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LE NOUVEAU NOUVEL ORDRE MONDIAL À mesure que l’équilibre du pouvoir économique se déplace de l’Occident vers l’Orient, les investisseurs doivent considérablement élargir leurs horizons.

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SOMMAIRE 6 BIENVENUE AU CARREFOUR ENTRE L’ORIENT ET L’OCCIDENT

8 TENDANCES GLOBALES LE NOUVEAU NOUVEL ORDRE MONDIAL

13 CHINE THÉORIE DE L’ÉVOLUTION

14 ÉTATS-UNIS RENDRE SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE ?

17 ALLEMAGNE INVESTIR DANS L’AVENIR

18 FRANCE PLUS ÇA CHANGE…

21 EUROPE PARTAGER LE MÊME POINT DE VUE

22 ROYAUME-UNI DE NOUVEAU HORIZONS

25 RUSSIE DÉMOGRAPHIE ET PERTURBATIONS


BIENVENUE

AU CARREFOUR ENTRE L’ORIENT ET L’OCCIDENT Nous sommes heureux de vous faire part de nos réflexions sur l’évolution du nouveau nouvel ordre mondial.

C

omme vous le découvrirez dans les pages qui suivent, alors que nous examinons les perspectives à long terme de cer taines des plus grandes économies du monde, la Chine continue de bénéficier du retrait de l’Amérique sur la scène internationale et de l’incapacité de l’Europe à définir une vision commune des réformes à mener. Alors que l’Europe est divisée, ses deux plus grandes économies, l’Allemagne et la France, cherchent toutes deux à aller de l’avant en menant d’impor tantes réformes intérieures.  Grâce au dynamisme de sa classe moyenne (« Mittelstand ») et alors qu’elle continue d’investir dans la numérisation et les technologies dites de rupture, l’Allemagne réinvente son économie pour une ère nouvelle. Parallèlement, l’ambitieux nouveau président français tente de libéraliser une économie accablée par une bureaucratie étouffante, des impôts élevés et des syndicats dysfonctionnels, ce qui pourrait bien s’avérer beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

dépend si for tement de l’établissement de nouveaux par tenariats avec l’Extrême-Orient. Dans le même temps, l’avenir de la Russie semble très incer tain, le pays étant plombé par des tendances démographiques défavorables et un besoin urgent de diversifier son économie en s’éloignant du pétrole. Alors que le nouveau nouvel ordre mondial se dessine, les investisseurs doivent élargir leurs propres horizons et adapter leurs stratégies à mesure que l’équilibre du pouvoir économique se déplace de l’Occident vers l’Orient. Pour de plus amples informations à ce sujet, n’hésitez pas à contacter votre banquier privé. Au nom du Group Asset Allocation Committee, notre comité qui rassemble les Chiefs Investment et les Chiefs Strategist des entités du groupe KBL epb, nous vous remercions de l’intérêt que vous por tez à notre point de vue sur ce monde en pleine mutation. Nous serions très heureux d’évoquer l’avenir avec vous.

La montée en puissance apparemment irrésistible de la Chine est l’une des principales raisons pour laquelle la stratégie post-Brexit du Royaume-Uni

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Source : Banque mondiale

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UNE PART DU GÂTEAU À eux deux, les États-Unis et la Chine comptent pour près de 40 % de l’économie mondiale, évaluée à 74 000 milliards de dollars, tandis que l’Asie occupe la plus grande place économique.

Bien que l’économie nippone devrait progressivement reculer, la Chine et sur tout l’Inde sont sur le point de connaître une croissance soutenue – accélérant davantage la domination économique asiatique.

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TENDANCES GLOBALES

LE NOUVEAU NOUVEL ORDRE MONDIAL Aperçu de l’irrésistible ascension de la Chine, de la montée en puissance de l’Inde et du rééquilibrage des pouvoirs à l’échelle mondiale.

E

n janvier 1991, à la suite de la réunification de l’Allemagne et moins d’un an avant la dissolution de l’Union soviétique , le président amér icain Geor ge H.W. Bush déclar ait la naissance d’un « nouvel ordre mondial ». S’adressant au Congrès quelques jour s seulement après le début de la première guer re du Golfe , il car actér isait ce nouvel ordre mondial comme un ordre « dans lequel des nations diver ses font cause commune pour réaliser les aspir ations univer selles de l’humanité : paix et sécur ité, liber té et pr imauté du droit ». 

