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pssuisse socialistes.ch Journal des membres et sympatHisants du ps suisse JAB 3001 Berne  40  8.09 Chang e m e nts d’adr esse à : ps su isse, case postale, 3001 B e r n e

interview Ces derniers mois, la Suisse n’a pas été épargnée par les critiques en provenance de l’étranger. Qu’il s’agisse du dialogue mené avec le Hamas, du secret bancaire ou encore des propos tenus à son encontre par Mouammar Kadhafi. Sommes-nous donc si malaimés ? socialistes.ch a posé la question à la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey. « Qui casse paie » trouve-t-on parfois au fronton des magasins de porcelaine. Un avertissement qu’il faudra sans doute également faire figurer dans les bureaux cossus des dirigeants des grandes banques tant ces derniers ont pris la détestable habitude de se vautrer dans l’impunité que leur vaut leur masse critique, mais aussi la sollicitude empressée que leur accorde la majorité politique. A cet égard, le cas UBS est exemplaire. Voilà quelques jours déjà que la Suisse et les Etats-Unis ont conclu un accord qui permet au géant bancaire d’échapper à un procès consacré au zèle condamnable avec lequel il a fourni ses services à ses clients américains soucieux d’échapper au fisc de leur pays. De la nature et de la portée de cet arrangement extrajudiciaire, par contre, on ne sait toujours rien. Le Conseil fédéral se fige dans le mutisme, au risque de nourrir

le soupçon que cette rétention d’information cache vraiment quelque chose. En fin de semaine dernière, le PS a franchi le pas. Refusant de circuler sous prétexte qu’il n’y aurait rien à voir, il a mis les pieds dans le plat, de crainte que le silence du gouvernement ne taise le viol systématique et répété non seulement du doit américain, mais aussi de la législation suisse. En déposant une plainte pénale contre Marcel Ospel, il entend faire en sorte que toutes les parties jouent cartes sur table et que soient désignés les coupables. Car – franchement – qui peut croire un instant que les cadres supérieurs de l’UBS n’étaient pas au courant des pratiques illégales qui avaient cours, s’agissant du démarchage actif de fraudeurs du fisc ? A commencer par le cercle de dirigeants gravitant autour de l’ancien président du conseil d’administra-

tion de l’UBS. Ils ont mis en danger notre place financière, durablement terni la réputation de la Suisse et de son économie et suscité des dommages sans précédents et encore incalculables. Le PS juge ainsi absolument indispensable de déterminer l’étendue des responsabilités de la direction de l’UBS. Elle doit rendre des comptes, prévoir indemnisations et réparations. Notamment en regard des frais vertigineux que la Suisse a dû engager pour faire face aux conséquences de ses malversations de l’UBS : après l’avoir sauvé une première fois de la faillite, la collectivité ne saurait ainsi régler la facture découlant des pratiques illégales de la banque. En conséquence, le PS entend bien poursuivre toutes les voies politiques et juridiques susceptibles de contraindre l’UBS à faire face. Pour que justice soit faite.

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v o tat i o n Le 27 septembre prochain, la votation sur le financement additionnel de l’AI sera décisive. Non seulement pour l’assurance-invalidité, mais surtout en fonction de l’orientation que le peuple suisse choisira de donner à l’avenir de la politique sociale. ■  page 6

cantonales En octobre, puis en novembre, les électrices et électeurs genevois seront appelés à redistribuer les sièges du Parlement et du gouvernement. Une élection qui focalisera l’intérêt de bien des observateurs au-delà des frontières cantonales. ■  page 9


Veux-tu faire bouger les choses ? Rejoins le club référendaire du PS !  

Les membres du club référendaire s’engagent à récolter au moins 10 signatures en faveur d‘une initiative ou d‘un référendum lancé par le PS Suisse.  Oui, je souhaite rejoindre le club référendaire du PS. Chaque année, il sont invités à rencon Je désire plus d‘informations sur ce club. trer des personnalités socialistes dans  Je désire plus d‘informations sur le PS. le cadre d‘une manifestation exclusive  Contactez-moi par courriel. Nom / prénom :                 Adresse :                Courriel :                 Téléphone fixe ou mobile :  

Langue de correspondance :    Deutsch    Français    Italiano Parti socialiste Suisse, Campagnes & communication case postale 7876, 3001 Berne tél. 031 329 69 69, fax 031 329 69 70, w w w. c l u b r e f e r e n d a i r e. c h

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éditorial sommaire Votation 7 Dans l’indifférence générale ou presque, un autre objet accompagne le scrutin sur l’AI en septembre prochain. Nous devrons ainsi nous prononcer sur le sort de l’initiative populaire générale. Un projet quasi mort-né, symptomatique des usines à gaz que sur lesquelles débouchent parfois les débats des Chambres ­fédérales. Cassis-de-Dijon 8 Pour un parti qui s’engage non seulement pour le renforcement du pouvoir d’achat, mais aussi en faveur d’une Suisse solidaire et ouverte sur le monde, la seule réponse est un OUI convaincu à l’introduction du principe du Cassis-de-Dijon.

photo: Ex-Pr ess

Au Marché-concours Dans le Jura d’où je viens, chaque deuxième week-end d’août est marqué par le Marché-concours de Saignelégier. Des dizaines de milliers de personnes convergent sur le plateau franc-montagnard pour y célébrer la plus noble conquête de l’Homme. On y assiste à des parades où chaque écurie rivalise d’imagination pour mettre en valeur son champion et dénigrer ses concurrents. On y surprend de féroces tractations dans les coulisses, l’ingéniosité des uns se confrontant à la roublardise des autres dans de vifs échanges où chacun tente de parvenir à ses fins qu’elles soient ou non avouables. On y croise la sérénité tranquille des convaincus comme la nervosité palpable des inquiets qui – à tort ou à raison – entretiennent la hantise d’avoir misé sur le mauvais cheval. Il y a même des touristes, tout heureux d’être là respirant des parfums à nul autre pareils et s’imaginant tout plaquer – ici, là, maintenant – pour revenir aux choses essentielles. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Marchéconcours est aussi traditionnellement considéré comme le signe de la rentrée pour la classe politique jurassienne. A Berne où je travaille, le troisième mercredi de septembre sera marqué par une élection complémentaire au Conseil fédéral. 246 parlementaires s’y retrouveront pour désigner un successeur à Pascal ­Couchepin. Evidemment, toute ressemblance avec des personnages ou des situations évoquées ne saurait être que fortuite … P. S. Cela n’a rien à voir avec ce qui précède, mais je tenais tout de même à vous signaler que l’édition de socialistes.ch que vous tenez en mains est la dernière présentant cette apparence. Nouvelle ligne graphique du PS oblige, nous allons procéder à un lifting ces prochaines semaines. De bon ton, passé la quarantaine (de numéros). Ceci dit, si la forme change, le fond reste. Rendez-vous en octobre pour de nouvelles aventures et encore merci pour votre fidélité, votre soutien et vos bienveillantes critiques, toujours aussi appréciées. Jean-Yves Gentil, rédacteur responsable

