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Jeux Paralympiques de Londres 2012 : trois médailles de bronze dans l’escarcelle de Algérie

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Quotidien national d'information

N° 5242 Prix 10 DA France 1 C

Vendredi 31 août - samedi 1er septembre 2012

L’ANP ASSÈNE UN ÉNIÈME COUP DE BOUTOIR À LA HORDE INTÉGRISTE

Neuf terroristes éliminés jeudi à Béni Amrane (Boumerdès) Par

LES UNITÉS de l’Armée nationale populaire (ANP) ont réussi un véritable coup de force en éliminant neuf terroristes lors d’une opération menée au niveau de Djebel Djerrah, dans la zone de Béni Amrane, dans la wilaya de Boumerdès, a annoncé jeudi le ministère de la Défense nationale, dans un communiqué. Après avoir précisé que tous les éléments du groupe localisé et composé de neuf criminels ont été éliminés, le ministère a indiqué que l’opération s’est soldée également par la récupération de cinq (5) pistolets mitrailleurs automatiques de type Kalachnikov, trois (3) fusils semi-automatiques, deux (2) fusils à pompe, deux (2) panneaux solaires, une quantité de munitions et divers autres effets. «Grâce à la pression permanente exercée par les forces de l’ordre sur les groupes terroristes et avec l’aide des citoyens, les unités de l’Armée nationale populaire engagées dans la lutte antiterroriste ont réussi à localiser (mercredi), le 29 août 2012, un groupe terroriste composé de neuf (9) criminels au niveau de Djebel Djerrah, dans la zone de Béni Amrane (wilaya de

Photo : Archives

Younès Djama

Boumerdès), et ont pu, dans un premier temps, mettre hors d’état de nuire un (1) terroriste et blesser un autre et procéder au bouclage de la

TOUS LES ANALYSTES ET OBSERVATEURS SONT FORMELS

zone où s’est réfugié le reste des terroristes pour engager, dans la matinée du jeudi 30 août 2012 et avec toute l’efficacité requise, une

opération offensive», lit-on dans le même communiqué. «Les unités de l’Armée nationale populaire engagées dans la lutte antiterroriste

ACTUALITÉ

«ACHIKATE EL BATTAL» REMPORTE LE KAKI D’OR 2012 À MOSTAGANEM

Par Abdelkrim Ghezali

JEUDI dernier, la Cnuced a lancé une alerte quant au risque réel d’une «récession mondiale majeure». Pour l’organisation onusienne, cette perspective «n’est plus

FINANCES „ Le projet de création d'une banque centrale, africaine avance ......... p2 ÉDUCATION „ Les tergiversations de Benbouzid . ............ p3 INTEMPÉRIE „ Les pluies orageuses se poursuivront jusqu'à dimanche..................... p5 Photo : DR

Photo : DR

Des textes primés qui peinent Les risques d’une récession mondiale, généralisée sont réels à séduire les metteurs en scène une fiction lointaine», estimant que la crise financière de la zone euro est «la plus grave menace» pour l’économie mondiale. C’est dans un rapport sur les situations et perspectives de l’économie mondiale 20122013, élaboré par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), les experts du département onusien des affaires économiques et sociales (Deas), ainsi que par 5 commissions régionales des Nations unies que cette alerte a été lancée. «Un échec des décideurs politiques, en particulier en Europe et aux Etats-Unis, à résoudre la crise de l’emploi et prévenir la crise de la dette souveraine et la fragilité du secteur bancaire et financier de se dégrader, représente la plus grave menace pour l’économie mondiale», affirment les rédacteurs du rapport, sans complaisance. Suite en page 14 Lire également cahier du week en pages 11 à 14

ont fait preuve une fois de plus de leur disponibilité et leur capacité à anticiper sur les déplacements des groupes terroristes et les détruire», a conclu le communiqué. Le dispositif sécuritaire déployé à l’occasion du mois de Ramadhan, renforcé pour la fête de l’Aïd, a permis de neutraliser 7 terroristes, dont 4 abattus et 3 capturés. À Ghardaïa, trois terroristes recherchés, dont un officier d’Aqmi, ont été arrêtés. Une arrestation intervenue à hauteur d’un barrage dressé au niveau de la porte sud de la ville. Parmi les trois capturés figure Necib Tayeb, alias Abderrahmane Abou Ishak Essoufi, un ancien membre du GIA qui a rejoint le Gspc (groupe islamique pour la prédication et le combat) rallié à Aqmi. Trois pistolets automatiques ainsi qu’une documentation «importante», ont été récupérés à l’occasion. À Jijel, quatre autres terroristes ont été abattus alors qu’ils projetaient de kidnapper un entrepreneur très connu de la ville d’El Milia quelques heures avant la rupture du jeûne. Quatre armes de type Kalachnikov ont été aussi récupérées sur les corps des quatre terroristes, dont l’un est Mohammed Aïssi, alias El Merigla. Suite en page 24

De notre envoyée spéciale à Mostaganem Wafia Sifouane

CONCOURS récompensant les meilleurs textes dramaturgiques, le Kaki d’or qui se veut aussi être un

hommage au monstre du 4 e art, Ould Abderrahmane Kaki, s’est tenu, jeudi dernier, à la maison de la culture de Mostaganem et, cela, en marge de la tenue de la 45e édition du festival national du théâtre amateur. Suite page 17

SPORTS „ AGO du CSA MCA : bilans moral et financier approuvés à l'unanimité ............. p19


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L ’ É V É N E M E N T

Vendredi 31 août - samedi 1er septembre 2012

ELU PRÉSIDENT DE L’ABCA, LAKSACI AFFIRME :

Le projet de création d’une banque centrale africaine avance Smaïl Boughazi

fin de renforcer la coopération et l’intégration monétaire, les gouverneurs des banques centrales africaines ont pris un certain nombre de décisions en vue d’accélérer le processus de création d’une banque centrale africaine. C’est ce qu’a indiqué un communiqué de l’Association des banques centrales africaines (Abca) qui a tenu sa réunion annuelle à Alger, jeudi dernier. Selon le document repris par l’APS, les membres de l’Abca se sont félicités des progrès accomplis dans la préparation à la concrétisation de ce projet et du fait qu’ils œuvrent à accélérer sa réalisation. Selon le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), M. Mohamed Laksaci, élu président de l’Association depuis jeudi dernier, la future banque centrale africaine aura son siège au Nigeria. Un groupe de travail mis en place par l’Abca au niveau de la Banque centrale du Nigeria examine actuellement les modalités pour lancer ce projet, a-t-il dit lors d’un point de presse à l’issue de la réunion de l’association. Pour les conditions d’adhésion à cette banque, Laksaci a précisé qu’elles vont obéir aux mêmes critères de convergence macrofinancière entre Etats, exigés lors des intégrations monétaires, de création de monnaie unique ou

A

de banques centrales entre plusieurs pays. «C’est un ensemble de critères qui sont suivis, le taux d’inflation, le taux du déficit budgétaire par rapport au PIB, le niveau de réserves et le degré d’implication des banques centrales dans le financement des déficits budgétaires», a-t-il détaillé. Par ailleurs, le gouverneur de la BA a mis en relief l’engagement des pays africains dans une intégration monétaire qui devrait également se renforcer avec la création d’un fonds monétaire africain au Cameroun et une banque d’investissement en Libye. Sur un autre plan, le conseil des gouverneurs de l’Abca a également élu le gouverneur de la banque centrale de Maurice, M. Rundheersing Bheenick en qualité de vice-président. Il a aussi procédé à l’élection des

membres du bureau de l’Abca qui sera constitué des gouverneurs des banques centrales du Soudan, du Congo et des représentants des comités sous-régionaux de l’Afrique centrale, Australe, de l’Ouest et de l’Est. Enfin, un symposium, sous le thème «Défis pour les banques centrales africaines face à la volatilité des mouvements de capitaux et des cours des matières premières» a été tenu par l’association. Une rencontre qui a montré l’importance de la maîtrise et de la stabilité des prix des matières premières en Afrique, d’où la nécessité pour les banques centrales de mettre en place un ensemble de politiques appropriées qui tiennent compte de la nature des chocs externes et de la spécificité de chaque pays. S. B.

Photo : DR

Synthèse de

Les avoirs en or ne sont pas un critère de résilience pour la BA en raison de leur volatilité Les avoirs en or de l’Algérie ne figurent pas parmi les critères d’appréciation de la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs en raison de la volatilité des prix de ce métal précieux sur les marchés internationaux, a indiqué à l’APS le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), M. Mohamed Laksaci. M. Laksaci qui s’exprimait en marge de la 36 e réunion du Conseil de l’association des Banques centrales, africaines, a expliqué que parmi les réserves officielles de l’Algérie, seules celles de change (devises) sont utilisées actuellement par la BA comme critère d’appréciation de la position extérieure de l’Algérie. Ce choix est motivé par le fait que les avoirs en or risquent des fluctuations

engendrées par la volatilité des prix de ce métal, dans le cas où ils sont considérés comme facteur de résilience de l’économie du pays face aux chocs et crises exogènes. «Dans le cas de l’Algérie, l’or est comptabilisé par la BA au prix historique. C’est vrai, nous avons un niveau d’avoirs extérieurs en or appréciable et quand nous parlons de résilience de l’économie par rapport à l’extérieur nous prenons le critère des réserves officielles de change, or non compris», at-il indiqué. Le gouverneur répondait à une question sur les prévisions de la BA concernant l’acquisition de nouvelles réserves en or dans ce contexte de crise financière qui conforte ce métal précieux comme seule valeur refuge pour les

investisseurs. «Si nous comptabilisons l’or, nous pourrions avoir une volatilité des avoirs extérieurs corrélativement à la volatilité des prix de l’or. En réalité nous n’avons pas besoin d’ajouter l’or dans nos réserves de change pour dire que la position extérieure est appréciable», a-t-il soutenu. M. Laksaci a cependant, précisé que les réserves en or sont comptabilisées dans le bilan des avoirs extérieurs de l’Algérie mais sans en avancer leur valeur. «Dans le bilan d’une Banque centrale les réserves en or et en devises sont comptabilisées dans les avoirs extérieurs et constituent la garantie de la monnaie nationale émise en vertu de la loi sur la monnaie et le crédit», a-t-il dit.

zzz AU FIL DES JOURS

Il y a vraiment le feu ! Par Noureddine Khelassi

VINGT MILLE, trente mille ou même cent mille hectares de forêts et de maquis brulés cet été, voire plus, qui dit «mieux» ? Mais qu’importe enfin le vrai seuil du pire ! Déjà, à plus de trente mille hectares, le dantesque sinistre, c’est vraiment Apocalypse now, même si les statistiques disponibles ont établi des records antérieurs. 2012 est un sinistre millésime, mais ce n’est pas le plus tristement célèbre même si l’ampleur de la catastrophe est impressionnante à plus d’un titre. Dans l’évolution temporelle des feux de forêts, le pays a connu le pire du pire. Les années de la géhenne furent bien 1881, 1892, 1894, 1902, 1913, 1919, durant la période coloniale. Avec une mention spéciale de l’affreux pour 1956, 1957 et 1958, trois années tristement célèbres, qui seront dépassées par les années terriblement néfastes de 1983 (221 367 ha) et de la trilogie infernale 1992-1993-1994. Cette dernière année fut vraiment celle du record absolu : avec 271 598 hectares consumés ; elle dépassa largement le triste record des années de colonisation, enregistré en 1956, avec 204 220 hectares ! Dans la chronique des années de braise, l’an 2012, même s’il ne constitue pas un record absolu, a tout de même frappé les imaginations par l’étendue des surfaces parcourues par les feux et la fréquence des incendies. De ce point de vue, il se situe dans la moyenne des années 2000

qui ont connu une hausse exponentielle de la fréquence annuelle des feux, avec 4,1 millions d’hectares de surfaces boisées détruites. Le score absolu, périodes de la colonisation et de l’indépendance comprises, reste celui de 1994, avec un pic vertigineux de 2 322 feux ! Ces méphistophéliques chiffres sont à apprécier par rapport à la moyenne de 1 388 feux par an, enregistrée entre 1980 et 2008, années qui ont connu la fréquence de feux la plus élevée en moyenne depuis la colonisation. En Algérie, le pire n’est pas toujours encore à venir, mais il est toujours à craindre, comme les portes de l’enfer que personne ne veut franchir. Mais comment dès lors expliquer, sur l’échelle de la carbonisation sylvicole, le fait que 645 414 hectares ont été cramés durant la guerre d’Algérie, alors que les années de l’Indépendance ont enregistré l’apocalyptique chiffre de 1 556 807 hectares entre 1963 et 2007 ? D’aucuns argueront du fait que les années de lutte antiterroristes furent particulièrement inflammables. Mais, en fait, le terrorisme, conflit de basse ou de moyenne intensité, selon les périodes, n’est en rien comparable au conflit de haute intensité que fut la guerre d’Algérie. La preuve par les années 1956, 1957 et 1958 qui furent celles de Lucifer et de Dante réunis ! Si le four crématoire de l’été 2012 a singulièrement horrifié les Algériens, il a surtout débridé l’imagination par trop fertile de certains internautes et autres plumitifs de misérable veine. La danse de Saint Guy des uns et le

délirium tremens des autres ont en effet enflammé le Web et les colonnes de journaux jamais rassasiés de sensationnel incendiaire. Tels les vrais pyromanes qui jettent délibérément un mégot de clope sur les abords secs des maquis kabyles ou des étendues forestières auressiennes, ces apprentis sorciers ont allumé de véritables incendies politiques. Ils ont ajouté alors de l’huile sur le feu en dépeignant l’ANP sous les traits d’un implacable Néron qui se serait amusé à pratiquer la politique de la terre brûlée, comme l’avait fait, en son temps, l’armée coloniale. Comme si les militaires algériens, dont de très nombreux conscrits, armés de briquets et de boites d’allumettes auraient eu pour seul souci d’asphyxier leurs compatriotes, de faire c… les pompiers et les gardes-forestiers et de mettre le pays à feu et à sang ! Et si tous ces petits Néron de l’ANP avaient notamment incendié le sud de la France, juste pour emmerder François Hollande et l’obliger à faire des gestes significatifs à l’endroit de l’Algérie, afin de réchauffer des relations bilatérales cycliquement refroidies depuis 1962 ? Comme on l’observe, l’ANP en prend pour son grade quand, en réalité, c’est la négligence criminelle ou les pyromanes et la xéricité climatique qui expliquent le départ des feux. En Algérie, comme dans le reste du pourtour méditerranéen, et ailleurs dans le monde, les causes des incendies sont multiples, diverses, imputables tant à l’homme, qu’à la nature ou à la fatalité. On sait depuis toujours que la main de

l’homme, volontaire ou pas, est derrière beaucoup de sinistres. Mais on n’ignore pas non plus que la part des feux dont l’origine demeure inconnue est encore importante. Par conséquent, causes naturelles, motifs accidentels, malveillance et raisons non identifiées, éclaireraient, selon les cas, le déclenchement des feux. Cette règle de quatre est valable en tout temps, en tout lieu et pour tout le monde, sauf là où il n’y a que de l’eau, de la neige ou du sable, et encore même en mer des feux sont possibles pour peu qu’il y ait du pétrole et des hommes ! En Algérie, la question ne réside finalement pas dans les moyens ou le savoir-faire des pompiers algériens. Ni d’ailleurs dans la disponibilité ou non d’aéronefs sophistiqués comme le Canadair ou des hélicoptères adaptés. La Protection civile algérienne a des moyens et des ressources humaines en quantité et en qualité. Ces dernières années, par exemple, 5 000 techniciens ont été formés en France pour mieux intervenir. Le problème réside nécessairement dans l’existence d’une double politique de prévention et d’amélioration de la réactivité à l’alerte, surtout dans la rapidité de la première intervention. Encore plus singulièrement, dans l’ouverture de plus de pistes d’accès aux forêts et aux maquis, à laquelle beaucoup de propriétaires de terres limitrophes ou incluses s’opposent systématiquement. La solution est connue. Elle s’appelle réaction, information, sensibilisation, analyse de risque et aménagement du territoire. N. K.