Aujourd’hui, la vision de George Bush a été remplacée par une vue tout à fait différente de l’hégémonie mondiale, dans laquelle les normes et les institutions internationales établies sont en grande par tie mises de côté dans la pour suite des intérêts et des gains économiques nationaux. Alor s que Bush revendiquait le fait que « pendant deux siècles, nous avons œuvré d’ar r ache-pied pour la liber té », le 45e président amér icain considère un tel leader ship comme un fardeau et le multilatér alisme comme une imposture . De fait, Donald Tr ump a résumé le nouveau nouvel ordre mondial en deux mots : « Amer ica fir st ».

Cette forme de géopolitique peut être considérée comme une réponse directe à la mondialisation, dans la mesure où les populistes comme Tr ump exploitent l’amer tume de ceux qui ont le sentiment d’avoir été laissés pour compte. Dans de nombreux pays, les tendances démographiques ont encore aggravé ces déséquilibres. En Europe occidentale et au Japon par exemple, la main d’œuvre diminue avec le vieillissement de la population. En comparaison, les marchés émergents bénéficient d’un solide atout démographique et, en par ticulier en Asie, continuent à gravir la chaîne de valeur économique, notamment en investissant dans le numérique. Si une grande par tie de l’Amérique latine et de l’Afrique a également bénéficié de la mondialisation, ces pays ont sur tout besoin d’aller plus loin dans la libéralisation de l’économie et l’innovation technique. C’est pour ces r aisons, entre autres, que la Chine dépasser a les États-Unis en tant que première économie mondiale d’ici à 2030, voire beaucoup plus tôt. Et selon la manière dont vous envisagez les choses, c’est déjà le cas.

« DONALD TRUMP A RÉSUMÉ LE NOUVEAU NOUVEL ORDRE MONDIAL EN DEUX MOTS : AMERICA FIRST »

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La Chine semble de plus en plus destinée à devenir l’Allemagne de l’Extrême-Or ient : une puissance qui répond à une demande intér ieure massive et qui, par allèlement, est un pôle d’expor tation de biens et de ser vices à for te valeur ajoutée ver s ses voisins. Pendant ce temps, un gr and nombre d’économies asiatiques sont devenues d’impor tants four nisseur s de produits alimentaires et d’autres produits de base pour répondre à la demande chinoise . Lor sque la Chine deviendr a la plus gr ande économie mondiale , l’Inde ser a la nation la plus peuplée au monde . Le r ythme des réfor mes y a été extrêmement impressionnant, soutenant une solide expansion du PIB qui a atteint 7,7 % au premier tr imestre cette année . Déjà considérée comme une plaque tour nante mondiale pour le

secteur de la FinTech, l’Inde a lancé plus d’un millier de nouvelles star t-ups technologiques r ien que l’an passé, ce qui place le pays juste der r ière les États-Unis et le Royaume-Uni en ter mes d’écosystèmes de star t-ups. Dans ce nouveau nouvel ordre mondial, alor s que l’Amérique se replie et que l’Europe grisonne, la Chine et l’Inde continueront de saisir les occasions d’accroître leur puissance économique et d’exercer une plus grande influence géopolitique.  En 2001, date à laquelle le ter me « BRIC » a été inventé par un banquier de Goldman Sachs, les per spectives du Brésil et de la Russie étaient aussi prometteuses que celles de l’Inde et de la Chine , mais le fait d’appar tenir à ce club n’a pas été un gage de réussite .

LE MONDE EN 2050 Classement prévisionnel du PIB (mesuré à parité du pouvoir d’achat)

Chine États-Unis

2030

2050 Chine Inde

Inde

États-Unis

Japon

Indonésie

Allemagne Russie Brésil Indonésie Royaume-Uni France

Brésil Russie Mexique Japon Allemagne Royaume-Uni

Mexique

Turquie

Italie

France

Source : PwC

2016

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L’économie brésilienne a enregistré une croissance anémique de 1 % l’an passé, sa première année d’expansion depuis 2014, tandis que l’économie r usse , qui dépend for tement de l’éner gie , a souffer t de la faiblesse per sistante des pr ix du pétrole , des sanctions et d’un cocktail alliant clientélisme et cor r uption.  La croissance de la population r usse est proche de zéro et les dépenses de R&D représentent à peine 1 % du PIB . Malgré la puissance démesurée que le pays exerce à tr aver s son ar mée d’un million de soldats et son leader agressif Vladimir Poutine , la Russie doit se réinventer pour faire face à l’après-pétrole . Sinon, elle r isque l’obsolescence . L’Europe est à la croisée des chemins. Aux pr ises avec le Brexit, soit la per te d’un de ses plus gr ands pays membres, le Vieux Continent semble néanmoins afficher de solides fondamentaux et ses per spectives de croissance sont prometteuses. Si des dir igeants comme le président fr ançais Emmanuel Macron par viennent à mettre en œuvre des réfor mes inter nes âprement disputées et à renforcer l’intégr ation européenne , la confiance rester a élevée .  Alor s qu’il se prépare à quitter l’Union européenne, le Royaume-Uni est confronté à une série de nouvelles barrières commerciales qui pourraient étouffer sa croissance. Les États-Unis sont également confrontés à un nombre croissant d’obstacles de ce type, dont ils sont eux-mêmes responsables dans la quasi-totalité des cas.

