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Ensemble pour un

QUÉBEC dynamique et en

LOISIR ET SPORT AU QUÉBEC


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Dans ce document, le genre masculin est utilisé dans le but d’alléger le texte. Il inclut le genre féminin de façon non discriminatoire chaque fois qu’il désigne des personnes.

ISBN : 978-2-923944-02-9 Dépôt légal – Bibliothèque nationale du Québec – juillet 2012 Dépôt légal – Bibliothèque et Archives Canada – juillet 2012


POUVEZ-VOUS IMAGINER UNE SOCIÉTÉ SANS LOISIR ET SPORT? Affirmer l’importance des organismes et des services de loisirs et de sports dans la société québécoise, c’est évoquer une vie individuelle, familiale et communautaire de qualité. C’est prendre conscience de leur contribution au développement d’un mode de vie physiquement actif, à la persévérance et à la réussite scolaire, à l’occupation dynamique du territoire, au développement de communautés autant qu’à l’appropriation citoyenne de la culture et à la réduction du déficit nature chez les jeunes. En somme, c’est reconnaître leur rôle essentiel et leur mode d’organisation unique, dans un Québec moderne, dynamique et en santé. Nulle part ailleurs que dans le loisir, l’État ne dispose d’un tel levier pour assumer ses responsabilités! Pourtant, pour diverses raisons, malgré la diversité des pratiques d’activités physiques, de culture, de plein air, de sport, de tourisme et autres formes d’utilisation du temps libre, cette intégration dans le quotidien de la majorité des citoyennes et citoyens semble parfois occulter leur apport d’où la nécessité d’en rappeler les bienfaits, d’en défendre l’accessibilité et d’en soutenir le développement. Songeons à l’importance des parcs publics, des terrains de soccer, des pistes cyclables, des sentiers de marche et des gymnases pour nous garder en forme et en santé. Considérons l’apport des camps de jours et des camps de vacances au développement des centaines de milliers d’enfants qui y séjournent. Réfléchissons à la place occupée par les ligues de hockey, les clubs d’aînés, les loisirs scientifiques et par les activités de plein air dans l’animation de nos environnements. Souvenonsnous du privilège de pouvoir partager nos idéaux et nos projets aux centres communautaires ou dans un groupe d’adolescents unis par la passion pour un loisir ou un sport.

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La société que nous désirons doit considérer essentielle l’accessibilité à tous ces services qui ne peuvent être soumis aux seules lois du marché. Analysons l’apport des loisirs et des sports sur la santé physique et mentale, la solidarité sociale, l’intégration culturelle et l’appartenance à une collectivité, et reconnaissons les bienfaits du loisir public et associatif et leur place dans la qualité de vie des Québécoises et des Québécois, de toutes les régions, villes et municipalités. Le loisir et le sport sont développés et animés par les pouvoirs publics et par plusieurs milliers d’associations et de citoyens bénévoles, passionnés et engagés. Y œuvrent plus de 15 000 associations, 500 000 bénévoles, des milliers de travailleurs et de responsables de loisir dans les administrations municipales et dans un réseau d’organismes locaux, régionaux et provinciaux. Ce réseau produit pour plus de 5 milliards de dollars de biens et services et il est depuis longtemps un grand partenariat public-privé où chaque dollar public investi produit plus de dix dollars de services à la population. Plusieurs défis se posent néanmoins et doivent être relevés rapidement. À cet effet, nos enjeux communs sont : › Assurer le développement et l’efficacité du système du loisir et du sport afin d’améliorer l’offre de produits et de services aux citoyens; › Renouveler la politique gouvernementale du loisir et du sport; › Accroître le poids politique du loisir et du sport par l’adoption d’un ancrage gouvernemental stable et adéquat; › Consolider le financement des organismes nationaux de loisir et de sport; › Favoriser l’accès à la pratique en assurant la qualité et la quantité des infrastructures requises en loisir et en sport ainsi que la qualité de l’encadrement et de l’animation des activités; › Offrir aux organismes de loisir et de sport un environnement de travail favorable et maintenir un regroupement des services et de sièges sociaux. Parce qu’ils sont essentiels à la qualité des milieux de vie, au développement de saines habitudes de vie et du capital social, à la lutte à l’exclusion et à l’éducation des jeunes, les réseaux du loisir et du sport, demandent des appuis et des investissements importants afin de poursuivre leur indispensable mission. Nous espérons que ce manifeste soit un argumentaire utile, suscitant l’adhésion et la reconnaissance du loisir et du sport, public et associatif, afin qu’ils demeurent accessibles à tous et occupent une place significative dans l’agenda public, médiatique et politique.

