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865 86 65 Aubr Aubryy , St-Jean-sur S St-Jean-sur-Richelieu, t-Jean-sur-Richelieu, -Richelieu,, Québec Québec J3B 7R4 Téll : 450 Tél 4550 347-3342 www www.omerbraultinc.ca www.o .omerbraultinc.ca o

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sommaire

I Avant-propos 4 5

Éditorial : Mot de la directricegénérale de l’ACQ Montérégie En bref : Gala PerfectAs, Acier AGF, nomination pour Manon Bertrand

I Actualité

16

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Dossier spécial : Le choc des générations Les employés et l’entreprise familiale Conserver son personnel Les centres de formation Portrait : Lauréat Construire 2009 Économie : La chronique de Louis Lorrain Juridique : Chronique Guy Gilain En photos : Le tournoi de golf de l’ACQ Montérégie

I Les grandes entrevues 18

18

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L’Industrie au féminin : Rencontre Maryse Couture

I Chantiers en cours 22 26

Grand projet : Les Cours Singer Environnement : Maisons Lapierre

I Services aux membres de l’ACQ Montérégie

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Le service informatique

I Découvertes 28

Les secrets de la Montérégie : La Face Cachée de la Pomme

I En conclusion… 30 30

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Vous faire connaître grâce aux « Bâtisseurs de la Montérégie » ! Notre prochaine édition

Cette édition est également disponible en version électronique sur www.batisseursmag.com

Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009

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éditorial

Publication officielle de l’A.C.Q. Montérégie. Édition Volume 1 – Numéro 2 (été 2009) Rédactrice en Chef : Marie-Josée GODIN

La permanence et le sentiment d’appartenance

L

es prochaines années seront cruciales pour les employeurs, il faudra beaucoup d’imagination pour créer ce sentiment auprès des différentes générations. La permanence et le sentiment d’appartenance ne seront certes pas les mots les plus populaires pour les employés et les employeurs. Tous les médias écrits ou parlés s’entendent pour dire que les départs en fin de carrière augmenteront de 50% d’ici l’an 2015. Entre 2005 et 2015, le nombre annuel moyen de mise à la retraite serait de 600 000 et les créations nettes d’emploi de 150 000. La pénurie de main-d’œuvre et le manque de relève se fera sentir dans tous les domaines. La construction n’échappera pas à ce départ massif et la pénurie se fera de plus en plus importante. Les employeurs ont toutes les raisons du monde de s’inquiéter du départ à la retraite de plusieurs de leurs hommes et leurs femmes qui occupent des postes clés dans l’entreprise et du paradoxe de l’arrivée des générations X Y Z au sein de ces mêmes postes. Les différentes générations ont certaines particularités dont les employeurs ont intérêt à bien cibler les forces de chacune afin de maximiser les intérêts de l’entreprise. Quelques petites particularités relevées : - Baby Boomers signifie que la carrière est synonyme de confiance en soi, de statut social, une loyauté envers l’équipe de travail. - Génération X, la carrière ne représente qu’un aspect de la vie, mais ils veulent surpasser les attentes et une loyauté envers le gestionnaire. - Génération Y, la carrière représente la possibilité d’ajouter une valeur à l’entreprise, d’assurer un traitement équitable entre les employés et une loyauté envers les collègues de travail.

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- Génération Z, ils évoluent dans un milieu où la technologie fait partie de la vie courante, ils ont besoin de connectivité, d’où l’importance du réseau social et du partage de l’information. La génération des Baby Boomers a obtenu un pouvoir certain au fil des ans tant par le contingentement de certains métiers, de l’inaccessibilité de certains secteurs que par le contrôle exercé par la syndicalisation de notre industrie ne permettant ainsi aucune relève. Le pouvoir des individus est devenu de plus en plus grandissant et a laissé peu de place à la relève. Dans les six prochaines années les employeurs devront s’efforcer de réunir toutes ces générations afin de transférer la culture de l’entreprise et le savoir des individus. Les employeurs doivent s’ajuster maintenant en créant un climat favorable. Ils doivent identifier des mentors, former un comité d’accompagnement et d’intégration qui aura des objectifs bien précis de transférer les connaissances et la culture de l’entreprise. La permanence d’aujourd’hui avec son pouvoir aura aussi la responsabilité de transmettre ce pouvoir et ainsi recréer ce sentiment d’appartenance auprès des nouvelles générations. La nature étant ce qu’elle est, il n’est pas facile d’accepter de laisser et de perdre du "pouvoir", puisque souvent on considère perdre quelque chose en faveur de quelqu’un. La permanence aura pour lourde tache d’accepter de laisser son pouvoir en faveur de la relève et de recréer ce sentiment d’appartenance. Employeurs avertis, le prochain 5 ans sera déterminant pour votre entreprise.

Le s Bâ t is s e ur s d e la Mo n té ré g i e • été 2009

Suzie Bessette, Directrice-générale de l’ACQ Montérégie.

Collaborateurs :

Suzie BESSETTE (ACQ Montérégie) Philippe BRASSEUR François G. CELLIER Mélanie LACHANCE (ACQ Montérégie) Marie-Lyse TREMBLAY

Chroniqueurs :

Guy GILAIN Robert LAFOND Louis LORRAIN Nancy MARTIN Pierre SWEENEY

Graphisme :

Isabelle SIROIS Patrice SPENCER

Impression :

IMPART-LITHO

Régie publicitaire : A.C.Q. Montérégie, 450 348-6114 Les Éditions Pole-Position inc., 450 464-4076 Les Bâtisseurs de la Montérégie est un magazine édité par Les Éditions Pole Position inc. Président : Vice-présidents :

Philippe BRASSEUR Guy GILAIN Marie-Lyse TREMBLAY

AVIS IMPORTANT : Toute reproduction, totale ou partielle, de textes ou photos est strictement interdite sous peine de poursuites, sauf accord écrit des Éditions Pole Position inc. Les textes qui paraissent dans Les Bâtisseurs de la Montérégie n’engagent que leurs auteurs. Magazine imprimé au Canada. COORDONNÉES DU MAGAZINE : Téléphone : 450 464-4076 Télécopieur : 450 464-7742 Courriel : info@batisseursmag.com Site web : www.batisseursmag.com POUR SIGNALER UN CHANGEMENT D’ADRESSE : Contactez l’ACQ Montérégie, tél.: 450 348-6114 EN COUVERTURE : Dr Luc Ouimet et Guy Samson (photo M.L.Tremblay); Futurs Cours Singer (plan S.Tétreault Architecte). PHOTOS SOMMAIRE : Lors du tournoi de golf annuel, Normand Blanchard, Martin Brisson, Michel Virgilio et Dominic Turgeon, de l’équipe de Marieville Construction inc.; Maryse Couture; Serge Boisvert, Clément Pepin, Serge Boisvert et Serge Lapierre; Centre de formation de Longueuil. Photos M.L.Tremblay.


PHOTO A.C.Q.

les brèves

I AGF obtient le plus gros sous-contrat d’acier d’armature !

PerfectAS 2009. On voit ici son Revêtement RHR laurÊat d’un en cet (à dro ite sur la pho to), rep rÊs ent ant Mar co Dou de promotion de la nte age on, Gar e ann Suz compagnie de ard, t la rive sud) et de Gilbert Grim formation ACQ-FFIC (couvran le prÊsident de l’ACQ.

laurĂŠat

ent R.H.R. Inc. I RevĂŞtem mier Gala PerfectAS du pre

AGF fournira et installera 36 000 tonnes mÊtriques d'acier d'armature pour 42 km de l'Autoroute 30, dont 6 ponts, 1 tunnel, 2 Êchangeurs, 14 viaducs et 1 piste cyclable, durant les 4 prochaines annÊes. Ce contrat, le plus important d’acier d’armature jamais accordÊ au QuÊbec, est ÊvaluÊ à près de 100 millions de dollars et procurera de l'emploi à 150 personnes. Durant son exÊcution, il reprÊsentera annuellement 20% du marchÊ de l'armature d'acier montrÊalais. Le projet couvre les 42 nouveaux kilomètres de la partie ouest du prolongement de l'Autoroute 30, situÊs entre l'Autoroute 20 à Vaudreuil-Dorion et la limite de Châteauguay-Mercier. Cette importante portion d'autoroute sera construite en partenariat public-privÊ (PPP). FondÊe en 1948, à Longueuil, sous le nom de "Acier Gendron LtÊe", AGF est l'une des plus importantes entreprises canadiennes se spÊcialisant dans la fabrication et l'installation d’acier d'armature. Elle emploie 1 437 personnes rÊparties dans ses usines au QuÊbec, en Ontario, en Alberta ainsi qu'en Martinique, en Guadeloupe, et aux Émirats Arabes Unis.

PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

premier gala PerfectAS le L'industrie de la construction a tenu son ion de la construction du QuÊbec, 2 mai dernier, organisÊ par la Commiss de la construction et le Plan de le Fonds de formation de l'industrie entiel, en collaboration avec formation des travailleurs du secteur rÊsid s. Revêtement R.H.R. Inc., les associations patronales et syndicale des 38 laurÊats rÊcipiendaires reprÊsentÊ par M. Marco Doucet, a ÊtÊ l'un e de la MontÊrÊgie a ÊtÊ ainsi d'un PerfectAS 2009. Cette entrepris au cours d'une soirÊe forte en honorÊe devant les quelques 420 invitÊs e du Moulin Rouge. Êmotions qui s'est dÊroulÊe sous le thèm

I Manon Bertrand nommÊe sur le C.A. de l’E.T.S. L’ancienne prÊsidente de l’ACQ MontÊrÊgie a accÊdÊ au poste d'administrateur de l'École de technologie SupÊrieure (ETS). Cette femme d'affaires "hors du commun" de la MontÊrÊgie cumule cette nouvelle fonction en plus de diriger son entreprise, Construction S.R.B. s.c.c., et de siÊger sur le ComitÊ exÊcutif de l'ACQ-Provinciale.

Une implication de plus pour Manon Bertrand : elle siège dÊsormais sur le C.A. de l’ETS.

Siège social :

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14 usines : 8\tILJ‹6U[HYPV (SILY[H‹(U[PSSLZ 4V`LU6YPLU[


dossier spécial Le choc des générations

La cohabitation intergénérationnelle au travail, est-ce possible ?

par

Nancy

Martin

P

énurie de main-d’œuvre; vous dites ! Nous en parlions, nous le savions, nous le redoutions et maintenant nous le vivons. Depuis 2003, les recherches démographiques l’annoncent, 2011 représentera le point déterminant de l’écart entre le besoin grandissant de main-d’œuvre et la diminution des ressources humaines disponibles. Il est prévu, selon la courbe démographique, qu’il y aura moins d’une personne disponible sur le marché du travail pour en remplacer deux autres qui quitteront pour la retraite. Cet exode massif de la génération silencieuse et celle des baby-boomers implique une entrée plus marquée des générations qui la succèdent, soit celles des X et des Y. Du jamais vu, depuis l’ère de l’industrialisation, quatre générations dont la population âgée entre 15 et 65 ans tentent de cohabiter dans l’univers de la performance organisationnelle.

