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Ivan Renar PrĂŠsident


Martine Aubry Maire de Lille Vice-Présidente de la Métropole Européenne de Lille


Rodrigo Pintado Ministre-Conseiller et ChargĂŠ des affaires ĂŠconomiques Ambassade du Mexique en France


Mady Dorchies-Brillon Conseillère rÊgionale


+ 2 517 738 personnes

ont participĂŠ Ă Eldorado


Expositions +1 450 832 visiteurs +92 expositions


Expositions

Tripostal, Lille


Expositions

MUba Eugène Leroy, Tourcoing


Expositions

Palais des Beaux-Arts, Lille


Expositions

Palais des Beaux-Arts, Lille


Expositions

Gare Saint Sauveur, Lille


Expositions

LaM, Villeneuve d’Ascq


Expositions

Musée de l’Hospice Comtesse, Lille


Expositions

Musée d’Histoire Naturelle, Lille


maison Folie Wazemmes, Lille

Expositions

maison Folie Moulins, Lille


Expositions

maison Folie Hospice d’Havré, Tourcoing


De Alzua+, Lille

Institut du Monde Arabe, Tourcoing

La Piscine, Roubaix

Expositions

Gare Saint Sauveur, Lille


Médiathèque La Corderie, Marcq-en-Barœul

Les Anciennes Écuries, Roncq

Expositions

Artothèque L’inventaire, Hellemmes

Maison Folie Le Colysée, Lambersart

Maison Folie Ferme d’en Haut, Villeneuve d’Ascq

La Manufacture, Roubaix


L’Église Notre-Dame de Lourdes, Marquette

Expositions

Musée des Arts et des Traditions Populaires, Wattrelos Salle André Wauquiez, Saint-André-lez-Lille

Bibliothèque, Wasquehal


MUMO 2

Lys-lez-Lannoy


PlanĂŠtarium itinĂŠrant

Don


Groupes 2 773 rĂŠservations


Visites guidĂŠes


Ateliers participatifs


Tressin

Lille

Tourcoing

Bousbecque

Ateliers mexicains > Expositions & restitutions

Bouvines Seclin


Ateliers de prĂŠparation Ă la parade


Parade d’ouverture Samedi 04 mai 2019 350 000 spectateurs


Parade d’ouverture 04 MAI 2019


Parade d’ouverture 04 MAI 2019


Parade d’ouverture 04 MAI 2019


Musiques Eldorado Harmonies, Conservatoires & Écoles de musique


3 CrĂŠations originales


Musiques Eldorado

Hem


Hellemmes

Erquinghem-Lys

Quesnoy-sur-Deรปle

Musiques Eldorado

Halluin

Leers


Métamorphoses urbaines 10 œuvres dans l’espace public 25 Alebrijes mobiles 31 km de papel picado


MĂŠtamorphoses urbaines

Rue Faidherbe, Lille


MĂŠtamorphoses urbaines

Gare Lille Flandres


MĂŠtamorphoses urbaines

Grand’Place, Lille


MĂŠtamorphoses urbaines

ĂŽlot Comtesse, Lille


Roubaix

Vieille Bourse, Lille

Bondues

Parc Jean-Baptiste Lebas, Lille

Métamorphoses urbaines

Hotel de Ville, Mons-en-Barœul

Haubourdin

Saint-André-lez-Lille


Jardins 41 installations


Jardins

Parc Barbusse, Lille


Jardins

ChĂŠreng


Jardins

Hem


Jardins

Willems


Jardins

Bouvines


Les PĂŠriseaux

Wazemmes, Lille

Lomme

Parc des Buissonnets, Lille

Haubourdin

Jardins

Roubaix

Baisieux


Street art 28 fresques


Street art

Lomme


Street art

Croix / Roubaix


Lompret

Villeneuve d’Ascq

Lille

Lille

Street art

Marquette-lez-Lille


La Madeleine Hellemmes

Roncq

Saint-AndrĂŠ-lez-Lille

Street art

Roubaix

Lille


Événements +1 066 906 spectateurs +1 500 événements


COMMUNES PARTENAIRES MÉTROPOLE EUROPÉENNE DE LILLE ANSTAING, ARMENTIÈRES, AUBERS, BAISIEUX, BEAUCAMPS-LIGNY, BOIS-GRENIER, BONDUES, BOUSBECQUE, BOUVINES, CAPINGHEM, CHÉRENG, COMINES, CROIX, DEÛLÉMONT, DON, EMMERIN, ENGLOS, ENNETIÈRES-ENWEPPES, ERQUINGHEM-LE-SEC, ERQUINGHEM-LYS, ESCOBECQUES, FACHES-THUMESNIL, FRELINGHIEN, FRETIN, FOREST-SUR-MARQUE, FOURNES-EN-WEPPES, FROMELLES, GRUSON, HALLENNES-LEZ-HAUBOURDIN, HALLUIN, HANTAY, HAUBOURDIN, HELLEMMES, HEM, HERLIES, HOUPLINES, HOUPLIN-ANCOISNE, ILLIES, LA BASSÉE, LA CHAPELLE D’ARMENTIÈRES, LA MADELEINE, LAMBERSART, LANNOY, LEERS, LE MAISNIL, LESQUIN, LEZENNES, LILLE, LINSELLES, LOMME, LOMPRET, LOOS, LYS-LEZ-LANNOY, MARCQ-EN-BARŒUL, MARQUETTELEZ-LILLE, MARQUILLIES, MONS-EN-BARŒUL, MOUVAUX, NEUVILLE-EN-FERRAIN, NOYELLES-LES-SECLIN, PÉRENCHIES, PÉRONNE-EN-MÉLANTOIS, PRÉMESQUES, QUESNOY-SUR-DEÛLE, RADINGHEM-EN-WEPPES, RONCHIN, RONCQ, ROUBAIX, SAILLY-LEZ-LANNOY, SAINGHIN-EN-MÉLANTOIS, SAINGHIN-EN-WEPPES, SAINTANDRÉ-LEZ-LILLE, SALOMÉ, SANTES, SECLIN, SEQUEDIN, TEMPLEMARS, TOURCOING, TOUFFLERS, TRESSIN, VENDEVILLE, VERLINGHEM, VILLENEUVE D’ASCQ, WAMBRECHIES, WARNETON, WASQUEHAL, WATTIGNIES, WATTRELOS, WAVRIN, WERVICQ-SUD, WICRES, WILLEMS.


Événements en Métropole

+ 567 592 spectateurs


Événements en Métropole


Nuit des Arts - Roubaix

Les Foulées des Weppes

Nuit des Piscines

Événements en Métropole

Rues Joyeuses - Tourcoing


Villeneuve d’Ascq

Bondues

Croix

Halluin

Seclin

Hantay

Hallennes-lez-Haubourdin

Événements en Métropole

Saint-André-lez-Lille


Salomé Hem

Bousbecque

Mouvaux

Lomme

La Bassée

Linselles

Ronchin

Événements en Métropole

Les Périseaux Neuville-en-Ferrain

Toufflers


Deûlémont

Capinghem

Wervicq-Sud

Beaucamps-Ligny

Sainghin-en-Weppes

Pérenchies Fournes-en-Weppes

Bois-Grenier

Événements en Métropole

Prémesques

Escobecques


ÉvÊnements dans les quartiers lillois

+ 76 177 visiteurs


ÉvÊnements dans les quartiers lillois


Arts vivants

+ 63 462 spectateurs


Arts vivants

Orchestre National de Lille


Arts vivants

Théâtre du Nord


La Rose des Vents

Le Vivat

Arts vivants

OpĂŠra de Lille

Le Prato


Prise Directe

NEXT Festival

Le Grand Bleu

Arts vivants

Palacio Gusto (Mange, Lille !)

