Page 1


Photo : El Pacha Entertainment Styliste : A’S de la Perfection R Modèle : Stefdekarda

©2013-2016 R Magazine Tous droits réservés. Toute autre utilisation, reproduction, diffusion, publication ou retransmission totale ou partielle du contenu est strictement interdite.


Karima Kebabi aka Karima Ka France - Canada Originaire d’Angers, Karima a vécu et travaillé dans une dizaine de villes avant de poser définitivement ses valises à Montréal en 2014. Après des études en modélisme, cette férue de mode se retrouve, bien malgré elle, dans le domaine de l’assistanat. Afin de redonner un sens à sa carrière, elle se porte volontaire pour rédiger quelques articles pour R Magazine et satisfaire sa curiosité pour les arts.

Maëva Cruchet France - Canada Cette française de 25 ans travaille trois ans dans les domaines de la communication et de la gestion de projets à Paris, avant de s’installer à Montréal. Adepte du changement, elle mène un combat quotidien contre la monotonie. Cette passionnée de voyage s’épanouit dans les rencontres et les découvertes. Débordant d’énergie et d’idées, elle exprime ses passions par le dessin, ainsi que la rédaction. En tant qu’amatrice d’art, elle écume régulièrement musées et expositions afin d’assouvir sa soif de curiosité.

Alanie Genest aka Améthyste Canada C’est une femme de 28 ans, verseau et engagée, de surcroît, à guider les hommes sur le chemin de la Lumière, en cette fin du monde. Elle a, comme tous, toujours eu un immense besoin de se connaître et ne savait pas du tout ce qui allait advenir de son moi ... si il y en avait bien un. C’est ainsi qu’après avoir fait mille erreurs dont la première était de croire qu’elle pouvait vivre sans effort et sans vraie parole, la vérité l’a bien vite rattrapée et elle dû entreprendre, en 2012, une thérapie de 6 mois pour reformuler ce que la vie signifiait pour elle. Par la suite, elle a étudié en coiffure et a exercé comme chroniqueuse hebdomadaire. Avec un tel enchaînement harmonieux de cette branche de sa vie, elle se mit à parfaire sa vocation affiliée à l’écriture : la musique. 10 chansons imparfaites mais très poussées philosophiquement et enregistrées sous le nom d’Améthyste l’ont portée à croire qu’elle pouvait encore écrire pour du visuel, et c’est donc dans ce merveilleux exutoire artistique qu’est R-Magazine qu’elle a choisi de faire travailler sa plume.


Ivan AlejandroVelasco Mexique - Canada D’origine mexicaine, il est présentement candidat au doctorat en sciences de l’énergie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Lauréat d’un prix étudiants-chercheurs étoiles du gouvernement du Québec, il se spécialise dans l’étude de semi-conducteurs pour les périphériques de mémoire et les cellules solaires. Outre l’université, ses intérêts incluent, entre autres, la promotion de l’égalité des genres, les droits des communautés autochtones ainsi que l’éducation scientifique chez les jeunes. De plus, Ivan Alejandro adore faire de la photographie.

Marie Édouard Diouf Sénégal - Canada Avec des études en science politique et un intérêt marqué pour les relations internationales et la coopération, cette fille voue également une passion pour la mode, l’art et la culture. « Je suis une touche-à-tout », voilà comment se décrit cette jeune sénégalaise qui s’est établie au Canada en 2008. Entre le mannequinat, sa vie professionnelle, le sport et ses loisirs, elle trouve le temps de se consacrer à son activité favorite, la fabrication de cosmétiques ; d’où, son rêve de créer sa gamme de cosmétiques naturels. Elle vous parlera de beauté, de santé et de bien-être; sujets pour lesquels elle porte un grand intérêt.

Julieta Rosibel Nicaragua - Canada Née au Nicaragua et ayant grandi à Montréal, Julieta est experte-comptable de profession. C’est suite à ses études universitaires en administration des affaires qu’elle dédie plus de temps à sa grande passion, la mode. Petite fille, elle feuilletait les magazines spécialisés en mode et en arts que sa mère empruntait à la bibliothèque du quartier. C’est ainsi qu’elle a développé sa curiosité pour l’histoire de la mode, la confection de vêtements et le stylisme. Au fil des années, la mode est devenue pour elle tout comme la culture une façon d’exprimer sa personnalité. Aujourd’hui, en qualité de rédactrice, Julieta s’implique régulièrement dans le domaine des arts et de la culture mais également en tant que mannequin et styliste depuis plusieurs années.


Candy Hoffmann France - Canada « Candy, c’est un peu le bonbon acidulé de la littérature : elle vous fera passer de gros pavés pour de délicieuses sucreries! » (Anaïs Caura, Motion designer, France). Passionnée par la littérature et par la transmission de cette même passion, Candy Hoffmann a obtenu tout récemment son doctorat en littérature à l’Université de Montréal et Paris IV Sorbonne. Telle une amazone (!), elle est à cheval entre l’enseignement (elle a été chargée de cours plusieurs fois à l’Université de Montréal) et le journalisme (rédaction de chroniques littéraires et animation d’émissions radio). Alors, plume à la main, muses en tête, à la recherche des mots exacts pour traduire mille idées et mille sentiments, elle s’évertuera à vous ouvrir à des univers littéraires et artistiques fabuleux et fascinants, à vous faire voyager dans l’espace et dans le temps, à vous faire toucher du doigt un interstice du réel et du fictif assurément dépaysant !

Barbara Wilbert France - Allemagne À 28 ans, cette maman de 2 enfants vit en Bavière avec son époux et a un parcours professionnel assez «catastrophique». Elle vient d’effectuer une reconversion, après des mois de réflexion. Elle se lance, en effet, dans la phyto-aromathérapie et sera, dans 1 an, officiellement conseillère. Depuis plusieurs années, elle se sert d’huiles essentielles dans son quotidien aussi bien pour la santé que la beauté et le bien-être. Elle a banni, depuis quelques mois, les produits ménagers, de beauté, ... vendus en magasin et préfère les préparer elle-même, chez elle. Cette passionnée d’écriture et de séries TV chiante, gentille et forte de tête revendique ses côtés végétarien, écolo et féministe mais avec sa propre définition pour les deux derniers. Entre marche, musique, lecture, dessin, cuisine et photographie, elle trouve du temps pour s’occuper de ses mômes.

Linda Chaabna France - Canada Les fées de la pop culture se sont penchées sur le berceau de Linda un soir d’automne dans les années 80. Cinéma, séries, musique et mode ont bercé son quotidien depuis lors. Créative et curieuse, c’est donc tout naturellement qu’elle entreprend des études d’audiovisuel et travaille plusieurs années à Paris en production télé. Attirée par l’énergie créative de Montréal, elle décide l’an dernier de s’y installer et travaille dans la musique le jour, tout en s’impliquant auprès de R magazine la nuit, comme rédactrice bénévole. Dans la vie tout l’intéresse : les dernières tendances, l’actualité, les films à l’affiche, la cuisine et même le tricot ! Un seul mot d’ordre : créativité.


REVISION

Anne Solange Diène Sénégal - Canada Riche en expérience … dotée d’une belle plume … élégante ... coupable d’être soucieuse du bien-dire… voilà la traductrice rêvée de toute personne qui cherche à résoudre les énigmes verbales à la Shakespeare !

TRADUCTION

Marie Agathe Ndiaye Sénégal Passionnée par les voyages et le caritatif, elle est très imaginative avec un esprit curieux et le souci du détail. Elle exerce un métier diamétralement opposé et on peut dire qu’elle assume très bien cette cohabitation des chiffres avec les lettres. Elle apporte, dans ses traductions, une touche d’Angleterre, pays où elle a vécu plusieurs années.

