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N°5

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7 MARS 2018

leligueur.be

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GRANDIR, C'EST PARFOIS DIFFICILE. COMMENT L'AIDER ?

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Sommaire

EN 1 COUP D’ŒIL

À chaque Enfant son Âge

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3/5 ans

Somnambulisme : un sommeil trouble

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5/11 ans

Aldebert : « super chanteur pas pourri »

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6/12 ans

Tu échoueras, mon petit

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12/18 ans

L’e-sport est-il l’avenir du sport ?

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Paroles d’ados, paroles de parents

Le Grand Dossier Il (elle) a entre 6 mois et 6 ans : comment l’aider à grandir

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Actu Parents Allocations familiales : et après les études ? Une piste pour soigner les troubles de l’apprentissage Coaching scolaire : « Mais qu’est-ce que tu vas faire ? »

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La Ligue en action L’édito de la Ligue Agenda

LES AUTRES

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C’était dans le quotidien Le Monde daté du 28 février. Un titre nous arrachait les yeux. Les opinions sont fatiguées de se soucier des autres. Il introduisait une réflexion de Matthieu Rey, chercheur au CNRS, sur les bombardements aériens sur la Ghouta orientale de Damas. Il soulignait combien ces événements de pure violence ne nous surprenaient même plus, nous laissaient dans une certaine indifférence, vaguement rassurés quand on entendait enfin qu’un couloir de ravitaillement ou tout autre réponse humanitaire était enfin annoncée. Les opinions sont fatiguées de se soucier des autres. Comment faire pour qu’il n’en soit pas ainsi pour soi et surtout pour ses enfants ? Quelle vision du monde allons-nous leur transmettre si nous ne prenons pas garde à ne pas rejoindre cette masse frileuse, cramponnée à ses peurs ? Ou peut-être tout simplement usée par l’indignation restée à ce jour impuissante. C’est vrai qu’aujourd’hui, vivre pleinement sa citoyenneté, entendons-nous, celle qui se préoccupe du bien commun, c’est tenter de faire bouger des montagnes à l’aide d’une petite cuillère. Faut-il cacher ces difficultés à nos enfants ? Leur dire que ce monde peut être dangereux sans sombrer dans la psychose et les effrayer ? Faut-il continuer à leur parler des progrès de l’Humanité, d’encenser le dialogue, seule véritable arme pour convaincre l’autre à vous rejoindre pour bâtir un monde (un peu) meilleur ? Une lumière, toute petite certes, vient ces jours-ci éclairer notre horizon. La plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés vient d’être nommée Bruxelloise de l’année. Ce n’est pas grand-chose, juste la reconnaissance d’un grand mouvement de solidarité qui réchauffe par-ci par-là Omar, Chirine, Tarek… Rien n’est réglé sur le fond. Mais derrière ces mains tendues, il y a des citoyens qui veillent au respect de nos sacro-saints droits de l’Homme. Un exemple pour ne pas démobiliser le citoyen que l’on essaie de faire naître en chacun de nos mômes. Pendant ce temps, la Suisse s’empare d’un autre drame brûlant, celui du sort des homards ébouillantés vivants. Une nouvelle loi oblige les chefs cuisiniers à mieux traiter ces crustacés avant de les cuire. L’Humanité progresse, on vous dit… Myriam Katz


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SOMNAMBULISME : UN SOMMEIL TROUBLE Le somnambulisme fascine. Quel drôle de phénomène que celui de dormir tout en donnant l’impression d’être réveillé. Il touche près de 40 % des enfants de façon occasionnelle, principalement les garçons. Intéressons-nous à ce trouble, expliqué et démystifié par Geneviève François, cheffe de clinique en pédiatrie du sommeil à Saint-Luc… sur la pointe des pieds, histoire de ne pas réveiller nos petits fantômes. Marine et Ludovic, parents de Luz, 5 ans, reviennent sur de drôles d’évènements qui surviennent la nuit. Un soir, le couple se couche vers 23h. Leur petite roupillant sereinement. Tout est calme. Soudain, des bruits à l’autre bout de l’appartement se font entendre. Un voleur, à coup sûr. Ludovic bondit, se saisit du premier objet qui fera fuir l’importun. Vous l’aurez deviné, point d’aigrefin, mais une petite Luz qui fait des va-et-vient et renverse tout ce qui est sur son passage. Ludovic se fâche, avant de comprendre. Sa fille est en train de dormir debout. « Je me suis rappelé qu’il ne faut surtout pas réveiller un enfant en pleine crise. Je l’ai recouchée, sans problème. Et plu-

sieurs fois par semaine, on la retrouve à errer dans la maison, sans qu’elle en ait le moindre souvenir le lendemain ». Expliquons d’abord le mécanisme du somnambulisme qui fait partie de la famille singulière des troubles de la parasomnie. Comme vous le savez sans doute, il existe quatre stades de sommeil. I étant le plus faible, IV le plus profond, atteint après deux-trois heures de dodo chez les 3-6 ans. C’est la première phase de sommeil. Là où intervient le trouble, comme un pic rectiligne qui surgit du stade IV à l’éveil, d’un coup sec. En conséquence de quoi, le cerveau dort, mais le corps est réveillé. Une sorte de mélange de sommeil et d’éveil. Comme l’état de la petite

Luz dans le témoignage. Elle peut marcher, déambuler dans le salon. Les gestes sont précis, mais aussi très maladroits. L’enfant va prendre un livre, faire pipi à côté de sa cible et tout renverser sur son passage. Oubliez donc l’image très cinématographique du somnambule qui déambule sur l’arrête d’un toit tel un funambule, elle est tout bonnement irréelle. RÉVEILLE-T-ON NOS PETITS FANTÔMES ? En revanche, l’idée répandue comme quoi il ne faut pas réveiller un somnambule est tout à fait exacte. Pour bien agir, dites-vous simplement une chose qui peut vous guider : votre enfant dort. Reconduisez-le gentiment dans sa chambre, recouchez-le calmement. Dites-vous que le réveiller, c’est le sortir du stade de sommeil le plus profond, un sacré choc pour lui. Il est confus et agité ? Rassurez-le doucement. « J’ai parfois des parents qui me racontent qu’ils prennent leurs enfants sur les genoux, les bercent, chantent des comptines… C’est justement le meilleur moyen pour les réveiller. Aussi étrange que ça puisse paraître, votre petit ne manque pas de sommeil, malgré l’agitation. Ces petites crises durent en moyenne quinze minutes. Elles sont parfois plus longues, elles touchent près d’un enfant sur deux et disparaissent avec l’adolescence où le mécanisme de sommeil n’est plus le même qu’au moment de l’enfance. Pour l’anecdote, elles ne disparaissent pas totalement non plus puisque 2 à 5 % des adultes peuvent être somnambules ». Pour le parent, le lendemain où le petit promeneur de nuit affirme ne se souvenir de rien est un rien problématique. En effet, vous n’avez pas passé la même nuit. Pas facile de se dire que ce petit zombie qui urinait joyeusement dans votre bananier se croyait bien lové dans le fond de sa couette. Quand vous lui racontez, ça lui semble tout bonnement improbable. Surtout à cet âge-là. Ne le taquinez pas trop. N’insistez pas trop non plus. « On voit des enfants qui vont dans le sens de leurs parents mais qui, en réalité, ne comprennent rien de ce qui se raconte. C’est pourquoi je pense qu’il est pas mal d’expliquer ce qu’est le somnambulisme avant d’embrayer de but en blanc sur les évènements de la nuit passée, n’hésitez pas à dédramatiser ». Et non, il ne se sentira pas plus fatigué. Encore une fois, il roupillait tranquillement… lui ! EST-CE QUE JE M’INQUIÈTE ? Comme beaucoup de troubles liés au sommeil, le somnambulisme souffre de fausses croyances. La première est qu’il ne faut rien faire en tant que parents, si ce n’est prendre sur soi et attendre patiemment que le petit ait fini ses déambulations nocturnes. Geneviève François ne partage pas tout à fait cette opinion : « Avant toute chose, je trouve ça très bien que les parents consultent pour tout ce qui a trait au sommeil. Ils sont de plus


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rendre compte. Il faut donc bien penser à les en plus poussés par leur pédiatre et c’est une bloquer au moment du coucher. Ensuite, les estrès bonne chose. C’est toujours l’occasion de s’informer sur plein de choses, de se rassurer ou caliers. Problématiques. Si vous les barricadez, de recadrer ». rien de plus facile pour un petit En un mot, parler de ce qui somnambule de franchir la bar« Le plus beau semble être un gros mot mais cadeau qu’un parent rière et de se faire encore plus qui résout bon nombre de mal. « Mieux vaut ne pas mettre puisse faire à maux : l’hygiène du sommeil. de barrière la nuit. C’est très son enfant, c’est Même s’il paraît inoffensif, le rare quand un enfant dévale les somnambulisme peut être le marches et tombe pendant une de lui permettre fruit de circonstances qui traucrise », rassure la doc. Enfin, la d’être autonome cuisine et ses multiples pièges : matisent le petit. Une situation de crise dans la famille, un trau- dans son sommeil. » couteaux, gaz, appareils élecmatisme à l’école ou autre. Vous Geneviève François troniques. pouvez en parler à votre péPensez à tout sécuriser au mieux si vous savez votre enfant sujet aux escadiatre à partir du moment où le trouble apparaît deux ou trois fois par semaine et que les crises pades nocturnes. Il existe plusieurs variations vous semblent plus aiguës qu’un simple pipi de cette forme de parasomnie. Votre chérubin dans le bananier, pour reprendre cet exemple. peut se redresser d’un coup et rester assis sur son lit en bougeant. Il peut aussi parler en dorQUELS SONT LES DANGERS mant. Il arrive même que deux frangins tiennent un véritable dialogue presque cohérent. On apPOUR MON PETIT ? Fausse croyance toujours, le somnambulisme sepelle cela la somniloquie. Toujours bon à placer dans les dîners ! rait héréditaire. Il n’existe à ce jour aucune preuve de gène porteur. Toutefois, Geneviève François croit à la tendance familiale. On prétend égaleCOMMENT LIMITER LES VIRÉES NOCTURNES ? ment que le trouble est dangereux pour l’enfant, Si on ne peut pas véritablement prévenir le phénotamment pendant les balades où il peut se cogner, tomber, glisser ou se blesser. nomène, on peut toutefois s’évertuer à le limiEn réalité, les dangers sont ailleurs. Les trois ter. Pour cela, multipliez les bonnes habitudes. grands ennemis des petits noctambules sont D’abord en imposant un sommeil régulier. À cet d’abord les fenêtres qu’il peut franchir, sans s’en âge-là, un petit va au lit vers 19h30-20h. À caler

Le plus grand Salon des futurs et jeunes parents

en fonction de son réveil, bien sûr. Mais il lui faut douze heures de sommeil. Autant la semaine que le week-end. L’horloge interne de nos petits se détraque facilement. Si vous l’envoyez au lit à 22h le vendredi et le samedi parce qu’il n’y pas école le lendemain, vous déréglez tout. Autre chose très importante, la mise en place d’un moment calme avant de se coucher. Exclues toutes formes d’écrans et leurs satanées LED bleues. Ni télé, ni tablette, ni ordi, ni smartphone. On parle ici d’un vrai moment calme, soit un temps où vous allez raconter une histoire, écouter de la musique, faire des câlins ou tout simplement vous raconter la journée dans un contexte plus intime. « Un jour, une patiente se dit, presque embêtée, que son fils joue un quart d’heure tous les soirs aux Playmobil avant de se coucher. C’est formidable. Il n’y a rien de meilleur. Il évacue toutes les tensions de la journée et se couche sereinement ». En effet, ce moment peut s’étaler un quart d’heure, une demi-heure grand maximum avant le dodo. On ne répétera jamais assez combien le sommeil de vos petits est précieux. En plus, c’est une base solide pour la suite. « Le plus beau cadeau qu’un parent puisse faire à son enfant, c’est de lui permettre d’être autonome dans son sommeil », conclut Geneviève François. Ne reste plus qu’à le faire comprendre aux petits qui vous répondront à coup sûr que vous rêvez… tout éveillés. Yves-Marie Vilain-Lepage

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ANS

©Sylvain Granjon

chocolat, tout en ne nous cassant pas la tête à nous, les parents. « J’ai grandi avec les chansons d’Anne Sylvestre et de Steve Waring, puis, plus tard, avec celles de Brassens, de Nougaro, de MC Solaar. Comme eux, j’aime la musicalité de la langue française. En gardant des mots compliqués, même pour les enfants, j’ai réalisé que cela favorisait les échanges avec les parents. Ils posent des questions, se demandent pourquoi on dit cela. J’ai l’impression qu’il se passe un truc, que mes chansons connectent deux et même trois générations, puisque les grands-parents sont aussi dans le coup. »

ALDEBERT : « SUPER CHANTEUR PAS POURRI » De passage à Bruxelles pour la promo d’Enfantillages 3, la route du chanteur français a croisé celle du Ligueur. Il nous embarque dans son univers drôle, poétique et vitaminé qui a le don de plaire aux enfants comme à leurs parents. À découvrir d’urgence, si ce n’est déjà fait… Guillaume Aldebert nous a fixé rendez-vous dans le dédale des couloirs de la RTBF. Lorsque je le retrouve enfin, il traîne derrière lui une valise à roulettes. Comme s’il trimbalait en permanence une cargaison d’idées amassées en chemin pour ses chansons à venir. Justement, on a d’emblée envie de lui demander de nous faire entrer dans les coulisses de son laboratoire : à l’heure de Kids United, comment s’y prend-t-on pour faire mouche auprès du jeune public ? Modeste, il nous répond que le projet Enfantillages - le premier album fête ses 10 ans cette année - est le fruit du hasard lorsque, du côté de Besançon, un « emploi jeune » le parachutait éducateur au cœur d’une école primaire : il y adapta son univers rock aux (jeunes) élèves. TANTÔT PAPA, TANTÔT GAMIN Depuis, les réactions et les questions des gamins se mêlent aux « deux Guillaume » qui cohabitent en Aldebert : « À l’intérieur de moi, j’ai à la fois le jeune papa (ndlr : Gabin, 18 mois, et Charlie, 5 ans, qui font une brève apparition sur Enfantillages 3) et le petit garçon avec ses souvenirs d’enfance. Les deux s’expriment à tour de rôle ».