L ’ É V É N E M E N T

Vendredi 31 août - samedi 1er septembre 2012

RENTRÉE SCOLAIRE 2012-2013

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ELLES ONT ATTEINT 3,28 MILLIARDS DE DA ENTRE LE 10 JUILLET ET LE 18 AOÛT 2012

Les tergiversations de Benbouzid

Les ventes sans factures en baisse de 64,58% Par

Photo : Riad

Bahia Aliouche

Par Amel Bouakba

quelques jours de la rentrée scolaire 20122013, prévue le 9 septembre, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid continue de tergiverser sur les problèmes qui affectent le secteur de l’Education, notamment la surcharge des classes, l’allègement des programmes et la satisfaction des revendications socioprofessionnelles des enseignants et des travailleurs de l’Education. L’épineuse question de la surcharge des classes a été au coeur de la réunion qui s’est tenue, jeudi, entre Benbouzid et les syndicats du secteur. Pour régler la surcharge dans les classes de première année secondaire, un problème pénible pour les enseignants et les élèves, le ministre s’est contenté d’annoncer la récep-

À

tion de 140 nouveaux lycées, sur un total de 500 prévus initialement et ce en raison de «la lenteur de la cadence de réalisation», a-t-il déploré. Benbouzid a accusé les entreprises du bâtiment au niveau wilayal de ne pas respecter les délais impartis. Raison pour laquelle, a-t-il expliqué, «nous avons recouru à des sociétés étrangères pour parachever le reste à réaliser», citant à cet effet, le contrat conclu avec la société de construction chinoise pour la réalisation de 10 lycées à Alger où 29 seront édifiés. Toutefois, l’ouverture des 140 lycées ne devrait avoir lieu qu’au mois de décembre, selon Benbouzid. Le ministre a fait également part de «mesures provisoires» pour résorber le problème de surcharge des classes que connaissent certaines wilayas. Il a indiqué que «les CEM nouvellement bâtis seront mis

à contribution jusqu’à la finalisation des lycées prévus». De même, a-t-il ajouté, il est question «de l’extension des salles de cours au niveau de certains lycées pour en augmenter la capacité d’accueil, outre la transformation de certaines structures en salles de cours à titre provisoire». D’après le premier responsable du secteur de l’Education, «la classe ne doit pas compter plus de 20 élèves». Il a rappelé qu’avec «la réception de ces nouveaux lycées réalisés en 2008, le nombre atteindra 530», précisant que la réalisation de ces nouveaux lycées répond au problème de surcharge qui devrait se poser en raison du passage des élèves ayant achevé le cycle moyen de l’ancien système et ceux du nouveau (après les réformes). De leurs côtés, le Syndicat national des travailleurs de

l’Education (Snte) et la Fédération nationale des travailleurs de l’Education (Fnte) ont proposé la réduction de la moyenne de passage en classe de deuxième année secondaire à 9,5/20 au lieu de 10, pour alléger la charge sur les classes de première année secondaire. Certains syndicats, à l’instar de la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) menacent d’ores et déjà de paralyser les établissements scolaires si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Ils réclament entres autres, le versement de la 2e tranche des indemnités des travailleurs du secteur, ainsi que l’allégement des programmes et le réaménagement des classes pour une année scolaire calme et sans perturbations. A. B.

DISTRIBUTION DE VÉHICULES UTILITAIRES ET TOURISTIQUES CHEZ NISSAN ALGÉRIE

Disponibilité immédiate

Par Youcef Salami

NISSAN Algérie, représentant exclusif du constructeur automobile japonais, a engagé un vaste programme dans ses circuits de distribution de véhicules dont l’objectif est d’écourter les délais de livraison de ses véhicules et de les rendre disponibles immédiatement pour l’ensemble de ses clients. Cette disponibilité immédiate dont il est question dans ce programme, concerne aussi bien les véhicules touristiques, tel que la Micra, que les véhicules utilitaires à l’instar de l’Urvan, du Hardbody et du Pickup, ainsi que le souligne le constructeur nippon, pour qui, le marché algérien affiche une

demande supérieure à l’offre notamment en matière de véhicules utilitaires robustes. Ces derniers sont proposés aux clients de la marque japonaise, avec disponibilité immédiate. Nissan met en avant la disponibilité mais aussi la qualité de ses véhicules. D’abord, le nouvel Urvan. Il a été conçu dans les moindres détails pour être un partenaire fiable pour toute activité professionnelle, estime le constructeur nippon. Le véhicule a été équipé de sièges ergonomiques, spécialement conçus pour soutenir confortablement la colonne vertébrale du conducteur et réduire ainsi la fatigue des longs trajets. S’agissant des performances techniques, le

véhicule est doté d’un moteur diesel ZD30DD 16 soupapes, à injection directe de 3.0 litres. Concernant le Pickup, il est conçu pour être puissant et robuste et résister aux conditions de conduite les plus difficiles grâce à son moteur YD25 diesel, de 2.5 litres à injection directe. Et ce n’est pas tout, le véhicule a également été développé afin d’offrir un maximum de confort et de sécurité aux conducteurs. Les zones de collision ont été renforcées pour une protection maximale en cas de choc. Par ailleurs, doté de disques ventilés avant et de freins à tambour arrière, le Pickup dispose d’une capacité de freinage plus sûre. Enfin, le troisième véhi-

cule disponible immédiatement dans tout le réseau de Nissan Algérie est le Hardbody. Celui-ci se distingue par un châssis renforcé qui lui permet d’augmenter sa charge utile, qui est passée de 1 105 kg à 1 212 kg, soit plus de 100 kg de charge supplémentaire. Il est équipé d’un bac à benne et d’un nouveau pare-choc arrière, façon pare-buffle. Sous le capot, le Hardbody est motorisé d’un 2.7l diesel de 87 chevaux. En plus de la gamme utilitaire, les véhicules touristiques ont également enregistré un nouvel arrivage tel que la Micra, qui est proposée aux clients en disponibilité immédiate, annonce Nissan. Y. S.

LES SERVICES du contrôle de la qualité et des pratiques commerciales du ministère du Commerce ont relevé une baisse de 64,58% en termes de transactions commerciales sans factures, durant la période allant du 10 juillet au 18 août 2012, par rapport à la même période de 2011. Les transactions sans factures se sont ainsi chiffrées à 3,28 milliards de dinars contre 9,26 milliards de dinars, durant la même période de l’année 2011. Les opérations de contrôle ont permis d’effectuer 178 477 interventions qui se sont soldées par 42 410 infractions à la réglementation et l’élaboration de 40 916 procès-verbaux d’infraction, précise le bilan du ministère du Commerce. Les marchandises saisies ont atteint une valeur de 53,6 millions de dinars pour diverses infractions, alors que 2 864 locaux ont été fermés. Au chapitre du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, les interventions ont permis de relever 17 705 infractions et de dresser 17 255 procès-verbaux d’infraction avec la fermeture administrative de 986 locaux. Ces interventions ont permis également la saisie de 348,59 tonnes de marchandises non conformes et impropres à la consommation, d’une valeur de 48,3 millions de dinars. Au plan du contrôle des pratiques commerciales, 24 705 infractions ont été relevées et 23 661 procès-verbaux ont été dressés avec la fermeture administrative de 1 878 locaux. Ces opérations ont permis de relever un chiffre d’affaires illicite totalisant 3,28 milliards de dinars ayant fait l’objet de transactions sans facturation, ainsi que la saisie de marchandises d’une valeur de 5,2 millions de dinars. Quant aux principales infractions aux pratiques commerciales enregistrées du 10 juillet au 18 août 2012, elles ont consisté essentiellement en défaut d’affichage des prix et des tarifs, soit 61,06 % du nombre total des infractions avec 15 084 infractions. Les infractions liées au défaut de facturation des transactions commerciales sont au nombre de 2 847, soit 11,52% des infractions. L’opposition aux opérations de contrôle a atteint 1 647 infractions, l’application de tarifs illégaux représente 334 cas et la pratique d’activités commerciales autres que celles inscrites au registre du commerce 299 cas. Le nombre des interventions effectuées par les services de contrôle du ministère a progressé de 14,54%, à 178 477 interventions du 10 juillet au 18 août 2012, contre 155 815 durant la même période de l’année précédente. Le nombre d’infractions a évolué quant à lui de 9,65% passant de 38 679 à 42 410. Selon le bilan du ministère, le montant des marchandises saisies a évolué de 133,04% à 53,6 millions contre 23 millions durant la même période de l’année 2011. La fermeture administrative des locaux a connu une légère hausse de 0,74% s’établissant à 2 864 contre 2 843 durant la même période de l’année précédente. B. A.


L ’ É V É N E M E N T

Vendredi 31 août - samedi 1er septembre 2012

APRÈS DES TEMPÉRATURES CANICULAIRES

PLUSIEURS RÉGIONS DU PAYS CONCERNÉES

Les pluies orageuses se poursuivront jusqu’à dimanche

Une pluie salvatrice

De notre correspondant à Annaba

Par

Mohamed Rahmani

Badiâa Amarni

oulagement chez les habitants du nord du pays. Après un été rude avec ses grandes chaleurs, ses incendies et ses coupures d’électricité, voilà qu’un avant-goût de l’automne se fait déjà sentir. En effet, les pics de chaleur, qui ont atteint parfois les 40 degrès au nord du pays, ont été réduits sensiblement hier, avec 25 degrès seulement à Alger, et accompagnés de pluies orageuses qui ont touché plusieurs régions d’Algérie. Plusieurs wilayas du pays ont été affectées justement, depuis hier vendredi, par ces pluies orageuses prévues par l’Office national de la météorologie (ONM). Selon un bulletin météorologique spécial (BMS) diffusé jeudi par cet organisme, des pluies orageuses devaient toucher du vendredi 31 août à 6 heures au samedi 1 er septembre à 18 heures, les wilayas de Chlef, Tipaza, Alger, Boumerdès, Aïn Defla, Blida, Médéa et Bouira. Les cumuls estimés, dans ces wilayas, devront atteindre ou dépasser localement 40 mm durant la validité du BMS. Quatorze autres wilayas, à savoir Tizi Ouzou, Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba, El Tarf, Guelma, Constantine, Souk Ahras, Batna, Oum El Bouaghi, Tébessa, Khenchela et le nord de Biskra sont, elles aussi, touchées par des pluies orageuses qui ont commencé vendredi 31août à 6 heures et se poursuivront jusqu’à dimanche 2 septembre à 12 heures. Les cumuls estimés, dans ces 14 wilayas, atteindront ou dépasseront localement 60 mm durant la validité, selon les précisions du bulletin. Les citoyens ont accueilli avec joie ces pluies après avoir été mis à rude épreuve par la canicule qui a sévi tout au long de l’été, notamment pendant le Ramadhan. Une chaleur accentuée par les feux de

Photo : Riad

S

forêt qui ont concerné l’ensemble du territoire national. C’est donc un véritable répit auquel ont eu droit les citoyens. Mais comme chaque fois aux premières averses, beaucoup de routes et de quartiers ont été inondés par ces premières pluies. Les avaloirs étant bouchés, certaines voies sont restées impraticables, sans compter les marres d’eau qui se sont formées et qui ont causé des désagréments à beaucoup de citoyens qui se sont retrouvés, pour leur malheur, aspergés d’eau au passage de voi-

tures. Même le tramway a été mis à l’arrêt dans la matinée d’hier en raison d’importantes quantités d’eau qui se sont accumulées au niveau de la station BrossetteHussein Dey, dû certainement aux avaloirs périphériques qui n’ont pas fonctionné. La desserte a repris à la mi-journée. Les averses ont également provoqué la sortie de son lit de l’Oued Ouchayeh, qui a eu un impact négatif, vu la fermeture à la circulation de l’axe Haï El BadrBachdjarah. La situation aurait pu être plus grave si une opération de

nettoyage n’avait pas été engagée sur le site, en mars dernier. Et les exemples ne manquent pas à travers l’ensemble du territoire national à chaque fois qu’il y a des averses ou des intempéries. Des efforts doivent être, en permanence, consentis par les responsables à charge de ces opérations de nettoyage pour épargner bien des dégâts, voire des catastrophes comme ça a été le cas à Bab El Oued en novembre 2001, d’autant que l’automne et l’hiver approchent à grands pas. B. A.

PREMIERS ORAGES, PREMIÈRES INONDATIONS

La ville de Béjaïa baigne dans des eaux boueuses De notre correspondant à Béjaïa Kamel Amghar

LES PREMIÈRES pluies automnales, qui se sont abattues durant ce week-end sur toute la région nord du pays, ont été accueillies avec beaucoup de soulagement à travers la wilaya de Béjaïa. L’orage a finalement éteint les nombreux incendies de forêts qui étouffaient les populations depuis plus d’un mois. Il a également adouci les températures qui ont frôlé les 40°C durant tout le mois d’août. Mais faute d’entretien des réseaux d’assainissement et de drainage des eaux pluviales, des inondations ont été enregistrées dans plusieurs quartiers et cités résidentielles du chef-lieu de wilaya. Les caniveaux et les avaloirs étant bouchés par des déchets divers, les eaux ont naturellement débordé sur les chaussées et le tissu urbain environnant. Les quartiers d’El Khemis, Amriw et Daouadji baignaient, hier matin, dans des eaux vaseuses. La même

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situation s’est répétée à la cité Tobbal et à la cité Douanière. La circulation automobile suspendue, citoyens et commerçants ont retroussé leurs manches pour limiter les dégâts. De nombreux commerces, partiellement noyés par des torrents boueux, ont subi des dégradations variables. Des citoyens, occupants le rez-dechaussée des immeubles d’habitation, ont subi également des dommages. La réaction des ser-

vices de l’APC et de la direction des travaux publics a été jugée lente et timide par les «sinistrés», qui accusent les autorités locales de négligence. «L’administration publique a été avertie à l’avance par les services météorologiques. Le nettoyage et le curage des réseaux de drainage des eaux pluviales n’a pas été fait ! C’est une grave méprise qui se répète chaque année», ressasse-t-on indéfiniment. Dans les camps de vacances du lit-

toral, l’averse a sonné la fin du congé. De nombreux estivants ont déjà commencé à plier leurs bagages, d’autant plus que les services de la météo annoncent la poursuite de cette perturbation jusqu’à dimanche prochain. En somme, ces premières pluies, malgré les désagréments causés çà et là, ont été bien accueillies par les populations. De l’avis général, elles mettent un terme à un été qui sent le brûlé. K. A.

APRÈS les fortes chaleurs qui ont sévi à Annaba cette dernière semaine, particulièrement le jeudi où le mercure a grimpé jusqu’à 42 degrés Celsius, de fortes pluies se sont abattues sur toute la région durant la journée d’hier, touchant toutes les localités de la wilaya. Une fraîcheur bienfaitrice très appréciée par les habitants qui avaient dû affronter des températures extrêmes en cette période estivale. Cette pluie, des averses suivies par intermittences de bruine, a été, aussi, salvatrice pour les milliers d’hectares ravagés par les incendies et dont certains comme celui de Seraïdi fumait encore jeudi passé. Les maigres moyens dont dispose la Protection civile ne pouvaient faire face à tant de feux de forêt qui se déclaraient un peu partout souvent en même temps, à croire que ce sont des incendies criminels dont les auteurs restent à ce jour inconnus. Cette pluie générale a éteint tous les feux au grand bonheur des citoyens qui étouffaient et qui espéraient voir les agents de la Protection civile en venir à bout. En ville ce sont de petits torrents qui se sont formés nettoyant sur leur passage tous les déchets qui s’entassent sur les avaloirs, qui fonctionnent tant bien que mal, évacuant les eaux de pluie. Ces précipitations inattendues ont aussi servi la grande opération de nettoyage général décrétée par la wilaya et les associations de la société civile qui se sont mobilisées pour l’opération. Toutes les poussières qui s’étaient accumulées pendant les grandes chaleurs ont été lavées et les détritus jetés çà et là ont été emportés par les eaux pour être rapidement ramassés par les centaines de volontaires sur les lieux. Les engins et les camions des APC et des entreprises publiques et privées ont travaillé hier dans la fraîcheur d’une journée qui a vu la température sensiblement baisser pour se stabiliser entre les 20 et 25° ; une atmosphère et une ambiance agréable qui ont vu les volontaires revigorés et redoubler d’efforts. Pour les paysans, ces pluies viennent à point et au bon moment, «C’est de bon augure et ce sont là des signes avant-coureurs d’une bonne campagne», nous dit El Hadj Aïssa, agriculteur à El Hadjar, avant d’ajouter «ces pluies opportunes, vont nous faciliter les labours, le sol s’en trouvera irrigué ce qui rendra le matériel plus performant et cela nous permettra d’aller plus vite. Nous en sommes très heureux». M. R.

Des orages sans dégâts à Tizi Ouzou De notre correspondant à Tizi Ouzou Lakhdar Siad

LES L O C A L I T É S de la wilaya de Tizi Ouzou n’ont pas enregistré de dégâts matériels et humains suite aux fortes pluies orageuses qui se sont abattues tôt hier matin sur le Nord, a-ton appris de sources diverses. Des averses aussi fortes que ponctuelles ont, en effet, donné lieu à des craintes de

retombées regrettables sur les personnes et les biens après une saison estivale particulièrement caniculaire marquée par des pics insupportables de chaleur, un fort taux d’humidité et un nombre incalculable d’incendies criminels. «Contrairement aux wilayas limitrophes de Boumerdès à l’Ouest, et de Béjaïa à l’Est, les remarquables chutes de pluies accompagnées d’orages n’ont pas provoqué de

dégâts à signaler, mis à part des problèmes d’infiltration d’eau dans les maisons classées précaires et quelques regards engorgés sur les routes inclinées», nous affirmait une source de la Protection civile qui ajoute que des personnes ont sollicité l’aide de ce corps pour prendre en charge des situations «ordinaires dans ce genre de caprices de la nature». Pour rappel, un BMS de l’Office

national de la météorologie, rendu public avant-hier, faisait part de pluies orageuses sur la partie nord du pays touchant les wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa, Boumerdès, Alger, Bouira, Chlef, Tipasa, Aïn Defla, Blida, Médéa, Jijel, Skikda, Annaba, El Tarf, Guelma, Constantine, Souk Ahras, Batna, Oum El Bouaghi, Tébessa, Khenchela et Biskra. L’alerte du BMS prendra fin demain dimanche à midi. L. S.


