred de LASSENCE, Hélène MONROË épouse RIDGWAY, Abigail NORMAN épouse PRINCE. Ci-dessous, une vue des consommateurs du Salon de thé Bouzom lors du « Five o’clock »: On y remarque entre autres Madame la Comtesse de Galliffet aux côtés de Monsieur Francis Cooper Lawrance (Président du PGC en 1887, 1888 et 1900). (les deux personnages à droite du croquis) ou encore le Baron d’Este (en chapeau melon), etc. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Major Cecil K.

HUTCHISON Esquire

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HUTCHISON CK 1


Major Cecil K. HUTCHISON, Esquire Président du PGC en 1857 ? Une confusion dans l’histoire du club ? L’on peut sérieusement le penser. Pourquoi ?  Tout d’abord, le tableau ci-contre accroché aux cimaises du club est titré « Captain CK Hutchinson ».  Dans un écrit il a été cité comme Président du PGC en 1857. Or nous n’avons pas de traces de Président exerçant en cette année là.  Par ailleurs l’erreur peut émaner de l’homonymie approximative avec le Colonel Hutchinson, co-fondateur du club, et un architecte de parcours de golf CK Hutchison, plus connu au début du XXème siècle.  Enfin parce qu’il a joué la Kilmaine Cup avec l’équipe de Biarritz en 1926, 1927 et 1928… Il aurait eu alors près de 100 ans ? Impensable...

Un architecte de parcours en milieu naturel… Captain C K HUTCHISON Le Major Cecil K. Hutchison Tableau salle du Patrimoine était une figure bien connue dans le jeu en tant qu’amateur (il a atteint la finale en 1909 du Championnat amateur britannique) mais c’était aussi un étudiant sérieux de l'architecture des golfs à travers son appartenance à Huntercombe créé en 1901. Huntercombe était très convoité pour tous ceux qui étaient désireux d'appréhender une carrière d'architecte de parcours de golf. Ces futurs architectes sont venus étudier le parcours de Park's, construit en utilisant le paysage naturel. C'était pendant cette ère d'Edwardian que naquit la conception stratégique d'un golf à l'intérieur des terres. Le Major Cecil K Hutchison (Royal West Norfolk, West Sussex, Ganton), Charles Alison (l'associé de Harry Colt's, dont le plus fameux parcours est Hirono au Japon), Stuart Paton (Co-concepteur avec John Low, de Woking, de nouveaux greens complexes et de bunkers stratégiques) et JF Abercrombie (l'Addington) étaient tous des membres de Huntercombe, rassemblés autour du grand Willie Park junior. ...

Le Major Cecil K Hutchison

Le Major Cecil K Hutchison a construit de nombreux parcours dont celui en 1910 du Gleneagles Kings (lieu de naissance de la Ryder Cup), en Ecosse, le Kington Golf Club (1925) considéré comme le plus élevé d’Angleterre (1284 pieds), l’Ashridge Golf Club, l(1932), le Tadmarton Heath Golf Club (1922), le Royal West Norfolk Golf Club, (1892), et bien d’autres… —— La famille Hutchison possède une concession nouvellement reconstruite au cimetière de Pau.

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CK Hutchison, JH Taylor, Assis : Willie Park Junior, FW Maude au Huntercombe Golf Club HUTCHISON CK 2