Illustration avec Joli Zoo, une des chansons phares d’Enfantillages 3 : elle parle de liberté à travers les yeux de ce lionceau coincé derrière des barreaux qui hante le Guillaume depuis près de quarante ans. Ou encore avec Les super-pouvoirs pourris où le chanteur égrène avec autodérision des pouvoirs qui n’en sont pas : « Être invisible quand personne me mate, déplacer les objets rien qu’en les touchant, voir au travers des murs de verre… ». De l’autre versant, c’est avec sa casquette de père qu’il a osé, lui, le chanteur pour enfants, donner naissance à On ne peut rien faire quand on a un petit ou encore à la très philosophique C’est quoi la vie ? Extraits : « C’est quoi la musique ? C’est du son qui se parfume. / C’est quoi grandir ? C’est fabriquer des premières fois. / C’est quoi l’espoir ? C’est du bonheur qui attend. / C’est quoi l’enfance ? De la tendresse en pyjama… ». Ne pas camper uniquement ses chansons dans le monde de l’enfance et refuser de censurer les concepts plus compliqués, voilà le secret d’Aldebert. Une alchimie qui permet à son univers musical, notamment lorsqu’il s’échappe de notre autoradio, de faire avaler un (long) trajet à nos mômes plus facilement qu’une mousse au

LE BONHEUR, ACCESSIBLE ÉTOILE Un univers qui prend encore une autre dimension en concert où tous, petits et plus grands, se trémoussent vite sur leur fauteuil. Aldebert raconte : « Avec les enfants, impossible de tricher. On est obligé d’être dans une énergie authentique et sincère. Si on n’est pas content d’être là, ils le sentent direct et c’est mort, c’est fini, on perd leur attention ». Du coup, Guillaume n’hésite pas à sortir le grand jeu : débarquer sur scène avec un cartable géant sur les épaules, enfiler une cape et se prendre pour Dracula dans une nuée de fumigènes ou s’assoir sur une balançoire le temps d’une chanson douce. Autant de tableaux pour autant d’émotions. Lui qui affirme s’être trouvé artistiquement et humainement face à ce public glisse sa conception de la chanson pour enfants à l’heure des écrans : « Pour moi, elle sert à les amuser, à les éveiller sur tout un panel d’émotions que la télé ne leur offre pas. J’aime les faire voyager dans quelque chose de tendre, puis de sérieux ou de rigolo. Je les invite aussi à être des chercheurs en allant dans tous les styles, de la musique du monde à la musique classique sans oublier le rock et son côté transgressif ». Et les textes dans tout cela ? Un brin gêné, Aldebert nous fait comprendre qu’asséner des messages gros comme des maisons n’est pas, pour lui, un passage obligé pour faire grandir les citoyens de demain. Dans sa valise à roulettes, il glisse plutôt un autre ingrédient pour y parvenir : « J’ai aussi envie de les inciter, comme tout petit déjà, à être heureux. Car c’est quand même le combat de tout un chacun… » Anouck Thibaut

AGENDA ALDEBERT SUR SCÈNE ff Aldebert sera de passage à Bruxelles (Théâtre National, le 4 avril, réservation via ticketmaster.be) et à Namur (Festival Les Solidarités, le 26 août, lessolidarites.be) ff Plus d’infos et des extraits de chansons : aldebert.com


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612 ANS

TU ÉCHOUERAS, MON PETIT

Un peu d’autocritique. En dépit des beaux discours, nous sommes tous porteurs d’une société basée sur la performance. Et par capillarité, nos enfants en font les frais. Nous n’acceptons pas l’échec de nos petits, on leur souhaite un maximum de réussite et nous avons une exigence démesurée à leur égard. Ils doivent tout savoir tout de suite. Pourquoi veut-on à tout prix en faire de parfaits petits soldats ? Comment peut-on dédramatiser l’échec et, par là même, lâcher un peu la bride ? Nos enfants doivent être parfaits. Mais ce n’est pas encore assez, ils doivent être beaux, réactifs, avoir de l’esprit et surtout aligner les bonnes notes, connaître la sonate numéro 18 de Mozart sur le bout des doigts, viser l’or aux Jeux olympiques, être drôles, être cool et tout mignons. Nos enfants doivent être parfaits ? Ce n’est pas encore assez, ils doivent être les meilleurs. Mais pourquoi cette espèce de compétition insidieuse ? Voyons un peu avec Diane Drory, psychologue, qui nous éclaire de sa solide expérience. Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvezvous nous expliquer pourquoi le parent a tant de mal à accepter l’échec de son enfant ?

EN PRATIQUE LES MOTS QUI FONT DU BIEN ff Tu t’es trompé, pas grave, qu’apprendstu de cette erreur ? ff Tu n’y arrives pas… pour le moment. ff Si tu n’es pas prêt·e à te tromper, tu ne trouveras pas tes propres solutions. ff L’important est que les choses soient faites, pas parfaites. ff N’oublie pas qu’à l’école, on a le droit de se tromper, car on y va pour apprendre.

Diane Drory : « La société estime qu’un enfant va tout à fait bien quand les parents lui ont donné tout le cadre pour qu’il puisse s’épanouir de façon performante. Cette réussite est la preuve qu’ils méritaient bien d’être parents. Depuis une quarantaine d’année, les naissances sont de plus en plus maîtrisées et choisies. Parallèlement, les difficultés pour avoir un enfant sont de plus en plus accrues. L’augmentation de la stérilité ou tout du moins du manque de fertilité va croissant. De plus en plus, on a un enfant quand on peut, plus que quand on veut. Pour justifier toute cette énergie, ce parcours ardu, pour conforter ce choix, le petit se doit donc d’être brillant. Il est prié de montrer à l’adulte que celui-ci est un bon parent. En conséquence

de quoi, aujourd’hui, je suis inquiète de voir beaucoup d’enfants, vers 8-10 ans, qui ressentent une pression pas possible, tant au niveau de l’école que du sport, de la musique ou de n’importe quelle discipline. Quand j’entends certains élèves de primaire, j’ai l’impression d’entendre parler mes enfants de leurs révisions quand ils étaient étudiants. » On entend de plus en plus parler d’anxiété de la performance chez les 6-12 ans, vous avez le sentiment que c’est un phénomène qui touche nos petits ? D. D. : « Je vois en effet de plus en plus de gamins obsédés par la réussite. Ça se caractérise par des petits de 8-9 ans qui sont très raisonnables, obsessionnels, souvent très ordonnés, ils rangent beaucoup, souvent, et développent toute une série de tocs. Plus tard, vers 10-12 ans, ça coince. La pression est de plus en plus prenante, l’adolescence se pointe, on sait que ça va être compliqué, alors on stresse de rater. Parce que ‘si je rate, je suis nul’. Je vois de plus en plus d’angoisses chez ces petits. C’est un peu comme un monstre qui les habite. Le pire, c’est que ça ne passe pas forcément par les parents, pour le coup. J’en entends beaucoup qui me disent ‘Mais je ne lui demande pas tout ça, à l’écouter, on dirait que 11/10, ce n’est pas encore assez’. D’où ça vient, alors ? Le gamin comprend dans les grandes lignes qu’il doit prester. Viser l’excellence. Un moins bon bulletin et il n’est plus rien. »


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À vouloir éviter l’échec à tout prix, est-ce que vous pensez que l’on échoue à apprendre ? D. D. : « Oh oui, alors. On échoue. Pour grandir, il faut écouter, s’imprégner, apprendre. Ce serait bien d’expliquer aux enfants que de moins bonnes notes, c’est un excellent processus d’apprentissage. On remet en question, on essaie d’en tirer des leçons, c’est une manière de mieux se connaître soi-même. Que les choses soient claires, on apprend tous par des échecs. Et puis, parlons de l’imaginaire, aussi. À se braquer uniquement sur la connaissance, à essayer de montrer à l’adulte que l’on en connaît autant que l’adulte, on en oublie de rêver, de s’évader, d’être fantaisiste, d’être créatif… autant d’atouts qui forgent l’imagination. C’est un bagage important. Car en cas de crise, on ne s’en sort pas par la connaissance, mais bien par l’imaginaire. Attention donc à l’hyperperformance à tout prix. » Mais alors, accepter l’échec, ça s’apprend ?

giner. Ce sont des grands mots, mais il existe des petites choses toutes bêtes. Des petits D. D. : « Bien sûr. L’enjeu pour les parents auexercices. Par exemple, une ou deux fois par jourd’hui, c’est d’aider leur enfant à accepter semaine, plutôt que de lire une histoire aux qu’il ne sache pas tout. C’est un filtre essentiel enfants avant de se coucher, inventez-en une. dont il faut munir ses petits. Par exemple, votre Vous complétez la narration. Vous allez raconter enfant vient vous voir pour dessiner un chat, il n’importe quoi, vous allez partir dans tous les ne sait pas comment on fait. Le réflexe de beausens, mais vous allez vous marcoup de parents aujourd’hui, « L’enjeu pour c’est de sortir la tablette pour rer ! C’est une façon très imporlui montrer des dessins de chat. tante de sortir du factuel. On ne les parents Et de lui montrer comment on pense plus aux bons points, aux aujourd’hui, procède. Encore une fois retenattentes, on s’autorise à dire et c’est d’aider faire des bêtises. Il est essentit la pression du bon parent qui doit satisfaire le désir de l’entiel de pouvoir se détacher de leur enfant angoisses communes. Et là, fant. Alors qu’on peut lui dire : à accepter qu’il ne ses vous allez dans le même sens. ‘Tu ne sais pas pour le moment, sache pas tout » Autre chose, vous estimez que mais c’est pas très grave, tu y votre enfant a suffisamment arriveras plus tard’. Ou l’inviter à révisé pour une interro. Mais lui, il a la trouille. Il réfléchir sur la façon de faire : ‘Comment pourdemande à réviser encore un peu. Ce ‘encore rais-tu dessiner la tête ? Dans quelle position ?’. un peu’ va prendre beaucoup de temps, sur son Beaucoup de parents transposent leur vision sommeil ou autre. Il faut intervenir et dire stop. Ne adulte de la connaissance sur leur gamin. laissez pas faire. Expliquez qu’il peut aller jouer et Un exemple probant : on va verser un verre à que ce n’est pas la fin du monde s’il se plante. Le son enfant pour éviter qu’il ne renverse de l’eau parent doit toujours se demander s’il ne met pas partout sur la table. Arrive ses 8 ans. On estime une couche supplémentaire à toute cette presqu’il est assez grand, on le laisse faire, mais, immanquablement, il renversera de l’eau partout. sion. Je connais un papa qui dit à sa fille de 9 ans À l’inverse, un petit qu’on laisse se servir tout ‘Je t’habille, je te lave, je te conduis, je suis prêt à seul, renverse un peu et apprend par lui-même. tout faire. La seule chose que je te demande en Par ses erreurs. Chaque info ne peut pas s’obretour, c’est que tu sois la première partout’. Il faut quand même rationnaliser un peu. » tenir immédiatement. Évidemment, l’escalade numérique brouille davantage les pistes de la Difficile à comprendre pour les parents que, recherche. Chaque problème est pensé, solud’un côté, il faut lâcher un peu la pression tionné, donc on réfléchit moins. Comme si être alors que de l’autre, l’ultra-compétitivité est compétent, c’était tout avoir, tout de suite, tout valorisée de tous bords ? bien, sans la moindre erreur. Mais que chacun se D. D. : « C’est justement ce paradoxe qui met dise bien que la vie est un long apprentissage, l’enfant dans une position difficile. Même si lui parsemé de petits échecs qui font bien plus parvient à dédramatiser l’échec, toute la société avancer que toutes les recettes clé en main. » lui dit le contraire. Dans la publicité, dans les Comment peut-on participer concrètement au films, les séries. Et ça, l’enfant le décode. Il faut fait de dédramatiser l’échec ? donc être drôlement baba cool en tant que paD. D. : « Avant toute chose, il faut apprendre rent pour réussir à dire : ‘Allez, oublie tout ça, je à rêver. Et réapprendre à avoir le temps d’imaveux que tu sois heureux(se), rien de plus’.

L’ambition, oui. Mais il faut une ambition raisonnable. Quand un enfant rentre, on peut d’abord lui demander s’il s’est amusé, s’il a rigolé. Et si oui, avec quel copine, quel copain ? On peut décaler le discours vers la joie, la tristesse ou autre chose que la réussite ou l’échec. Si on y parvient, là, on gagne, on lui ouvre des horizons. » Facile à dire quand tout se passe bien. Mais pour les parents dont l’enfant est en échec scolaire, c’est une immense tragédie quotidienne… D. D. : « Parfaitement vrai. Un petit qui a déjà doublé en primaire et qui est de nouveau en échec, ‘Il va rater sa vie’, dramatise-t-on. Ce n’est pas normal. Le système scolaire aujourd’hui terrorise. Pour les gamins dont l’intelligence est manuelle, c’est très mal foutu. En Suisse, seuls 10 % partent en humanités. Dès le primaire, on enseigne en plus des cours généraux tout un tas de disciplines manuelles. Du coup, ça les botte, les petits. Le gros problème, c’est de participer à ce schéma de la performance et d’y être obligé. Du coup, seule compte l’intelligence mentale. On dénigre le reste. Les autres qualités ne sont pas mises en valeur. Tout le monde s’accroche au scolaire pour montrer qu’il est un bon parent. Il n’y a que ça qui compte. Ça donne des organismes de remise à niveau qui sont des arnaques totales. Et nous-mêmes avec cet article, on participe à une certaine forme de pression. Après un échec quel qu’il soit, rappelez à vos enfants qu’il n’y pas que le résultat. Ce qui compte, c’est le chemin. Comment on y parvient. Expliquez qu’on n’en meurt pas. ‘Si je ne suis pas le meilleur, je ne suis rien’, vous dira-til. Démentez. Expliquez. Parlez-lui de la valeur de l’échec, de sa richesse. Il apporte plein de choses, à condition qu’on l’accepte. Et qu’on y réfléchisse. » Yves-Marie Vilain-Lepage


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L’E-SPORT EST-IL L’AVENIR DU SPORT ? Nos jeunes seraient-ils à ce point des mutants que même leurs activités physiques sont sur le point de devenir virtuelles ? On aborde la question en se penchant sur l’e-sport (pour sport électronique) qui se développe de façon aussi souterraine qu’exponentielle, loin du regard des non-initiés. Un phénomène de société auquel votre ado est peut-être déjà accro.

CHIFFRES LES FILLES AUSSI ? Sans surprise, l’e-sport touche principalement les jeunes adultes (50 % des gamers ont entre 18 et 34 ans) et les ados (20 %). Et les filles dans cet univers ? Un gamer sur quatre, tous âges confondus, serait une femme. Une activité pour laquelle il n’y aurait, a priori, aucune différence entre les sexes au niveau des aptitudes. Pour la petite histoire, la Canadienne Sasha « Scarlett » Hostyn était la seule qualifiée pour le tournoi de Starcraft II organisé en marge des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en février dernier. Et c’est elle qui l’a emporté.

Comme on pourrait l’imaginer, l’e-sport ne Votre jeune s’enferme dans sa chambre pour concerne donc pas seulement les jeux de sport jouer face à son ordi en vous affirmant très séoù les gamers se glissent virtuellement dans la rieusement qu’il s’entraîne pour participer aux peau d’un footballeur, d’un basketteur ou d’un Jeux olympiques de Paris en 2024 ? Ne lui riez hockeyeur (FIFA, NBA, NHL). pas trop vite au nez en lui brisant son rêve : la question de faire Seuls les meilleurs, Mais aussi et surtout les jeux entrer l’e-sport dans l’antre des ceux qui sont les plus de stratégie, de batailles ou de combats (League of Legend, JO est réellement à l’étude. doués, ceux aussi Starcraft, Overwatch) qui se D’ailleurs, le rapprochement s’est déroulent dans des univers déjà opéré puisqu’en marge des qui sont stimulés derniers Jeux d’hiver de Pyeongpar la compétition, tantôt fantaisistes tantôt plus réalistes. chang, une compétition d’earriveront à être Ces jeux se jouent sur ordinasport parrainée par le Comité des champions international olympique a réuni teur ou sur console, toujours en les meilleurs gamers de la plaligne - avec des adversaires qui peuvent donc se trouver de l’autre côté de la nète. Avant de vous demander si vous avez un·e planète -, à la maison ou encore dans les bars futur·e médaillé·e olympique sous votre toit, spécialisés. Chaque joueur - et c’est déjà le cas explorons les arcanes de l’e-sport. de votre jeune s’il est un adepte du e-sport - a un classement : il peut progressivement grimL’E-SPORT, C’EST QUOI ? Comme nous le souffle Gilles Tinant, responper dans la hiérarchie mondiale en fonction de ses performances. sable d’ULB e-sport, l’association chargée de Les meilleurs gamers de chaque jeu (dont fédérer la discipline sur le campus universitaire, certains sont des pros, voire même des stars la définition de cette activité est limpide : « L’equi gagnent fort bien leur vie grâce à cette sport (pour sport électronique) est simplement activité) se retrouvent régulièrement lors de la pratique compétitive du jeu vidéo. Et ce, quel compétitions de haut niveau, dans des salles que soit le type de jeux ».


