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3A Magazine- Edition spécial Montréal-

Cassandre DESJEUX le 15 MAI 2010.

EDITORIAL

De la même manière que le Gargantua de Rabelais recommandait à son fils Pantagruel de s’intéresser à tous les aspects du savoir afin d’être le plus éclairé possible dans ce monde, Sciences-po fait preuve d’un bel humanisme en incluant une année obligatoire ‘hors des murs’ de l’école. Rappelons combien Rabelais exprimait sa vision d’une éducation idéale à travers la lettre de Gargantua à Pantagruel (dans sa célèbre œuvre, Le Pantagruel ou Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua). Rabelais démontrait bien que l’idéal social, moral et religieux est complémentaire de l’idéal intellectuel (scolaire). Le programme intellectuel scolastique serait donc un apprentissage alors que l’idéal social, moral et religieux en seraient son l’application. Sciences-po n’est pas la seule école à promouvoir une mobilité pour permettre à ses étudiants d’expérimenter une autre dimension sociale. En effet, le programme ERASMUS est le véritable pionnier moderne d’une idée humaniste ancienne. Fondée en 1987 par l’union européenne afin de promouvoir la mobilité européenne, le programme Erasmus avait été préconisé par Rabelais, Erasme et d’autres humanistes de la renaissance. L’idée de la 3A (comme on l’appelle à Sciences-po, pour ne pas dire troisième année hors les murs) n’est donc pas une innovation de Sciences-po. Cependant, Sciences-po a su transcender cette belle initiative. En effet, l’école ne propose pas cette année ‘hors les murs’ mais l’impose et la rend obligatoire en lui attribuant des crédits nécessaires pour l’obtention du diplôme finale de l’école. De plus, Sciences-po diversifie l’offre de cette 3A ‘hors les murs’.Les étudiant ont trois possibilités : un séjour d’étude (un an dans une université étrangère), un séjour de stage, ou encore un projet personnel. Pour ma part, j'ai opté pour le séjour d’études dans une université étrangère. Aux premiers abords, j’ai noté combien la moitié de ma promotion rêvait de se retrouver sur un campus américain, un conditionnement inconscient de nos rêves télévisés hollywoodiens. Vraiment attractif et quelle originalité ! What a people ! Tentée par la conquête des grands espaces, j'ai choisi une destination anglophone, moins recherchée afin de me retrouver presque seule en terre inconnue: Le Canada. J’avais déjà eu plusieurs échos de la bonne réputation des universités à Montréal, une mégapole liée à l’histoire de la France. Montréal attire la plupart des étudiants des lycées français des Etats-Unis notamment. En effet, beaucoup d’étudiants se retrouvent à Montréal pour sa majorité civile dès 18ans et sa réputation de ville festive hors-pairs. Soulignons que le coût de la vie est plus abordable qu’aux Etats-Unis. Au final, les Américains se croient en Europe et les Français certains d’être en Amérique. Voilà Montréal, le meilleur des deux mondes. Et Concordia UNIVERSITY concordait parfaitement bien avec mes choix. C’est donc avec plaisir que je vais présenter la ville que j'ai découvert durant ma 3A. Le format magazine me paraissait agréable à la lecture.

Cassandre DESJEUX


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SOMMAIRE D’UNE 3A ATYPIQUE. ♪ RAPPORT ♪ I)

Montréal city p5

-Ville historiquement liée à l’histoire de France. -Ville cosmopolite, île carrefour. -Ville festive et accueillante. I)

Système universitaire- p9

- Conditions générales d’études. -

Cursus universitaire.

- Activité sur le campus

♫ ANNEXES ♫ Vocabulaire /Conseils- p16.

-Les mots qui sont à l’origine de quiproquos amusants. -Les spécialités culinaires. Les lieux à fréquenter

Démarches- p18

-CAQ. -Permis d’études. -Sécurité sociale.


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Introduction :

Pourquoi Montréal ? Le choix de partir au Canada m’est tout de suite apparu comme la seule destination anglophone qui corresponde réellement à mon projet de carrière professionnelle. Ce qui m’attirait c’était l’enseignement de qualité proposé (le Canada est l’un des meilleurs pays dans la recherche pédagogique ainsi que dans la recherche psychopédagogique), la réputation des enseignements en arts, (arts libéraux et théologie) qui me paraissaient parfaitement correspondre à mon projet professionnel. Je souhaitais aussi réaliser mon année au Canada car c’est le seul pays qui se trouve à la croisée entre une culture anglo-saxonne et francophone, ce qui évite un dépaysement trop brutal et une occasion unique de perfectionner son anglais. C’est pour finir, l’envie de découvrir une nation riche culturellement et un territoire immense (doté d’une généreuse nature que) j’aspirais passer une année exceptionnelle à Montréal. Pourquoi Concordia en premier choix ? Concordia est la première université canadienne qui ait retenue mon attention. Concordia fut un vrai coup de cœur. Elle intervient principalement dans quatre secteurs (arts, sciences, génie et informatique) et parmi ces secteurs, les plus réputés demeurent le département des sciencespolitiques et celui des arts (mes deux départements de prédilection), d’où mon attachement particulier à cette université. Située au cœur de Montréal, cette école n’a pu que charmer mon penchant pour la vie citadine. Un autre avantage proposé par Concordia (comme McGill) était qu’elle accepte l'usage du français lors du rendu des travaux. De plus, l’université cultive aussi une image de « mosaïque culturelle » avec ses étudiants provenant de plus de 150 pays. Enfin, c’est l’enthousiasme des étudiants de Concordia (en échange à Sciences-po) quant à l’enseignement et l’ambiance procurés par cette université qui m’a charmé. Ma priorité était celle de profiter de l’excellence en arts de l’université de Concordia pour étendre un peu plus ma culture générale tout en poursuivant quelques cours en Sciences-politiques.


