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Bilan boursier La hausse s’est essoufflée en Europe en novembre.

Placements Les investisseurs privilégient de plus en plus les fonds indiciels. PAGE 38

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Marchés

La brique papier toujours plus populaire Qrf viendra bientôt agrandir le nombre de sicafis à la Bourse de Bruxelles. Le marché les apprécie, les analystes aussi. Enfin, certaines plus que d’autres… ISABELLE DYKMANS

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© THIERRY DU BOIS

lors que la plupart des économistes sont unanimes pour dire que les plus-values immobilières connues au cours des vingt dernières années en Belgique ne devraient pas se reproduire de sitôt, l’investissement dans les sicafis — des fonds immobiliers cotés en Bourse — apparaît comme un bon moyen de s’exposer au secteur en espérant un rendement intéressant. L’actionnaire d’une sicafi peut en effet compter sur un dividende stable et relativement élevé, profiter de l’expertise des professionnels de l’investissement immobilier et diversifier son portefeuille. Acheter l’action d’une sicafi est par ailleurs considéré comme une opération plutôt défensive, tant ces sociétés sont encadrées par la loi (au niveau de leur endettement, de leur dividende ou encore de la nature de leurs activités). Le système a été créé en 1995 et s’est directement révélé très populaire auprès des particuliers. Aujourd’hui, on compte une quinzaine de sicafis à la Bourse de Bruxelles, dont la plus grosse et la plus connue est Cofinimmo, qui détient un portefeuille immobilier de plus de 3 milliards d’euros. Vincent Van Dessel, le président de la Bourse de Bruxelles, observe d’ailleurs que notre place boursière est particulièrement spécialisée dans les deux extrêmes du niveau de risque: l’immobilier d’une part

et, de l’autre, les sociétés biotechnologiques…. Avant la fin de l’année, Bruxelles comptera une sicafi de plus, avec l’arrivée de Qrf. On parle ici d’un tout petit acteur du secteur avec un portefeuille d’actifs qui devrait, pour commencer, tourner autour de 114 millions d’euros. Son créneau? L’immobilier commercial, plus précisément les surfaces commerciales dans les centres-villes. Une bonne idée, selon les analystes, qui ne lui voient pas vraiment de concurrents directs, si ce n’est Vastned Retail Belgium. Mais cette dernière est également active sur les commerces de périphérie, ce qui ne fait pas partie du corebusiness de Qrf.

Surfaces commerciales au top Si l’on en croit Damien Marichal, gestionnaire de fonds chez Petercam, monter une sicafi de type «commercial» est un bon choix, dans le contexte immobilier actuel. «Les fondamentaux de l’immobilier de commerces sont sains. Le vide locatif est quasi nul. L’évolution des loyers a été favorable et a suivi l’inflation. On peut imaginer que dans le futur, cela continuera», estime-t-il. Cependant, rappelle Jean-Marie Caucheteux, le responsable de l’analyse actions à la banque Degroof, «le commercial est un peu moins défensif», cycles économiques obligent. Mais le rendement est plus élevé qu’en résidentiel, par exemple. SUITE EN PAGE 37


2013 11 30 lecho