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de sport ou de spectacle. Des joutes virtuelles qui rassemblent d’ailleurs désormais davantage de spectateurs (via les chaînes de télé spécialisées en e-sport ou internet, notamment via les chaînes YouTube) que les grands événements sportifs tels les Jeux olympiques ou le Super Bowl : les gamers apprécient le suspens inhérent à ce genre d’épreuve avant de s’inspirer de certaines séquences ou stratégies développées par les champions pour progresser à leur tour. VRAIMENT DU SPORT ? On le voit, les parallèles entre le sport qui se pratique sur les terrains et dans les salles et son homonyme virtuel sont nombreux. Mais que répondre à votre jeune qui décide d’un coup de snober son entraînement de foot ou de volley, voire la sortie en famille à la piscine ou en roller, sous prétexte qu’il fait désormais du sport face à son écran ? Gilles Tinant avance une première salve d’arguments qui justifierait ce parallèle entre e-sport et sport : « Pour progresser, il faut exercer ses réflexes et sa concentration mais aussi faire preuve de réflexion, d’anticipation, d’observation, de stratégie. L’e-sport laisse très peu de place au hasard. Seuls les meilleurs, ceux qui sont les plus doués, ceux aussi qui sont stimulés par la compétition, arriveront à être des champions. Un succès qui passe aussi obligatoirement par une bonne santé et une bonne hygiène de vie ». Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef de la revue Sport et Vie, est, lui, beaucoup plus catégorique quant à l’idée de considérer les jeux électroniques comme un sport : « Le débat ne date pas de l’apparition de l’e-sport : c’est toujours une longue histoire pour savoir quels critères on doit retenir pour déterminer si une discipline est un sport ou pas. Certains critères mettent tout le monde d’accord : pour qu’il y ait sport, il faut des règles acceptées par tous, une organisation qui fédère le tout et des compétitions. Jusqu’ici, pas de souci pour l’e-sport. Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi tenir compte de la dextérité, de la maîtrise des gestes et des mouvements et surtout, de la dépense physique. Là, pour l’e-sport, cela ne le fait plus. Dernier critère, plus surprenant, qui devrait mettre tout le monde d’accord : une activité qui ne comporte aucun risque, notamment de chuter ou de se blesser, peut difficilement être considérée comme un sport ». FAUT-IL EN AVOIR PEUR ? Au-delà de ce vaste débat, la vision de ces gamers, même passionnés et doués enfoncés dans leur fauteuil, ne peut que faire ressurgir ces trois « démons » qui planent au-dessus des

jeux vidéo : violence, assuétude et isolement. Gilles Tinant, encore : « Fédérer physiquement une communauté qui n’a l’habitude que de se rencontrer virtuellement est un des objectifs d’ULB e-sport. Certains jeunes se croisent tous les jours sur le campus sans savoir qu’ils ont une passion commune. » Et le spécialiste de conseiller aux parents de dialoguer avec leur ado en s’intéressant de près à la passion de leur jeune gamer, notamment en lui posant ces trois questions : • À quel jeu joues-tu ? Demandez à votre ado de vous montrer une partie – et, pourquoi pas, de vous initier -, de vous expliquer les règles, de vous raconter pourquoi ce type de jeu l’intéresse. Bon à savoir : tous les jeux sont soumis au système de classification PEGI (pegi.info) qui renseigne, pour chaque jeu, un âge minimum conseillé et la présence éventuelle de scènes pouvant heurter (violence, sexe, langage…). • Partages-tu ta passion avec d’autres joueurs en ligne ou avec tes copains ? Une manière de jauger son éventuel isolement, de se rendre compte aussi de l’importance de ce nouveau média dans son quotidien. • Quel est ton classement, ta courbe de progression ? De quoi vous donner des idées quant à ses capacités et ses talents dans ce domaine. L’occasion aussi de lui glisser au passage qu’à défaut d’être un futur champion d’e-sport, le secteur du jeu vidéo regorge de nouveaux métiers vers lesquels il pourra aussi éventuellement s’orienter. Anouck Thibaut

Darren (17 ans) : du terrain à l’écran « Le point commun entre le basket que je pratique presque tous les jours et les jeux de sport sur écran ? C’est surtout le côté compétitif qu’on retrouve des deux côtés. C’est agréable de jouer à ces jeux, ils sont assez réalistes et très détaillés. On peut désormais réaliser les mêmes mouvements et les mêmes phases de jeu que sur le terrain. Mais côté sensations et effort physique, il n’y a pas photo : je suis accro à mon sport. Si je me blesse et que je ne peux plus le pratiquer, je me sens vraiment mal, pas avec les jeux vidéo. Je me rends compte aussi qu’il faut des qualités différentes : j’ai des potes qui ne jouent pas au basket et qui sont bien meilleurs que moi sur écran. Par contre, ce qui est sympa sur écran, c’est qu’on peut s’inventer un personnage : quand j’étais plus jeune, je mentais sur ma taille, je me mettais plus grand que j’étais. Là, maintenant, mon joueur virtuel a ma taille et joue à la même place que moi sur le terrain. Au fil des matchs et de ses résultats, sa carrière en NBA évolue. Et c’est vrai, ça me fait un peu rêver… »

Retrouvez page suivante les questions que se posent

les ados.


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aller J’ai 16 ans et je me demande à partir de quel âge te fait chez le gynécologue. Avec mon copain, nous avons jus. Faut-il ême les préliminaires mais pas encore l’acte en lui-mle ferons ? y aller déjà maintenant ou juste quand nous On peut consulter un gynécologue avant les premiers rapports sexuels. Une première visite est toujours intéressante. Elle permet de voir si tout se passe bien au niveau du cycle, des hormones et aussi d’envisager un moyen contraceptif. Le gynécologue est la personne la plus adéquate pour réfléchir avec toi sur les futures méthodes contraceptives. La première consultation permet de démarrer un contact et un lien de confiance. L’examen gynécologique ne se fait pas d’office, rassure-toi. Par la suite, une fois que tu auras démarré ta vie sexuelle, il sera important de consulter au minimum une fois par an.

Mais qu’est-ce qui se passe dans la tête de l’ado ? Renfrogné, agacé, reclus dans sa chambre… il est souvent peu enclin à vous adresser le moindre regard, la moindre parole. ComJe n’arrive plus (même ment réagir face à ces comporTu ressens une vraie souffrance physique et psycholosi je fais de mon mieux) tements quand on est parent gique... Depuis combien de temps vis-tu cette angoisse et ? Pour vous soutenir dans ces à franchir les portes de ces maux ? Se passe-t-il quelque chose de difficile pour moments plus difficiles, nous toi à l’école ? Harcèlement, difficultés dans tes relations l’école. J’y pense toute la amicales, mauvais résultats scolaires ? On sent que tu fais avons cherché des réponses nuit et je ne dors parfois beaucoup d’efforts… qui pourraient soit vous que quelques heures à cause Que disent tes parents ? Tu n’es pas la seule à vivre ça, tranquilliser, soit vous aider à durant l’adolescence, beaucoup de jeunes vivent des de cette angoisse. Le matin, répondre à votre adolescent moments de décrochage dus à l’angoisse ou d’autres j’ai des maux de tête, de ou adolescente. Pour cela, il difficultés. On parle parfois de phobie scolaire à ce proventre et les larmes aux nous fallait des professionpos. Penses-tu pouvoir en discuter avec un professionnel du PMS de ton école ou avec un psychologue spécialisé nels. D’où cette collaboration yeux. Je pense à des cours dans l’adolescence ? Avec l’aide de cette personne et de tes avec parolesdados.be particuliers, étant donné que parents, vous pourriez réfléchir à un projet et envisager diChaque jour, ce site accueille verses pistes, comme un suivi psychologique pour te sentir je suis assez renfermée sur des questions, des témoisoutenue et reprendre confiance en toi. Le PMS pourrait moi-même. gnages anonymes de filles et organiser une réunion avec le corps professoral (et toi) pour réfléchir à des aménagements au sein de ton école garçons adolescents. Chaque jour, afin que tu t’y sentes mieux. Il existe aussi des services d’accrochage son équipe interdisciplinaire, composcolaire, qui s’occupent d’accompagner des jeunes en décrochage. Une prise en sée de médecins, psychologues, logopèdes, charge en ambulatoire dans un centre thérapeutique est aussi possible, il faut alors nutritionnistes, etc. y répond. Désormais, l’avis d’un pédopsychiatre. Si ton désir est d’avoir une scolarité à domicile, que tes avec eux, le Ligueur vous rapporte chaque parents sont d’accord et que tu motives ton projet, cela peut être mis en place, mois les réponses aux questions les plus mais il faudra peut-être passer par d’autres étapes avant d’y parvenir. Enfin, il existe également des professionnels qui viennent à domicile, ils font partie d’une ‘équipe posées par ces jeunes. mobile’. L’essentiel est que tu puisses te sentir comprise et accompagnée pour reprendre doucement confiance en tes compétences et ta force de vie.

EN PRATIQUE Vous aussi, vous avez une question, une réflexion qui vous tarabuste au sujet de votre ado ? N’oubliez pas de nous en parlez sur ados@ leligueur.be. L’équipe de parolesdados.be y répondra.

WEB Retrouvez l’ensemble des questions posées sur le ligueur.be

Cela a l’air difficile à vivre pour toi, de ne pas encore avoir tes règles à 15 ans et ne mesurer que 1m54... Tu dis vivre un enfer à l’école, que se passe-t-il ? Est-ce toi qui te compares aux autres et qui en souffres ? Ou reçois-tu des remarques ? As-tu l’impression d’être ‘en retard’ sur les autres ? En tout cas rassure-toi : si tu n’as pas encore tes règles, tu vas encore grandir jusqu’à la fin de ta puberté. Il est donc fort probable que tu grandisses encore bien de dix centimètres (ou plus !). Ne pas avoir ses règles à ton âge est tout à fait normal, elles arrivent en moyenne entre 12 et 16 ans et peuvent arriver même plus tard. Demande à ta maman à quel âge elle a eu les siennes : souvent les filles ont leurs règles vers le même âge que leur maman. Pourras-tu avoir cette patience-là ? Cela semble tellement long quand les choses ne se passent pas comme on le voudrait ! On dirait que tout cela te fait perdre un peu (beaucoup ?) de confiance en toi... As-tu des idées pour que cela se passe mieux pour toi à l’école ?

J’ai 15 ans et je fais 1m54. Je vis un enfer à l’école. Je n’ai pas encore mes règles et je veux vraiment prendre au moins dix centimètres, je ne veux pas avoir toujours cette taille en dernière année. Aidez-moi SVP.


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IL (ELLE) A ENTRE 6 MOIS ET 6 ANS :

COMMENT L’AIDER À GRANDIR

FACE aux

écrans à la

malbouffe

au

stress

Il y a vos questions très quotidiennes : comment arrêter ses pleurs ? Par quel légume commencer ? Il refuse de marcher… Autant de préoccupations qui jalonnent le parcours du tout-petit. Il y aussi des points d’inquiétude amplifiés aujourd’hui par le battage médiatique : peut-on encore éviter à ce même petit une assiette suspecte, un air pollué, le protéger des écrans et du stress ? Bref, comment l’aider à ne pas grandir de travers ? Réponses dans ce dossier. LE STRESS QUI FAIT MAL

On l’appelait le mal du siècle. C’était au siècle passé. Aujourd’hui, le stress continue à rythmer notre vie. Pas le bon stress qui nourrit notre moteur, mais celui qui nous consume et consume dans la foulée nos plus petits. Tels des éponges, ils absorbent nos tensions, sentent notre anxiété et, à leur tour, les expriment. Comment ? Peut-on en détecter les signes ? Chaque enfant manifeste le stress de manière particulière. Certains deviennent apathiques, d’autres au contraire sont surexcités. D’autres encore s’opposent à tout, tout le temps ou traversent les nuits, agités. Il y a aussi des petits qui sont tellement tendus qu’ils en perdent l’appétit ou qui se replient sur eux-mêmes, tournent le dos aux copains. Tout changement de comportement peut être un signe de stress. Mais attention à ne pas confondre les nouvelles manies liées à l’âge - la peur de l’autre vers 8 mois, la phase du non à 2 ans, les colères rouges à 3 ans… qui ne sont que des marqueurs d’une nouvelle étape dans le développement psychique de l’enfant. Si passer ses premières journées en crèche, rentrer à l’école maternelle, déménager, hériter d’un nouveau petit frère ou d’une nouvelle petite sœur, se retrouver au cœur d’une dispute entre maman et papa ou, pire, une séparation sont des événements qui souvent génèrent chez les petits de l’anxiété, il y a aussi le stress des adultes, celui pour lequel l’enfant n’a rien à voir mais qui le contamine malgré tout. Ce stress fait de petites choses - un embouteillage, la file à la caisse du supermarché, la soupe qui a brûlé, etc. - que l’on pourrait très bien apprendre à ignorer. Comment dépasser ces petits tracas qui empoisonnent la vie de tout le monde ? Les pages qui suivent vos proposent des pistes.

TRÊVE DE CONFISERIES

S’il n’y avait que les bonbons et autres sucreries à apprendre à éviter, passe encore. Mais, aujourd’hui, le

danger pour la santé bien au-delà de la petite carie se retrouve au cœur de notre assiette et partout autour de nous. Pesticides, perturbateurs endocriniens… Même l’étiquette bio ne rassure pas toujours. Et si derrière, il y avait une arnaque ? Car tout fait farine au moulin et tant pis si même les plus jeunes en pâtissent. Pourtant, les collectivités (crèches, écoles, etc.) proposent des petits plats qui ont pour la plupart beaucoup évolué. Le cahier des charges est sévère et même les grands noms des cantines industrielles comme Sodexo ont diminué les quantités de viande et sélectionné des légumes et des fruits de plus en plus souvent de culture biologique. Mais la méfiance règne, et des parents vont parfois jusqu’à adhérer à des courants de pensée qui sombrent dans l’irrationnel avec le risque de malnutrition pour leurs enfants. Là aussi, c’est le bon sens qui peut nous aider à choisir notre route. Et le Ligueur vous y invite dans ce dossier.

UN (É)CRAN PLUS LOIN

Troisième grande source d’angoisse : les écrans contre lesquels nous ne gagnerons plus. Ils sont là : reste maintenant à les gérer pour les enfants et pour soi aussi. Car, rappelons-le, les enfants grandissent par mimétisme aussi. Si papa ou maman est collé·e à l’ordinateur, difficile de dire au gosse de lâcher le sien. L’écran, c’est la Reine des neiges, Superman, c’est se rêver princesse ou superhéros, c’est se raconter des histoires. L’essentiel, c’est de choisir le moment où l’on y met le nez (pas deux heures avant de se coucher, le week-end et pas la semaine, à distance et pas à 5 cm de l’écran) et surtout de garder tout près des livres qui prennent le relais des écrans pour mener nos enfants encore plus loin dans la découverte du monde. Non, l’écran n’exclut en rien les livres et nos futurs internautes sont toujours friands d’histoires à raconter au moment du coucher. Profitez-en. Myriam Katz


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LE STRESS… À DÉTECTER Dans un monde de stressés. Voilà où nous sommes. Il y a la crèche, l’école, le boulot, les trajets, les microbes imprévus, la To Do à rallonge, le désordre qui colonise la maison et tant d’autres petits tracas du quotidien qui pèsent sur les courageux parents d’aujourd’hui. Heureusement, avec quelques pistes concrètes, on peut limiter ce stress et se découvrir de vrais héros du quotidien.