Latitudes Contemporaines


3 Week-ends thĂŠmatiques


Week-end Jardins - 17 > 19 mai

Parc des Buissonnets, Lille


Semaine Mexique - 03 > 11 juin

Le Prato, Lille


Week-end Lune - 19 > 21 juillet

Mouvaux


Littérature, Conférences, Cinéma


Festival BD - Wattrelos Nuit des Bibliothèques

CitéPhilo

Sciences Po, Lille

Les Halliennales, Hallennes-lez-Haubourdin

Littérature, Conférences

Université Catholique de Lille

Université de Lille

Université Catholique de Lille


LE

DU

RENDEZ-VOUS

CINÉMA MEXICAIN EN FRANCE

7 ÉDITION

gra ph is m e : Aude d ’O r th o

ÈME

WWW.VIVA-MEXICO-CINEMA.ORG

Viva Mexico

Cycles au Majestic

Ciné-Concert à Lesquin

Cinéma


Événements en Région & Belgique


Lens

Mons (B)

Arras

Tournai (B) Saint Riquier

Amiens


Gare Saint Sauveur 2019


479 816 visiteurs en 2019 Du 30 mars au 03 novembre


Presse

+ 550 journalistes accueillis


J Cale, ce sont ses pairs qui en parlent le mieux. Neil Young voit en lui « le meilleur guitariste de l’histoire du rock, à égalité avec Jimi Hendrix ». Mark Knopfler a mis au point le son de son groupe Dire Straits à partir de ses disques. Pour le Britannique Eric Clapton, l’Américain était un véritable mentor, dont l’influence a considérablement modifié sa trajectoire. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que l’ermite John Weldon Cale, né dans l’Oklahoma en 1938, a pu vivre confortablement et créer à son rythme, sans jamais se soucier de la célébrité. Ses chansons elles-mêmes ont pris la lumière à sa place, au premier rang desquelles Call Me The Breeze, dans une interprétation de Lynyrd Skynyrd, et, bien sûr, After Midnight et Cocaine, popularisées par Clapton dans les années 1970. Près de six ans après la disparition du chanteur et guitariste en juillet 2013, sa veuve Christine Lakeland a assemblé un nouvel album de JJ Cale, Stay Around. Une véritable merveille qui restitue le musicien dans sa grande singularité. Aux confins du blues, de la country, du jazz, du folk et du rock’n’roll, Cale avait défini un style profondément personnel et résolument moderne. Une couleur « laid-back » définie par son timbre de voix traînant et chaleureux ainsi que ses

Dimanche 03 Novembre 2019

Faches-Thumesnil L’Eldorado mexicain débarquera en force aux Périseaux le 23 juin !

Lomme : Dans le cadre de lille3000, l’art mural investit la ville Villeneuve-d’Ascq : Et soudain la parade des Dimanche après-midi, au départ de la halle Canteleu, puis sur les bords Mercredi 19 juin 2019 des lacs, on a vu passer des Alebrijes, des danseurs, des musiciens. Une parade familiale très colorée, dans le cadre d’Eldorado, la saison de lille3000.

La Bassée : Pour la deuxième année, La Bassée sera au fil de l’Eau, version Eldorado

Les Alebrijes ne sont pas seulement des mastodontes flamboyants rue Faidherbe à Lille. La saison culturelle est bien métropolitaine et essaime au-delà de la capitale des Flandres. La preuve hier avec la parade familiale dans laquelle des enfants et adultes ont montré leurs créations, des Alebrijes, ces statues mi-animales, mi-fantastiques, objets de toutes les Soleil, mojitos, canoës, concerts, et plus demexicain 3 000 personnes. année,qui, il ydans aura, en plus, des vélos-tricyles sur l’eau et fantaisies. Cet art populaire a bien plu auxCette Villeneuvois L’an dernier, la première La Bassée au fil de ont l’eauparticipé un pédalo places. Le 14-Juillet, la fête accueillera même une les écoles,édition centresde sociaux ou associations à des4 ateliers. Mardi 29 octobre 2019d’embarcation à tester : une 2 CV amphibie. Pour le reste, avait été un succès. Pour cette deuxième édition, on prend les drôle mêmes – on ajoute Eldorado et un concours Intervillages – et on la même : cocktails d’animations, jeux gonflables Le mieux était encore de les faire se rencontrer. recette Puisque,est enlacreux, recommence, début et bac à sable,à et concerts tous les soirs. c’estjuillet. bien ça l’essence même de cette saison culturelle, inciter sortir,

«Les Mystérieuses Cités d’or» s’offrent une deuxième séance de ciné-concert à Lesquin !

La copie, la reproduction et la diffusion sont soumis aux droits et d’une nécessitent une déclaration préalable, écarquiller, regarder. Dansd’auteurs la torpeur fin d’après-midi ensoleillée, lesconformément aux dispositions du 6 juillet, pour terminer enpris beauté la première éditionded’un Au rayon et nouveautés, code de la propriétéSamedi intellectuelle. (Art L.335-2 et L.335.3) promeneurs ont le temps de s’arrêter, photographier de faire la La Bassée au fil de l’eau sera porté par Intervillages opposant Don, Hantay etd’Atabak La Bassée, il y aà point, aura les le flotetd’Eldorado (la manifestation de lille3000). La péniche fête. Les percussions étaient en rythme entraînantes. blagues à tonton. Pardon ? Oui, les blagues à tonton. Les trois habituellement située à Lambersart naviguera jusqu’à La Bassée « C’est bien, ils devraient faire ça toutes les semaines », a dit Ninon à sa maires, notamment, seront invités sur scène à écouter des pour proposer des mini-croisières puis des expositions, le temps maman. Pas faux. blagues. Celui qui rira… aura perdu. Ça non, dans l’organisation du premier week-end. de La Bassée au fil de l’eau, on n’est pas en reste pour trouver Delphine Deslée des idées farfelues. Et puis, autre grande nouveauté, le premier « Intervillages ». Dans 2019 chacune des trois communes participantes, une équipe Mercredi 09 octobre passé, complètement saugrenu dede vouloir de 15 personnes été Ilformée, « onenpartira Don, des Dans leL’an cadre de cela Lille paraissait 3000-Eldorado, le centre culturel à la recherche de son apère. rencontre chemindeZia, uneavec jeune transformer ce bout de canal aux airs de friche, en halte nautique épreuves, puis certains iront en kayaks jusqu’à Hantay : il y aura Lesquin propose, le dimanche 17 novembre, un ciné-concert Inca enlevée par les Espagnols, et Tao, affublé de son perroquet festive. Mais l’été dernier, météo radieuse aidant, la fête avait des parcours du combattant, une autre halte à Salomé et enfin, autour du « Les Cités d’or », avec Pichu. faitdessin le plein,animé avec plus de Mystérieuses 3 000 personnes. des défis à La Bassée ». Pour finir… par les blagues à tonton Simon Fache à la baguette. La séance de 16 h affichant (avant un concert tribute de Telephone, qui devrait drainer de Dimanche 05complet, Mai 2019 une deuxième est programmée le mieux même», jour, à 19Frédéric h. Les places Une heure et quart Cette année, rebelote « en clame Cauderlier, nombreuses personnes). Une idée venue… au fil de discussions, sont enprésident vente ! de l’Union commerciale, l’un des initiateurs de « eux aussi ont le canal, eux aussi sont au fil de l’eau ». l’événement : « L’an passé, on avait fait avec les moyens Les du péripéties de ce trio, aux commandes du Grand Condor, se bord !),que là c’est la même formule, mais on monte en gamme 5 au 14 Programme complet et renseignements sur la Voilà déjà un(sic mois le rendez-vous affiche complet. L’équipe sont Du étalées surjuillet. 39 épisodes de vingt minutes. « Nous en avons Une quarantaine d’adultes déficients mentaux venus de cinq de ont sautillé tout le long du « red carpet », d’autres se sont au culturel niveau des installations. »emmenés Il y dans auraledonc scène pour les page Facebook : La Bassée au fil decollègues l’eau. du centre et les musiciens, par une Simon Fache, fait dépêchés un condensé heure etleurs quart, reprend Simon Fache. foyers ont défilé lundi soir, cadre de Lille 3000 à Seclin. de faire d’une demi-tour, quand profitaient concerts avec un plancher pour danser, unannée chapiteau deavec 120m2 Un événement qui clôturait plusspectateurs d’une d’ateliers fond desrespecté flashs desles photographes pourde faire la pose…et Quelle ont réfléchi, pressés par les demandes de déçus. « des Nousà avons proportions l’histoire nous prenons pour se restaurer, un vrai bar endedur (et non plus des chalets), Raphaëlle Remande étudiants de l’école textile et des bénévoles. Loin des ambiance quelle fierté ! Beaucoup n’avaient pas pris le temps de Roubaix réserver leurs places, vraiment le et temps de mettre l’œuvre musicale en valeur. » Les de lade mode, mais irrésistiblement heureux ! et même uncanons peu plus bateaux. L’an passé, la fête avait un peu expliqueété Simon. Nous ne voulions pas les frustrer… » Alors la trois musiciens travaillent d’ailleurs actuellement en studio avec victime de son succès : il y avait parfois des heures d’attente Des tenues extravagantes sur le thème Eldorado décisionpour s’est imposée d’elle-même : proposer une deuxième tous leurs instruments pour boucler le spectacle, avant l’ultime Les podiums où défilent des mannequins filiformes, le déhanché profiter des embarcations (entre 5 et 8 € la demi-heure).