Initiative 10 C’est le dernier moment pour participer à la consultation lancée dans la perspective du Congrès extra­ ordinaire de Schwyz qui verra le PS se prononcer sur le lancement d’une initiative populaire. Choisissez votre thème préféré parmi cinq textes qui couvrent l’essentiel des priorités socialistes en répondant au sondage qui figure dans cette édition. Agenda 11 Consultez-le pour tout savoir des divers rendez-vous importants fixés aux socialistes ces prochaines semaines que ce soit au niveau national ou dans les cantons romands.

impressum Editeur  PS Suisse et Verein SP-Info Spitalgasse 34, 3001 Berne Tél. 031 329 69 69, Fax 031 329 69 70 info@socialistes.ch Rédaction  Jean-Yves Gentil Production  Atelier Kurt Bläuer, Berne Imprimerie Rotaz AG, CP 36, 8201 Schaffhouse Tirage 20 000 exemplaires Publicité  Kretz AG, General Wille-Strasse 147 8706 Feldmeilen, Tél. 044 925 50 60, Fax 044 925 50 77 Parution 6 numéros par année


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Politique étrangère: le Ces derniers mois, la Suisse n’a pas été épargnée par les critiques en provenance de l’étranger. Qu’il s’agisse de la remise en cause du dialogue mené avec le Hamas, des questions liées au secret bancaire et à notre place financière, voire encore des récents propos tenus à son encontre par Mouammar Kadhafi qui souhaite ni plus ni moins que le démantèlement d’un pays qu’il accuse de « financer le terrorisme international », la cote de popularité de la Suisse paraît en chute libre. Dès lors, sommes-nous donc vraiment si mal-aimés ? socialistes.ch a p ­ osé la question à la ministre des Affaires ­étrangères, notre camarade Micheline C ­ almy-Rey. Nos engagements en matière de politique étrangère comme le processus de médiation entre l’Arménie et la Turquie, notre action en faveur des droits humains, nous efforts de promotion de la paix dans le cadre de l’Initiative de Genève, par exemple, ou la représentation des intérêts américains en Iran ou à Cuba sont internationalement reconnus et appréciés. Ceci dit, la politique étrangère est indissociable de la défense des intérêts propres à chacun et ceuxci ne coïncident pas toujours.

Et sur les questions liées à la fiscalité et aux places financières, la Suisse a tout de même de quoi se sentir isolée … Nous abritons la septième place financière mondiale et sommes donc en concurrence directe avec toutes les autres. Comment s’étonner, dès lors, qu’on ne nous ne fasse aucun cadeau. Micheline Calmy-Rey, défenseuse de la place financière helvétique :

photo : ph i li ppe ch r isti n

Pourtant, quand le leader de la ­Libye exhorte au démantèlement de la Suisse, personne n’a levé le petit doigt pour nous défendre. Notre pays estil seul, face à l’adversité ? Les attaques publiques du Chef de l’Etat libyen sont totalement infondées et, à ce titre, ne sauraient susciter aucun commentaire de ma part.

cela signifie que le secret bancaire est compatible avec la Doxa socialiste ? Qui peut nier que la décision du Conseil fédéral de rejoindre les efforts internationaux en vue de lutter contre la fraude fiscale représente incontestablement un pas dans la bonne direction ? Désormais, la Suisse – conformément aux standards de l’OCDE en matière d’entraide administrative – livrera des informations relatives à des comptes bancaires en réponse à des demandes concrètes et fondées s’agissant d’évasion fiscale. Pour moi, c’est aussi une question morale. Nous ne voulons pas que la place bancaire helvétique soit

considérée comme un refuge pour les fraudeurs du fisc. Va pour la neutralité active, un concept que seuls les nostalgiques du réduit national redoutent, mais la Suisse doit-elle vraiment dialoguer avec des

islamistes extrémistes comme le Hamas ? Pour la Suisse, le dialogue est un concept primordial – nous parlons avec tout le monde. Pour autant,

« La place bancaire helvétique ne doit pas être considérée comme un ­refuge pour les fraudeurs du fisc. » nous ne cautionnons pas forcément les paroles ou les actes de nos interlocuteurs. Le Hamas est un acteurclé du conflit au Proche-Orient qu’on ne peut ignorer dans la recherche de solutions susceptibles de le résoudre. Des personnalités de premier plan sur la scène internationale l’ont également reconnu, à commencer par le président des Etats-Unis. En outre, notre engagement dans cette région va plus loin : l’essentiel de nos efforts est consacré à l’aide humanitaire et la protection de la population civile. Les conditions de vie à Gaza sont particulièrement préoccupantes, l’approvisionnement de la population en denrées de base et médicaments n’est pas garanti. Raison pour laquelle nous avons proposé, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la création d’un Comité indépendant, chargé de l’aide humanitaire et de la reconstruction. Pour qu’il puisse fonctionner, toutes les parties doivent être d’accord, y compris le Hamas. Sans être membre de l’Union européenne, la Suisse peut-elle vraiment jouer un rôle sur le plan interna­tional ? Oui, nous le pouvons. Et, dans