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L ’ É V É N E M E N T RENTRÉE SCOLAIRE 2012/2013 À CONSTANTINE

É D I TORIAL

90 milliards pour les équipements socio-pédagogiques

Vive la rentrée Par Amine Echikr

De notre correspondant à Constantine

ELLE EST ANNONCÉE COMME CHAUDE par les observateurs avertis. Elle est attendue surtout par les écoliers et leurs parents. La rentrée est là. Sa température n’est ni chaude ni glaciale, juste légèrement pluvieuse. Les personnes pressées de voir un nouveau gouvernement en place vont finir par le voir venir. Celles qui espèrent renouer avec des grèves, pénalisantes pour tout le monde, trouveront probablement leur compte au vu des «guerres» qui ne manqueront pas de se déclarer autour de la gestion des œuvres sociales et pour des augmentations de salaires sans contrepartie. Les vacances se terminent mais il n’y aura pas grand monde pour faire son travail correctement, mis à part les imprimeurs. Les élections locales seront la grande attraction de la rentrée avec des dizaines de milliers de candidats. L’ascenseur social est devenu politique ou trabendo. Le travail, seul, ne permet plus au commun des mortels de mettre du beurre dans les épinards qui coûtent de plus en plus chers. La rentrée a-t-elle aussi des côtés agréables ? Comme la multiplication des encombrements dans les différentes artères des grandes villes. Il est évident pour les automobilistes que faire quelques centaines de mètres en voiture ne coûte rien. Le prix du litre d’eau minérale a dépassé, ces dernières semaines, celui de l’essence. Les vacances sont finies et les vendeurs à la sauvette sont à nouveau confrontés à la rigueur de la loi. La passivité des riverains et le contexte politique avaient poussé les pouvoirs publics à une sorte de laisser faire depuis les émeutes de janvier 2011. Les policiers sont de retour et beaucoup vont expliquer qu’il s’agit de l’instrument sécuritaire d’un régime dictatorial. La demande de sécurité est très forte. Les citoyens payent le prix fort d’un «laxisme» inexpliqué. Le trabendo a explosé, les accidents de voitures sont de plus en plus meurtriers, les commerçants se croient autorisés à tout faire ou à ne rien faire. A cela, il convient d’ajouter ce nouveau sport national qui consiste à entraver la liberté de circulation des citoyens quand un problème d’infrastructure se pose dans telle ou telle localité. La rentrée se fera avec l’espoir des citoyens de voir la loi appliquée, dans toute sa rigueur, à toutes et tous. Le piston, le népotisme, la corruption et le laisser-faire devront être considérés comme pratiques révolues. Il serait temps que rentrée rime avec sérénité. Une rentrée où le rire des enfants devant les portails des écoles soit le seul son que l’on entende avec le chant des oiseaux. Que l’on puisse de nouveau aimer la rentrée car elle serait annonciatrice de futurs vacances pour pouvoir profiter de la vie, enfin. Les Algériens sont fatigués de ne rien faire que cela soit pendant les vacances ou durant l’année. Alors, vive la rentrée si elle est bien réelle. A. E.

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A. Lemili

ous nous autorisons à dire que la rentrée scolaire de cette année sera celle qui aura été préparée dans les meilleures conditions depuis bien des années», une déclaration faite par Mohamed Latafi, cadre de la direction de wilaya de l’Education s’exprimant, au cours du forum qu’organisent conjointement, chaque semaine, les quotidiens L’index et El Mouachir, au nom du premier responsable administrativement absent à la suite d’un empêchement de dernière minute. Et pour qu’elle soit la mieux préparée. «Même s’il est prétentieux de dire qu’elle sera parfaite compte tenu d’abord des impondérables et ensuite de certaines insuffisances pour lesquelles il ne nous viendrait jamais à l’esprit de faire abstraction. Quoi qu’il en soit, 90 milliards de centimes lui ont été consacrés rien qu’en matière d’équipements pédagogique, technique, social (Cantines). Autrement dit, l’assurance de permettre aux élèves d’évoluer tout le long de l’année dans un univers que nous nous efforcerons de rendre parfait » soulignera celui-ci. Et comme pour souligner les impondérables, il ajoutera : «La consommation de ce budget exceptionnel devait se faire avant la fin avril et toutes les dispositions avaient été prises pour ce faire, sauf qu’une fois livrés, une partie des équipements commandés par l’administration, ne répondait pas à ses attentes pour ne pas dire aux normes et ont donc été rejetés. C’est vous dire également que même les voies et procédures sont dictées par de nouvelles attitudes, des attitudes responsables, inhabituelles dont le mérite a été à même de mettre un terme à la complaisance.» Pour matérialiser au mieux l’humanisme de l’administration à l’endroit des élèves et plus particulièrement des enfants issus de familles d’origine modeste, Mohamed Latafi évoquera l’aide à travers le concours de l’Etat par un don de 3 000 dinars à «62 000 enfants et le montant voisin de 168 millions de dinars, l’opération ayant été entamée depuis le mois de juin dernier. Toujours dans le cadre de la solidarité scolaire, tous les ouvrages pédagogiques destinés aux enfants de première année primaire seront fournis gratuitement comme ils le seront aussi pour les nécessiteux évoqués, quel que soit le palier d’étude fréquenté. S’agissant par ailleurs de la disponibilité du livre, nous pouvons vous affirmer qu’il n’y existera aucun manque, exception faite du livre de dessin de 3 e année dans la mesure où l’entreprise

«N

chargée de le confectionner et le fournir au secteur a failli à son engagement.» De manière générale, le débat avec les journalistes sera très riche et aidera à lever le voile sur beaucoup de sujets et eu égard aux réponses très pertinentes du représentant de la direction de l’Education de battre en brèche bien des spéculations sur le fonctionnement des établissements scolaires. Mohamed Latafi, n’a, à aucun moment et en aucun cas, hésité à aborder les sujets qui fâchent ou à confirmer les nombreuses et tout autant réelles lacunes du secteur, rappelant, malgré tout, les changements significatifs intervenus grâce à la volonté et au pragmatisme du nouveau directeur de l’Education. Il en sera ainsi du désamiantage de quelques établissements dont le démantèlement se fera dans des délais très rapprochés comme il expliquera, relayé en cela par un collaborateur, que la réalité des sureffectifs dans les classes de certains établissements n’est pas à occulter comme il soulignera que la majorité des établissements ne connaissent pas ce cas de figure, lequel (Est-il nécessaire de le souligner ?) est imputable aux déplacements des populations dans le cadre du relogement. S’agissant de la titularisation des enseignants contractuels et surtout des voies et moyens retenus, le représentant de la DE s’en remet à la hiérarchie et plus particulièrement aux services du ministère qui sont les seuls qualifiés dans la mesure où le dossier a une portée nationale et est traité en tant que tel. Sur le sujet plutôt épineux de l’hygiène scolaire, Mohamed Latafi estime que l’école en général et les écoliers en particulier sont victimes de l’absence d’une volonté chez les partenaires directement concernés de traiter valablement ce dossier en se concertant physiquement. Autrement dit, il s’agirait «d’un problème de communication et de circulation de l’information entre la direction de l’Éducation et les municipalités dont, il est utile de le rappeler, relèvent des établissements du premier degré (Primaire)». Il conclura sur le fait que tout ce qui a été débattu au cours du forum n’est pas sans apporter de nouveaux éclairages qui auraient pu échapper à l’administration et sont donc à même de l’aider à constituer une nouvelle feuille de route afin que le secteur joue, enfin, un rôle sinon efficace du moins assurer une scolarité normale aux élèves et rassurer leurs parents. Dans tout cela, il est à regretter, malheureusement, l’absence quasi totale des associations représentant les parents d’élèves, sinon la démission de ces mêmes parents qui laissent la nette impression de ne pas trop s’inquiéter de l’avenir de leurs enfants. A. L.

LE COMBAT DE L’ASSOCIATION SOS FAMILLES DE DISPARUS SE RENFORCE

Pour la ratification du pacte international contre les disparitions forcées Par Karima Mokrani

L’ASSOCIATION SOS familles des disparus, poursuit son combat pour connaître toute la vérité sur le sort des personnes interpellées et disparues, dans des conditions qualifiées d’injustes et de suspectes, durant les années noires du terrorisme. Jeudi dernier, à l’occasion de la Journée internationale des disparitions forcées, une soixantaine de personnes, entre proches directs des victimes et des représentants d’associations et d’organisations de défense des droits de l’Homme, étaient présentes à un rendez-vous donné à la Place du 1er- Mai à Alger pour marquer l’événement. Il s’agit, entre autres, de RAJ, Tharwa N’Fadhma N’Soumer, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh), Amnesty International Algérie et des syndicats autonomes, à l’exemple du CLA (Conseil des lycées d’Algérie). Parmi les présents, il y avait aussi des députés et des militants du FFS (Front des forces socialistes), à leur tête Me Mustapha Bouchachi, brandissant lui aussi une banderole appelant à dévoiler la vérité sur ce dossier des disparus qui reste une tâche noire dans l’histoire de l’Algérie. Tous interpellent les pouvoirs publics pour un traitement juste de ce dossier de façon à permettre aux familles de faire leur deuil si leurs proches sont réellement décédés, sinon les retrouver, et ce sera donc un miracle, s’ils sont encore en vie. «S’ils sont morts, qu’ils nous montrent leurs corps, s’ils sont vivants, qu’ils nous laissent les revoir…Nous souffrons chaque jour davantage parce que la vérité tarde à venir. Nos sommes exténués, nos cœurs brisés», affirme Ferhati Hassan, le président de l’association SOS familles des disparus, lui-même terriblement torturé après ses recherches pour retrouver un frère disparu dans des

conditions suspectes. Et ce dernier de poursuivre: «Malgré toutes nos souffrances et les difficultés que nous rencontrons au quotidien, nous ne baisserons pas les bras. La lutte continue.» En témoigne, la présence de vieilles personnes (hommes et femmes) dont l’âge doit dépasser facilement les 80 ans, tenant les portraits de leurs enfants disparus. «Ils sont venus trois fois le mois de Ramadhan dernier pour que je signe un papier indiquant que mon fils est mort. Je refuse de faire cela tant que je n’ai pas vu son corps et je ne renoncerai pas à mon combat tant que je respire. Seul la mort m’arrêtera.» D’autres voix abondent dans le même sens: «Rien ne nous arrêtera, ni les menaces, ni rien d’autre.» Ces mêmes voix crient sans s’arrêter: «Y en a marre de ce pouvoir», «Dites-nous toute la vérité sur nos enfants et nos parents», «20 ans, ça suffit», «Kidnappeurs, criminels et ils prétendent être des nationalistes»…et d’autres slogans dénonçant le pouvoir et ses représentants. La présence des familles des disparus, ce jeudi à Alger, est aussi un appel au gouvernement algérien pour ratifier le pacte international contre les disparitions forcées, signé par le même gouvernement le 06/ 02/ 2007. «Nous demandons au gouvernement algérien de ratifier cette convention. Chose qu’il ne veut pas faire pour ne pas se soumettre aux décisions de la jurisprudence pénale, internationale», estime le même représentant de l’association, Ferhati Hassan. Selon Me Bouchachi, «l’Algérie refuse de ratifier le pacte parce que le système politique algérien est impliqué dans ces disparitions forcées qui sont un crime international». Cette revendication (la ratification du pacte international contre les disparitions forcées) devient le cheval de bataille de l’association SOS familles de disparus. K. M.


L ’ É V É N E M E N T

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LA WILAYA RENFERME D’ÉNORMES POTENTIALITÉS

Skikda, une wilaya aux potentialités inestimables Par

unités œuvrent, pour l’essentiel, dans le domaine pétrochimique. Les plus importantes sont la raffinerie (RA1K) qui produit le GPL, les carburants et les bitumes, la Sonatrach TransportEst (gaz naturel, pétrole brut, condensat), l’Unité Helison (hélium liquide, azote liquide et azote gazeux), le complexe matière plastique CP1K (éthylène, soude caustique, soude fondue, soude hypochlorite) et le complexe liquéfaction de gaz naturel GL1K (gaz naturel liquéfié, propane, éthane, butane et naphta). L’existence d’une plate-forme industrielle de cette importance confère à la wilaya un cachet technologique de haut niveau. Cette base industrielle permet d’envisager un tourisme d’affaires très lucratif.

Algérie Presse Service

onnue pour une vitalité économique sous-tendue par la plus importante plate-forme pétrochimique du pays, la wilaya de Skikda est aussi une région hautement touristique avec ses plages de sable fin, ses sites panoramiques et ses vestiges à haute valeur historique et culturelle. Cette région dont la baie est considérée comme l’une des plus belles du pays, renferme également un imposant massif forestier où peut se développer le tourisme de montagne sportif, de randonnée, de découverte et de chasse. S’étendant sur une superficie de 4 118 km2, Skikda, une wilaya du nord-est de l’Algérie, est comprise entre l’Atlas Tellien et le littoral méditerranéen. Elle est limitée au Nord par la mer Méditerranée, à l’Ouest par la wilaya de Jijel, au sud par les wilayas de Constantine, de Mila et de Guelma et à l’Est par la wilaya d’Annaba. Elle se situe entre deux étages climatiques humides et subhumides. Elle est à variante douce et tempérée au niveau du littoral et froide à l’intérieur. L’étage humide couvre la zone occidentale montagneuse ainsi que les sommets à l’Est et au Sud. Le domaine subhumide prévaut sur les 4/5 du territoire de la wilaya avec une pluviométrie comprise entre 1 000 et 1 500 mm/an.

Avec une superficie agricole totale de 193 179 hectares et une superficie agricole utile (SAU) de 131 879 hectares dont 15 300 hectares en irrigué, l’agriculture demeure, avec l’industrie, l’un des principaux vecteurs de richesses de la wilaya. La stratégie nationale de développement agricole a retenu Skikda comme zone de production intensive des cultures maraichères, fruitières, industrielles et fourragères. Ces cultures sont à même d’engendrer des productions couvrant les besoins locaux et de dégager un surplus potentiel

destiné aux autres wilayas. Les actions à engager visent principalement à augmenter le potentiel foncier agricole par des travaux de mise en valeur des terres de parcours et improductives évaluées à 61 300 hectares. Le développement de l’apiculture, de la cuniculture, de l’aviculture, de l’élevage caprin, ovin et bovin en zones de montagne, pour venir en aide aux familles rurales, la création d’emplois additionnels et l’amélioration des revenus des exploitations, s’inscrivent aussi dans cette stratégie, avec la valorisation des productions agricoles par la multiplication des unités agro-alimentaires et des infrastructures de stockage. En matière de pêche, la wilaya de Skikda qui dispose d’une façade maritime de 140 km, se prévaut d’un important stock de pêche de la frange côtière, associé aux potentialités de pêche en sites aquacoles continentaux. Autant d’atouts susceptibles de donner à la wilaya une vocation tout aussi importante que celle ayant trait à l’agriculture. En moyenne, des prises annuelles de 5 000 à 5 400 tonnes (dont 90% de poisson bleu) sont enregistrées, soit 14,21 % seulement du poten-

tiel halieutique de la région-Est, estimé à 38 000 tonnes, toutes espèces confondues. L’activité de pêche est essentiellement pratiquée dans les ports de Skikda (Stora), de Collo et d’El Marsa. La production de l’année 2011 a atteint un total de 5 345,19 tonnes dont 86,73% de poisson pélagique, 7,8 % d’espèces démersales et 5,47 % pour les autres catégories, (crustacés et mollusques). Une flottille nouvelle constituée de bateaux industriels (chalutiers, senneurs, grands chalutiers, grands senneurs, palangriers et thoniers) sera injectée dans les ports de Stora (après son extension) et de Collo après sa réception en vue de promouvoir davantage ce secteur.