Comment les dirigeants et les gestionnaires d’entreprises peuvent-ils relever le défi de cette cohabitation ? 1. COMPRENDRE LES CARACTÉRISTIQUES DE CHACUNE DES GÉNÉRATIONS. Nous ne pouvons pas réduire notre compréhension de l’humain par une approche strictement intergénérationnelle. Au-delà de la trame de fond qui teinte une génération, il existe les particularités individuelles, les valeurs, le tempérament, etc. Cependant, la cohabitation intergénérationnelle étant actuellement un point de nonretour pour la survie des entreprises, il devient indispensable de bien saisir ce qui caractérise chacune de ces générations et plus particulièrement celles des babyboomers, des X et des Y. Il est intéressant de constater que les générations X et Y se ressemblent sur plusieurs points, mais que les similitudes s’avèrent plus difficiles à dégager en comparaison avec la génération des baby-boomers. 6

Le s Bâ t is s e ur s d e la Mo n té ré g i e • été 2009

Des phrases qui en disent long sur la perception que chacune des générations a des différences de l’autre… Les baby-boomers disent des générations X et Y « Ça va prendre 2 jeunes pour remplacer 1 baby-boomer.» « Aucune loyauté chez les jeunes. Ils ne pensent qu’à eux et à leurs intérêts.» « Le travail ne compte pas pour eux. Ils ne pensent qu’à s’amuser.» « L’autorité; ils ne connaissent pas.» Les générations X et Y disent des baby-boomers « Les baby-boomers ont investi tout leur temps au travail, conséquence; ils sont les champions du divorce. Pourtant, ils disent endosser des valeurs familiales.» « Les baby-boomers s’enlisent dans leur conservatisme et leur tradition.» « Les baby-boomers ont tout pour eux; fond de pension, régime d’épargneretraite bien garni, etc.» « Les baby-boomers utilisent leur autorité pour faire passer leur message.» La comparaison est facile et le jugement qui accompagne cette comparaison l’est tout autant. La distance semble tellement grande entre les valeurs de l’un et de l’autre qu’il peut paraître difficile de réconcilier les univers de chacun. Pourtant, la cohabitation existe et est possible. Cela demande pour les entreprises, une révision des pratiques de gestion des ressources humaines et du management. Pour les Y, l’autorité est un concept réciproque : ils respecteront les plus âgés et les plus expérimentés, mais veulent aussi que les baby-boomers écoutent ce qu’ils ont à dire, même s’ils ont très peu d’expérience. Carol Allain, qui suit cette génération depuis plus d’une dizaine d’années a écrit : « ils sont indépendants d’esprit, balaient l’ancien et disent merde à leurs parents et par la même occasion à leurs employeurs ». En vue de pouvoir rejoindre les trois groupes, il semble pertinent de parler de ce qui les rejoint et de la manière qu’ils ont d’interagir. Tout d’abord, toute personne, qu’elle soit Boomer, X ou Y, est un être humain et doit être traitée de la sorte, soit avec respect, ouverture et une authentique aspiration de comprendre ses motivations et ses désirs. 2. METTRE EN PLACE DES PRATIQUES GAGNANTES - Offrir des défis et identifier les résultats attendus plutôt que d’assigner une tâche.


Son histoire

Baby-boomers (43 à 61 ans)

Génération X (30 à 42 ans)

Génération Y (15 à 29 ans)

Plein emploi à son entrée sur le marché du travail.

Par moment, elle a dû faire face à des cycles économiques défavorables, c’est pourquoi on lui a appris dès son entrée à la maternelle, qu’il n’y avait pas assez de chaises disponibles pour tous!

La génération Y sait qu’elle détient le gros bout du bâton. Elle entre sur le marché du travail avec le plein emploi.

Explosion des structures qui a permis le rêve et l’idéalisme. Opportunités de progression dans la carrière. Pouvoir d’achat accentué.

Enfant du divorce, elle a appris à se débrouiller seule.

Vit dans l’ici et le maintenant. Le marché du travail et le respect inconditionnel de l’autorité.

Ses valeurs

"Job à vie", stabilité.

Équilibre sa vie. La vie, ce n’est pas juste le travail. Remet en question l’autorité. Le travail réalisé doit avoir une signification importante pour maintenir sa motivation.

Ses aspirations

Née avec Internet à portée de main, elle a un penchant pour les entreprises qui communiquent avec MSN Messenger. Vit la mondialisation des marchés et l’ouverture sur le monde. Exige de recevoir avant de donner. Vous laisse tomber si ses désirs ne sont pas comblés. Attitude indépendante et axée sur soi. Le travail réalisé doit avoir une signification importante pour rester à l’emploi. Ne sera pas loyale par défaut. N’a qu’une seule vie, composée de celle professionnelle et personnelle. Aime la souplesse et la flexibilité. Endosse des valeurs universelles comme celles de l’environnement et du développement mondial. Aime être vue.

L’argent, le titre, la reconnaissance et le prestige.

La liberté est la récompense ultime. Ne veut pas de "boss".

Détenir l’information pour le pouvoir que cela confère.

Ne recherche pas directement un emploi, mais plutôt des défis. Besoin de s’engager dans un projet défini.

Souhaite se réaliser, se développer.

Recherche de nouvelles compétences et veut se développer.

N’aime pas la routine.

Travaille en équipe, en réseau et aime partager l’information. Aime explorer et expérimenter des choses.

Aime explorer et expérimenter des choses.

-

Rappelons-nous, les générations X et Y ont besoin de se réaliser. Travailler dans le plaisir en échangeant et en laissant la place à l’expression de ces générations. Utiliser le pouvoir de l’argument plutôt que le pouvoir de l’autorité. L’autorité est contestée alors que l’échange est respecté par les générations X et Y. Partager avec honnêteté les informations nécessaires à la bonne compréhension de l’avenir de l’organisation. Développer une attitude de coach plutôt que de "boss". Faire appel à l’intelligence des autres. Impliquer les générations X et Y dans les prises de décision qui les concernent. Donner des rétroactions authentiques et directes sur le travail réalisé. Nommer les bons coups et les moins bons pour favoriser le développement. Faire du jumelage entre les générations pour faciliter les échanges. Favoriser le travail d’équipe. Fournir des ressources matérielles à la fine pointe de la technologie, les X et les Y sont à l’affût de ce qui existe à cet effet.

3. S’ACCEPTER MUTUELLEMENT Pour la génération X et Y : - Profiter de l’expertise des baby-boomers solliciter leur connaissance. - Travailler avec les baby-boomers et accepter la qualité de leur processus et de leur méthode de travail. Pour les baby-boomers : - Maintenir une ouverture à comprendre ces générations et à apprendre de leurs différences. - Développer une communication ouverte axée sur la négociation et accepter leur indépendance.

À la question, pouvons-nous cohabiter ? Bien sûr, si tous acceptent de se rapprocher de l’autre en considérant les différences comme un avantage.. Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009

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passation des pouvoirs

Les employés et l’entreprise familiale par Robert Lafond C.R.H.A., M.B.A., Pl. Fin

I

l y a deux types d’employés dans une entreprise familiale. D’abord, les employés plus âgés qui souvent sont à l’emploi de l’entreprise depuis sa fondation. Le fondateur les traite généralement comme des membres de la famille. Ils ont eu des relations très proches avec ce dernier et lui sont très loyaux. Ils s’attendent à ce que l’on récompense leur loyauté en termes de sécurité d’emploi, de participation au profit ou à la propriété. Par ailleurs, il arrive que ces employés ne fassent pas nécessairement preuve de la même loyauté à l’endroit du successeur; ils compareront son style de gestion, son respect des traditions et des valeurs, etc. Ils pourraient être d’une aide précieuse, mais le fondateur ne les a pas habitués à l’autonomie. Chez les plus jeunes employés, motivés par le professionnalisme, la croissance et le succès, on note généralement un haut taux de rotation. La taille de l’entreprise ainsi que la présence de la famille et l’insécurité qu’elle provoque chez ces employés limitent leur champ de possibilités, ce qui les pousse à quitter l’entreprise. Il s’ensuit

une perte importante des "competitive skills" pour l’entreprise. À la deuxième génération, il arrive fréquemment que ces employés aient tendance à mettre en doute les compétences des membres de la famille et à leur accorder peu de crédibilité en raison des méthodes de promotion de ces membres aux postes supérieurs. En conséquence, les employés connaissent une baisse de motivation qui pourrait s'avérer néfaste pour l’entreprise.

La taille de l’entreprise ainsi que la présence de la famille et l’insécurité qu’elle provoque chez ces employés limitent leur champ de possibilités, ce qui les pousse à quitter l’entreprise. La succession demeure une question complexe pour les entreprises en général et devient une étape particulièrement périlleuse pour l’entreprise familiale. Ses caractéristiques et les gens qui la composent font que la préparation de la succession est souvent reportée et même escamotée. Dans ces circonstances, la planification et la mise en place d'un processus clair permettent de faciliter la continuité de l’entreprise familiale au-delà de la vie du fondateur.


conserver son personnel

Des conditions pour favoriser une culture d’engagement

I

l fut un temps, pas très lointain, où hommes et femmes offraient sans autre attente que celle de la stabilité d’emploi, leur loyauté à l’entreprise qui leur donnait la "chance" de travailler. Il en est autrement aujourd’hui. Pourtant, dans le contexte actuel qui exige de l’entreprise une productivité accrue, une personnalisation de la relation avec la clientèle et une capacité d’innovation, l’engagement du personnel est devenu sans contredit la clé de la réussite. Et, l’industrie de la construction n’y échappe pas. Qu’est-ce que le sentiment d’engagement ? C’est l’état d’attachement psychologique ressenti envers une cible. Il se manifeste à deux niveaux; le rationnel et l’affectif. Rationnel : l’employé reste en poste pour les avantages que cela lui confère, rémunération, avantages sociaux. Affectif : l’employé se sent partie prenante du succès de l’entreprise et 1. fournit tous les efforts nécessaires en vue d’atteindre les résultats de performance attendue; 2. cherche et propose des moyens pour que l’entreprise améliore constamment ses façons de faire; 3. assume les responsabilités qui incombent à son poste et s’en porte garant; 4. parle de l’entreprise avec fierté et attire d’autres employés tout aussi engagés que lui. Pour cultiver l’engagement, l’entreprise doit fournir 1. Un management cohérent et structuré pour donner du sens au travail (vision). Pour y arriver, elle

