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l e s i m ag e s

ont la parole !

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Au menu de ce premier numéro de Pulp, la féminité et la masculinité sous toutes leurs coutures : des moustaches, des robes pour hommes et des smokings pour femmes, une belle et ses bêtes, un beau mâle, une groupie et une bourgeoise, des mini-miss, des Japonais en perruque, des body-buildeuses, des rois fashionistas, une Barbie et une Vénus, un vampire et des vamps, des sorcières, des garçons sages et des petites filles qui n’en font qu’à leur tête...

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ja n v i e r f é v ri e r m a rs 2014

ISBN : 979-10-92959-00-0

Code S odis : 7737495

16 EUROS

w w w.revu e - pu lp.fr

9 791092 959000

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FÉMININ/MASCULIN

Une nouvelle revue qui s’amuse à mettre en scène, à décrypter et à faire parler les images qui constituent notre culture visuelle. Chaque trimestre, Pulp fait intervenir autour d’un thème les domaines qui ont l’image pour langage : arts, mode, publicité, jeux vidéo, cinéma, séries, médias… Tous sont convoqués en un joyeux colloque, jouant sur le montage, le foisonnement, l’interaction et le dialogue.

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FÉMININ MASCULIN les NP

images

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Nous avons fait passer la couverture de pulp par le filtre de google images. et voilà le résultat !

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ous vivons dans un monde d’images. Jamais autant qu’aujourd’hui elles n’ont pris une telle importance. Émissions de télé, affiches, publicités, films, jeux vidéo, instagram, tumblr… les images sont au cœur de notre culture et sont devenues le principal vecteur de notre approche du monde. Qu’on le veuille ou non, elles s’impriment dans notre esprit. Paradoxalement, elles font partie de notre paysage quotidien au point que parfois nous ne les remarquons même plus. Pourtant, ces images nous regardent, elles ont un sens, elles ont quelque chose à nous dire, et quelqu’un, quelque part, les a produites. Drôles, belles, émouvantes, éloquentes, intrigantes ou stupides, puisque les images ont la parole, Pulp a décidé de les laisser parler. Page après page, les images se confrontent, se répondent, s’opposent parfois… Pulp les fait dialoguer entre elles. À elles toutes, ces images forment un tableau – patchwork hétéroclite, bigarré, paradoxal, multiple, à l’image de la vie elle-même. Elles se croisent et se multiplient, laissant place à la subtilité, à la complexité. Car une image n’est ni vraie ni fausse ; elle est, tout simplement. Elle est une expérience esthétique, mais aussi le reflet d’une époque, d’une mentalité, d’un air du temps. Un imaginaire commun que, numéro après numéro, nous voulons explorer : qu’est-ce que les images ont à nous dire sur nous et le monde qui nous entoure ? Chaque trimestre, Pulp met en scène, autour d’une thématique, tous les domaines qui ont l’image pour langage : peinture, sculpture, photographie, mode, publicité, jeux vidéo, cinéma, séries, médias… Notre revue les convoque tous en un joyeux colloque, en jouant sur le montage, le foisonnement, l’interaction, le dialogue… Si les images ont la parole, elles interrogent et font parler d’elles, aussi. Et c’est à cette discussion vivante que Pulp vous convie.

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Les images ont la parole !

P FÉMININ MASCULIN our ce premier numéro, nous avons choisi un thème riche en représentations : féminin/masculin. Parce que les images sont le lieu de l’apparence par excellence : elles sont la manière dont se donnent à voir les êtres humains. Féminin, masculin, c’est nous, c’est vous sous toutes les coutures. Nous vivons dans un monde qui ne cesse de nous renvoyer notre propre image, comme un questionnement perpétuel sur notre identité. Quelle que soit leur nature, les images en disent long sur nos vies, nos corps, nos façons d’être, nos relations les uns envers les autres… Féminité/masculinité affirmée, détournée, voilée, troublée, mise en scène ou vécue : les images que vous allez voir au fil de ces pages sont autant de facettes de la manière dont l’être humain vit et imagine son genre. Au menu, donc, de ce premier Pulp : des moustaches, une princesse X, des robes pour hommes et des smokings pour femmes, une belle et ses bêtes, un beau mâle, une groupie et une bourgeoise, des minimiss, des Japonais en perruque, des body-buildeuses de choc, des rois fashionistas, une Barbie en vrai et une Vénus en faux, un vampire et une tueuse de vampires, des hommes de pouvoir et des femmes de pouvoir (mais moindre), des formes généreuses, des sorcières, des pictos de toilettes, une femme gorille, des garçons sages et des petites filles qui n’en font qu’à leur tête… Bonne lecture à tous, en long, en large et surtout en travers.