Harry

LA MONTAGNE

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LA MONTAGNE 1


Harry LA MONTAGNE Harry LA MONTAGNE n’entre pas dans le gotha des personnalités qui ont marqué la vie du Pau Golf Club, mais il en a été membre, (et jouait très peu). Il était membre également du " Pau Hunt Drag ". Il n'entrait pas beaucoup dans son caractère d'être un grand amateur de golf. Mais ayant fait un jour un « trou en un », il faut retenir qu’il offrit une coupe au PGC pour les joueurs réalisant un "trou en un" mémorable. Cette Coupe est inscrite sur la Liste supplémentaire des Monuments historiques. Harry LA MONTAGNE, était sujet Américain, né le 20 mars 1868 à New York, et décédé en juin 1959, à l’âge de 91 ans. C’était un artiste, sculpteur (il est dit qu’il devait beaucoup son succès à son charme...). Bon cavalier, Harry La Coupe en argent, Montagne était propriésocle bois avec écussons, taire de plusieurs che- offerte par Harry La Montagne, Gravée vaux de course (dont certains furent célè- « Hole in one Cup PGC », 1936 bres). Villa Régina Tous les ans, en hiver, se dispute le "Prix La Montagne" en steeple chase sur l'hippodrome de Pau. Fin XVIIIème début XIXème siècle, Pau était devenue ville anglaise. Il a séjourné à Pau entre 1905 et 1922 et habitait la villa Regina (avenue Trespoey).

Sculpture en Bronze de Harry La Montagne 1928

Portrait of Harry La Montagne on a grey Par Sir Alfred Munnings — Toile sur canevas — 1920 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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A cette "belle époque" avec la "gentry" britannique et américaine, tout n'était que somptueuses fêtes et réceptions. Les familles Hutton, Potters, richissimes américaines, drainaient à leur suite une foule de joyeux drilles. Parmi les figures inévitables de la mondanité paloise, les familles La Montagne ou encore Platt n'étaient pas en reste, car leur principale qualité résidait dans l'organisation de fêtes mémorables… Ainsi faisaient-il partie de la " gentry paloise " de l'époque… LA MONTAGNE 2


Harry LA MONTAGNE Harry La Montagne épousa en seconde noces Beatrice Ince Kinney, le 29 avril 1906 en la Cathédrale Saint Patrick de New York. Elle décéda en décembre 1948 des suites d’une longue maladie.

Harry La Montagne, peint et décrit par Sir Alfred Munnings (1878-1959) Harry La Montagne était un riche Américain, que Sir Alfred Munnings a fréquemment rencontré aux plus importantes réunions de courses annuelles en Angleterre. (Sir Alfred Munnings, extrait de la seconde salve, 1951, p 100 et 101) Dîner chez les Prince à la Villa Sainte-Hélène, vers 1930 « ...Souvent, lors des réunions de Vue des convives en tenue, devant la table décorée d'argenterie derby entre les membres, balayant de (au second plan une jeune femme : Melle Wastelhome; à sa droite nombreux visages sous de hauts chaFrédérick Prince puis Harry La Montagne. peaux gris ou noir, j'avais l'habitude de voir un visage parmi d'autres qui, en un instant, changèrent ma façon de penser, pour m'emmener en France - à Pau, à proximité des Pyrénées, de tous les lieux ...» Peu avant Noël 1920, Munnings est allé rendre visite à Harry La Montagne à sa Villa Regina, à Pau, afin de brosser un portrait de sa femme, « ...une femme américaine belle, intelligente... ». Munnings avait terminé le portrait mais... « ...Noël approchait et La Montagne, se sentant Christmassy et admiratif par la vue du portrait de sa femme avec un chapeau de soie, en habit sur un cheval bai, les montagnes enneigées lointaines et tout, me demanda de commencer sur lui en habit écarlate sur un gris » « Au moment où j'écris, je vois La Montagne dans la grande salle à manger, en prenant sa place sur une selle de cheval en bois qui avait été apportée pour la stabilité ; son chapeau de soie pencha légèrement vers la droite, un bon maquillage sur son visage, sa moustache coupée court presque aussi grise que lorsque je l'ai vu à Epsom. Le Pau Hunt portait un col de velours noir, et avant Noël, La Montagne avait une paire de photos toutes terminées à montrer à ses amis quand il donna une réception ou deux » En dehors de ces peintures, dans les mémoires de Munnings, les références à Beatrice sont au mieux inégales et, franchement, contradictoires. Elle apparaît à la fois noble et prétentieuse ; inspiratrice et amusante ; imbue d’elle même et bienveillante. Les brèves mentions d’elle sont souvent en rapport avec les compétitions d'équitation ou des parties de thé l'après-midi. Béatrice Ince Kinney Ensemble, Béatrice et Harry apparaissent en tant que proépouse de Harry La Montagne priétaires de chevaux gagnants comme le célèbre cheval de course, Conniver, aux enjeux renommés. Mais avant sa mort, Béatrice a légué beaucoup de sa fortune, tel un cadeau à l'Université Columbia de 500.000 dollars pour les générations futures... Et avec cela, Beatrice Kinney La Montagne, amoureuse de chevaux et philanthrope disparaît dans l'obscurité. Christopher NORRIE, petit-fils de Harry LA MONTAGNE, Américain de passage à Pau, le 21 mai 2014, est venu au PGC "sur les traces " de son grand-père. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Joe LLOYD « The General »