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Les États-Unis bénéficient actuellement des mesures de réduction d’impôts pr ises par Tr ump, qui prolongent le cycle déjà très long de la croissance économique , mais au pr ix d’un accroissement de la dette . À mesure que le déficit de la balance cour ante et le déficit intér ieur du pays s’aggr avent, le besoin d’émission de titres de créance augmente r apidement. Près de la moitié de la dette amér icaine est détenue par des investisseur s étr anger s, la Chine et le Japon en tête . Ces investisseur s continueront-ils à se r uer sur les obligations amér icaines s’ils ne bénéficient plus d’un dollar moins cher ou de rendements plus élevés ? Cela reste à voir, bien qu’il soit intéressant de noter que le gouver nement amér icain a affiché un cer tain penchant en faveur d’un affaiblissement de sa monnaie .

« AUX PRISES AVEC LE BREXIT, L’EUROPE AFFICHE DE SOLIDES FONDAMENTAUX. » Les marchés s’adapteront inévitablement à un éventuel repli du dollar ou à une hausse potentielle des taux amér icains, tout comme ils s’adapteront à l’inexor able rééquilibr age de la puissance économique mondiale de l’Occident ver s l’Or ient. La composition des indices obligataires et d’actions changer a elle aussi, contr aignant les investisseur s à élar gir considér ablement leur s hor izons pour trouver des occasions de tirer profit de ce nouveau nouvel ordre mondial.

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La Chine est en passe de devenir une plaque tournante de l’export de biens à haute valeur ajoutée.

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« LA CHINE ET LES ÉTATS-UNIS SE DISPUTENT LE POUVOIR POUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE. »

Le poids de la Chine dans les indices boursiers des marchés émergents ne cessera d’augmenter.

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CHINE

THÉORIE DE L’ÉVOLUTION À mesure que la dynamique économie chinoise continuera d’évoluer, son influence mondiale s’accroîtra encore davantage.

A

lors que la Chine a connu sa par t de révolutions au cours de sa longue histoire, le gouvernement central de Pékin a toujours favorisé l’évolution, même si celle-ci a parfois, comme aujourd’hui, été marquée par des changements rapides et profonds. Ces changements soutenus et ces réformes en profondeur ont donné naissance à une nouvelle puissance en Extrême-Orient qui, aujourd’hui, remet en question la suprématie des États-Unis et de l’Europe. En un temps relativement cour t et sous la direction du Par ti communiste, l’économie chinoise est passée d’un modèle axé sur l’expor tation à un modèle davantage axé sur la consommation intérieure, dans laquelle les ser vices contribuent désormais davantage au PIB que le secteur industriel. Aujourd’hui, la nation la plus peuplée au monde fait étalage de sa puissance. Sa colossale initiative « One Belt, One Road », par le biais de laquelle la Chine ouvrira ses frontières au travers d’accords commerciaux bilatéraux, permettra au pays d’exploiter son solide potentiel de croissance externe, y compris en écoulant ses excédents de minerai de fer, de charbon et d’acier. Elle permettra également à la Chine d’établir des liens avec des marchés susceptibles de fournir des produits de première nécessité, essentiellement des denrées alimentaires pour sa population, conformément à la politique du pays axée sur l’expor tation de biens à for te valeur ajoutée et sur l’impor tation de biens à faible valeur ajoutée.  Parallèlement, un nombre croissant de pays acceptent les paiements en renminbi chinois plutôt qu’en dollar s américains, ce qui fait de la monnaie chinoise la quatrième monnaie de paiement la plus utilisée au monde. Et comme le Fonds monétaire international l’a inclus dans son régime de droits de tirage spéciaux, le renminbi gravit l’échelle des monnaies de réser ve internationales. 