‘‘Handi-fashion Eldorado’’, enfin un défilé où les mannequins ont l’air joyeux!

Bienvenue à Eldorado

impeccable moue boudeuse de rigueur ? On oublie.du Le tapis Jordan,del’un des mannequins du jour, était épatant sa séance, le même jour, dans et la lasoirée. Le ciné-concert autour semaine résidence au centre culturel, débutdans novembre. rouge avait bien été déroulé lundi soir à la salle Ronny-Coutteure chemise orange, confectionnée en partie par lui-même, heureux dessin animé Les Mystérieuses Cités d’or se jouera donc à 16 h de Seclin. Dans les coulisses, on mettait la dernière main aux aussi de nous présenter aussi sa nouvelle fiancée. Annie scintillait puis à 19 h. Un choix aussitôtles validé par des ventes de Ciné-concert le mystérieuses dimanche cités 17 novembre 16 h (complet) maquillages, dernières retouches auxrythmées tenues scintillantes, dans sa robe des d’or, à base deàcouverture avant le lancement du défilé en musique, comme à la fashionde h. survie. Jennifer pasau en reste avecculturel sa jupe réalisée avec billets. et 19 Places enn’était vente centre de Lesquin, 1, rue week. des cravates. OnTarif croisait aussi10 des€, oiseaux géants, une robe de Attention Camille-Claudel. plein Lesquin culture 6 €. princesse faite à partir de sachets biodégradables, d’autres en «Nous avons respecté proportions de l’histoire et nous : lespapier places achetées pour la séance de 16 h ne seront pas Une joie les communicative cartonné… prenons vraiment le temps de mettre l’œuvre musicale en valeur. » valables à 19 h. Renseignements : 03 62 13 79 90 et https :// Sauf qu’ici, les mannequins assument des corps imparfaits, Denis, Angeline, Patrick, Étienne, Audrey, Christopher et les centrecultureldelesquin.fr. des visages qu’on ne montre pas toujours, devant lesquels on autres se souviendront sans doute longtemps de ce moment, En coulisses, les artistes s’activent pour ne pas décevoir les détourne parfois le regard. Ces adultes, déficients intellectuels qui marquait la fin d’un travail de longue haleine. Et le public de fans de cette série début desassocié, années avecapparue parfois un au handicap moteur ont1980. pourtantElle affronté cette belle énergie, qui remettait finalement la mode à saCarine place : Bausière public avec une joie communicative, le stress. Certains inutile de se prendre au sérieux ! raconte l’histoire led’Esteban, orphelin espagnolmalgré d’une dizaine d’années, fils du Soleil, qui part à la conquête du Nouveau Monde

Neuville-en-Ferrain : des Allumoirs aux couleurs mexicaines

de disques français depuis le milieu des années 1990. C’est grâce à celui-ci que Stay Around voit le jour, parallèlement à la réédition des essentiels Closer to You (1994), Guitar Man (1996), Live (2001), To Tulsa and Back (2004) et Roll On (2009). JJ Cale a rencontré en 1977 la musicienne Christine Lakeland, qui allait devenir son épouse et sa plus proche collaboratrice, alors que Cocaine résonnait sur les radios du monde entier. « Il m’a été présenté par un bassiste qui accompa-

JJ Cale était particulièrement apprécié en France. Cela était dû en grande partie au réalisateur Bertrand Blier, qui avait utilisé bon nombre de ses chansons sur la bande originale de la comédie La Femme de mon pote, en 1983. « J’avais été mis en contact avec lui par le formidable producteur anglais Chris Blackwell. On a acheté son œuvre complète et j’ai pu piocher dedans à volonté », se souvenait le cinéaste en 2017. Mais peu de gens savent que le musicien travaillait avec un producteur

ZOOM Samedi 27 avril, la vente organisée par Artcurial et consacrée à la bande dessinée (lire nos éditions du 24 avril) a fait de Martine une star. Les collectionneurs se sont disputé les 27 illustrations originales des aventures de l’héroïne enfantine créée par Marcel Marlier. Proposées pour la première fois aux enchères, elles ont toutes trouvé preneur. Martine, petit rat de l’opéra, a été vendue 50 000 euros, plus de douze fois l’estimation. Enki Bilal a, lui, confirmé que ses œuvres originales étaient toujours très recherchées. Une planche du tome II de Nikopol, La Femme piège, a été achetée 149 500 euros. Autre valeur sûre, Hergé. Le crayonné pour une planche de l’album de Tintin, Coke en stock, atteint 130 000 euros.

CULTURE MARIE TRANCHANT À LILLE

@MarieTranchant

U

n petit moment de poésie teintée d’humour. Samedi soir, les spectateurs étaient peu nombreux à l’hôtel de ville de Lille, mais ils se souviendront longtemps du concert du Theater Tol. Musiciens aux visages grimés en têtes de mort, queue-de-pie et robes-lampes pour éclairer les virtuoses ainsi que leurs instruments, ils ont lancé avec panache la nouvelle saison de lille3000, intitulée Eldorado. Invité d’honneur de cette édition, le Mexique (symbole de la quête de l’or) a suivi quelques minutes plus tard avec quarante musiciens de la Banda de Oaxaca, jouant des airs traditionnels, pour une plongée dans la culture sud-américaine aux doux accents espagnols. Alors, certes, la parade prévue le 27 avril a été reportée au 4 mai, mais la saison culturelle, elle, est lancée. Après Bombaysers de Lille, Europe XXL, Fantastic et Renaissance, c’est donc Eldorado qui animera 88 communes de la métropole lilloise qui participent au projet de lille3000, l’émanation de lille2004 Capitale européenne de la culture. À travers expositions, concerts, bals, installations ou encore animations dans des jardins, la thématique sera déclinée dans tous les sens : de la recherche de l’or à celle d’un au-delà en passant par les migrations et leur lot d’espoirs comme de désillusions. « Dans un monde qui va mal, nous sommes en recherche d’eldorados, estime Martine Aubry, maire de Lille. Certains sont individuels mais nous devons construire des eldorados collectifs : une plus grande égalité sociale, le développement durable, l’accueil des migrants… »

Samedi 20 Avril 2019

L’installation Fixed Match des artistes indiens Thukral et Tagra, exposée au Tripostal, dans le cadre de l’exposition internationale d’art contemporain Eldorama.