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Joe LLOYD « The General » De nationalité anglaise, né en 1864 Joe LLOYD est membre du Royal Liverpool Golf Club aussi dénommé Hoylake, créé en 1869 par George MORRIS frère de Old Tom MORRIS. Lloyd a grandi en jouant à Hoylake. C’est le deuxième parcours de golf construit en Angleterre après Westward Ho ! Jack MORRIS, le fils de George MORRIS y est enseignant. Joe LLOYD fréquente la famille MORRIS, il rencontrera de nombreuses fois Old Tom ainsi que Tom Junior. Joueur brillant, il gagne en 1881, à l’âge de 17 ans, le «caddies medal» à Hoylake. Son nom figure sur les registres du club suivi de son surnom « The Général », surnom dont on ignore l’origine, mais qui pourrait être dû à la grande taille et au port de tête ainsi qu’à l’aspect austère qui se dégageait de sa physionomie, alors que, d’après les quelques témoignages que l’on peut avoir, il était très sympathique et pourvu d’un humour très britannique. Ce surnom lui restera le reste de sa vie. En dépit des photos qui lui donnent un air sévère, il possède un merveilleux sens de l'humour. Certains membres du club, notamment le Révérend John Cumming, Macdonald et Sir Victor Brooke, sont aussi membres du premier golf implanté en 1856 sur le continent, le golf de PAU. Ils y organisent dès l’été 1883 des matchs de démonstration entre Joe LLOYD et le green keeper de PAU. La même année ils réussissent à persuader Joe de s’installer à PAU ce qu’il fit en 1884. A une époque où le matériel laisse très peu de chance au mauvais coup de golf, il sait apporter à chacun le petit conseil for enjoying the game ; parallèlement, son souci d’amélioration des outils est constant : Les dirigeants du PGC lui font Coupe saladier en commé- aménager, dans le prolongement du club house un local qui lui sert d’atelier. Il fait venir les clubs d’Angleterre, les répare lui-même, et, bien souvent, les modimoration de la victoire de Joe Lloyd fie. Il confectionne à l’aide d’un moule spécial des balles en latex de guttaà l’US Open en 1897 percha, pour remplacer les trop coûteuses balles en cuir. Ses fréquentes allées et venues entre son atelier et le terrain pour essayer des trucs font partie de son personnage et il n’hésite pas à accompagner un client sur le parcours pour lui faire essayer du matériel. Bien intégré dans la vie paloise, Joe Lloyd participe activement à la vie du golf. Il est sollicité pour des matches avec paris à la clé. Consacrant une partie de son temps à l’enseignement du jeu, il acquiert très rapidement une très bonne réputation d’enseignant et pourtant sa renommée reste confidentielle. Il se fait remarquer dans la plaine de Billère par ses victoires et ses défis : « En avril 1897, Lord Dudley, avec ses clubs au complet joua contre Lloyd qui n'avait que son putter ; Lloyd gagna 6 up; il fit le parcours en 84 ». Joe Lloyd est le premier professionnel de golf à Pau et de l'histoire du golf en France. Pendant la période estivale il participe à des tournois, notamment au British Open en 1893, 1894 et 1897, année où le tournoi se déroule à Hoylake, son ancien club. De 1895 à 1909, il a passé ses étés en tant que professionnel du club à l'Essex Country Club, à Manchester, Massachussets (Donald Ross lui a succédé). Mais les britanniques ne sont pas les seuls étrangers à fréquenter le golf de PAU. Il y a aussi des Américains, qui parviendront à persuader Joe d’émigrer aux Etats-Unis. Ce qu’il fait en 1897 en s’installant à Cleveland. Cette même année, alors qu'il n'a que 33 ans, il gagne la troisième édition de l’US OPEN. Cette compétition qui cette année là se déroulait pour la dernière fois sur trente six trous au Chicago Golf Club, réunissait trente cinq participants. En devançant Willie ANDERSON d’un coup, (un eagle au par-5 au 18e trou) cette victoire lui rapporta 200 $ desquels il dût déduire, comme c’était la coutume à l’époque, 50$ pour payer la médaille qui revenait au vainqueur. (Rapporté dans un article du « Daily Inter Ocean »). Willie Anderson allait plus tard gagner quatre US Open. Lloyd a pris sa retraite du Pau Golf Club en 1925, ayant auparavant formé un successeur, Dominique Coussiès dès 1880. Personne aujourd’hui ne semble savoir ce qu’est devenu cet ancien champion. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Joe LLOYD « The General » La carte de score de l’US Open 1897 Année 1897 1897