Dans ce contexte, Pékin ouvre ses marchés financiers et s’attache tout par ticulièrement à stimuler l’investissement sur ses marchés obligataires nationaux. À plus long terme, le poids de la Chine dans les principaux indices d’actions des marchés émergents devrait augmenter, entraînant des investissements supplémentaires de la par t des investisseurs étrangers soucieux de refléter la composition de ces indices. Le plus grand défi auquel le pays est confronté est de réaliser son plan « Made in China 2025 ». Pékin veut faire en sor te que 40 % des puces des téléphones por tables chinois, 70 % des robots industriels, 75 % des composants de base et 80 % des systèmes d’énergie renouvelable soient fabriqués en Chine d’ici à 2025. Il n’est donc guère surprenant que la Chine investisse massivement dans la Recherche et Développement.  Le nombre de demandes de brevets chinois est déjà deux fois plus élevé que celui des demandes provenant des États-Unis. La course est ouver te pour devenir le leader mondial de l’intelligence ar tificielle et du deep learning (méthode d’apprentissage automatique). Si l’on considère la quantité de données et l’absence de législation sur la protection de la vie privée dans le pays, la Chine pourrait bien sor tir gagnante. C’est là que la Chine se heur te de front à la philosophie « Make America Great Again » du président Trump. Quelle que soit l’issue de cette lutte pour la domination technologique mondiale, la « Région économique chinoise », ou « Région de la Grande Chine », est en train d’émerger rapidement. Le pays continuera d’évoluer, rapidement et en profondeur, et nul ne pourra l’arrêter.

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ÉTATS-UNIS

RENDRE SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE ? Malgré les efforts de Donald Trump, les États-Unis ne resteront plus longtemps la première économie mondiale.

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vec une croissance de l’économie américaine de 4 % (en valeur nominale) dur ant les bonnes années contre plus de 10 % pour la Chine , il ne fait guère de doute que la Chine supplanter a les États-Unis au r ang de première économie mondiale d’ici à 2030. Ce constat a semé la consternation dans l’Amérique de Donald Tr ump, où les politiques commerciales protectionnistes du président peuvent être considérées comme la première étape d’une bataille à long terme pour la suprématie économique, en par ticulier dans des domaines comme l’informatique quantique, l’intelligence ar tificielle, la robotique, la cybersécurité et les véhicules électriques.  Les dépenses technologiques des deux pays étant étroitement liées aux dépenses militaires, les États-Unis sont toujour s en tête à cour t terme, mais la Chine rattrape rapidement son retard. Dans cer tains domaines, comme la FinTech, les États-Unis semblent déjà avoir perdu la par tie. À mesure que l’économie chinoise ressemblera de plus en plus à l’économie américaine, les conflits commerciaux deviendront la norme. Bien que l’on puisse prédire sans r isque que les États-Unis perdront une gr ande par tie de leur domination économique mondiale dans les prochaines décennies, leur position de première place financière mondiale semble beaucoup plus assurée . Le contrôle étatique omniprésent qui a per mis à la Chine de développer son économie et ses infr astr uctures à un r ythme sans précédent entr aver a en même temps son développement en tant que place financière .  Le dollar américain restera la principale monnaie de réser ve mondiale tant que le renminbi

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ne sera pas pleinement conver tible. Le marché actions américain domine l’indice MSCI All Countr y Wor ld avec une pondération de 51 %, alor s que le poids du marché actions chinois n’est encore que de 3 %, juste derrière la Suisse. Et dans les indices obligataires mondiaux, le marché chinois reste minuscule dans la mesure où son immense marché obligataire intérieur est encore quasiment inaccessible aux investisseur s étranger s. Plus généralement, du fait de sa réticence à ouvrir ses marchés financier s aux étranger s, il sera difficile pour la Chine de combler son écar t considérable avec les États-Unis.

« À MESURE QUE L’ÉCONOMIE CHINOISE RESSEMBLERA DE PLUS EN PLUS À L’ÉCONOMIE AMÉRICAINE, LES CONFLITS COMMERCIAUX DEVIENDRONT LA NORME. » Au fil du temps, le poids de la Chine dans les indices obligataires et actions augmentera progressivement, et les investisseur s n’auront pas d’autre choix que de par ticiper à ce développement. Cer taines valeur s technologiques comme Tencent et Alibaba sont déjà très prisées par les investisseur s du monde entier. Cependant, renoncer au contrôle n’est pas dans l’ADN des dirigeants de Pékin, ce qui permettra aux ÉtatsUnis de continuer à attirer les meilleur s et les plus brillants cer veaux dans un avenir prochain. Pour reprendre les mots de Warren Buffett, l’investisseur le plus célèbre au monde : « Depuis plus de 240 ans, c’est une terrible erreur de parier contre l’Amérique, et ce n’est pas le moment de commencer ». 