Jérémie Vasseur France - Allemagne Jérémie a 28 ans, est marié et est papa de deux enfants. C’est une personne discrète et calme. À l’école primaire, il découvre les volcans dont il tombe amoureux. En toute logique, il finit par faire des études en sciences de la Terre et se spécialise en géophysique. En septembre 2015, il obtient son doctorat, après 4 ans de thèse, au sein du laboratoire de volcanologie expérimentale de la Ludwig-Maximilans-Universität München (université de Munich). Son métier est une passion : expériences en laboratoire, voyages sur le terrain, conférences, articles, ... il n’arrête pas. Il trouve, cependant, toujours du temps pour aller en famille, à la montagne ou faire du vélo. À la maison, c’est le spécialiste de la pâtisserie et des crêpes. Il aime aussi cuisiner, particulièrement le potiron qu’il apprécie rôti. C’est aussi un passionné d’histoire et de géographie (et croyez-nous, il connait la sienne !). C’est un scientifique qui n’échappe pas à la règle : il vit un peu dans un autre monde et, comme beaucoup d’hommes, ne peut pas faire deux choses à la fois (ce qui a le don d’énerver sa femme). Actuellement, il coule des jours tranquilles avec sa famille, toujours en Bavière.


Lanciné Kouyaté France - Canada Arrivé sur Montréal avec un Programme Vacances-Travail, il a profité pleinement de cette expérience pour découvrir le Canada. Diplômé d’une maitrise en finances et de gestion, il a également toujours été attiré par le monde de la presse, de la littérature et de la mode. R magazine lui permet de vivre cette passion et de continuer aussi à exercer son anglais.

Jayne Mandat Haïti/Canada Née à Montréal d’une famille haïtienne, Jayne est une âme créative qui se passionne de l’écriture, de la musique et de l’art. Elle vit pour voyager, découvrir de nouvelles cultures et réaliser ses passions.

Narcisse Soulsinger Nguyen Vietnam/Canada Narcisse Soulsinger : un jeune chanteur talentueux de la relève internationale et artiste-producteur multidisciplinaire émergeant et auteur-compositeur. Surnommé le Prince Céleste, Narcisse est un chanteur canadien-vietnamien métissé aux talents hybrides et universels mais également auteur compositeur en musique. Il a également créé le parfum Tidal Male et la collection Angeli Seraphim. Le jeune homme dans la vingtaine chante et compose plusieurs genres musicaux tels que : RnB, Soul, Dancehall, Reggae, Hip Hop, Ballade, Latin, ... qu’il fusionne harmonieusement.


DESIGN GRAPHIQUE

Axelle Port-Lis Guadeloupe - Canada Originaire de l’île de la Guadeloupe, Axelle a vécu 6 ans dans différentes villes de France pour ses études en repartant à chaque fois de zéro. Elle se décrit comme aventureuse et vit depuis peu à Montréal à la recherche de nouvelles aventures tout en espérant gagner en expérience professionnelle dans le design graphique, profession qui la passionne.

Jonas Simberg Brésil - Canada Graphiste de formation, il revêt plusieurs casquettes : illustrations, animations, design graphique et design web. La musique, le cinéma, l’image et le design créatifs le passionnent depuis toujours.

Estelle Simon Martinique Depuis son jeune âge, elle voulait devenir auteure de bande dessinée, mais entame des études de graphisme. Après l’obtention de son diplôme en 2014, elle fait un stage de quatre mois à Montréal. Suite à une rencontre avec une membre de R-magazine, Estelle se décide à rejoindre l’équipe en tant que graphiste. Passionnée par l’écriture et les arts en générales, elle s’est spécialisée dans les nouvelles et les poésies. L’univers des jeux vidéo et la musique ont une bonne place dans ses centres d’intérêts.

Laura Bonnieu France - Canada


CORRESPONDANCE

Ray Senpai Indonésie - France Ray est un photographe d’origine indonésien basé à Paris. Autodidacte, ses travaux sont tournés vers les photographies de voyages effectués essentiellement en Asie et en Europe. Il travaille récemment sur un projet mettant en scène différents portraits de personnes rencontrées dans les 4 coins du monde et leur perception de la vie

Bernie Diène Sénégal - France Parisienne trentenaire, exerçant une activité salariale dans le domaine des chiffres, elle est une grande passionnée de photographie qu’elle exerce à ses heures perdues, sous le pseudo The glob’girl. La photographie représente, en effet, pour elle un moyen d’exprimer la fibre artistique qui l’a toujours animée, dès son plus jeune âge, période durant laquelle elle adorait dessiner. D’ailleurs, il lui arrive de reprendre le crayon pour griffonner des idées pour ses futurs shootings. Ses inspirations actuelles contribuent à la mise en valeur de la féminité quand elle n’essaye pas de délivrer des messages d’amour et d’harmonie raciale. Toutefois, un de ses prochains défis sera de collaborer avec des modèles masculins.

Stefdekarda Sénégal Photographe et graphiste pour de grands artistes de la scène sénégalaise ; Correspondant Afrique d’un magazine franco-américain ou encore chargé de production d’émissions à succès sur deux grandes chaines télévisées sénégalaises, il a récemment participé à une télé-réalité avec à la clé, pour le gagnant, une reconnaissance à travers l’Afrique en tant que styliste, entre autres.


ILS ONT TRAVAILLÉ AVEC NOUS ...

Abdoulaye Coulibaly - Côte d’Ivoire/Canada Anaïs Michella Yameogo - Burkina Faso/Angleterre Andrea Deloche - France Andrew Kennedy - Canada Briana Farrell - Canada Carène Samuel - Haiti-Syrie/Canada Fadji Vovor - Togo/Canada Gabrielle Ovinet - France/Canada Germaine Deilhes Ndour - Sénégal/France Jean Vigo - France José Vidal - Espagne Joseph Barrera- Mexique/Canada Liliana Lemus - Colombie/Canada Lucie Barrol - France Lành Nguyễn - Vietnam Madjiguène Diop - Sénégal Marcel Lamarre - Canada Marie Clémence Modoux - France/Canada Marie Diamilatou Diagne - Sénégal Mouhamed Dieng - Sénégal Ndeye Fatou Kane - Sénégal/France Olivier Badin - Canada Patrick Coakley - Irlande Sacha Hemel - Côte d’Ivoire Samantha Graham - Canada Tomas Larivière - Canada Victoire Ndong - Sénégal/États Unis Xippil Xole Studio - Sénégal Yolande Hyjazi - Sénégal/France Yankhoba Kouyaté - Sénégal


Accessoires de mode et bijoux crochetés à la main


Sommaire

ARCHITECTURE La crèche de la Girafe, une crèche pas comme les autres CINEMA Humane Hollywood Association : Protéger les animaux acteurs ! DÉCO Animalove

OBJET Créations Mabrisa PHOTOGRAPHIE Lennette Newell : Les séries animales Sherfy : Chevaux Di Liu et la démesure

GRAPHISME Les animaux en 3D de Maxim Shkret

R MODELE Stefdekarda

ILLUSTRATION Gerald King

SCULPTURE Démes Oiseaux

LIFESTYLE Quand Youtube se met au service des animaux

Vladimir Davydov, l’homme qui donne vie aux animaux sur du bois

LITTÉRATURE L’élégance du hérisson MODE Phoque en stock Interview: Nicole V. Camphaug

Le nouvel ordre de Blank William SHOPPING Bon tit’os : Rencontre avec Mathilde Cormier


Architecture


[Animal] Architecture

La crèche de la Girafe, une crèche pas comme les autres


La Girafe J’ai le plaisir de vous faire découvrir une garderie pour enfants à l’architecture hors du commun. La crèche de la Girafe a été livrée début 2012 à Boulogne Billancourt (Île-de-France en France) par les architectes Raphaëlle Hondelatte et Mathieu Laporte, lauréats du concours de la SAEM Val de Seine aménagement 2009. Elle se veut originale, fondue dans son environnement et écologique.

Sophie la girafe a une nouvelle copine ! Entre le quartier du Trapèze et celui du Vieux Pont, on peut voir une immense girafe jaune sortir du toit. Telle une colonne vertébrale, elle travers le bâtiment sur trois niveaux. Les architectes expliquent : « La girafe annonce l’entrée, parle de l’enfance et de la nature ». L’idée était d’imaginer un bâtiment qui anime l’espace public par l’imagination de l’enfant. Le bâtiment a été très bien reçu par les habitants du quartier et est rapidement devenue un emblème. Il se situe au croisement entre les installations HLM des années 70 et de la Tour Jean Nouvel.