doit d’une part connaître et UNE APPROCHE DE DÉVELOPPEMENT ORGANISATIONNEL faire connaître aux employés la vision organisationnelle (le Vision SYSTÈMES projet de l’entreprise), d’autre part bien camper les activités et les processus de travail Compétences Performance Activités et processus dans un cheminement opéindividuelles et synergies organisationnelle opérationnels des équipes rationnel défini. Il faut donc identifier les compétences recherchées et les résultats Identité HUMAINS organisationnelle attendus pour chacun des postes. Avant de prétendre à l’engagement, il importe donc y arriver, il faut voir avec les employés ce qui les stimule que les personnes sachent ce qu’elles ont à faire et en regard de l’entreprise, vérifier avec eux les forces et que le matériel avec lequel elles travaillent soit en bon le potentiel qu’ils souhaitent mettre à profit dans état de fonctionnement. l’entreprise. Ensuite, investir dans la formation pour le 2. Une gestion de proximité pour créer un contact développement des employés qui montrent un haut personnalisé avec les employés (identité organisaniveau d’engagement et leur confier des projets ou des tionnelle). Pour y arriver, il faut communiquer clairement mandats qui leur permettront d’apprendre. Avoir conles attentes et les résultats attendus, informer de tout fiance en leur potentiel. Enfin, soutenir les employés dans changement pouvant avoir de l’impact sur le travail, leurs efforts de développement de leurs compétences. rencontrer régulièrement le personnel pour connaître En somme, une culture d’engagement signifie de leur point de vue concernant le travail ou toute améliomettre en oeuvre une gestion qui met en lumière les ration pouvant être utile à l’entreprise. Également, employés. Cela passe par une structure organisaprendre le temps de bien connaître les employés, leurs tionnelle claire et surtout par la capacité des dirigeants, intérêts, leur potentiel, leurs besoins, leur niveau de des gérants de projets, des surintendants et des contresatisfaction au travail, etc. Exprimer aussi de la maîtres de déceler chez les employés leur potentiel, reconnaissance pour les bons coups et les contributions leurs contributions particulières et de reconnaître leur alignés sur le projet organisationnel. implication à la réussite de l’entreprise. À cet effet, les 3. Une capacité à faire converger les intérêts et compétences et les attitudes des gestionnaires sont besoins personnels des employés vers le projet cruciales pour instaurer une culture d’engagement. organisationnel pour favoriser l’engagement affectif - Nancy MARTIN (compétences individuelles et synergie d’équipe). Pour Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009

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les centres de formation

Formation en entreprise : Choix varié en Montérégie 5 centres de formation sont agrées par l’ACQ Montérégie sur son territoire.

par Marie-Lyse

Tremblay

S

oucieuses de leur performance et dans une perspective constante de développement et d’amélioration des produits et services proposés à leur clientèle, de plus en plus d'entreprises misent sur la formation de leurs employés. Sur le territoire de l’ACQ-Montétégie, 5 centres de formation offrent des formations complètes ou complémentaires en construction. Sur un total des 27 formations professionnelles proposées par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports, 15 sont offertes sur le territoire de l’ACQ-Montérégie. La Commission de la construction du Québec (CCQ) gère un régime d'apprentissage et de formation permettant à l'industrie de la construction de disposer d'une main-d'oeuvre compétente en qualité et en quantité suffisante pour répondre aux besoins de l’industrie. Ses quatre principaux objectifs sont de favoriser le développement d'une relève compétente, soutenir la progression des apprentis, favoriser la

formation continue de la main-d'oeuvre de l'industrie et maintenir, voire améliorer, les mécanismes permettant de répondre aux besoins de formation spécifiques de la main-d'oeuvre. Le régime de formation est développé conjointement avec les partenaires de l’industrie, associations syndicales et patronales, réunis au sein d’une structure décisionnelle et consultative constituée d’un conseil d’administration, d’un comité sur la formation professionnelle, de 26 sous-comités professionnels et de 9 sous-comités régionaux. Cette structure contribue aussi au développement et à l’implantation des programmes d’études et elle soutient les commissions scolaires dans la gestion des centres de formation destinés à l’industrie de la construction.

Mesures incitatives Il y a 15 ans, afin d’inciter la formation en entreprise, l’industrie de la construction s'est dotée de fonds de formation pour le secteur résidentiel, industriel, génie civil et voirie, ainsi que pour le secteur institutionnel et commercial. Ces fonds totalisent maintenant plus de 150 millions de dollars et permettent, entre autres, d'assurer tous les frais directs et indirects (frais

d'hébergement, transport et/ou heures versées à la réserve d'assurance). Les personnes admissibles peuvent se prévaloir d'un soutien financier offert par le Fonds de formation des travailleurs de l'industrie de la construction (FFIC) pour les travailleurs des secteurs commercial et institutionnel, industriel et génie civil et voirie, et par le Plan de formation résidentiel pour les travailleurs du secteur résidentiel. Les deux fonds de formation versent des heures à la réserve d'assurance de la personne qui suit une formation à plein temps (25 heures et plus par semaine). Un crédit d'heures à l'apprentissage peut aussi être versé au carnet d'apprentissage de l'apprenti qui réussit une activité de formation. De plus, une entente entre la C.C.Q. et Emploi-Québec prévoit la possibilité d'un soutien financier additionnel pendant une activité de formation. Ces mesures incitatives semblent porter fruits car année après année, le nombre de personnes formées ne cesse d'augmenter et les sommes investies par les fonds se maintiennent. En 2008, à travers la province, le nombre de travailleurs qui se sont perfectionnés a dépassé les 19 000 participants, répartis dans plus de 1 800 groupes nécessitant un investissement de 26 millions $.


les centres de formation Différents formations adaptées sont offertes par les centres de formation de la Montérégie. Ils vont de la formation initiale à la formation sur mesure, au centre

ou en entreprise, en formation par alternance travail/études ou à temps plein ou partiel. À vous maintenant d’en faire profiter votre entreprise !

Établissements autorisés à offrir les programmes d'études professionnelles en construction dans la région de la Montérégie

CFP PIERRE-DUPUY PROGRAMMES PARTICULIERS : • Gestion d’une entreprise spécialisée de la construction • Électricité de construction • Charpenterie-menuiserie • Briquetage-maçonnerie • Carrelage

Vitrerie

Saran Depuis1963

Fière partenaire de ce projet

Tous les jours, en plus de l'amour du métier, les enseignants transmettent aux élèves les compétences qui leur permettront de faire leur marque et de s'épanouir dans leur travail. Cet enseignement repose sur l'acquisition de connaissances générales et techniques, l'application pratique des apprentissages, la compréhension des enjeux socioéconomiques et le développement d'une attitude proactive.

1150, chemin du Tremblay • LONGUEUIL QC J4N 1A2 Téléphone : 450-468-4000 • Site Web : www.pierredupuy.qc.ca

ÉCOLE PROFESSIONNELLE DE ST-HYACINTHE PROGRAMMES PARTICULIERS : • Plomberie et chauffage • Dessin de bâtiments • Charpenterie-menuiserie • Briquetage-maçonnerie

Les deux pavillons d’enseignement de la Ville de St-Hyacinthe, le pavillon central et le pavillon Brouillette, offrent des programmes d’enseignement variés pour la formation professionnelle complète ou des formations complémentaires pour les entreprises

1455, boulevard Casavant Est • ST-HYACINTHE QC J2S 8S8 Téléphone : 450-773-8400 • Site web: www.epsh.cssh.qc.ca

CFP DE CHÂTEAUGUAY PROGRAMMES PARTICULIERS : • Charpenterie-menuiserie • Comptabilité

L'École de formation professionnelle de Châteauguay offre aux entreprises et aux travailleurs autonomes des services conseils en lien avec la formation de la main d'oeuvre dans tous les secteurs d'activité. Les formations amènent à développer et construire progressivement les compétences requises pour être une personne autonome et responsable, capable de répondre aux exigences du marché du travail.

225, boulevard Brisebois • CHÂTEAUGUAY, QC J6K 4Y6 Téléphone : 514-380-8899 • Site web : www.efpc.qc.ca

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Ce centre technologique privé situé à Boucherville offre une formation adaptée au contexte d’affaires des entreprises. Sur demande, des conseillers à la formation assistent les entreprises dans l’analyse de leurs besoins afin de bien cerner le type de formation qui leur convient, et ainsi développer un contenu sur mesure répondant à leurs attentes particulières. Les types de formation sur mesure peuvent toucher, entre autres, les domaines de la combustion, de la régulation, de l’électricité et contrôle ainsi que de la sécurité publique. De plus, l’École de technologie gazière peut offrir les formations préparatoires aux programmes de qualification professionnelle d’EmploiQuébec pour l’obtention d’une carte de compétence.

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ÉCOLE PROFESSIONNELLE DE MÉTIERS PROGRAMMES PARTICULIERS : • Arpentage et topographie • Dessin industriel • Électricité • Technique d’usinage • Soudage-montage L’école de St-Jean-sur–Richelieu est synonyme de tradition d’enseignement qui se transmet depuis 1941. S’étant agrandie au fil des années, elle offre des programmes de formation complets et diversifiés dans un environnement adapté aux nouvelles technologies. Pour se faire une idée, on peut, sur demande, obtenir une visite guidée de l’école et même devenir élève d’un jour. Il est à noter que l’École professionnelle de métiers a reçu en 2008 les honneurs régionales de la part de la CSST qui lui a remis le Prix Innovation, dans la catégorie organisme public. Ce prix est remis à des entreprises ou des organismes qui tentent de trouver des solutions faciles à appliquer pour réduire et même éliminer les risques d’accidents et de maladies du travail.

100 rue Laurier • ST-JEAN-SUR-RICHELIEU QC J3B 2Y5 Téléphone : 450-347-3797 • Site web : epm.e.csdhr.qc.ca

Chapeau, les filles ! Depuis 13 ans, pour encourager la relève féminine dans les métiers non-traditionnels, le Ministère de l'Éducation, des Loisirs et des Sports a mis sur pied un concours annuel destiné à récompenser les réalisations des filles étudiant dans les domaines réservés autrefois aux hommes. Ce concours d'excellence a pour but de favoriser la diversification des choix de carrière des jeunes filles et des femmes et d'encourager celles qui sortent des sentiers battus à persévérer jusqu'à l'obtention de leur diplôme. Il se tient dans toutes les régions du Québec et s'adresse aux étudiantes en formation professionnelle au secondaire ou en formation technique au collégial. Début avril, 35 femmes de la Montérégie ont été récompensées d'une bourse. De ce nombre, près de la moitié suivent présentement une formation en rapport avec la construction. C'est le cas de Mélissa Bilodeau de Saint-Constant, étudiante en charpenterie-menuiserie à l'école de formation professionnelle de Châteauguay. Elle est l'une des récipiendaires de cette année. Mélissa Bilodeau, étudiante en charpenterie-menuiserie, en avril, lors de la remise du prix "Chapeau, les filles !".


portrait Lauréat construire 2009

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Maçonnerie Denis Rolland & Fils Inc. honorée

C’

est en 1964 que la Maçonnerie L.D. Rolland Enr. a vu le jour. Six ans plus tard, Denis Rolland devenait seul propriétaire, l’entreprise prenant alors le nom qu’on lui connaît encore aujourd’hui "Maçonnerie Denis Rolland & Fils Inc". Cette longévité en affaires se traduit également par trente années de fidélité à l’ACQ Montérégie, ce qui a valu à l'entreprise de Ste-Anne-de-Sabrevois, près de St-Jean-sur-Richelieu, d’être honorée du prix "Fidélité 2008". De plus l’entreprise a été sélectionnée comme lauréat "Construire 2009" qui sera dévoilé lors du Banquet Reconnaissance en Publicité 2009 en plomberie-1:4.pdf 09/06/09 septembre prochain.