La petite école d’agriculture, embryon de l’université du 20-Août 1955 L’Ecole d’agriculture de Skikda fut créée durant la période coloniale, en 1900, par le gouvernement général de l’Algérie. L’établissement était destiné à dispenser une formation pratique et théorique à de futurs agriculteurs avertis, modernes, gérants de domaines, à des cadres d’en-

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L’agriculture et la pêche, grands atouts de Skikda

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treprises agricoles et à des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture. Le tout au service exclusif des colons. L’école est ensuite transformée en Ecole nationale supérieure d’enseignement technique (Enset) le 22 mars 1988. En 1998 elle passe au rang de centre universitaire, puis d’université à part entière, en 2001, baptisée université du 20-Août 1955 par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, le 20 août 2005. Cette université est située dans la commune d’El Hadaïek, à 4 km au sud-ouest de la ville de Skikda. Elle est répartie sur deux sites, celui d’El Hadaiek sur une superficie de 246 hectares et regroupant 5 facultés et d’Azzaba qui comprend la faculté de Droit et des Sciences politiques. L’université de Skikda qui compte actuellement 20 départements et 46 filières entre cycle long et cycle court, a accueilli pour la rentrée 2011-2012 un effectif de 19 726 inscrits. Elle constitue une des fiertés de l’Algérie indépendante.

Industrie, mines et énergie, un triptyque gagnant pour l’emploi Mis à part la valorisation des hydrocarbures, la wilaya dispose d’un tissu industriel constitué d’unités de transformation de matériaux et de substances utiles (bois, liège), d’agro-alimentaires, de textiles et de sidérurgie. Les unités de transformation au nombre de cinq (5) emploient 274 personnes tandis que les huit unités de production de l’agroalimentaire emploient un effectif de 762 personnes. De leur côté les unités exerçant dans la branche des matériaux de construction emploient 571 personnes. Quant au secteur des mines et des carrières il est fort de 20 sites exploités par divers intervenants employant 836 personnes. Dans le domaine énergétique, neuf (9) unités de production activent au niveau de la zone industrielle de Skikda avec un effectif de 7 445 personnes. Ces

Le tourisme, un point fort à valoriser Par sa situation entre la mer et les massifs, Skikda détient un potentiel de richesses touristiques aussi riches que diversifiées. Avec plus de 140 km de littoral méditerranéen, la wilaya offre d’excellentes opportunités de tourisme balnéaire alors que dans sa partie ouest, elle dispose de véritables curiosités avec les pittoresques massifs montagneux, un couvert végétal important et varié et une infinité de paysages forestiers. A tout ce potentiel naturel viennent s’ajouter les sources thermales d’Aïn Charchar et d’Azzaba et la source minérale de Beni-Ouelbene. La façade maritime est une zone à activité portuaire, de pêche et de plaisance. Elle s’étire d’El Marsa, à l’Est, jusqu’à Oued Z’hour à l’Ouest. L’on y recense quatorze (14) communes côtières. En outre et au-delà des 140 km de côte, plusieurs espaces touristiques sont identifiés dont l’espace d’El Marsa- Guerbes qui s’étend de la plage de Sidi Akkacha (extrême nord-est de la wilaya) à la pointe des ruines saintes. Il recèle d’importantes potentialités telles que les plages d’El Marsa et de Guerbes et un immense cordon dunaire ainsi que des ruines romaines. Néanmoins, le parc hôtelier de Skikda reste insuffisant, surtout durant la saison estivale au vu du nombre considérable d’estivants qui visitent cette région chaque année. Avec ses vingt-neuf (29) hôtels d’une capacité totale de 929 chambres, la wilaya de Skikda a fort à faire dans ce domaine. Les responsables locaux en sont conscients et soutiennent que la relance du secteur touristique reste liée à la concrétisation des projets intégrés dans les zones d’expansion touristique, notamment la Marsa, la baie de Collo, Tamanart et la Grande plage, ainsi que la mise en place de structures adéquates pour la promotion du produit touristique, local dans sa diversité pour susciter un attrait plus important auprès des touristes nationaux et étrangers. Un pari que l’antique Rusicada est en passe de réussir. APS


M O N D E

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EN PLEIN TRAVAUX DU 16E SOMMET DES PAYS NON-ALIGNÉS À TÉHÉRAN

Iran-Aiea : nouvelle polémique sur le nucléaire Selon le rapport trimestriel de l’Aiea, Téhéran a développé des activités «illicites» sur son site de Parchin, à Fordow, en mai, passant de 1064 à 2140 centrifugeuses, ce que les autorités iraniennes nient en bloc, qualifiant le texte de «politique» puisque sa publication coïncide avec la tenue du 16e sommet des pays non-alignés dans la capitale iranienne, qui présidera aux destinées de cette organisation pour un mandat de trois ans Par Lyès Menacer

ne nouvelle polémique qui risque de bloquer les discussions entre l’Iran et le groupe des 5+1 sur le nucléaire vient d’éclater entre Téhéran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) qui vient de publier un rapport accusant le régime de Khamenei d’avoir «plus que doublé sa capacité d’enrichissement d’uranium», a rapporté l’agence britannique Reuters. Selon le rapport trimestriel de l’Aiea, Téhéran a développé des activités «illicites» sur son site de Parchin, à Fordow, en mai, passant de 1064 à 2140 centrifugeuses, ce que les autorités iraniennes nient en bloc, qualifiant le texte de «politique» puisque sa publication coïncide avec la tenue du 16 e sommet des pays non-alignés dans la capitale iranienne qui présidera aux destinées de cette organisation pour un mandat de trois ans. «Publier ce rapport alors que l’Iran accueille le sommet du Mouvement des non-alignés n’est rien d’autre qu’une initiative politique destinée à ternir la réunion de Téhéran», a dénoncé le parlementaire Kazem Jalili, cité par l’agence de presse Isna. «Il semble que ce rapport est un scénario de guerre psychologique parce que l’Iran a démontré son autorité et sa place internatio-

Photo : DR

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nale au sommet MNA», a ajouté M. Jalili, également membre de la commission parlementaire de la sécurité nationale et des Affaires étrangères, a rapporté le quotidien français Le Monde sur son site Internet. L’Aiea a affirmé qu’elle n’a pas accès, pour le moment, à de nouvelles installations, capables de contenir 3 000 centrifugeuses. «En raison de ces activités importantes, la capacité de

l’agence à vérifier l’information sur laquelle ses inquiétudes sont fondées a été négativement affectée», a expliqué l’agence onusienne. «Quand l’agence aura accès à l’endroit (en question), sa capacité de mener une vérification efficace aura été considérablement entravée», ont insisté les rédacteurs de ce rapport qui relance ainsi la polémique sur le controversé programme nucléaire iranien,

fortement décrié par les grandes puissances occidentales qui soupçonnent Téhéran de développer cette industrie à des fins militaires. Mais Téhéran a rejeté ces accusations en réaffirmant que son programme sert pour la recherche médicale. «Nous étudions attentivement les détails du rapport, mais pour parler de façon générale, il n’est pas surprenant que l’Iran continue à violer ses obligations», a déclaré

hier le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, en réaction à la publication du rapport de l’Aiea qui conforte par ailleurs le discours guerrier d’Israël à l’encontre de l’Iran. Tel-Aviv tente en fait depuis des mois à convaincre ses alliés occidentaux de se lancer dans une guerre contre les installations nucléaires iraniennes mais Washington se montre pour le moment prudent, à quelques mois seulement de la présidentielle américaine. De son côté, l’Iran a rappelé qu’il ne renoncerait pas à son droit d’exploiter «pacifiquement» l’énergie nucléaire. «Nous avons pleinement rempli toutes nos obligations internationales, qu’il s’agisse du Traité sur la nonprolifération nucléaire ou des directives de l’Aiea. Nous n’accepterons jamais de renoncer à notre droit inaliénable au nucléaire», a indiqué le représentant permanent de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), Ali Asghar Soltanieh, repris par l’agence chinoise Xinhua. A la veille de l’ouverture du sommet du MNA, le Secrétaire général de l’Organisations des Nations unies, Ban kimoon a demandé aux dirigeants iraniens de prendre des «mesures concrètes» pour rassurer la communauté internationale au sujet de son programme nucléaire. L. M.

SELON LE HCR

Augmentation du flux des réfugiés syriens depuis trois jours la rédaction Internationale

LE Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est inquiété, hier, sur le récent afflux de réfugiés syriens dans les pays voisins, qui continue d’augmenter, le mouvement s’accélérant avec 15 000 arrivées de plus en trois jours. «Le nombre total de réfugiés syriens enregistrés ou attendant d’être enregistrés était de 228 976 à la date du 29 août», contre près de 215 000 le 26 août, indique un communiqué du HCR. «Nous continuons de voir une progression constante», a dit un porteparole de l’agence humanitaire, Adrian Edwards, qui a donné aux médias le détail des chiffres par pays. Le HCR constate ainsi une augmentation du nombre de Syriens qui arrivent dans la plaine de la Bekaa au Liban, avec près de 2 200 nouveaux arrivants la semaine passée, soit quasiment le double de la semaine précédente. En Turquie, plus de 80 000 personnes vivent dans 11 camps et écoles, selon les chiffres des autorités, cités par le HCR. Trois nouveaux camps, disposant chacun d’une

capacité d’accueil de 10 000 personnes, devraient encore ouvrir dans ce pays en septembre. Par ailleurs, en moyenne près de 1 400 Syriens arrivent chaque jour en Jordanie, où sont recensés plus de 72 000 réfugiés selon le HCR. Outre l’arrivée de nouveaux réfugiés, le HCR doit également gérer la prochaine rentrée scolaire en Syrie et dans la région alors que des familles sont toujours hébergées dans les écoles. Pour le porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Patrick McCormick, il est peu probable que tous les enfants en Syrie et dans les pays voisins puissent tous aller à l’école à la rentrée vu la situation. Sur le terrain, au moins 10 personnes, dont six civils et quatre rebelles, ont péri dans des violences hier, selon un bilan provisoire de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh), basé à Londres. Sur le terrain, les insurgés ont tenté de s’emparer d’un bâtiment de la défense aérienne à Boumakal (Est) et livraient bataille, pour la deuxième journée consécutive, pour s’emparer de la base aérienne d’Abou el-Zouhour,

l’une des deux plus importantes de la région d’Idleb (NordOuest), qu’ils contrôlent «en partie», selon l’Osdh. «Taftanaz et Abou el-Zouhour sont les deux principaux aéroports à Idleb, à travers lesquels le régime envoie ses avions pour bombarder les maisons des civils», avait affirmé le colonel

Afif Mahmoud Sleimane, chef du conseil militaire rebelle pour la province d’Idleb. La répression et les combats avaient fait 119 morts jeudi à travers le pays, dont 79 civils. Depuis le début de la révolte en mars 2011, plus de 26 000 Syriens, en majorité des civils, ont été tués selon une ONG syrienne, 2 mil-

lions de personnes ont dû fuir leur maison et les violences pour s’installer ailleurs dans le pays, et des centaines de milliers d’autres se sont réfugiées principalement en Turquie et en Jordanie, mais aussi au Liban et même en Irak, selon des estimations de l’ONU. R. I.

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Faire face à l’endettement des ménages

Au vue des indicateurs des principales économies mondiales

Perspectives de l’économie mondiale

Au vue des indicateurs des principales économies mondiales

AU VU DES INDICATEURS DES PRINCIPALES ÉCONOMIES MONDIALES

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Les perspectives d’une relance en 2012 s’éloignent

Les prévisions du FMI sur les perspectives économiques mondiales se confirment de plus en plus. En octobre 2011, Antonio Borges, directeur Europe au FMI avait déclaré : «Nous tablons toujours sur une croissance en 2012, même très modeste, mais l’activité pourrait se retourner. Un risque de récession n’est donc pas à exclure», ajoutant, «en conséquence, nous devons changer nos politiques économiques» Par Abdelkrim Ghezali

ans son rapport de septembre 2011, le FMI avait encore prédit le maintien d’une croissance lente dans le monde. La situation s’aggrave en Europe où l’économie allemande qui en est le moteur, connaît un net recul. Selon une note de l’Ocde diffusée jeudi dernier, le commerce de marchandises ralentissait durant le deuxième trimestre 2012 dans la majorité des grandes économies mondiales avec une contraction

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tant des importations que des exportations. Outre les économies du G7 et de la zone euro, ce ralentissement de l’activité commerciale a touché l’Inde, la Russie et l’Afrique du Sud, ajoute l’Ocde. C’est ainsi que les importations et les exportations ont baissé en France (de 4,7% et de 2,5% respectivement), en Allemagne (de 3,5% et de 2,5%), en Italie (de 2,8% et de 2,4%) et au Royaume-Uni (de 1,1 et 4,2%). Elles ont aussi baissé en Inde (de 13,0% et 4,3%), en Russie (de 4,6% et 8,3%) et en Afrique du Sud (0,7% et de 8,3%), précise la note reprise

par l’APS. Une contraction de l’activité du commerce de marchandises a également affecté le Canada (baisse de 0,3%) et les États-Unis (0,5%), mais les exportations dans les deux pays ont montré une progression limitée (de 0,6% Canada et de 1,1% aux États-Unis). En Chine, les exportations ont cru de 12,8%, un taux qualifié du plus élevé depuis le premier trimestre 2007, à la suite de deux trimestres consécutifs de baisse, mais les importations ont progressé plus modérément de 2,5%. Les importations et les exportations du Japon ont aussi cru

(de 0,4% et de 1,6%) mais avec le taux le plus faible depuis le second trimestre 2009 pour les importations, selon la même source. Dans une note diffusée début août, l’Ocde signalait un ralentissement de l’ensemble de l’activité économique dans les principaux pays membres, relevant toutefois une «croissance modérée» en Allemagne et en France, et des signes de reprise au Royaume-Uni. Ces données relatives à la situation économique en Europe au début de l’été, ont reculé à la fin août. . Suite en page 13


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Vendredi 31 août - samedi 1er septembre 2012

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FAIRE FACE À L’ENDETTEMENT DES MENAGES

Par Daniel Leigh, Deniz Igan, John Simon et Petia Topalova

ans de nombreux pays, les ménages sont aux prises avec le fardeau de la dette qu’ils ont accumulée avant la Grande Récession. Pendant les cinq années qui ont précédé 2007, le ratio dette/revenu des ménages a atteint des records historiques dans les pays avancés et certains pays émergents. Du fait de l’envolée concomitante du prix des actifs — par exemple, en Espagne, aux États-Unis, en Irlande, en Islande et au Royaume-Uni, l’endettement des ménages est resté à peu près stable par rapport à leurs

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précédées par des accumulations de dettes plus fortes par les ménages ont tendance à être plus graves et plus longues. La consommation des ménages et le PIB réel baissent plus, le chômage augmente davantage, le désendettement des ménages -qui remboursent leurs dettes ou cessent d’en assurer le service- est plus prononcé et le marasme dure au moins 5 ans. La contraction plus marquée de l’activité économique après de telles crises est trop importante pour n’être que le reflet des baisses plus fortes des prix des logements. Elle n’est pas non plus seulement le fruit de crises bancaires. La gravité de la contraction s’explique plutôt par l’effet combiné des baisses des prix des logements et de l’augmentation de l’effet de levier avant la crise. Ces faits stylisés cadrent avec les prévisions de récents modèles théoriques, selon lesquelles l’endettement puis le désendettement des ménages conduisent à des périodes

actifs, ce qui a masqué leur exposition croissante à une chute brutale des prix des actifs. Quand les prix des logements ont baissé, de nombreux ménages ont vu leur patrimoine se réduire par rapport à leur dette et, comme leurs revenus étaient moindres, ils ont eu des difficultés à honorer les échéances de leurs prêts hypothécaires. Les défauts de paiement des ménages, les saisies immobilières et le bradage des biens sont désormais endémiques dans un certain nombre de pays. Quelles en sont les conséquences pour les résultats économiques? D’après une analyse portant sur les pays avancés au cours des trente dernières années, nous concluons que les crises immobilières et les récessions

résisté au récent fléchissement de l’économie mondiale. Cependant, comme les risques de baisse des cours restent élevés, leurs perspectives à court terme sont un sujet de préoccupation. Que doivent-ils faire si les cours stagnent ou se replient ? Les pays exportateurs de produits de base sont vulnérables aux cycles des cours de ces produits. En particulier, une baisse (hausse) soudaine de l’activité mondiale fait diminuer (augmenter) considérablement les cours des produits de base, le PIB et les soldes extérieurs des pays exportateurs. Les pays exportateurs devraient mettre de côté le surcroît de recettes pendant les phases de hausse des cours et utiliser cette épargne pendant les phases de baisse afin de stabiliser l’économie. Cependant, si les recettes sont plus élevées en permanence, il vaut mieux les utiliser pour augmenter l’investissement public et réduire les impôts, ce qui accroît la production et la prospérité à long terme. Comment les pays exportateurs de produits de base doivent-ils se préparer, étant donné l’incertitude qui entoure actuellement l’évolution des cours et les risques de ralentissement de la croissance mondiale ? Il serait raisonnable d’améliorer les capacités des institutions, d’incorporer de nouvelles informations sur la persistance des cours des produits de base, tout en constituant des volants budgétaires qui permettent de réagir à des chocs temporaires. Ce chapitre montre que les résultats économiques des pays exportateurs de produits de base -mesurés par la croissance du PIB réel et du crédit, ainsi que par les soldes extérieurs et budgétaires- restent étroitement liés aux fluctuations des cours de ces produits : ils s’améliorent pendant les phases de hausse des cours et se dégradent pendant les phases de baisse. Une baisse typique des prix de l’énergie et des métaux dure 2 à 3 ans, avec une baisse des cours réels de 40 à 50 % du pic au creux. Cela peut entraîner une réduction de la croissance du PIB réel de ½ à 1 point de pourcentage pendant la phase de baisse par rapport à la phase de hausse. La différence dans les résultats économiques est plus élevée lorsque les cycles des cours sont plus abrupts ou durent plus longtemps que d’habitude. Comment se porteraient les pays exportateurs de produits de base si les cours baissaient soudainement à cause d’une détérioration de la situation