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second souffle

interview politique en matière d’aide au développement ainsi que la défense de nos intérêts au sein de la gouvernance multilatérale (Banque mondiale et FAO). Cet automne, la Suisse prendra la tête du Conseil de l’Europe. Parmi nos priorités figure l’amélioration de l’efficacité de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Micheline Calmy-Rey et Hilary Clinton le 31 juillet dernier à Washington, à l’heure de saluer l’accord entre la Suisse et les EtatsUnis dans l’affaire UBS. photoS : KEYSTONE la mesure où nous n’appartenons pas à une alliance reconnue, nous le devons bien. Il ne faut pas oublier que l’Union européenne est aussi une réponse à la nouvelle donne géostratégique : les Etats-membres s’associent pour faire face ensemble aux nouveaux défis, pour peser d’un poids plus important dans le cadre des relations avec les pays émergents comme la Chine, l’Inde, la Russie ou le Brésil. Pour ce qui la concerne, la Suisse mène également des pourparlers intensifs, constructifs – mais aussi critiques – avec ces pays. Puisque nous ne faisons pas partie d’une coalition globale, nous sommes en mesure de tisser des liens plus flexibles, mais tout aussi solides. C’est ce que nous mettons en pratique, par exemple dans les domaines des droits humains ou de la promotion de la paix. Où en est véritablement la question d’un rapprochement avec l’UE ? Et que va-t-il se passer ? Dans son rapport sur l’Europe de 2006, le Conseil fédéral a confirmé

son choix de la poursuite de la voie bilatérale. Cependant, il s’est également prononcé en faveur d’un examen régulier des conditions de cette perspective, de même qu’il a défini les critères à remplir pour qu’elle soit considérée prometteuse. Parmi ces derniers, figure notamment la marge de manœuvre de notre pays en tant qu’entité autonome. Evidemment, nous devons – en tout état de cause – mener une politique extérieure et européenne particulièrement active pour assurer notre position sur l’échiquier mondial. Si cette capacité ou la volonté même de l’exercer devait nous faire défaut, nous devrions alors sérieusement nous poser la question de l’adhésion à l’Union européenne. A ce propos, quelles sont les priorités, ces prochains mois, de la ministre des Affaires étrangères ? La politique étrangère de la Suisse a surtout besoin d’un second souffle et de perspectives à long terme. Regardez ce que la focalisation sur les objectifs à court terme signifie aujourd’hui

pour la bourse et l’économie … Nous sommes ainsi concentrés avec détermination sur nos objectifs à long

Sans politique extérieure active ou volonté de l’exercer, nous devrions sérieusement nous poser la question de l’adhésion à l’Union européenne. terme. Notre politique européenne ainsi que les relations bilatérales avec nos principaux partenaires en font partie comme d’ailleurs notre

En novembre, le peuple suisse devra se prononcer sur l’initiative « antiminarets », quelles conséquences ce scrutin peut-il avoir, s’agissant de la politique étrangère de la Suisse ? La Communauté islamique va suivre très attentivement tant la campagne que le résultat de la votation. A raison puisqu’elle touche à la question sen­sible de la liberté religieuse et pourrait susciter des réactions véhémentes. Nous devons – bien entendu – nous garder de l’impact que cette consultation pourrait avoir sur les Etats où la confession musulmane est majoritaire. Cela passe par une explication circonstanciée des implications de notre démocratie directe qui me tient particulièrement à cœur. Nous devons aussi répéter que tant le gouvernement que le Parlement suisse se sont clairement exprimés contre cette initiative. Notamment parce qu’elle contrevient à certaines dispositions de notre Constitution, à commencer par celles qui concernent les droits humains. Pour conclure, un mot sur le ­nouveau logo du PS ? Je suis persuadée que nous envoyons ainsi un signe positif. Tant mieux. Oui, nous voulons faire bouger les choses et changer notre pays et le monde. Si nous ne sommes pas des « Neinsager », nous ne sommes cependant pas prêts à tout accepter. Nous devons absolument nous réserver la possibilité de dire NON sans équivoque. Non à l’exclusion et à l’isolationnisme, non au démantèlement social et aux salaires indécents des managers, non à l’exploitation démesurée de nos ressources naturelles.


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L’AI et la nécessité d’un Etat social fort

S t é p h a ne R os s i ni

Plusieurs assurances sociales sont aujourd’hui soumises à des tentatives visant à démanteler – ou pour le moins d’affaiblir fortement – les régimes de protection sociale. Aux Chambres fédérales, AVS, LPP, LACI, LAA, LAMal et AI subissent les assauts d’une majorité qui s’est révélée incapable, malgré la période de haute conjoncture, d’assainir les finances des régimes sociaux les plus affectés (Invalidité et Chômage). Introduites, par définition, pour répondre aux problèmes découlant notamment des conséquences de la mauvaise conjoncture, ces deux assurances entrent fragilisées dans la période de crise. En reconsidérant leurs prestations, on accroît les risques graves d’exclusion des victimes de la crise, que l’on enverra vers l’humiliante assistance publique. C’est inadmissible. Il faut donc lutter avec détermination pour éviter que l’on

en revienne aux principes sociaux du 19ème siècle et à la charité ! La politique du pire Sur la question du financement de l’AI, les manœuvres durent depuis des années. Tout est cousu de fil blanc. Tout au long de la 5ème révision, les partis bourgeois ont refusé de traiter simultanément la loi et son financement, suivant le rythme dicté par l’UDC, qui avait un but clair : démanteler l’assurance sociale et affaiblir l’AVS, pour ensuite être en mesure d’exiger une drastique réduction des prestations AI et une forte augmentation de l’âge de la retraite AVS. Nous nous trouvons dès lors en période de crise avec une assurance sociale surendettée. Affaiblir l’AI, c’est d’abord affaiblir la solidarité sociale, mais aussi affaiblir la cohésion nationale de ce pays. Il faut donc clairement affirmer notre volonté de préserver l’AI du démantèlement. Ses prestations sont essentielles et vitales pour quelques centaines de milliers de citoyens ; elles sont aussi d’une grande importance pour des dizaines de milliers d’entreprises. Derrière le débat : des personnes ! Une réalité est trop souvent passée sous silence dans ce débat social : la réalité des personnes victimes d’invalidités physiques ou psychiques

et dans l’incapacité de travailler et donc de bénéficier d’un salaire pour vivre. Derrière les chiffres fièrement arborés par l’autorité, s’agissant de la baisse du nombre de rentes allouées, se trouvent des personnes (mais aussi des familles qui en dépendent) atteintes dans leur intégrité physique ou psychique, partiellement ou totalement incapables de réaliser un gain pour survivre économiquement. Sans AI, c’est l’exclusion garantie, la fin des mesures d’intégration, la porte ouverte vers l’assistance. Et puis, il y a les victimes potentielles, groupe auquel chacun de nous appartient, et sur qui plane le spectre de la misère économique en cas de survenance d’une invalidité. Ne sous-estimons pas les effets négatifs de cette insécurité, notamment sur l’effritement de la confiance de la population envers les régimes sociaux. Cotiser sans savoir si, en cas de besoin, on pourra bénéficier de prestations provoquera un affaiblissement dramatique de la solidarité. En finir avec les actes punitifs L’« esprit » de la 5ème révision de l’AI était inacceptable. En postulant une définition plus restrictive de l’invalidité, en donnant un objectif arbitraire de réduction de 20 % de nouvelles rentes, en prétéritant les personnes victimes d’une invalidité psychique, on a fait de cette révision un acte pu-