« J’ai débuté dans la construction dès 1957 et en 1964, mon frère et moi avons créé la compagnie. En 1970, j’ai vendu mes parts à mon frère et j’ai alors poursuivi comme artisan car j’avais une clause de non concurrence pour une période de 5 ans » explique Denis Rolland. « Mes fils se sont joints à moi dans les années 80 » ajoute t-il. Maçonnerie Denis Rolland & Fils Inc. est une entreprise prospère, reconnue dans sa région. Denis Rolland en demeure le président mais son épouse et trois de ses fils travaillent avec lui dans l’entreprise. Denis Rolland ajoute : « et ça va même plus loin car 13:12:07 désormais, l’un de mes petits-fils s’est joint à

1. Denis Rolland, fondateur de Maçonnerie Denis Rolland & Fils Inc. en 1964. 2.Un exemple de bâtiment commercial, fruit du travail de Maçonnerie Denis Rolland et Fils. 3.Denis Rolland et ses fils, honorés du prix "Fidélité 2008" lors du dernier gala de l’ACQ Montérégie. 4.De nombreux projets spécifiques pour la maçonnerie de Ste-Anne-de-Sabrevois, tel ici la rénovation de bâtiments historiques. 5.Un projet multi-logements auquel Maçonnerie Denis Roland et Fils a collaboré au cours de la présente décennie.

l’entreprise, il étudie présentement et vient d’obtenir sa carte d’apprenti. Il travaille avec nous l’été ». L’exemple parfait d’une compagnie familiale qui a su, depuis près d’un demi siècle maintenant, bâtir sa crédibilité et aller de l'avant avec succès. Outre les travaux de maçonnerie classique, tant pour le secteur résidentiel que commercial, Maçonnerie Denis Rolland & Fils Inc. est sollicitée pour des projets plus spécifiques ou de grande envergure et exclusifs, telle la restauration de monuments historiques, le revêtement des immeubles multi-logements et la construction de foyers en briques ou en pierres, etc.

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chronique économie

Transferts d’entreprises aux enfants Actuellement avec la génération de « baby boomers » qui prendront leur retraite d’ici peu, il y a 3 types de transfert d’entreprise comme suit : vente d’actions, vente d’actifs et gel successoral.

par Louis

Lorrain

Détails entourant la transmission de cette entreprise • Robert et Lucie Bleau possèdent 60% et 40% des actions de Plomberie Bleau Inc. • Leurs 2 enfants, Eric et Nancy vont acquérir l’entreprise à 50% chacun. • La JVM de l’entreprise est de 1 000 000$ et la valeur aux livres est de 800 000$. • Les enfants ont peu de liquidités pour acheter les actions de l’entreprise qui valent 1 000 000$ et les parents ont besoin de revenus pour assurer leur retraite.

Organigramme de la structure proposée Robert Bleau 60% Lucie Bleau 40% GESTION BLEAU INC

Éric 50% Nancy 50% PLOMBERIE BLEAU INC

Les besoins requis et nos 4 étapes

1. 2.

L’entreprise parentale "Plomberie Bleau Inc" doit être incorporée pour y faire notre gel successoral.

Le gel successoral : son but est de plafonner la JVM actuelle de l’entreprise (1 000 000$, selon l’énoncé de départ), afin de transférer l’accroissement futur de la compagnie aux bénéficiaires du gel (les 2 enfants). 14

Les incidences fiscales :

A

Échange d’actions participantes des parents (les actions ordinaires votantes et participantes) dans Plomberie Bleau Inc, contre des actions privilégiées non participantes (soit les actions de gel), sans impact fiscal.

B C

Après le gel, la valeur de la compagnie est "immobilisée" sur les actions privilégiées (actions des parents).

Ce gel est pour intégrer les enfants à moindre coût, et contourner le manque de liquidités des enfants, pour acheter les actions des parents. Notre facture fiscale est minimisée et le rachat des actions de gel (privilégiées), va se financer par les profits futurs de "Plomberie Bleau Inc". On rachète ces actions progressivement sur plusieurs années pour satisfaire les besoins financiers des parents et pour ne pas créer un manque de liquidités dans notre compagnie.

D

Avec les actions de gel (actions privilégiées non participantes), les parents peuvent recevoir des dividendes sur ces actions, tout en se retirant graduellement de l’entreprise (par le rachat des actions de gel), selon leurs besoins financiers et selon les liquidités de l’entreprise. Ce rachat d’actions entraîne un dividende imposable.

3.

La société de gestion : Gestion Bleau Inc

Les parents possèdent leurs actions privilégiées détenues dans Plomberie Bleau Inc, par le biais de leur société de gestion Gestion Bleau Inc. Les avantages : • Purification de la société opérante, soit Plomberie Bleau Inc pour les actifs non admissibles dans cette même cie. Plomberie Bleau Inc va conserver sa DPE (déduction petites entreprises) et son taux corporatif de 11% sur le premier 500 000$ imposable. Elle peut ainsi transférer le surplus de liquidités détenus dans Plomberie Bleau Inc à

Le s Bâ t is s e ur s d e la Mo n té ré g i e • été 2009

• • •

Gestion Bleau Inc, via un dividende inter société qui est non imposable. Faciliter la déclaration de dividendes entre les actionnaires. Faciliter le gel successoral (dans bien des cas). Se protéger des créanciers de Plomberie Bleau Inc, en transférant les liquidités et les placements excédentaires de la compagnie dans Gestion Bleau Inc. Permettre le rachat des actions privilégiées dans Plomberie Bleau Inc, via un dividende inter-sociétés à Gestion Bleau Inc. Ce dividende qui est maintenant dans Gestion Bleau Inc, sera imposable seulement lors du paiement de dividende de Gestion Bleau Inc à Robert et Lucie Bleau.

4.

Faire la convention d’actionnaires de Plomberie Bleau Inc

Nouvelle convention avec les 2 enfants et les 2 parents actionnaires. Pour prévoir les dispositions lors de la retraite, l’invalidité, décès et règlement de litiges entre actionnaires et/oû succession. Les clauses usuelles sont : Le prix de vente, modalités, garanties qui se rattachent aux actions. Les clauses d’assurances, droits de vote, décès, invalidité, mise de fonds, tâches et partages des profits de chaque actionnaire. Bon transfert ! Note : Cette chronique vulgarise le sujet. La présence de votre avocat et comptable est requise.


L’hypothèque de la construction : Le meilleur moyen de protéger vos créances L’hypothèque de la construction : le meilleur gardien de vos créances !

par Guy

Gilain

associé De Grandpré Chait, s.e.n.c.r.l.

L

e Code civil du Québec offre à ses articles 2726, 2727 et 2728, une protection particulière aux créances des personnes qui ont participé à la construction ou à la rénovation d'un immeuble et plus particulièrement, selon l'article 2726 C.c.Q., à l’architecte, à l’ingénieur, à l'entrepreneur, au sousentrepreneur, au fournisseur de matériaux et à l'ouvrier, à savoir une hypothèque légale, appelée hypothèque de la construction. L'hypothèque de la construction permet, entre autres, à ses bénéficiaires de prendre en paiement l'immeuble pour lequel les travaux ont été exécutés ou les matériaux livrés ou bien de le faire vendre en justice et d'être payé à même le prix de vente prioritairement aux créanciers de rangs inférieurs. Le droit à l'hypothèque de la construction ne naît que si le donneur d'ouvrage (celui qui contracte avec l'entrepreneur général) est propriétaire de l'immeuble affecté par les travaux de construction ou de rénovation. Par exemple, si le donneur d'ouvrage est un locataire, aucune des personnes visées à l'article 2726 C.c.Q. ne pourra publier une hypothèque de la construction. Il est donc très important de se renseigner sur la qualité du donneur d'ouvrage avant la signature des divers contrats d'entrepreneur général, de sous-traitant ou de fournisseur de matériaux. L'hypothèque de la construction ne peut affecter que l'immeuble pour lequel les travaux ont été exécutés ou les matériaux livrés. Les immeubles appartenant aux couronnes provinciale ou fédérale ne peuvent être grevés d'une telle hypothèque. Il en est de même pour les immeubles municipaux, à l'exception de ceux qui ne constituent pas une nécessité pour la population, tel qu'un terrain de tennis, par exemple. Les écoles, CEGEP et universités peuvent être affectés par une telle sûreté. Toutes personnes visées par l'article 2726 C.c.Q. qui n’ont pas contracté directement avec le propriétaire, donc le sous-traitant et le fournisseur de

matériaux, doivent dénoncer par écrit leur contrat au propriétaire. Seuls les travaux exécutés ou les matériaux livrés après la réception de la lettre de dénonciation seront couverts par l'hypothèque de la construction. La dénonciation doit contenir le nom du sous-traitant ou du fournisseur de matériaux, la désignation de l'immeuble affecté par le droit hypothécaire, la description sommaire des prestations du dénonçant, le prix ou l'évaluation du coût des travaux (tout en indiquant que ceux-ci peuvent faire l'objet d'une majoration suite à toute modification ou augmentation des travaux), une indication à l’effet qu’il s’agit d’une dénonciation selon les articles 2726 et suivants du C.c.Q. et que le dénonçant entend exercer son droit hypothécaire sur l'immeuble s’il n'est pas payé. Quoique le droit à l'hypothèque de la construction naît lors de la conclusion du contrat avec le propriétaire pour l'entrepreneur, ou à la réception de la dénonciation pour le sous-traitant ou le fournisseur de matériaux n'ayant pas contracté avec le propriétaire, il ne sera conservé que si le bénéficiaire publie un avis d'hypothèque légale dans les trente (30) jours de la fin des travaux et un préavis d'exercice du recours hypothécaire qu'il entend exercer dans les six (6) mois de la même fin des travaux. À défaut de s'exécuter dans les délais ci-haut décrits, le bénéficiaire perdra son droit à l'hypothèque de la construction. Par fin des travaux, on entend la fin de tous les travaux que doit exécuter l'entrepreneur général et non pas la fin des travaux de chaque sous-traitant ou fournisseur de matériaux. Les déficiences ne retarderont cependant pas la fin des travaux. L'hypothèque de la construction est considérée par les tribunaux comme un droit exorbitant puisque seules les personnes visées à l’article 2726 y ont droit. Aussi, nos juges exigeront un respect de toutes les formalités ci-haut décrites. Un manquement à l'une d'elles entraînera la perte du droit à l'hypothèque de la construction. Nous ne saurions donc que conseiller la prudence et l'opinion d'un professionnel du droit en cas de doute. - Me Guy Gilain est l'un des auteurs du livre intitulé The Construction Hypothec (699 p.) publié en 2008 aux Éditions Wilson & Lafleur Ltée. Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009

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PHOTO NHL/GETTY IMAGES

chronique juridique


en photos...