Les présidences de l’Association québécoise du loisir municipal, du Conseil québécois du loisir, du Regroupement des unités régionales de loisir et de sport et de SportsQuébec.

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Par cette déclaration commune, les parties conviennent de la reconnaissance mutuelle et solidaire de la contribution du loisir et du sport au Québec, de ses principaux réseaux ainsi que de l’établissement d’une démarche et d’actions communes à courts, moyens et longs termes. Elles conviennent également : 1 2 3 4 5 6

De définitions De valeurs et de principes directeurs D’assises politiques et juridiques De bienfaits D’un bilan et d’un environnement D’enjeux communs 5

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DE DÉFINITIONS

Le loisir se définit comme l’ensemble des comportements choisis et à valeur hédoniste auxquels une personne, à titre individuel ou en groupe affinitaire (communauté de pratique), peut s’intéresser ou s’adonner dans son temps libre, avec les ressources dont elle dispose, en rapport avec les gratifications qu’elle en attend.

–––––––––––––––– Les notions de loisir et de sport peuvent être associées à de multiples épithètes ou expressions qui en précisent le contexte, le contenu ou les finalités. On utilise à cette fin des expressions telles que loisir culturel, de plein air, éducatif, scientifique, municipal, sportif, thérapeutique, touristique ou sport récréatif, étudiant, d’élite, commercial, de masse et autres.

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Le sport se définit comme l’ensemble des activités physiques, centrées sur les aptitudes et les habiletés corporelles humaines mises à contribution dans un cadre de compétition et de performance d’intensité variable, réglementées par des rituels et des codes de conduite définis par les organisations qui en assument la régie, et vécues soit à des fins récréatives, soit en visée d’excellence conduisant potentiellement aux plus hauts honneurs à titre amateur ou au spectacle à titre professionnel.

–––––––––––––––– Plusieurs autres activités de loisir intègrent également dans leur pratique les notions d’activité physique, de performance, de compétition, de régie ainsi qu’un continuum pouvant mener de l’initiation à l’excellence, soit à des fins récréatives, soit en visée d’excellence à titre amateur ou de formation de la relève professionnelle.


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DE VALEURS ET DE PRINCIPES DIRECTEURS Le loisir s’exprime donc à travers la notion de temps libre, comme une liberté perçue, vécue à travers une pluralité d’activités ainsi que comme une expérience dont la personne est le principal acteur.

› véhiculer une image et des valeurs positives;

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› encourager l’excellence dans le respect de la personne et des règles;

Le loisir et le sport partagent par ailleurs des valeurs communes de plaisir, de persévérance, de respect, d’équité, de santé, de sécurité, d’intégrité et de solidarité.

› encourager l’effort et la progression;

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› favoriser la coopération et la solidarité; › respecter les communautés et les environnements;

› être sécuritaires tant sur le plan physique que psychologique; › apprendre à bien gérer la défaite et la victoire, en évitant de survaloriser cette dernière;

Le loisir et le sport adhèrent également › favoriser l’élimination des gestes à des principes directeurs, soient : contraires à l’éthique; › être accessibles au plus grand nombre; › responsabiliser les personnes quant › participer au développement intégral de la personne; › former de meilleurs citoyens et citoyennes; › permettre la liberté de choix des individus et des collectivités;

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aux attitudes et comportements déviants.


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D’ASSISES POLITIQUES ET JURIDIQUES La pratique d’activités de loisirs, exprimées sous la forme d’activités physiques, de sport, de culture, de plein air, de tourisme et autres formes d’utilisation du temps libre est un droit reconnu ayant des assises internationale, canadienne et québécoise, dont :

INTERNATIONALE

› La Charte internationale du loisir (Organisation mondiale du loisir 2000);

› La Déclaration des droits de l’homme, article 24 (Organisation des Nations Unies 1948);

› La Déclaration de Québec sur le loisir. Le loisir un service essentiel au développement des communautés (Organisation mondiale du loisir 2008);

› La Convention relative aux droits de l’enfant, principe 7 (Organisation des Nations Unies 1989); › La Déclaration de Montréal (Bureau international du tourisme social 1996); › La Déclaration de São Paulo – Le loisir dans une société globalisée (Organisation mondiale du loisir 1998); › La Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (Organisation des Nations Unies 1979); › Les principes des Nations Unies pour les personnes âgées (Organisation des Nations Unies 1991);

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› La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (UNESCO 2005); › L’Agenda 21 pour le développement durable (Nations Unies 1992).