LA COURSE DU MATIN Alicia, maman de Tom, 2 ans « Ça commençait bien, pourtant. Un réveil en douceur, bien à l’heure et même des câlins. Mais au moment de s’habiller, tout a basculé. Tom voulait rester en pyjama. Pas question pour lui de s’habiller et encore moins d’aller à la crèche. J’ai essayé de lui expliquer, de l’amadouer. J’ai réussi à lui enfiler ses chaussettes, mais dès que j’ai eu le dos tourné, il en a profité pour se remettre pieds nus et s’agiter dans tous les sens. Je me suis mise à crier parce qu’on allait être en retard et que j’avais un entretien délicat au boulot ce matin. Ça c’est terminé en partie de catch : la force contre les cris. Je déteste ça. Finalement, il s’est laissé faire, hyper-triste pour la veste. Et dans mon stress, je lui ai coincé le menton en fermant sa tirette. L’horreur. »

Le Ligueur vous en dit plus Des pleurs ou de la mauvaise humeur le matin, ça peut arriver à tout le monde. À nos enfants aussi. Pour éviter de stresser un ourson mal léché, on peut anticiper. Préparer ses habits la veille pour gagner du temps et éviter des négociations matinales. Dresser déjà la table du petit déjeuner… et réfléchir à l’avance à ce qui pourrait être mis en place pour commencer la journée du bon pied pour toute la famille. Ø RESPIRER. « Au-delà des aspects pratiques et organisationnels à penser en amont, c’est notre état d’esprit qui est à travailler », explique Pascale Decorte, institutrice et instructrice de pleine conscience pour petits et grands. C’est sûr que quand on est de bonne humeur, le monde nous paraît beau. Et quand nous nous sentons stressés, il ne faut pas grand-chose pour que tout aille de travers. Une solution ? Respirer et ne pas se disperser. « Quand on met le manteau de son enfant le matin, on est pleinement avec lui dans ce moment et on l’encourage : d’abord ta main droite ici, puis ta main gauche… Vivre pleinement le moment évite de penser à l’heure qui file et à la réunion professionnelle qui nous attend. On se centre sur l’instant présent. C’est de la pleine conscience. Ça peut permettre d’être plus serein et plus clairvoyant. Évidemment, ce n’est pas

une baguette magique contre le stress. Mais c’est une pratique régulière à mettre en place, une habitude de respiration, de recentrage. Et quand l’habitude est installée, alors ça peut marcher aussi dans un moment de stress », ajoute l’institutrice. Ø EN CHANSON. Une joyeuse rengaine permet aussi de bien démarrer la journée : une chanson rigolote inventée ou pas, avec des gestes ou pas, qu’on chante pour se mettre en route le matin et qu’on peut même adapter avec humour à la météo ou au programme de la journée. On ne vous livrera pas notre petit air personnalisé, mais la méthode a été testée et validée !

À BOUT DU BAZAR Fred, papa de trois petits gars de 4 mois, 3 ans et 5 ans « Une maison avec enfants, c’est surtout du bazar partout. Le premier sème ses cartes Pokémon et ses accessoires Lego. Il a la flemme de ranger et ne montre pas du tout l’exemple au deuxième… qui décore la maison de ses dessins et bricolages ramenés de l’école ou de la garderie. Sans oublier ses mystérieux bouts de bâtons ou cailloux qui apparaissent un peu partout. Ouf ! Un bébé en plus et voilà que nous, parents, on n’a même plus le temps de ranger nos propres affaires. »

Le Ligueur vous en dit plus Pour dompter un désordre ambiant, une seule solution : trier, se débarrasser du superflu, puis trouver une place pour chaque chose. Le tri peut se faire avec les enfants, ils gardent ce qu’ils aiment et font de la place pour de nouvelles choses ou pour de l’espace de jeux. Pour se désencombrer, on donne, on jette ou on vend à une brocante de la Ligue des familles (liguedesfamilles.be > Activités Mouvement) ou même en ligne. Et puis, seulement quand on a diminué le nombre d’objets dans la maison, on peut alors les ranger. En attribuant une place pour chaque chose. En veillant à l’accessibilité des rangements pour les enfants. Pas question de demander de placer leur château fort tout en haut d’une commode. Non, le rangement doit être accessible, ce qui leur permet aussi d’être autonomes et de tout remettre en place eux-mêmes. Ø RANGER. Dès 1 an, on peut se mettre à ranger. À condition d’y aller progressivement et d’être accompagné d’un adulte. Quand l’enfant se met à marcher, il peut transporter des objets un à un et les mettre à l’endroit indiqué. Au début, ce sont surtout les parents qui rangent, bien sûr. Ils peuvent expliquer à l’enfant où placer chaque jeu et le féliciter quand il s’y met. Les enfants passent par une phase d’imitation et se mettront naturellement à ranger, comme leurs parents et avec eux.


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Vers 3 ans, plus besoin de tout faire ensemble, les enfants peuvent ranger un type de jeu pendant que l’adulte se charge d’un autre. À 4 ans et plus, à partir d’une consigne claire, l’enfant peut ranger seul. Demandez-lui de ranger son puzzle puis revenez quelques minutes plus tard pour le féliciter et passer à la mise en ordre… du petit train. Vers 6 ans, un enfant peut complètement ranger sa chambre, même si quelques rappels et félicitations sont toujours bienvenus.

PAS LE TEMPS DE JOUER Ikram, maman de trois enfants de 7 mois, 4 ans et 6 ans « On n’a jamais le temps de jouer ensemble. Ma fille me l’a reproché hier. Comme ça, sans prévenir. Elle n’a pas tort, nos journées sont minutées. Entre les repas à préparer, les devoirs à superviser, le rangement, les piles de linge qui s’entassent, les courses pour ravitailler la tribu, on a vraiment peu de temps pour jouer en semaine. Sauf le soir, parfois, mais alors on va dormir plus tard et le train-train du lendemain est tout chamboulé… »

Le Ligueur vous en dit plus S’il y a peu de temps à partager, savourons-le, bichonnons-le pour que ces quelques petits moments soient tellement bien qu’on ne retienne que ceux-là. À défaut de quantité, privilégions la qualité. Un vrai moment de complicité autour d’un livre ou d’un petit jeu, sans écran ni smartphone, ou simplement un gros câlin, ça fait tellement de bien ! Ø GARDER LE MEILLEUR. « Un petit rituel à mettre en place en fin de journée qui ne prend pas beaucoup de temps, c’est de se demander simplement : qu’est-ce qui a été chouette dans ta journée ? Et chacun répond en trois minutes : c’est quand on s’est couru dans les bras à la sortie de l’école, c’est le sourire de la dame à qui j’ai rendu sa carte de banque qui était tombée de sa poche... Évidemment, il ne faut pas en profiter pour faire une leçon à son enfant en lui disant, ‘C’est quand tu as rangé ta chambre ou été sage’. L’adulte doit vraiment jouer le jeu et se mettre au même niveau que l’enfant. C’est un moment de partage, d’authenticité. Et un bon entraînement à la pleine conscience aussi, on cultive et on partage la gratitude. On s’entraîne à remarquer de belles broutilles qui embellissent notre quotidien », explique Pascale Decorte. Ø CUISINER ENSEMBLE. Et au-delà de ce joli petit moment, on peut partager certaines tâches avec les enfants, même si elles se feront un peu plus lentement. Ils peuvent laver des légumes, couper les bouts des haricots avec des ciseaux, choisir les épices et herbes aroma-

tiques d’un plat, mélanger les ingrédients d’un cake salé et même lécher le plat pour faciliter la vaisselle ! Ø LES SENS EN ÉVEIL. « On peut aussi leur bander les yeux et leur faire deviner ce qu’on prépare, ajoute Pascale Decorte. Les jeux de Kim goût et Kim odeur, ça marche très bien avec les enfants et ça les entraîne à être le plus objectif possible. Ce qui aide pour plus tard. On peut aussi jouer sur le chemin de l’école : observer ce qui nous entoure, puis raconter ce qui nous a marqué. Être présent sur le chemin, tout simplement. Arrêter le mode pilote automatique pour être ici et maintenant avec son enfant. Et c’est bien plus facile pour les enfants que pour nous, d’ailleurs… »

SANS COUCHE NI FLAQUE Maria, maman de Yasmine, 2 ans et demi « Yasmine doit rentrer à l’école après les vacances de Pâques. Comme elle adore ses puéricultrices, les quitter risque d’être dur. Le pire, c’est cette propreté obligée. Pour l’instant, elle a encore un lange, même la journée. Je n’ose pas le lui enlever, j’imagine déjà les flaques de pipi partout sur les tapis. Yaya s’est déjà assise sur le petit pot, mais elle ne semble pas très intéressée. Elle ne se rend pas compte de l’enjeu. Moi, ça me stresse. Je n’ai pas envie qu’elle reste mouillée toute la journée à l’école. »

Le Ligueur vous en dit plus Si l’enfant est prêt, le passage des langes aux slips ou culottes peut être rapide. « Ça prend une semaine, parfois deux jours, raconte Nathalie, puéricultrice en classe d’accueil. Mais il faut

que les parents aient bien fait cette transition dans leur tête aussi. S’ils enlèvent les couches, ils doivent les enlever tout à fait, tout le temps et être prêts à tout moment à s’arrêter pour un pipi pressé, même en voiture ou dans un magasin ». Et pour savoir si l’enfant est prêt à franchir le cap, on l’observe. L’enfant peut se passer de langes quand il a acquis le contrôle de ses sphincters. Ça, ce n’est pas facile à observer. Mais cette acquisition coïncide avec la capacité à monter les escaliers sur deux pieds. Un enfant qui sait donc monter seul les escaliers est théoriquement prêt à passer sur le petit pot. Mettez-en un à sa disposition à la salle de bain ou aux toilettes. Posez-le dessus le matin, montrez-lui comment vous faites et laissez-le un peu courir les fesses à l’air ou en culotte. Qu’il puisse sentir au moins ce qui se passe quand il se lâche. Ø UNE ATTITUDE. Dans tous les cas, restez cool et familiarisez l’enfant avec le pot en douceur, dès qu’il en exprime l’envie. « Les parents y pensent souvent tard, à une semaine de la rentrée et c’est la cata, car ils sont stressés et leur enfant est brusqué. Or, ça doit se faire de manière fort relax. On peut d’abord présenter le pot sous forme de jeu, laisser l’enfant s’asseoir dessus. Ça ne doit surtout pas devenir une contrainte, on ne doit pas forcer l’enfant. Il faut profiter d’une période tranquille, comme les vacances, pour adopter le petit pot », poursuit la puéricultrice. Et puis, si jamais à la rentrée votre enfant ne contrôle pas encore bien ses sphincters, repoussez, si vous le pouvez, son entrée à l’école ou parlez-en à son instit. Elle se montrera peutêtre compréhensive ou vous dira honnêtement si elle peut gérer cela dans sa classe ou pas.


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Ø UNE TENUE. Dernier conseil avant la rentrée : mettez-lui une tenue qu’il peut enlever facilement comme un pantalon à élastique. Évitez les braguettes, les salopettes et les jupes à froufrous qui traînent partout. Avec en bonus des vêtements de rechange à sa taille glissés dans son sac.

BESOIN DE SOUFFLER Carole, maman de Jeanne, 5 ans « Avoir un enfant, c’est prenant. Surtout que j’élève seule ma fille. Gérer un job à côté, c’est galère, parce que forcément, j’arrive parfois en retard et je dois m’absenter quand elle est malade. Je n’ai presque plus le temps de voir mes copines parce que je ne sais pas à qui confier ma fille. Le week-end passé, pour mon anniv’, les copines m’ont offert une après-midi bienêtre au sauna. J’ai emmené ma fille avec moi ! C’était chouette, mais parfois, j’aimerais souffler sans elle aussi. »

Le Ligueur vous en dit plus Dur, dur, l’équilibre à trouver entre du temps pour soi et du temps pour nos petits monstres. Surtout, si on n’a pas de relais. Mais ça vaut la peine d’en chercher et d’en trouver, pour recharger nos batteries et être mieux avec nos enfants aussi quand on les retrouve. Ø LÂCHER. Mais avant de trouver la personne de confiance qui prendra soin de nos enfants en notre absence, il faut lâcher prise. Accepter que cette autre personne ne fasse pas tout comme nous. Ses règles seront sûrement différentes des nôtres. Mais ce n’est pas si grave, à nous de la briefer sur l’essentiel et de faire confiance à nos enfants. Ils comprennent très vite que le cadre et les règles varient selon le lieu ou la personne qui les entoure. Ø MAMY. Traditionnellement, on se tourne vers nos proches pour demander un peu de soutien : les grands-parents, un oncle ou une tante de l’enfant, parfois même une amie ou une voisine.

RENDEZ-VOUS

Si vous voulez être bien informé·e·s et ne pas craquer, la Ligue des familles organise des conférences sur le burnout parental : l’éviter et s’en sortir. ff À Genappe, le 12 mars à 19 heures (salle du conseil communal), ff À La Louvière, le 15 mars à 20 heures, (Maison du Tourisme et des Associations), ff À Verviers, le 27 mars à 20 heures (salle de l’Harmonie). Infos et inscriptions sur liguedesfamilles.be

Demander ne coûte pas grand-chose. Et certains pourraient vous surprendre en organisant de chouettes activités avec vos enfants. Ø NOUNOU. À défaut d’un entourage présent, on engage un·e pro. Via le service baby-sitting de la Ligue des familles, par exemple (à retrouver sur liguedesfamilles.be). Ø SOLIDARITÉ. Et puis, quand l’enfant grandit, on peut même compter sur ses amis. Chacun s’invite à dormir à tour de rôle. Les enfants adorent et ça permet aux parents, solos ou pas, de souffler de temps en temps.

L’HORREUR DES MAGASINS Sandrine, maman de Hugo et Zélie, 3 et 4 ans « Souvent, je fais des petites courses avec mes enfants juste après l’école, pour ne pas venir les chercher trop tard à la garderie. Le problème, c’est qu’ils sont trop tentés par les jeux, les sodas… et n’hésitent pas à déclencher une crise pour obtenir gain de cause. Du coup, j’essaye de faire les courses en speed en les mettant dans la charrette pour éviter qu’ils n’attrapent des choses ou ne partent en courant dans le magasin. »

Le Ligueur vous en dit plus Après une journée d’école, les enfants sont souvent fatigués. Ils se sont dépensés, ont été

sollicités, ils se sont peut-être même disputés avec leurs copains… Parfois, ils n’ont qu’une seule envie : exploser. Juste pour déverser leurs frustrations de la journée. Chez les bébés, on remarque souvent que la fin de journée est propice à des pleurs. Chez les plus grands, la période de l’après-16h reste délicate. Alors, si on peut se poser un instant pour écouter et rassurer nos enfants, ça leur fera sûrement le plus grand bien et ça annoncera peut-être même des heures à venir plus sereines. Ø ESSAYER. Et pour les courses, ça vaut la peine de tester différentes formules. Un papa nous raconte qu’il fait ses courses le vendredi soir quand ses enfants dorment. Juste avant la fermeture, il y a peu de monde dans le magasin et pas de cris d’enfants dans le caddy. Un autre nous confie qu’il fait ses courses en ligne pour ne pas avoir à perdre du temps dans le magasin. Chaque enseigne de supermarché a développé son service de courses en ligne. Et certains vont plus loin en livrant à domicile. Ø DES RÈGLES. Pour faire les courses avec vos enfants, préparez votre liste de courses à l’avance et fixez les règles. Vous pouvez même confier une mission à chaque enfant et leur demander de retenir un ou deux aliments que vous venez chercher. Ils seront focalisés sur leur tâche et se laisseront un peu moins tenter par les autres produits. Ça ne marche pas à tous les coups, mais ça vaut la peine d’essayer.


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LE LIGUEUR N°5

LA MALBOUFFE ? PAS SEULEMENT À L’ÉCOLE Oh oui, pourvu qu’ils grandissent en bonne santé, nos petits chéris ! Bien sûr, il y a les maladies, les bobos et les microbes qu’on ne voit pas toujours venir. Mais si on peut déjà leur éviter d’avaler trop de cochonneries et les éloigner de la pollution, on est déjà dans le bon. Y’EN A MARRE DES BONBONS !

Florence, maman de Lily, 3 ans

« Ma fille est rentrée à l’école. Le plus gros changement pour nous par rapport à la crèche, c’est son alimentation. On se prend la tête, jour après jour, pour organiser la gourde et les collations et, malgré ça, on se rend compte qu’elle mange n’importe quoi à l’école. Elle boude sa soupe à midi et troque ses fruits et collations saines contre des bonbons collants aux couleurs douteuses amenés par ses copines. Le week-end, on essaye de compenser en mangeant plein de fruits et de légumes, mais à la moindre festivité, rebelote. Elle revient avec un sachet rempli de bonbons alors qu’elle a déjà passé son après-midi à se goinfrer de sucreries. Cerise sur le gâteau, elle commence à avoir mal aux dents ! C’est possible d’avoir déjà une carie sur une dent de lait ? ».