CHRI STI AN DEMI LLY

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Pulp, mode d’emploi

Dans Pulp, l’essentiel s’articule autour d’une thématique : après une courte introduction et le décryptage d’une image qui a fait l’actualité, LE DOSSIER interroge quelques notions essentielles liées au thème. Ensuite, les RUBRIQUES de Pulp déroulent les différents champs générateurs d’images : cinéma, séries, illustration, mode, jeux vidéo, affiches, publicité, marketing, médias, émissions télé, art & littérature… Le tout entrecoupé d’ENTRACTES en tous genres ! Enfin, la dernière partie de la revue s’échappe du thème pour questionner le fonctionnement de l’image en général, laisser place à l’imaginaire, s’amuser avec l’art et proposer quelques coups de cœur de la rédaction.

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La moustache 26

les

images

ont

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parole

!

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Un drôle de genre 34

m uu ss ee -- bb oo uu cc h h ee aa m

Jeux de rôles

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Les femmes entrent au musée 40 8

Masculin + féminin = humain

introduction 10

La guerre des sexes

Retour sur une image qui a fait l’actualité

42

Shadi Ghadirian – Derrière le voile Rencontre avec une artiste 46

KüriositätenKabinetT Le corps dans tous ses états

Petit musée des horreurs, des curiosités, des images étranges... 12

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D’un coup de balai 14

Ô ma déesse ! 16

Dieu est-il une femme ? 18

L’Hermaphrodite du Louvre

Rien à (me) déclarer

L’analyse d’une scène de film emblématique 52

mad men

Décryptage d’une série télévisée

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Falbalas

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Voir double

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Des héroïnes classiques mais déchaînées L’univers de l’illustration

– Allô ? Monsieur Claude Zest ?

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Toilettes de genre Pictogrammes, logos et Cie

Sinéad Lucey

Saisir l’adolescence au pinceau

Portfolio d’un artiste contemporain

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Des femmes en pantalon Du côté de la mode

Des œuvres à la dérive De l’art au quotidien

66

Des héroïnes virtuelles dans des jeux de garçons

Le monde du jeu vidéo

Secrets de fabrication

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Vitesse, violence et viragos !

Voir avec son cerveau

Décryptage d’une affiche de cinéma 72

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Faire parler les images 104

Google Images

Du « Mâle » au beau mec Analyse d’une campagne de pub

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Le sac plastique, vanité modeste

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rien de nouveau Sous le soleil

La dictature du glamour Les codes du marketing

110

78

Pouvoir : pour nous les hommes ? Les médias à la loupe 82

Pourquoi ils ne m’ont jamais rappelée Création littéraire

! t t i h c Ps 115

La belle et les bêtes

Sociologie d’une émission de télé 84

Le sac à main

Mythologies du quotidien

Le mag

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dd ee ll ii cc ii oo uu ss On aime bien...

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VAMPIRE GIRLS

Art et littérature

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E

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– Ah non ! C’est MADAME.

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m uu ss ee -- bb oo uu cc h h ee aa m En résonance avec les arti cles de ce numéro « F émi ni n/Masculi n », quelques fai ts d’actuali té choi si s parmi les plus i nsoli tes … Aussi surprenant, aussi drôle que cela pui sse paraî tre, tout ce qui sui t est véri di que  ! P romi s , j uré . par L oui sa Alberti

Des poinçonneurs en jupons

Il faisait très très chaud au printemps dernier à Stockholm… Les contrôleurs et machinistes d’une ligne de trains de banlieue ont donc demandé l’autorisation de porter un short. Ce que la direction de la compagnie Arriva leur a formellement interdit. Leurs collègues féminines, quant à elles,

Femen prête à poster

circulaient en jupe. Le 9 juin, une quinzaine de malicieux employés sont arrivés en jupe au travail. Dans un pays très à cheval sur l’égalité des sexes et sous la pression d’une médiatisation internationale de l’événement, le

Chaque président de la Ve République choisit l’effigie d’une nouvelle Marianne destinée à orner le timbre-poste qui, imprimé à 2,9 milliards

porte-parole de la direction a per-

d’exemplaires, fera le tour du monde le temps de son mandat… Lors-

sévéré dans l’absurde : il a rappelé

que, le 14 juillet dernier, François Hollande a dévoilé le nouveau visuel

que l’uniforme de la compagnie consistait en un pantalon pour les hommes et une jupe pour les femmes, mais que « si un homme préférait porter un vêtement de femme, par exemple une jupe, c’était O.K. »…