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I) Montréal city, une île atypique en Amérique. Ville historiquement liée à l’histoire de France. Ne pas connaître l’histoire de la seule ville francophone d’Amérique du nord serait négliger l’histoire de France. Francophones, oui, Français, certainement pas. En effet, deux siècles d’ isolation et de luttes ont forgé un caractère national tout à fait distinct chez ces sujets abandonnés de Louis XV. L’expression « maudits Français » se justifie ainsi par l’histoire qui nous rappelle que les Français ont abandonné leurs alliés francophones en Amérique du nord face aux colonisateurs Britanniques. Entre la France et le Québec, il n’y a pas seulement le fossé des siècles et de l’Atlantique, mais une différence d’état d’esprit. Les Québécois ont une mentalité nord-américaine, forgée par des ancêtres pionniers qui ont lutté pour s’implanter dans un pays où la nature est un challenge. En d’autres termes, Montréal vous plongera dans une partie de l’histoire de France souvent ignorée et inconnue des français. A vos sources citoyennes !

Ville cosmopolite-île carrefour. J’ai particulièrement aimé cet aspect cosmopolite d’une petite île au sein de laquelle on retrouve une intense mixité culturelle et intellectuelle. Quelle richesse et quel plaisir que de rencontrer à chaque déplacement des opinions diverses, des cultures qui se tolèrent et se comparent sans se déchirer. Véritable mosaïque de nombreux quartiers très distincts, Montréal est une ville étudiante incontestée. Les stations de métro le soulignent bien; elles portent les noms de 4 grandes universités de l’île. Une jeunesse étudiante plurielle est présente à Montréal et prouve l’intérêt de la ville. Les anciens lycéens des lycées français, les étudiants internationaux et les locaux préfèrent souvent le rapport

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qualité/prix des universités Canadiennes aux universitaires américaines. Chaque minorité a sa place dans la société Montréalaise et c’est ainsi que les immigrants préfèrent vivre à Montréal car ils se sentent chez eux et non ‘étrangers‘. Cet aspect est notamment lié à la politique de promotion multiculturelle du Canada (on connait les efforts de certains intellectuels tel que Kymlicka). Quoi qu’il en soit, il est simple, paisible et sécuritaire de vivre à Montréal. La ville est aussi réputée pour son double univers culturel entre francophones et anglophones. Ce carrefour est aussi riche que ludique (il y a des traductions dans les deux langues partout, ce qui permet un apprentissage et une amélioration rapide de l’anglais pour les francophones). Montréal est bien situé géographiquement, entre le nord polaire et les USA. Seules quelques heures séparent l’île des villes américaines les plus renommées NYC-BOSTONWashington-Philadelphie pour quelques poignées de dollars en bus Greyhound . L’architecture reflète particulièrement cette rencontre unique de deux cultures, Américaine et Européenne, moderne et ancienne. Effectivement, les bâtiments de la Nouvelle-France cohabitent en harmonie avec les gratte-ciels ultramodernes. Une balade dans les rues vous fera découvrir les lieux centenaires du Vieux-Montréal, le Quartier international à l'urbanisme vertigineux, Chinatown ou encore des quartiers plus populaires et leurs typiques escaliers extérieurs. En 2006, Montréal a été la première ville nord-américaine à être désignée «Ville UNESCO du design».


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Ville festive, artistique et accueillante. trendy des designers québécois, vous trouverez votre bonheur. Marques haute couture ou créations originales, il y en a pour tous les goûts... et tous les portefeuilles! Les amateurs d'antiquités seront ravis de découvrir les boutiques des rues Notre-Dame et Amherst, véritables cavernes d'Ali Baba, où le design des années 70 côtoie les meubles des 18e et 19e siècles.

Le grand charme de Montréal est le fait que la ville permette de profiter d’une belle vie étudiante : Montréal impressionne par « sa joie de vivre », son « ambiance bilingue » et son « infatigable population (plus de 25 ans s'abstenir !) », la ville ‘étudiante’ a été classée 2e ville Mondiale la plus festive au monde par le nouveau guide de voyage 1000 ultimate Experiences de Lonely planet. Les étudiants aiment Montréal pour son atmosphère vieuxquartier, ses boites de nuit toujours pleines à craquer, ses soirées à thèmes insolites, ses restaurants ou bars à musique par centaines. La joie de vivre des Montréalaises et des Montréalais est un trait distinctif de la ville. Chaque événement est un prétexte pour l’exprimer et la partager. Montréal dispose aussi de parcs magnifiques comme le ‘parc du Mont royal », il y a aussi un parc d’attraction localisé sur la petite île (île sainte Hélène) face à l’île de Montréal, atteignable en métro (station Jean Talon). De plus, si Vous aimez « magasiner », comme on dit au Québec, alors, vous serez comblé, car Montréal regorge de boutiques tentatrices. Des prestigieuses maisons aux boutiques