Le Ligueur vous en dit plus L’attractivité des bonbons, dur, dur d’y résister pour nos petits gourmands. Même les dentistes interrogés sur le sujet nous ont confié qu’il était pratiquement impossible de les interdire complètement à nos enfants. Alors, pour limiter la casse dentaire, quelques petits trucs.

Ø ORGIE. Tant qu’à manger des sucreries, mieux vaut faire une grosse orgie, en une fois, plutôt que de déguster un seul bonbon chaque jour. Après le régal, on avale et on fait travailler la salive pour qu’elle commence à nettoyer les impuretés collées aux dents. Et pour accélérer le nettoyage, rien de tel qu’un grand verre d’eau juste après les bonbons. Ø JUS DE FRUITS. Autre bon réflexe pour épargner les dents de nos enfants : supprimer ou réduire au maximum les jus de fruits. Ils sont bus tellement vite que le sucre qu’ils contiennent se colle partout dans la bouche et sur les dents. Préférez donc un fruit frais pour les vitamines. Sa mastication stimule la salivation et donc le nettoyage de la bouche. Ø BROCHETTES. L’avantage des fruits, c’est qu’ils plaisent souvent à tous, pour les collations comme pour les anniversaires ! Avant le traditionnel gâteau, vous pouvez proposer des brochettes de fruits arc-en-ciel ou laisser des fruits secs à la disposition des grignoteurs. Attention : ne pas donner de fruits secs avant 4 ans pour éviter les étouffements ou alors les découper en petits morceaux. Ø ÉCOLE. Certaines écoles font même des sucreries leur combat. Elles interdisent les jus, sodas et bonbons, instaurent des jours de collation saine. D’autres écoles proposent aux

parents d’apporter à tour de rôle une collation fruitée ou faite maison pour toute la classe. Comme ça, pas d’échanges, ni de disputes possibles à la récré. Chaque estomac est rempli de bonnes choses et c’en est fini des tracas au quotidien… à condition de ne pas oublier son tour ! Ø DENTISTE. Enfin, deux bons réflexes à avoir. Un brossage des dents minutieux le soir avant de dormir et une visite annuelle chez le dentiste avec votre enfant dès ses 2 ans ou avant, si une dent vous paraît suspecte (couleur, douleur…). L’avantage, dans notre pays, c’est que, pour les moins de 12 ans, les soins dentaires sont gratuits.

LE BROCOLI PAS TRÈS GENTIL Anabele, maman de Jacob, 2 ans « Mon fiston a une alimentation très sélective pour l’instant. Il boycotte les légumes et veut encore et toujours plus de viande. Il daigne manger des pommes de terre et des féculents, mais pas de brocoli, ni de courgette, ni de tomate… Le seul légume qu’il mange, c’est le concombre. On craint des carences, à la longue. »

Le Ligueur vous en dit plus Comment faire déguster des panais et de la soupe de potiron à nos enfants qui ne rêvent que de pâtes au ketchup ? Pas simple, surtout vers 2 ans, quand l’enfant explore la puissance du « NON ! » à toutes les sauces. 2 ans, c’est aussi l’âge de la néophobie, la peur de ce qui est nouveau, de ce qu’on ne connaît pas encore, d’un nouvel aliment. Heureusement, cette période cesse un jour. Et en attendant, on peut proposer une alimentation variée à notre petit·e gourmand·e. Le secret réside dans une sacrée dose de patience et un brin d’imagination. De la patience pour ne pas se décourager et réessayer encore et encore. Une grimace face à un plat d’aubergines ne signifie pas que votre enfant les détestera pour toujours. Les goûts changent et évoluent.


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7 MARS 2018

Ø RE-GOÛTER. Certains enfants ont besoin de goûter plusieurs fois un aliment avant de l’apprécier, jusqu’à vingt fois pour certains, nous assure une diététicienne. Parfois, c’est la forme ou l’assaisonnement qui ne plaît pas. À vous de varier les plaisirs en diversifiant la cuisson, la recette ou la présentation des légumes. Cuisez-les une fois à la vapeur, la fois suivante au four, plus tard à la poêle. Coupez-les en cubes, en frites, en forme de fleur ou en montagne de purée et, surtout, faites participer l’enfant à la préparation des repas. Il peut laver les légumes, les manipuler et sentir leur odeur, c’est déjà une invitation à les goûter. Ø QUANTITÉS. Pour les quantités, par contre, il y a des quotas conseillés. Ils sont connus : 10 grammes de protéines par année de l’enfant. À 2 ans, 20 grammes de viande, poisson ou œuf par jour suffisent. Si l’enfant mange trop de protéines, ce n’est pas bon pour les reins, il aura besoin de boire plus d’eau et risque de se réveiller la nuit pour étancher sa soif. N’obligez jamais un enfant à terminer une assiette qu’il n’a pas remplie lui-même. Servi trop généreusement par un adulte qui a faim, il risque de se sentir obligé de manger ce qu’il a devant lui, au détriment peut-être de ses réels besoins, ce qui peut le mener au surpoids. L’idéal, c’est de le laisser se servir lui-même car il est le mieux placé pour évaluer son appétit. Dès 3 ans, cet exercice est possible ! Ø LAIT DE CROISSANCE. 2-3 ans, c’est l’âge où, du jour au lendemain, il n’aime plus rien sauf l’un ou l’autre aliment. On comprend que les parents s’inquiètent. A-t-il tous les nutriments pour bien grandir ? Rassurez-vous, tant qu’un enfant boit ses 400 à 500 ml de lait de croissance, il aura ses doses de fer, de zinc… et les éléments essentiels dont il a besoin. Ce lait se boit jusqu’à 3 ans environ, mais dans une tasse, plus au biberon.

LA POLLUTION À HAUTEUR DES POUSSETTES

Anne-Laure, maman de jumeaux de 1 an

« À pied ou à vélo, on prône la mobilité douce pour éviter de trop polluer nos villes. Problème : les pots d’échappement des voitures continuent de cracher leur gaz puants et ce sont nos petits trésors en poussette qui respirent cela à pleins poumons lorsqu’on se faufile dans la circulation. Pas étonnant que le nombre de bronchiolites et d’asthmatiques augmente ! »

Le Ligueur vous en dit plus C’est vrai, les enfants sont particulièrement vulnérables à l’impact des particules fines et du dioxyde d’azote rejetés par les voitures. Une mini-consolation, quand même, pour les cyclistes et piétons : ils respirent un air moins pollué que les automobilistes.

« Si les enfants étaient dans une voiture, ce serait pire, déclare Joeri Thijs, de Greenpeace. L’air respiré à l’intérieur d’une voiture est plus pollué que celui qu’on respire lorsqu’on se balade à pied à l’extérieur. Et si la voiture est coincée dans un embouteillage, c’est plus grave encore car l’air envoyé par la soufflerie a été happé près du pot d’échappement de la voiture qui la précède ». Voilà déjà au moins une bonne raison de continuer notre course poussette du matin ou notre tour en bakfiets pour poser nos enfants à l’école. Mais ce n’est pas tout ! Ø AUX ABRIS ! En attendant qu’on remplace les voitures par des tapis volants, d’autres gestes conseillés par Greenpeace permettent d’éviter que nos petits ne respirent trop de particules fines lors des balades en ville. Lorsque vous marchez sur un trottoir, avancez plutôt du côté des maisons et pas près de la rue et des voitures en circulation. Cette petite distance mise entre les pots d’échappement et vous permet de respirer un air un peu moins pollué. Idem à un carrefour. Lorsque vous attendez que le feu passe au vert pour traverser, éloignez-vous de la chaussée, l’air respiré n’en sera que meilleur. Autre conseil encore, valable pour les cyclistes aussi : évitez les grands axes forts fréquentés par la voiture et privilégiez les trajets qui passent par des petites rues, même si ça prolonge le parcours d’une ou deux minutes.

LA MARCHE LOIN DES PESTICIDES

Olivier, papa d’Oscar et Violette, 13 mois et 4 ans « En semaine, on fait souvent le tour du quartier avec le petit en poussette et la grande qui file en draisienne. Si on sort Oscar de la poussette, il fait deux-trois pas, puis ramasse des mégots, joue avec les boîtes aux lettres et finit à quatre pattes sur le trottoir au milieu des crottes. Dès qu’on peut, on file au vert prendre l’air. On espère qu’un grand espace lui donnera plus envie de marcher. Sauf qu’avec les pesticides propulsés dans nos campagnes, on ne sait plus trop où aller pour faire gambader nos gamins. »

Le Ligueur vous en dit plus Quelle bonne idée, de prendre en direct de la vitamine D sous le soleil, même pâlot, de notre pays ! Pour trouver son équilibre sur deux roues, rien de tel qu’un grand espace aéré (et sans voiture !). Pour la marche, ça s’explore… pas à pas. Et ça commence souvent chez soi, contre un mur, en s’appuyant sur la table basse, en donnant la main ou les doigts de papa… Une fois l’équilibre trouvé et les petits pieds synchronisés, votre enfant voudra certainement explorer son univers vu d’un peu plus haut. C’est le moment de faire le tour de votre intérieur pour vous assurer que votre petit n’ait pas accès à des objets ou produits dangereux pour

lui. Et puis surtout, vous pourrez le sortir de la poussette lors de promenades au grand air. « Ce serait faux de croire que la campagne est polluée partout et pleine de pesticides. Certains coins proposent de l’air pur », rassure d’emblée Joeri Thijs, expert de la qualité de l’air chez Greenpeace. On n’a pas trouvé de carte répertoriant les coins les moins pollués de Belgique et la saison des épandages a repris depuis fin janvier (sauf les jours de neige). Alors, si comme Olivier, vous voulez être sûr·e de respirer de l’air pur, filez en forêt, de belles balades vous y attendent. Les poussettes ne passent pas toujours, mais il y a moyen de s’arrêter en chemin pour ramasser des trésors ou même faire des cabanes et ça, c’est vraiment top.

ZOOM

LES ÉTAPES AVANT LA MARCHE Ramping, pattes, assis et puis debout. La motricité est préprogrammée au niveau cérébral. Tout petit, il commencera sur le dos, basculera ensuite sur le côté puis sur le ventre. Ensuite, il roulera du dos au ventre et du ventre au dos, avant de ramper et progressivement se mettre à quatre pattes. C’est à partir de cette position-là qu’il pourra s’asseoir tout seul en équilibre et sans coussin pour le caler. Après, il se mettra à genoux et puis debout. Pour l’accompagner dans cette évolution, n’oubliez pas de veiller à la sécurité de l’environnement de votre enfant et encouragez-le dans ses essais, parfois vains, parfois frustrants mais finalement toujours payants.

EN SAVOIR+

Pour les professionnels, un colloque dédié à l’enfant en excès de poids est organisé le 23 mars au CERIA d’Anderlecht par le CEDE (le club européen des diététiciens de l’enfance). Infos et réservations : cedenutrition.org > Journées d’études du CEDE.


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LE LIGUEUR N°5

ZAPPER LES ÉCRANS À la gare ou en rue, les publicités s’animent et captivent déjà nos marmots en poussette. Dans la poche ou dans la main, notre smartphone est toujours prêt à être dégainé. À la maison, l’ordi et la télé sont bien incrustés. Et au milieu de tous ces écrans, nos enfants. Alors, dans ce monde ultra-numérisé, comment bien connecter nos enfants ? Éric Willems, chercheur au département Technologie et Éducation de l’UNamur, balise le parcours avec nous.

Ø LE CADRE. « Le problème, c’est que, souvent, on se pose trop tard la question de la place que prend le numérique, déclare notre spécialiste. On se pose la question quand il prend déjà une place démesurée. Alors qu’on devrait raisonner à l’envers, on devrait cadrer l’outil numérique dès le début. La réflexion doit être faite avant l’introduction de l’objet dans la maison. Pour toutes les autres activités, il y a une gestion. La psychomotricité, c’est de telle à telle heure, tel jour, par exemple. Mais parce que ce sont des nouvelles technologies et que l’adulte se sent disqualifié, il n’y a pas de gestion. Pour moi, la posture parentale à adopter face aux écrans, c’est d’être très restrictif au début et ouvrir petit à petit ». Donc, avant 3 ans, on éteint les écrans, le plus possible.

IL S’ENNUIE SANS TABLETTE

« La télé, on n’en abuse pas, mais c’est tellement pratique. Le soir, je suis seule avec les enfants, alors pour baigner Félix et préparer le souper, je mets un dessin animé à Manon. J’essaye d’en choisir un doux parce que c’est une sensible qui ne dort pas très bien. J’ai peur qu’elle fasse des cauchemars si je lui mets n’importe quoi. »

Perrine, maman de Jules, 2 ans et demi « Ça a commencé dans la salle d’attente du docteur. Jules ronchonnait, rouspétait, s’ennuyait et faisait beaucoup de bruit. Quand il a vu sa photo sur ma tablette, il s’est tu, surpris et concentré. Je lui ai montré des photos. Rien de bien méchant. Puis des petites vidéos. Il était tellement focalisé qu’il ne faisait plus de bruit tant qu’il avait la tablette devant lui. Depuis, il la réclame de plus en plus souvent. »

Le Ligueur vous en dit plus Bonne idée ou pas de calmer un bébé devant un écran ? On s’en doute, la réponse est plutôt non, surtout avec un si petit. Il a tant de choses à expérimenter et à découvrir avant de s’attacher aux écrans.

Ø L’EXPLORATION. Sans écran, on offre la possibilité à nos loulous d’explorer leurs corps, d’affiner leur motricité, de développer leur langage… et même de s’ennuyer. « Parce qu’il n’a pas l’habitude de s’ennuyer, on préfère surstimuler un enfant. Or, c’est important qu’il s’ennuie. Ainsi, il peut développer sa créativité », assure Éric Willems. Et si votre petit est vraiment trop bruyant chez le docteur quand il s’ennuie, vous pouvez toujours garder dans votre sac un petit livre à lui raconter.

LE PETIT DESSIN ANIMÉ DU SOIR

Stéphanie, maman de Félix et Manon, 1 an et demi et 3 ans

Le Ligueur vous en dit plus Des problèmes de sommeil après une exposition à un écran ? Notre spécialiste du sommeil des enfants, Geneviève François, le confirme : « Les écrans perturbent le sommeil des petits. Ils sont très stimulants et très néfastes pour le sommeil. Les écrans maintiennent le cerveau en activité et la lumière de l’écran envoie un signal à la rétine qui dit : ‘C’est la journée, pas l’heure du dodo’ ». Normal qu’un enfant ait du mal à s’endormir après un petit dessin animé. Comme nous après une bonne série, d’ailleurs.

Ø DEUX HEURES. Pas assez de sommeil, c’est aussi un facteur de risque d’obésité. « Il faut absolument éviter de mettre un enfant devant un écran dans les deux heures qui précèdent le coucher, poursuit la pédiatre. Pas de télé juste avant le coucher. Et encore moins de tablette ou de smartphone. C’est pire encore, car ils se trouvent tout près de la tête de nos petit·e·s. Ils peuvent difficilement regarder ailleurs et sont complètement happés par cet écran ». Ø UNE HISTOIRE. Avant d’aller dormir, mieux vaut privilégier un rituel à base de chansons ou d’histoires. Faites du coucher un moment de qualité, choisissez un chouette petit rituel du soir, sans écran, qui sera un moment de tendresse et de complicité à partager. Un moment de réassurance aussi, après la longue journée de votre petit·e.