qui raconte à un jeune de 12 ans comment devenir lui-même passeur. Ou encore l’Eldorado Lounge de Martine Aballéa, cocon à la tapisserie feuillue, aux poufs dorés et aux lumières tamisées qui apaise le visiteur autant qu’il l’oppresse petit à petit. « Parfois, le rêve vire au cauchemar », commente l’artiste française. On l’aura compris, la saison Eldorado ne se veut pas uniquement reflet doré, même si, au Palais des beaux-arts, la Golden Room invite à pénétrer une caverne d’Ali Baba plutôt bling-bling. Œuvres contemporaines se mêlent aux sculptures médiévales et se répondent. La quête du trésor est traitée par l’artiste roumain Mircea Cantor dans une pièce aux murs recouverts de couvertures de survie dorées et intitulée Heaven and Hell Simutaneously : « L’or 24 carats, objet de désir absolu, s’oppose à cette couverture de survie qui représente le monde ultrafragile dans lequel on vit, expliquent Jean-Max Colard et Jérôme Sans, commissaires de l’exposition. C’est toute cette ambivalence, cette superficialité qui est exprimée. » Ailleurs, on s’intéressera à la nature avec la Déesse verte à la gare SaintSauveur, aux artistes mexicains au Musée de l’Hospice Comtesse, de Frida Kahlo à Diego Rivera, ou encore au temple néoaztèque créé par Julien Salaud à la maison folie le Colysée à Lambersart. Les villes de la métropole lilloise accueillent également les visiteurs aux couleurs de la fête : alebrijes (grandes sculptures totémiques animales) rue Faidherbe à Lille ou encore lune monumentale à la gare de Lille Flandres. Pour une plongée plus intense, rendez-vous samedi 4 mai pour la grande parade, où chars, danseurs, musiciens et feux d’artifice achèveront de lancer la saison. La quête d’eldorado ne fait que commencer. ■ www.eldorado-lille3000.com

EN BREF

Comment Eldorado, la nouvelle saison de lille3000, va profiter à Roubaix La réflexion est large et les échos, nombreux : du rêve le plus porteur d’espoir aux désillusions les plus sombres. Petite pépite parmi les expositions proposées, celle de l’Hospice d’Havré, à Tourcoing, où l’artiste mexicaine Betsabeé Romero sublime l’ancien monastère du XIIIe siècle et sa superbe chapelle du XVIIe. Les vitraux sont recouverts de papiers blancs et roses découpés comme de la dentelle, et des couronnes de plumes descendent depuis la vierge de l’autel. « C’est une œuvre pour accompagner la douleur des mères qui ont perdu leurs enfants à cause du narcotrafic, et aussi parler des féminicides », précise la plasticienne. Les autres salles montrent toute l’étendue de son art réalisé tant sur du tissu que sur des pneus recyclés ou encore des voitures. On retrouve Betsabeé Romero à la Maison Folie Wazemmes et son USMexico Border. « Il y a beaucoup d’hu-

qu’est l’ancien garage Dalkia transformé, l’espace de quatre week-ends, en musée créatif urbain. Quelques temps forts destinés aux familles y sont programmés, ponctués d’activités créatives avec des ateliers sérigraphie, fanzine, collage, tampon et linogravure, un concert du DJ Selector Akoibon, une initiation aux graffitis, des expositions d’affiches industrielles de sécurité, d’alebrijes réalisés par des collégiens andrésiens et de peintures murales créées par une quinzaine d’artistes de street-art. Ce week-end très coloré, prélude d’une programmation culturelle qui mettra en valeur le Mexique, pays riche en couleurs et souvent défini comme le paradis des graffeurs. De nombreux projets y seront développés tout au long de l’année à travers concerts, cinéma en plein air, ateliers créatifs, jeux, spectacles… Ce week-end qui fut aussi celui de l’ouverture des Fenêtres qui parlent, ponctuée d’une déambulation dans la ville à la découverte de trésors cachés dans les fenêtres.

Un dessin antisémite dans le « NYT »

Le quotidien américain The NewYork Times a présenté samedi ses excuses après la publication d’un dessin mettant en scène le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, en chien-guide portant un collier avec une étoile de David et menant un Donald Trump aveugle coiffé d’une kippa. L’image « comprenait des clichés antisémites », a affirmé le NYT, ajoutant qu’elle « était offensante, et c’était une erreur de jugement de la publier ».

Mardi 30 Avril 2019

Lille, Eldorado aux couleurs mexicaines Des mondes rêvés

Parmi les trois plus grandes expositions, celle du Tripostal, Eldorama (jusqu’au 1er septembre), présente des œuvres d’art contemporain du monde entier en trois chapitres : les mondes rêvés, la ruée, un eldorado sans fin. On retiendra la vidéo de Laura Henno sur un passeur

CULTURE

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LE FIGARO

L’exposition dédiée au génie de la 0123organisée au Louvre Renaissance MARDI 30 AVRIL 2019 à l’automne ne sera accessible que via une réservation en ligne à partir du 18 juin.

lundi 29 avril 2019

MUSIQUE

J

OLIVIER NUC @oliviernuc

J Cale, ce sont ses pairs qui en parlent le mieux. Neil Young voit en lui « le meilleur guitariste de l’histoire du rock, à égalité avec Jimi Hendrix ». Mark Knopfler a mis au point le son de son groupe Dire Straits à partir de ses disques. Pour le Britannique Eric Clapton, l’Américain était un véritable mentor, dont l’influence a considérablement modifié sa trajectoire. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que l’ermite John Weldon Cale, né dans l’Oklahoma en 1938, a pu vivre confortablement et créer à son rythme, sans jamais se soucier de la célébrité. Ses chansons elles-mêmes ont pris la lumière à sa place, au premier rang desquelles Call Me The Breeze, dans une interprétation de Lynyrd Skynyrd, et, bien sûr, After Midnight et Cocaine, popularisées par Clapton dans les années 1970. Près de six ans après la disparition du chanteur et guitariste en juillet 2013, sa veuve Christine Lakeland a assemblé un nouvel album de JJ Cale, Stay Around. Une véritable merveille qui restitue le musicien dans sa grande singularité. Aux confins du blues, de la country, du jazz, du folk et du rock’n’roll, Cale avait défini un style profondément personnel et résolument moderne. Une couleur « laid-back » définie par son timbre de voix traînant et chaleureux ainsi que ses

arrangements subtils et sophistiqués. Derrière l’image un peu cliché de dilettante sympathique, Cale était en réalité un grand travailleur. « Il était tout le temps en train de créer de la musique à la maison », explique Lakeland. « Lorsque j’ai commencé à archiver ses enregistrements, j’ai trouvé des morceaux que je connaissais et d’autres que je n’avais jamais entendus. Il m’a fallu plusieurs années pour rassembler de quoi former un album de musique inédite. »

Pionnier des boîtes à rythme Stay Around ne sonne jamais comme une compilation effectuée à la va-vite de pièces inachevées. L’album porte la cohérence des meilleurs disques de ce styliste, sortis entre 1972 et 2009, comme Naturally, Okie, Troubadour ou Shades dont les pochettes illustrées ont fait le bonheur des collectionneurs de vinyles. « À ma connaissance, John n’a même jamais joué ces chansons sur scène. Il existe des inédits qui circulent sur YouTube, mais je tenais vraiment à trouver des choses nouvelles », ajoute Christine Lakeland. Ingénieur du son lui-même, le guitariste et chanteur était aussi un pionnier des boîtes à rythme, ce qui lui permettait de compléter toutes les étapes de la conception de disques. « Il a laissé beaucoup de musique à sa mort, confirme-t-elle. Je ne sais pas ce qu’il en adviendra à l’avenir. Je reste concentrée sur ce projet, c’est une telle joie pour moi que cela sorte », lance-t-elle. Inconnu du grand public américain,

JJ Cale, lors du festival de guitare Crossroads organisé à Dallas, au Texas, en 2004. de disques français depuis le milieu des années 1990. C’est grâce à celui-ci que Stay Around voit le jour, parallèlement à la réédition des essentiels Closer to You (1994), Guitar Man (1996), Live (2001), To Tulsa and Back (2004) et Roll On (2009). JJ Cale a rencontré en 1977 la musicienne Christine Lakeland, qui allait devenir son épouse et sa plus proche collaboratrice, alors que Cocaine résonnait sur les radios du monde entier. « Il m’a été présenté par un bassiste qui accompa-