à coller sur nos enveloppes, il a déclenché un tollé : la Marianne nationale était une Femen ! Pas complètement faux, mais tout aussi exagéré que la réaction de ceux qui, telle Christine Boutin, réclamaient la démission du président. Ce dernier avait décidé de s’en remettre aux lycéens en lançant l’opération « Mon premier vote pour la République ». Le dessin choisi, réalisé par Olivier Ciappa et David Kawena, se constitue en fait d’un mélange hétéroclite de figures féminines  : Christiane Taubira, Roselyne Bachelot, Marion Cotillard, divers personnages de la Renaissance, de la bande dessinée, des mangas ou de l’univers de Walt Disney, la Femen ukrainienne Inna Shevchenko, mais aussi l’allégorie aux seins nus de La Liberté guidant le peuple de Delacroix dont une représentation était accrochée dans le bureau de l’un des dessinateurs…

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– Oh pardon ! Je croyais que Claude…

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Hier, nous étions toutes des hors-la-loi

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usqu’au 31 janvier 2013, les Françaises qui portaient un pantalon étaient en infraction. Non, non, il n’y a pas d’erreur sur la date, c’est bien 2013. Une ordonnance du préfet de police de Paris, datant du 17 novembre 1800, concernant «  le travestissement des femmes  » imposait effectivement à celles qui désiraient s’habiller en homme de se présenter à la préfecture pour y être autorisées  ; un

certificat de santé était demandé aux candidates au travestissement. Les resquilleuses risquaient une peine d’emprisonnement… Cette interdiction avait été partiellement levée par deux circulaires de 1892 et de 1909 autorisant le port féminin du pantalon «  si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ». Dans toute autre circonstance, selon la loi, une Française qui

voulait se mettre en pantalon devait en solliciter l’autorisation à la préfecture. Imaginez l’affluence et la panique dans les bureaux de l’administration si toutes les femmes avaient obtempéré ! En février 2013, le ministère du Droit des femmes a décrété que cette ordonnance était «  incompatible avec les principes d’égalité entre les femmes et les hommes qui sont inscrits dans la Constitution ».

M a s c u l i N / M a s c u l i n Quel que soit le musée des beaux-

elles existent à toutes les périodes

deux sexes avaient été invités

arts visité, il est impossible d’échap-

de l’histoire de l’art. Pour chan-

à

per aux « nus féminins ». Y trou-

ger la donne, de septembre 2013 à

moment où nous mettons sous

ver des représentations d’hommes

janvier 2014, le musée d’Orsay à

presse, nous ignorons si le musée

nus est moins évident, et pourtant

Paris propose « Masculin/Mascu-

d’Orsay renouvellera l’expérience !

parcourir

l’exposition.

Au

lin. L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours ». Cette exposition prolonge celle qui s’est tenue au musée Leopold de Vienne quelques mois plus tôt. « Hommes nus  » avait défrayé la chronique, tout d’abord avec l’affiche de l’événement qui montrait des footballeurs nus, puis avec une soirée inédite au cours de

laquelle

des

nudistes

des

– … était un prénom masculin.

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Quand le sexisme s’invitait dans la publicité…

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– Euh… ben oui

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… et quand il s’y invite encore.

– Eh bien, oui et non ! C’est un épicène.

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ne image n’est jamais un simple double de la réalité. Même lorsqu’elle représente fidèlement le réel, l’image n’est ni un miroir ni un transparent, elle n’est jamais neutre. À la manière des mirages, les images nous font prendre la représentation pour la réalité, la copie pour l’original, le faux pour le vrai. Produire des images, réalistes ou imaginaires, semble être un besoin fondamental chez les humains. Les premiers hommes se sont d’abord attachés à représenter le vivant : des animaux et des humains. Mais très vite, le principal sujet des images créées a été l’être humain lui-même en la personne de ses deux figures emblématiques : l’homme et la femme. Selon le récit fondateur de la Bible, Dieu a créé l’homme à son image. Mais en se représentant, c’est l’homme lui-même qui invente l’homme à son image – l’image qu’il se fait de lui-même. Et la profusion de ces représentations révèle que l’image de l’identité humaine est toujours à recréer : elle ne cesse de varier, pour mieux nous troubler… Dans ce dossier « Féminin/Masculin », nous verrons que les premières représentations humaines semblent avoir été féminines : des sculptures de femmes-déesses vieilles de 20 000 ans au physique

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– Beurk ! C’est contagieux ?