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Les États-Unis continuent d’accueillir la première monnaie de réserve internationale.

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« L’ALLEMAGNE POURSUIT AUJOURD’HUI SA STRATÉGIE À LONG TERME BAPTISÉE ‘‘ INDUSTRY 4.0 ’’. »

La politique d’immigration ouverte de l’Allemagne reflète son engagement envers le libre-échange.

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ALLEMAGNE

INVESTIR DANS L’AVENIR

L’ Allemagne, quatrième économie mondiale, se réinvente pour l’ère numérique.

À

moins d’être Allemand, il est probable que vous n’ayez jamais entendu parler d’Ahrensburg ou de Bietigheim-Bissingen. Mais en leur qualité de sièges respectifs de Basler, un leader international du secteur des caméras numériques industrielles, et de Dürr, un impor tant fabricant de peinture et de systèmes d’assemblage automobile, ces deux villes allemandes sont très présentes sur la car te industrielle mondiale.

L’adoption par le pays de la libre circulation des personnes reflète un modèle d’expor tation qui dépend du libre-échange, ce qui rend la stabilité de l’Union européenne (UE) et des accords commerciaux plus internationaux par ticulièrement impor tante pour la santé économique de l’Allemagne. Pour Berlin, une UE plus petite avec des États membres engagés semble préférable à une UE plus grande, minée par des dissensions internes.

Bien qu’ils n’aient pas établi leur siège social dans l’une des grandes villes du pays, les acteurs du Mittelstand comme Basler et Dürr illustrent avec force la façon dont l’Allemagne continue d’investir dans le numérique et les technologies dites de r upture, et de réinventer son économie pour une ère nouvelle.

Seize ans après avoir remplacé le deutschmark par l’euro, peu d’Allemands regrettent l’ancienne monnaie, reconnaissant que l’introduction de la monnaie unique a permis au pays d’afficher une croissance record de l’emploi et des expor tations. Cependant, les derniers appels lancés par le Fonds monétaire international auprès de l’Allemagne pour une contribution de 100 milliards d’euros à un fonds de sauvetage « pour les périodes de mauvais temps » sont, comme les appels en faveur des euroobligations, entendus à Berlin, mais pas réellement suivis d’effets. Même si les énormes excédents de l’Allemagne lui permettent d’accroître ses dépenses intérieures et internationales, ces dernières se heur tent à une résistance généralisée dans le pays.

Le modèle économique du pays s’est montré résistant face aux cycles de 25 ans qui se sont succédés depuis la Seconde Guerre mondiale : reconstruction, suivie d’une expansion soutenue, puis d’une réunification. L’Allemagne, qui est déjà l’un des plus importants expor tateurs de biens et de ser vices vers les principaux marchés comme les États-Unis, la zone euro et la Chine, poursuit aujourd’hui sa stratégie à long terme baptisée « Industr y 4.0 », stratégie que la Chancelière Angela Merkel a décrite comme « la fusion du monde en ligne et du monde de la production industrielle ». Ce projet, parmi d’autres, contribuera à soutenir la croissance du pays au cours des 25 prochaines années. Parallèlement, Berlin est confronté au défi de la montée des forces populistes, dont l’ascension peut être considérée comme une réponse directe à la politique d’immigration ouver te du pays. Rien qu’en 2015-2016, quelque 1,2 million d’immigrants se sont installés en Allemagne, ce qui a donné lieu à d’impor tantes tensions sociales.

Néanmoins, le gouvernement a récemment délié les cordons de sa bourse, acceptant de relever les salaires des 2,3 millions de salariés du secteur public du pays de plus de 3 % pour chacune des deux prochaines années. Cette mesure étayera la hausse de la consommation et de l’inflation dans la zone euro. L’Allemagne, qui offre d’innombrables possibilités d’investissement attrayantes (et de nombreuses cibles de rachat potentielles pour les acteurs internationaux des États-Unis, du Golfe et de la Chine), semble bien placée pour bénéficier du rééquilibrage mondial des forces vers l’Orient.  

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FRANCE

PLUS ÇA CHANGE...

L’ambitieux président français veut libéraliser l’économie du pays, mais se heurte à des obstacles presque aussi vieux que la République.