JJ Cale était particulièrement apprécié en France. Cela était dû en grande partie au réalisateur Bertrand Blier, qui avait utilisé bon nombre de ses chansons sur la bande originale de la comédie La Femme de mon pote, en 1983. « J’avais été mis en contact avec lui par le formidable producteur anglais Chris Blackwell. On a acheté son œuvre complète et j’ai pu piocher dedans à volonté », se souvenait le cinéaste en 2017. Mais peu de gens savent que le musicien travaillait avec un producteur

gnait alors Willie Nelson. Nous étions tous les deux au programme d’un concert de charité. John m’a plu immédiatement : il était très intelligent et avait une conversation passionnante. Je travaillais au sein de la scène country, alors je ne connaissais pas ses chansons. » Elle raconte un homme habité par la création. « Même lorsqu’il était retiré de la scène, il passait son temps à jouer de la guitare et à enregistrer dans le salon. John ne faisait rien comme les autres ! » Le témoignage qui a fait le plus plaisir à Christine Lakeland lors de la préparation de Stay Around est celui d’Eric Clapton. « Le fait qu’Eric adore cet album me remplit de joie. Ces deux-là s’entendaient à merveille. Ils ne passaient pas forcément beaucoup de temps ensemble, mais ils partageaient des moments intenses. » Cette complicité a permis à Cale, qui détestait par-dessus tout se mettre en avant, de recueillir plus largement l’admiration de ses pairs, notamment lorsque l’album qu’il a gravé en duo avec Clapton, The Road to Escondido, a été récompensé par un Grammy. Tout au long d’une carrière entamée à la fin des années 1950 à Tulsa, Cale a aussi enregistré avec Tony Joe White – le deuxième parrain du mouvement « laid-back », Neil Young (sur l’album Comes a Time) et Paul Simon (The Rhythm of the Saints). Il a même fait une apparition à la guitare sur un titre de notre Eddy Mitchell national, Après minuit, adaptation en français de son After Midnight enregistrée à Nashville en 1979. « John était très respecté par les autres musiciens, confirme Christine Lakeland. Cela le touchait davantage que l’appréciation du public. » ■ Stay Around (Because Music).

ZOOM Martine à la page chez Artcurial

CULTURE MARIE TRANCHANT À LILLE

@MarieTranchant

U

n petit moment de poésie teintée d’humour. Samedi soir, les spectateurs étaient peu nombreux à l’hôtel de ville de Lille, mais ils se souviendront longtemps du concert du Theater Tol. Musiciens aux visages grimés en têtes de mort, queue-de-pie et robes-lampes pour éclairer les virtuoses ainsi que leurs instruments, ils ont lancé avec panache la nouvelle saison de lille3000, intitulée Eldorado. Invité d’honneur de cette édition, le Mexique (symbole de la quête de l’or) a suivi quelques minutes plus tard avec quarante musiciens de la Banda de Oaxaca, jouant des airs traditionnels, pour une plongée dans la culture sud-américaine aux doux accents espagnols. Alors, certes, la parade prévue le 27 avril a été reportée au 4 mai, mais la saison culturelle, elle, est lancée. Après Bombaysers de Lille, Europe XXL, Fantastic et Renaissance, c’est donc Eldorado qui animera 88 communes de la métropole lilloise qui participent au projet de lille3000, l’émanation de lille2004 Capitale européenne de la culture. À travers expositions, concerts, bals, installations ou encore animations dans des jardins, la thématique sera déclinée dans tous les sens : de la recherche de l’or à celle d’un au-delà en passant par les migrations et leur lot d’espoirs comme de désillusions. « Dans un monde qui va mal, nous sommes en recherche d’eldorados, estime Martine Aubry, maire de Lille. Certains sont individuels mais nous devons construire des eldorados collectifs : une plus grande égalité sociale, le développement durable, l’accueil des migrants… »

L’installation Fixed Match des artistes indiens Thukral et Tagra, exposée au Tripostal, dans le cadre de l’exposition internationale d’art contemporain Eldorama. La réflexion est large et les échos, nombreux : du rêve le plus porteur d’espoir aux désillusions les plus sombres. Petite pépite parmi les expositions proposées, celle de l’Hospice d’Havré, à Tourcoing, où l’artiste mexicaine Betsabeé Romero sublime l’ancien monastère du XIIIe siècle et sa superbe chapelle du XVIIe. Les vitraux sont recouverts de papiers blancs et roses découpés comme de la dentelle, et des couronnes de plumes descendent depuis la vierge de l’autel. « C’est une œuvre pour accompagner la douleur des mères qui ont perdu leurs enfants à cause du narcotrafic, et aussi parler des féminicides », précise la plasticienne. Les autres salles montrent toute l’étendue de son art réalisé tant sur du tissu que sur des pneus recyclés ou encore des voitures. On retrouve Betsabeé Romero à la Maison Folie Wazemmes et son USMexico Border. « Il y a beaucoup d’hu-

mour dans cette exposition, sourit Didier Fusillier, conseiller artistique de lille3000. On y parle de la complexité de l’idée de frontière. » À travers, par exemple, les œuvres d’Einar et Jamex de la Torre, nés à Guadalajara, au Mexique. Dans un univers bariolé et foutraque, les deux frères parlent de « l’exclusion, qui va devenir de pire en pire », avec cet « angry nationalist sculpté sur une bouteille en verre qui représente ces « gens qui boivent et parlent des étrangers », ou encore une « table des excès », symbole de deux mondes qui s’opposent.

Des mondes rêvés Parmi les trois plus grandes expositions, celle du Tripostal, Eldorama (jusqu’au 1er septembre), présente des œuvres d’art contemporain du monde entier en trois chapitres : les mondes rêvés, la ruée, un eldorado sans fin. On retiendra la vidéo de Laura Henno sur un passeur

qui raconte à un jeune de 12 ans comment devenir lui-même passeur. Ou encore l’Eldorado Lounge de Martine Aballéa, cocon à la tapisserie feuillue, aux poufs dorés et aux lumières tamisées qui apaise le visiteur autant qu’il l’oppresse petit à petit. « Parfois, le rêve vire au cauchemar », commente l’artiste française. On l’aura compris, la saison Eldorado ne se veut pas uniquement reflet doré, même si, au Palais des beaux-arts, la Golden Room invite à pénétrer une caverne d’Ali Baba plutôt bling-bling. Œuvres contemporaines se mêlent aux sculptures médiévales et se répondent. La quête du trésor est traitée par l’artiste roumain Mircea Cantor dans une pièce aux murs recouverts de couvertures de survie dorées et intitulée Heaven and Hell Simutaneously : « L’or 24 carats, objet de désir absolu, s’oppose à cette couverture de survie qui représente le monde ultrafragile dans lequel on vit, expliquent Jean-Max Colard et Jérôme Sans, commissaires de l’exposition. C’est toute cette ambivalence, cette superficialité qui est exprimée. » Ailleurs, on s’intéressera à la nature avec la Déesse verte à la gare SaintSauveur, aux artistes mexicains au Musée de l’Hospice Comtesse, de Frida Kahlo à Diego Rivera, ou encore au temple néoaztèque créé par Julien Salaud à la maison folie le Colysée à Lambersart. Les villes de la métropole lilloise accueillent également les visiteurs aux couleurs de la fête : alebrijes (grandes sculptures totémiques animales) rue Faidherbe à Lille ou encore lune monumentale à la gare de Lille Flandres. Pour une plongée plus intense, rendez-vous samedi 4 mai pour la grande parade, où chars, danseurs, musiciens et feux d’artifice achèveront de lancer la saison. La quête d’eldorado ne fait que commencer. ■ www.eldorado-lille3000.com

Samedi 27 avril, la vente organisée par Artcurial et consacrée à la bande dessinée (lire nos éditions du 24 avril) a fait de Martine une star. Les collectionneurs se sont disputé les 27 illustrations originales des aventures de l’héroïne enfantine créée par Marcel Marlier. Proposées pour la première fois aux enchères, elles ont toutes trouvé preneur. Martine, petit rat de l’opéra, a été vendue 50 000 euros, plus de douze fois l’estimation. Enki Bilal a, lui, confirmé que ses œuvres originales étaient toujours très recherchées. Une planche du tome II de Nikopol, La Femme piège, a été achetée 149 500 euros. Autre valeur sûre, Hergé. Le crayonné pour une planche de l’album de Tintin, Coke en stock, atteint 130 000 euros.