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CANADIENNE › Le loisir est un service social (1974); › La primauté constitutionnelle du Québec en matière de loisir (1978); › La Déclaration nationale sur les loisirs (1987);


› La Vision canadienne pour les parcs et les loisirs des partenaires nationaux, provinciaux et territoriaux (2005);

› La reconnaissance des droits fondamentaux (1993);

› La Déclaration de London pour une éthique sportive (2001);

› Le Cadre d’intervention gouvernementale en matière de loisir et de sport (1997);

› La loi sur l’activité physique et le sport (2003);

› L’Agenda 21 de la culture pour le Québec (2011);

› La politique canadienne du sport (2002); › Loisir, communautés locales et qualité de vie (2000); › Le renouvellement de la politique canadienne du sport – en cours (2012); › La politique gouvernementale sur l’action communautaire autonome › Le renouvellement de la Déclaration (2001); nationale sur le loisir – en cours (2012); › Le Catalogue des bienfaits du loisir (1998).

› Pour une politique sociale du tourisme (2004);

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› La Déclaration – Pour une vision sociale du loisir (2006);

QUÉBÉCOISE

› L’Avis sur l’éthique en loisir et en sport (2006);

› La politique du loisir – Livre blanc sur le loisir (1979); › La politique sur le bénévolat en loisir (1989);

› Le Guide pour l’accessibilité au loisir (2007); › Ensemble pour des installations de sport et de loisir de qualité, AQLM, CQL, URLS, FQSE, SQ (2008); › Les travaux de la Table de concertation intersectorielle sur le mode de vie physiquement actif (en cours).

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DE BIENFAITS

La pratique d’activités de loisir culturelles, sportives, physiques, de plein air, de médiation scientifique, de tourisme et autres formes d’utilisation du temps libre contribue : › à la qualité de vie des personnes et de leur communauté tout autant qu’à leur développement social, économique et culturel; › au développement du capital social et économique des communautés; › à l’existence, particulièrement dans sa forme associative, d’un environnement propice à l’apprentissage et à l’expérimentation de la vie publique, cœur de la vie démocratique; › à maintenir un lieu majeur d’engagement social et volontaire des citoyens et d’expression du sentiment d’appartenance et de solidarité; › à l’émergence et au maintien de multiples groupes sociaux, d’une vie associative intense et de réseaux de groupes partenaires;

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› à mobiliser des milliers de citoyens de toutes les générations et origines qui agissent ensemble et s’approprient ainsi le pouvoir de développement de leur collectivité. Ces pratiques contribuent également, à des degrés divers, selon leurs caractéristiques et ressources : › à la santé et au bien-être physique et psychique des personnes; › au développement d’un mode de vie physiquement et socialement actif; › à la réduction des comportements antisociaux et autodestructeurs; › au développement économique national, régional et local ainsi qu’au maintien et à la création d’emplois; › à bâtir des familles plus unies;


› à la réduction des coûts de santé, de services sociaux, policiers et juridiques; › à combattre le déficit nature des jeunes; › à l’éducation environnementale et au développement d’espaces verts et des parcs; › à l’ouverture sur le monde et sur notre monde; › au rayonnement du Québec et à la fierté nationale; › à la persévérance et à la réussite scolaire; › au vieillissement en santé; › à la solidarité sociale; › à l’acquisition de saines habitudes de vie; › à l’occupation dynamique du territoire et du milieu rural; › au renforcement des communautés, à leur capacité de résilience et à leur sécurité; › au développement d’habiletés motrices et intellectuelles des personnes.

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Par ailleurs, nulle part ailleurs que dans la pratique d’activités de loisir, de sport, de culture, de médiation scientifique, de plein air, de tourisme et autres formes d’utilisation du temps libre, l'État québécois ne dispose d'un levier aussi important pour s’acquitter de ses responsabilités. Il s’agit d’un modèle de relation entre l’État et les associations de citoyens et de gouvernance nationale, régionale et locale, une mosaïque d’intervenants en loisir public et associatif, développée et soutenue comme un système intégré et efficace, reconnaissant néanmoins les spécificités et l’originalité propre à chacun des secteurs et des intervenants. Ce modèle d'intervention est démocratique et responsabilisant, en lien direct avec l'usager, très décentralisé, très efficace au plan de l'administration et des coûts, respectueux et stimulant pour les bénévoles et les travailleurs et le reflet des réalités, des particularités comme des acteurs.


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D’UN BILAN ET D’UN ENVIRONNEMENT LES FORCES › L’importance sociale, culturelle et économique du loisir (pour l’individu, la famille, les communautés, les régions et le Québec); › La prise en charge citoyenne (bénévolat et associations), l’enracinement et la force du nombre; › L’expertise, la passion et l’engagement des travailleurs et des bénévoles; › L’existence de grands réseaux couvrant l’ensemble du territoire et de moyens de communication; › Le rayonnement international du Québec et le développement identitaire de ses citoyens; › Un concept loisir inclusif qui reconnait la diversité des besoins et des aspirations des individus, s’inscrit dans la notion de la qualité de vie et du développement des communautés comme dans les dynamiques, les transformations et les problématiques sociales.