32ème tournoi de golf annuel de Un autre beau succès C’est vendredi le 5 juin, par une température radieuse qu’a eu lieu le tournoi annuel de l’ACQ-Montérégie. Plus de 250 participants se sont présentés au Club de golf La Madeleine situé à Ste-Madeleine, pour y prendre le départ. Pour l’occasion, un tournoi de type ‘’Continuous Mulligan’’ (4 balles, meilleure balle) incorporant la formule Vegas a été privilégié et les 2 terrains du club de golf montérégien ont été utilisés simultanément. Une foule d’activités et de surprises attendaient les joueurs sur les terrains. Plusieurs heures de plaisir sous le soleil, de quoi dérider les plus sérieux, surtout quand est venu le moment de frapper la balle avec des gants de hockey aux mains.

I Le quatuor composé de Alain L’Estage, Michel Paré, Guy Pépin et René Huard pour Location d’outils Gant Blanc Ltée et Plomberie Huard.

I Normand Blanchard, président de l’ACQ-Montérég ie, remettant son prix à Serge Boisvert, d’Ha bitations Serma, gagnant du Kayak.

Le souper et le soirée dansante qui clôturaient l’évènement ont permis à tous de faire le récit des exploits de cette merveilleuse journée. Pas moins de 15 000$ en prix de présence de toute sorte ont été remis au hasard aux convives.

I Les gagnants d’un tour d’hélicopt ère ont eu la chance d’admirer le magnifique par cours du haut des airs

st avec Stéphane Doucet, I L’équipe Vicwe cet et Ernesto Correal Michel Guilbault , Marco Dou

ault de Tibo Construction Inc, I Benjamin et Yves Thib une si belle journée. heureux de se retrouver sur le golf par 16

Le s Bâ t is s e ur s d e la Mo n té ré g i e • été 2009

I L’équipe de P.Baillargeon, représent ée par François Bernard, Robert Galipeau, Jacq ues Vallières et Jacques Lavoie.


l’ACQ-Montérégie

rt Galipeau de l’entreprise I François Bernard et Robe t le départ. P.Baillargeon, discutant stratégie avan

I Nicole Bourque (au centre) de l’ACQ-Québec à remporté 4 billets de golf pour le Club La Madeleine. Elle reçoit son prix de Ginette Normandin, secrétaire et Carole Lussier, du service de pay e, toutes deux de l’ACQMontérégie.

I L’équipe déléguée par l’ACQ Provincia le était composée par Gaétan Grondin, Richard Priest, René Hamel et Claude Godbout.

é St-Martin et Richard Di I Marc-André Roy, Serge Miron, Andr rt pour Qualité Habitation. dépa le dre pren Muro, tous heureux de

-Pierre Hébert, de la Société I Marcel Gendron et Jean belle journée Immobilière GGB Ltée, en route pour une sur le grand tapis vert. Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009

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PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

dossier l’industrie au féminin

Toitures Couture : La relève pointe à l’horizon

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n 1981, Guy, Robert et Laurent Couture ont fondé Toitures Couture & Associés Inc. qui, au fil des années, allait s’inscrire comme un, sinon "le" meneur dans la construction et la rénovation des toitures pour bâtiments industriels, commerciaux et institutionnels. Au préalable, les trois fondateurs avaient travaillé pour leur frère Léon Couture, forgeant ainsi l’expérience qui leur a permis de mener à bien leur entreprise. Laurent Couture assume la direction de l’entreprise à titre de P.-D.G. Outre le brio avec lequel il assure le développement et la qualité des services offerts par l’entreprise, il investit dans la relève en étant le mentor de sa fille Maryse. Cette dernière a rejoint la compagnie il y a maintenant 6 ans pour assumer le rôle de contrôleur. Elle a accepté de répondre avec gentillesse à nos questions. Quelle est la mission de Toitures Couture ? Toitures Couture existe depuis 28 ans. Notre mission est d’offrir à nos clients des toitures durables et rentables. Nous nous intéressons aussi aux nouvelles technologies, tels les "toits durables" ou "toits verts". Pouvez-vous nous parler de quelques projets d’envergure qui ont été réalisés par Toitures Couture ? Nous avons exécuté divers ouvrages pour QIT, Pratt & Whitney et, dernièrement, le projet de la centrale à Beauharnois pour Hydro-Québec. Il s’agit d’un projet 18

de 9 M$ que nous exécutons à titre d’entrepreneur général. Nous avons été aussi impliqués en 2004 dans l’agrandissement de l’aéroport de Montréal. Nous exécutons actuellement des travaux à la place SainteFoy à Québec. Nous recevons aussi des contrats de Bombardier, etc. Quel est le territoire de Toitures Couture ? Nous exécutons des travaux partout au Québec, mais nous avons de plus en plus de projets concentrés dans la grande région métropolitaine. Par ailleurs, il nous arrive aussi de conclure des ententes à titre d’entrepreneur général et donc d’engager notre propre sous-traitance. Toitures Couture exécute-t-elle aussi bien des travaux de rénovation que de construction ? Oui, nous faisons les deux. Nous réalisons cependant plus de réfection que de construction neuve. Que représentait pour une enfant d’avoir un père entrepreneur ? Petite fille, j’ai toujours vu mon père comme étant un entrepreneur qui a son entreprise, qui adore son entreprise et qui a toujours été fier de cette dernière. Mon père avait des responsabilités et il aimait ça. Il en "mangeait". On est allé quelques fois sur des toits avec lui. Je trouvais cela toujours bien excitant de monter dans les échelles. Le monde des toitures est dans mon univers depuis que je suis toute petite fille.

Le s Bâ t is s e ur s d e la Mo n té ré g i e • été 2009

PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

Les membres du Conseil d’Administration de Toitures Couture : Laurent Couture, Louis Bellevance, Lionel Alladio, André Couture, Monique Dubois, Maryse Couture et Pierre Bernard.

« Le fait que ta famille soit depuis longtemps dans une entreprise fait en sorte que tu prends les choses très à cœur.» - Maryse Couture, ici lors de l’entrevue qu’elle a donné à notre collaborateur Guy Gilain.

Quand êtes-vous apparue dans l’entreprise ? J’ai commencé à y travailler quand j’avais 16 ans, à titre d’étudiante. Je répondais au téléphone et je comptabilisais des factures. Je suis à l’emploi à temps plein de Toitures Couture depuis 2002 comme contrôleur. Quelle est votre formation académique ? Je suis comptable agréée, diplômée, promotion 2001 de l’Université de Sherbrooke. Après l’examen de l’Ordre des comptables, j’ai travaillé pendant 2 ans auprès de la firme comptable KPMG. J’ai fait "mon


2 ans" obligatoire dans un bureau de comptables pour recevoir mon titre, mais la vie dans un bureau professionnel n’était pas faite pour moi. Avez-vous toujours su ou désiré venir travailler chez Toitures Couture ? Non, pas nécessairement. Pour moi, au départ, c’était important d’avoir mon métier à moi. Je ne voulais pas entrer dans la compagnie parce que je suis la fille de Laurent. C’était important pour moi d’avoir un poste que je méritais parce que j’avais les compétences pour le remplir. À un moment donné, Toitures Couture a eu besoin d’un contrôleur et on m’a proposé le poste. Comment avez-vous été accueillie dans la compagnie ? Très bien ! Je pense que j’ai eu peur pour rien de la perception que les gens auraient de moi à titre de fille de Laurent. Je suis sa fille, mais je pense que quand les gens ont vu que j’étais capable de réaliser le travail que l’on attendait de moi, ils m’ont fait de la place dans la compagnie à titre de Maryse et non pas à titre de fille de Laurent. Je pense que cela m’a pris de 2 à 3 ans avant de véritablement arrêter de m’en faire. J’étais la seule à me créer cette pression car jamais personne ne m’a fait sentir que j’étais ici parce que je suis la fille de Laurent. Justement, parlez-nous de la cohabitation père–fille… de-grandpre.pdf 13:27:13 Ça va bien oui, ça10/06/09 va même très bien. J’avais un

Dans les bureaux de Toitures Couture, différentes photos ornent les murs, témoins de quelques-uns des plus grands ouvrages de toiture réalisés par la compagnie, comme ici à l’aéroport de Dorval.

peu peur au début, mais j’ai su m’adapter et faire la part des choses. Une fois, j’ai interpellé mon père dans le corridor en lui disant : « hey popa (RIRES) ». Je me suis sentie vraiment "petite fille avec son papa" et je ne me suis plus jamais "échappée" de la sorte. Sinon, blague à part, ça fonctionne très bien et Laurent est un bon professeur. Il m’initie au monde

de la construction, que ce soit au niveau légal, CSST (avec la convention collective) ainsi qu’au niveau technique. Pour un comptable, l’aspect technique d’une toiture est un inconnu dont on ne s’imagine pas la complexité et le développement technologique de celle-ci. C’est un monde très intéressant et très complexe.

Notre cabinet offre l'un des plus grands services juridiques en droit de la construction au Québec et quand l’un de nos avocats spécialisés prend un dossier en main, il s’en occupe personnellement du début à la fin. Ça donne confiance. De Grandpré Chait, 1000, rue De La Gauchetière Ouest, bureau 2900, Montréal (Québec) H3B 4W5 www.degrandpre.com


dossier l’industrie au féminin Pouvez-vous nous parler de votre rôle de contrôleur ? Je m’occupe de la préparation des budgets, la préparation des états financiers, le financement des équipements, les relations avec la banque ainsi que la caution. Je m’assure de remplir nos engagements financiers. Je m’occupe aussi d’assurer la conformité de Toitures Couture avec toute la réglementation que nécessite une compagnie de construction. Il y a une multitude d’organismes tels que RBQ, CCQ, CSST, TPS, TVQ, etc. Juste de s’assurer d’être en règle avec tous ces organismes représente une masse de travail. Je m’occupe aussi du suivi de la CSST au niveau financier. Dernièrement, je m’implique de plus en plus au niveau légal, par exemple, le domaine des hypothèques légales de la construction. Je participe aussi au développement d’un système informatique pour le suivi de nos clients (Client’s Relationship Management). Et comment se passe votre développement dans la compagnie ? Comme je l’ai dit tantôt, j’occupe le poste de contrôleur. En 2007, je suis devenue actionnaire dans la compagnie. Actuellement, je me sens à l’aise avec tout ce qui touche l’aspect administratif de la construction. Je voudrais maintenant connaître mieux ce qui se passe sur les chantiers. C’est important de savoir ce qu’est une toiture. J’ai commencé à suivre des cours sur la toiture, les matériaux, la "recette" d’une toiture, etc. J’en entendais parler, mais je voulais savoir de quoi il s’agissait.