Championship Championnat US Open US Open

Winning score Score gagnant

18 holes 18 trous

Margin Marge

4 shot deficit 4 déficit 83-79=162 83-79 = 162 1 stroke 1 coup de tir

Runner-up Second Willie Anderson

Un club de golf fabriqué par Joe Lloyd : Estampillé sur le haut de la tête « J. LLOYD » sans aucune autre indication. La face mesure 12,2 cm (4 4/5 inch) de long sur une épaisseur de 3,1 cm (1,22 inch) et une profondeur de 4,3 cm (1 7/10 inch). Le manche d’une longueur de 103 cm (40 1/5 inch), porte sous la poignée les lettres « W.H.K. » qui sont certainement les initiales du premier propriétaire. Ce club a été acheté à un professeur de golf dont l’épouse, elle aussi enseignante, exerçait à PAU. Elle était liée en amitié avec un vieil anglais qui résidait à PAU et qui lui a légué quelques clubs dont celui-ci. Ce vieil anglais avait connu personnellement LLOYD ainsi que MACFIE.

Joe Lloyd à gauche

La stèle posée au Tee de départ N° 1 du PGC

Extrait du Livre : "Joe LLOYD" par le Docteur Yves Caillé En l880, les joueurs d'hivernage à Pau, engagé un professionnel anglais: Joseph Lloyd. Né en 1864, il a commencé à jouer au golf avec Jack Morris à Hoylake au Club de golf Royal Liverpool. Joe était un ami de la famille de Morris l'un des plus grands noms du golf mondial. Il a également joué avec le Vieux et Jeune Tom Morris, l'oncle et le cousin de Jack. Il avait un grand sens de l'humour malgré les photos le montrant avec une expression grave. A Pau, il a ouvert un magasin dont il se servait aussi un atelier pour fabriquer et réparer les clubs. Ce n'était plus une cabane, toujours jusqu'à la fin des années 60. Il a été le premier pro-shop en France. Un article paru dans "The Field" magazine (Janvier 1891) le décrit comme ayant un style fluide, distingué, souple et gracieux. Son palmarès est éloquent. (Suite page 4) Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Joe LLOYD « The General » Suite de la page 3)