LA CONSOLE DU GRAND FRÈRE ET LA MUSIQUE DE MAMAN Marc, papa de Victoire et Théo, 1 et 14 ans « Notre poupette de 1 an grandit avec les écrans. On pourrait difficilement faire autrement, elle a un grand frère qui passe son temps devant sa console et une maman qui met des chaînes musicales à la télé. Quand je suis là, je diminue le son et j’ai placé le parc de la petite derrière le fauteuil pour éviter qu’elle soit tout le temps scotchée à l’écran. »


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7 MARS 2018

Le Ligueur vous en dit plus Réaménager son espace de vie pour protéger son petit des écrans, c’est déjà une bonne idée. L’idéal serait même de les éteindre quand un moins de 3 ans se trouve dans la pièce. Parce qu’un flux continu d’images, c’est très prenant pour un petit enfant. Ø IRRITABILITÉ. « Entre 0 et 3 ans, il faut bannir les écrans, c’est un principe de précaution. Aucune étude ne montre un seul point positif à mettre un si jeune enfant en contact avec un écran. Alors que différentes études démontrent des troubles de la concentration et de l’irritabilité à cause des écrans », précise Éric Willems, spécialiste des TIC. Ø TROP VITE. « Un enfant de moins de 3 ans n’a pas les capacités cognitives pour faire face à un flux d’images, poursuit le chercheur. Seul 10 % du contenu est perçu par un tout-petit. Il n’a qu’une compréhension parcellaire ou une incompréhension des images qui défilent devant lui. Le lien narratif n’est pas perçu. Or, c’est une compétence ultra-importante pour un enfant. L’enfant doit pouvoir se raconter. » Ø 3 ANS. Un moins de 3 ans bouge souvent devant un dessin animé, il est irrité, s’enfuit, met de la distance avec l’écran, il est dans une tension physique. Il ne fait pas encore la différence entre le réel et le fictif. Entre 3 et 6 ans, ça change, l’enfant est cognitivement prêt à découvrir le monde des écrans. Mais il lui faut du temps pour apprivoiser et comprendre un dessin animé. « Quand un enfant demande à voir et revoir encore et encore la même chose, c’est pour comprendre toute l’histoire, assure Éric Willems. Pour les 3-6 ans, il faut privilégier un contenu d’images qui soit reproductible. C’està-dire un dessin animé qu’on peut arrêter et revoir ». Et idéalement, un adulte se trouve à côté de l’enfant la première fois qu’il regarde un dessin animé. Si l’enfant est agité, on peut faire une pause, revenir un peu en arrière et discuter de ce qu’on vient de voir. « Les parents doivent retrouver un rôle éducatif par rapport aux médias. Ils doivent investir les nouvelles technologies et ne plus dire que c’est un espace qui appartient à l’enfant », précise encore le chercheur. Et pour les grands accros aux écrans ? On ne va pas leur interdire la console ou la télé mais plutôt leur proposer de postposer les moments d’écrans ou de les limiter dans le temps. La console peut être déplacée loin des yeux du bébé et la musique s’entend même sans image à l’écran. Courage, votre bout de chou grandira vite. Il se développera d’ailleurs plus rapidement sans écrans !

LE SAMEDI, C’EST TÉLÉ ! Gaëtano, papa, de deux filles de 4 et 6 ans « Le week-end, on aime être cool et cocooner tranquille. Pour faire des siestes en amoureux, on a instauré les samedis dessins animés pour les filles. On a la paix pendant deux heures. Et les filles sont plutôt contentes. C’est presque devenu leur activité principale du week-end. Ça changera peut-être avec le printemps, mais pour l’instant, elles ne veulent plus trop se balader ou sortir. Elles deviennent de vrais petites geekettes »

Le Ligueur vous en dit plus Un bon dessin animé blotti dans le fauteuil, c’est clairement chouette par froid polaire. Mais il y a d’autres plaisirs à découvrir en famille : se rassembler autour d’un jeu de société, visiter une expo, voir une pièce de théâtre dont on pourra discuter après, se balader à vélo, aller à la bibliothèque ou dans une plaine de jeux. Et pour trouver une chouette idée, filez sur leligueur.be à partir du vendredi midi : les meilleures activités du week-end y sont présentées âge par âge. Ø GO. Reste à décoller les troupes du canapé. Pour remplacer un écran, il faut se montrer plus intéressant qu’un écran. Donc, oui, il faut parfois donner de sa personne pour motiver les enfants à sortir. Mais une fois dehors, ils ne voudront plus rentrer tellement ils s’amusent. Pareil pour les jeux de société, peu résistent au plaisir d’un Time’s Up Kids, à un mémory ou à une danse des œufs quand c’est joué en famille. Et pour vous guider dans le choix des jeux de société, toujours la même adresse en ligne : leligueur.be, rubrique coups de cœur.

EN PRATIQUE

UNE BONNE… ET UNE MAUVAISE IDÉE Les applis baby friendly Elles se revendiquent pédagogiques ou ludo-éducatives, peu importe, fuyez-les, ces applis pour tout-petits ! En vrai, les applis pédagogiques sont un piège avant 6 ans. L’enfant apprend toujours plus et mieux dans l’interaction et l’échange avec une vraie personne. Il ne musclera pas mieux ses doigts avec une tablette et n’apprendra pas à parler avec un écran non plus. « Un enfant perd en moyenne huit mots de vocabulaire par heure passée devant la télé, car il n’est pas confronté à de nouveaux mots. Le nombre de mots utilisés dans les dessins animés ou applis pour petits se limite à 4 000 environ, ce qui est très peu », déclare le chercheur de l’UNamur. Les jeux symboliques Jouer à la poupée, aux Lego, Playmobil ou avec toute autre figurine… c’est fondamental pour l’enfant. Le jeu symbolique lui permet d’avoir accès à son imaginaire, de jouer aux gentils et aux méchants et, surtout, de faire la différence entre ce qui se passe pour de vrai et ce qui se passe pour de faux. Quand les enfants s’inventent un monde et qu’ils se racontent des histoires, ça peut parfois durer, durer… et beaucoup les amuser ! Dossier réalisé par Estelle Watterman Photos Bea Uhart


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LE LIGUEUR N°5

DES ALLOCATIONS FAMILIALES APRÈS LES ÉTUDES ?

Les jeunes ne trouvent pas toujours un boulot tout de suite. Or, ils n’ont pas droit au chômage avant un certain temps. Ils doivent d’abord faire un stage d’insertion professionnelle de douze mois. Mais douze mois sans revenus, c’est long ! Heureusement, ils peuvent, à certaines conditions, garder leurs allocations familiales.

… AU PLUS VITE ! Jusqu’à 18 ans, le jeune a droit aux allocations Le jeune doit donc être inscrit comme demanfamiliales sans condition. Entre 18 et 25 ans, il peut garder ses allocations familiales pendant ses deur d’emploi (Forem en Région wallonne, Actiétudes. Il doit suivre des études ou une formation ris à Bruxelles, VDAB en Région flamande, ADG pour un total de minimum 27 crédits par an (aten Région germanophone). Si le jeune termine ses études tention, il y a des règles particuDes allocations en première session au mois lières pour certaines formations). De plus, il ne peut travailler que familiales pendant de juin, il doit s’inscrire comme d’emploi pour le de façon limitée : maximum le stage d’insertion : demandeur 1er août au plus tard. S’il s’ins240 heures par trimestre, sauf pendant le trimestre d’été entre oui, mais à certaines crit avant cette date, son stage deux années d’études, où il peut d’insertion ne commence que le conditions travailler tant qu’il veut. Pen1er août. Si le jeune termine ses études en seconde sesdant le trimestre d’été de la fin de ses études, il peut travailler maximum 240 heures. sion, il doit s’inscrire le lendemain de son dernier examen ou le lendemain du dépôt de son mémoire. S’INSCRIRE COMME DEMANDEUR D’EMPLOI… Si le jeune arrête ses études en cours d’année, Que se passe-t-il après les études ? Le jeune il doit s’inscrire au plus vite. Il doit demander a encore droit aux allocations familiales juste à l’école une attestation de fin d’études et l’enaprès ses études, pendant son stage d’insertion professionnelle. Il doit pour cela remplir pluvoyer à la caisse d’allocations familiales. Attention : si le jeune n’est pas inscrit comme sieurs conditions : demandeur d’emploi, il n’a pas droit aux alloca• être inscrit comme demandeur d’emploi ; • ne pas avoir fini son stage d’insertion profestions familiales après ses études. Il a donc intérêt à s’inscrire au plus vite, pour sionnelle (donc ne pas recevoir d’allocations faire démarrer son stage d’insertion professiond’insertion) ; • avoir moins de 25 ans ; nelle et garder ses allocations familiales. • ne plus être soumis à l’obligation scolaire ; • avoir achevé une formation (études, apprenET S’IL S’INSCRIT TROP TARD ? Si le jeune ne s’inscrit pas immédiatement après tissage, etc.) ; ses études, mais le fait plus tard, il a droit aux • ne pas avoir pas refusé un travail convenable ; allocations familiales à partir du premier jour du • ne pas percevoir plus de 541,09 € bruts par mois qui suit son inscription, mais uniquement mois (revenus professionnels et de remplacepour le reste du stage d’insertion « théorique ». ment confondus, montant indexé régulièreDonc, il aura des allocations familiales uniquement - ici au 1er juin 2017). Peu importe que le jeune vive encore chez ses ment jusqu’à la fin de la période de douze mois à parents, qu’il vive seul, en kot ou en colocation. partir de la date à laquelle son stage aurait débu-

té, s’il s’était inscrit directement après ses études. Par exemple, un jeune termine ses études en juin 2018. Il devrait normalement s’inscrire avant le 1er août, et son stage devrait commencer le 1e août 2018 et se terminer le 31 juillet 2019. S’il ne s’inscrit que le 11 octobre 2018, son stage commence le 1er novembre 2018 et se termine le 31 octobre 2019. Mais il n’aura droit aux allocations familiales que jusqu’au 31 juillet 2019. SI LE STAGE D’INSERTION SE PROLONGE À la fin des douze mois de stage d’insertion, le jeune peut recevoir des allocations d’insertion (chômage sur base des études) à certaines conditions. Il faut notamment qu’il ait obtenu deux évaluations positives de la part du Forem en Wallonie ou Actiris à Bruxelles et qu’il ait moins de 25 ans. Si le jeune n’a pas eu deux évaluations positives, son stage d’insertion est prolongé. Le paiement de ses allocations familiales est aussi prolongé, si le jeune mène une procédure de suivi avec le Forem ou Actiris (entretiens d’évaluation pour vérifier sa disponibilité pour le marché de l’emploi). Certains événements peuvent prolonger le stage d’insertion professionnelle, comme par exemple les jours de maladie. D’autres jours sont pris en compte pour le stage, notamment les jours de travail salarié avec paiement de cotisations de Sécurité Sociale. Florence Cols, juriste - Asbl Droits Quotidiens

EN SAVOIR + Pour plus d’informations : onem.be > feuille info T 35.

D’AUTRES QUESTIONS ? Consultation juridique gratuite pour les membres de la Ligue des familles, chaque mercredi entre 9h et 16h30 au 02/507 72 11.


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LE LIGUEUR N°5

UNE PISTE POUR SOIGNER LES TROUBLES DE L’APPRENTISSAGE

Lenteur, mots oubliés, manque d’attention… nombre d’enfants rencontrent ces difficultés durant leur scolarité sans qu’on en trouve la cause. Des thérapeutes sont allés voir du côté des réflexes archaïques pour tenter de trouver des solutions.

EN SAVOIR + ff reflexesarchaiques-sourcedumouvement.over-blog.com ff afrem.org : le site de l’Association française réflexes et mouvements. Renseigne notamment les (rares) conférences ayant lieu en Belgique et les (tout aussi rares) thérapeutes belges spécialisées. ff À lire : Maman, papa, j’y arrive pas, Colette Maisonneuve (Quintessence).

DE QUOI S’AGIT-IL ? Élise mémorise avec d’énormes difficultés. Elle In utero ou juste après la naissance, tout bébé n’arrive pas à se concentrer, à rester attentive. fait différents mouvements totalement involonPour elle, impossible de noter ce que dit le professeur : soit elle écoute, soit elle écrit… Pourtaires : il suce, il agrippe, il marche quand on le tient debout… Il s’agit là de réflexes dits « artant, elle est intelligente et de bonne volonté. Adrien, lui aussi, a d’importantes difficultés chaïques » ou « primitifs ». Pourquoi se manid’attention. En classe, il est festent-ils ? Parce que si toutes affalé sur son bureau ou bien il les parties du cerveau du bébé Les mouvements appuie la tête sur l’avant-bras. bel et bien, elles ne réflexes permettent existent Son écriture est irrégulière, ses sont pas encore correctement le développement résultats scolaires décevants. connectées. Ces mouvements Il est intelligent, mais on le réflexes permettent le dévelopdes fibres croit paresseux : il devrait se pement des fibres nerveuses qui construisent secouer ! Au fil du temps, le garqui, peu à peu, vont construire l’ensemble le réseau de communication du çon se dévalorise… Ainsi une thérapeute décrivait- du système nerveux système nerveux. Ces mouvements réflexes se elle les enfants concernés par répètent et finissent par ne plus se voir pendant les troubles de l’apprentissage (et particulièreles premiers mois ou la première année de la vie. ment de l’attention), lors d’une conférence au Intégrés, ils sont alors remplacés par des mousujet de la persistance des réflexes archaïques et de leur lien avec ces troubles. Les parents vements volontaires. Ces « réflexes primitifs » présents se disaient sidérés de découvrir des laissent la place au développement des « réflexes descriptions si précises de leur fils ou leur fille. posturaux ». Ceux-ci sont les réflexes que l’on Cette théorie serait-elle une piste à explorer, un doit pouvoir observer tels que lorsqu’on tombe, espoir ? Les praticiens (psychologues, psychoon met ses mains en avant pour se rattraper. Lorsque ces réflexes archaïques ne sont pas motriciens...) formés à cette théorie sont, eux, intégrés, lorsqu’ils persistent - parce que les évidemment convaincus de sa pertinence.


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connexions nerveuses ne sont pas complètes -, ils pourraient expliquer certains troubles de l’apprentissage. Parfois, suite à un évènement particulier, un choc émotionnel, ces réflexes peuvent réapparaître. VERS LES DIFFICULTÉS SCOLAIRES Parmi l’ensemble des réflexes archaïques, il existe ce qu’on appelle le réflexe tonique symétrique du cou. Il se développe entre 6 et 9 mois et s’intègre entre 9 et 11 mois : bébé allongé sur le ventre met la tête vers l’arrière pour relever le haut du corps. Ses bras se raidissent et ses jambes se plient. Inversement, quand il baisse la tête, ses bras se plient et ses jambes se déplient. C’est ainsi qu’il arrive à trouver un équilibre et à se déplacer à quatre pattes. Pour que l’enfant puisse marcher à quatre pattes correctement, il est important que la position des bras et des jambes ne soit plus dépendante de la position de la tête. En répétant les mouvements liés au réflexe tonique symétrique du cou, le bébé renforce son tonus musculaire du dos et de la nuque et développe de la force dans le haut des bras et du corps. L’enfant finira également par acquérir la capacité d’adapter sa vue très rapidement à des distances différentes. Il acquerra « l’accommodation ». Comment cela se passe-t-il ? Mis sur le ventre, un bébé voit un mini-papier tout proche : quand il lève la tête, il découvre les pieds de l’armoire à un mètre et plus loin, une fenêtre… Peu à peu, ses yeux apprennent à s’accommoder aux différentes distances : il peut passer facilement, instantanément, du plus proche au plus lointain. L’enfant qui n’a pas acquis ce réflexe tonique symétrique du cou - peut-être parce que trop souvent resté sur le dos ? - n’arrive pas à copier normalement un texte écrit au tableau : ses yeux ont besoin de temps pour s’accoutumer à lire à distance, puis, à l’inverse, pour s’accoutumer à lire devant lui. C’est un enfant lent, qui va faire des fautes, oublier des mots… Et si l’enseignant·e parle en même temps, il ne l’entendra pas. Sa lenteur et ses fautes, son manque d’attention dira-t-on, s’expliquent par l’importante énergie qu’il doit réunir pour passer du tableau au cahier, du cahier au tableau. Enfin, l’enfant chez qui ce réflexe n’a pas été intégré va s’asseoir sur les

talons ou bien « en W » ou encore se coucher sur son bureau. Avec le même résultat : sa concentration et son énergie ne seront plus disponibles pour d’autres tâches. POURQUOI CES ARRÊTS ? De multiples raisons pourraient expliquer pourquoi ces réflexes primitifs n’ont pas pu être intégrés : une naissance compliquée, un évènement stressant ou traumatisant, une maladie ou une blessure ou encore le manque de mouvements appropriés pendant l’enfance, par exemple suite à l’emploi permanent d’un relax ou d’un trotteur… Les thérapeutes soulignent qu’ils peuvent être travaillés et dépassés plus tard. Le traitement - court, doux et sans médication - consiste en la répétition des mouvements réflexes non intégrés, donc tels que le bébé les manifeste. La thérapeute que nous avons rencontrée estime que, la plupart du temps, six séances de traitement permettent de nets progrès. Nouveau et non encore pris en compte par les mutuelles, ce traitement considéré comme non médical, ne donne droit à aucun remboursement. Il n’est donc pas accessible à toutes les familles. Thérèse Jeunejean

EN PRATIQUE LES DIFFÉRENTS RÉFLEXES ARCHAÏQUES ff Réflexe de succion, quand on touche la commissure des lèvres. Permet l’alimentation. ff Réflexe de préhension, quand on stimule la paume de la main ou la voûte plantaire. Aide au lien d’attachement entre les parents et l’enfant. ff Réflexe de Moro, réaction à un stimulus soudain (lumière, son…). Permet d’identifier une anomalie musculosquelettique ou neurologique. ff Réflexes de redressement et de la marche automatique. ff Réflexe de fouissement, le nouveau-né rampe jusqu’au sein maternel et cherche le mamelon. ff Réflexe des points cardinaux, quand on touche la joue. Facilite l’allaitement au sein. ff Réflexe de survie, lorsque couché sur le ventre ou visage couvert, le bébé tente de dégager son nez pour améliorer sa respiration. ff Réflexe de nage, ce sont les mouvements de bras et de jambes lorsque le bébé se retrouve le visage dans l’eau. ff Réflexe tonique asymétrique du cou, bébé couché sur le dos, sa tête tournée d’un côté, il étend son bras côté tête et fléchit celui opposé. Participe au développement de la coordination visuomotrice. ff Réflexe tonique symétrique du cou (voir texte principal). ff Hoquet, bâillement, éternuement, déglutition, toux… sont également des réflexes primaires, qui, eux, persistent.