Autre exemple d’ouvrage de Toitures Coutures : le barrage Hydro-Québec " Les Cèdres".

Êtes-vous encadrée pour votre développement futur ? Oui, nous avons engagé une consultante, Mme Dubois, qui travaille dans l’entreprise 2 jours et demi par semaine. Entre autres, nous devons remettre notre plan de match pour les prochaines années. Il sera présenté à la direction de l’entreprise avec nos plans futurs.

Vous voyez-vous un jour porter les chaussures de votre père ? Un jour, mais dans un avenir plus lointain. Comment la compagnie assure-t-elle la relève ? La compagnie est ouverte à offrir l’actionnariat à la jeune relève. C’est ainsi que nous avons été trois à acquérir des actions en 2007. Ces actions sont-elles uniquement offertes aux membres de la "famille Couture" ? Pas du tout. À titre d’exemple, nous avons un actionnaire qui est directeur technique et un autre qui est chargé de projet et qui ne sont pas des Couture. Laurent Couture ne considère pas que Toitures Couture est une entreprise familiale. Nous cherchons surtout à avoir des actionnaires qui seront capables de mener à bien notre entreprise pour les générations futures. Vous avez parlé au début de l’entrevue des "toits durables" ou "toits verts". Pourriez-vous nous en dire plus ? Les toits durables ou toits verts sont des toitures bénéfiques pour l’environnement. Par exemple, le matériel utilisé pour un toit durable peut être recyclé.

Le Fort de Chambly, un monument qui fait partie intégrante de l’Histoire de la Montérégie, dont la réfection du toit est signé Toitures Couture.

20 Le s Bâ t is s e ur s de la Mo n té ré gi e • été 2009

Toitures Couture a-t-elle déjà réalisé ce genre de toitures ? Oui. On a, entre autres, fait la toiture du Centre hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay. Dans ce cas là, les matériaux utilisés sont recyclables. Nous avons


Comment jonglez-vous famille, loisirs et travail ? Je suis mariée depuis 2002 et j’ai 2 enfants (Guillaume, 4 ans et Louis-Félix, 1 an). C’est sûr que c’est déchirant d’être mère et d’avoir une carrière. Lorsque tu es au bureau, tu te sens coupable de ne pas être avec tes enfants, et lorsque tu es avec tes enfants, tu te sens coupable de ne pas travailler. J’ai pris des solutions pour me faciliter la vie; par exemple, j’ai déménagé près du bureau. Je recherche l’équilibre entre ma vie familiale et ma carrière. Je suis à la recherche de "la" formule qui m’irait le mieux. Et au niveau des loisirs ? J’aime beaucoup lire. J’essaie aussi de m’impliquer dans mon milieu social. Par exemple, mes enfants vont à la garderie, et je suis devenue membre du conseil d’administration de cette dernière12/03/09 parce que CCQ pub MagBatisseurPRINTACQ.pdf je trouvais important de savoir comment elle fonc-

s s s

PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

aussi réalisé 2 ou 3 toitures "vertes", mais ce sont des toitures techniquement compliquées. Nous prenons le temps d’amadouer cette nouvelle technique.

La compagnie Toitures Couture, située à St-Jean-sur-Richelieu.

tionnait. De plus, je trouve très formateur de savoir comment fonctionne un conseil d’administration différent de celui de Toitures Couture. Assumer la relève d’une entreprise comme Toitures Couture représente-t-elle un grand défi ? Oui, le fait que ta famille soit depuis longtemps dans 09:55:40 une entreprise fait en sorte que tu prends les choses

Rapport mensuel; Demande de lettre d'état de situation; Demande de mouvement de main-d'œuvre – embauche et mise à pied;

s s s s

très à coeur, même avant d’être actionnaire de celleci, ce qui amène son lot de stress. Alors, j’essaie de m’inspirer de Laurent qui mène très bien sa barque. C’est quelqu’un qui "brasse" beaucoup de dossiers en même temps mais qui est capable de décrocher quand il quitte le bureau. - Propos recueillis par Guy GILAIN.

État des bassins de main-d'œuvre; Consultation des taux et des cotisations; Changement d'adresse; Et bien plus encore !


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Centre Médi-Soleil : Un projet de 15 millions de $

Image projetée de ce que sera la façade principale du futur Centre Médi-Soleil.

Vaste terrain désaffecté situé au coeur de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’ancien complexe industriel Singer est en voie de prendre une tout autre allure. Acquis par les élus de cette Ville en août 2003, il fait actuellement l’objet d’un plan de réhabilitation multiformes. En tête de liste des projets prévus sur le site, le Centre Médi-Soleil devrait changer, à jamais, la face même de cette région de la Montérégie.

par François

G. Cellier

UN CENTRE MULTIDISCIPLINAIRE L’immeuble évalué à 15 millions de dollars (en incluant les installations périphériques) comportera deux étages, dont un rez-de-chaussée de quelque 50 000 pieds carrés. Celui-ci sera en mesure d’accueillir une équipe formée de 28 médecins spécialistes et omnipraticiens, lesquels proviendront de l’ancienne clinique médicale Iberville qui y déménagera ses pénates. Le bâtiment logera, en outre, un point de service du Centre montérégien de réadaptation (CMR), l’Institut Nazareth et Louis-Braille, un centre de prélèvement, un laboratoire, les locaux administratifs de la Fondation Réal Ouimet, ainsi que divers types de commerces privés dont une pharmacie Brunet, un Presse-Café et un dépanneur. Quant au second plancher, il permettra la dispensation de soins offerts par le Centre de santé et de Services sociaux (CSSS) du Haut Richelieu/Rouville, soit des services externes (SEP) en psychiatrie et en réadaptation pédiatrique, et un autre dédié aux troubles envahissants du développement (TED). De plus, quelque 20 000 pieds carrés supplémentaires permettront à des dentistes, psychologues, physiothérapeutes, ergothérapeutes et kinésiologues d’y évoluer. L’aménagement d’un gym destiné à la réadaptation orthopédique et cardiaque est également prévu. 22 Le s Bâ t is s e ur s de la Mo n té ré gi e • été 2009

Enfin, une seconde phase d’une superficie de 22 500 pieds carrés permettra d’ériger un autre immeuble, lequel pourrait comporter jusqu’à 6 étages. Jusqu’à présent, quelque 82% des locaux du bâtiment ont déjà été loués et les initiateurs de ce projet espèrent afficher complet à l’ouverture, le 1er novembre 2009. La superficie totale de cet immeuble est de 110 000 pieds carrés, et les soins de santé qui y seront offerts sont couverts par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ). UN HOMME D’EXCEPTION Instigateur et maître d’oeuvre de ce projet, le Dr Luc Ouimet, médecin, avocat, homme d’affaires et philanthrope préoccupé par le sort des autres, avait à cœur sa réalisation. L’idée d’une telle clinique cogitait depuis 2004, et le concept devrait être prêt cet automne. La concentration de services médicaux à une même enseigne permettra, dit-on, une prolongation des heures de dispensation de soins et ce, la semaine comme le week-end. « Nous atteindrons cet objectif grâce à une masse critique de personnel » explique Luc Ouimet. Un avis que partage Michel Larivière, coordonnateur au développement économique de Saint-Jean-sur-Richelieu : « il sera plus facile de convaincre les médecins, tout autant que les autres professionnels de la santé oeuvrant dans cette clinique, de travailler quelques fins de semaine par année et un soir par mois », dit-il. Outre sa capacité d’offrir des heures de services étendues, Médi-Soleil jouera un rôle de clinique réseau. Elle recevra notamment les patients dont les cas ne sont pas prioritaires à l’urgence. Les nouveaux finissants en médecine devraient être attirés par une clinique de ce genre, en raison d’horaires


PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

Guy Samson, Luc Ouimet et Gilbert Pépin, entrepreneur général et président d’Axim Construction.

accommodants et d’équipements à la fine pointe pour travailler adéquatement. La Fondation Réal Ouimet permettra d’ailleurs l’achat d’appareils spécialisés pour la clinique. D’ailleurs, en mai dernier, cette Fondation a entamé une campagne de financement. Ses donateurs privés, constitués d’entreprises et de personnes, auront une brique à leur nom dans le hall d’entrée des cours Singer. D’autres campagnes sont prévues au cours des prochains mois. Médi-Soleil pourrait sans conteste contribuer à désengorger les urgences de la région, favoriser la rétention de son personnel, et procéder aisément à d’autres embauches à moyen terme.

À noter… Ce plan de revitalisation s’inspire du projet baptisé Vision 2015. Son objet vise une planification de développement stratégique de l’ancien complexe industriel Singer, en collaboration avec la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu et un très large éventail d’intervenants de la région. La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a investi, depuis 2007, quelque 4,5 millions de dollars dans l’ancienn e Singer afin de décontaminer les terrains et démolir certains bâtiments . Elle compte aussi aménager les infrastructures du site, par exem ple, les rues, les aqueducs, les égouts et le parc Yvan-Roy. L’avancem ent des travaux se poursuivra jusqu’à l’an prochain, et suivra le rythm e des projets de construction à venir. Tout compte fait, le potentiel de construction résidentielle du terrain représente, en terme financier, des investissements privés variant entre 50 et 60 millions de dolla rs.

Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009 23


cours singer à st-jean Luc Ouimet a assumé la présidence de la clinique médicale Iberville pendant 15 ans. Il en est l’un des principaux actionnaires. Il compte également 20 années de pratique à l’Hôpital du Haut Richelieu. Autre corde à son arc : une grande expertise dans le secteur de la construction. En fait, il a suivi les traces de son défunt père, Réal Ouimet, qui a dirigé l’entreprise Carrière Bernier pendant 35 années. Celle-ci emploie 150 personnes et représente l’un des moteurs économiques de la région. Luc Ouimet y occupait le poste de vice-président depuis 1989, et il en a définitivement pris les rennes en 2008. Il se retrouve donc à la tête d’une entreprise familiale depuis 5 générations. Créée en 1884, Carrière Bernier évolue dans le domaine des travaux d’infrastructures routiers (génie civil). Elle produit de la pierre concassée, du béton de ciment, du bitumineux et des produits de béton. L’entrepreneur général Axim construction est, quant à lui, responsable de la gestion du projet. De plus, il collabore avec Carrière Bernier pour ce qui touche les travaux d’excavation, le coulage du béton et l’aménagement des stationnements de cette clinique. PERSONNALITÉ DE L’ANNÉE Luc Ouimet a récemment obtenu le titre de Personnalité d’affaires par Excellence 2009. Ce lauréat lui a été remis le 28 avril dernier, lors du 45ème Gala de l’Excellence tenu par la Chambre de Commerce du Haut Richelieu. Pendant l’allocution précédant la remise de ce prix, les organisateurs ont tenu à souligner son parcours académique plutôt singulier. L’homme a d’abord étudié en biochimie à l’Université de Sherbrooke,

La transformation des Cours Singer en centre Médi-Soleil : un projet de 15 millions de dollars.