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LES ZONES D’AMÉLIORATION › La reconnaissance publique et politique du domaine loisir et sport et de ses retombés (individuelles, collectives, sociales, économiques et environnementales); › Une vision gouvernementale (politique) et une instance gouvernementale ayant l’autorité requise pour son application transversale; › Une concertation nationale des partenaires en loisir et en sport; › Des ressources financières, particulièrement pour les réseaux fédérés et pour les infrastructures récréatives, incluant les activités de loisir.


LES OPPORTUNITÉS

LES DÉFIS

› Le désir de développer une vision commune;

› La capacité d’agir et de mobiliser;

› La capacité de promouvoir celle-ci dans nos réseaux;

› La multiplicité des formes organisationnelles et le partage des compétences (local, régional, national);

› Les réflexions et la révision en cours à l’échelle québécoise et canadienne sur le loisir, le sport, les défis de la santé publique, le renforcement des communautés et autres; › La Déclaration de Québec et les diverses assises énumérées précédemment; › Les périodes électorales; › Le Livre blanc sur l’avenir des municipalités de l’UMQ.

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› La cohérence et la cohésion;

› L’harmonisation des demandes des intervenants; › La disponibilité et l’ampleur de ressources; › Les investissements requis pour les infrastructures et le capital social; › Le partenariat avec les milieux économiques et sociaux; › Le positionnement en regard d’autres champs tels la santé, l’éducation, l’environnement, l’économie et les technologies.


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D’ENJEUX COMMUNS › Assurer le développement et l’efficacité du système du loisir et du sport afin d’améliorer l’offre de produits et de services aux citoyens. › Obtenir le renouvellement de la politique du loisir et du sport.

autres dans une perspective québécoise de développement d’une vie individuelle, familiale et communautaire, culturellement, physiquement et socialement active. Celle-ci prendra en compte les préoccupations actuelles relatives à :

› de saines habitudes de vie (dans une › Accroître le poids politique du loisir perspective de qualité de vie, de et du sport dans le cadre de l’adoption santé physique et mentale); d’un ancrage gouvernemental stable et adéquat. › la persévérance et réussite scolaire; › Consolider le financement des organismes nationaux de loisir et de sport.

› l’occupation dynamique du territoire et développement des communautés;

› Favoriser l’accès à une pratique sécuritaire en assurant la qualité et la quantité des infrastructures requises en loisir et en sport ainsi que la qualité de l’encadrement et de l’animation des activités.

› le déficit nature chez les jeunes; › l’appropriation citoyenne de la culture;

et aux défis des prochaines années en lien avec l’évolution démographique comme le vieillissement de la population et la croissance du taux d’immigration › Offrir aux organismes de loisir et dans le paysage québécois, mais de sport un environnement de travail également le renforcement de la favorable et maintenir un regroupement démocratie sociale qui fera appel à la des services et des sièges sociaux. capacité des milieux à se renouveler par le biais de l’implication citoyenne, En regard des priorités gouvernementales, la mobilisation des communautés et il importe de développer un argumentaire l’innovation sous toutes ses formes. commun qui milite en faveur du renforcement des domaines du loisir, de la culture, du sport, du plein air, du tourisme et

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SIGNATAIRES DE LA DÉCLARATION Montréal, juillet 2012

Marie-France Delage

Présidente Association québécoise du loisir municipal

Michel Beauregard

Président Conseil québécois du loisir

Me Pierre Tremblay

Président Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec

Denis Servais Président Sports-Québec


4545, avenue Pierre-De Coubertin C.P. 1000, succursale M Montréal (Québec) H1V 3R2

4545, avenue Pierre-De Coubertin C.P. 1000, succursale M Montréal (Québec) H1V 3R2

Pour avoir les coordonnées de l’unité régionale de loisir et de sport de votre région consultez la liste complète sur le site Internet suivant :

Téléphone 514 252-5244  

Téléphone 514 252-3132

Télécopieur 514 252-5220  

Télécopieur 514 252-3024

Courriel infoaqlm@loisirmunicipal.qc.ca

Courriel infocql@loisirquebec.com

Courriel sports@sportsquebec.com

www.loisirmunicipal.qc.ca

www.loisirquebec.com

www.sportsquebec.com

www.mels.gouv.qc.ca/loisir Sport/contenu.asp?page= regio_unitesRegionales

4545, avenue Pierre-De Coubertin C.P. 1000, succursale M Montréal (Québec) H1V 3R2 Téléphone 514 252-3114   Télécopieur  514 254-9621  

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