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particulièrement… féminin ! Les différences hommes/femmes sont d’abord marquées par des attributs biologiques : seins et hanches pour les femmes, absence de seins et, éventuellement, pénis pour les hommes. Mais dès la Préhistoire viennent se greffer des distinctions d’ordre culturel : cheveux, parures, accessoires… Et quand apparaît le culturel, surgissent des codes qui diffèrent d’une civilisation à l’autre, d’une époque à l’autre. La distinction entre féminin et masculin n’est souvent qu’une affaire de codes. Les images en jouent, s’en jouent et les déjouent : certaines affirment normes et règles en nous les imposant, d’autres les détournent. Ainsi, à travers l’évolution de leurs représentations, les sorcières, laides et méchantes dans l’imaginaire collectif, deviennent des séductrices ; la moustache, qui passait pour virile, se révèle rebelle ; l’hermaphrodite, par son double sexe, incarne l’ambiguïté. Si les clichés ont la vie dure, ils peuvent être dépassés… Les femmes, qui ont longtemps été le sujet des représentations dont les hommes étaient les uniques auteurs, font leur coming out grâce aux artistes contemporains. Enfin, par les images qu’ils créent ou par celles qu’ils donnent d’eux-mêmes, artistes ou anonymes nous prouvent que tout n’est pas si simple et que, décidément, nous avons tous un drôle de genre.

– Mais non ! C’est un nom indifféremment masculin ou féminin.

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ADAM AVA I T LA COTE Une persistante erreur d’interprétation Q UAND D IEU EST REPRÉSENTÉ , C ’ EST TOUJOURS SOUS LES TRAITS D ’ UN HOMME , JAMAIS SOUS L ’ ASPECT D ’ UNE FEMME . D E MÊME POUR LE PREMIER ÊTRE HUMAIN CRÉÉ : IL S ’ AGIT ENCORE D ’ UN HOMME ! P OURTANT , LA B IBLE DIT : « D IEU CRÉE L ’ ADAM À SON IMAGE , IL LE CRÉE À L ’ IMAGE DE D IEU , IL CRÉE L ’ ADAM MÂLE ET FEMELLE . » Q UE S ’ EST - IL DONC PASSÉ ?

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ans le texte biblique, avant d’être le nom propre du premier homme, le mot hébreu adam désigne l’être humain en général, quel que soit son sexe. Puis un second récit, assez différent du premier, raconte la création de l’être humain. Avec un peu de terre, Dieu fabrique un adam, mais décide de lui fournir une aide. Il prend l’un des côtés de l’adam, à partir duquel il façonne une femme. On peut comprendre que l’adam est d’abord à la fois homme et femme, et que la séparation en deux sexes différents se fait au moment où Dieu prélève un côté de l’adam. Mais cet épisode de la côte d’Adam a connu une autre interprétation, persistante dans le christianisme pendant plusieurs siècles : contrairement aux femel-

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les des autres animaux, que Dieu a créées en même temps que leur mâle, la femme, elle, a été extraite de l’homme. Elle serait donc une partie de l’homme, aussi, même s’il a besoin d’elle, lui est-elle soumise.

C’EST ÈVE QUI A COMMENCÉ

!

La suite de l’histoire a des implications encore plus graves. Lorsque, au Paradis, Dieu interdit au jeune couple de toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, la femme préfère écouter les mauvais conseils du serpent. Elle désobéit à Dieu, mange un fruit et pousse l’homme à en faire autant. La punition de Dieu ne se fait pas attendre : il chasse l’homme et la femme du Paradis ; l’homme devra désormais travailler à la sueur de son

front pour subvenir à ses besoins ; la femme, quant à elle, accouchera dans la douleur. Par la suite, l’homme donne un nom à sa femme : Ève, qui signifie « la vivante ». Ève est ainsi la mère de tous les vivants et le nom commun qui désigne l’être humain devient le nom propre du premier homme, Adam. L’Ancien Testament est une œuvre difficile, car il est composé de textes d’époques différentes qui parfois se contredisent. On a procédé à plus de mille interprétations de ces récits de création ! Toutefois, celles qui ont eu le plus d’influence présentent la femme comme une « créature » inférieure, faible, irresponsable, toujours prête à suivre la voie du mal. Dieu le Père n’aimeraitil pas les femmes ? Ou bien les hommes lui attribuent-ils leurs propres préjugés ? Les religions juive, chrétienne et musulmane puisent à une source commune : la culture du Moyen-Orient. Or cette culture, comme beaucoup d’autres, est fondée sur une organisation patriarcale de la société : c’est le père, l’homme, qui est et reste le maître. La femme n’a pas le même statut ni les mêmes droits. À force d’entendre cela, on ne pense même plus qu’il puisse en être autrement ; on prétend alors que Dieu lui-même a organisé le monde ainsi. La religion devient un moyen de justifier une forme de domination : en répétant que les hommes doivent commander et les femmes obéir parce que c’est écrit dans les textes sacrés, on transforme les coutumes d’une époque donnée en loi divine éternelle qu’il serait impossible de transgresser.