Si la girafe est la plus impressionnante de par sa taille et sa couleur, d’autres animaux ont inspiré cette architecture. Une oursonne tente de

Site web : www.hondelatte-laporte.com/

grimper à l’étage supérieur tandis que des coccinelles traversent les murs du jardin. Un véritable arche de Noé ! La crèche s’étend sur 1400 m2 et peut accueillir jusqu’à 60 lits et 20 couchages d’appoint la journée. Soucieux de l’avenir de notre planète, les architectes ont imaginé la crèche selon le principe de développement durable. En effet, ils ont opté pour des solutions énergétiques tendant vers une consommation énergétique quasiment nulle.

Rédaction & Mise en page : Laura Bonnieu


Cinéma


[Animal]Cinéma

AmericAn HumAne AssociAtion : « Protéger les animaux acteurs ! » Il n’y a pas que les vedettes dont on prend soin Concrètement, des représentants de l’AHA sur les plateaux de tournage, les animaux aussi assistent aux tournages (le champ d’action de ont leur association qui veille à leur bien-être. l’association s’étend à l’ensemble des EtatsUnis) et en cas de non-respect de son cahier des L’American Humane Association (AHA) charges strict, la certification est refusée et des s’assure que les animaux, quel que soit poursuites peuvent même être prises pour mauvais leur espèce, soient bien traités sur les traitement envers les animaux. Concrètement, tournages de films, séries ou publicités. plus de 100 000 animaux sont supervisés chaque Avoir en permanence accès à de l’eau, ne pas fournir année, sur un total d’environ 1000 productions. un effort physique trop prolongé sans temps de Fondée en 1877 et basée à Washington DC, repos ou encore s’assurer que rien ne mettra en l’AHA a un champ d’action qui ne s’arrête danger la santé ou la vie de l’animal, … voilà autant pas qu’aux tournages. Au départ, l’association de critères à respecter lorsque l’on fait travailler fut créée pour protéger les animaux de ferme nos amis à poils ou à plumes. A la clé, la fameuse lors de leur transport à travers les Etats-Unis. certification ‘No animals were harmed’ (aucun Elle œuvre aussi dans la protection de animal n’a été blessé, en français) que la production l’enfance et l’aide aux animaux blessés lors va pouvoir faire figurer dans son générique de fin. de catastrophes naturelles (ce fut le cas lors


de l’ouragan Katrina ou du séisme en Haïti). Avec l’avènement d’Hollywood et l’utilisation de plus en plus nombreuse d’animaux sur les tournages, il était tout naturel qu’elle se tourne aussi vers le cinéma et protège nos amis devant la caméra. C’est en 1939 que débute réellement son activité ‘films’. A l’époque, le cinéma fait énormément appel à des chevaux pour ses Westerns, notamment. Et hélas, nombreux étaient ceux qui mourraient d’accident. Aujourd’hui, l’American Humane Association est la seule à pouvoir œuvrer pour la défense des animaux lors de tournages sur le sol américain. Elle insiste sur le fait que protéger les animaux revient aussi à protéger les humains qui vont interagir avec ces animaux sur un tournage. Au fil des années elle a même acquis le droit de superviser, en amont, les budgets et temps alloués au travail des animaux afin de s’assurer

que leurs sécurité et bien-être ne soient pas compromis par une mauvaise gestion. L’AHA remet chaque année le Pawscar du meilleur animal comédien. Ce très sérieux trophée, l’équivalent de l’Oscar, vient récompenser les meilleures interprétations animales de l’année. En 2015, les chats ayant interprété Buttercup, dans The Hunger Games ou encore les chevaux de The Hateful Eight, pour ne citer qu’eux, ont remporté le prix. Et en France ? On remet aussi la Palme Dog ! Le festival de Cannes récompense aussi la meilleure interprétation canine, que l’animal soit réel ou animé. Le plus célèbre d’entre eux ? Uggie, le toutou de The Artist (2011).

Rédaction : Linda Chaabna Mise en page : Axelle Port-lis


Déco


[Animal]Déco


Peux-tu nous parler du concept derrière plupart de ce qui a sur le marché est fait en « Animalove » ?

Chine. Les gens au Québec sont très sensibles - du moins, de plus en plus - à l’achat

Animalove, c’est vraiment la jonction en- local et donc il y avait la place sur le marché tre l’envie de créer de belles choses qui sont pour de nouveaux produits québécois. Je diaussi pratiques dans notre quotidien et un rais aussi que le statut des animaux et la senamour incommensurable pour les animaux sibilisation face au bon traitement de ceux-ci ! L’environnement dans lequel nous vivons rendent les gens plus attentifs. Les animaux chaque jour est important et en lien avec deviennent un peu comme les enfants au sein notre bien-être. Et cela devrait être applica- d’une famille et cela encourage les achats reble lorsqu’on a des animaux à la maison aussi ! sponsables et réfléchis. Animalove offre donc une gamme de produits pour animaux qui sont aussi décoratifs pour la Quels sont les must-have chez « Animalove » maison, afin de décorer sans restriction !

pour nos chers félins et canins ?

Si on dit : « Animalove » est la croisée de Du côté de nos amis canins, c’est le jouet l’harmonie du décor d’une maison et du ‘’Tug’’, en coton jersey qui est extensible et confort de nos fidèles compagnons à quatre donne pas de choc à la mâchoire. Vient enpattes … qu’en penses-tu ?

suite le socle à gamelles de moyen format. C’est principalement pour les chiens de taille

On peut dire cela mais je rajouterais pratique moyenne. Pour nos félins préférés, c’est, et utilitaire. Mais c’est aussi des moments de sans aucun doute, le jouet canne à pêche (le qualité avec notre animal, à jouer et à profiter produit préféré de tous, d’ailleurs !), parce de la belle compagnie. Il est important de faire qu’il est rechargeable. Il y a également, les bouger notre chat, par exemple, au moins, balles jumbos feutrées à la main qui sentent deux sessions de dix minutes par jour, pour lui le mouton et qui rendent les chats complètefaire dépenser son énergie et le garder actif !

ment fous.

Pourquoi est-ce un marché propice ?

Certains pensent que les chiens et les chats, par exemple, ont un rôle spirituel. Quel est

Au Québec, environ 50% de la population ont ton avis ? un animal de compagnie à la maison (chiens ou chats). De plus, la disponibilité de produits Je crois que les animaux ont un rôle différent visuellement intéressants est très faible et la dans la vie de chacun. Ils apaisent, rassurent,


protègent, aiment, aident et plus encore. Ils Au Québec, il n’y a pas de produits similaires ont assurément un effet positif sur les hu- qui pourraient être une concurrence directe. mains de par leurs effets thérapeutiques et Par contre, si on s’éloigne plus vers les Étatsleur support constant.

Unis ou l’Angleterre, il y a de belles choses qui se font c’est certain ! Toutefois, les prix reste-

Quelle a été ta première création ?

nt très hauts et rendent donc les produits peu accessibles.

Ça fait très longtemps que je crée ! Cependant, pour Animalove, le premier design que Une anecdote, un bon comme un mauvais j’ai fait a été le support à gamelles mais il ne souvenir à nous raconter ? ressemble plus du tout à ça ! Une chance ! Rires.

Je crois que la partie la plus cocasse dans mon travail est d’entendre les histoires d’animaux

Quelles sont tes influences ?