DÉJÀ PENSÉ À CE QUI SE PASSERAIT SI...? Le 27 septembre 2009: OUI à une assurance-invalidité solide !

nitif. La 6ème révision annoncée vise, elle-aussi, à supprimer des milliers de rentes, ce qui constitue un acte de pur démantèlement. Nouvelle punition … Comme si l’assuré pouvait choisir lui-même de devenir invalide ! Il importe de voir plus loin et de respecter les principes de la sécurité sociale. D’une part, en cessant d’affaiblir les personnes fragilisées, d’autre part, en garantissant le financement du système de répartition de l’AI. Sans hausse de la TVA, les invalides et les invalides potentiels que nous sommes toutes et tous risquent, dans le pays le plus riche du monde, de n’avoir comme espoir social que le recours à l’assistance. Une honte ! Et puis, le danger majeur d’affaiblir l’AVS (qui assure les liquidités de l’AI) est réel. On ne saurait donc rater l’opportunité de séparer financièrement ces deux régimes. Sans aucun doute, un OUI à l’augmentation de la TVA pour l’AI s’impose. Nous sommes toutes et tous concernés. Nous avons toutes et tous le droit d’aspirer à une existence digne, d’autant plus lorsque sévit la souffrance. L’exclusion n’est pas une fatalité, c’est un choix politique, un choix que nous refusons, car nous avons les moyens de faire mieux ! Stéphane Rossini, conseiller national (VS), vice-président du PS Suisse

Photo: Franz Pfluegl - Fotolia.com

Le 27 septembre prochain, la votation sur le financement de l’AI sera décisive. Non seulement pour l’assurance-invalidité, mais surtout en fonction de l’orientation que le Peuple suisse donnera à l’avenir de la politique sociale.


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Bonus

En refusant d’envisager de fixer une quelconque limite au versement de bonus et autre rémunérations indécentes, le Conseil des Etats a infligé un nouveau coup dur à la justice sociale, cautionnant l’avidité et l’aventurisme des managers des grandes banques et autres multinationales. A l’image de l’UBS qui, malgré ses lourdes pertes et les milliers de postes supprimés met de côté 1,7 milliard pour récompenser

L’initiative populaire générale : une vraie usine à gaz.

photo : ex-pr ess

Tout ça pour ça ? Dans l’indifférence générale ou presque, un autre objet accompagne le scrutin fédéral sur l’AI en septembre prochain. Nous devrons ainsi nous prononcer sur le sort de l’initiative populaire générale. Un projet quasi mortné, symptomatique des usines à gaz que sur lesquelles débouchent parfois les débats des Chambres fédérales. Sa genèse, puis son avortement programmé cet automne seraient cocasses s’ils ne s’étaient pas soldés par des dépenses particulièrement inutiles en énergie, en temps et en argent du contribuable. Jea n -Yv e s G ent i l

Tout remonte aux années 90 qui voient l’aboutissement en rafale de bon nombre d’initiatives populaires. Au grand dam de la majorité bourgeoise qui juge que la démocratie directe, c’est beau comme un bibelot posé sur une commode et, qu’à trop s’en servir, ces sales gauchistes vont finir par l’user. Et de considérer alors qu’il fallait d’urgence revoir à la hausse les modalités de l’exercice des droits populaires. Plutôt que de prendre au sérieux ce qui n’était autre que l’expression d’un vif mécontentement à l’égard des priorités des Chambres fédérales et du gouvernement, les partis de droite ont donc souhaité réduire le champ d’action de la démocratie directe en augmentant le nombre de signatures nécessaires à l’aboutissement de référendums. Histoire de faire passer une pilule tout de même un rien amère, ils ont sorti l’initiative populaire générale de

leur chapeau. Un nouvel instrument permettant de demander l'adoption, la modification ou l'abrogation de dispositions constitutionnelles ou législatives, sous la forme d'une proposition conçue en termes généraux, la mise au point des détails incombant au Parlement. Même s’ils n’étaient pas forcément convaincus qu’elle allait déboucher sur une véritable amélioration de l’implication de la population dans le processus législatif, elle présentait l’insigne avantage d’être difficilement contestable par leurs adversaires, à l’image de ces vaines promesses qui rendent les fous joyeux. A l’époque d’ailleurs, si le PS est bien parvenu – de haute lutte – à empêcher l’augmentation de nombre de signatures pour faire aboutir un référendum, ses arguments contre l’initiative populaire générale – qu’il a toujours considéré comme vouée à l’échec – ont malheureusement trouvé moins d’écho. Et, le 9 février 2003, le peuple et les cantons ont clairement accepté l’arrêté fédéral modifiant les droits populaires. Ensuite, comme de juste, l’Assemblée fédérale a été saisie du projet de législation d’exécution pour la mise en œuvre de la procédure et c’est là que cela s’est sérieusement gâté. En effet, le projet élaboré par le Conseil fédéral prévoyant de nombreuses modifications de la loi fédérale sur les droits politiques, de la loi sur le Parlement et de la loi du le Tribunal fédéral, la procédure s’est révélée compliquée et tentaculaire, notamment en raison des exigences du système bicaméral. A un point

tel que, quatre ans après la votation, aucune des deux Chambres n’est entrée en matière et a renvoyé le dossier au Conseil fédéral. Un gouvernement qui a bien dû se résoudre, l’an dernier, à proposer lui-aussi l’abrogation de cette modification constitutionnelle. Et comme seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait, nous retournerons donc aux urnes cet automne pour enterrer une bonne fois pour toutes l’initiative populaire générale Les principaux arguments socialistes ont donc fini par porter et resservent aujourd’hui. Ainsi, devoir recueillir 100 000 signatures pour seulement pouvoir espérer influencer la procédure législative représente un effort par trop considérable, sans commune mesure avec son résultat potentiel. Et puis, il suffit de considérer les atermoiements du Parlement pour introduire l’initiative populaire générale pour se convaincre que celle-ci n’est pas praticable et surtout que les délais sont bien trop longs. Quelle crédibilité pour les institutions politiques quand, après sept, voire 10 ans de débats on aboutirait à un projet quasiment incompréhensible pour les non-initiés, mais pourtant censé concrétiser la volonté de la population ? Voter OUI le 27 septembre ne signifie donc pas un recul des droits populaires. Il s’agit simplement d’abandonner un outil trop compliqué, quasi impraticable et donc fort peu susceptible d’être utilisé un jour. Une question de bon sens, lequel a heureusement fini par triompher.

les plus lestes de ses employée-s. Comme quoi, la reprise, c’est d’abord le retour à des pratiques prétendument abolies, voire moralisées En définitive, c’est bien au peuple qu’il reviendra de corriger ces dérives. Tout d’abord en se prononçant sur l’initiative « 1:12 » que la Jeunesse socialiste lancera cet automne. Le texte exige que, dans la même entreprise, le plus haut salaire ne puisse être plus de 12 fois supérieur au plus bas.