LAURE MISTRAL

À DROITE : AFFICHE DU PÉCHÉ D’ADAM ET ÈVE, MIGUEL ZACARIAS, 1969.

– Je m’appelle Jonathan, madame.

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LA Moustache Un symbole à poils durs NOUS

SOMMES TOUS POILUS

! HOMMES

ET FEMMES POSSÈDENT EXACTEMENT

LE MÊME NOMBRE DE POILS SUR LE CORPS.

POURTANT, L’APANAGE DE L’HOMME, C’EST LE POIL SUR LA FACE. LA BARBE ET LA MOUSTACHE, C’EST PAS DES TRUCS DE FILLETTE. LA MOUSTACHE EST UN SIGNE QUI NE TROMPE PAS.

E

n avril 1907, les garçons de café parisiens décidaient de se mettre en grève pour protester contre leurs conditions de travail. Parmi leurs revendications, l’une d’elles ne manque pas d’étonner : ils réclamaient le droit de porter la moustache ! Pourquoi refusait-on ce droit à ces pauvres garçons et pourquoi était-ce si important pour eux de rester moustachus ? À cette époque, les cafés et les restaurants parisiens s’efforçaient de ressembler aux grandes maisons bourgeoises et aristocratiques ; ils en copiaient le faste et l’apparat. Le client devait y être servi comme un prince ; le serveur devenait alors, le temps d’un repas, un serviteur. Or, les « gens de maison » avaient inter-

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diction de porter la moustache. Ôter ce droit aux garçons de café, c’était en faire des domestiques.

« UN HOMME SANS MOUSTACHE , C ’ EST COMME UNE FEMME AVEC UNE MOUSTACHE . »

ANTON TCHEKHOV

Sans moustache, ils n’étaient plus tout à fait des hommes : « Nous voulons notre rang d’hommes comme tous les travailleurs, et ne pas être astreints à singer les femmes par la suppression de la moustache », déclaraient les grévistes au journal L’Humanité. Ils voulaient garder cette moustache qu’ils portaient à la caserne. En 1914, on appellera « poilus » les soldats

de la Grande Guerre : être français, être soldat, et donc être un homme, c’était porter la moustache. De fait, du soldat au dandy, la moustache a longtemps été l’attribut masculin par excellence, celui de la virilité et de la séduction. Les faces lisses et glabres paraissaient douteuses parce que trop féminines. Pourtant, au fil du temps, ce petit appendice pileux avait fini par s’effacer du visage des hommes du XXe siècle. Elle ne faisait plus partie des codes. Mais on ne rase pas une moustache si facilement ! Régulièrement, elle repousse, et on la retrouve là où on ne l’attendait pas. Ainsi, la moustache revient en force vers la fin des années 1960 dans les pays occidentaux. En cette période de contestation, elle devient symbole de liberté. Lorsque les Beatles décident de casser leur image de gentils garçons et de produire une musique plus expérimentale, ils s’affichent arborant de fières moustaches sur la pochette de l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. C’est un signe de liberté et de subversion que l’on retrouve d’ailleurs dans le mouvement hippie. On laisse pousser cheveux, barbe et moustache : c’est le poil en toute liberté. La moustache devient plus ambivalente encore quand elle vient orner les lèvres de ceux que l’on commence à appeler les gays dans les années 1970 : les membres du groupe disco des Village People sont tous moustachus. Le code de la virilité s’inverse et devient celui d’une homosexualité affirmée. La moustache est aujourd’hui à la mode, mais sous forme de jeu ou de clin d’œil branché : fausses moustaches collées, moustaches tatouées… Même les filles s’y mettent ! Qu’ils soient revendiqués ou tournés en dérision, certains symboles ont la vie dure.

CHRISTIAN DEMILLY CI-CONTRE : SÉRIE « LES PLUS BEAUX DIMANCHES APRÈS-MIDI DU MONDE », PLONK & REPLONK.

– Un dentiste, une dentiste. Un artiste, une artiste…

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– Ça peut durer longtemps ! Imbécile, ça fonctionne aussi !