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de marasme profond et prolongé. Que peuvent faire les pouvoirs publics pour soutenir la croissance quand l’endettement des ménages devient problématique ? Selon notre analyse portant sur plusieurs épisodes antérieurs et contemporains de désendettement des ménages, les politiques macroéconomiques sont essentielles pour éviter une contraction excessive de l’activité économique pendant les phases de désendettement des ménages. Par exemple, les transferts en faveur des ménages sans emploi dans le cadre de la protection sociale peuvent accroître leurs revenus et améliorer leur capacité à assurer le service de la dette, comme ce fut le cas dans les pays scandinaves dans les années 90. L’assouplissement monétaire peut rapidement réduire les remboursements des prêts hypothécaires et éviter les défauts de paiement des ménages, surtout quand les prêts sont à taux variable. L’octroi d’une aide au secteur financier peut atténuer le risque que les problèmes de bilan des ménages rendent les banques moins enclines à prêter. La relance macroéconomique connaît toutefois des limites. La borne limitant à zéro les taux d’intérêt nominaux peut empêcher que les baisses de taux d’intérêt soient suffisantes, et l’endettement élevé de l’État peut limiter l’ampleur des transferts budgétaires. Des mesures ciblées de restructuration de la dette des ménages peuvent donner de bons résultats. Des programmes audacieux et globaux, comme ceux lancés aux États-Unis dans les années 30 et en Islande de nos jours, peuvent réduire notablement le nombre de défauts de paiement des ménages et de saisies immobilières, et abaisser considérablement la charge du remboursement de la dette, pour un coût budgétaire relativement faible. Ces programmes évitent ainsi des cycles de baisse des prix des logements et de la demande globale qui s’auto renforcent. Cependant, pour être un succès, ces programmes doivent être conçus avec soin. Des critères d’admissibilité trop stricts ou des incitations mal structurées peuvent en limiter l’efficacité. Des programmes excessivement vastes, d’un autre côté, peuvent avoir de graves effets secondaires et mettre à mal la santé du système financier. Fluctuations des cours des produits de base et des pays exportateurs. Les pays exportateurs de produits de base ont profité de la montée des cours de ces produits au cours des dix dernières années : ils ont bien

économique mondiale ? Les fluctuations des cours des produits de base liées à l’activité mondiale ont des effets considérables sur les résultats économiques des pays exportateurs. Les effets sont les plus frappants pour les pays exportateurs de pétrole brut. Un choc sur l’activité mondiale qui relève le cours réel du pétrole d’environ 12 % rehausse le PIB réel des pays exportateurs de pétrole de 0,4 % au moment de l’impact et de près de 2 % trois ans plus tard. En général, la riposte budgétaire optimale à des fluctuations temporaires des cours des produits de base est anticyclique, bien que des considérations multilatérales puissent atténuer cette recommandation. Les pays exportateurs devraient mettre de côté le surcroît de recettes des produits de base pendant les phases de hausse des cours, qu’elles soient tirées par la demande ou l’offre, et utiliser ces volants pendant les phases de baisse pour lisser la volatilité. Une telle politique est particulièrement efficace lorsque la dette publique nette est faible et que la politique monétaire repose sur un régime de ciblage de l’inflation avec un taux de change flexible, qui réduit la volatilité de l’inflation. Cependant, si des chocs sur la production qui font varier les cours des produits de base ne peuvent pas être compensés, une perspective multilatérale ou la nécessité d’une action

collective pourrait appeler une politique budgétaire moins anticyclique de la part des principaux pays exportateurs de produits de base, qui contribuerait à contrer les effets que des chocs sur la production exercent sur l’activité mondiale. Comment les pays exportateurs de produits de base devraient-ils réagir face à des variations des cours qui pourraient être permanentes? Si l’on sait que les variations des cours des produits de base sont durables ou permanentes, la question principale est de savoir comment s’ajuster au mieux à des recettes budgétaires qui seront en permanence plus élevées ou plus faibles. Pour une hausse des cours, une augmentation de l’investissement public et une réduction des impôts sur le travail et le capital accroissent la productivité, la production et la prospérité du secteur privé. Cependant, il est difficile dans la pratique de déterminer avec exactitude si les variations des cours des produits de base seront temporaires ou permanentes. Il est donc nécessaire de renforcer les cadres d’action et de constituer des volants budgétaires pour faire face aux fluctuations cycliques des cours des produits de base, tout en incorporant aussi progressivement de nouvelles informations sur la persistance des cours. D. L./D. I./J. S./P. T.

Les perspectives d’une relance en 2012 s’éloignent

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Dans de nombreux pays, les ménages sont aux prises avec une dette élevée, après que les prix des actifs aient chuté depuis la Grande Récession. Ce chapitre analyse les effets de l’endettement des ménages après les crises immobilières et la façon dont les politiques publiques peuvent en réduire les coûts économiques. Les crises immobilières et les récessions précédées par des accumulations de dettes plus fortes par les ménages ont tendance à être plus graves et plus longues. Cette faiblesse économique est due à l’effet combiné des baisses des prix du logement et du surendettement qui résulte de l’augmentation de la dette avant la crise. Les politiques macroéconomiques, notamment l’assouplissement monétaire et les transferts budgétaires par le biais des dispositifs de protection sociale, sont cruciales pour éviter des contractions excessives de l’activité économique pendant de telles périodes. Cependant, elles ont des limites. Des politiques publiques audacieuses et bien conçues qui ont pour objectif de réduire la dette des ménages et le service de cette dette peuvent atténuer les effets négatifs du désendettement des ménages sur l’activité économique, pour un coût budgétaire limité

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Perspectives de l’économie mondiale

Suite de la page 11 Ainsi, l’indice de confiance des chefs d’entreprise et des consommateurs a enregistré un net repli en août dans la zone euro, enregistrant son cinquième mois consécutif de baisse, selon des chiffres publiés jeudi par la Commission européenne. L’indice de confiance économique s’est inscrit à 86,1 points, en baisse de 1,8 point par rapport à juillet. Il a atteint son plus bas niveau en près de trois ans. Dans l’ensemble de l’Union européenne, il a perdu 2 points à 97 points. La confiance dans l’industrie a continué de se replier dans l’ensemble de l’UE (-1,7 point), une tendance amorcée en mars, mais l’indice s’est en revanche stabilisé en zone euro (-0,2 point). La confiance s’est nettement dégradée dans le commerce de détail (-2,3 points dans la zone euro et -3,2 dans l’ensemble de l’UE). La confiance dans le secteur de la construction a aussi nettement décliné, perdant 4,6 points dans la zone euro (-3,0 points dans l’UE). Quant à la confiance des consommateurs, elle s’est fortement

affaiblie dans la zone euro (-3,1 points) et dans l’ensemble des 27 (-2,5 points), sur fond d’inquiétude accrue face au chômage mais aussi face à la situation économique en général et aux perspectives financières pour les ménages. Ce déficit de confiance n’est pas une vue de l’esprit. Il s’explique par le ralentissement de l’activité économique et commerciale et ses conséquences sociales. En Allemagne, qui résiste vaille que vaille à la morosité des économies du Sud de l’Europe, le marché du travail a continué de se dégrader en août, car, si le taux de chômage est resté stable, le nombre de chômeurs a lui augmenté, a indiqué jeudi l’Agence fédérale pour l’emploi. «Une hausse du chômage est courante pendant le mois estival d’août, mais cela a été plus marqué cette année que les années précédentes», souligne l’Agence, dans un communiqué. Le taux de chômage brut, qui était reparti en hausse en juillet après plusieurs mois de repli, est resté stable en août à 6,8%. En données brutes, le nombre de sans-emploi a augmenté de

29 000 sur un mois. Au total, il s’établit à 2,905 millions de personnes. En données corrigées des variations saisonnières, plus suivies des économistes, le nombre de chômeurs a augmenté de 9 000 sur un mois, ce qui est plus que les 8 000 sur lesquels tablaient les économistes. «Les beaux jours du marché du travail allemand sont finis», a commenté un économiste, soulignant que l’augmentation du nombre de chômeurs (en données brutes) était la plus haute observée pour un mois d’août depuis 1993. «Dans l’ensemble, les principaux indicateurs du marché du travail se révèlent de plus en plus faibles. Cela montre aussi une dégradation de la croissance de l’économie allemande», a commenté, le président de l’Agence pour l’emploi, cité dans le communiqué. Les marchés financiers, très sensibles à ces indicateurs économiques, ont répliqué jeudi dernier par une nette baisse confirmant la tendance qui a débuté mardi dernier. La plupart des places boursières mondiales ont terminé jeudi dernier dans le rouge. «Le marché est dans

une phase d’attente totale. Les investisseurs refusent de prendre position avant d’en savoir plus sur les banques centrales», explique un expert des marchés financiers. Ainsi, la Bourse de Londres a fini en recul. L’indice FTSE-100 des principales valeurs a achevé la séance sur un repli de 0,42%, abandonnant 24,08 points par rapport à la clôture de mercredi, à 5 719,45 points. De son côté, l’indice vedette Dax a lâché 1,64% à 6 895,49 points. Le Dax des 50 valeurs moyennes allemandes a fini en baisse de 1,08% à 10 944,05 points. La Bourse de Paris était en net recul (-1,02%), signant sa troisième séance dans le rouge d’affilée. L’indice CAC 40 a perdu 34,78 points à 3 379,11 points, dans un volume d’échanges très faible de 2,203 milliards d’euros. En milieu d’échanges, Wall Street évoluait dans le rouge jeudi à mi-séance, le marché optant pour la prudence après une série d’indicateurs économiques maussades et avant le discours du président de la Réserve fédérale américaine vendredi. Le Dow Jones lâchait

0,73% et le Nasdaq 0,91%. L’indice Dow Jones Industrial Average perdait 95,12 points à 13 012,36 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 28,10 points à 3 053,09 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 reculait de 0,72% (-10,10 points à 1 400,39 points). Les craintes sur les perspectives économiques mondiales ont fortement pesé sur les marchés avec la publication aux États-Unis de mauvais indicateurs sauf sur le front de l’immobilier américain, ce qui est paradoxal (les subprimes étant à l’origine de la crise financière actuelle qui a débuté en 2008). Si les puissances économiques mondiales peinent à remonter la pente, les pays du Sud font face à des risques majeurs si la situation ne s’améliore pas dans les mois à venir. Cette perspective est d’autant plus envisageable que la flambée des prix des céréales en raison de la sécheresse et de la conversion des produits agricoles en biocarburants, menace de famine près d’un milliard de personnes. A. G.


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prévenir la crise de la dette et la fragilité du secteur financier de se détériorer pourrait mener l’économie mondiale à la récession». Les plus pessimistes projetaient en revanche une croissance du PMB de 0,5%. Avec ce taux de croissance très faible, se sont les revenus des ménages qui seront très affectés. La Cnuced considère qu’une éventualité de perspectives meilleures pour l’économie mondiale passe inévitablement par «une action bien plus décisive et concertée au niveau international. Dans un tel cas de figure, la croissance pourrait atteindre 4 pour cent en 2012 et 2013. Cependant, les approches politiques du moment ne laissent que peu d’espoir pour un tel dénouement». Ainsi la Cnuced relève que les effets de la crise des subprimes pèsent toujours sur les économies des pays développés. D’où le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis en 2011 avec

une grave crise du chômage, ce qui s’est traduit en 2012 par un affaiblissement plus marqué. «Dans la zone euro, la croissance a également ralenti de manière considérable depuis le début de 2011. De plus, une grande variété d’indicateurs prévisionnels révèlent un effondrement de la confiance et suggèrent qu’un nouveau ralentissement économique pointe à l’horizon, avec une croissance nulle peut-être dès la fin de 2011 et en début 2012. Le Japon était en récession au premier semestre de 2011, causée en grande partie, mais pas exclusivement, par la triple catastrophe du mois de mars (tremblement de terre, tsunami, accident nucléaire). Alors que les efforts de reconstruction suite au séisme devraient élever la croissance du PIB japonais au-dessus de son potentiel à environ 2 pour cent pendant les deux prochaines années, les risques restent

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Suite de la page 1 Les économies développées «se trouvent face à une spirale structurée autour de quatre faiblesses qui se renforcent mutuellement: la crise de la dette souveraine, la fragilité des secteurs bancaires, une demande globale faible (associée à un chômage élevé) et la paralysie politique causée par des antagonismes forts et des carences institutionnelles», note-til encore. Le rapport de la Cnuced se base sur l’analyse de toutes les mesures prises par l’Union européenne et les Etats-Unis depuis la crise des subprimes en 2008, afin d’endiguer les effets collatéraux de la crise de l’immobilier et d’en limiter les conséquences, mais sans remettre en cause l’ordre économique mondial, cause réelle de la situation économique mondiale actuelle. Pour la Cnuced et autres observateurs objectifs de l’état de l’économie mondiale, les erreurs de management de la crise financière de 2008, se sont traduites par un «cercle vicieux menant à une tourmente financière et au ralentissement brutal de l’économie mondiale, ce qui affecterait sérieusement les pays émergents et en développement à travers le commerce et les marchés financiers». Pour la Cnuced : «Les défis les plus urgents sont la crise prolongée de l’emploi et l’affaiblissement des perspectives de croissance économique, en particulier dans les pays développés. Alors que le chômage reste à un niveau élevé proche de 9 pour cent et les revenus stagnants, la reprise reste au point mort à court terme en raison du manque de demande globale. De plus, l’allongement de la durée moyenne pendant laquelle des travailleurs toujours plus nombreux restent sans emploi, notamment parmi les jeunes, érode leurs compétences et les prive d’expérience professionnelle, ce qui affecte également de manière négative les perspectives de croissance à moyen terme». Les thèses les plus optimistes tablaient en 2011 sur un taux de croissance du PMB (produit mondial brut) de 2,6% en 2012 et de 3,2% en 2013. Cependant, estime la Cnuced, «l’échec des décideurs politiques, en particulier en Europe et aux Etats-Unis, à diminuer le chômage et à

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Les risques d’une récession mondiale généralisée sont réels

orientés à la baisse», écrit la Cnuced dans son rapport. Le constat de la Cnuced n’augure rien de bon pour l’économie mondiale. Ainsi, les économies des pays en développement et en transition qui stimulent pour le moment l’économie mondiale, risquent de connaître un ralentissement à partir de 2014. «Malgré le renforcement des liens économiques entre les pays en développement, ils restent vulnérables au ralentissement de l’activité économique dans les pays développés. Depuis le deuxième trimestre de 2011, la croissance économique dans la plupart des pays en développement et économies en transition a commencé à ralentir notablement. Parmi les principaux pays en développement, la croissance devrait demeurer robuste: en Chine, le taux de croissance devrait descendre sous la barre des 9 pour cent en 2012-2013, tandis que l’économie indienne devrait croître entre 7,7 et 7,9 pour cent durant la même période. Le Brésil et le Mexique devraient souffrir de manière plus visible du ralentissement économique mondial. Les pays à faible revenu ont aussi connu une légère baisse d’activité. La croissance du revenu par habitant a ralenti de 3,8 pour cent en 2010 à 3,5 pour cent en 2011. Cependant, malgré les prévisions d’un ralentissement économique à l’échelle mondiale en 2012-2013, les pays les plus pauvres pourraient connaître une croissance moyenne égale ou légèrement supérieure au niveau atteint pendant les deux années précédentes. La même chose vaut pour la catégorie des Nations unies des pays les moins avancés (PMA). Cependant, la croissance devrait tout de même rester inférieure à son potentiel dans la plupart de ces économies.» En d’autres termes, si une concertation mondiale et sans exclusive, n’est pas engagée dans les plus brefs délais et si les pays développés n’abandonnent pas leur égocentrisme et leurs politiques économiques et financières qui ne prennent en compte que leurs intérêts égoïstes, la récession mondiale globale serait au rendez-vous au plus tard, en 2015. A. G.