Transparence

Le rejet de cette motion socialiste repose évidemment – en filigrane -la question du financement des partis politiques. Un débat que le PS peut aborder en toute sérénité, lui qui ne dépend ni des banques, ni des assurances, ni de la chimie – mais de dizaines de milliers de particuliers qui nous octroient entre 20 et 50 francs, ainsi que du Groupe 2011 qui rassemble environ 2500 personnes. Cet été, le PS a fait contrôler par un notaire la liste de ses soutiens dans le strict respect de la protection des données. Dans un acte authentique, le notaire confirme ce que nous avons toujours dit: « le don le plus élevé atteint 15 000 francs, le suivant 11 000. Aucun autre don ne dépasse 7500 francs. Le don le plus modeste s’élève à 1 franc. Les 46 248 donatrices et donateurs de l’année 2008 sont dans leur quasi-totalité des particuliers, auxquels s’ajoutent quelque rares PME. Ni banques, ni assurances, ni syndicats ne figurent sur la liste ». A voir, désormais, si d’autres formations auront le cran de présenter à leur tour une telle confirmation notariale.


ouverture A gauche toute ?

Sur le plan européen, le PS Suisse est à la gauche de la gauche. C’est ce qu’affirme l’Institut universitaire européen de Florence qui a coordonné le travail de 130 chercheurs issus de 30 pays. Après analyse des programmes de 40 partis socialistes et sociaux-démocrates d’Europe, il apparaît ainsi – sur un axe gauche-droite – que seuls le Partit Laburista de Malte, le PS français et le Mouvement socialiste panhellénique (le PASOK grec) sont plus radicaux que le PS Suisse. A l’autre bout de cet axe, tout à droite, on trouve le Labour britannique et les sociaux-démocrates danois. En fait, la comparaison la plus parlante est encore celle qui se rapporte à la situation qui prévaut en Allemagne. On constate ainsi que, plutôt que du SPD, le PS Suisse est proche de Die Linke, née des postcommunistes est-allemands et du WASG d’Oskar Lafontaine. Et si le PS Suisse se retrouve tout à gauche, c’est avant tout ses positions sur la défense d’un « Etat-providence », d’une « société libérale », et de la « protection de l’environnement » qu’il le doit.

Taxe de consultation

C’est la dernière ligne droite pour signer en ligne la lettre de protestation contre la taxe de consultation qui figure sur le site Internet du PS. Celle-ci, il faut le reconnaître, stagne un peu. Après le succès initial de cette démarche, il y a comme un petit de coup de moins bien avec un peu plus de 15 000 paraphes actuellement au compteur. Du coup et afin de maintenir la pression, dans la perspective notamment du débat des Chambres sur cette taxe punitive lors de la session d'automne, nous vous saurions gré de relancer vos proches, camarades et connaissances afin qu'ils expriment également leur colère à l'encontre de cette mesure particulièrement antisociale. Rendez-vous à l’adresse : www.pssuisse.ch/30.

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Cassis-de-Dijon : halte à la vie chère ! En 1992, le peuple suisse a rejeté de justesse (50,3 % des voix) l’adhésion de notre pays à l’Espace économique européen. Un ré­ sultat serré qui a pourtant eu des conséquences considérables : depuis, l’économie suisse stagne tandis que les consommateurs suisses n’ont cessé de payer des prix abusifs. Notamment parce qu’en refusant l’EEE, la Suisse a également fait l’impasse sur le principe du Cassis-de-Dijon. Th o m as Ch ri s te n

17 ans plus tard, nous avons enfin l’occasion d’introduire ce principe qui permettra aux produits fabriqués dans les pays de l’UE de franchir les frontières de la Suisse, même s’ils ne correspondent pas aux prescriptions techniques helvétiques. C’est tout sauf anecdotique : environ la moitié de toutes les importations en provenance de l’UE sont bloquées en raison d’obstacles techniques, ce qui représente un volume de marchandises d’une valeur de quelque 50 milliards de francs. Le Cassis-de-Dijon entré en vigueur, il n’y en aura plus qu’un cinquième à rester en rade. Ca a l’air un peu abstrait, mais les conséquences sont tout à fait concrètes. Ainsi, en Suisse, les esquimaux glacés doivent avoir une teneur en crème plus élevée, pour ce qui est des pommades pour les mains, c’est la concentration en huiles essentielles qui doit être supérieure. Autre exemple : le sirop. Dans notre pays, il doit contenir au moins 30 % de fruits. Comme le sirop français en contient moins, il est moins cher. Mais il ne peut pas être vendu sous l’appellation de sirop en Suisse. Ces obstacles au commerce inutiles nous coûtent un saladier. Environ deux milliards de francs par année. Dès lors, l’introduction du principe du Cassis-de-Dijon profite à l’économie qui pourra produire à moindre coût, mais surtout aux consommateurs qui dépenseront moins pour leurs achats. Une épargne annuelle de deux milliards de francs est incontestablement bonne à prendre lorsque la conjoncture vacille et que le pouvoir d’achat est le seul véritable moteur de la reprise. Evidemment, les produits ne doivent pas seulement être bon mar-

Les adversaires du Cassis-de-Dijon : une certaine idée de l’ouverture … ché. Ils doivent également être de qualité supérieure et ne pas nuire à l’environnement. Le projet en tient compte puisque tout une série de produits qui ne répondent pas à ces critères sont exclus du principe, qu’il s’agisse des lessives aux phosphates, des colorants contenant du plomb ou encore des œufs provenant d’élevages en batterie. Dans le même ordre d’idée, la Suisse conservera ses prescriptions plus draconiennes pour les chauffages au fioul, au gaz ou à charbon. L’agriculture suisse y trouvera également son compte avec un renforcement des contrôles des denrées alimentaires et la mention obligatoire de leur pays d’origine. Autant de raisons pour lesquelles tant les associations de protection de l’environnement que les organisations de défense des consommateurs se sont déclarées favorables à l’introduction du principe du Cassis-de-Dijon. Celle-ci a également des implications plus fondamentales. Les consommateurs suisses n’ont aucun intérêt à ce que les marchandises en vente libre dans l’Union européenne soient à nouveau contrôlées avant de franchir nos frontières. A moins que l’on considère que la Suisse est supérieure aux autres pays dans tous ces domaines. Et c’est bien malheureusement cette tendance qui marque l’opposition des Verts et de l’UDC, les mêmes qui ont fait capoter l’adhésion à l’EEE. Un irrépressible complexe de supériorité à l’égard des pays voisins, un discours arc-bouté sur le « Sonderfall » helvétique.