Le premier document sur Joe Lloyd concerne sa victoire dans le match "caddies de médaille" à Hoylake (1881). A cette époque, alors qu'il n'avait que 17 ans, il a été mieux connu comme "The general". Pourquoi? C'est un mystère, mais il a gardé ce surnom toute sa vie. Dans la liste des gagnants de la "médaille" nous lisons : «1881 Joe Lloyd, The General". Peut-être, que, J Cumming Macdonald et Sir Victor Brooke, tous deux membres du Royal Liverpool et du Pau GC, lui ont donné ce titre significatif. Ces deux personnalités ont également organisé plusieurs matchs d'exhibition entre Lloyd et Pascal, le green keeper de Pau ("The Field", 1883) et ils ont finalement convaincu notre champion de s'installer au PGC en Mars 1883. Ceci est confirmé par un document américain le "Daily Inter Ocean", ajoutant que Joe Lloyd avait chaleureusement accepté. Il s'installe à Pau en 1884. l est devenu bien connu pour ses matchs victorieux et ses défis. "En Avril 1897, lord Dudley, avec un ensemble complet de clubs a joué contre Lloyd qui a utilisé son putter. Lloyd a remporté 6 jusqu'à, marquant 84". Joe LLOYD (à gauche) posant devant le Club house Pendant ses vacances, il a joué trois fois le British Open, terminant Extrait de « The Traveller » du 5 janvier 1901 à chaque fois dans les premières positions. Son nom est enregistré à Prestwick, 1893, Sandwich, 1894 et Hoylake, 1897. Ensuite, il partageait son temps entre l'Essex Country Club à Manchester (Massachusetts) en été et le club de golf de Pau en hiver. En 1897, il a remporté l'US Open - joué pour la dernière fois sur 36 trous - au Wheaton près de Chicago. Le premier jour "le général" a joué régulièrement, mais sans éclat, et termina à 83, quatre coups derrière le leader, Willie Anderson, un jeune pro de Watch Hill Golf Club. Dans le dernier tour, il a amélioré son jeu et égalé le record d'Anderson de 79. Il a remporté l'US Open par un coup d'avance, après un fantastique « eagle » de trois, sur le dernier trou, mesurant plus de 450 mètres. Après avoir conduit une balle de Guttie son tir brassie atteint le green à 8 pieds du trou. Il avait un putt pour gagner. Joe Lloyd avait 33 ans. Le «Daily Inter Océan» rapporte que le championnat a offert 200 $ pour l'argent des prix, mais $ 50 ont été déduits de payer sa médaille ... qui a été vendue en 1990 plus de $ 23,000. Dr Yves Caillé

"Le Champion US Open oublié" En Septembre 1990, le journaliste Seeling a écrit un article dans un journal spécialisé sur ce champion oublié, même dans son club d'origine. Voici un extrait : « En fait, à l'exception de l'USGA livre des records, son nom a été presque perdu de vue jusqu'en Avril, quand Kevin McGrath, Andover, (Massachusetts), collectionneur de souvenirs de golf, a acheté la médaille d'or de Lloyd à un antiquaire de New York et l'a revendue dans le cadre d'une grande vente aux enchères. Le soumissionnaire anonyme a payé $ 21,000, plus une prime de vente aux enchères de 10%. La médaille était typique de l'époque, un ruban lumineux tenant une médaille de quart de taille avec un golfeur en relief au centre, entouré par les mots "Association de Golf Open Championship Etats-Unis." Une chaîne d'or a tenu les deux ensemble avec trois petites plaques rectangulaires, la lecture, dans l'ordre, "Champion", "1897", et, en petites lettres, "Gagné par Joseph Lloyd." La médaille est en bien meilleur état que la mémoire de tous, sur ce joueur. Lloyd est tombé dans l'oubli de l'histoire du golf. "J'ai essayé de trouver quelque chose à son sujet", a déclaré McGrath, "et il est presque comme si il n'existait pas". En effet, il semble que oui. Si vous trouvez Lloyd dans un certain nombre de livres de records, vous pourrez voir son nom inscrit comme le vainqueur de l'Open 1897, et c'est tout. D'autres recherches feront révéler qu'il a terminé septième de l'année précédente, à Shinnecock Hills, avec un 78-82, huit coups derrière James Foulis, et a joué 87-80-86-86 (339) pour terminer quatrième dans la défense de son championnat, à Myopie Hun Club, en 1898 ». Qu'est devenu cet ancien champion ? Personne ne semble le savoir. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Joe LLOYD « The General » "The Dawn of Professional Golf". Deux courts extraits du livre de Peter Lewiss