La ‘métropole culturelle’ propose aussi plusieurs activités qui sont souvent gratuites (les grands festivals d’été (films du monde, francopholie et les représentations dans les maisons de la culture, le cinéma en plein air en été etc.) La ville dispose aussi de musées atypiques tels que le Biodôme (où 4 écosystèmes sont reproduits avec leur fauneflore) le jardin botanique, l’insectarium ou encore le stade Olympique. Par ailleurs, il faut savoir que la ‘place des arts’ de la ville est très active, Montréal reçoit plusieurs milliers d’artistes en représentations toute l’année, à l’Opéra et autres spectacles. On peut notamment citer la célèbre troupe Québécoise : « Le Cirque du Soleil ». Ajoutons que le côté festif de Montréal ne frustre pas les jeunes de 18 ans car au contraire des EtatsUnis où la majorité civile est fixée à 21 ans, Montréal a préféré laisser la majorité civile à 18 ans depuis 1971.


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J’ai été surprise de constater que mes compatriotes français sont souvent bien trop chauvins. Les moqueries de leur part sont fréquentes et déplacées à l’égard de l’accent québécois, alors que les québécois ne pensent même pas à juger leurs visiteurs. L’influence d'une politique d'ouverture prônée en priorité joue beaucoup à mon avis dans le rapport à autrui. J’entends par là le fait qu’une approche différente de l’immigration entraîne une autre vision de la nationalité et détermine un certain accueil. Le fait que les Québécois soient plus tolérants (que les français) envers les étrangers de leur pays peut éventuellement s’expliquer par la promotion du multiculturalisme au Canada dans le contexte d’un gouvernement fédérale où le sentiment national se fait moins fort qu’en France.


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II) SYSTEME UNIVERSITAIRE CANADIEN & CONDORDIA UNIVERSITY.

Contexte des conditions générales d’études. Avec quatre universités, Montréal est l'un des principaux centres d'éducation supérieure au Canada. Les deux seuls établissements de langue anglaise sont McGill (1821) et Concordia University (1974). Leurs contreparties de langue Française sont l'Université de Montréal (1876) et l'université de Québec à Montréal (1969). Montréal attire beaucoup d’étudiants pour son cadre de vie propice aux études : Un système d’éducation réputé et un coût de vie accessible à tous attire une population étudiante venue de partout. De plus, la proximité et l’accessibilité des services (centres commerciaux, marchés publics, transport en commun) facilitent l’accès et le mode de vie étudiant. Chaque année, Montréal accueille plus de 18 000 étudiants étrangers en provenance de plus de 150 pays. Concordia est une jeune université (née en 1874), avide de modernité et d’originalité, d’où son dynamisme exponentiel. Bien qu’elle soit divisée en 4 facultés (Faculty of Arts & Sciences, John Molson School of Business (JMSB), Faculty of Fine Arts et Faculty of Engineering and Computer Science), Concordia University est principalement renommée pour son excellence dans deux facultés : ‘Fine arts’ (ou arts plastiques et appliqués) et Business avec sa célèbre école John Molson School of Business (JMSB). L’université comprend 40 000 étudiants (comme la plupart des 3 autres universités de Montréal) et se divise en deux campus (SGW situé au centre-ville, downtown : composé de plusieurs

buildings reliés par des souterrains pratiques, puis le second campus, ‘ Loyola’ situé à 20 minutes du centre ville en bus (gratuit pour les étudiants de l’université), le second campus est beaucoup plus beau car il concentre en une localisation tous les anciens bâtiments). Les inscriptions aux cours de Concordia se font sur le portail MyConcordia.ca qui est l’équivalent local de l’ENTG de Sciences Po. Les étudiants de l’IEP dépendent du département de sciences politiques de la Faculty d’Arts & Sciences. En revanche, Concordia permet de diversifier le plus possible ses choix de cours. Les démarches administratives à réalisées sont explicitées en détails dans le formulaire envoyé avec la lettre de confirmation de Concordia. Par ailleurs, il est important à mes yeux de revenir sur une idée préconçue (tirée du classement mondial de Shangaï) au sujet de la rivalité entre Concordia et McGill. Concordia est souvent présentée à l’ombre de la réputation de McGill (qui apparait 65 ème au top 100 du classement de Shangai). Je trouve ce jugement particulièrement réducteur et très injuste notamment après avoir expérimenté la réalité des faits cette année (en menant une enquête personnelle au sein des deux établissements). -Premièrement, je réponds à cette critique en précisant l’intérêt spécifique de chaque université selon les domaines de prédilections de chaque étudiant. Effectivement, il est déterminant de savoir que les deux universités rivales ne rayonnent pas dans les mêmes domaines : Alors que McGill excelle en médecine et en droit,


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Concordia est réputée pour son rayonnement en Arts et en business. Outre ses grandes généralités, les deux universités disposent de plusieurs départements d’excellences, réputés au sein des deux écoles. Et puis, il m’apparaît paradoxal de vouloir se fier à un classement général (tel que le classement mondial de Shanghai 2009) alors même que celui-ci est polémiqué et au sein duquel seules deux universités Françaises figurent. Pour finir, il est intéressant de savoir que la plupart des professeurs exercent dans les deux établissements et confient souvent leur préférence pour Concordia University en ce qu’elle représente mieux le multiculturalisme Montréalais. Ainsi les deux universités ne sont pas aussi comparables qu’elles n’y paraissent.