(particulièrement celles des chats) de tous les clients. Les gens ont vraiment envie de part-

Le design de l’Europe du Nord est ma prin- ager des tranches de vie. On restera toujours cipale inspiration visuelle. Le style scandi- des fans de nos amis poilus. nave me rejoint beaucoup au niveau du minimalisme et des couleurs. Pour ce qui est de l’idéologie, l’école du Bauhaus me fascine, par son discours sur l’aspect visuel des objets en lien avec leur utilité. Site web : www.animalove.ca Pour toi, le plus important dans une création Facebook : www.facebook.com/animalovecie est …? Twitter : www.twitter.com/animalovecie Instagram : www.instagram.com/animalove.ca

D’être inspiré et inspirant ! Réinventer et Pinterest : www.pinterest.com/Animalovecie vraiment créer avec tout ce qu’on est ; nos valeurs, nos goûts, nos folies. Nous avons chacun un potentiel unique et nous devons le faire refléter dans ce que l’on fait. Que penses-tu de tes confrères/consœurs ?

Interview : Blacky Gyan Mise en page : Jonas Simberg


Graphisme


[Animal]Graphisme


L e s animaux en 3D de Maxim Shkret Maxim Shkret est russe et designer de talent. Il travaille dans la publicité, cherchant des idées de packagings originaux pour les entreprises.

Dès lors,

on se doute que cet artiste manie perspective et volume à la perfection. Quand on s’intéresse à ses projets personnels, on remarque que les animaux sont l’une

vraisemblablement de

d’inspirations.

ses

sources Nous

retrouvons de nombreux portraits

faunesques

cependant un peu spéciaux… D’abord un lion, un ours, un hibou et un renard pour sa série « Predators ». Plus tard, un loup, un cheval, un bélier, un cerf pour « Wolf & Hoof ».

Predators


Predators


Bien que cela soit difficile à croire ces œuvres sont numériques. En combinant différents programmes graphiques, il sait donner l’impression d’animaux 3D en papier. La profondeur et la couleur sont travaillées donnant le relief et l’envie de les toucher. Maxim Shkret a su conserver la dynamique des bêtes ; leurs yeux sont expressifs et vifs. Ces portraits interpellent tant pour la noblesse de ces animaux que par les procédés numériques utilisés.

Wolf

Behance : www.behance.net/maxlogin

& Hoof Rédaction & Mise en page : Laura Bonnieu


Wolf & Hoof


Illustration


[Animal]Illustration

Gerald King


Gerald King est un Commercial/Artiste graphique de Chicago, Illinois mais qui vit actuellement Ă Battle Creek, Michigan.

INK Jungle gallery Medium- Ink, Chopstick, water


Lifestyle


[Animal]Lifestyle

L’As Vegane Parao

Quand Youtube se met au service des animaux


JihemDoe

« Ces derniers mois, l’actualité francophone a été marquée par des vidéos choquantes tournées par des membres de l’association L214, révélant la violence subie par les animaux dans les élevages, les fermes et les abattoirs. Si vous y avez été sensible et souhaitez vous tourner vers le véganisme, ou l’êtes déjà, sachez que Youtube contient quelques pépites d’or qui traitent très bien le sujet : L’AsVéganeParano, JihemDoe, et GurrenVegan. Résumé de mes chats avec ces futurs supers-stars L’AsVéganeParano veut démystifier toutes les paranoïas autour du véganisme, et il le fait bien. Carences, mauvaise santé générale, style de vie complètement décalé, restriction alimentaire, il traite tous les sujets avec humour et légèreté et n’hésite pas non plus à rappeler aux véganes d’être compréhensifs envers ceux qui ne le sont pas encore : « Ce n’est pas de leur faute. S’énerver contre eux c’est leur faire du mal et en même temps tu t’en fais à toi même. Ils ont leurs raisons et on ne peut pas leur en vouloir ». Jean-Mi, la vraie-fausse star du show, n’est pas tout à fait d’accord : «Le déni des gens me choque ». Mais les maitres mots des vidéos de l’AsVeganeParano restent Respect et Compréhension. Au début de notre entretien, il m’explique qu’avec JeanMi, ils sont potes depuis l’enfance. Chacun un bac ES en poche, L’asVegane a fait 3 ans d’école de musique (il joue de la guitare, de la basse surtout, un peu de piano et de batterie, et chante un tout petit peu) et Jean-Mi 3 ans dans une école d’audio visuel. « Il a dit oui tout de suite quand je lui ai parlé de mon projet de vidéos. Niveau matos, j’ai fait avec ce que j’avais. Sur les 4 premières vidéos on a filmé avec un canon 650D mais l’objectif

était zoom18 135, pas très adapté pour les intérieurs... et j’utilisais mon micro de guitare (qui est statique) alors que pour la voix il faut plutôt un dynamique. Donc vraiment à l’arrache. Après j’ai acheté un canon legria mini, c’est une caméra que youtube a lancée pour les youtubeurs, accessible avec micro intégré, 200 balles. Je vais peutêtre investir dans un micro cravat et la lumière ». Puis nous parlons véganisme: on ne m’a jamais proposé d’être végane, et je n’ai jamais réfléchi à la question, je faisais ce qui était «normal», ce qu’on m’a appris. Puis j’ai eu accès à l’information (par le discours de Gary Yourofksy et le film Earthlings). J’ai décidé d’être végane, ça m’a pas pris 15 ans de réflexion, c’était direct, ca me semblait juste logique. C’est immoral de faire du mal à un animal, point ». L’asVeganeParano, comme le dit JihemDoe, a su créer un pont entre les véganes et les carnistes, quelque chose qui manque cruellement en France. Quant aux deux questions que tous les fans se posent : Jean-Mi s’appelle–t-il vraiment Jean-Mi et est-il végane ou non… j’ai le malsain plaisir de vous dire que je garderais ces informations pour moi seule. Hashtag badgirl, hashtag enfaitj’aipasledroitdeledire, il ne faut pas tout démystifier ;) 48h après mon tchat Messenger avec L’AVP, je passe près de 3 heures captivantes en vidéoconférence avec JihemDoe, qui a récemment fait un petit buzz avec Veganement#1. Le format très court (en moyenne 40 secondes) des vidéos «Bonjour, je suis Vegane» est efficace: un mythe sur le véganisme proposé par Omni, une réponse franche, polie et tranchée de Vegane, merci, a bientôt, fin. Pas d’argumentation, et il va a l’essentiel. Puis il a


GurrenVegan

lancé « Véganement », où il s’attaque aux médias, grands diffuseurs au mieux d’erreurs, au pire de mensonges sur le véganisme. Comment en est-il arrivé là  ? «  Un jour j’ai entendu parler de véganisme, de militantisme. Ca me paraissait évident que j’allais finir végétarien. Une copine a publié sur Facebook le speech de Gary. Je l’ai regardé en mangeant un jambon beurre ou un jambon fromage, je ne sais plus, mais c’est la dernière fois de ma vie que j’ai mangé de la viande. Pas de transition, je suis devenu Vegane à la seconde. C’était il y a 5 ans, le 9 septembre 2011. » Et pourquoi Youtube ? «  J’ai tout de suite voulu faire comme Gary, donner des conférences (il a étudié la con  !), mais c’était une purge niveau organisation et  ça coûtait un bras. Ca me chagrinait parce que je voulais vraiment militer. Pour les vidéos Youtube, c’est simple : une camera, un programme de montage, un micro. Plus d’excuses ». En France, le véganisme est à la traine, on a du véganisme mou, je voulais mettre ma pierre à l’édifice et bouger tout ca. Quand il parle, JihemDoe ressemble aux gens qu’il admire  : Martin Luther King, Bakounine, Gandhi, Bob Marley, Nelson Mandela, Malcom X. Des personnes avec des idées très affirmées, engagées et militantes, qui se sont battues pour leurs idéaux, parfois jusqu’à y laisser la vie (Jihem, descend de cet arbre, ce n’est pas sérieux !). Sans culpabiliser, blesser ou accuser, il nous met face à nos contradictions, nous forçant à réfléchir par nous-mêmes. Chapeau Et puis, il y a GurrenVegan. Un personnage atypique et décalé, dans le sens le plus positif possible du terme ! Il a la banane et le fait qu’il en mange parfois jusque 15 par jour n’y est peut-être pas pour rien. Lui aussi a choisi You-