Vardon contre Taylor (page 76) Taylor, qui ne se sentait pas bien depuis son arrivée en Amérique, avait un tour moins fatigant que Vardon. En Septembre, après le repos à Ashbury Park, New Jersey, il a joué sur le parcours de golf - peut-être le nom le faisait se sentir plus à l'aise - et perdu un match play face aux professionnels locaux. Le 15 Septembre, il a joué au Hunt Club, près de Boston, avant de prendre Joe Lloyd et John Dingwell au Essex County Club le 19 Septembre. Le lendemain, il a joué Brookline Country Club, contre la meilleure balle des professionnels locaux dans la matinée, et celle de deux ama- Joe LLOYD vainqueur de l’US Open en 1897 (assis 3ème à partir de la gauche) teurs dans l'après-midi.

Tournées européennes (page 80) A l'hiver 1896, Vardon, Taylor, Herd, Archie Simpson et Willie Auchterlonie ont été invités à jouer une série de compétitions à Pau, avec le professionnel local, Joe Lloyd, pour célébrer le 50e anniversaire du club. Vardon, étant de Jersey, parlait un peu français. Il fut chargé des questions financières du parti. Malheureusement, sa pratique de la langue française n'était pas suffisante, et ce fut une sources d'erreurs lors de la collecte des billets ou d'autres questions mineures.

Archie Simpson, A. Herd, W. Auchterlonie, H. Vardon, J-H Taylor, Joe Lloyd, lors du premier Challenge de Pros organisé au PGC (The big match) en 1896. Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Heureusement, ces grands professionnels ont été accueillis à Bordeaux par Joe Lloyd, qui a repris les droits de traduction. Ils ont décidé de jouer un événement le 24 Février et le 25, puis un tournoi de 72 trous les 1er et 2 Mars. Les matches sur les 24 et 25 étaient "un tournoi à l'américaine", qui était un tournoi en round robin où chaque joueur rencontre l’ensemble des autres. Taylor, Auchterlonie, Simpson et Vardon ont remporté trois matches chacun et ont partagé le premier prix. LLOYD 5


Allen Culpeper

SEALY

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Allen Culpeper SEALY Allen Culpeper SEALY (1850-1927). Peintre équestre et de paysages. Il est né et baptisé à Champ Grove House, Bitton, Keynsham, Somerset, le 10 Septembre 1850. C’est le fils de Thomas Sealy, un petit propriétaire et son épouse Ann. Il a été envoyé au pensionnat de Elm Grove House, Manchester Street, Littleham St. Thomas, Devon, mais il est revenu à la maison à Bitton en 1871 où il a peut-être étudié à Bristol School of Art. Il s'est marié à Sainte-Marie Majeure, Exeter, le 23 Août 1880, avec Elizabeth Philippa Pine Harris (25 ans) et l'année suivante, ce jeune artiste de 30 ans a vécu au 12 Melina Place, Marylebone à Londres avec son épouse. C’est un artiste de paysage, mais c’est principalement un peintre équestre et il a beaucoup voyagé sur demande. En 1891, il était à Doncaster, South Yorkshire, en 1901 à Rochester, Kent et en 1911 à Exmouth, Devon. Il a également été à Newmarket, Suffolk, où il a eu plusieurs commandes et son «Kingwood » est au Musée national de courses de chevaux à Newmarket. Il a exposé à la Royal Academy entre 1875 et 1886, également à Birmingham Royal Society of Artists ; Société des Beaux-Arts ; Art Gallery de Liverpool Walker ; Manchester City Art Gallery ; Royal Society of British Artists ; Hibernian Academy Royale et l'Institut Royal des peintres à l'huile. Il est mort à Parkstone, Poole, dans le Dorset, en 1927 et sa femme décéda très vite après lui en 1928, ils n'avaient pas d’enfants. A l'invitation de M. Frederick Henry Prince et plus tard de M. Dick Ridgway, familles bien connues dans la cité, Allen Culpeper Sealy est aussi venu à Pau peindre des scènes de la vie du golf et d'autres sports typiquement britanniques, tel la chasse aux renards avec le Pau Hunt dont de nombreux tableaux sont exposés au Cercle Anglais. Au Pau Golf Club ont été peintes cinq toiles dont trois (ci-après) sont accrochées aux cimaises de la Salle du Patrimoine.