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BIJOUX TRADITIONNELS

Forte croissance de la demande en dépit de la rareté et la cherté des métaux précieux Par Algérie presse service

areté et hausse des prix de la matière première entravent l’essor de la bijouterie traditionnelle, malgré une forte croissance de la demande dans un marché qui brasse plusieurs milliards de dinars par an de chiffre d’affaires, relèvent mercredi des professionnels de la filière. Rencontrés au Salon national du bijou traditionnel (26 août1 er septembre), qui se tient au Palais de la culture MoufdiZakaria, les professionnels de la bijouterie traditionnelle sont unanimes: «la matière première est rare, et coûteuse». «Les prix de l’argent est en hausse depuis plusieurs années, et sa disponibilité sur le marché algérien dépend de beaucoup de facteurs, ce qui nous pose un sérieux problème pour le maintien de nos activités», a déclaré à l’APS M. Amar Haouchine, un artisan de Tizi Ouzou. Le cours du kilogramme d’argent oscille entre 100 000 et 110 000 dinars, en nette hausse par rapport aux 40 000 dinars des années 2000, et les 25 000 de la fin des années 1990, se désole-t-il. Entre 2000 et 2011, la hausse du cours de l’argent, matière première incontournable pour la confection des bijoux traditionnels dans beaucoup de régions d’Algérie (Kabylie, Aurès, Hoggar et Tassili) a dépassé les 175%, explique cet artisan, qui se dit «fier» d’être un pur produit des centres de formation professionnelle et de l’apprentissage. Le cours de l’Argent a bondi depuis le début de l’année sur les marchés des métaux précieux, notamment sur le London Metal Exchange (LME) de Londres, sur le sillage de la hausse du métal jaune, porté par un retour massif des investisseurs face à la baisse de la croissance et la déprime en Europe. Vendredi dernier (hier ndlr) en fin de semaine, l’Argent se négociait à 30,37 dollars l’once (31,33 grammes) contre 28,20 dollars une semaine auparavant.

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Mais, attention! l’ajout de cuivre ne doit pas altérer le niveau et la quantité d’Argent dans un ouvrage (bijou) qui ne doit pas être à 950 millièmes, pour être certifié par les services de la garantie. Actuellement, la mauvaise qualité des bijoux en Argent est due au fait que les artisans vont jusqu’à 925 millièmes de matière première, ce qui affecte négativement la qualité du produit. Redouane Kasdali, directeur central de l’Agence nationale de l’Or (Agenor), fournisseur officiel des artisans bijoutiers (Or et Argent) en métaux précieux en Algérie, estime que la marge bénéficiaire de l’agence est «très minime» par rapport à la surchauffe des cours sur les marchés internationaux. Agenor vend actuellement le kg d’Argent sous forme de grains à 100 000 dinars, et sous forme de plaques à 110 000 dinars, alors que l’Or est à 5,950 millions de dinars. Par ailleurs, M. Kasdali a réfuté toute pénurie de matières premières (Or et Argent) sur le marché national, précisant que la crise enregistrée en 2011 était la conséquence du blocage durant cinq mois par les services des Douanes des importations de métaux précieux, matières premières pour les artisans bijoutiers. «Une situation anachronique qui a fait grimper les prix de l’Or et l’Argent, et permis aux métaux précieux de contrebande d’être introduits en Algérie», résume H. Ali, un artisan bijoutier à la Casbah d’Alger. Devant le manque de matière première et la hausse des cours sur le marché parallèle, «nous sommes obligés pour faire tourner nos ateliers d’acheter de petites quantités d’Argent et d’Or fin» provenant de pays arabes ou méditerranéens, ajoute t-il. Même situation pour le corail, dont les prix ont explosé :

Photo : Riad

Le cours du kilogramme d’argent oscille entre 100 000 et 110 000 dinars, en nette hausse par rapport aux 40 000 dinars des années 2000, et aux 25 000 de la fin des années 1990, se désole-t-il

70 000 DA/kg. Même si la pêche au corail est officiellement interdite depuis le début des années 2 000 et les braconniers sévèrement sanctionnés, il y a «quand même du corail mis sur le marché», insiste un artisan.

Résistances Mais les difficultés pour les artisans bijoutiers ne s’arrêtent pas là: après la rareté et la cherté de la matière première, ils doivent en outre composer avec les ouvrages à bas prix importés, souvent «frauduleusement», selon des professionnels rencontrés au Salon national du bijou traditionnel. «Notre métier est en danger. Beaucoup d’artisans, même à Aït Yenni, berceau de la bijouterie traditionnelle en Kabylie, changent d’activité à causes de ces difficultés», fulmine Arezki Kettab, un artisan-bijoutier à Tizi Ouzou. «Nous continuons de résister, parce que nous sommes conscients de notre responsabilité de sauvegarder cet héritage culturel», a-t-il ajouté. Arezki Kettab a monté son affaire grâce à un crédit de l’Angem.

De leur côté, des artisans-bijoutiers des régions du sud du pays estiment que des facilités administratives pour l’accès aux aides financières, dans le cadre des différents dispositifs de soutien à l’emploi de jeunes notamment, est «plus que nécessaire» pour pérenniser et développer ce métier, «symbole de l’originalité culturelle de nos régions». Pour les professionnels des régions de l’extrême sud du pays, qui s’approvisionnent en matière première des villes du nord, le manque de touristes au Sahara est également un autre danger qui menace leur métier. Ils misent de plus en plus sur la demande croissante sur le marché national. En fait, tout cet intérêt brusque pour les bijoux en Argent, qui étaient il y a quelques années délaissés au profit des ouvrages en Or, beaucoup plus valorisés, car pouvant dans les moments de «disette» être gagés au niveau du Mont de Piété (Crédit Municipal), est le simple fait d’une hausse vertigineuse des prix du métal jaune en Algérie. «En vitrine à plus de 8 000 dinars le gramme pour le

Photo : Riad

Système D Face à cette situation pour le moins stressante pour les professionnels de la filière, les astuces ne manquent pas. Et, c’est le système D qui leur vient à la rescousse pour faire tourner leurs ateliers. Face donc à la rareté de la matière première, rien de mieux que les vielles pièces de monnaie en argent, et les bijoux inutilisés qu’ils achètent au prix de l’occasion. Comme «débrouille», il y a encore l’ajout de beaucoup plus qu’il n’en faut de cuivre, un alliage utilisé surtout pour les ouvrages en or.

18 carats, ou à 4 200 dinars au moins pour le 18 carats ‘’cassé’’ (d’occasion) dans les ruelles humides de la basse Casbah, entre l’ex-Rue Mogador et le marché de la Rue Bouzrina», lance Yazid, un artisan bijoutier. Et puis, «les goûts de notre clientèles en matière de bijoux ont beaucoup évolué. Les clients sont de plus en plus exigeants et sensibles aux moindres détails. Les échanges culturels, dont les voyages à l’étranger, sont l’un des principaux éléments qui ont participé considérablement à cette évolution», constate M me Souad Melouli Bekhoucha, une créatrice de bijoux d’Alger. «Heureusement pour nous que la demande est croissante. Notre métier pourra prendre son plein essor si on arrive à s’approvisionner d’une manière stable et à des prix raisonnables», affirme cette artisane qui a vue sa clientèle doubler en l’espace de deux ans. Organisé par la Chambre de l’Artisanat et des Métiers de la wilaya d’Alger, le Salon national du bijou traditionnel accueille 60 participants, dont 46 artisans venant des quatre coins du pays. Les techniques de réalisation du bijou traditionnel sont différentes d’une région à une autre. Le bijoutier kabyle est toujours fidèle aux modèles ancestraux, avec le rouge et le gris comme couleurs dominantes, alors que celui des Aurès continue de reproduire les anciens modèles tout en intégrant dans leurs ouvrages les influences de la mode italienne ou moyen orientale. Quant au bijou targui, il est fabriqué toujours à partir d’un moule, puis façonné ou découpé pour être ensuite décoré des motifs du Tifinagh. Objectif du salon: mettre en relations d’affaires les professionnels, faire connaître leur métier au public, et promotion du bijou traditionnel, témoin d’un art de vivre, d’une culture, mais aussi d’une conception de l’univers des créations du génie populaire algérien à travers le temps. APS


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C U L T U R E

CÉLÉBRATION DU CINQUANTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE EN EGYPTE

Exposition de photos et de documents à la Maison Sennary Des photos d’archives et des enregistrements audio et vidéo de la Bibliothèque d’Alexandrie sur les différentes étapes de la Guerre de libération nationale, ainsi que des toiles du grand miniaturiste algérien Mohamed Racim, sont exposés jusqu’au 4 septembre prochain au Caire, à la Maison Sennary, dans le cadre d’un vaste programme de célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie en Egypte Synthèse de Sihem Ammour

ans le cadre des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie en Egypte, organisées notamment par la Bibliothèque d’Alexandrie en collaboration avec l’ambassade d’Algérie au Caire, une exposition de photos et de documents sur la Guerre de libération nationale, ainsi qu’une pléiade d’activités culturelles se déroulent depuis mercredi passé à la Maison Sennary, au Caire. Intervenant à l’ouverture de cette manifestation, placée sous le thème «50 ans après la Révolution algérienne» et qui se poursuivra jusqu’au 4 septembre prochain, l’ambassadeur d’Algérie au Caire, Nadir Larbaoui, après avoir adressé ses remerciements aux responsables de la Bibliothèque d’Alexandrie, dont relève la Maison Sennary, pour l’organisation de cette manifestation, a souligné que cette manifestation «s’inscrit dans le prolongement des festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, organisées avec la collaboration du ministère égyptien de la Culture et de la Maison de l’Opéra du Caire, notamment le Festival de Louxor du cinéma africain le mois dernier. Ce programme traduit la profondeur des liens historiques entre l’Algérie et l’Egypte», rapporte l’APS.Divisée en trois parties, l’exposition entre dans le cadre du renforcement des relations entre l’Egypte et l’Algérie, a affirmé Aymen Mansour, directeur adjoint des projets spéciaux à la Bibliothèque d’Alexandrie. La première partie de l’exposition présente des photos d’archives et des enregistrements audio et vidéo de la Bibliothèque d’Alexandrie sur les différentes étapes de la Révolution algérienne et l’Indépendance. La deuxième est dédiée aux toiles du grand miniaturiste algérien Mohamed Racim, qui a lutté contre le colonialisme avec son art. La troisième et dernière partie, apport de l’ambassade d’Algérie au Caire, comprend des photographies et des documents rares sur les différentes étapes de la résistance algérienne à l’occupation française. Il est à noter que la première soirée a été marquée par une communication de l’écrivain et poète égyptien Chaâbane Youssef sur les relations

Photo : DR

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Adila Bendimered et Khaled Benaïssa primés au festival d'Angoulême LES ACTEURS algériens Adila Bendimered et Khaled Benaïssa ont été primés, mardi passé, au cinquième festival du film francophone d’Angoulême pour leur interprétation dans le film Le Repenti du réalisateur algérien Merzak Allouache. Adila Bendimered a reçu le «Valois de la meilleure actrice», et Khaled

Benaïssa celui du meilleur acteur pour leurs rôles dans Le Repenti, distingué à la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes 2012. Le «Valois du public» a été attribué au réalisateur sénégalais Moussa Touré pour son film La Pirogue qui a aussi reçu le «Valois de la mise en scène».

De plus, dans le cadre du programme «Mémoire de l’Egypte contemporaine» visant à faire connaître aux générations montantes la Guerre de libération algérienne et les relations historiques entre l’Egypte et l’Algérie, la Bibliothèque d’Alexandrie a prévu des conférences dans près de 300 écoles à travers l’Egypte. Pour rappel, dans le cadre de ce projet, lors du lancement au mois d’avril

passé par la Bibliothèque d’Alexandrie d’un site Internet dédié au fonds documentaire sur l’histoire de l’Egypte contemporaine et moderne, un intérêt particulier a été accordé la Révolution algérienne. Dans le site, on retrouve des archives de presse et des fichiers vidéo sur la Révolution algérienne, l’affiche du film «Djamila», une enveloppe commémorative émise par la Poste

égyptienne intitulée «Algérie». En outre, le groupe en charge du projet «Mémoire d’Egypte contemporaine» avait fait savoir qu’il possède une bibliothèque de mémoire sonore qui comprend une série de chants rares faisant l’apologie de la Révolution algérienne, interprétés entre autres par Faïza Kamel, Nadjah Salam, Souad Mohamed, Warda et Abdelhalim Hafez. S. A.

Le festival Doha-Tribeca rend hommage au cinquantenaire de l’Indépendance L’histoire du 7e art algérien sera à l’honneur du 4 e festival Doha-Tribeca, prévu du 17 au 24 novembre prochain dans la capitale qatarie, dans le cadre de la célébration par l’Algérie du cinquantenaire de son indépendance, indique jeudi le site électronique de la fondation Doha Films. A cette occasion plusieurs films algériens seront projetés «en guise de reconnaissance au cinéma algérien et à son rôle dans le développement du 7e art dans le Moyen- Orient et l’Afrique du Nord», indiquent les organisateurs. Le festival de Doha-Tribeca a été fondé en 2009 dans le cadre d’un partenariat entre Doha Films et le festival international Tribeca New York, fondé en 2002, après les évènements du 11 septembre, par des acteurs d’Hollywood, dont Robert De Niro, pour revitaliser la vie culturelle à Manhattan. Pour rappel, Le film Normal du réalisateur algérien Merzak Allouache avait remporté le prix du meilleur film arabe à la3e édition de ce festival, à laquelle l’Algérie avait participé également avec Keddache Thab’ni (Combien tu m’aimes) de Fatma Zohra Zaâmoum.

Photo : DR

historiques entre les peuples égyptien et algérien et le retentissement de la Guerre de libération algérienne dans les journaux et écrits des intellectuels égyptiens. Le poète égyptien a passé en revue des journaux, des textes en prose et de la poésie ayant abordé la Révolution algérienne, ainsi que des films et des pièces de théâtre glorifiant la lutte du peuple algérien, notamment ceux mettant en scène des figures révolutionnaires à l’instar de Djamila Bouhired. L’écrivain algérien, Waciny Laredj, a, pour sa part, présenté son livre sur l’Emir Abdelkader, figure emblématique de la résistance algérienne au colonialisme français. Par ailleurs, la Bibliothèque d’Alexandrie prépare, en coordination avec le ministère égyptien de la Culture et l’ambassade d’Algérie, une autre manifestation culturelle sur la révolution, qui se tiendra vers la fin octobre au siège de la Bibliothèque à Alexandrie.


C U L T U R E

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EL MASRAH EL DJADID DE BOUMERDÈS PRÉSENTE HOUB EL BAKÂA

Photo :M. Hacène

Une délicieuse caricature de la vie

De notre envoyée spéciale à Mosatagnem Wafia Sifouane

voluant dans un environnement rude, l’homme se déshumanise, perd ses valeurs et laisse paraître au grand jour ses instincts primaires. C’est à cette vérité là que le jeune metteur en scène Abdelghani Chentouf s’est intéressé dans sa pièce «Houb el Bakâa» présentée mercredi dernier à la Maison de la culture Ould AbderrahmaneKaki. Inscrite en compétition officielle de la 45e édition du festival national de théâtre amateur de Mostaganem, c’est la troupe El Masrah El Djadid de la wilaya de Boumerdès qui a dévoilé au public cette œuvre satirique qui réunit à elle seule plusieurs éléments pour séduire non seulement le jury mais également le public qui a beaucoup apprécié.

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Face à une salle bondée de monde comme à l’accoutumée, le rideau se lève dévoilant ainsi un décor qui a surpris plus d’un par son originalité et ingéniosité. Avec une barque au milieu de la scène et des vagues simulées avec du tissu, le public découvre trois jeunes hommes dans un état lamentable perdu au beau milieu de la mer. On devine vite qu’il s’agit de harraga, ces jeunes qui n’hésitent pas à se jeter à l’eau en quête d’une vie meilleure. Les trois jeunes hommes sales et affamés perdent patience et commencent à étudier la possibilité de sacrifier l’un d’entre eux pour se nourrir. Gorda, est un jeune chétif, il n’a presque que la peau sur les os, on comprend également qu’il s’agit d’un Berbère d’après son accent qu’il met bien en évidence. Quant à

EL KHOBZA ET MAHALLA POUR RENDRE HOMMAGE À ALLOULA

Alloula, une écriture intemporelle

VOULANT rendre hommage aux maîtres du 4e art, la 4e journée du festival, à savoir mercredi dernier, a été marquée par de vibrants hommages rendus au regretté Abdelkader Alloula. Après une conférence, débat animée durant la matinée, la soirée a donné l’occasion aux festivaliers et amoureux du théâtre de découvrir la pièce «Mahala» présentée par la troupe de la Fondation Abdelkader-Alloula. Adaptation libre d’Antigone de Sophocle la pièce divise la scène en deux, d’un côté on retrouve Antigone joué par deux comédiens avec des costumes d’antan, de l’autre El Goual qui nous raconte dans une langue populaire et un verbe chatié une tragédie bien plus récente. À travers un texte bien aiguisé, on retrouve tout le génie et la lucidité d’Alloula, d’un homme qui a su comprendre ses semblables et leur parler. Pour la section Off du festival, le théâtre d’El Moudja a abrité une ancienne école qui a ouvert ses portes durant la soirée pour dévoiler la pièce «EL Khobza» d’Abdelkader Alloula jouée par la troupe théâtrale de la Protection civile d’Alger. En effet, c’est grâce à ces amateurs de théâtre que Si Ali, l’écrivain public d’Alloula, a été ressuscité sur les planches sans prendre une ride et nous rappeler à quel point gagner sa vie est et sera toujours une rude affaire. W. S.