Concordia University SGW. Cursus universitaire & cours choisis. Vous pourrez vous s’inscrire en ligne une fois que vous aurez vos identifiants MyConcordia et que votre présélection purement indicative aura été avalisée par Concordia lors du renvoi du dossier d’inscription. En théorie, il vous faut avoir été conseillé pour prendre des cours qui ne correspondent pas à votre département d’affiliation ou bien qui sont d’un niveau trop élevé. Dans les faits il n’en n’est rien et je vous recommande chaudement de vous inscrire aux cours qui vous paraissent intéressants et judicieux pour votre orientation, tant que l’ordinateur accepte votre ‘registration’. De toute évidence, plusieurs alternatives sont possibles durant la 3A, tout dépend des attentes et projets de carrière de chacun. Pour ma part j’ai tenté de prendre peu de cours nouveaux, j’ai repris des cours déjà étudiés à Sciences-Po afin de mieux comparer les systèmes universitaires et renforcer mes connaissances dans lesdites matières. J’ai repris des cours niveau introduction ou intermédiaire afin de

m’assurer des bases de ma connaissance dans les domaines concernés.  POLI202- Introduction to political science avec Dr Francesca Scala. J’ai choisi de reprendre un cours sur la Sciences-politique afin de me faire une meilleure idée comparative. Ce cours était un ‘ecours’ dont le site internet était très complet, la vidéo enregistrée par le professeur était accompagnée de la base écrite du discours du professeur ainsi que d’un résumé avec les mots clés de la séance et les mots de vocabulaire à retenir. Un quizz corrigé était aussi proposé à chaque séance. Les ecours de Concordia sont souvent organisés de manière générique pour les supports de bases : il y a une vidéo accompagnée des documents, liens et vocabulaires relatif au cours, il y a aussi une interface de discussion entre les élèves entre eux et les assistants du professeur (des assistants chargés de faire le lien entre le professeur et les étudiants). L’ecours était


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donc à la fois riche et complet en supports afin de permettre un apprentissage complet et compris de tous. Les assignements étaient de 3 types : 3 études de cas détaillées à réalisées, plus un paper, 3 Quizz notés, un midterm et un examen final. J’ai beaucoup aimé revoir les fondements des différents courants politiques et le professeur était très pédagogue.  RELI216 - Encountering world of religions. Howard S Joseph. Ayant déjà pris deux cours relatifs à la Religion à Sciences-po, cet intitulé m’avait tout de suite tenté et je n’ai pas été déçue du tout. Ce cours était aussi un ecours et comme le précedent ecours, le site internet était ultra-complet et le suivit du cours était particulièrement intense mais au final très formateur en soit. Les assignement étaient plus nombreux : Obligation de réaliser une rédaction au choix par semaine au sujet des lectures demandées invite véritablement à réaliser toutes les lectures réclamées et à ne pas pouvoir les négliger.  MUSI202- Introduction to Music History avec John Winiarz. J’ai choisi ce cours afin d’asseoir ma culture générale et d’asseoir mon apprentissage en musique en écho au cours que j’avais pris à Sciences-po en deuxième année avec Marina Chiche. Le professeur était passionnant et passionné par sa matière et avait à sa disposition un matériel intéressant pour un apprentissage ludique. Les examens étaient peu nombreux : un paper, un midterm et un examen final.  ESL207 – Introduction to English as Second Language avec Hagop Kassabian. Un cours de langue me semblais intéressant afin d’améliorer au mieux mon anglais courant. Ce cours n’est pas obligatoire pour des élèves qui ont un niveau IELTS suffisant, mais j’avais décidé de m’y inscrire en pensant améliorer mon anglais courant. Cependant, j’ai été déçue d’avoir uniquement des cours de construction grammatical et construction de paragraphes

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académiques. Je déconseille donc ce cours à tous les étudiants qui souhaitent améliorer leur anglais courant et leur expression oraleécrite car ce cours est focalisé sur la rédaction écrite de l’anglais académique(le politiquement correcte du vocabulaire universitaire). Cette classe n’était pas un regret mais un étonnement quand à son contenu. Le professeur était assez froid mais efficace dans son apprentissage. Le suivi de ce cours était assez intense, les devoirs étaient récurrents et ennuyant car redondant.  POLI 209- Global politics avec Felix Von Geyer. J’ai pris ce cours de relations internationales afin de revenir sur certains cours de Sciences-po. Le contenu était le même qu’un cours de relation internationales à SCIENCES-PO. Le plus du cours était la personnalité atypique du professeur, drôle et très humain (il tient à connaitre votre prénom et vous rendre en main propre vos devoirs tout en commentant devant tout le monde vos prouesses ou échecs). Le suivi du cours était assez souple, beaucoup de lecture mais peu de devoirs, deux papers (25% chacun) et un final (de 50%). J’ai aimé noter la similitude de ce cours à celui de Sciencespo. (Il n’y a pas uniquement des divergences entre la France et le pays des Caribous).  POLI213-I Introduction to public security and terrorism avec Marcel Danis. Ce cours était une belle surprise. Disponible uniquement en ecours j’ai été remarquablement étonnée. La vidéo du professeur, MARCEL Danis, n’était pas longue car il a préféré donner beaucoup de lectures par séance. Ce cours était très objectif en ce qu’il présentait les faits dans un contexte historique et comparatif. Le suivi de ce cours était relativement souple : quelques quizz, un midterm paper et l’examen final.