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Comprendre et apaiser les crises Je suis tout à fait pour. Quand la scolarité est difficile, le coaching contribue à renouer une relation parent-enfant abîmée par les difficultés. Il permet de comprendre, d’apaiser les crises et de dissoudre pas mal de tensions. Yanis Diop, 35 ans, papa de deux enfants

À LIRE ff Coaching scolaire. Augmenter le potentiel des élèves en difficulté, Gaëtan Gabriel (De Boeck). Dans cette mine d’informations sur le coaching scolaire, l’auteur évoque cette « discipline de l’optimisation, toujours orientée sur la qualité des performances ». Du coach, qui « s’installe dans une logique de l’acteur », qui met la personne en action. Centré sur le développement du potentiel de son client, « il ne fait pas à sa place, il n’apporte pas de solutions toutes faites. À la frontière de plusieurs disciplines : pédagogie, social, psychologie, il accueille le jeune dans sa globalité, avec empathie ». ff L’école… Alerte niveau 4, Christophe Quittelier (Academia). Parler de coaching scolaire, c’est aussi parler de l’école. Dans cet ouvrage, l’auteur dresse un constat accablant des ravages de l’orientation par la négative. La hiérarchie est implacable : « Si cela ne marche pas dans le général, il ira en technique, sinon, l’enseignement professionnel est toujours possible et en bas de l’échelle, il reste encore le spécialisé »... Et il pose la question : qu’en est-il du projet personnel du jeune, celui qui lui permettra de s’améliorer, de développer ses ressources ?

COACHING SCOLAIRE : « MAIS QU’EST-CE QUE TU VAS FAIRE » ? Perdus, vous ne savez plus que faire : l’école et votre enfant, c’est devenu l’enfer. Tout se passe mal, les bulletins vous plongent dans l’inquiétude. Vous avez tout essayé, rien n’y fait : ça coince, il se sent mal, l’atmosphère à la maison se dégrade... Et si vous alliez à la rencontre d’un coach scolaire ? Anouchka De Jonghe vient de la publicité et du Le rêve, avec l’école, c’est quand votre fils marketing. À peine son master en poche, elle avance sans encombres, qu’il s’y épanouit. entame des formations au coaching, en assiLorsque votre fille se passionne pour ses options, ramène des bons points à la maison. Mais mile les outils dans différentes écoles. Le métier le parcours scolaire peut deverencontre ses valeurs : elle se sent utile, « toujours dans la nir synonyme de stress quand Le coaching, communication, dans l’aide à ça ne se passe pas très bien. ce n’est pas l’humain », elle apprécie l’action Ennui, démotivation, décourade la remédiation, et le fait de créer des relations. gement, dégoût, décrochage, Et finit par se spécialiser dans le dépression, échec. c’est utiliser Échec : voilà, le mot est lâché. les forces de chaque coaching scolaire, parce qu’elle adore la spontanéité des enParfois les enfants souffrent à enfant pour réussir fants, le travail avec eux. l’école, ça patine et ils ne s’en sortent pas. Il faut agir, sans tar« Les enfants sont vrais, directs, pleins de vie. C’est génial de leur donner des ouder, les comprendre et les soutenir. Vous avez probablement effectué le parcours du combattils qui leur permettent d’avoir confiance en eux, les révéler à eux-mêmes et à leur entourage ! tant, exploré toutes les options de soutien. Il est Soutenir un enfant de 12 ans à développer sa peut-être temps d’explorer le « sur-mesure », confiance en soi, ses relations, c’est tout simpleavec le coaching scolaire, comme le pratique Anouchka De Jonghe, coach PCC, certifiée de ment miraculeux. Les accompagner, pour qu’ils la Fédération internationale de coaching (ICF). trouvent leur voie, développent leurs talents, Quand elle reçoit le Ligueur dans son cabinet de découvrent que leur intelligence est aussi valable la périphérie bruxelloise, c’est pour transmettre que celle des autres. C’est ce qui importe, bien immédiatement son enthousiasme : « Le coaplus que la réussite scolaire à proprement parler, qui représente la partie immergée de l’iceberg. » ching, c’est de l’accompagnement personnalisé. Le principe est simple : le jeune acquiert LE MAUVAIS BULLETIN EST UN SYMPTÔME progressivement de l’autonomie, il s’entraîne à « Le cahier de notes inquiétant est souvent déréfléchir par lui-même et se responsabilise », explique-t-elle. clencheur : les parents réalisent la gravité de la


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Qu’est-ce qui les amèneraient à se lever à 5h du matin avec la pêche ? Des situation. Les remises de bulletins sont les périodes où je reçois le plus de enfants qui le découvrent, c’est merveilleux ». coups de fil ! Les difficultés scolaires sont un indicateur. Bien entendu, il ne Grâce au coaching, le jeune est encouragé à écouter ses envies, les s’agit parfois que d’un problème d’apprentissage : je dirige alors les jeunes confronter à la réalité et explorer différentes options, pour vers un méthodologue, une école de devoirs, des spécia« Un jeune qui a une décision qui lui correspond vraiment, ou le plus poslistes qui vont pouvoir les aider à assimiler. Mais face à une démotivation, on cherche ailleurs. Parfois, ces difficultés sible. Il va investiguer, connaître ses forces, ses faiblesses, confiance en lui sont le reflet de problèmes à la maison, avec des camaposer son choix lui-même. » n’a pas besoin de rades ou des professeur·s : dans ces cas, on peut travailler la se comparer aux confiance en soi, l’assertivité, l’amélioration des relations. » REMETTRE DU SENS À partir de quel âge faire appel à un coach ? « Pas pour La motivation, le relationnel, la confiance ne sont pas tout. En autres, il utilise des élèves du primaire, précise la spécialiste. On comson potentiel, sans priorité, on constate que les élèves ont surtout besoin de troumence le coaching scolaire vers 12 ans : c’est une question ver un sens à ce qu’ils font, très tôt déjà. « Ils se demandent à se survaloriser » de maturité, avant cet âge, les notions de responsabilité, quoi ça leur sert. Pourquoi faire des fonctions qu’ils pensent d’engagement et d’autonomie sont un challenge. Or, la Anouchka De Jonghe, ne jamais avoir à utiliser ? En chimie, par exemple, on voit quête de l’autonomie est capitale dans le coaching scodes formules rébarbatives : il faudrait expliquer par exemple coach scolaire que monter une mayonnaise, c’est une réaction chimique. laire. Avant le secondaire, on conseille aux parents ou aux Remettre du sens, c’est déclencheur, insiste Anouchka De Jonghe. accompagnateurs de se faire coacher eux-mêmes, c’est leur responsabiDernière chose à aborder : le coût du coaching, qui ne doit surtout pas lité qui est engagée, c’est à eux de transmettre. Lorsque c’est nécessaire, constituer un frein. « Je fais ce métier par passion, et je pratique des tarifs je renvoie les plus petits vers des pédopsychiatres spécialisés, notamment spéciaux quand cela est nécessaire. Il faut que les parents osent en parler, dans les troubles d’apprentissages. » il existe toujours des solutions. Le plus important, c’est de faire appel à des coachs certifiés : ils auront la certitude d’avoir affaire à des gens formés ». UN PROCESSUS PROGRESSIF Le coaching scolaire, c’est un contrat tripartite, que l’on peut réviser selon Aya Kasasa ce qui émerge au cours des séances. « Les parents sont activement impliqués, ce sont eux qui paient, ils sont libres de décider à tout moment d’interrompre ». La notion du temps est essentielle. Quand on évoque des EN PRATIQUE objectifs à six mois à un jeune ado, cela lui paraît très lointain. C’est pourquoi en pratique, il est important de faire un bilan après quelques sessions. POURQUOI CHOISIR UN COACH ACCRÉDITÉ ET CERTIFIÉ ? Malheureusement, beaucoup de parents s’arrêtent avant la fin, car ils atff Parce que c’est la garantie de son professionnalisme. Vous êtes tendent des résultats immédiats. Ils veulent que « cela se voie », espèrent sûr·e qu’il maîtrise les compétences essentielles qui définissent des bonnes notes. Ils ne voient pas que le jeune s’ouvre, qu’il est en train les aptitudes requises. de s’épanouir, qu’il apprend à s’affirmer. Le processus dépend de chacun : ff Parce qu’il adhère et respecte une déontologie, un code éthique. en moyenne, il faut compter cinq à dix séances pour avoir du résultat. Il ne sort pas de son rôle. Il est garant du cadre, du processus. Cependant, on peut déjà en quatre séances constater un élan, une prise ff Parce qu’il a suivi un processus d’examen rigoureux et qu’il est de conscience. Parfois, ce tremplin suffit, c’est le coup de pouce, la validasoumis à une surveillance professionnelle à travers un procestion dont avait besoin le jeune, il peut poursuivre seul, et c’est une grande sus de supervision continu et indépendant. satisfaction pour moi ! ». ff Parce que, lorsque votre préoccupation ne relève pas de son Autre aspect à prendre en compte, celui de la confiance : « Le jeune est en domaine, il n’hésitera pas à vous orienter vers les bonnes perconfidentialité totale. Ce qui se dit en séance est secret. Sans pour autant sonnes (psychologues, cliniciens, scolaires…). le laisser sans soutien : si je détecte un danger sérieux, ce qui est rare, les « Les gens mélangent un peu tout, car le coaching scolaire est parents seront alertés ». encore récent. Prudence : trop de personnes s’autoproclament EN PRATIQUE : CHERCHER L’IMPULSION « Ils viennent chercher comment s’organiser pour étudier, se sentir mieux, être à la hauteur. On cherche, on développe, on trouve des trucs. Je fais parfois des tests, non pas pour enfermer le jeune dans une case, mais pour ouvrir des possibilités. On réalise souvent qu’il a des facilités dans des matières particulières : il faut pouvoir les exploiter ». Anouchka De Jonghe fait aussi beaucoup d’orientation pour des ados de 17-18 ans (Rester dans le général ? Se lancer dans le technique ?) ou de la réorientation, notamment à l’issue d’un cursus supérieur. « De telles décisions gagnent à être faites par choix et non par dépit ! Certains ont des goûts marqués, souhaiteraient se former en art, par exemple, mais les parents freinent, ils craignent pour les débouchés futurs. Quels sont les avantages et les inconvénients d’une filière ? Qu’est-ce qui les fait rêver ?

+ D’INFOS ff Butterfly Coaching : Anouchka De Jonghe - 0473/67 93 68 anouchka@butterflycoaching.be ff ICF, Fédération internationale des coachs (coachfederation.be). Pour en savoir plus sur les différentes formes et techniques de coaching.

coachs, alors qu’elles font de la remédiation. Il n’y a pas suffisamment de communication sur les différents types d’accompagnement aux difficultés scolaires. De plus, le terme peut être trompeur, parce qu’il ne parle que du scolaire, qui est souvent le point d’entrée. Or, c’est en réalité du coaching de jeunes. Beaucoup de choses se développent, les profs s’intéressent aux nouvelles techniques, ils se forment en cours de carrière. J’ai déjà formé des enseignants, des responsables de mouvements de jeunesse. Ils ne deviennent pas coachs, mais ils assimilent des outils de coaching qui leur permettent d’orienter les parents et les jeunes. En définitive, le but est toujours d’aller vers l’épanouissement et l’accomplissement. »

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COMMUNALES 2018. VOTEZ EN TANT QUE PARENT ! La Ligue des familles se lance en campagne pour les élections communales d’octobre 2018. Retrouvez toutes nos infos, nos outils et nos propositions d’actions « Enjeux parents »… et rejoignez-nous ! Soyons clairs, nous n’avons pas de couleur politique et nous ne lançons aucune consigne de vote. Notre parti, c’est les parents. Avec cette campagne, nous vous proposons de voter à partir de votre vécu familial et pas seulement en fonction de vos opinions politiques. Pas facile de prendre de la distance par rapport à ses habitudes d’électeur… Tentez l’expérience et voyez quelle liste répond le mieux à vos attentes. Vous serez peut-être surpris·e. Pour vous accompagner dans cette démarche, nous vous proposons plusieurs étapes. 1. DE L’INFORMATION Nous avons analysé et décortiqué quelles sont les compétences des communes en matière familiale : écoles, crèches, plaines de jeux, mobilité, logement… Bref, tout ce que peuvent faire (ou ne pas faire) vos bourgmestre et échevins pour vous simplifier la vie et celle de vos enfants. Les plus curieux pourront approfondir leur connaissance des leviers communaux en lisant notre analyse sur les communes « family friendly ». Les moins littéraires trouveront en quelques clics des réponses à leurs questions sur enjeuxparents.be. Et si vraiment il vous manque des infos, on vient à votre secours par mail à campagne@liguedesfamilles.be. 2. UNE ENQUÊTE POUR CONNAÎTRE VOS PRIORITÉS POUR LA COMMUNE Dans la foulée, nous lançons une grande enquête pour connaître vos priorités dans votre commune. Répondez à nos questions (dix pe-

tites minutes) sur notre site liguedesfamilles. be et diffusez ce questionnaire. Au printemps, nous soumettrons ces résultats aux présidents de partis politiques. Nous publierons leurs réponses, et vous ferons savoir, bien entendu, nos commentaires sur leurs propositions. 3. DES ACTIONS DANS VOTRE COMMUNE, AVEC VOUS Vous êtes volontaire dans un relais local de la Ligue ou simple citoyen·ne et vous voulez faire entendre votre voix de parent ? Cette campagne est pour vous. • Des supports ludiques et faciles sont à votre disposition : un quiz sous forme de jeu de cartes, des affiches personnalisables et un site web. • Notre équipe de chargé·e·s d’éducation permanente sera à vos côtés pour organiser un débat avec les candidats ou une animation ludique sur un marché, devant une école, etc. • Nous vous accompagnons également si vous vous lancez dans un état des lieux de ce qui existe pour les familles dans votre commune. • Autre action possible, vous voulez initier un projet citoyen de soutien à la parentalité. Nous vous épaulerons dans vos démarches. • Enfin pour les plus motivé·e·s, nous vous préparons à exercer un mandat au sein d’une commission consultative : commission communale de l’accueil, commission de la mobilité et de l’aménagement du territoire, commission des aînés, etc. Vous deviendrez alors un·e ambassadeur/ambassadrice de la Ligue des familles. Faites-nous signe et nous vous mettrons sur les rails. 4. DES REVENDICATIONS De notre côté, nous relaierons aux responsables politiques vos priorités exprimées dans notre enquête. Nous les interpellerons également sur des revendications en matière de places et d’inscription en crèche, d’accès aux plaines de jeux, de logements adaptés, d’activités extrascolaires de qualité pour les enfants et les jeunes, d’accueil des familles migrantes,

d’écoles en suffisance et les plus inclusives possible, de mobilité, etc. Renforcée par un mouvement de citoyen·ne·s super formé·e·s sur les compétences locales et les politiques familles, la Ligue des familles aura plus de poids pour sensibiliser nos élu·e·s de proximité à des politiques volontaristes de soutien à la parentalité. Parce qu’on a tous une carte à jouer et qu’ensemble on peut rebattre les cartes pour des communes plus « family friendly », solidaires, inclusives et accueillantes.