Un discours qui ne tient pas compte du fait qu’aujourd’hui déjà, des centaines de milliers de consommateurs suisses franchissent régulièrement la frontière pour faire leurs courses. Sans dommage apparent. Un discours qui ne tient pas compte du fait qu’en matière de protection des consommateurs, l’UE édicte, dans bien des domaines, des prescriptions bien plus sévères que celles qui ont cours dans notre pays. Un discours qui – en période de récession – voit le salut de la Suisse dans la fermeture et le protectionnisme, oubliant la vocation exportatrice de notre économie et son intérêt vital à l’ouverture des marchés. Ce discours suscite la méfiance à l’égard de l’étranger, de l’UE, de l’autre en général. Il renforce la conviction de celles et ceux qui – dans d’autres domaines également – veulent que la Suisse fasse cavalier seul. C’est un petit jeu pour le moins dangereux. Pour un parti qui s’engage non seulement pour le renforcement du pouvoir d’achat, mais aussi en faveur d’une Suisse solidaire et ouverte sur le monde, la seule réponse est un OUI convaincu à l’introduction du principe du Cassis-de-Dijon. Le Groupe socialiste des Chambres fédérales s’est d’ailleurs prononcé à l’unanimité moins une voix en sa faveur. Et le PS Suisse entend bien s’engager dans la même voie. Pour plus de pouvoir d’achat et moins de tentations isolationnistes. Thomas Christen, secrétaire général du PS Suisse


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cantonales

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Genève : test électoral pour le PS Sur tout le continent européen, les socialistes se retrouvent dans une situation paradoxale : jamais les événements ne nous autant donné raison, et rarement les résultats électoraux n’auront été autant à l’opposé. Au moment de la plus grande crise financière, les peuples semblent préférer les pouvoirs en place plutôt que la voie social-démocrate pourtant garante de régulation depuis toujours … r e n é lo n get

A divers égards, et notamment en France mais aussi en Allemagne, sans parler de l’Italie, la situation ressemble à celle d’après mai68 où l’explosion sociale imprévue a pris de court les vieux appareils de la gauche. En Suisse, les défis sont pareils. La social-démocratie est à la peine et ne pourra pas faire l’économie d’une refondation, autour de valeurs, d’objectifs, d’affirmations en termes de vie en commun et de responsabilité, bref de sens. D’ici là il s’agit d’anticiper de la meilleure façon les exigences des temps à venir. Un PSG prêt pour la campagne Dans ce contexte qui ne laisse pas d’interpeller, le PSG s’est mis en état de campagne dès son Congrès du 21 février dernier. Il a en particulier : ■ désigné ses deux candidat-e-s au Conseil d’Etat, soit Charles Beer, sortant, et Véronique Pürro, nouvelle. Tous deux fortement ancrés dans les défis du quotidien, dans le mouvement syndical et l’exigence de l’égalité de chances, engagés pour la culture et l’égalité de droits entre femmes et hommes, ils incarnent cette génération qui allie valeurs et pragmatisme. Si Charles a un beau bilan au DIP qu’il préside depuis 6 ans, au cours de 12 ans de députation au Grand Conseil, Véronique a occupé un large spectre de sujets sans oublier son engagement européen.

Pour les accompagner au Grand Conseil, le Congrès a désigné une belle liste de 40 candidat-e-s qui ont déjà montré leur envie d’en découdre en aidant fortement à faire aboutir, en juin dernier, l’initiative pour la petite enfance. ■ Enfin, un programme très concret et très complet en 303 propositions couvre l’ensemble des thématiques de la politique cantonale. ■ Les affiches, les thèmes et le tousménages sont prêts, les principaux événements de la campagne aussi. ■

Une vision pour notre société Orienter l’économie vers les vrais besoins d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et de demain, assurer la justice et le respect des personnes, inscrire les droits et devoirs de chacun a toujours été la préoccupation fondamentale des Socialistes, afin que la vie en commun sur cette Terre soit possible. Gauche et droite, pas du tout la même chose … La droite, elle, se contente de bonnes paroles, accepte la croissance des inégalités comme une fatalité et son option fondamentale demeure de faire confiance aux mécanismes de l’économie, niant l’exigence d’un

Neuchâtel

projet collectif, d’une prise sur les évolutions qui nous concernent, bref d’une force de régulation au service de l’égalité de chances. Les éléments de sécurité sociale dont nous bénéficions, c’est à la gauche que nous les devons, ne l’oublions jamais ! Quatre axes forts 4 priorités ont été retenues : ■ L’emploi et une économie durable ■ Le logement et un aménagement cohérent du territoire régional ■ Le renforcement de la solidarité et la politique de la santé ■ L’éducation et la culture Ces priorités expriment les axes forts, sur lesquels le PSG s’est aussi récemment impliqué et où il a développé des propositions concrètes. Le Groupe parlementaire socialiste à Genève Et pour commencer, le lancement de la campagne se fait le 28 août à l’occasion du séminaire de rentrée du Groupe socialiste des Chambres fédérales, qui se réunira à Genève. Un programme à la fois politique, médiatique et convivial, autour du thème de la régulation comme réponse à la crise, avec des interventions de Juan Somavia, Directeur général de l’OIT, Ursula Wyss, cheffe du Groupe parlementaire socialiste de l’Assemblée fédérale, Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale (présence à confirmer), Charles Beer et Véronique Pürro, candidat-e-s au Conseil d’Etat, Sandrine Salerno, conseillère administrative, Ville de Genève, René Longet, président du PSG. A travers les débats, rencontres, actions et stands, les Socialiste genevois entreprendront tout pour faire passer ce message : Une Genève progressiste et solidaire par et grâce aux Socialistes. Et pour ce faire, il est temps de choisir … un Parlement de gauche, à majorité roserouge-vert. rené longet, maire d’onex, président du PSG

Eté particulièrement actif pour le PS neuchâtelois qui, début août, a déposé à la chancellerie cantonale plus de 7200 signatures appuyant son initiative « Pour l’équilibre régional des missions hospitalières ». objectif de ce texte qui va nourrir le débat sur les réformes hospitalières du canton et d’éventuels Etats généraux de la santé : maintenir une importance équivalente entre les sites de soins aigus de l’Hôpital de la chaux-de-Fonds et de l’Hôpital Pourtalès, à neuchâtel. l’initiative veut ainsi garantir un équilibre entre les deux établissements s’agissant notamment du nombre de lits de soins aigus, de patients, de postes de travail et de places de formation.