tube pour communiquer et s’exprimer. A moins que ce ne soit un choix que lui ai imposé la star de ses vidéos : sa gourde. Il filme avec sa GoPro et parle de sa vie quotidienne, en particulier du duo véganisme-course à pied : « Je veux simplement partager ce que je sais avec ceux que ça peut intéresser, et tans pis si parfois mon humour fait un bide, j’assume ! Beaucoup de gens se demandent comment on peut combiner véganisme et sport, véganisme et vie familiale, j’essaye de leur répondre ». Et il le fait carrément bien dans la minisérie «  Une semaine Vegan », 7 vidéos d’une dizaine de minutes dans lesquelles il nous fait découvrir sans tricher, avec bonne humeur et humour, son quotidien. Les vidéos sont drôles et légères, pleines d’astuces simples et indispensables. Gurren fait du vélo, du squash, de la rando et de la course à pied. Il a récemment couru le marathon de Paris pour l’association L214 « Je ne pouvais pas refuser de les aider » et prépare le 86km du Raid du Golfe pour Sea Shepherd. “On m’a mis au défi, mais n’étant pas encore au niveau, j’hésitais. Après plusieurs jours à me casser la tète, j’ai fini par accepter”. Je demande à Gurren qui sont les gens qui l’inspirent quotidiennement. La réponse est aussi humble que le personnage: «  On parle beaucoup de Paul Watson, on entend tous “L214”, mais les mecs qui m’impressionnent ce sont ceux dans l’ombre, comme l’équipage de SeaShepherd qui met sa vie en danger, ou les militants qui sont entrés dans les abattoirs en se faisant passer pour des intérimaires et qui ont tout filmé. Ils ont autant de mérite que les têtes d’affiche ». GurrenVegan est un mec simple qui se contente de l’essentiel, et ca fait comme une bouffée d’oxygène de le regarder.


La légèreté de l’AsVeganeParano, l’engagement de JihemDoe, les tipps de Gurren, tous valent leur pesant d ‘or. Ne me croyez pas sur parole, allez voir par vousmêmes ! Vous pouvez les retrouver ici : L’AsVeganeParano : Facebook : L’As Végane Parano Youtube : L’As Végane Parano Tipee : L’As Végane Parano

JihemDoe : Facebook : Jihem Doe Youtube : Jihem Doe Tipee : Jihem Doe GurrenVegan : Facebook : Gurren Vegan Youtube : Gurren Vegan

Rédaction : Barbara Vasseur Mise en page : Axelle Port-lis


LittĂŠrature


De véritables pépites d’or parsemées tout au long du roman, un recentrement sur l’essentiel au détour de l’inessentiel, au cœur de nos aspirations les plus profondes comme êtres mortels : l’« éclosion de la beauté pure au cœur des passions éphémères », la « contemplation de l’éternité dans le mouvement même de la vie », pour reprendre des expressions du texte. L’Élégance du hérisson, c’est le culte du wabi, mot japonais signifiant « forme effacée du beau », « qualité de raffinement masqué de rusticité » ; c’est le lieu privilégié de Renée, de Paloma, de Kakuro, de tous ceux qui sont inspirés par la grandeur des petites choses quotidiennes, ordinaires, par l’intime conviction que « c’est comme cela doit être », que « c’est bien ainsi » ; c’est l’habileté à saisir ces précieuses occasions où tout est harmonie et à en jouir avec l’intensité requise. C’est précisément parce que nous sommes promis à mourir qu’il ne faut pas oublier que nous sommes vivants aujourd’hui, qu’il faut savourer chaque instant comme un cadeau et donner le maximum de nous-mêmes :

« L’essentiel est invisible pour les yeux », disait le renard au petit Prince… De l’extérieur, Renée, l’héroïne du roman de Muriel Barbery, est petite, laide, repoussante, grassouillette ; de l’intérieur, elle recèle une beauté rare et insoupçonnable. Entre les apparences, l’image que l’on projette, et l’être, l’intimité profonde, il peut y avoir un fossé qui a de quoi surprendre. L’Élégance du hérisson, c’est la découverte de la tendresse une fois passés les pics de l’autodéfense… c’est la délicatesse d’un monde que l’on découvre peu à peu, celui de Renée, concierge cultivée et autodidacte de 54 ans du 7 rue de Grenelle, de Paloma, 12 ans, résidant avec sa famille au même 7 rue de Grenelle, et de Kakuro Ozu, qui emménage dans l’immeuble.

« il ne faut surtout pas oublier ça, décrète Paloma, dont la lucidité n’est pas sans étonner. Il ne faut pas oublier les vieux au corps pourri, les vieux tout près d’une mort à laquelle les jeunes ne veulent pas penser (…), l’inexistante joie de ces dernières heures dont il faudrait profiter à fond et qu’on subit dans l’ennui, l’amertume et le ressassement. Il ne faut pas oublier que le corps dépérit, que les amis meurent, que tous vous oublient, que la fin est solitude. Pas oublier non plus que ces vieux ont été jeunes, que le temps d’une vie est dérisoire, qu’on a vingt ans un jour et quatre-vingts le lendemain. (…) Moi, j’ai compris très tôt qu’une vie, ça passe en un rien de temps, en regardant les adultes autour de moi, si pressés, si stressés par l’échéance, si avides de maintenant pour ne pas penser à demain… Mais si on redoute le lendemain, c’est parce qu’on ne sait pas construire le présent et quand on ne sait pas construire le présent, on se raconte qu’on le pourra demain et c’est fichu parce que demain finit toujours pas devenir aujourd’hui, vous voyez ? Donc il ne faut surtout pas oublier tout ça. Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c’est


maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d’éternité. Le futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des vrais projets de vivants. » Carpe diem, disait Ronsard à la femme aimée, cueille le jour, profite de l’instant présent tant qu’il est présent, car demain arrive trop vite, demain tu seras vieille et fanée, à l’image de la rose ; en écho, quelques siècles plus tard, Renée affirme : « ce qui est beau, c’est ce qu’on saisit alors que ça passe. C’est la configuration éphémère des choses au moment où on en voit en même temps la beauté et la mort. Aie, aie, aie, je me suis dit, est-ce que ça veut dire que c’est comme ça qu’il faut mener sa vie ? Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition ? C’est peut-être ça, être vivant : traquer des instants qui meurent. ».

Muriel Barbery Crédit Photo : Lefigaro.fr

L’Art permet précisément de donner une forme aux émotions et de matérialiser la beauté de l’éphémère, capturé comme un papillon aux ailes resplendissantes sous le cadre, échappant au processus mortel. C’est cela qui compte : « la plénitude d’un moment suspendu arraché au temps de la convoitise humaine ».

Rédaction : Candy Hoffman Mise en page : Blacky Gyan


Mode


[Animal]Mode

Interview : Nicole V. Camphaug


Le marché de la fourrure reprend du poil Interview : Nicole V. Camphaug de la bête. Les capuches des manteaux se parent de coyote, les cols de lapin et les caches-oreilles angora sont légions dans Comment à démarrer cette idée de collecles rues de Montréal. Ce renouveau reste tion de chaussures en peau de phoque ? encore bien fragile puisque les mentalités ont beaucoup changé. J’ai récupéré de la peau de phoque de secLa fourrure n’est plus synonyme de luxe onde main mais très belle, pleine de taches ; elle se démocratise et s’invite dans tous les foyers. Pour autant, la prise de mais trop fine pour faire des chapeaux ou des conscience pour le bien-être animal et la gants. En général, je ne garde pas la peau en recherche d’un produit éthique sont devenues des critères important pour les décoration et je voulais réutiliser cette peau. consommateurs. J’avais une nouvelle paire de bottes que je ne L’Europe autorise au compte-goutte les fermes d’élevage pour certaines espèces mais a définitivement fermé ses portes à la peau de phoque. Définitivement ? Pas tout à fait, puisque les premières nations peuvent encore jouir du droit de chasse et de pêche, exploiter ces ressources naturelles sur leur territoire et même les exporter. Ce droit permet encore la valorisation de la peau de phoque : soutiens gorges, culottes, stilettos… les communautés du Grand Nord, Rannva Simonsen et Nicole Camphaug en tête, ne manquent pas d’idées pour faire de ce noble matériau des créations originales. Un marché artisanal qui pourrait se révéler le meilleur ambassadeur des traditions Inuits.