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KüriositätenKabinetT KüriositätenKabinetT À la R enaissance , c ’ était un must que de constituer un cabinet de curiosités  : un petit musée person nel , alimenté par des œuvres d ’ art et des objets de toutes sortes . U n seul mot d ’ ordre  : hétéroclisme , étrangeté et surprise . P ulp réhabilite le cabinet de curiosités à sa manière   ! P our ce numéro , il révèle les bizarreries que le cerveau humain peut faire subir au corps – celui de la femme comme celui de l ’ homme … N ous ne sommes qu ’ une enveloppe que ce cabinet de curiosités invite à ouvrir . P ar le D r S chmürtz

Vénus d’aujourd’hui Ah, Photoshop ! Depuis son arrivée, les stars et les mannequins sont passés dans cette moulinette de remodelage parfois bien maladroite. Des publicitaires trop zélés ont même effacé le nombril de certains modèles. Après tout, cet attribut ne sert à rien  ! Pour souligner l’utilisation si facile et parfois excessive de ce nouvel outil, l’artiste Anna Utopia Giordano a appliqué nos critères contemporains de beauté à des Vénus emblématiques de l’histoire de l’art (ici, Ingres). Surprenant, non ?

Adam, notre mère à tous

Les questions contemporaines qui tournent autour de la notion de «  genre  » remontent à bien longtemps. D’après la Bible et le Coran, Dieu créa Adam à son image, puis il lui confia une première mission : donner un nom à tous les animaux de la création, même au concombre de mer. (Adam avait probablement une imagination bien fertile pour associer le nom d’une bête sousmarine à une cucurbitacée.) Comme Dieu considérait qu’il n’était pas bon pour ce premier homme d’être seul, il lui fabriqua une femme à partir de l’une de ses côtes. Le Coran précise qu’Adam fut endormi pour qu’il ne ressente pas de douleur et qu’il ne reproche pas à Ève la perte d’une côte dans d’horribles souffrances. Pourrionsnous parler du premier accouchement sans douleur ? Il n’en reste pas moins que si nous considérons Adam comme le géniteur d’Ève, force est d’en conclure qu’Adam est notre mère à tous. CQFD

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Cruci-fiction ? Dans le film One Million Years B. C., c’est-à-dire bien avant la venue du Christ, Raquel Welch, après avoir combattu de méchants dinosaures, se fait crucifier par une tribu ennemie. (Il semblerait pourtant que cet épisode se finisse bien pour la vaillante héroïne…) Ces très lointaines peuplades préhistoriques n’ont pas attendu les Romains pour faire subir aux hommes les pires sévices.

– Du mot nouille ?

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Cachez ce sein que je ne saurais voir… En hommage aux « Trois Glorieu-

Deux poids, deux mesures Quand l’acteur Leonard Nimoy a quitté la peau de M. Spock pour se consacrer à la photographie, il a réalisé une série autour d’œuvres célèbres comme La Danse de Matisse ou Les Trois Grâces de Raphaël. Il a engagé des jeunes femmes au surpoids conséquent et les a fait danser, jouer, poser avec grâce. Nimoy a ensuite déclaré  : « J’entends déjà les commentaires, qui conduisent à des questions sur la beauté, l’acceptabilité sociale, la chirurgie plastique, notre culture et la santé. Dans ces images, ces femmes portent fièrement leur propre peau et se respectent. » Au contraire, le corps est parfois mis

à rude épreuve par ceux que leurs propres formes rebutent. L’obsession de la minceur tourne alors à l’anorexie et entraîne le corps vers des états limites. La jeune photographe allemande Ivonne Thein dénonce un phénomène inquiétant dans le domaine de la mode : la maigreur à tout prix. Dans ces poses, ou plutôt ces contorsions, les membres de ses modèles apparaissent anormalement longs et minces, fragiles, avec des os et des articulations ostensiblement saillants. On ne voit jamais les visages, masqués par de larges perruques ou des bandages médicaux. Ah ! ces corps que l’on martyrise…

ses  », Eugène Delacroix expose en 1831 La Liberté guidant le peuple illustrant les trois journées révolutionnaires de juillet 1830 qui ont détrôné Charles X. Au centre du tableau, une jeune femme, pleine de fougue, incarne l’allégorie de la Liberté. L’action et le combat dévoilent ses seins, mais qu’importe ! Ils seront sa seule armure contre la mitraille qui, tout autour, fait rage. Plus près de nous, les Femen exposent elles aussi leurs seins, peints de slogans protestataires lors de manifestations pour le droit des femmes. Même si leur lutte est louable, les temps ont changé et sont bien moins dangereux. Elles ne se font aujourd’hui mitrailler que par les photographes.

– C’est un mot féminin, mais qui s’applique très bien aux hommes !