Berne

dans le canton de Berne, la gauche prend les mêmes et recommence, contrairement aux partis bourgeois qui composent leurs listes chacun dans leur coin. a sept mois des élections cantonales, les quatre conseillers d’Etat du PS et des Verts ont décidé de rempiler, bien décidés à conserver la majorité au gouvernement conquise de haute lutte il y a quatre ans. En mars 2010, l’enjeu principal de l’élection se situera dans la partie francophone du canton. Vu les rapports de force entre les partis gouvernementaux, la clef du scrutin est dans le Jura bernois. la coalition qui veut la majorité doit ainsi gagner le siège réservé à la minorité de langue française. Pour le PS, cela si-

gnifie concrètement que Philippe Perrenoud doit y faire le plein des voix de gauche. reste à jauger le potentiel de nuisance du Parti socialiste autonome à moins qu’il soit possible de faire une véritable union de la gauche comme lors des élections fédérales de 2007. la nomination officielle des candidatures de la gauche plurielle au conseilexécutif aura lieu le 14 octobre lors d'une manifestation commune du PS et des Verts à Berne.


consultation

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Initiatives à la carte Un peu moins de deux semaines encore pour répondre à la consultation sur les cinq projets d’initiative populaire lancés à fin juin par le Comité directeur. Objectif : déterminer le champ d’action prioritaire du PS d’ici le 31 août, date à partir de laquelle le projet qui aura remporté le plus de suffrages sera repris, travaillé et peaufiné avant d’être présenté aux délégué-e-s des sections du PS à l’automne. C’est ainsi au Congrès extraordinaire de Schwyz, en octobre qu’il reviendra, en définitive, de se prononcer sur le lancement de l’initiative. Pour participer, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous et le retourner au PS Suisse. Vous pouvez également prendre part à la consultation sur le site Internet du PS Suisse.

Alléger les charges des familles, imposer les successions Cette double initiative allège de manière sensible les charges des familles en libérant du paiement des primes maladie les enfants et les jeunes en formation jusqu’à la fin de leur vingt-cinquième année. Pour assurer le financement de ce système, il y a lieu d’introduire un impôt fédéral sur les successions. Mais il faut l’assortir d’une limite de franchise élevée (entre 500 000 et un million de francs). Pour des raisons d’ordre juridique (le principe de l’unité de la matière), il n’est pas possible de grouper les deux exigences en une seule initiative. C’est pourquoi il faut lancer deux textes qui se complètent.

Moderniser la société grâce au congé parental

Pour un salaire ­minimum !

Pour le PS, il faut donner aux parents la possibilité de passer suffisamment de temps avec leur enfant au cours des premières semaines de sa vie. Ce congé d’une durée minimale de 6 mois pour la mère et le père additionnés ne remplace pas, mais complète le congé maternité. Concrètement, il offre plus de flexibilité aux mères et aux pères qui peuvent se le répartir en fonction de leur situation professionnelle, de leurs besoins et possibilités. Un seul des parents n’aurait ainsi pas le droit de se réserver l’entier des six mois. Le financement est assuré par le régime des indemnités pour perte de gain.

Les bas salaires empêchent la justice sociale et sont diamétralement opposés à nos valeurs fondamentales comme l’égalité des chances et des perspectives. Raison pour laquelle il s’agit d’introduire le principe d’un salaire minimum de 3500 francs qui représente le 60 % du salaire médian actuel (5900 francs). Il faut ancrer ce principe dans la Constitution fédérale et créer ainsi la base légale permettant de lutter contre le dumping salarial. Il n’est pas acceptable de ne pas pouvoir s’en sortir financièrement tout en travaillant à 100 %. La Suissene saurait fabriquer des travailleurs pauvres.

De nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables Le PS propose une mesure efficace qui a fait ses preuves et qui consiste à garantir une contre-prestation couvrant ses coûts à une entreprise produisant de l’électricité à partir d’une énergie renouvelable et sans impact négatif sur l’environnement. Cette contreprestation est financée par les tarifs de l’électricité et il n’y a pas de plafond. Le marché intérieur bénéficiera de cette mesure car il existe un potentiel énorme en matière de technologies innovantes respectant le développement durable et qui, de surcroît, permettent la création de milliers d’emplois.

Pour une retraite flexible – 40 ans de cotisations suffisent ! Principe de cette réforme de l'AVS: le système ne repose sur un âge fixe donné, mais sur le nombre d’années de cotisations, à savoir 40 ans pour une rente complète. Aujourd’hui déjà, de nombreuses personnes ne peuvent plus travailler jusqu’à 65 ans. Notamment dans les professions qui exigent un grand effort physique. À l’inverse, d’autres peuvent et veulent continuer à mettre leurs savoirs à disposition de la collectivité après 65 ans. Le modèle satisfait les besoins des uns et des autres et débouche sur une réforme équitable de l’AVS, une révision sociale et proche de la réalité des gens.

Bulletin -réponse Choisissez le projet qui vous convient le mieux et retournez ce bulletin d'ici le 31 août au PS Suisse, Spitalgasse 34, 3001 Berne ❏ 1. Retraite flexible

Nom :

Prénom :

❏ 2. Primes maladie ❏ 3. Salaire minimum

Adresse :

❏ 4. Congé parental ❏ 5. Energies renouvelables

Code postal : Localité :

Remarques :

Section:

Tél. :

E-mail :

Date :

Signature :


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agenda

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agenda

n  Samedi 22 août : Assemblée des délégué-e-s, dès

et festif sillonnera la ville pour fêter le jeûne jeune ­(genevois) socialiste. Point de départ : plaine de Plain­palais, côté Rond-Point, à 14h. La fin de la soirée sera musicale avec des concerts festifs et des DJ’s sur la place des Grottes. n  Vendredi 18 septembre : fête de la section de Carouge, dès 18 h 00 entre les deux tours de Carouge. n  samedi 19 septembre : Projection de « We feed the world » au cinéma Les Scalas (Genève, Eaux-Vives) dès 10 h 00, suivie d’un débat avec Jean Ziegler. n Mercredi 23 septembre : AG du PSG, dès 20 h 00 au local du parti. n  Samedi 26 septembre : fête interculturelle avec Charles Beer et Véronique Pürro, candidat-e-s au Conseil d'Etat, dès 11 h 00 au Bar-restaurant La ­Fumisterie, à Carouge. n  Samedi 26 septembre : Saturday Rose Fever, un apéritif avec les candidats au CE, suivie d’une soirée dansante organisé par la section de Meyrin dès 18 h 30. n  Dimanche 11 octobre : élections au Grand conseil. n Dimanche 15 novembre : élections au Conseil d’Etat.