portais pas et qui étaient parfaites pour tenter une expérience. J’ai aimé ; j’ai donc décidé d’essayer sur des stilettos : le résultat s’est révélé incroyable. La peau de phoque est-elle facile à travailler? Comment la traitez-vous ? Lorsque j’achète la peau, elle est commercialisée déjà tannée. Elle est donc malléable et facile à travailler. Il y a beaucoup de lieux où tendre la peau et la former autour de la chaussure. Je ne la prépare pas moi-même, je l’achète ainsi. Cependant, j’ai quand même

besoin de la tirer et de la manipuler ; j’ai donc Nicole Camphaug travaille pièce par pièce et à la demande ses chaussures. La créa- une préparation, à cet effet, pour ces maniptrice change notre vision en réinventant ulations. la mode du Grand Nord grâce à ses talons glamour. Elle a accepté de répondre Utilisez-vous d’autres types de peaux ? à quelques questions.


Je n’en utilise pas d’autres, en ce moment. vérifie le délai et ce que je suis capable de Maintenant que vous me posez la question, réaliser dans ce laps de temps. Je n’aime pas je pense utiliser du renard, dans le futur. En produire des pièces en urgence et faire des fait, peut-être même pour la prochaine paire concessions sur la qualité. de bottes. L’industrie a été durement affectée par les Où vous procurez-vous la matière première ? campagnes anti-fourrures. Comment voyezvous l’avenir ? Quels sont vos projets pour Je récupère ma matière première d’un(e) faire évoluer le marché ? ami(e) du Labrador qui vend de fabuleuses harpes en phoque de belle qualité. Elles sont Le futur est si incertain. Les possibilités sont magnifiques !

infinies mais la réalité est une toute autre chose. J’adorerais posséder et gérer ma propre

Iqaluit est une petite ville située dans manufacture. Produire toutes les chaussures le

Nunavut.

Comment

gérer

vous faites au Canada serait formidable. La pro-

l’approvisionnement au quotidien ? Une duction du pays est si importante. C’est pour commande de dernière minute ?

ça que j’aime faire ces chaussures chez moi, dans ma maison à Iqaluit, au Nunavut. Un

J’essaie juste de faire ce que je peux lorsque je projet pour développer le marché… Oh, mon le peux, surtout depuis que je cumule un em- Dieu, je ne saurais répondre, pour le moment, ploi à temps plein. Je réalise des commandes à cette question. lorsque je le peux. J’essaie aussi surtout de servir les personnes qui font activement la L’Europe a fermé son marché des produits promotion de la peau de phoque, que ce soit dérivés du phoque ; exception faite pour les pour une cérémonie de récompenses ou un communautés Inuits et autochtones. Existeévènement public présentant notre culture ; t-il un label qui garantisse au client la provles personnes publiques et, bien sûr, mes amis enance du produit ? proches qui ont besoin de quelque chose de spécial pour une occasion spéciale.

Un label pour garantir l’origine des produits

Pour les commandes de dernière minute, je issus du phoque… Je n’en ai pas encore pour


mes produits. Il doit, toutefois, y en avoir un Je n’ai pas encore bénéficié des effets de cette pour les artisans, un qui indique la provenance « mode ». Si j’avais, peut-être, une grande de la peau, etc…

compagnie, j’aurais adoré mais je suis petite. Je fabrique encore mes chaussures une pièce

Qui sont vos principaux clients ?

« à la fois », je ne le remarque donc pas.

Ce sont des canadiens qui apprécient l’art et Vous êtes une petite entreprise. Avez-vous la culture. Beaucoup sont des Inuits de toutes des partenariats avec d’autres créateurs ? les régions du cercle polaire mais aussi de Terre-Neuve et Labrador. Les Inuits utilisent la peau de phoque depuis des générations. Était-ce naturel pour vous de travailler ce matériau ? Est-ce ou était-ce naturel d’utiliser la peau en étant Inuk ? Bien sûr ! J’aime tellement la peau de phoque. J’essaie régulièrement de trouver des moyens de l’exploiter. J’aime l’idée des chaussures : bottes, sandales ou stilettos parce que ça permet à chacun de porter

En ce moment, je ne collabore pas mais je parle beaucoup avec Rannva Simonsen de Rannva Designsen qui fait des petits évènements privés. Elle est d’une aide incroyable, formidable et, bien sûr, si talentueuse. Où peut-on se procurer vos collections ? Participez-vous à des salons ? Les produits sont vendus via les médias sociaux, les foires créatives et les salons. Tout dépend de ce que je peux produire. Je les vends en privé et je ne les distribue à trav-

de la peau de phoque à toute occasion, toute ers aucun magasin, en dehors de quelques l’année, pour n’importe quel évènement. boutiques à Iqaluit avec lesquelles je travaille. Mais il faudrait que je réfléchisse à tout ça. Je La fourrure a longtemps été associée au luxe. préfère recevoir les demandes via notre page Des marques « Canada Goose » ou « Rudsak Facebook ENB dédiée aux artisans, mais il y a

» ont participé à sa démocratisation auprès d’autres moyens de me contacter, sur Twitter, des jeunes. Bénéficiez-vous de cette image Instagram - ENB_ARTISAN, et bien sûr par plus urbaine ?

courriel ncamphaug@live.ca.


Sources VAN DUSEN. John “Nicole Camphaug takes sealskin footwear to new heights”, CBC News, Juillet 2015 [http://www.cbc.ca] MCCUE. Duncan “Sexy en phoque”, Ici Radio Canada, Mars 2016 [http://ici.radio-canada.ca ] MARCEAU. Marilyn “Embargo européen sur le phoque : le canada fera appel”, Ici Radio Canada, Novembre 2013 [http://ici.radio-canada.ca ] GRENIERICI. Philippe. “La chine, dernier espoir pour l’industrie canadienne des produits du phoque? ”, Ici Radio Canada, Novembre 2015 [http://ici.radio-canada.ca ] DEVLIN MARIER. Rita, “La fourrure reprend du poil de la bête, La Presse Canadienne”, février 2013 [http://www.lapresse.ca] ABNETT.Kat. “Inside the growing global fur industry, Business Of Fashion”, Juin 2015 [http://www.businessoffashion.com]

Interview : Karima Kebabi Mise en page : Jonas Simberg


Objet


[Animal]Objet

Doudou, toutou, ...

Créations MABRISA


Parlez-nous de vous ! Sans trop m’étendre sur ma petite personne, disons qu’avant l’adolescence, j’aimais déjà coudre, surtout des vêtements. Un jour, après que nièce Isabelle eût obtenu son diplôme de « designer » à Montréal, elle se mit à voyager dans le monde en tant que « designer » au service de grandes compagnies de vêtements. Puis elle finit par revenir aux Îles où elle commença à vendre ses propres créations. Nous est alors venue, à elle et moi, l’idée de faire nos propres créations.

Existe-t-il un lien particulier entre ces animaux et vous ? Bien sûr ! Mon père avait une ferme. Lui-même avait pris en charge la ferme familiale dès l’âge de onze ans, après la mort de son père. Dans ce temps-là, il y avait de tout dans la ferme, depuis les petits poussins, en passant par les brebis, les cochons, les vaches, les dindes, les poneys, jusqu’au cheval de trait, sans oublier le jardin de famille. Ayant grandi à la campagne et si près de la nature, les animaux ont bercé mon enfance et ma culture et ma vie.

Comment est née l’idée de créer des doudous ? Qu’est-ce qui vous inspire, en tant qu’artiste ? Je ne trouvais pas sur le marché beaucoup de doudous de grande originalité. Il y avait place pour beaucoup plus de créativité. En créant mes propres doudous selon mon imaginaire, c’était la seule chance de pouvoir me démarquer dans un monde pour les enfants, plutôt, disons, un monde naïf… Tout en m’amusant moi aussi, je pense que c’est un merveilleux passe-temps.