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V I T E S S E V I O L E N C E ET VIRAGOS ! Tout un programme…

C ARROSSERIE SEVENTIES LANCÉE À FOLLE ALLURE ET TÊTE DE MORT AU PREMIER PLAN , SILHOUETTES FÉMININES SUGGESTIVES À L ’ ARRIÈRE - PLAN : L ’ AFFICHE DE B OULEVARD DE LA M ORT CONTIENT LA PROMESSE DE RAPPORTS ENTRE HOMMES ET FEMMES POUR LE MOINS PRIMAIRES , DE SEXE ET DE VIOLENCE DANS LA PLUS PURE TRADITION DU FILM DE GENRE ! E T POURTANT , CERTAINS INDICES LAISSENT ENTENDRE QU ’ IL FAUT S ’ ATTENDRE À QUELQUES SURPRISES …

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a première chose qui frappe le regard dans l’affiche de Boulevard de la Mort, c’est bien sûr le monstre mécanique qui dévore la route dans un décor de coucher de soleil. On pense aux scènes finales de westerns ou aux road movies des années 1970. Dans le cultissime Point limite zéro (Vanishing Point) de Richard C. Safarian, la voiture du héros est précisément, comme dans le film de Quentin Tarentino, une Dodge Challenger 1970. Et si seuls les inconditionnels des pony cars* identifient du premier coup d’œil les lignes musclées de cette icône de l’automobile américaine d’avant le réchauffement climatique, tout le monde peut cependant s’accorder sur l’indéniable virilité de sa calandre massive. Mais l’habituel attribut masculin des films hollywoodiens prend ici des allures tout à fait inquiétantes. La carrosserie noire et poussiéreuse, ornée d’une tête de mort sur le capot, donne au véhicule un aspect effrayant à la limite du sordide. De plus, à la différence du cliché traditionnel, le pilote solitaire ne part pas vers de nouvelles aventures, il fonce

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sur nous ! Incarnation d’Éros et de Thanatos ou simple figure machiste mue en serial killer, l’« homme diabolique » auquel l’accroche de l’affiche fait allusion semble avoir transformé l’instrument de séduction en une arme redoutable. Tous phares allumés, la Dodge Challenger nous éclaire sur la nature réelle du film en encadrant de ses faisceaux un titre outrancier aux lettres rouge sang et à la typographie suintante qui annoncent la couleur : Boulevard de la Mort est une parodie de film de genre, un hommage à la série B et au cinéma bis qui ont tant marqué Tarantino lorsqu’il était adolescent. Le nom de la maison de production, inventée pour l’occasion, « Grindhouse », est en luimême tout un programme, presque une signature. C’est en effet le qualificatif donné aux films d’exploitation américains des années 1970 diffusés dans les drive-in, les cinémas en plein air où l’on regarde le film de sa voiture et autres salles de projection improvisées. À grand renfort d’affiches exubérantes jouant sur les pulsions les plus primaires, ces films destinés à un public masculin en mal de sensations parvenaient à faire

oublier la faiblesse de leur budget et de leur scénario en comblant l’avidité du public en images gore, histoires perverses et situations bizarres. La dimension parodique est encore soulignée par l’aspect délavé, froissé, mal imprimé de l’affiche qui évoque les pellicules abîmées et l’image de piètre qualité de ces films diffusés dans les cinémas de seconde zone. Quant aux huit femmes, si elles apparaissent sous la forme d’ombres pulpeuses qui avancent vers nous d’un pas décidé et non en victimes fragiles et impuissantes, c’est qu’il n’est pas exclu qu’elles puissent inverser les rôles et se mettre en chasse à leur tour… Les années 1970 sont révolues : avec Boulevard de la Mort, nous sommes en 2007 !

E LOI ROUSSEAU * Les pony cars sont une catégorie d’automobiles américaines lancée par la Ford Mustang en 1964, suivie de la Chevrolet Camaro ou encore de la Dodge Challenger.

CI-CONTRE : BouLeVArD De LA Mort, QuenTin TaranTino, 2007.

– Pardon ?

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À DROITE : My Mother Purse, radiographie d’un sac Chanel, 1995

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Le Le sac sac plastique plastique vanité vanité modeste modeste '''' échec et mat ! Cet

o B J e t D i S C re t e t J e tA B L e A P ou r H A B i t u D e D e S e FA i re ou B Li e r .

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ur la couverture de son livre (format poche), l’écrivain MH porte un sac à son poignet. Pas n’importe quel sac. Pas un sac de voyage, ni un sac à main. Un de ces sacs à usage unique que l’industrie pétrochimique, chaque année, fabrique à des milliards d’exemplaires. De son regard narquois, H. nous toise, assez fier de sa trouvaille quasi marxiste : MH n’est pas LVMH. L’écrivain n’est pas une poule de luxe. Il n’y a qu’à lire ses livres pour s’en convaincre. Une littérature du neutre, du banal, de la marchandise et de la solitude pour laquelle le plus économique des plastiques ferait un parfait emballage. MH nous prouve qu’il n’est pas non plus de ces écrivains petitsbourgeois qui posent devant un mur de livres et parlent du haut de leur savoir. On pourrait imaginer que cette poche molle contient la matière de ses livres. Par exemple tout ce qu’un salarié sans histoire pourrait emporter dans sa tombe. Pas grand-chose en somme mais suffisamment pour constituer un bon roman sur le temps présent. Le temps présent justement. Il est là, dans la rue, DSK. Et on retrouve l’un de ces sacs produits à des milliards d’exemplaires et que certains commerçants, pour des raisons environnementales, facturent désormais trois centimes. Il pend au bras

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– Pulp ? Pour les filles ET les garçons, donc. Et pour les nouilles ?