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epuis le début, la France est le principal moteur du projet européen. Après avoir renoncé à essayer de gouverner le monde depuis l’Élysée, elle cherche à présent à le faire depuis Bruxelles. De fait, l’ambitieux nouveau président français Emmanuel Macron vise non seulement à redynamiser l’économie française, mais aussi à renforcer l’Europe elle-même. Sur le plan intér ieur, ses effor ts de libér alisation de l’économie se  heur tent  pr incipalement à l’opposition syndicale classique , et il reste à voir si Macron ser a pour la Fr ance ce que Mar garet Thatcher a été pour le Royaume-Uni. Au sein de l’Union européenne , sa pr incipale opposition se situe à l’Est, où cer tains États membres relativement nouveaux acceptent volontier s de recevoir un soutien financier, mais affichent moins d’enthousiasme pour les politiques et les pr incipes démocr atiques de l’UE.  Macron fait face à des obstacles colossaux. Conscient que l’avenir de la Fr ance se situe au sein de l’UE, il devr a peut-être se contenter d’une Union à deux vitesses, dans laquelle un cer tain nombre de pays du noyau dur progresseront plus r apidement ver s une intégr ation accr ue tandis que d’autres se contenteront d’une union douanière et d’un soutien financier.  Son objectif premier est que la Fr ance et l’UE restent per tinentes à l’échelle mondiale , notamment dans le domaine de la technologie où les États-Unis et la Chine se disputent le pouvoir. Si l’Europe dispose du savoir-faire nécessaire pour rester à la hauteur des États-Unis et de la Chine dans la cour se technologique , la région semble désavantagée d’un point de vue financier. 

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L’Europe est loin der r ière les États-Unis en ter mes de dépenses militaires, source importante de nouvelles technologies. Sa culture de star t-up est également moins développée et elle ne peut de toute évidence pas compter sur le capital-r isque comme peuvent le faire les star t-ups amér icaines, en témoigne la composition sector ielle des indices d’actions.

« MACRON FAIT FACE À DES OBSTACLES COLOSSAUX. »

Le secteur des technologies représente 26 % de l’indice MSCI USA et actuellement 23 % de l’indice MSCI Emer ging Mar kets, qui n’est plus très loin der r ière . Les 6 % que pèse le secteur technologique dans l’indice MSCI Europe semblent bien modestes en compar aison, et c’est la pr incipale r aison pour laquelle les marchés européens sont restés en retr ait par r appor t au marché amér icain et aux marchés émer gents ces der nières années. Mais il y a peut-être encore de l’espoir pour la Fr ance , et pour l’Europe , si l’on considère que les entrepreneur s fr ançais ont su développer des multinationales de classe mondiale comme L’Oréal et LVMH malgré une bureaucr atie étouffante , des impôts élevés et des syndicats dysfonctionnels. Offr ir une cer taine mar ge de manœuvre aux entrepreneur s en herbe est peut-être tout ce que Macron a besoin de faire .

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PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT SEMESTRIELLES 2018

IMPÔTS ET DÉPENSES : IMPÔT EN POURCENTAGE DU PIB (2016)

France

45,3 %

Suède

44,1 %

Allemagne Espagne

33,5 %

Royaume-Uni

33,2 %

Japon États-Unis

30,7 % 25,5 %

Source : OCDE

37,6 %

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Pour jouer dans la même cour que l’Amérique et la Chine, l’UE doit mettre en place des réformes.

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EUROPE

PARTAGER LE MÊME POINT DE VUE Pour réaliser son vaste potentiel, l’Europe doit d’abord se mettre d’accord sur une vision commune pour l’avenir.

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vec un président pro-européen très actif en France et un Mittelstand extrêmement dynamique en Allemagne, l’Europe devrait envisager l’avenir avec confiance. Alor s pourquoi n’est-ce pas le cas ? L’Europe ne ser ait pas l’Europe sans sa dose habituelle de soucis. Mais les préoccupations vont aussi beaucoup plus loin, notamment en ce qui concer ne la capacité à unifier et à réfor mer str ucturellement l’Union européenne pour en faire un bloc puissant capable de concur rencer les États-Unis et la Chine sur le long ter me . Les propositions du président Emmanuel Macron en faveur d’une intégr ation accr ue au sein de la zone euro se sont heur tées à une fin de non-recevoir de la par t de l’Allemagne , qui pr ivilégie une autre approche mettant l’accent sur la responsabilité des États membres dans la bonne gestion de leur s finances publiques. Par allèlement, les propositions de la Banque centr ale européenne en faveur d’une union bancaire ou d’un système unifié de gar antie des dépôts ont elles aussi été rejetées. L’Allemagne ne veut pas devenir le prêteur en dernier ressor t, renflouant la zone euro en fonction des besoins. Et Berlin n’est pas la seule à hésiter à prendre de nouvelles initiatives d’intégration si elles ne s’accompagnent pas de réformes structurelles dans cer tains pays comme l’Italie. Les Pays-Bas, cer tains pays nordiques et plusieur s pays d’Europe centrale et orientale, en par ticulier le Groupe de Visegrád, qui comprend la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie, tergiver sent également. 