Inspiration, demandez-vous ? Quand on a grandi dans un milieu de paisible campagne, dans des décors de bateaux, de pêcheurs et de cages à homards, entre l’immensité de la mer et les vastes horizons, fouettés par tous les vents, dans un milieu d’une grande simplicité, entourée d’une grande famille qui se parle de tout et de rien et se raconte leur vie et des histoires Est-ce juste un amusement ? à boire debout, on ne peut jamais oublier tout à fait le merveilleux de notre enfance. La vie Un amusement, oui. Mais aussi un projet de re- trépidante de la ville me ramène toujours aux traite. Car la retraite ne signifie pas ne rien faire Îles, là où courait mon enfance, bien entourée mais surtout, faire ce qu’on n’a peut-être pas eu de mes parents qui m’aimaient beaucoup. le temps de faire ou faire enfin ce qu’on aurait aimé faire sans que ce soit un travail. Vous comprenez ???

Qu’est-ce qui retient votre attention sur ces objets? Pour un enfant, un doudou c’est comme un ami tout en douceur, une sorte de référence affective, L’enfant se réveille tout près de son doudou et se colle et se couche avec cet objet. Dans le cas de mes créations, je veille à ce que cet objet soit sans danger, sans risque de se blesser et agréable au toucher.


parfois des animaux, des brebis, des chevaux, des chiens et des chats qu’ils nous apaisent et nous inspirent, et parfois nous préservent de l’ennui, d’où le terme « ZOOTHÉRAPIE ». Psychologues, vétérinaires et thérapeutes de tout acabit ont compris cela depuis longtemps et de façon irrévocable. Personne ne devrait donc se surprendre que les doudous soient devenus si répandus, si populaires, si recherchés, si inspirants …

Que pourrais-je vous dire encore : quand on se retrouve aux Îles, une bouée, un filet de pêcheur, un coquillage, la laine des moutons, même un Facebook : www.facebook.com/LesCreationsoiseau ça nous inspire ! Si donc, en plus de tout Mabrisa ça, on se souvient que toutes les familles aux Îles gardaient un ou plusieurs chats à la ferme ou dans la maison, cet animal est devenu le symbole de mon affection pour la campagne, le premier modèle de mes créations, la source de mon inspiration. Les chats sont des animaux que tout le monde aime. Expérience faite, plus on connaît cet animal, plus on découvre à quel point il est une boule d’affection. Ils s’attachent à leur maître ou à leur maîtresse. Ils se frôlent à nos pieds, montent sur nos genoux ou se roulent par terre en quête d’une caresse. En dehors de leurs petits besoins de base, ils ne nous demandent qu’une seule petite chose: qu’on les protège. Autrement dit, être aimés ! Tous les enfants de la terre éprouvent une affection totale pour les chats. Les chats sont des animaux particulièrement enjoués, doux, propres, soyeux, aimés des enfants et… « COLLOUS ». Quand on y pense, c’est vrai, tous les enfants et beaucoup d’adultes éprouvent de la tendresse pour les chats. Bien des animaux inspirent du bonheur à ceux qui les regardent. Sans trop savoir ni pourquoi ni comment, on dit

Interview : Blacky Gyan Mise en page: Estelle Simon


Photographie


Lennette Newell Les sĂŠries animales

[Animal]Photographie


Lennette Newell née dans un ranch californien dans les années 60. Son papa est vétérinaire et lui transmet son amour pour les animaux. Elle adore la nature si bien qu’elle rêve de se réveillée dans la peau d’un jaguar ou d’un zèbre un beau matin…

Aujourd’hui, la californienne est photographe commerciale à succès. Maintes fois récompensée pour ses campagnes de pub et ses packagings originaux, sa renommée est internationale. Parallèlement, elle n’oublie pas son amour pour la faune et prend le temps de rendre hommage à la beauté du règne animal dans ses projets personnels notamment dans les séries « Ani-Human » et « Rayures dans la natures » où l’humain et l’animal cohabitent.

Dans ses clichés, l’animal est au premier plan alors que l’Homme n’est que secondaire. L’humain, doit ressembler à l’animal, se confondre pour pouvoir espérer un dialogue furtif, un échange, une acceptation. L’Homme se fait miroir de l’animal pour le séduire et c’est fascinant. En inversant les rapports Homme-Animal, elle veille, à sa manière, à la préservation de la faune et à la sauvegarde de leurs habitats naturels. L’animal doit vivre avec l’humain et inversement chacun en prenant soin l’un de l’autre.


Pour cela, Lennette a pensé à l’art de la peinture corporelle. Les corps humains sont alors peints, des cheveux jusqu’aux pieds, de couleurs et motifs de peaux, pelages ou écailles d’animaux. La photographe peut alors capturer des moments d’harmonie où les deux êtres sont sur un plan d’égalité.

Ses portraits sont étonnants d’esthétisme et de sensualité. La communion entre l’Homme et la nature n’a jamais été si parfaite.

Site web : www.lennettenewell.com Facebook: Lennette Newell Photography

Rédaction & mise en page : Laura Bonnieu


[Animal]Photographie

C H E V A U X


Sherfy,

photographe française, s’est approchée des chevaux, et plus précisément pendant leur entretien. C’est en se rendant à un concours équestre, que l’intérêt lui est venu : «J’ai été impressionnée à quel point ces chevaux de compétition étaient vraiment beaux : poil luisant, crinière souvent coiffée, harnais tétière parfois décoré... Et tout ça pour un passage qui dure à peine quelques minutes. Je me suis alors dit qu’il serait intéressant de se pencher sur la question de la préparation que cela demande... ». C’est ainsi qu’elle est donc passée du côté des coulisses, dans les écuries, là où l’on bichonne ces animaux.

Le jour de la compétition, le cheval est préparé en plusieurs étapes : il faut d’abord compter une vingtaine de minutes en soins (brossage, curage, coiffage, ...), puis environ 15 minutes qui lui permettent de se dégourdir. Une heure avant le passage, il est sellé et amené sur l’aire de détente afin de l’échauffer. Une fois l’épreuve passée, le cheval retourne à son box, mais là encore, on s’occupe de lui : protection des tendons aux pattes, graissage des sabots, brossage à nouveau,... Ces équidés sont habitués et dociles, les manipulations sont réalisées facilement. Voici donc quelques images illustrant ces étapes. Ce reportage est ainsi plus axé sur le rapport homme/animal. Le noir et blanc accentue le côté «non-visible» par le spectateur, comme s’il s’agissait d’un souvenir enfoui. Mais ce choix permet aussi de mettre d’avantage en avant la matière (poil, eau, fer, etc), le graphisme épuré de certains clichés, et le contact entre les deux êtres.

Rédaction & photos : Sherfy Mise en page : Laura Bonnieu


[Animal]Photographie

Di Liu

et la dĂŠmesure


Un lapin plus grand que l’immeuble dans lequel vous résidez ? Un panda qui a écrasé la maison de vos voisins ? Cela est possible dans l’œuvre « Animal Regulation Series » de Di Liu. Cet artiste chinois explore en effet les relations conflictuelles entre la nature et les hommes, à travers une série d’expériences photographiques. Par des montages, il met en scène des animaux à la taille exagérée au milieu de la ville. Et cette démesure entraine la destruction du paysage urbain.

Di Liu s’est inspiré de la banlieue de Beijing pour recréer un univers familier mais étrange dans lequel il a brisé une simple règle de sens commun : la taille des animaux. Par ce chaos, il met en lumière la mince frontière entre la nature et la société, le monde matériel et intellectuel, l’obédience et la violation des lois de la nature. Faire réagir et réfléchir son public ? L’objectif est atteint.