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 ESL208/209- English as Second Language avec Peter Rossner. Tout comme le cours ESL 207, ce cours était particulièrement suivi en terme de devoirs maisons et devoirs en classe. Le suivi de ce cours était assez intense, je devais rédiger un petit essai toutes les semaines et j’avais plusieurs exercices notés à réaliser sur deux ouvrages de références. L’objectif du professeur était de nous faire connaitre l’utilité des différents types d’essais académiques en anglais. Le professeur était très patient et ne contredisait jamais son public. Peter Rossner est un homme très pédagogue qui corrige en détail chacune de vos rédactions. Ce souci de correction est très important pour un élève, car il remarque l’intérêt de la progression demandé par son professeur. J’ai aimé remarquer combien les bonnes corrections

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transcendent les bons conseils. (La note en classe équivalait à 70% et la note du devoir final était de 30%).  SPAN240-Spanish, intense intermediate level avec Soraya Saba. Ce cours a révolutionné ma vision de l’apprentissage des langues vivantes. Dotés de supports fantastiques, tels que des CD audio intégrés au livre-textbook, un livret d’exercices relatifs à chaque séance du cours. En plus d’être fondé sur des ouvrages remarquablement complets, ce cours était doté d’un professeur fantastique, humaine, juste et compétente, Soraya Saba donnait envie d’en apprendre plus. (La note en cours équivalait à 70% et le devoir final à 30%). Le suivi de ce cours était assez intense, des exercices notés, relatifs aux chapitres passés et futurs devaient être réalisés avant l’arrivée en cours.


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Intérêt du système universitaire nord-américain Canadien. J’ai une opinion positive voir admirative du système Canadien que j’ai pu expérimenter. - Premièrement, j’ai apprécié la pédagogie des professeurs et leur facilité d’adaptation face aux différents publics (aussi divers soient-ils). Cette attention est très agréable pour les étudiants qui se sentent ainsi entourés d'une chaleur humaine valorisante. Tout est fait pour permettre au plus grand nombre de retenir l’essentiel du cours et tout est mis en place pour ne pas mettre les étudiants en situation d’échec (en termes de compréhension ou autre). Exemple intéressant, nous avons remarqué combien les professeurs ne contredisent presque jamais les élèves afin de ne pas stopper leurs réflexions, ils écoutent puis recadrent le raisonnement de l’élève afin de l’inciter à remarquer par lui-même son erreur. - Deuxièmement, j’ai pu apprécier le fonctionnement même des cours. J’ai particulièrement apprécié les outils d’étude. Contrairement au système français, au sein duquel chaque cours impose une bibliographie immense d’environ vingt livres et œuvres de références. Le système nord-américain (Canadien) s’avère plus pragmatique puisqu’il sélectionne par avance les ouvrages de références (ou textbook) des cours. Les ouvrages de références du cours n’excèdent pas 3 ouvrages et sont au centre du cours (à la fin du semestre, les étudiants du système nordaméricain auront lu en détail les chapitres de leurs 2-3 ouvrages de référence et seront en mesure d’avoir une connaissance solide de ceux-ci, alors que les étudiants français auront survolés une dizaine d’ouvrages sans se rappeler solidement des détails de l’un d’entre eux). Le système nord-américain (canadien) est donc plus pragmatique et plus

juste aussi car il permet à tous les étudiants d’étudier avec le même support. Il est vrai que les quelques ouvrages obligatoirement recommandés dans les cours du système nord-américain sont assez onéreux comparé à la diversité des livres proposés dans le système français, mais le système en vaut la chandelle et il faut savoir que l’ouvrage sélectionné par le professeur est souvent l’un des plus complets dans le domaine étudié. Il faut aussi savoir qu’il est toujours possible de revendre ses ouvrages à travers le système de revente de l’université (refundbooks at Concordia LIBRARY SGW). - Ensuite, il existe un autre outil très usité dans le système nord-américain nommé MOODLE. Ce forum permet une interaction entre élèves et professeur au sein duquel le professeur poste un résumé et tous les documents nécessaires aux étudiants pour compléter la séance en classe. Chaque séance est donc représentée sur le forum, avec la date, l’intitulé de la séance et les documents relatifs. Ce forum est le moyen pour le professeur de contacter facilement ses étudiants, de leur donner du travail supplémentaire ou quelques indications qu’il aurait omis de préciser en classe. J’ai beaucoup aimé l’usage quotidien de ce forum très didactique.