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de cet homme qui, un jour, fut de ceux qui dirigent le monde. Son regard ne nargue pas celui qui le photographie. D’ailleurs, depuis «  l’affaire  », DSK ne toise plus personne, DSK n’est plus la poule de luxe qui, jadis, illuminait New York. Désormais, DSK va faire ses courses comme n’importe quel citoyen. Il est ce consommateur lambda qui n’a pas renoncé à ce service que lui proposait la caissière. Trois centimes valent bien une « une » de VSD. Mais la symbolique de ce sac-là n’est plus la même. Exhibé comme un trophée par MH, il signifie l’infamie de DSK. Ce qui est de l’ordre de la revendication pour l’un est l’emblème de la déchéance pour l’autre. D’un côté se joue une farce gaie. De l’autre, une sombre aux allures de tragédie. Le propre d’un sac est de pouvoir se retourner comme un gant. On voit là qu’au jeu du réel, les écrivains s’en sortent bien mieux que les politiques pour la bonne raison que, depuis Flaubert, ils peuvent tout transformer en manifeste esthétique. Les frasques de DSK l’ont conduit là : vers le commerce de proximité, autant dire à une sorte de « niveau

zéro  » de l’existence. Pour un homme à qui on promettait un destin présidentiel ! Cet objet de rien que la profusion a rendu invisible, sur ces deux images, tient sa revanche : il enchaîne cruellement ceux qui le portent à leur propre destin. Et au rythme de la décomposition des matières plastiques, il leur faudra au moins

cinquante années pour se désagréger. Le sac, comme un crâne, est le reflet de notre finitude. Vanité modeste.

Bruno Gibert

page de gauche : couverture de les particules élémentaires, 2000. en hauT : une de vsd, juillet 2012.

– Mais non ! Noodles, c’est le nom de notre association et ça veut dire nouille…

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Une inconnue lui tire dessus à bout portant !

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Ce soir, ! e l l e b s u l p a l i a r e je s

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Un regard doux

Une coiffure faussement sophistiquée

Pas besoin d’en faire des tonnes ! Pour illuminer son regard, on pose une base irisée ton sur ton, et on n’oublie pas la touche de blanc sur le coin interne de l’œil. On termine par du mascara, noir ou marron selon l’intensité recherchée.

On brosse la chevelure vers l’arrière puis on l’enroule sur le haut de la tête. On fait tenir le tout avec quelques épingles à chignon et surtout on laisse quelques mèches sur la nuque pour éviter le côté strict.

Un peu de rose aux joues

Un nuage de blush rosé suffit !

Une bouche pulpeuse

On dessine le contour des lèvres au crayon puis on applique une touche de rose. Pour parfaire le tout, on pose quelques touches de gloss au milieu de la lèvre inférieure.

Un teint zéro défaut

Pour un teint parfait jusqu’au petit matin, on hydrate le visage avec la cc crème du moment, puis on applique une poudre libre légèrement plus foncée que sa carnation naturelle. On accroche la lumière grâce à quelques petites touches de poudre de soleil sur le front, le nez et les pommettes.

Un décolleté vertigineux

Rien ne vaut un maquillage de pro si le décolleté n’est pas à la hauteur. La veille du jour j, on fait un bon gommage sous la douche et on hydrate à fond avec une prodigieuse huile sèche.

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DANS LE PROCHAIN NUMÉRO DE

17, rue Campagne-Première 75014 Paris contact@revue-pulp.fr Le monsieur qui dirige tout

M. Didier Baraud

Le monsieur qui s’occupe de tout

M. Christian Demilly

La dame qui coordonne tout

Mme Céline Delavaux

Ceux qui lisent les textes

M.Didier Baraud Mlle Héloïse Bertrand Mme Céline Delavaux M. Nicolas Martin

Celles qui portent la bonne parole

Mme Sylvie Chabroux Mlle Mathilde Kirion

La dame qui n’aime pas les fautes

... C’EST LA GUERRE !

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Ceux qui font tout rentrer dans les pages 2 ŒUFS BACON P’TITES PATATES

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