EN BREF Un dessin antisémite dans le « NYT »

Le quotidien américain The NewYork Times a présenté samedi ses excuses après la publication d’un dessin mettant en scène le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, en chien-guide portant un collier avec une étoile de David et menant un Donald Trump aveugle coiffé d’une kippa. L’image « comprenait des clichés antisémites », a affirmé le NYT, ajoutant qu’elle « était offensante, et c’était une erreur de jugement de la publier ».

Pour Léonard de Vinci, cliquer ici

Des alebrijes devant la gare Lille-Flandres, le 23 avril.

L’exposition dédiée au génie de la Renaissance organisée au Louvre à l’automne ne sera accessible que via une réservation en ligne à partir du 18 juin.

MAXIME DUFOUR

Lille, Eldorado aux couleurs mexicaines

Pour sa cinquième édition, la manifestation culturelle Lille3000 propose une multitude d’événements

L

REPORTAGE

lille

a ruée vers Lille était programmée, ce samedi 27 avril, jour de lancement du très attendu « Eldorado », 5e édition de Lille3000. Capitale européenne de la culture en 2004, la cité nordiste est devenue la tête de proue d’une dynamique culturelle régionale, que Lille3000, structure créée dans la foulée avec l’agglomération et la région, symbolise. Tous les trois ans environ, des saisons culturelles sont orchestrées autour de territoires inspirants, invités d’honneur. Après l’Inde en 2006 (« Bombaysers de Lille »), les pays de l’Est en 2009 (« Europe XXL »), le surnaturel en 2012 (« Fantastic ») et cinq villes en plein renouveau (Detroit, Séoul, Rio, Phnom Penh et Eindhoven) en 2015 (« Renaissance »), 2019 porte les couleurs de la richesse artistique du Mexique. Le risque de vents violents a eu raison du lancement officiel par une grande parade, devenue la signature de l’événement, reportée au samedi 4 mai. 3 000 bénévoles, harmonies, danseurs et participants costumés défileront sous le signe de la fête du Jour des morts, dans les pas de l’emblématique figure de La Catrina, squelette féminin à robe et chapeau. Les autres chars seront dédiés à l’icône Frida Kahlo, à la lucha libre, le catch mexicain, et aux alebrijes. Ce mot étrange est désormais presque commun à Lille, où ces sculptures animalières colorées sont devenues des mascottes : une dizaine d’entre elles au format XXL ornent la « Rambla », devant la gare Lille-Flandres. Les plus avertis y distinguent deux espèces : les fantastiques, hybridant insectes et oiseaux, venus de Mexico, où ils sont habituellement réalisés en papier mâché, et animaux réels, comme des fennecs, qui viennent d’Oaxaca et sont en bois. Lille en a commandé

des versions géantes en fibre de verre, lumineuses la nuit. Nom d’une contrée riche que les conquistadors ont cherchée en vain, au XVIe siècle, en Colombie et au Pérou, l’Eldorado n’existait pas, mais le mot est resté comme la métaphore d’un ailleurs attractif. S’il guide l’ensemble de la programmation, chacun l’interprète à sa manière. Au Musée de l’hospice Comtesse, « Intenso/Mexicano » propose la traversée d’un siècle de peinture et de photographie à partir des collections du Museo de arte moderno de Mexico. « Tout le XXe siècle a été ponctué des visites d’artistes européens et américains au Mexique, cela amène à s’interroger sur sa capacité de projeter l’image d’un paradis possible, souligne la Franco-Mexicaine Sylvia Navarrete Bouzard, commissaire de l’exposition. Mythes préhispaniques, métissage colonial, apports du surréalisme : il y a d’incessants croisements, et une vitalité un peu bordélique du Mexique, dans la vie quotidienne comme dans les représentations formelles. Cette exposition tente de traduire cela. » A travers trois grandes thématiques : la terre, nourricière, celle des racines et des rites préhispaniques, et celle des paysans de la ré-

volution de 1910 ; le corps, par la sensualité des portraits, une érotique de tout ce qui relie aux racines indiennes ; et le rêve, entre évocation de rites archaïques et culture de la mort et de la violence. « Le Mexique est une terre où les rites restent vivaces. Ce substrat primitif en fait encore une promesse pour beaucoup de monde, à travers le tourisme », commente la commissaire, qui montre aux côtés d’œuvres de Diego Rivera, Frida Kahlo, Tina Modotti ou Manuel Alvarez Bravo, le travail d’artistes méconnus en France. Fantaisie formelle réjouissante Dans un tout autre registre, très contemporain et pop, « La Déesse verte », à la gare Saint-Sauveur, propose une plongée dans un eldorado décadent et mutant : une jungle en écho au site de Las Pozas, le jardin surréaliste en béton créé par le poète et mécène britannique Edward James, dans les années 1960, au milieu d’une nature mexicaine luxuriante. Un eldorado où notre rapport à la nature s’est égaré. Entre ombre et lumière zénithale, les visions végétales, animales et humaines se télescopent et se révèlent au gré du cheminement.

Une programmation en or Spectacles, jardins, design, débats, cinéma, littérature… « Eldorado » se déploie jusqu’au 1er décembre dans toute la métropole lilloise. A ne pas manquer : Julien Salaud à la Maison Folie de Lambersart avec une exposition lumineuse intitulée « Jungle et sentiments » ; « Les Enfants du paradis » au Musée des beaux-arts de Tourcoing, par le trio de commissaires Sans-Colard-Bernini, où l’eldorado est la vivacité actuelle de la peinture ; « Protesta Fantasma », saisissante manifestation spectrale de Carlos Amorales à l’Espace Le Carré, galerie municipale de Lille ; les muralistes Tlacolulokos à l’Hospice Comtesse et à la Maison Folie Moulins, avec des invités, et trois pignons dans la rue ; le cabaret politique et féministe d’Astrid Hadad au théâtre lillois Le Prato ; « Curiosidad », les collections du Musée d’art populaire de Mexico au Muséum d’histoire naturelle de Lille ; « Golden Room », cinq artistes contemporains dans les collections d’art religieux du Palais des beaux-arts de Lille ; les photos de super-héros ordinaires de Dulce Pinzon à La Corderie de Marcq-en-Barœul. Programme complet : Lille3000.eu

On y découvre les zombies sans tête d’un crash d’avion par Caroline Mesquita, quand des tas de têtes gisent ailleurs : celles, ironiques, en noix de coco, sur une plage d’Acapulco à l’exotisme formaté par les Etats-Unis, par Cristobal Gracia. Plus loin, celles de statues grecques évoquent la réalité des féminicides au Mexique. Le parcours débouche sur une clairière, au fond de la jungle, où des bonshommes-tuyaux, fantaisistes aliens à pois rouges et blancs de Renaud Jerez, offrent une rencontre du troisième type sur fond de grandioses feuilles peintes sur soie par Dewar & Gicquel. Un autre chemin mène vers le pastiche de l’icône du modernisme mexicain : l’architecte Luis Barragan (1902-1988), dont on reconnaît les constructions cubiques aux couleurs intenses. Les chambres imaginées à l’intérieur de la gare détonnent avec son esthétique monacale. En particulier celle, dorée et féline, de la peintre et céramiste Lucile Littot, qui signe dans l’exposition une fresque délirante intitulée Last Orgy in Las Pozas. Dans le jardin attenant, la sculptrice Gwladys Alonso, Française installée à Mexico, rejoue les folies d’Edward James avec des constructions en béton coffré et sauvage. Les artistes de cette exposition à la réjouissante fantaisie formelle, imaginée par la commissaire Dorothée Dupuis, sont en majorité des jeunes gens, mexicains ou installés au Mexique, et des femmes. Le trio de commissaires, Jérôme Sans, Jean-Max Colard et Isabelle Bernini, ont conçu un trio d’expositions, dont « Eldorama », au Tripostal, l’expositionphare de la manifestation. « Eldorama » comme panorama d’eldorados : « Il n’y a plus un Eldorado aujourd’hui, le monde contemporain est multipolaire. Or vert, or gris, on nous survend partout des eldorados, des ailleurs », étayent