Noufaïkha, comme son nom l’indique, il est le plus grassouillet d’entre eux et donc celui qui court le plus grand risque de se faire manger. Quant au dernier Toutou, il n’a qu’une seule idée en tête, se nourrir quitte à sacrifier ses amis. On notera que Toutou est le nom qu’on donne au chien et au suiveur, une personne sans avis. Adaptation libre de l’œuvre «Les Hautes Mers» de Mrozek, le texte part d’une situation burlesque pour raconter l’actualité et la caricaturer. On y retrouve des allusions directes aux élections

quand les trois jeunes hommes décident de procéder à des élections libres pour élire celui qui se fera manger. Délicieuse parodie des élections législatives, on y retrouve un tas de répliques mordantes et des situations amusantes qui ont fait rire le public aux larmes, un public, qui en plus d’apprécier la prestation des superbes comédiens, s’est reconnu dans le texte. Spectacle loufoque et ironique, Houb el Bakâa traite de l’actualité d’une manière directe et intelligente s’ajoutant à cela

la remarquable prestation des trois comédiens ainsi que la scénographie créée par le metteur en scène. Déshabillant l’homme de son humanité, le texte de la pièce dit clairement que dans la plupart des cas ce sont les circonstances et la malvie qui ont fait de l’homme cette bête sans cœur. Cela est bien mis en évidence dans la chute de la pièce quand les trois jeunes hommes trouvent enfin de l’eau potable qui leur rendra tous leurs esprits. W. S.

Des textes primés qui peinent à séduire les metteurs en scène Suite de la page 1 Créé il y a cinq de cela pour répondre au manque de textes dramaturgiques et encourager les jeunes à investir ce genre d’écriture, le jury du Kaki d’or qui a reçu, cette année, 46 textes, a rendu public son verdict en remettant le grand prix, à savoir le Kaki d’or, à Nacer Ali pour sa pièce «Achikate el Battal» ou «L’Amante du Chômeur». Quant au 2e prix, le Kaki d’argent, il a été octroyé à Abdelmadjid Chérif pour sa pièce «Intissar el Hak» tandis que le Kaki de bronze a été remis à Gouba Mohamed pour sa pièce «Moussafir fi Houlm». Un prix d’encouragement a été décerné à Bernissa Abdelkrim pour son œuvre «Errakiza». Présidé par le critique de théâtre, M. Ibrahim Nouel, le jury, cette année et lors de la cérémonie de remise des prix, n’a pas hésité à exprimer son mécontentement vis-à-vis de la médiocrité de la plupart des textes reçus. Exaspérés par le niveau de certains textes, les cinq membres du jury ont appelé à l’instauration d’un comité de présélection, un comité qui se chargera de faire le tri et faciliter la tâche du jury. Dans ce contexte, le jury a, également, souligné l’absence d’une culture théâtrale et le manque de références littéraires chez les dramaturges en herbe ayant pris part à la compétition. Le

jury dénoncera, également, le non respect des normes universelles de l’écriture dramaturgique et le manque de culture générale chez les auteurs. Concernant les recommandations du jury, ce dernier a appelé à la relance des ateliers d’écriture dramaturgique, des ateliers qui ne devraient se tenir qu’en période de festival mais pas de manière permanente afin de permettre une véritable prise en charge de l’encadrement des dramaturges. Par ailleurs, le Kaki d’or, distinction pécuniaire modeste mais, également, un prix qui devrait permettre à son lauréat de voir son œuvre jouée sur les planches, souffre d’un véritable manque de collaboration de la part des théâtres régionaux. En effet et dès sa création, le Kaki d’or promet à ses lauréats de mettre en scène leurs œuvres ; cependant, ces textes-là peinent à séduire et trouver un client, ce qui reflète le manque d’initiative de ceux qui se disent amis du théâtre. Rappelons que le festival national de théâtre amateur de Mostaganem se poursuit jusqu’au 3 septembre avec un commissariat toujours en quête d’innovation. 24 h de théâtre inauguré samedi soir, pour se clôturer ce soir avec, au menu, des lectures de textes, des halqate et des spectacles non stop. W. S.


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JEUX PARALYMPIQUES DE LONDRES 2012 (1RE JOURNÉE)

ÉQUIPE NATIONALE (MESSIEURS) DE VOLLEY-BALL :

Noura Mouloud et Lamri se contenteront du bronze

Par Mohamed Touileb

liminé en demi-finale par le nouveau champion paralympique Li Xiaodong (Chine), Mouloud Noura s’est racheté en remportant une médaille de bronze à l’issue de son combat face à un autre asiatique, le Sud-Coréen Lee Min-Jae, par ippon. Même s’il espérait remporter l’or, l’athlète de 29 ans s’est dit content d’être monté sur le podim : « Je visai la

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Photos : DR

Seuls athlètes en lice, jeudi, nos deux judokas, Mouloud Noura (-60kg/B3) et Sid Ali Lamri (66kg/B3) sont parvenus à accrocher deux podiums. Champions paralympiques en titre, les deux Algériens ne feront pas aussi bien qu’à Pékin mais offrent quand même à l’Algérie ses deux premières médailles lors de ces joutes. Pour l’or on devra donc patienter. La Chine a pris la tête du classement général au bout de cette 1re journée avec 6 médailles en vermeil.

médaille d’or. Je me suis préparé pour cet objectif afin de défendre mon titre. Finalement, je me contente du bronze qui reste tout de même un podium olympique», a-t-il déclaré. Dans cette déclaration, on peut déceler comme un brin de déception et de regrets lorsqu’on sait que notre médaillé de bronze, avant d’y arriver, avait disposé du Britannique Quilter Ben qui n’est ni plus ni moins que le champion du monde de la catégorie. Son compatriote, Sid Ali Lamri, qui avait été battu dès son premier combat par le Nippon Hirose Makoto a dû, pour sa part, passer par le repêchage pour pouvoir jouer sa petite finale où il était confronté à l’Espagnol Garcia del Valla David. Un combat qu’il remportera au bout d’1min37sec après avoir immobilisé son adversaire ibérique pendant 25 secondes et un ippon au bout qui permet à

l’Agérien d’offrir la seconde médaille en bronze à l’Algérie. Deux athlètes et deux médailles donc en attendant la suite. Pour son premier combat, notre judokate Zoubida Bouazoug (70kg/B3) tentera, aujourd’hui, de faire aussi bien,voire mieux que nos deux médaillés. Elle sera opposée, à 12h50, à la chinoise Yuan Yanping,une adversaire redoutable donc, sachant que les invalides chinois ont déjà marqué leur territoire dans cette 15e paralympiade en s’installant déjà tout en haut de la pyramide avec le meilleur total de médailles jusque-là. Des records olympiques sont tombés à l’issue de cette première journée de compétition. Parmi les nouveaux(elles) recordmen et women, on citera l’haltérophile nigérian, Yakubu Adesokan, qui a réussi à soulever une barre de 180kg chez les - 48 kg dans le couché-déve-

loppé pour remporter l’or au moment où l’autre africain, Taha Abdelmagid (Egypte), s’est classé 3e en domptant une barre de 165kg, le Russe Vladimir Balynetc s’étant classé second. Le Brésilien, Daniel Dias, a aussi effacé l’ancien record du monde de 50 m nage libre avec un nouveau temps de 32.05 de bon augure pour les JP 2016 qui se dérouleront à Rio (Brésil). L’émotion du jour nous vient de «l’Aquatic Center» où la nageuse sud-africaine, Natalie Du Toit, nous a fait du «Michael Phelps» en s’adjugeant son 11e titre paralympique de sa carrière après avoir remporté le 100 m papillon S9 avec un chrono de 1:09.30. Après cette journée d’ouverture, l’Algérie pointe à la 22 e place dans le «ranking» général en attendant les prochaines sorties pour essayer (Pourquoi pas ?) de se rapprocher du «top ten». M.T.

OUÏDIR OULHADJ, ENTRAÎNEUR NATIONAL EN CHEF DU JUDO :

«Je suis satisfait des deux médailles de bronze» L’ENTRAÎNEUR national en chef du judo, Ouïdir Oulhadj, a estimé, jeudi, à l’issue de la première journée des 15 e Jeux Paralympiques de Londres, que la prestation du judo handisport, algérien est «acceptable», avec deux médailles de bronze remportées par Mouloud Noura (-60kg) et Sid Ali Lamri (-66kg). «J’avais, évidemment, souhaité, comme chaque entraîneur ici présent à Londres, revenir au pays avec de l’or, mais cette couleur se transforme en fin de compte en bronze, on accepte car on n’est jamais sûr, à l’avance, de monter sur un podium paralympique ou mondial. Je suis satisfait de cette récolte, en attendant, Zoubida Bouazoug qui concourt, samedi, dans la catégorie de +70kg», a déclaré l’entraîneur Ouïdir.

«Nous jouerons pour les titres»

Avant de venir à Londres, le staff technique de l’équipe nationale de judo avait pronostiqué «le podium», tout en sachant que la mission des athlètes dépendra de plusieurs facteurs dont la classification, le stress de rater la compétition, la déconcentration sur le tatami et, également, le tirage au sort qui, parfois, élimine de facto un athlète ou diminue ses chances de médailles. «Je pense que pour Sid Ali, le tirage n’a pas été favorable pour lui, en tombant dans la poule la plus difficile, sinon il aurait pu prétendre à un meilleur résultat, alors que pour Noura Mouloud, je pense qu’il ne pourra accepter facilement qu’il soit éliminé du chemin pour l’or de cette façon», a expliqué l’entraîneur national. Ouïdir Oulhadj a, toutefois,

ajouté que son athlète se dirigeait directement en finale, après avoir éliminé un redoutable Mongolien très technique et surtout le champion du monde britannique, Quilter Ben, devant son public. Pour l’entraîneur adjoint, Rezki Benkacem, les deux représentants algériens pouvaient monter sur la plus haute marche du podium, avec un peu plus de vigilance. «C’est bête de se faire éliminer de la façon dont nos deux judokas se sont fait battre. Ce n’est pas une question de force ou de faiblesse, car dans les deux cas, Noura et Lamri seraient, maintenant, champions paralympiques. Mais, à mon avis, une victoire ou une défaite en judo se dessine en une fraction de seconde, on peut gagner ou perdre sur un petit détail, une légère décentra-

tion ou mauvaise appréciation d’un geste technique ou d’un contre. C’est le cas d’ailleurs de nos athlètes», a tenu à souligner M. Benkacem. La 3e athlète engagée en judo, Zoubida Bouazoug (+70kg), entrera, en lice, aujourd’hui. Elle est médaillée de bronze à Pékin, et reste “optimiste” pour sa campagne de Londres. «Mon premier combat sera face à la Chinoise Yuan qui n’est autre que la championne paralympique en titre et la meilleure judokate au monde de la catégorie. J’essayerai d’évoluer à ma vraie valeur et tenterai d’aller le plus loin possible. Monter sur le podium ne sera pas du tout facile, mais j’ai le courage et la volonté requis pour faire bonne figure», a indiqué Bouazoug.

LE NOUVEAU sélectionneur de l’équipe nationale, algérienne de volley-ball (Messieurs), installé à son poste, jeudi matin, a affirmé qu’il jouera pour les «titres», à commencer par le championnat d’Afrique des nations prévu en septembre 2013. «Je suis venu pour gagner des titres. Certes, la mission ne sera pas facile, notamment face à des concurrents comme l’Egypte ou la Tunisie. Nous essayerons de bâtir une équipe capable de rivaliser avec les meilleurs», a souligné Sennoune à l’issue de la signature de son contrat et son installation officielle au siège de la Fédération algérienne de volley-ball (FAV-B), à Dely Brahim (Alger). «J’œuvrerai pour ancrer la culture de la gagne dans l’esprit des joueurs avec l’objectif d’entamer le prochain championnat d’Afrique en conquérant et pour remporter le titre. Si jamais je n’arrive pas à atteindre cet objectif, je serais le premier et seul responsable», a-t-il ajouté. Le nouveau coach des Verts a indiqué que le championnat arabe des nations, prévu en fin d’année, constituera une phase importante dans la préparation de l’équipe car il intervient après deux ou trois stages d’une courte durée. L’ancien joueur international estime que la régression du niveau de la sélection et son éloignement des podiums sont dus à plusieurs paramètres. «Des raisons multiples ont mené le six national à cette régression, nous allons analyser la situation pour redémarrer sur de bonnes bases. Les résultats de l’équipe féminine prouvent que le volley-ball algérien est à la peine», a estimé Sennoune, en indiquant que le prochain stage des Verts est programmé du 1 er au 20 septembre à Alger. Evoquant la stratégie à adopter, au moment où plusieurs personnes parlent de rajeunissement massif, Sennoune a affirmé que tout joueur capable d’apporter un plus à la sélection est le bienvenu, même s’il a 30 ans ou plus, l’essentiel c’est le rendement durant les matchs. De son côté, le président de la FAV-B, Mustapha Lemmouchi, a révélé que le championnat national de volley-ball prendra fin le 15 mai 2013, mais la date exacte de son coup d’envoi n’a pas été fixée. Dans tous les cas, la première journée du championnat d’Algérie 2012/2013 se jouera vers la fin du mois de septembre. Après la fin du championnat, la sélection nationale (Messieurs) entamera un stage non-stop de 4 mois pour préparer le championnat d’Afrique 2013, dont le pays organisateur n’a pas encore été désigné.


S P O R T S

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU CSA MCA AU STADE DU 5-JUILLET

Bilans moral et financier approuvés à l’unanimité Les membres de l’assemblée générale du CSA/MCA ont tenu, avant-hier soir au centre de presse du stade 5-Juillet, leur assemblée générale ordinaire, avec un seul point à l’ordre du jour Par Yanis Bouarfa

es travaux n’ont débuté qu’après trois heures de retard sur l’horaire fixé, c’est-à-dire en après-midi, après avoir constaté que le quorum était atteint, soit 27 membres présents sur les 40 que compte l’AG du CSA/MCA. Beaucoup n’ont pas répondu présent par rapport à l’importance que revêt cet événement et les nouveautés que proposait cette réunion. La principale décision arrêtée au cours de cette réunion ordinaire a trait à la lecture des bilans moral et financier et leur approbation. La Drag n’a pas délivré d’autorisation à Zedek pour organiser une AGE, sachant que celle qui s’était tenue le 15 août dernier, en présence d’un huissier de justice et des représentants de la Direction de la jeunesse et des sports et loisirs (DJSL), est considérée comme illégale. En dépit du fait que cette assemblée demeure assez confuse, étant donné qu’elle n’était consacrée qu’à la présentation des bilans moral et financier, sans plus. Le fait marquant est que ceux-ci seront présentés par Abdelhamid Zedek et Sadek Amrous, deux présidents qui se sont toujours regardés en chien de faïence, dont l’un n’a jamais porté l’autre dans son cœur. Ces deux dirigeants qui étaient, dans un passé pas très lointain des ennemis jurés, au point de porter leur affaire devant la justice, entretiennent aujourd’hui de bonnes relations, ce qui a choqué plus d’un. Pour rappel, la «guerre du leadership» entre les deux boss a fini par se calmer et chacun a rangé son arsenal de guerre au grand étonnement des Mouloudéens. Abdelhamid Zedek dont le règne à la tête du MCA n’a duré qu’un mois durant l’exercice 2011-2012, a dû céder son trône à son ennemi juré

Sadek Amrous qui acheva la suite du mandat (11 mois) sous une pression terrible des supporters et de l’administration de la Dral de la wilaya d’Alger, il préféra se retirer même si c’est sur la pointe des pieds, au profit de son ennemi. A l’unanimité, le triste bilan moral de la gestion du duo Zedek-Amrous a été adopté. Le secrétaire général, Mehdi Aïzel a exposé le bilan moral «Le MCA version 2011/2012 a réalisé un parcours qui ne reflète nullement les capacités ou les moyens de ce grand club historique. Chose que le club n’a pas connu depuis plusieurs saisons. Ceci sans oublier que les équipes de jeunes ont été totalement abandonnées au cours de la saison ou pas moins de onze joueurs appartenant à la catégorie des juniors ont fui le club pour rejoindre, malgré eux, d’autres plus soucieux de leur avenir», fera-t-il savoir. Juste après, c’est au tour du trésorier

du club, M. Aouf de dresser le bilan financier du Mouloudia. Ainsi l’on apprend à travers sa lecture qu’«en 2010/2011(exercice de M. Amrous), le CSA a reçu une subvention de la wilaya de l’ordre de 2 milliards 500 millions de centimes, qui ont servi à épo-ger les dettes du CSA et dont 2 milliards ont servi à l’achat de joueurs pour le compte de la Sspa/MCA (l’opération est-elle légale ?) Et de ce fait, le CSA accumule 2 milliards 700 millions de centimes de dettes à la fin de l’exercice 2011, qu’il traîne depuis 2008» précisera l’intervenant. A son tour M. Zedek une fois aux commandes du CSA «reçoit une

enveloppe du Trésor, par le biais de la wilaya d’Alger, de 1 milliard de centimes avec lesquels il paie 50% du staff technique et médical ainsi que quelques prestataires de services et récupère ses 200 millions de centimes qu’il avait prêté à la Sspa (encore une transaction incommode), mais qui selon M. Zedek, celle–ci s’est faite dans les normes légales, pièces justificatives dont il détient des copies «et c’est ce bilan qui sera certifié par le commissaire aux comptes et dont il détient toujours une copie. A la fin de la séance de cette AGO, l’on a retrouvé presque au complet les membres du CA de la Sspa qui, souli-

Photo : M. Hacène

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gnons-le, est l’émanation du CSA. M. Gaceb a émis des réserves à propos de la transaction entre le CSA et la Sspa qui selon lui est-elle légale ? Reste à savoir maintenant si cette AGO sera agréée par les autorités. Verrons-nous une fusion des deux CSA parallèles dans la mesure où les bilans moral et financier ont été approuvés en AG (une entité souveraine) car c’était le seul moyen de faciliter l’intégration du CSA dans le giron de la Sonatrach. La Sspa/MCA peut s’agencer dans le moule, même si le CSA est l’actionnaire majoritaire. Tout un débat a été lancé ans ce sens. Y. B.