Delphine Chabbert, secrétaire politique de la Ligue des familles

EN PRATIQUE Pour commander un jeu de cartes « Enjeux parents », un mail suffit à campagne@liguedesfamilles. be, remplissez le formulaire sur enjeuxparents.be. Une question ? Appelez-nous au 02/507 72 77

DONNEZ VOTRE AVIS ! Répondez à notre enquête sur vos priorités de parents dans la commune sur liguedesfamilles.be. Les résultats seront publiés dans le Ligueur au printemps. Vous voulez diffuser l’enquête autour de vous ? Des exemplaires papier sont disponibles sur demande à campagne@ liguedesfamilles.be


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Contact : liguejodoigne@yahoo. com www.laligue.be/agenda/2781

FLOBECQ

Vêtements printemps-été enfantsadultes - Matériel de puériculture - Livres – Jouets Vendredi 9/03 de 18h à 21h, samedi 10/03 de 10h à 12h Où ? Maison de Village - Rue Polart, 4 Contact : 0478/34.81.44 www.laligue.be/agenda/2799 BLEGNY

Vêtements printemps-été enfants/ grossesse/sport - Matériel de puériculture - Livres – Jouets Samedi 10/03 de 11h à 12h et de 12h à 15h Où ? Salle Fricaud-Delhez - Rue de la Station, 54 Contact : 0498/59.42.16 www.laligue.be/agenda/2743 PROFONDEVILLE

Vêtements printemps-été enfants/ ados/grossesse/sport Chaussures Samedi 10/03 de 13h30 à 16h30 Où ? Maison de la Culture Rue Colonel Bourg Contact : 081/41.26.96 www.laligue.be/agenda/2790 SOIGNIES

Vêtements printemps-été enfants/ grossesse/sport - Matériel de puériculture - Vélos Samedi 10/03 de 10h30 à 13h Où ? Collège Saint-Vincent D.O.A. - Rue Neuve, 51 Contact : 067/33.35.31 www.laligue.be/agenda/2802 JODOIGNE

Vêtements printemps-été bébés/ enfants/ados/adultes Dimanche 11/03 de 10h à 13h Où ? Salle des Rendanges Boulevard des Rendanges

WALHAIN-SAINT-PAUL

Matériel de puériculture - Vélos Jeux d’extérieur Dimanche 11/03 de 9h à 12h Où ? Chalet derrière l’administration communale Chemin de la Stria Contact : 0498/49.67.25 www.laligue.be/agenda/2815

Vêtements printemps-été enfants/ sport - Matériel puériculture/ sport - Vélos - Livres - Jouets/jeux (société-extérieur-vidéo) Dimanche 18/03 de 9h30 à 11h45 et de 12h à 13h Où ? Ecole communale Place communale, 2 Contact : 010/65.11.42 www.laligue.be/agenda/2768

BRUXELLES (JETTE)

ECAUSSINNES

LEGLISE

Bourses

www.laligue.be/agenda/2796

Vêtements enfants/grossesse/ sport - Matériel de puériculture Mardi 13/03 de 19h à 21h, mercredi 14/03 de 9h30 à 15h Où ? Place Cardinal Mercier, 10 Contact : ldf.jette@gmx.com www.laligue.be/agenda/2789 ANDENNE

Vêtements printemps-été enfants/ ados/adultes/grossesse Chaussures Mercredi 14/03 de 9h à 17h30 Où ? Salle Paroissiale - Rue Jules Camus, 62 Contact : 081/58.93.61 www.laligue.be/agenda/2775 ENGHIEN

Vêtements printemps-été grossesse - Chaussures - Matériel de puériculture Samedi 17/03 de 9h à 16h Où ? Rue du Béguinage 53 Contact : 0496/14.96.92 www.laligue.be/agenda/2758 NALINNES

Vêtements printemps-été enfants/ grossesse/sport - Chaussures Matériel de puériculture Samedi 17/03 de 10h30 à 13h Où ? Salle Notre Maison Rue des Fossés Contact : 0474/50.59.72 www.laligue.be/agenda/2786 FLOREFFE

Vêtements printemps-été bébés/ enfants Samedi 17/03 de 9h à 10h et de 10h à 12h Où ? Salle paroissiale Rue Dorlodot Contact : 081/45.11.56

Vélos - Jeux d’extérieur Dimanche 18/03 de 10h30 à 11h30 Où ? Ecole du Sud - Rue Arthur Pouplier, 46-48 Contact : 0497/45.75.47 www.laligue.be/agenda/2801 BELLEVAUX-LIGNEUVILLE

Vêtements enfants/grossesse Matériel de puériculture Mercredi 21/03 de 8h30 à 17h Où ? Salle BEL’VA Contact : 080/33.97.77 www.laligue.be/agenda/2820

BRAINE-LE-COMTE

Vêtements été enfants - Chaussures - Matériel de puériculture Samedi 24/03 de 9h à 13h Où ? Salle des Dominicains Rue des Dominicains Contact : 0493/17.56.67 www.laligue.be/agenda/2785 BARVAUX-SUR-OURTHE

Vêtements printemps-été bébés/ enfants/ados - Matériel puériculture/scolaire/sport - Livres Jouets/jeux (société-extérieur) Samedi 24/03 de 14h à 17h Où ? Salle de gym - Rue Petit Barvaux Contact : 086/47.76.43 www.laligue.be/agenda/2792 MONS

Vélos Samedi 24/03 de 15h à 16h30 Où ? Place Jean d’Avesnes Contact : 0478/46.49.37 www.laligue.be/agenda/2803 SPA

Vêtements printemps-été bébés/grossesse - Matériel de puériculture Samedi 24/03 de 9h à 15h Où ? Salle des Fêtes - Place Joseph Meunier Contact : 0499/75.05.66 www.laligue.be/agenda/2734

Vêtements printemps-été bébés/ enfants/adultes/grossesse/sport Chaussures - Matériel de puériculture - Vélos - Livres - Jouets/jeux (société-extérieur) Samedi 24/03 de 9h à 13h Où ? Centre culturel Entrée par les Jardins du Casino Contact : 0498/70.42.57 www.laligue.be/agenda/2821

MONT-SAINT-GUIBERT

SOUGNE-REMOUCHAMPS

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Vêtements été bébés/enfants/ ados/grossesse/sport - Chaussures - Matériel de puériculture Samedi 24/03 de 9h à 13h30 Où ? Salle des Loisirs - GrandPlace Contact : 0475/58.78.21 www.laligue.be/agenda/2767 THY-LE-CHÂTEAU

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Vêtements printemps-été grossesse/sport - Matériel puériculture/sport - Vélos - Jeux d’extérieur Dimanche 25/03 de 10h à 12h Où ? Ecole St-Raphaël - Avenue de la Poralée, 40 Contact : 0499/52.17.90 www.laligue.be/agenda/2738 SAINT-GEORGES-SUR-MEUSE

Vêtements printemps-été enfants - Matériel de puériculture - Livres – Jouets Dimanche 25/03 de 14h à 17h Où ? Ecole Don Bosco - Rue Solovaz, 15b Contact : 0493/11.71.38 www.laligue.be/agenda/2770

Rédactrice en chef : Myriam Katz | Journalistes : Aya Kasasa, Anouck Thibaut, Estelle Watterman, Michel Torrekens, Yves-Marie Vilain-Lepage, Romain Brindeau | Le Ligueur et mon bébé : Martine Gayda | Email : redaction@leligueur.be | T. 02/507 72 11 | www.leligueur.be | TVA : Be 413 220 493 | Compte : BE06 7320 1536 1922 Publicité : Publicarto - Driehoekstraat 18 à 9320 Alost. T. 053/82 60 80 - com@publicarto.be | Graphisme et pré-presse : Hic Sel Es - www.hicseles.be | Imprimerie : Corelio - Allée de la Recherche, 30 à 1070 Bruxelles - T. 02/526 01 50. Le Ligueur adhère au JEP et s’efforce d’éliminer de ses pages la publicité trompeuse. Si malgré cet effort, nos lecteurs ont des réclamations à formuler, il leur est demandé d’écrire au Jury d’Éthique Publicitaire, rue Bara 175 à 1070 Bruxelles. www.jep.be. Membre de l’Union des Editeurs de la Presse Périodique. Éditeur responsable : Patrick Binot | Avenue de Béco, 109 - 1050 Bruxelles | Renseignements : 02/507 72 11 60 € pour un abonnement d’un an ou 5 € par mois. - Europe : 135 € - Hors Europe : 150 €

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7 MARS 2018

ANDENNE

Vêtements printemps-été bébés/ enfants/grossesse - Chaussures Matériel de puériculture Mercredi 28/03 de 9h à 17h30 Où ? Salle Paroissiale - Rue Jules Camus, 62 Contact : 081/58.93.61 www.laligue.be/agenda/2776 MOUSCRON

Vélos - Livres - Jeux d’extérieur Samedi 31/03 de 10h à 13h Où ? Maison des familles - Place de la Gare, 1 Contact : 056/34.02.89 www.laligue.be/agenda/2749 BERTRIX

Vêtements printemps-été bébés/ enfants/adultes/grossesse - Matériel de puériculture Samedi 7/04 de 10h à 16h Où ? Bertrix-hall - Place des Trois Fers Contact : 0497/03.07.15 www.laligue.be/agenda/2809

Brocantes LE ROEULX

Vêtements été - Matériel de puériculture Vendredi 9/03 de 18h à 22h Où ? Centre culturel Rue d’Houdeng, 21 Contact : 0496/74.78.68 www.laligue.be/agenda/2752 JURBISE

Vêtements automne-hiver-printemps-été bébés/enfants/ados - Matériel de puériculture - Vélos - Livres - Jouets/jeux (sociétéextérieur) Samedi 10/03 de 14h à 17h Où ? Salle Jacques Galant Rue du Moustier, 8 www.laligue.be/agenda/2750 PONT-A-CELLES

Vêtements bébés/enfants - Matériel de puériculture Dimanche 11/03 de 9h à 12h30 Où ? Ecole Communale du Centre - Chemin Célestin Freinet, 1 Contact : 0492/75.53.84 www.laligue.be/agenda/2772 PROFONDEVILLE

Vêtements pour bébés Matériel de puériculture Dimanche 11/03 de 9h30 à 13h Où ? Maison de la Culture Rue Colonel Bourg Contact : 081/41.26.96 www.laligue.be/agenda/2791 TILLY

Vêtements été - Matériel de puériculture - Jouets/jeux d’extérieur

Dimanche 18/03 de 9h30 à 10h et de 10h à 14h Où ? Salle du CRCS - Rue Général Mellier, 20 Contact : 071/87.77.33 www.laligue.be/agenda/2732 ECAUSSINNES

Jouets Dimanche 18/03 de 10h à 12h Où ? Ecole du Sud - Rue Arthur Pouplier, 46-48 Contact : 0474/55.52.48 www.laligue.be/agenda/2800 ETTERBEEK

Vêtements printemps-été enfants - Matériel puériculture/sport - Vélos Samedi 24/03 de 14h à 16h30 Où ? Institut Sainte Anne - Rue Bruylants, 7 Contact : 0478/02.72.31 www.laligue.be/agenda/2804 LIGNY

Activités diverses MALMEDY

Cycle Bébé signe Mercredi 28/02 à 19h30 Où ? Bibliothèque Place du Châtelet, 7A Contact : 080/79.99.30 www.laligue.be/agenda/2814 BLEGNY

Contact : cave.de.ludo@gmail.com www.laligue.be/agenda/2818 OHAIN

Grande chasse aux œufs Dimanche 25/03 à 10h45 Où ? Parc Maison communale (château La Hyette) - Place Communale, 1 Contact : 02/633.29.11 www.laligue.be/agenda/2788

Atelier d’écriture Samedi 17/03 de 9h à 12h Où ? Ecole communale de Barchon - Espace Simone-Veil Contact : 04/387.58.93 www.laligue.be/agenda/2826 ANS

La ludothèque d’Ans fête ses 20 ans Samedi 24/03 de 10h30 à 12h Où ? Bibliothèque Arsène Soreil Rue Walthère Jamar, 168

Vêtements printemps-été bébés/ enfants/grossesse - Matériel de puériculture Dimanche 25/03 de 14h à 16h Où ? Centre Culturel Rue du Pirou, 8 Contact : 0497/57.54.27 www.laligue.be/agenda/2817

Webetic

Apprenez à gérer Internet au quotidien avec vos enfants UCCLE

Mardi 13/03 à 19h30 Où ? Ecole N.-D. des Champs Rue Robert Jones, 24 Contact : hagepascale@yahoo.fr www.laligue.be/agenda/2794 LA REID

Mardi 27/03 à 20h Où ? Ecole Provinciale Rue du Canada, 157 Contact : 0478/34.58.45 www.laligue.be/agenda/2782

OPPREBAIS

Vêtements printemps-été enfants - Matériel de puériculture - Vélos - Jouets Dimanche 25/03 de 9h30 à 12h Où ? Espace Corlier - Chemin de la Carrière aux pavés, 16A Contact : 0475/51.30.21 www.laligue.be/agenda/2819 PONTILLAS

Vêtements adultes Dimanche 25/03 de 10h à 16h Où ? Rue du Bâty, 28 Contact : 0471/07.32.45 www.laligue.be/agenda/2823

3 enfants, 3 abonnements, ça fait un trou dans le budget Vos déplacements TEC et SNCB à prix réduits

Marché LOUVAIN-LA-NEUVE

Vêtements été Dimanche 11/03 de 10h à 13h Où ? Lycée Martin V (Bruyère) Avenue des Arts, 20 Contact : 0477/25.58.59 www.laligue.be/agenda/2766

Atelier des parents QUEVAUCAMPS

Et si j’écrivais mon avenir avec confiance ? Jeudi 15/03 de 19h à 21h Où ? Centre Culturel Jean Degouys - Rue Wauters, 20 Contact : 069/57.63.87 www.laligue.be/agenda/2709

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Action valable sur l’assurance incendie pour les nouvelles polices Assurance Résidence et Assurance Résidence+ souscrites entre le 15/02/2018 et le 31/03/2018. * Les polices Assurance Résidence et Résidence + sont des assurances de droit belge, proposée par Argenta Assurances SA. Retrouvez les conditions générales sur www.argenta.be.

e.r. : Argenta Assurances SA, entreprise d’assurance de droit belge, dont le siège social est établi à 2018 Anvers, Belgiëlei 49-53, numéro BCE 0404.456.148, RPM Anvers, section Anvers et agréée par la Banque Nationale de Belgique (BNB) sous le numéro 858 pour les branches 02, 08, 10a, 13, 14, 17, 21, 22, 23 et 26.

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