« Au Mexique, il y a d’incessants croisements et une vitalité un peu bordélique » SYLVIA NAVARRETE BOUZARD

commissaire d’exposition

les commissaires, qui présentent un accrochage ponctué de voyages et d’agences de voyages, et de monumentales installations à traverser. Les destinations à conquérir sont en promo, tandis que chez le Sri-Lankais Christopher Kulendran-Thomas, des lieux cosy, aseptisés, donnent à voir le paysage « cool » du nouveau capitalisme, au bonheur coupé du monde. Sur un écran, on voit à distance des migrants tenter désespérément de franchir des frontières. L’eldorado du tourisme débouche sur un immense coucher de soleil générique : « Bienvenue à Porno City » indique une pancarte à la Lucky Luke. Des voyages hallucinés, comme chez le jeune Thaïlandais Korakrit Arunanondchai, visent un ailleurs écologique ; d’autres, comme les barques remplies de volatiles mutants ou de sacs-poubelle, chez Marnie Weber et Adel Abdessemed, glacent le sang. L’eldorado est un récit d’aventures périlleuses, violentes, rappellent les images plus documentaires : celles des corps boueux des travailleurs des mines d’or en Afrique du Sud, celles des portraits de passeurs entre les Comores et Mayotte par Laura Henno. Ou d’un simple plan fixe, par Maria Kourkouta, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, où l’on voit passer des migrants de tous âges. La frontière, c’est le sujet de l’exposition « The US-Mexico Border : Place, Imagination and Possibility », à la Maison Folie Wazem-

Mercredi 05 juin 2019

Betsabeé Romero amène le Mexique à Lille Eldorado Lille vit une saison culturelle sur le thème de l’Eldorado. La métropole a invité un pays : le Mexique. Elle inaugure aujourd’hui une semaine mexicaine avec des expositions, des concerts, du théâtre, du cinéma et de la gastronomie. Une exposition au long cours se tient jusqu’au 26 juillet à la Maison Folie l’Hospice d’Havré à Tourcoing. La chapelle et les salles d’exposition sont investies par Betsabeé Romero, une artiste mexicaine fortement ancrée dans sa culture, mais à l’imaginaire nomade. La voiture est son véhicule et les références à la culture graphique de son pays sont nombreuses. Elle photographie des voitures customisées de motifs. Elle incise les pare-brise d’une floraison Vendredi 06àseptembre 2019 de signes. Elle récupère des pneus usagés qui gardent leur semelle les traces du passé. Elle grave dans le caoutchouc des formes décoratives empruntées au lexique traditionnel mexicain. Les dessins dorés à la feuille anoblissent la banalité d’un objet mis au rebut, symbolique de nos déplacements et de nos migrations.

Dulce Pinzon, la photographe qui transforme les immigrés mexicains en superhéros Betsabeé Romero est une artiste conceptuelle qui recourt au travail de la main en collaborant avec des artisans.

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CULTURE 35

Saint-André-lez-Lille : Le Garage: une manière originale de s’associer à Lille 3000 Eldorado

Le jour J, en lien avec le musée d’Arts populaires de Mexico, des alebrijes mobiles seront présentées. Il s’agit de sculptures représentant des animaux sauvages ou domestiques, voire des créatures fantastiques, généralement des chimères. Cette tradition, remontant aux années 1930, Pour est née 400 fêteràl’ouverture de Lille 3000 Eldorado, la ville avait choisi d’inaugurer, km au sud de Mexico, non loin de la ville ced’Oaxaca. samedi, la fresque monumentale réalisée par l’artiste graffeur Obisk sur La version Lille 3000 de ces drôles de créatures le Garage, nouveau lieu culturel. multicolores est également en cours de fabrication, Andrésiens et métropolitains étaient invités à découvrir ce site exceptionnel 100 % made in Faches-Thumesnil.

mour dans cette exposition, sourit Didier Fusillier, conseiller artistique de lille3000. On y parle de la complexité de l’idée de frontière. » À travers, par exemple, les œuvres d’Einar et Jamex de la Torre, nés à Guadalajara, au Mexique. Dans un univers bariolé et foutraque, les deux frères parlent de « l’exclusion, qui va devenir de pire en pire », avec cet « angry nationalist sculpté sur une bouteille en verre qui représente ces « gens qui boivent et parlent des étrangers », ou encore une « table des excès », symbole de deux mondes qui s’opposent.

iffusion sont soumis aux droits d’auteurs et nécessitent une déclaration préalable, conformément aux iété intellectuelle. (Art L.335-2 et L.335.3) Lille, le nouvel Eldorado

Sélection Presse

pas ses chansons. » Elle raconte un homme habité par la création. « Même lorsqu’il était retiré de la scène, il passait son temps à jouer de la guitare et à enregistrer dans le salon. John ne faisait rien comme les autres ! » Le témoignage qui a fait le plus plaisir à Christine Lakeland lors de la préparation de Stay Around est celui d’Eric Clapton. « Le fait qu’Eric adore cet album me remplit de joie. Ces deux-là s’entendaient à merveille. Ils ne passaient pas forcément beaucoup de temps ensemble, mais ils partageaient des moments intenses. » Cette complicité a permis à Cale, qui détestait par-dessus tout se mettre en avant, de recueillir plus largement l’admiration de ses pairs, notamment lorsque l’album qu’il a gravé en duo avec Clapton, The Road to Escondido, a été récompensé par un Grammy. Tout au long d’une carrière entamée à la fin des années 1950 à Tulsa, Cale a aussi enregistré avec Tony Joe White – le deuxième parrain du mouvement « laid-back », Neil Young (sur l’album Comes a Time) et Paul Simon (The Rhythm of the Saints). Il a même fait une apparition à la guitare sur un titre de notre Eddy Mitchell national, Après minuit, adaptation en français de son After Midnight enregistrée à Nashville en 1979. « John était très respecté par les autres musiciens, confirme Christine Lakeland. Cela le touchait davantage que l’appréciation du public. » ■ Stay Around (Because Music).

Martine à la page chez Artcurial

MIGUEL PENHA

La vaste plaine des Périseaux rayonne sur quatre Samedi, les rues de Neuville-en-Ferrain ont connu une fête des villes. L’idée d’une manifestation intercommunale Et quand la chasse au trésor sera terminée, les Allumoirs colorée et rayonnante. s’est donc imposée d’elle-même au moment de souvenirs de cette fête resteront sur place jusqu’en Cette année, à l’occasion du traditionnel défilé des allumoirs, les réfléchir à un événement autour de l’Eldorado de décembre : une création de l’artiste américain Neuvillois ont démarré depuis le parking du stade Depoortère. Samedi, le cortège s’est ébranlé vers 19 h 30 en direction du Lille 3000. Michael McGillis trônera dans la plaine jusqu’en fin centre-ville aux sons des mariachis (bande de musiciens d’année. mexicains). Pour cette édition, en partenariat avec l’association 3000, lales Villeorganisateurs. de Neuville-en-Ferrain a proposé d’organiser Un thème qui a beaucoup Lille inspiré un cortège en adéquation avec la thématique Eldorado. « L’Eldorado, c’est le mirage de la course au trésor, Le coût de l’événement, estimé à 52 531 €, est pris Un au cortège coloréfacheset rayonnant explique Joël Duval, adjoint maire en charge à hauteur de 38 031 € par Lille 3000. Les thumesnilois chargé de laPour culture. Nous avons donc sequatre villes l’occasion, beaucoup de participants sont inspirés du se partagent le reste du financement, d’animation Walt Disney Pixar,de « Coco avec » ou les une aventures prévu une grande chasse,film mais aussideune parade part fixe de 1 000 € chacune et une part d’un jeune musicien mexicain durant le « Jour des morts ». Les géants, un concert aquatique au(têtes niveau decolorées), l’étangemblématiques baséedesur le nombre d’habitants. Ce qui donne 6 009 Cavaleras de mort ce jour, ont donné un cortège coloré et rayonnant. € À l’issue cette de pêche… » pourdeFaches-Thumesnil, 1 937 € pour Templemars, déambulation festive, dégustation de nachos et de soupe de 1 482 €enpour légumes des jardins familiaux confectionnée par Neuville fête. Vendeville et 5 072 € pour Wattignies. En prévision de cette journée du 23 juin, différentes structures ont déjà commencé à travailler sur Carine Bausière Lundi 13 Mai 2019 le sujet. Les centres sociaux, l’atelier d’arts plastiques, les centres de loisirs, les écoles de musique, de danse, seront associées à la fête.