Rédaction : Maëva Cruchet Mise en page : Laura Bonnieu


R Modèle


Sculpture


[Animal]Sculpture

DÈME OISEAUX


Assane Dème est un artiste plasticien sénégalais qui a commencé très tôt. Après plusieurs années de formation à l’École des Beaux-Arts au Sénégal et auprès de grands maîtres, il a voué une passion pour la récupération. Aujourd’hui, il nous présente quelques-unes de ses œuvres :

Facebook: https://www.facebook.com/DemeOiseaux

Rédaction & Mise en page : Blacky Gyan


[Animal]Sculpture

Vladimir Davydov,

l’homme qui donne vie aux animaux sur du bois


Sa vie

Sa motivation

Vladimir Davydov est né en 1980 au Kirghizistan, petite République en Asie Centrale. Il a complété ses études et a obtenu un diplôme en ingénierie de l’Université Kirghize en 2003. 2008 a été une année charnière car il a quitté son pays pour émigrer au Canada. Sa vie repartait à zéro. En quittant l’Asie centrale, il avait comme ferme résolution de trouver un métier qui lui plairait vraiment. C’est donc en 2009 que, par hasard, il trouve une activité créatrice dans un domaine qui lui était totalement inconnu jusqu’à ce jour, la sculpture sur bois. À partir de ce moment, il tombe amoureux de cette forme d’art et il réalise rapidement qu’il ne pourra plus vivre sans créer. Présentement, il travaille sur une ligne de produits de luxe pour les galeries d’arts, participe à divers événements artistiques et symposiums, accomplit des commandes spéciales et donne de la formation en sculpture sur bois. Il se questionne sur l’interaction entre l’homme et la nature, deux entités cohabitant dans le même univers et possédant toutes deux fonctions distinctes et parfois antagoniques : « La nature - le langage immuable - est représentée par la flore, la faune et l’environnement, en général. Elle suit son cycle par instinct de survie. L’humain - le langage évolutif - est guidé par l’instinct de survie mais également, est confronté à sa propre évolution tant au point de vue économique et social que spirituel. Il doit apprendre à composer avec son environnement. C’est à l’aide de ces deux langages, le brut et l’esthétique, la matière et la couleur que je désire confronter l’existence vers une quête de vérités. »

Vladimir la trouve dans cette quête d’équilibre entre l’humanité et son environnement. Son art se veut organique, sauvage et cru. Un art de confrontation… Un art d’évolution… Un art humanitaire en constante oscillation entre humain et nature. Sa démarche artistique En qualité de sculpteur, elle réside dans le fait de faire ressentir aux gens qu’ils sont détenteurs d’une puissance de changement. Réfléchir sur la vie et la nature dans tout ce qu’elle nous offre de beau. Ses sculptures Elles sont toujours des pièces uniques, faites complètement à la main avec des gouges et des couteaux à bois et sur un bois de tilleul, principalement. Cependant, il a d’autres matières de prédilection comme les bois de cèdre, de pain blanc et de noyer canadien et n’utilise que le bois sec ; d’où la stabilité de la sculpture qui ne craque pas avec le temps. Il a adopté une finition traditionnelle avec des gommes-laques et des teintures et peint avec des peintures acryliques. Les sculptures sont, par la suite, protégées avec trois couches de vernis ; ce procédé protège donc ses pièces contre les rayons UV, l’humidité et la poussière et ne demande pas d’entretien particulier. Sa pensée envers les machines Les machines, peuvent-elles le remplacer ?


Souvent, il change son dessin en sculptant, rajoute ou enlève certains détails. Il travaille beaucoup avec la forme de la planche de bois. Il intègre des nœuds et l’écorce dans ses pièces. Il utilise plusieurs trucs qui donnent profondeur à ses sculptures. Et finalement, chaque sculpture est une particule de son âme qui porte l’amour de son cœur. Donc non, il est sûr que les machines de nos jours ne peuvent pas le remplacer. Son conseil « Aux jeunes qui souhaiteraient se lancer dans la même voie que moi, allez-y ! C’est difficile mais très intéressant. Écoutez votre cœur et n’écoutez pas les gens qui vous disent que c’est impossible. Si vous aimes quelque chose, c’est toujours possible. Mais il faut être patient et ne jamais se reposer sur nos lauriers. »

Facebook : https://www.facebook.com/vladimirdavydovsculpteur1 Site web : http://davydovart.com/

Rédaction & Mise en page: Blacky Gyan


[ART] [Animal]Sculpture Graphisme

Le nouvel ordre de

Blank William


Le nouvel ordre de

Blank William Site web - blankwilliam.com Projets « The new order »

- blankwilliam.com/the-new-order-black - blankwilliam.com/the-new-order

Rédaction : Maêva Cruchet Mise en page : Laura Bonnieu

Allier

l’ordre

animal

à

l’univers

cinématographique de la guerre des étoiles ? Le designer New Yorkais

Blank William nous

prouve que cela est possible avec son projet « The new order », une série d’étonnantes sculptures déclinées en noir et en blanc. Ces dernières représentent des casques de soldats de l’Empire galactique sous les traits de trois animaux massifs : l’éléphant, l’hippopotame et le rhinocéros. Entre animal et métal, matières à la finition brillante ou mate, les genres se mélangent de manière troublante. Les fans des trilogies (et les autres!) en seront émerveillés.


Shooping


[Animal]Shooping

Bon en Tit’Os Rencontre avec Mathilde Cormier


Mathilde a, il y a quelques années, travaillé pour une boutique de vente de nourriture et accessoires pour animaux ; cela marque la naissance de sa passion et de l’idée d’une boutique qui n’aboutira pas, à cette époque-là, à la création car ne se sentant pas capable. C’est seulement à la suite d’un gros accident où elle s’en est sortie extrêmement chanceuse d’être toujours en vie et sans handicap et qui l’a obligée à être en convalescence et ce, durant des mois que la jeune femme s’est remise en question et a, donc, déNourriture de qualité, pour la plupart sans glu- cidé de réaliser son rêve. Plan d’affaires, formaten, jouets, colliers, laisses, produits pharma- tion en lancement d’entreprise, …. Ça y est, elle ceutiques pour nos poilus à quatre pattes mais se lance ! également nourriture et accessoires pour les rongeurs et les oiseaux …. Autant vous dire que Ce projet est plus que la réalisation d’un rêve, à c’est le paradis pour nos chers amis. Cependant, y bien réfléchir car, aujourd’hui, Mathilde, s’est la jeune femme n’en reste pas là. En effet, elle prouvé à soi-même qu’elle est en mesure de se offre également des conseils sur la nutrition et surpasser. De plus, son lancement lui a permis de voir tout un beau monde venu la soutenir. sur certains comportements. Toute sa famille littéralement, ses amis et conA la question à savoir pourquoi ce nom : Bon naissances étaient effectivement de la partie en Tit’Os, elle répond en riant : « J’étais assise pour l’aider et l’encourager. « C’était vraiment avec mon père, une fois, et nous nous amusions une journée pleine d’amour », dit-elle. à imaginer des noms farfelus pour la boutique quand il a dit « C’est bon en tit’os ». Et c’est tout Elle ne compte pas ouvrir d’autres boutiques bonnement que nous avons gardé ce nom pour Bon en Tit’os mais nous réserve une surprise au cours de l’année prochaine. ceux qui comprennent le jeu de mot. » Mathilde est une jeune entrepreneure de 24 ans. Dynamique, elle n’est pas en mesure de rester en place ; raison pour laquelle, d’ailleurs, elle est toujours en train de relever des défis. Son immense passion pour les animaux et pour tout ce qui pourrait s’y rapporter l’a conduite à créer, il y a deux mois, Bon en Tit’Os qui est, aujourd’hui, un magasin de quartier spécialisé dans la nutrition et les accessoires pour animaux domestiques.

Mais pourquoi une boutique de vente de nourA suivre … riture et d’accessoires pour chiens et chats ?

Facebook: www.facebook.com/bonentitos Site web : www.bonentitos.com/

Rédaction & Mise en page : Blacky Gyan


A’S de la Perfection


R Magazine_Numéro 10_Animal  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you