Ensuite, il y a une opposition à l’UE qui pourrait bien venir de l’un de ses membres fondateur s : l’Italie. La position du nouveau gouvernement à Rome mènera vraisemblablement à une confrontation directe avec la Commission européenne, notamment en matière budgétaire. Et bien qu’il soit encore trop tôt pour évaluer l’impact d’éventuelles querelles entre l’Italie et la CE, l’Europe continue de toute évidence à présenter beaucoup d’attraits. L’excédent courant est impor tant, tandis que la dette globale est inférieure à celle des États-Unis. Les taux d’intérêt demeurent également très bas, la BCE s’abstenant de tout resserrement agressif et pour suivant son programme d’assouplissement quantitatif du moins jusqu’à la fin de cette année. Le taux d’épargne reste élevé en Europe, ce qui permet aux consommateur s de dépenser davantage ou de mettre de l’argent de côté pour l’avenir. La baisse du chômage y contribue également. Mais l’Europe est confrontée à la triple menace de la dette, de la démographie et des per turbations, et doit se ressaisir au plus vite. Compte tenu de son système éducatif de qualité par exemple, le bloc pourrait devenir un leader dans les domaines de l’ingénierie et de l’informatique. Mais cela exigerait une vision par tagée et des investissements communs dans l’avenir, domaines dans lesquels l’Europe a encore beaucoup de chemin à parcourir. Bien que le douloureux processus du Brexit ait rendu les progrès plus difficiles, il est possible que cet événement ait également suscité un sentiment plus profond d’ur gence et de solidar ité, menant à des réfor mes r apides et profondes. Tant que cela ne se produir a pas, le potentiel de l’Europe rester a inexploité.

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ROYAUME-UNI

DE NOUVEAUX HORIZONS

Une fois le nuage de l’incertitude liée au Brexit passé, le Royaume-Uni commencera à forger de nouvelles alliances qui étayeront sa croissance à long terme.

Cependant, il est trop facile de sombrer dans la dépression en ce qui concer ne les per spectives du Royaume-Uni hor s de l’UE. La politique mondiale s’apprécie sur le long ter me , et l’incer titude liée au Brexit finir a par se dissiper. À un peu moins de 3 000 milliards de dollar s, l’économie britannique peut sembler modeste face aux États-Unis (20 000 milliards) et à la Chine (14 000 milliards), mais elle se classe toujour s au cinquième rang mondial. Et sur le plan politique, le pays est cer tainement en mesure de jouer dans la cour des grands. Le Royaume-Uni est un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, abrite l’un des plus grands centres financier s internationaux, possède l’une des cinq plus grandes monnaies mondiales et entretient des relations politiques et commerciales solides et étendues avec les pays du Commonwealth anciens et existants. Pour un pays qui cherche à reformuler son rôle à l’échelle mondiale, c’est plutôt un bon point de dépar t. La stratégie mondiale post-Brexit du RoyaumeUni semble s’ar ticuler autour de la négociation d’accords bilatéraux d’accès aux marchés avec ses par tenaires commerciaux les plus impor tants. L’évolution de cette stratégie dépendra largement de ses relations post-Brexit avec l’UE.

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La montée du populisme représente une menace à long terme pour l’euro et la str ucture même de l’UE qui, d’une cer taine manière, n’en est encore qu’à ses débuts. L’émergence des par tis populistes Cinq Étoiles et Ligue du Nord en tant qu’acteur s politiques dominants en Italie n’est que la manifestation la plus récente de cette tendance. Dans le cas du Brexit, les décideur s politiques de l’UE peuvent réagir à l’insécurité en cherchant à punir les pays qui choisissent de quitter l’Union. S’ils par viennent à isoler le Royaume-Uni, cela ne fera qu’inciter le pays à renforcer ses liens politiques et économiques avec les deux superpuissances mondiales : les États-Unis et la Chine. On par le beaucoup d’un accord commercial de grande envergure entre le Royaume-Uni et les États-Unis, mais cela va à l’encontre du protectionnisme prôné par Tr ump. Le virage de la Chine dans la direction opposée (ver s une adoption des principes du commerce mondial) laisse entendre que les per spectives du RoyaumeUni pourraient moins dépendre de sa « relation spéciale  » transatlantique historique que de nouveaux par tenariats avec l’Extrême-Orient. 