11 h 15 à Zurich.

Fribourg  www.ps-fr.ch

Genève  www.ps-ge.ch

n  Jeudi

PS Suisse  www.pssuisse.ch n  Vendredi

4 septembre : excursion à Berne du club référendaire du PS Suisse. n Lundi 7 au vendredi 25 septembre : session d'automne des Chambres fédérales (16 septembre : élection au Conseil fédéral). n Mardi 15 septembre : rencontre annuelle du Groupe 2011 à Berne. n  Samedi 19 septembre: manifestation nationale de la gauche et des syndicats, 13 h 30, Schützenmatte, Berne. n Dimanche 27 septembre : votations fédérales. n  Vendredi 16 octobre : Conférence de coordination à Schwyz. n  Samedi 17 octobre : Congrès ordinaire à Schwyz. Femmes socialistes  www.ps-femmes.ch n  Samedi

26 septembre : Coordination des femmes de 10 h 30 à 16 h 00, à Lausanne. Thème : l’égalité dans le couple et la famille. JS Suisse  www.jss.ch

n 

Samedi 22 août : pique-nique multiculturel, dès 10 h 00 au parc des Poneys du Val d’Arve, à ­Carouge. n Mardi. 25 août : AG du PSG, dès 20 h 00 au local du parti. n  Jeudi 10 septembre : RED PARTY – Fête de la Jeunesse socialiste genevoise. Un camion musical

3 septembre : Comité directeur, 18 h 30 au local du PS fribourgeois, suivi d’une Assemblée des membres, à l’Hôtel de Ville de Bulle. n  Vendredi 4 septembre : visite du Palais fédéral, dès 17 h 00, rencontre avec le Président du Conseil des Etats, Alain Berset. n  Jeudi 24 septembre : Café national en un lieu encore à déterminer.

Vaud  www.ps-vd.ch n  Samedi 29 août : séminaire d'été du PSV –­ « Solidarité internationale : coopération ou émancipation ? » avec Ricardo Petrella et des représentant-e-s de la DDC et de nombreuses ONG actives sur les questions nord-sud. Rendez-vous à lAula Bahyse de Blonay – à partir de 8 h 30. n  Jeudi 3 septembre : Débat public sur l’augmentation de la TVA pour assainir l’assurance-invalidité à 20 h 00 à la salle de conférence du Forum de Savigny. Avec la participation de Christian Levrat, conseiller national (FR), président du PS Suisse et Guy Parmelin, conseiller national (UDC/VD).

Valais romand  www.psvr.ch n  Jeudi

1er octobre : Comité cantonal à la Maison socialiste. Préparation du Congrès du PSVR du 14 novembre 2009

Neuchâtel  www.psn.ch n Mardi

25 août : bureau du Comité cantonal, à 12 h 00 au secrétariat cantonal. n  Vendredi 28 août : conférence de presse du ­Comité unitaire pour le financement de l’AI, 10 h 00, ­L’Arrosée à Neuchâtel. n Mercredi 23 septembre : Comité cantonal, à 20 h 00 au secrétariat cantonal. n  Samedi 31 octobre : Congrès du PSN en un lieu à définir Jura  www.psju.ch n  Samedi

29 août : Congrès consacré aux objectifs du PSJ dans le Val-Terbi.

À la mémoire de Ernst Leuenberger

Un homme politique de première grandeur, avec des convictions socialistes solides, acquises en particulier aux côtés de Willy Ritschard, au service d’une vision à long terme dont il ne déviait pas. Le contraire d’un opportuniste. Il n’aimait pas les côtés people de la politique. Par contre, les confrontations d’idées lui plaisaient beaucoup. Ses participations aux débats d’Arena ou bien ses interventions pleines de verve au Conseil des Etats avaient beaucoup d’impact. Avec son expérience de syndicaliste soleurois, il siégea au conseil national de 1983 à 1999. Il en fut le président en l998, un président unanimement apprécié. Il fut élu au conseil des Etats en 1999, puis toujours réélu avec des résultats canon, la preuve répétée de la confiance que lui accordaient ses compatriotes.

Le syndicaliste cheminot En 1992, sur la base des engagements sociaux dont il avait fait preuve, le syndicat des cheminots SEV l’appela comme viceprésident pour qu’il complète sa formation afin de prendre la succession du président en 1997. Jusqu’en 2005, il eut à faire face à la transition entre les anciens CFF et l’entreprise actuelle, avec toutes les mesures de réorganisation qui en découlaient. Tout cela en contribuant à développer parallèlement le système national des transports collectifs pour en faire un service public performant qui dépasse, grâce à Rail 2000 et à l’horaire cadencé généralisé, les inconvénients liés aux multiples entreprises aux intérêts divergents. Au niveau du terrain syndical, il eut à introduire le concept des conventions collectives dans la branche des transports publics, un chantier syndical ardu s’il en est, qui s’achève actuellement. Pour lui, la symbiose entre la politique et le syndicat était naturelle, jusqu’au niveau le plus élevé du

bien public. Ainsi, comme membre constant des Commissions des transports et des finances, également de la délégation des NLFA, Ernst Leuenberger a servi le pays de manière exceptionnelle, véritablement dans le sens du développement humain durable. L’ami et le camarade Depuis 1987, j’ai eu le plaisir et le privilège de travailler avec Ernst Leuenberger, au Conseil national tout d’abord, puis au Conseil des Etats où je fus son voisin, ainsi qu’au syndicat des cheminots où je fus son vice-président. Parmi d’autres, j’en garde deux images. L’homme qui s’indignait face aux attaques excessives de la droite et qui y répondait du tac au tac, avec brio, toujours en élevant le niveau du débat. Et l’homme qui écoutait, réfléchissait, conseillait les yeux pétillants à travers la fumée, à l’époque, de son brissago tordu. Un homme littéralement exemplaire. Michel Béguelin ancien conseiller aux Etats (VD)


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Avec son initiative «Pour les transports publics » l’ATE s’engage en faveur d’une mobilité respectueuse de l’environnement. Pour une mobilité d’avenir

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