Lundi 29 Avril 2019 JJ Cale, lors du festival de guitare Crossroads organisé à Dallas, au Texas, en 2004.

JUN SATO/WIREIMAGE

Alebrijes est apparue, version locale de lille3000

Une Mercredi œuvre09dans plaine octobrela 2019

La fête commencera un peu plus tôt, le 14 juin, sur le parking de la salle Jacques-Brel : dans le cadre de la politique de la ville, en lien avec la Métropole européenne de Lille (MEL) et Lille 3000, le Musée mobile 2 (MuMo2) viendra présenter ses œuvres.

Stay Around ne sonne jamais comme une compilation effectuée à la va-vite de pièces inachevées. L’album porte la cohérence des meilleurs disques de ce styliste, sortis entre 1972 et 2009, comme Naturally, Okie, Troubadour ou Shades dont les pochettes illustrées ont fait le bonheur des collectionneurs de vinyles. « À ma connaissance, John n’a même jamais joué ces chansons sur scène. Il existe des inédits qui circulent sur YouTube, mais je tenais vraiment à trouver des choses nouvelles », ajoute Christine Lakeland. Ingénieur du son lui-même, le guitariste et chanteur était aussi un pionnier des boîtes à rythme, ce qui lui permettait de compléter toutes les étapes de la conception de disques. « Il a laissé beaucoup de musique à sa mort, confirme-t-elle. Je ne sais pas ce qu’il en adviendra à l’avenir. Je reste concentrée sur ce projet, c’est une telle joie pour moi que cela sorte », lance-t-elle. Inconnu du grand public américain,

MIGUEL PENHA

Dimanche 02 juin 2019

Pionnier des boîtes à rythme

Au nord, la ruée vers l’or et la quête du bonheur

Mercredi 29 MaiDimanche 2019 10 Mars 2019

Les manifestations culturelles de Lille 3000 seront sur le thème du Mexique et de l’Eldorado. Le 23 juin, quatre communes (Faches-Thumesnil, Templemars, Wattignies et Vendeville) vont s’associer pour proposer une grande chasse aux trésors festive aux Périseaux.

Derrière l’image un peu cliché de dilettante sympathique, Cale était en réalité un grand travailleur. « Il était tout le temps en train de créer de la musique à la maison », explique Lakeland. « Lorsque j’ai commencé à archiver ses enregistrements, j’ai trouvé des morceaux que je connaissais et d’autres que je n’avais jamais entendus. Il m’a fallu plusieurs années pour rassembler de quoi former un album de musique inédite. »

JUN SATO/WIREIMAGE

J

OLIVIER NUC @oliviernuc

mes. « Ce projet, montré à Los Angeles fin 2017, a existé bien avant que quiconque s’imagine que Trump pouvait remporter l’élection présidentielle », explique la cocommissaire, la Mexicaine Ana Elena Mallet. C’est, depuis, devenu un thème central. Les Etats qui bordent la frontière sont des espaces d’explorations créatives sur les questions d’émigration/immigration, de conditions de travail, d’identités hybrides. Frontière et migrations Des lieux de connectivité et d’interdépendance, touchés par les changements économiques, politiques et culturels, depuis longtemps. L’étage est une carte blanche aux deux frères mexicainsaméricains Einar et Jamex de la Torre, qui se définissent comme « maximalistes », en opposition au minimalisme, et vivent à cheval entre les deux côtés. Ils présentent un banquet décadent : « C’est le résultat de l’eldorado, où l’avidité n’a pas de limite. » La frontière, les migrations et les véhicules de ces migrations, en pièces détachées, sont le sujet de la très engagée Betsabeé Romero, dont le travail se situe à la frontière entre art populaire et art contemporain. Présente dans « US/Border », la Mexicaine investit des espaces historiques, qu’elle métamorphose : de miroirs incurvés de parking, image de surveillance, elle fait un ciel de soleils recouverts de symboles préhispaniques dans la cour de l’ancienne Bourse. A la Maison Folie Hospice d’Havré, à Tourcoing, un ancien monastère, elle livre une vision surréaliste de descente d’un couronnement de la Vierge comme un faisceau de coiffes indiennes en plumes jusqu’aux têtes des visiteurs. « Eldorado » est une édition ambitieuse et riche qui se découvre presque comme une chasse aux trésors à travers toute la métropole jusqu’à la fin de l’année. p emmanuelle jardonnet

Femmes de ménage, laveurs de carreaux, éboueurs... autant de métiers invisibles dans la société américaine parce qu’assurés par des immigrés mexicains. Une photographe les a déguisés pour en tirer une série d’images devenues cultes dans le monde entier. Elle fait une étape pour quelques semaines dans le nord de la France. 150 dollars par semaine. C’est ce qu’envoie Maria Luisa Romero, qui travaille dans une laverie à New York, à sa famille restée au Mexique. Bernabe Mendez, qui lave les vitres des buildings de Manhattan, parvient quant à lui à rassembler chaque mois 500 dollars pour les siens, qui vivent aussi là-bas, et qui comptent sur lui. 400 dollars par semaine : voilà la somme que Minerva Valencia, nounou, déduit de son salaire pour en faire profiter ses proches, dont elle s’est séparée pour venir tenter ici la grande aventure de sa vie... Et ainsi de suite. Pour tous, New York, c’est l’eldorado. Bien plus prometteur que celui dont rê- vèrent un jour les conquistadors européens, débarqués de l’autre côté de la frontière américano-mexicaine... Sur les quinze millions de Mexicains vivant aux États-Unis, 1,6 million sont new-yorkais. La capitale mondiale de la fi- nance est le point névralgique censé transfigurer leur vie et ouvrir grand leurs horizons. Et surtout ceux de leurs familles, qui n’entreprirent pas, elles, la traversée du désert de l’Arizona. Maria Luisa, Bernabe, Noe, Bolivar, José... leurs visages, portraiturés par la photographe Dulce Pinzon – mais aussi leurs noms et les montants des fonds versés chaque semaine ou chaque mois – défilent sur les cartels de La Corderie, à Marcq-en-Barœul (dans le cadre de la manifestation Lille 3000 ). Ne manque que l’indication de leurs salaires, dérisoires – toutes les études sociologiques montrent que les travailleurs « latinos » sont moins payés que les natifs américains à travail équivalent, pour se faire une idée de l’effort consenti, du sacrifice auquel ils se livrent, à chaque nouvelle paie. A défaut de montrer l’éclat de leurs vies, la photographe a souhaité mettre en lumière l’importance de ces travailleurs anonymes. « Non seulement ces millions d’immigrés mexicains soutiennent l’économie de leur pays d’origine, mais ils sont tout aussi indispensables au fonctionnement de la croissance américaine. » Pour Dulce Pinzon, 45 ans, elle-même d’origine mexicaine, vi- vant aujourd’hui entre Mexico et New York, l’art est d’abord « un outil social ».

Direct Parade Eldorado


Tourisme


Salons, Marchés (Muséva, Bruxelles, Cologne, Berlin…) Braderie de Lille

Tourisme


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PRINTEMPS 2020 À SAINT SAUVEUR

Exposition « Les usages du monde » / Arc en rêve 29 AVRIL > 23 AOÛT 2020


AUTOMNE 2020 À SAINT SAUVEUR

Exposition « New materialism » / Lidewij Edelkoort 09 SEPTEMBRE > 08 NOVEMBRE 2020


LES WEEK-ENDS À SAINT SAUVEUR Avec les partenaires de la Coopérative Saint Sauveur

10 AVRIL > 08 NOVEMBRE 2020


Tripostal en 2020


Exposition « Colors, etc. » Dans le cadre de Lille Capitale Mondiale du Design 2020

09 OCTOBRE 2020 > 03 JANVIER 2021


Exposition « Colors, etc. » Dans le cadre de Lille Capitale Mondiale du Design 2020

09 OCTOBRE 2020 > 03 JANVIER 2021


Le voyage continue‌

www.lille3000.com


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