L’APPEL DE LONDRES Places financières les plus compétitives au monde (2018)

Place

Indice GFC

Londres

794

New York

793

Hong Kong

781

Singapour

765

Tokyo

749

Shanghai

741

Toronto

728

San Francisco

726

Sydney

724

Boston

722

Innovation through tradition

Source : Global Financial Centers Index

D

e l’avis génér al, le processus lié au Brexit ne se déroule pas très bien pour le Royaume-Uni. Alor s que les per spectives de l’économie mondiale se sont améliorées depuis l’été 2016 (date du référendum br itannique sur l’adhésion à l’Union européenne), la croissance du PIB br itannique a au contr aire eu tendance à baisser. L’effet de mar ginalisation que suscite l’incer titude liée au Brexit est sans doute au cœur de cette sous-perfor mance .


PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT SEMESTRIELLES 2018

« LA MONTÉE DU POPULISME REPRÉSENTE UNE MENACE À LONG TERME POUR L’EURO ET LA STRUCTURE MÊME DE L’UE. »

La stratégie post-Brexit laisse supposer de nouveaux accords commerciaux bilatéraux.

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POPULATION VIEILLISSANTE : ÂGE MÉDIAN DE LA POPULATION RUSSE.

40

Source : STATISTA

30 20 10

24

50 20

00 20

19

50

0


PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT SEMESTRIELLES 2018

RUSSIE

DÉMOGRAPHIE ET PERTURBATIONS   Les perspectives de l’économie russe sont loin d’être attrayantes.

L

a Russie est le plus grand pays du monde en termes de superficie, l’un des plus gros producteur s de pétrole au monde et son ratio dette/PIB atteint à peine 12 %. Les per spectives du pays semblent plutôt prometteuses, n’est-ce pas ? Pas si l’on considère trois autres facteur s beaucoup plus impor tants : la démographie, la dépendance et les per turbations.

Commençons par la démogr aphie . Entre le milieu des années 1990 et le milieu des années 2000, la population de la Russie a diminué à un taux annuel alar mant de 0,5 %, soit environ 800 000 habitants par an. Malgré un faible taux de natalité et une espér ance de vie moyenne de seulement 70,5 ans, la croissance démogr aphique s’est stabilisée depuis et se situe à présent juste au-dessus de zéro.

« IL EST URGENT POUR LE PAYS DE SE RÉINVENTER EN DIVERSIFIANT SON ÉCONOMIE ET EN SOUTENANT L’ESPRIT D’ENTREPRISE. »

La dépendance est liée au pétrole bien entendu, reflétant le fait que 80 % des expor tations du pays sont liées à l’énergie. Bien que la Russie figure également parmi les premier s expor tateur s mondiaux de métaux, les hydrocarbures sont ses principaux produits d’expor tation. En témoigne la composition de son indice bour sier, avec 50 % de la valeur de marché liée à l’énergie et 15 % aux métaux. Les secteur s liés à la consommation intérieure sont à peine représentés.

L’économie russe est donc for tement exposée aux fluctuations du prix du pétrole. Heureusement, le rouble l’est également. Ainsi, lorsque le baril s’effondre, le rouble le suit, et les revenus pétroliers, exprimés en dollars américains, comblent rapidement le déficit lié au prix du pétrole. C’est probablement la raison pour laquelle la Russie, contrairement à d’autres pays émergents producteurs d’or noir, n’a jusqu’à présent jamais réduit ses subventions à l’énergie et pourquoi elle est le quatrième consommateur d’énergie au monde (derrière la Chine, les États-Unis et l’Inde). Enfin, et c’est peut-être le plus impor tant, examinons la question des per turbations. Près de 50 % de la consommation mondiale de pétrole est liée au transpor t. La montée en puissance des véhicules électriques (VE) constitue donc une menace évidente pour les pays expor tateur s de pétrole. Les VE devraient représenter 35 % des ventes de voitures d’ici à 2040, et cette prévision tend à augmenter à l’avenir. L’hor loge tourne pour tous les pays producteur s de pétrole, et la Russie est loin derrière la courbe. En bref, il est urgent pour le pays de se réinventer en diver sifiant son économie et en soutenant l’esprit d’entreprise. Pour cela, il faut s’attaquer à la corr uption systémique, rationaliser la bureaucratie et renforcer le faible système juridique.  De grands pays expor tateur s de matières premières comme l’Australie et le Canada se sont déjà engagés sur cette voie, et même l’Arabie saoudite mène à présent des effor ts soutenus pour réformer et diver sifier son économie. Le Président Poutine leur emboîtera-t-il le pas ? Il lui reste six ans pour prouver qu’il peut le faire.

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