L’ancienne Singer en bref… Ancien fleuron économique de Saint-Jean-surRichelieu, l’ancien complexe industriel Singer employait, entre les années 1940 et 70, quelque 3000 personnes. Jusqu’en 1986, ses employés y fabriquaient les célèbres machines à coudre reconnues dans le monde entier. Initialement situé en bordure de la zone urbaine de la Ville, le terrain de la Singer se retrouve aujourd’hui au cœur de ses activités, soit à proximité du boulevard du Séminaire, du centre commercial les Halles de Saint-Jean, du canal Chambly et de la rivière Richelieu. Le site forme, ni plus ni moins, une enclave entre le Vieux-Saint-Jean et le secteur

commercial du boulevard du Séminaire. La revitalisation de l’ancienne Singer est donc promise à un bel avenir. En fait, les inves tissements « pourraient dépasser les 100 millions de dollars au cours des 10 prochaines années » estime-t-on à la Ville. Véritable point de départ d’un développement immobilier profitable pour la région, le Centre Médi-Soleil devrait constituer un pôle d’attraction. Une fois sa construction terminée, de nombreux résidents pourraient y élire domicile tout autour, particulièrement les personnes âgées autonomes. D’ailleurs, une entente serait sur le point d’être conclue avec un

24 Le s Bâ t is s e ur s de la Mo n té ré gi e • été 2009

promoteur, en vue de la construction de 400 unités de logements destinées aux gens du 3ème âge. Baptisé les Résidences du Faubourg de la Singer, cet immeuble devrait commencer à prendre forme sous peu. Outre l’implantation de bâtiments résidentiels, l’aménagement de plusieurs commerces et du parc Yvan-Roy, couvrant une superficie de 20 000 mètres carrés, sont également prévus. Ainsi, l’ancien complexe Singer, qui représentait jadis une force économique dans la région, « reprendra ses lettres de noblesse et sera finalement consacré patrimoine historique et patrimonial ».


PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

et a ensuite obtenu un Doctorat en médecine de l’Université de Montréal. Déterminé à poursuivre d’autres études, il s’est également prévalu d’un baccalauréat en droit et d’une maîtrise en administration des affaires. Véritable bourreau de travail, il occupait deux emplois jusqu’à tout récemment, soit celui de vice-président chez Carrière Bernier le jour et de médecin le soir. Il pratique encore la médecine de nos jours, « son activité de prédilection », mais auprès d’une clientèle plus restreinte constituée d’amis et d’employés. Projet unique dont les retombées seront non négligeables dans la région, MédiSoleil est le porte-étendard, en quelque sorte, d’une autre façon de pratiquer la médecine au Québec. À la fois dynamique et révolutionnaire, cette approche multidisciplinaire devrait permettre de rentabiliser l’ancien complexe industriel Singer. Première construction prévue dans son plan de revitalisation, la clinique représente, sans conteste, le principal attrait de l’endroit. En fait, elle constitue le noyau dur autour duquel devrait éventuellement graviter une microsociété. « Cette population bénéficiera d’une panoplie de soins qui lui sera offert a proximité » indique Guy Samson, président du Groupe Guy Samson, des Cours Singer et promoteur de ce complexe médical. Tout compte fait, Médi-Soleil devrait contribuer au mieux-être d’une tranche importante de citoyens de la Montérégie. Sans l’ombre d’un doute, cette clinique est appelée à croître, car elle répond à des impératifs de médecine moderne adaptés au nouveau millénaire.

Guy Samson et Luc Ouimet entourent Gilbert Pépin, devant les plans du futur Centre Médi-Soleil.


dossier environnement

Maisons Lapierre, pour une vision "vert l’avenir" !

P

our ce second dossier à saveur écologique, nous vous proposons de découvrir une équipe de bâtisseurs avec une vision d’avenir, ou plutôt une vision "vert l’avenir", comme se plait à nous rappeler le président de Maisons Lapierre Inc., Serge Lapierre, rencontré sur le site de constructions des Condos Verts, un des projets domiciliaires du groupe dont la construction a débuté fin mai à St-Antoine-surRichelieu, en plein centre de la pittoresque municipalité montérégienne. « Maisons Lapierre, c’est avant tout une équipe » mentionne Serge Lapierre. Habitué à mettre sur pied des événements, spectacles et levées de fonds, l’entrepreneur de Chambly est un rassembleur, qui aime s’entourer de gens qualifiés ayant le goût de développer un style différent d’habitations. Pour le moment, l’équipe de Maisons Lapierre est composée de 7 partenaires. On y retrouve les deux Serge Boisvert… Résidents de Mont-Saint-Hilaire, ils oeuvrent ensemble comme entrepreneurs au sein de Construction S3M et des Habitations Serma. Ils agissent à titre de contremaîtres pour Maisons Lapierre. Les plans sont une réalisation de Plan Design de Longueuil. Du côté des promoteurs et gestionnaires des emplacements proposés, Clément Pepin de Pareclemco a en charge les Condos Verts de StAntoine-sur-le-Richelieu et Pierre Deslandes gère le Domaine sur le Vert de St-Hyacinthe, quartier de cottages unifamillilales situés dans l’enceinte verdoyante d’un golf. Ils viennent compléter ce groupe à la vision particulière.

Cette vision, c’est celle de Serge Lapierre et de son frère jumeau, Sabin, architecte-paysagiste. La vision d’un avenir plus sain, alliant intimité des lieux et invitation au partage de lieux d’utilité communs. Tous deux ont imaginé un espace de vie agréable pour les familles, intégrant les résidents de tous âges en une vie sociale, paisible et axée sur les comportements écologiquement responsables. L’espace extérieur est un des points d’importance à considérer lors de la réalisation d’un concept Maisons Lapierre. Celui des Condos Verts n’y fait pas exception et c’est d’ailleurs le point sur lequel on a mis le plus d’emphase pour sa conception, question aussi d‘expérimenter plus à fond l’idée. « Pour rendre la vie des résidents encore plus agréable et stimuler les échanges, un parc sera aménagé. Cet aménagement extérieur évolutif sera construit en y intégrant des kiosques pour artistes, des boîtes de verdures, de grands arbres, une scène et divers paliers plantés de végétaux spécifiques qui absorbent et digèrent les polluants » explique Sabin Lapierre. Les terrasses entourant les bâtiments seront en pierre, imperméables, avec verdures intégrées à même le sol. Des espaces pour spa et des balcons verts ont aussi été imaginés. Comme pour le parc, chaque aménagement sera construit selon des normes strictes, avec un système de drainage des sols étudiés pour récupérer un maximum d’eau. Cette eau nettoyée sera ensuite réutilisée pour l’arrosage des plantes, réduisant en même temps la quantité d’eaux usées qui devraient normalement être traitées par les infrastructures municipales.

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PHOTO MARIE-LYSE TREMBLAY

Les Condos Verts, un concept de Maison Lapierre qui met l’accent sur l’écoénergie.

Serge Boisvert, Clément Pepin, Serge Boisvert et Serge Lapierre, devant le futur emplacement des Condos Verts.

La construction des bâtiments répond également à plusieurs préoccupations éco-énergétiques et environnementales. Le bois provient de forêts où la repousse est gérée écologiquement. « Pour l’isolation, plutôt que la traditionnelle laine de verre, on utilise de la laine de roche qui, en plus de ses propriétés thermiques présente aussi des propriétés d’isolation acoustique supérieures. Pour la toiture, un réseau de drainage récupère, là-aussi, les eaux. Toutes les composantes des bâtiments sont construites en usine par Batitek » indique Serge Lapierre. Selon lui, de plus en plus de gens choisissent d’investir dans une habitation à caractère écologique. Il déplore cependant que les gouvernements ne mettent pas en place des incitatifs récurrents, comme des réductions de tarif pour l’utilisation d’électricité en dehors des heures de pointe comme dans certains pays européens. Les gens auraient alors davantage le goût d’investir pour voir l’avenir en vert. - Marie-Lyse TREMBLAY.


actualité ACQ montérégie

Le support informatique

Le service informatique de l’ACQ Montérégie : « Il est même possible et ce avec l’autorisation de mes clients, de résoudre les problèmes à distance » explique Pierre Sweeney.

par Pierre

Sweeney

L

es inquiétudes du bogue de l’an 2000 ont eu un effet contraire pour l’ACQ Région Montérégie, c’est-à-dire réagir positivement en développant un nouveau service pour les membres permettant ainsi d’apporter un support informatique aux entrepreneurs. Encore une fois la région Montérégie est pionnière dans le déploiement du support informatique. Le but premier de créer le support informatique comportait deux volets; le premier de guider et former nos membres vers de nouvelles technologies c’està-dire quitter l’ère de la télécopie pour l’internet et le deuxième pour amener l’ACQ à passer aussi vers de nouvelles méthodologies de travail. Mon arrivée en poste comme technicien en informatique a certainement contribué à aider nos membres dans leur développement en suggérant de nouvelles façons de faire. Mon travail consiste à les aider dans leur milieu de travail et aussi à les inciter à se tourner vers l’informatisation. Une informatisation adéquate est aussi synonyme d’une meilleure gestion d’entreprise. Il n’est pas toujours facile pour l’entrepreneur d’acheter le bon équipement qui saura répondre à ses attentes,

c’est là que mon expertise entre en ligne de compte. Il peut s’agir de conseils au niveau de l’achat d’équipement informatique, de logiciels ou de périphériques comme une imprimante. L’installation, le fonctionnement et la marche à suivre pour les utiliser font partie de mon travail. Il est primordial d’assurer un service qui répond adéquatement aux membres. L’ACQ Montérégie est toujours disponible pour répondre aux questions et les résoudre. Un autre changement important en informatique est celui de la communication à distance. Nous avons développé ce service à l’association et plusieurs entreprises l’apprécient. L’entrepreneur peut dorénavant travailler au bureau, au chantier ou à la maison, une méthode que de plus en plus de patrons adoptent. Il est même possible et ce avec l’autorisation de mes clients, de résoudre les problèmes à distance, ce qui évite des frais de déplacements et des délais interminables. Des conseils judicieux sont adressés aux membres comme l’importance de renouveler l’antivirus annuellement et de faire la sauvegarde de leurs documents régulièrement, ceux-ci sont nécessaires et leur éviteront de nombreux problèmes. Bien que mon travail soit offert en grande partie à nos 975 membres, je me dois également de voir au bon fonctionnement du système informatique de l’ACQ Montérégie et à ce que les 15 employés permanents de l’association aient un système informatique adéquat.