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Activité sur le campus. Cet aspect est l’un des aspects les plus étonnants et enchantant pour des élèves venant d’un système scolaire où les services sociaux et culturels proposés par les universités sont restreints. L’ université canadienne, tout comme son modèle américain est un mode de vie plus qu’une simple institution destinée à délivrer du savoir. J’entends par mode de vie, une vie étudiante qui insère les services habituellement proposés dans la société. L’université est ainsi une microsociété où tout service existant dans la macro-société est aussi proposé spécifiquement à ses membres (ses étudiants, professeurs et autres employés) : Bibliothèques ouvertes24H/ 24 des complexes sportifs équipés, des boutiques, café, agence de voyages, service d’assistance aux étudiants internationaux ou en échange, bases de données de l’université pour le logement, les jobs, les ventes ou revente de livre etc. En plus d’un grand nombre de services proposés, l’université comprend une vie

associative ultra-riche. Concordia comprend plus d’une cinquantaine d’associations. L’une d’entre elles, CSU (Concordia student Union) gère notamment une discothèque-dans l’université le ‘ Reggie’ s qui est situé dans l’université et qui donne rendez-vous tous les jeudi soir dès 22heures à ses étudiants. Le Reggie’s permet à l’association CSU de gagner des fonds et de financer des évènements. Cette année, un des évènements organisés par cette association (mère des associations pour undergraduate) était de financer un concert gratuit pour les étudiants undergraduate (concert du chanteur Snoop-dogg). Ce simple exemple montre le dynamisme et les moyens mis en œuvre par les associations universitaires. Chaque université alloue un certain montant pour financer les projets des associations et ces associations doivent aussi en contrepartie savoir gagner des fonds pour financer leurs projets.


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♫ ANNEXES ♫ Conseils pratiques : BON A SAVOIR – AVANT VOTRE ARRIVEE A MONTREAL : -Le mythe du temps : Je tiens à préciser ma propre expérience, j’ai vécu 8 ans en Martinique et pourtant j’ai largement survécu au climat de Montréal sans avoir eu très froid. La ville est ultraéquipée- chauffée et souterraine à volonté. Eh non, il ne fait pas tous les jours -40 à Montréal city. Cette année, nous avons connu deux jours seulement où il faisait -32 degrés Celsius. (Le réchauffement climatique doit adoucir le climat habituel mais c’est un fait) les températures varient de façon considérable à Montréal. Il faut savoir qu’une température de -20 degrés à Montréal me faisait penser à un 0degré Parisien. Pendant l’hiver enneigé (un mois ou deux cette année) la température peut chuter jusqu’à -35°C avant de s’embraser deux mois plus tard en un été à plus de 30°C. En juin- juillet, c’est la canicule !! -Les supermarchés les moins chers : Provigo rue ste Catherine : prix correcte et réduction de 10% avec présentation de la carte étudiante tous le lundi. Livraison à domicile (2$). P&A rue ste Catherine à côté du Provigo; moins cher que Provigo pour la viande et le poisson.

-Taxes et pourboires (tips) : Attention, il faut savoir que les prix affichés ne correspondent pas aux prix réels. La plupart des produits et services vendus ou fournis au Canada sont assujettis à la taxe fédérale sur les produits et services (ou TPS) dont le taux est actuellement de 5 %. Il s’agit d’une taxe perçue en cascade à l’instar de la TVA française. Les produits alimentaires de base, les produits pharmaceutiques, les matériels et services de soin, les loyers des particuliers, ainsi que certains services financiers sont exemptés de la TPS tout comme la totalité des exportations. Il faut savoir que les prix affichés chez les commerçants sont toujours hors taxes, il convient donc de rajouter à ces prix la TPS et la TVQ (taxe vente Canada). -Localisation : Montréal est située sur une île de 500km2 et est délimitée par le fleuve Saint Laurent. Le boulevard Saint-Laurent est un repère important sur l’île, il divise la ville en deux, d’ouest en est. Les numéros des rues et leur direction (EST OUEST) sont définis ainsi. -Le coût de la vie : La vie n’est pas trop chère à Montréal. L’eau courant est gratuite grâce aux réserves d’eaux du pays et l’électricité n’est pas très cher (je payais 49 dollars pour deux mois de consommation). Il faut juste faire attention à la consommation de certains produits,


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notamment les produits laitiers (qui sont hors de prix). -Français vs anglais. Il suffit de parler anglais pour que les gens parlent en anglais avec vous. Les gens sont tous bilingues, cela ne les dérangent guère. Leur aisance dans les deux langues est motivante et très utile pour améliorer son anglais, tout est écrit et traduit dans les deux langues, je trouve cela très ludique, notamment lorsque l’on fait ses courses. Il est parfois rassurant de pouvoir s’exprimer en français à certains égards : en termes médicaux et papiers administratifs tels que la banque et autres types de contrat à réaliser. Il est faux de penser que les gens ne parlent que Français et que Montréal est une réplique d’une ville européenne. La grande spécificité de cette ville est la mixité ! - Vous recherchez un logement de rêve en face de Concordia University, dans le centre de Montréal DOWNTOWN? J’ai pensé qu’il pouvait être très utile aux futurs 3A de reprendre le logement de leurs prédécesseurs. J’ai proposé mon logement et mes meubles d’occasions à une étudiante de Sciences-po, elle a ainsi pu être prioritaire pour obtenir le bail de mon appartement et bénéficier de meubles d’occasions déjà sur place. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de plus amples informations sur mon ancien logement, je serai en mesure de vous mettre en contacte avec la responsable du building. N’hésitez pas à contacter les anciens 3A !! Voici quelques informations sur le logement à Montréal : Montréal fait preuve ici d’un vrai modernisme, avec ses nombreux buildings et logements disponibles pour les étudiants.