Un putt au 9ème trou - 1893 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Allen Culpeper SEALY

Le drive de M. PLATT au 9ème trou - 1892

Un coup d'approche au 10ème trou - 1892 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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Allen Culpeper SEALY

Lord Saint Levan à l'adresse - 1893 (Peinture exposée à Saint Michael's Mount, Cornouailles)

Crossing the Jordan - 1893 Raphaël ROSSONI - Octobre 2014

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TABLE DES MATIERES

Pages

Préface Who’s Who...

2

DES FONDATEURS...

3

HAMILTON

William Alexander Hamilton 11th Duke of Hamilton and Bran-

ANSTRUTHER

Lieutenant Colonel James Hamilton Lloyd-Anstruther J.P.

10 à 12

HUTCHINSON

Colonel William Nelson Hutchinson

13 à 19

PONTIFEX

Major William Pontifex

20 à 24

SAPTE

Archdeacon John Henry Sapte

25 à 26

STEWART

John Stewart, esquire

27 à 31

STEVENSON

Major Stevenson

32 à 33

DES PRESIDENTS...

4 à 9

34

BERNERS

Mary Berners

35 à 40

BROOKE

Sir Victor Alexander Brooke, 3ème Baronnet

41 à 46

CRAIGIE-HALKETT

Miss Alice Louisa Craigie-Halkett of Cramond

47 à 52

FORBES-MORGAN

William Forbes-Morgan

53 à 54

FOSTER-BARHAM

Alkman Henryson Foster-Barham, Esquire

55 à 57

HARRISON

Graeme Harrison, Esquire

58 à 60

HORNOR

Lewis Hornor, Esquire

61 à 63

HUTCHINGS

Charles Hutchings, Esquire

64 à 66

JAMESON

FB Jameson, Esquire et Colonel HW Jameson

67 à 68

KILMAINE

Francis William Browne of the Neal 4ème Baron Kilmaine

69 à 73

LAWRANCE

Francis Cooper Lawrance

74 à 79

LIVINGSTON

Edward McEvers Livingston, Esquire

80 à 81

LONGUEUIL

John Charles Moore Grant, 9ème Baron de Longueuil

82 à 93

MAC FARLANE

Norman Mac Farlane, Esquire

94 à 95

MACNAB

D. M. MACNAB, Esquire

MELLOR

James Mellor, Esquire

OGARA

Carlos Garcia Ogara y Aguirre

103 à 104

OLIPHANT

Ebenezer Oliphant, Esquire

105 à 107

PLATT

Sydney Platt, Esquire

108 à 112

POST A.

Arthur Post, Esquire

113 à 114

POST JM

John Morris Post, esquire

115 à 116

PRINCE

Frederick Henry Prince, esquire

117 à 121

ROSS

H. Ross, Esquire

122 à 123

SAINT LEVAN

John Saint-Aubyn, 1er Baron Saint Levan

124 à 130

SCHAWBE

Alfred Schwabé

131 à 133

STEWART

James-Grahame Stewart, Esquire

134 à 135

THORN KING

Herbert Thorn King, Esquire

136 à 139

WRIGHT

John Henry Wright, Esquire

140 à 143

96 à 98 99 à 102

ET D'AUTRES...

144

DUNN

William Dunn surnommé "Old Willie"

145 à 148

GALLIFFET

149 à 151

HUTCHISON

Conte Marius de Galliffet Major Cecil K. Hutchison

LA MONTAGNE

Harry La Montagne

154 à 156

LLOYD

Joe Lloyd, surnommé "The General"

157 à 161

SEALY

Allen Culpeper Sealy

162 à 165

Table des matières

152 à 153

166

166

Pau Golf Club 1856 Who's Who 1856-1941 Edition mai 2015  

Raphaël ROSSONI Pau Golf Club 1856

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