En tant que responsable, j’essaie de me tenir à la fine pointe de la technologie et ainsi être proactif et non réactif à cet univers en constante évolution. La formation du personnel face à de nouvelles applications et de nouveaux logiciels est essentielle. Je m’applique à bien former le personnel afin qu’il acquière une grande autonomie. La salle de plans a un besoin particulier et elle est étroitement reliée aux membres, les logiciels sont constamment en évolution et nécessitent des mises à jours régulièrement. Mes services permettent à l’ACQ Montérégie une économie certaine en évitant d’avoir recours à des techniciens externes. Beaucoup de nos services sont étroitement reliés à l’informatique comme la gestion des envois électroniques, le service de paye, la gestion des membres etc… qui ne pourraient fonctionner sans un suivi particulier et une maintenance soutenue. Récemment l’ACQ Montérégie a aussi passé à une autre étape, celle de travailler en réseau sur un serveur commun ce qui a impliqué encore une fois de nouvelles façons de faire afin d’améliorer l’efficacité du travail et donc une meilleure rentabilité au grand bonheur de tous. En conclusion, il ne faut pas oublier que l’informatique nous fait sauver temps et argent et que nous ne pourrions plus nous passer de ce système. Peu importe les petits problèmes informatiques, c’est mon travail de les résoudre et je suis prêt à les affronter.

Le s B â ti ss e u r s d e l a Mo n t é ré g ie • été 2009 27


découvertes en montérégie

L’or jaune du Québec C’est en plein mois de janvier qu’a lieu la cryoextraction, un procédé exceptionnel pour un cidre de glace qui l’est tout autant.

par Philippe

Brasseur

P

armi les produits du terroir québécois, certains se démarquent par leur qualité hors du commun. C’est le cas d’un produit créé au tout début des années 90, un produit qui a haussé d’un cran le raffinement en matière de dégustation : le cidre de glace. Aujourd'hui le Québec compte une cinquantaine de producteurs de cidre de glace et cette boisson est désormais le produit du terroir le plus vendu au Québec. Un produit typiquement de la Montérégie, région par excellence des produits de la pomme. L’un des précurseurs en cidre de glace est La Face Cachée de la Pomme, située à Hemmingford, à deux pas de la frontière de l’État de New York. C’est le producteur de cinéma François Pouliot qui a eu l’idée de développer La Face Cachée de la Pomme, créée en 1994, et collaborer à la reconnaissance de cette boisson d’exception qu’est le cidre de glace. Sa conjointe Stéphanie Beaudoin l’a rejoint dans l’aventure quelques temps plus tard, La Face Cachée de la Pomme prenant rapidement

son envol. De la production artisanale de 1800 bouteilles en 1998, l’entreprise avoisine désormais les 200 000 bouteilles produites annuellement. Le cidre de glace est une boisson unique que les Québécois découvrent de plus en plus, mais également les citoyens de partout dans le monde. Selon les statistiques de la Société des Alcools du Québec (SAQ), les ventes de produits du terroir québécois ont sextuplé en 5 ans au Québec, passant de 2 millions de dollars en 2002 à un peu plus de 12 millions en 2007. 70% de ces ventes sont issues du cidre de glace pour lequel les dirigeants de La face Cachée de la Pomme, en collaboration avec les Cidriculteurs artisans du Québec, réclament maintenant une appellation réservée.

Secrets de fabrication Le cidre de glace est une boisson obtenue par la fermentation alcoolique du jus de pommes pressées gelées, lequel doit avoir une concentration de sucre avant fermentation obtenue uniquement par le froid naturel d’au moins 30 brix (mesure de la fraction de sucre dans un liquide) et dont le produit a une teneur en sucre résiduel d’au moins 130 grammes par litre. D’autres spécificités doivent être respectées, telle l’absence de chaptalisation (ajout de sucre pour augmenter le degré d’alcool) et de congélation

28 Le s Bâ t is s e ur s de la Mo n té ré gi e • été 2009

La face Cachée de la Pomme est située à Hemmingford, dans cette maison de pierre datant de 1842. Visite et dégustation s’imposent !


artificielle des pommes, du jus ou des moûts. Le cidre de glace ne doit contenir aucun arôme artificiel ou colorant, ni de concentré de jus de pomme commercial de quelque origine que ce soit. Il faut pas moins de 7 kilos de pommes MacIntosh et Spartan pour obtenir 500ml de Neige, le plus connu et le pionnier des produits commercialisés par La Face Cachée de la Pomme. Ce cidre de glace est l’un des apéros les plus raffinés que l’on puisse trouver. Il est présentement distribué dans une quinzaine de pays. En plus de Neige, l’entreprise d’Hemmingford produit 2 autres cidres de glace, soit Frimas (parfait pour accompagner les desserts ou le foie gras) et Neige Éternelle (assemblage de 8 variétés de pommes, vieilli et élevé en fût de chêne), en plus de deux variétés de cidre que sont Dégel (un cidre tranquille et sec, proche du vin blanc) et Bulle No.1 (élaboré selon la méthode traditionnelle de La Face Cachée de la Pomme). L’objectif de François Pouliot, de Stéphanie Beaudoin et de tous les employés de La Face Cachée de la Pomme est d’être LA référence dans l’industrie du cidre de glace. À ce jour, leurs produits ont reçu 35 prix, dont 16 médailles d’or. Pas de doute, la Montérégie est en train d’augmenter chaque jour sa renommée à travers le monde grâce

à cet or jaune qu’est le cidre de glace et aux innovations de La Face Cachée de la Pomme.

Le cidre de glace en 3 points 1ère place des boissons du terroir québécois. 2 méthodes développées à partir du froid naturel sont utilisées pour sa fabrication : la cryoconcentration, la plus répandue. Les pommes très mûres sont récoltées à la fin de l'automne, puis conservées au froid jusqu’au pressage des fruits avant Noël. La seconde est la cryoextraction, c’est à dire la cueillette des pommes en plein mois de janvier, lorsque la température varie entre -8 et -15 degrés.

Neige, le cidre de glace qui a fait la renommée internationale de La face Cachée de la Pomme.

3 cidres de glace sont produits par La face Cachée de la Pomme, soit Neige, Frimas et Neige Éternelle.

Le s Bâ ti s s eu r s d e la Mo n té ré g i e • été 2009 29


en conclusion Dans notre prochaine édition… La prochaine édition paraîtra mi-septembre…

Calendrier des prochaines parrutions Volume 1 – Numéro 3 (automne 2009)

De nouveaux grands dossiers et sujets exclusifs de l’ACQ Montérégie au sommaire de cette troisième édition, tels :

Date limite pour envoi d’information et suggestions rédactionnelles : 27 juillet 2009 Date de tombée réservation d’espace publicitaire : 21 août 2009 Date de tombée rentrée matériel publicitaire final : 03 septembre 2009 Parution du magazine : 18 septembre 2009

• Les grands travaux de la construction.

Volume 1 – Numéro 4 (hiver 2009)

• Dossier vert : La récupération des matériaux de construction. • À l’agenda : La formation des jeunes entrepreneurs.

Date limite pour envoi d’information et suggestions rédactionnelles : 26 octobre 2009 Date de tombée réservation d’espace publicitaire : 20 novembre 2009 Date de tombée rentrée matériel publicitaire final : 03 décembre 2009 Parution du magazine : 18 décembre 2009

• Un portrait d’une entreprise familiale.

Volume 2 – Numéro 1 (printemps 2010) Date limite pour envoi d’information et suggestions rédactionnelles : 25 janvier 2010 Date de tombée réservation d’espace publicitaire : 19 février 2010 Date de tombée rentrée matériel publicitaire final : 04 mars 2010 Parution du magazine : 19 mars 2010

• Vie associative : Banquet de Noël, le 27 novembre 2009. • Services aux membres : Le perfectionnement des entrepreneurs et des salariés passe par la formation continue. • Les chroniques économique (par Louis Lorrain) et juridique (par Me Guy Gilain).

Volume 2 – Numéro 2 (été 2010) Date limite pour envoi d’information et suggestions rédactionnelles : 26 avril 2010 Date de tombée réservation d’espace publicitaire : 21 mai 2010 Date de tombée rentrée matériel publicitaire final : 03 juin 2010 Parution du magazine : 18 juin 2010

Volume 2 – Numéro 3 (automne 2010) Date limite pour envoi d’information et suggestions rédactionnelles : 26 juillet 2010 Date de tombée réservation d’espace publicitaire : 20 août 2010 Date de tombée rentrée matériel publicitaire final : 02 septembre 2010 Parution du magazine : 17 septembre 2010

TARIFS PUBLICITAIRES ET FORMATS 2009 Formats Couverture 2 Couverture 3 Couverture 4 Page intérieure Demi-page Tiers de page Quart de page Bandeau simple

Coût par parution* Membre

Non-membre

1875$ 1775$ 2075$ 1525$ 925$ 625$ 475$ 300$

2125$ 1975$ 2375$ 1675$ 1025$ 725$ 575$ 400$

Tous les montants indiqués sont nets. 10% de rabais sur tout espace si entente de 2 numéros. 15% de rabais sur tout espace si entente de 3 numéros. 20% de rabais sur tout espace si entente de 4 numéros.

Pleine page Rognée : 8.375 large X 10.875 haut Marge perdue : 8.625 X 11.125 Surface texte : 7.625 X 10.125

Tiers de page vertical Rognée : 2.825 large X 10.875 haut Marge perdue : 3.075 X 11.125 Surface texte : 2.25 X 10.125

1/2 page verticale Rognée : 4.075 large x 10.875 haut Marge perdue : 4.2 x 11.125 Surface texte : 3.575 x 10.125

Bandeau simple Rognée : 8.375 large X 1.50 haut Marge perdue : 8.625 X 1.75 Surface texte : 7.625 X 1.00

1/2 page horizontale Rognée : 8.375 large X 5.375 haut Marge perdue : 8.625 X 5.50 Surface texte : 7.625 X 5.25

1/4 page horizontale Rognée : 8.375 large X 2.50 haut Marge perdue : 8.625 X 2.75 Surface texte : 7.625 X 2.2 *Le prix pourrait être modifié selon le tirage.

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Les Éditions Pole-Position inc., 450 464-4076 – publicite@batisseursmag.com

• Lorsque vous bâtissez vos publicités : PDF haute résolution 300 dpi CMYK aux dimensions exactes. • Textes (suggestions d’articles) : Fichier DOC sans placement de tabulations ni mise en page. • Photos libres de droits : JPG ou TIF haute résolution (minimum 1600 X 1200 pixels).

Pour soumettre des articles et/ou photos pour publication : Les Éditions Pole-Position inc., 450 464-4076 – info@batisseursmag.com

30 Le s Bâ t is s e ur s de la Mo n té ré gi e • été 2009


Les batisseurs de la Montérégie Vol.1 No2  

Magazine Les bâtisseurs de la Montérégie: Le magazine de l'ACQ - Région Montérégie.

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