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*Si vous optez pour un appartement seul : les appartements sont souvent non équipés, seule la cuisine dispose de plaques, frigo etc. Ikéa est à 30 minutes en métro+bus et la livraison des meubles coûtent + ou – 70 dollars. D’où l’intérêt de reprendre l’appartement meublé d’un ancien de Sciences-po. *Si vous optez pour une collocation : La surprise peut être merveilleuse, comme décevante. C’est là tout le hasard de se retrouver avec des personnes que l’on ne connait pas et que le hasard met sur notre route. L’intérêt principal d’une colloc’ est la rentabilité. Le partage du loyer, des courses et autres revient à moins cher que l’occupation d’un appartement seul. www.craiglist.com et www.kijiji.com sont les deux sites d’annonce de référence pour trouver ou un studio ou plus ou une colocation. Pour ma part, j’ai préféré être seule dans un appartement sympa. Cela m’a permis notamment d’organiser à mon bon vouloir plusieurs petites soirées chez moi (sans déranger personne).

Spécialités culinaires : -Tourtes : Les meilleures se trouvent -Poutine : Je vous conseille le restaurant la Banquise dans le quartier nommé Mont Royal. -Queue de Castor (dessert sucré) : trouvable au vieux Montréal et à Québec city ( à 3h de Montréal).


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VOCABULAIRE : Quelques mots qui forment des quiproquos amusants au quotidien.. -Bienvenue : de rien -Breuvage : boisson non alcoolisée.

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-Magasiner : Faire les courses. -Une blonde : une petite amie. -Un chum : un petit-ami -Calice, Tabernacle : injures pour protester (punaise !).

-Chaudron : casserole.

Démarches administrative avant le départ à Montréal. AVANT LE DEPART DE FRANCE : *(CAQ +PERMIS D’ETUDE+ FAIRE REMPLIR FORMULAIRE DE SECURITE SOCIALE) Concordia met du temps à envoyer les

documents d’inscription. Une fois la lettre de confirmation reçue, il faut donc s’empresser de faire sa demande de CAQ (qui nécessite la lettre de confirmation d’étude à Concordia) Votre CAQ sera prêt en 3-4semaines. Puis après avoir reçu la confirmation de votre CAQ, vous pouvez faire la demande du Permis d’étude canadien (qui nécessite la confirmation de CAQ). Le permis d’étude est fait rapidement en une matinée si vous préciser votre empressement à partir. Je vous conseille vivement de rester à Paris pour aller chercher à l’ambassade de France votre permis d’étude (rue Montaigne). (Pour ma part j’étais en Martinique, j’ai du recommandé un ami, avec une lettre soussignée à mon nom et ma photocopie de carte d’identité, pour qu’il récupère mon permis d’étude et me l’envoie en Fedex avant mon départ pour Montréal à partir de la Martinique).

Les délais sont suffisants, il ne faut pas s’inquiéter, en cas de questions, je conseille d’appeler le service ISO (international student service de Concordia, dont le numéro est noté sur le livret distribué lors de

la réception des lettres de confirmation), les interlocuteurs sont très efficaces. Par ailleurs le Québec ayant une entente avec la France en ce qui concerne la sécurité sociale, les étudiants français bénéficient d’une couverture spéciale (exemptée de tout frais) délivrée par la RAMQ (Régie d’Assurance Maladie du Québec) moyennant le formulaire SE-401Q-106 délivré par la sécurité sociale, la SMEREP ou la LMDE. Il faut donc se procurer ce formulaire SE-401-Q, le faire remplir par sa sécurité sociale et présenté ce formulaire à la RAMQ une fois arrivée à Montréal. Informations complémentaires sur le site du Ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles du Québec pour obtenir le CAQ : http://www.immigrationquebec. gouv.qc.ca/fr/immigrerinstaller/etudiants/index.html Informations relatives au Permis de travail canadien sur le site du Consulat canadien : http://www.dfait-maeci.gc.ca/canadaeuropa/france/visas/etudier-fr.asp


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et généralement ces frais ne sont pas très élevés pour les étudiants, de l’ordre de 5 dollars par mois.

APRES VOTRE ARRIVE A MONTRAL.

 Carte étudiante Concordia. S’inscrire à quelques cours sur le site de Concordia, puis se présenter au BIRKS student service center rue MAISONNEUVE afin de réaliser sa carte ID CONCORDIA. Il faut s’être inscrit à quelques cours avant de se présenter à ce bureau. Demander à l’accueil conseils si nécessaire.

 Banque : Même si de nombreuses banques françaises ont des partenariats avec des institutions bancaires nord-américaines afin d’éviter les frais lors de retraits, il est utile d’ouvrir un compte une fois sur place. Au delà d’un certain palier il n’y a plus de frais mensuels

Témoignage :

Semany Clark, 19 ans, citoyenne américaine, ancienne étudiante du lycée français de San Francisco, étudiante à McGill.