Uefa - Meilleur joueur - Iniesta sacré devant Messi et Ronaldo Le stratège espagnol de Barcelone, Andres Iniesta, a reçu jeudi des mains du président de l’Uefa Michel Platini le prix du Meilleur joueur de la saison 2011-2012 devant son partenaire argentin Leo Messi et le Madrilène du Real le Portugais Ronaldo. Cette nouvelle récompense sanctionne la saison pleine du Barcelonais et internationale espagnol de 28 ans, meilleur joueur de l’Euro-2012 qu’il a remporté avec la Roja. Avec son club, il a en revanche échoué à conserver son titre de Champion d’Espagne, remporté en mai par le Real Madrid, et celui de Champion d’Europe, éliminé en demi-finale par Chelsea, le futur vainqueur. Il y avait 32 joueurs nominés au départ le 16 juillet. L’an dernier, c’est Messi qui avait été élu pour la première édition de ce prix créé par le président de l’Uefa Michel Platini.

GUGLIELMO MICCICHÈ, VICE-PRÉSIDENT DU CLUB SICILIEN

«La piste Djamel Mesbah toujours d’actualité» LE RECRUTEMENT par Palerme du défenseur algérien de l’AC Milan, Djamel Mesbah, est toujours d’actualité à moins de 48 heures de la clôture du marché des transferts d’été, a indiqué le vice-président du club sicilien, Guglielmo Miccichè. «Il ne faut pas oublier l’affaire Mesbah qui est toujours d’actualité, de même que celle de (l’Argentin de Catane Cristian) Llama. A ces deux joueurs j’ajouterai Federico Peluso (Atalanta) et Reto Ziegler

(Juventus). Selon moi, un de ces quatre joueurs pourrait devenir rosanero», a déclaré mercredi soir le numéro 2 de Palerme à Mediagol.it. Le directeur général du club sicilien, Giorgio Perinetti, a confirmé sur le site spécialisé calciomercato.it que l’international algérien de 27 ans intéressait toujours Palerme. «Nous avons besoin d’un arrière gauche. Ziegler ou Mesbah? On verra, tous les deux sont des possibilités. Nous allons discuter avec leurs clubs pour voir», a-t-

Guardiola penserait à l’AC Milan, croit savoir Bojan Josep Guardiola, qui a quitté son poste d’entraîneur du FC Barcelone en fin de saison dernière, pourrait envisager de rejoindre l’AC Milan, a laissé entendre jeudi l’attaquant international espagnol Bojan Krkic, ex-Barcelonais et nouvelle recrue du club italien. «Je n’ai pas eu de nouvelles de Guardiola. Quelqu’un au Barça a dit qu’il voulait venir ici, mais je ne peux dire qui», a déclaré le jeune joueur de 22 ans.

il dit. Selon la presse italienne, le club de Maurizio Zamparini a proposé Giulio Migliaccio en échange de Mesbah, ce que l’AC Milan a refusé. Outre Palerme, le

Torino est revenu à la charge pour Mesbah qui avait repoussé au mois de juillet une première offre du président du club turinois, Urbano Cairo, préférant

rester à Milan et jouer à fond ses chances d’être titulaire ou être transféré à l’Olympique de Marseille, en quête d’un arrière gauche.

Equipe nationale de football : les joueurs locaux poursuivent leur préparation LES JOUEURS LOCAUX de l’équipe nationale de football, en stage au Centre technique national de Sidi Moussa (Alger), poursuivent leur préparation, sous la houlette du sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, rapporte la Fédération algérienne de football (FAF) sur son site. Les Fennecs, ont été soumis mercredi matin à un travail physique ponctué par des exercices tech-

niques, précise la même source. Une seconde séance d’entraînement a été effectuée dans l’après-midi à 17h30 sur la pelouse annexe du stade Mustapha-Tchaker de Blida. Les joueurs locaux ont entamé mercredi dernier un stage bloqué en vue du match aller face à la Libye, prévu le 9 septembre à Casablanca (Maroc), comptant pour le 3e et dernier tour des éli-

minatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2013. Les éléments évoluant en championnat algérien, seront rejoints, à partir du 3 septembre, par leurs coéquipiers professionnels. Le coach national a fait appel à 24 joueurs plus 5 réservistes pour le match de la Libye, délocalisé par la Confédération africaine (CAF), en raison de la situation d’insécurité prévalant au pays.


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CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL

METEO

Samedi 1er septembre 2012

Les non-alignés soutiennent Ban Ki-moon

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Horaire des prières

Photo : DR

Fadjr ..........04.49 Echourouk ...06.19

Synthèse de Samir Azzoug

e Mouvement des non-alignés (MNA) a exprimé son soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon et de son envoyé spécial Christopher Ross en faveur du règlement du conflit Saharo-marocain sur le Sahara occidental. Réuni à Téhéran pour le 16e sommet, les 120 pays du mouvement «réitèrent sa position ferme de soutien au peuple sahraoui pour la liberté et l’autodétermination», indique l’APS d’après l’agence de presse Sahraouie (SPS). «Le Mouvement des non-alignés a passé en revue le processus de négociation demandant son accélération et exprimant son soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies M. Ban Ki- moon et de son envoyé personnel M. Christopher Ross, tout en insistant sur ‘’la responsabilité’’ de l’ONU envers le peuple sahraoui», écrit l’agence. Lors de son intervention d’hier, le président du Conseil de la nation et représentant de l’Algérie

L

au sommet de Téhéran, a rappelé le «soutien constant» du MNA au peuple sahraoui et salué les efforts de Ban Ki-moon et Christopher Ross en vue d’une solution «juste» et «durable» au conflit. Cette position tranchée en soutien à l’action onusienne est un revers important pour la diplomatie marocaine, qui a décidé en mai dernier de retirer sa confiance à Christopher Ross, l’envoyé spécial de Ban Ki-moon pour le Sahara occidental, après l’adoption le 24 avril d’une résolution du Conseil de sécurité demandant au Maroc d’améliorer la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental et accusant Rabat de perturber le travail de la mission onusienne. Une décision déboutée par le Secrétaire général de l’ONU et réprouvée par les grandes puissances et, aujourd’hui, le mouvement des pays non-alignés dont le Maroc est membre. Sur le terrain humanitaire, la présidente du centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme, M me Kerry Kennedy, à la tête d’une délégation

de représentants d’organisations internationales des droits de l’Homme, a effectué une visite de travail dans les territoires occupés et les camps de réfugiés sahraouis pour s’enquérir de la situation des droits de l’Homme dans cette communauté. La nièce du président américain John Kennedy et fille du sénateur Robert Kennedy, s’est entretenue avec plusieurs personnalités gouvernementales ou de la société civile impliquées dans le conflit. Elle a souligné que l’objectif de la mission était d’«attirer l’attention de la communauté internationale sur cette question (des droits de l’Homme)» et appuyer la demande d’inclure dans les prérogatives de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso) un mécanisme de surveillance et de protection des droits de l’Homme. Durant son périple, Mm Kerry Kennedy a salué le courage des femmes sahraouies dans leurs luttes et qualifié de «remarquable» l’organisation de la vie dans les camps. S. A.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ÉLECTIVE DU CSA-JSK

Samy Idrès, nouveau président du club SAMY Idrès a été élu président du Club amateur sportif CSA-JSK, par l’assemblée générale, élective (AGE) qui s’est tenue , jeudi soir, au siège de l’équipe phare du Djurdjura, unique candidat à ce poste, conseiller sportif et directeur technique de la section handball de la JSK, avec 76 voix pour contre un vote négatif, sur les 77 voix exprimées à bulletin secret, en présence d’un représentant de la Direction de la jeunesse et des sports et d’un huissier de justice. Diplômé de l’Institut supérieur des technologies du sport de Ben Aknoun (Alger) , le nouveau patron du Club amateur de la JSK aura à briguer un mandat olympique de 4 ans ( 2012-2016) , en

succédant à Mohand Chérif Hannachi, qui a présidé aux destinées de la JSK pendant prés de 20 ans. Dans son message de passage de témoin, M. Hannachi a félicité son successeur, en l’assurant de son «soutien permanent et indéfectible pour la concrétisation de l’objectif majeur assigné à son mandat, consistant en la dynamisation de la pratique sportive, à travers la relance des sections qui avaient fait, par le passé, la fierté du club». Joignant le geste à la parole, Hannachi a décidé de remettre à son successeur un chèque de 5 millions de DA, auquel s’ajoutera, a-t-il dit devant les membres de l’AGE, l’émission, le mois prochain, d’un autre

chèque libellé du même montant que le premier. Visiblement ému par la confiance qui lui a été faite par le président sortant et les membres de l’AGE, M. Idrès a déclaré qu’il «ne ménagera aucun effort» pour être à la hauteur de la mission qui lui a été dévolue. Pour la concrétisation de l’objectif de son mandat, portant sur la réalisation d’un millier de licences (toutes disciplines confondues), le nouveau président a invité «l’ensemble de la famille JSK à l’aider dans la massification de la pratique sportive visant à soustraire le maximum de jeunes des griffes de l’oisiveté et des fléaux sociaux». R. S.

Neuf terroristes éliminés jeudi à Béni Amrane (Boumerdès) Suite de la page 1 Dans un rapport rendu public le mois dernier, des experts occidentaux ont salué les efforts déployés par l’Algérie en matière de lutte contre le phénomène du terrorisme. Dans un document de plusieurs pages, les experts ont mentionné que l’effectif du Gspc, devenu Aqmi, est passé de 20 000 à moins de 500 terroristes, cela grâce au plan de lutte antiterroriste mené par l’Algérie. Les experts occidentaux ont reconnu que l’Algérie est parvenue, à travers sa longue expérience en

la matière, à atomiser la capacité de nuisance du Gspc devenu Aqmi. «L’Algérie avance, au rang de ses succès, la victoire remportée contre le terrorisme intérieur qui a fait des ravages dans les années 1990. En effet, les effectifs de ce dernier sont passés de 20 000 à moins de 500 terroristes et le terrorisme est aujourd’hui moins répandu que par le passé », fait observer le rapport. Le département d’Etat précise que les forces de sécurité algériennes ont réussi à isoler cette organisation terroriste dans le nord du pays. Y. D.

Dohr...........12.48 Assar ..........16.26

Maghreb ....19.19 Icha ............20.41

„ Jeux Paralympiques : Bahlaz Lahouari offre une 3e médaille de bronze à l’Algérie L’athlète Bahlaz Lahouari a ajouté vendredi une 3e médaille de bronze à l’Algérie dans les 15e Jeux Paralympiques, grâce à un jet de 36, 31m (1 003 points) lors du concours du lancer de Club, classe (F32/51), disputé au stade olympique de Londres. Bahlaz Lahouari (32 ans), pourtant détenteur du record du monde de la discipline (36,73m), a été surclassé par le Serbe Zeljko Dimitrijevic (26,88m/1 010 points) et le Tchèque Radim Beles (26,67m/1 004 points).

„ Bensalah représente Bouteflika aux funérailles du Premier ministre éthiopien Le chef de l’Etat a désigné le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, pour le représenter aux funérailles du Premier ministre de la République fédérale d’Ethiopie, Meles Zenawi, qui auront lieu demain à Addis-Abeba, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République. A cette occasion, M. Bensalah sera accompagné du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel. A la suite du décès de Meles Zenawi, le président Bouteflika avait, dans un message adressé au Premier ministre par intérim de la République fédérale d’Ethiopie, M. Hailemariam Desalegn, exprimé sa «vive émotion» après avoir appris la disparition de ce responsable éthiopien, décédé le 21 août dernier.

„ Accidents de la route : 10 morts et 128 blessés en une journée Dix personnes ont trouvé la mort et 128 autres ont été blessées dans 45 accidents de la route durant la journée du jeudi 30 août à travers 21 wilayas du pays, a indiqué, hier, un communiqué de la Gendarmerie nationale. Ces accidents ont également occasionné des dégâts matériels importants à 71 moyens de locomotion impliqués. L’accident ayant fait le plus grand nombre de blessés a été enregistré à 22H00 sur la RN1 à la sortie nord de Tamanrasset, au lieu-dit Outoul. En amorçant un virage dangereux, a-t-on expliqué, le conducteur d’un autocar se dirigeant vers Ghardaïa a perdu le contrôle de son véhicule qui s’est renversé.

„ Constantine : 9 personnes, dont 2 sapeurs-pompiers, décèdent dans un puits Neuf personnes, six membres d’une même famille, un voisin et deux éléments de la Protection civile, sont décédées, et cinq pompiers grièvement blessés, hier en début d’après-midi, dans un puits situé au lieu-dit 4 chemins, à l’entrée de la nouvelle ville Ali-Mendjeli (Constantine), a-t-on appris auprès de la Protection civile. Selon les premiers éléments recueillis sur place, «c’est en voulant porter secours à une personne de la famille concernée, tombée dans ce puits, que les autres membres sont successivement descendus dans la cavité pour ne plus remonter». Alertée, la Protection civile est à son tour intervenue, perdant deux de ses éléments, morts dans les mêmes conditions et déplorant cinq blessés graves.

„ Intempéries : la RN 84 coupée entre Ben M’hidi et Drean, à El Tarf Les fortes pluies enregistrées hier dans la wilaya d’El Tarf ont provoqué la fermeture de la RN 84 entre les localités de Ben M’hidi et de Drean (El Tarf), a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. Ces précipitations qui ont atteint localement les 60 mm ont submergé la chaussée rendant impossible le passage des véhicules. Des infiltrations d’eau ont également affecté plusieurs habitations situées dans les quartiers Sidi-Kaci, à Ben M’hidi, et Zighoud-Youcef, à Besbes.

„ Tunisie : manifestation et prière contre la corruption Un millier de personnes, en majorité des partisans du gouvernement tunisien dirigé par les islamistes, ont participé hier à Tunis à une prière et à une manifestation pour demander «l’assainissement» du pays des personnalités corrompues de l’ancien régime. Le rassemblement, face aux bureaux du Premier ministre islamiste Hamadi Jebali, a eu lieu à l’appel des partisans de son parti, Ennahda, sur les réseaux sociaux. «Le peuple veut l’assainissement du pays», «la Tunisie est libre, dehors le RCD», ancien parti au pouvoir du président déchu Zine el- Abidine Ben Ali, ont notamment scandé les manifestants.

„ USA : au moins trois morts dans une fusillade à New Jersey Au moins trois personnes ont trouvé la mort hier dans une fusillade dans l’Etat américain de New Jersey, ont rapporté les médias locaux. La fusillade a eu lieu à 4H00 locale (8H00 GMT) dans un supermarché de la chaîne Pathmark, dans la ville d’Old Bridge, dans le New Jersey (est des Etats-Unis), a indiqué la chaîne locale Wabc sur son site Internet. Ces récents incidents surviennent peu après la fusillade qui a eu lieu à New York le 24 août, dans laquelle un tireur a été tué et neuf passants blessés.

la tribune