 RAMQ : Pour être couvert au Québec, il faut, une fois muni du formulaire SE-401-Q-106 rempli par votre sécurité sociale, aller demander et attendre à la Régie pour obtenir la carte Medicare (et être exempté des frais de soin courants). Toutes les démarches sont expliquées lors des sessions d’information de l’ISO (international student office) et dans le petit livret remis lors de la confirmation d’acceptation à l’université pour l’année d’échange.  Carte de transport STM Privilège étudiant-équivalent de la carte OPUS à Paris. Les étudiants de 18 à 25 ans bénéficient d’un tarif privilégié auprès de la Société des Transports de Montréal. Cette carte coûte 36 dollars par mois et elle est amortie en 9 aller-retour, autant dire très vite. Preuve de domiciliation, pièce d’identité et attestation d’inscription à l’université ainsi que 10 dollars sont requis pour avoir la carte privilège donnant accès à la réduction. Le système universitaire canadien à Montréal contient les mêmes caractéristiques que le système américain avec un atout particulier, le fait de laisser aux étudiants l’opportunité d’améliorer leur français. Le mélange des deux langues créé une ambiance qui rend Montréal unique dans le monde. J'ai choisi d'étudier à Montréal parce que je voulais quitter San Francisco pour intégrer Mcgill, une école bien reconnue dans le monde. Une autre raison pour laquelle j'ai choisi Montréal au lieu de San Francisco est le fait que Montréal est une ville qui regroupe plein de différentes cultures, permettant à ses habitants de faire des rencontres avec des personnes qui viennent de différents pays. Du premier jour


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ou je suis arrivée jusqu' à aujourd'hui, je peux affirmer combien j’adore Montréal et son ambiance unique qui charme chaque jour.

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une année remplie de nombreuses rencontres et d'expériences qui ont change sa vie. Elle a aussi pu exercer son anglais, qui s'est beaucoup améliore après un an d'entrainement.

Selon moi, l'utilité de faire une année à l'étranger permet a l'étudiant de découvrir une nouvelle culture et de faire de nouvelles rencontres. Je sais que Cassandre a vécu

LIENS UTILES:  http://www.youtube.com/watch?v=tvafQ YleoyI: présentation rapide de Concordia.  Bienvenue à Montréal : Ce portail est destiné aux jeunes en provenance des régions qui souhaitent découvrir les quartiers de Montréal, leurs attraits et les possibilités d’emploi qui y sont offertes.  L'Autre Montréal : Ce collectif d'animation urbaine propose des circuits à travers la ville pour découvrir la face cachée de Montréal.  L’ABC de la vie au Québec : Le guide Apprendre le Québec est destiné aux nouveaux arrivants. Vous y trouverez des renseignements utiles sur l’emploi, le logement, la santé et les valeurs de la société québécoise.  Made in Montréal : Plus qu’un site, Made in Montréal se veut une expérience multimédia authentique. Avec images, sons et extraits vidéo à l’appui, découvrez la personnalité de Montréal. Trouvez-les meilleures adresses pour acheter, danser, apprendre, etc.

 Petit Futé : Guides des bonnes adresses et des bons plans à Montréal.  Réussir ici : Ce portail offre un contenu dont le but est d'amener les immigrants et les étudiants étrangers de la ville de Montréal à

une meilleure installation et à une intégration harmonieuse.  Site officiel de la Ville de Montréal : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Montréal. Activités et services offerts à la population, cartes géographiques et plus encore. Ajoutez-le à vos favoris !  Site officiel de Tourisme Montréal : Découvrez ce site destiné aux touristes. Événements, restos et infos pratiques (climat, taxes, devises canadiennes) : tout y est en un clic !


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Conclusion Cette année m’a enchantée et a surpassé toutes les attentes que j’avais pu envisager. Cette année m’a apporté beaucoup sous plusieurs angles (scolaire et non scolaire). Tout d’abord au niveau personnel (j’ai remarqué une prise de maturité frappante, je suis devenue plus tolérante grâce à la culture cosmopolite du pays). Ensuite, au niveau social, cette année m’a permis de mieux connaître certains étudiants de ma promotion à Sciences-po que je connaissais mal. (J’ai cependant préféré rester avec les étudiants internationaux que j’ai pu connaitre, afin de mieux expérimenter mon année et ne pas rester dans un contexte franco-français). Ensuite, cette année a considérablement enrichie ma connaissance historique, je comprends mieux l’origine des différentes mentalités et j’ai une meilleure connaissance des effets de la colonisation Française. Enfin, cette année m’a aussi permis d’expérimenter un autre système politique, le système d’un gouvernement fédéral (et d’une vie au carrefour entre un monde américain et européen). Autrement, il a été très intéressant d’expérimenter le fait d’être étrangère dans un pays et d’être confrontée à une image globale voir parfois stéréotypée de la population française. L’appréhension de se sentir étranger en un pays est intéressant car elle apprend l’humilité et l’image des français à l’étranger. J’ai été surprise de constater combien les français outreatlantiques sont souvent chauvins et prétentieux. Dans mon cas, je ne me suis pas sentie étrangère à Montréal, mais bien reçue et intégrée, un peu comme l’expliquent les immigrants qui se sentent chez eux à Montréal. Les rencontres que j’ai pu faire m’ont incité à voyager et organiser quelques road-trip. La localisation clé de la ville incite aussi à voyager beaucoup, L’Expérimentation d’un autre système universitaire et d’une société altruiste m’a permis de remarquer les spécificités, qualités et défauts du système français (système complet grâce à l’importance de la culture générale, mais un système qui s’avère un peu trop élitiste et démoralisant pour le plus grand nombre au final). Je tiens particulièrement à remercier l’école pour cette année qui complète au mieux notre formation scolaire. Un conseil, aux futurs 3A, il faut profiter de cette année pour faire ce que vous n’aurez pas le temps de faire à PARIS. Cette année est une belle motivation pour entamer notre cursus en MASTER. Respectueusement,

Cassandre Desjeux



Rapport 3A Sciences-po à Montréal par Cassandre Desjeux