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pssuisse socialistes.ch JOURNAL DES MEMBRES ET SYMPATHISANTS DU PS SUISSE JAB 3001 BERNE 25.02.07 CHANG E M E NTS D’ADR ESSE À : PS SU ISSE, CASE POSTALE, 3001 B E R N E

FÉDÉRALES

Caisse maladie unique : un autre système est possible A moins d’un mois du verdict, la campagne qui fait rage est riche d’enseignements, à commencer par la profonde insatisfaction générée par le système actuel. Celle des personnes assurées pour qui payer leurs primes est devenu un poids de plus en plus lourd à supporter et qui, si elles ont le malheur de tomber malades, subissent retards, pressions et autres tracasseries administratives. Celle aussi des médecins, thérapeutes et infirmières qui dénoncent la marchandisation de la santé et le danger de voir la médecine à visage humain disparaître au profit de la pure gestion commerciale. Le débat actuel met également en lumière le

Nous, nous sommes pour un système de santé social.

Et les autres?

pouvoir exorbitant des caisses maladie qui, avec l’argent de nos primes, entretiennent un véritable commando de lobbyistes au sein même des plus hautes autorités politiques et s’offrent des campagnes publicitaires démesurées. Les agissements des assureurs ne se limitent pas au noyautage et à la propagande. Grâce aux privilèges légaux qui leur ont été accordés, ils peuvent aujourd’hui refuser leurs prestations aux assuré-e-s qui ne sont plus en mesure de régler leurs primes. On estime ainsi que quelque 150 000 personnes ne bénéficient plus aujourd’hui d’une couverture maladie. Avec un cynisme rare, les caisses maladies exploitent toutes les failles d’un dispositif légal particulièrement opaque. Qu’il s’agisse de sélectionner les « bons » risques, de se ménager de juteuses réserves et provisions, d’octroyer des salaires mirifiques à leurs dirigeants ou d’entretenir le flou en-

tre assurance maladie obligatoire et complémentaire. En aurait-il la volonté que l’Office fédéral de la santé publique n’y peut pas grand-chose : les six (!) malheureux fonctionnaires à disposition ne contrôlent en effet qu’une quinzaine de caisses par an sur 86. Enfin, on peut se demander pourquoi les caisses ne font rien en matière de prévention. Les entendon jamais mettre en garde contre les dangers de la surcharge pondérale ou la de la fumée passive ? Non, elles jugent n’y avoir aucun intérêt, craignant de voir leurs concurrentes profiter de leurs investissements. Au-delà des hypothèses sur le financement des primes ou sur l’organisation de la caisse unique qu’il reviendra de toute façon au Parlement de traiter, la principale question suscitée par l’initiative soumise en votation le 11 mars est la suivante : voulons-nous, oui ou non, conserver le système actuel ? La poser, n’est-ce pas déjà y répondre ?

2007 verra la fin d’une législature où les majorités parlementaires ont été des plus fragiles. Le PS juge dès lors indispensable que la donne change pour la prochaine afin de progresser vers une Suisse plus sociale, plus écologique et plus ouverte. Dans une grande interview, Hans-Jürg Fehr insiste sur la nécessité de l’engagement total de tous les socialistes dans la campagne. ■ PAGE 4 ET 5

FISCALITÉ Entre les impôts forfaitaires à la tête du client, les barèmes dégressifs au bénéfice des plus riches contribuables, les baisses fiscales pour les gros actionnaires et la dernière lumineuse proposition radicale de supprimer l’IFD, la Suisse a décidément mal à ses impôts. Même Doris Leuthard s’en est rendue compte. Belle promotion pour l’initiative du PS pour des impôts équitables et largement de quoi y consacrer deux pages spéciales dans ce numéro. ■ PAGE 6 ET 7

CANTONALES Dans moins d’un mois, le corps électoral vaudois renouvellera ses autorités. Marqué par un affrontement entre la droite et la gauche pour le Conseil d’Etat qui pourrait bien sourire à cette dernière malgré le cavalier seul des Verts au 1er tour, ce scrutin constitue un des grands tests politiques avant les élections fédérales. ■ PAGE 9


Pour son secrétariat central, à Berne, le PS Suisse recherche, avec entrée en fonction au 1er juin 2007 ou selon entente,

un-e responsable des finances, du personnel et de l’administration (100%) Afin de compléter notre secrétariat central, nous recherchons une ou un responsable très expérimenté-e pour notre département « Finances, personnel et administration ». Votre tâche principale consistera à administrer le budget du PS Suisse. Vous serez également responsable des ressources humaines et, en tant que chef-fe de département, dirigerez une équipe formée de sept collaboratrices et collaborateurs. Vous serez également responsable de la formation des apprenti-e-s du PS Suisse. Nous cherchons une personne dotée des qualifications suivantes: ■ Grande expérience en matière de comptabilité, facturation et gestion d’entreprise ■ Expérience en matière de gestion du personnel ■ Très bonnes connaissances des outils informatiques (logiciel Sesam, p. ex.) ■ Très bonnes connaissances de l’allemand et du français ■ Indépendance et esprit d’initiative ■ Capacité à travailler en équipe. ■ Personnalité souple, supportant des surcharges ponctuelles et la prise de responsabilités importantes Nous proposons une activité passionnante au sein d’une petite équipe motivée, un climat de travail agréable et des conditions d’engagement exemplaires. La fonction peut éventuellement être conçue en tant qu’activité à temps partiel. Si vous êtes intéressé-e par un engagement professionnel au cœur de la politique suisse et que vous gardez la tête froide également dans les situations de crise, nous nous réjouissons alors de faire votre connaissance. Merci d’adresser votre dossier de candidature complet d’ici au 19 février 2007 à postulation@pssuisse.ch ou au Parti socialiste suisse, Thomas Christen, secrétaire général, Spitalgasse 34, case postale 7876, 3001 Berne. Thomas Christen et Leni Siegfried (responsable des finances, du personnel et de l’administration) se tiennent volontiers à votre disposition pour toute indication complémentaire aux numéros de téléphone 031 329 69 80 et 031 329 69 72.

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éditorial SOMMAIRE IMPÔTS ÉQUITABLES 7 A l’heure où nous mettons sous presse, un peu plus de 30’000 signatures ont été récoltées en faveur de l’initiative socialiste pour des impôts équitables. « Bien, mais peut mieux faire » ! Si l’on veut parvenir à déposer le texte avant l’automne, le rythme doit s’accélérer. Au vu des polémiques qui se succèdent et de l’exaspération du contribuable lambda, c’est sans doute le meilleur moment pour signer et faire signer.

PHOTO : E PA

L’honneur perdu Depuis le 11 janvier 2002, plusieurs centaines de personnes sont détenues dans le sinistre camp Delta situé dans la base américaine de Guantanamo, sur l‘île de Cuba. Certains, au compte-gouttes, en sont sortis et leurs récits font froid dans le dos. Les autres, originaires d’une quarantaine de pays, y sont toujours enfermés. Ne sachant souvent même pas de quoi on les accuse, ils ignorent le sort qui leur sera réservé dans ce qu’il faut bien considérer comme une véritable zone de non droit où les traitements dégradants, voire la torture relèvent de l’ordinaire. Ces pratiques inhumaines, une Convention de l’ONU les interdit explicitement. La Suisse l’a signée comme elle a signé les Conventions de Genève qui protègent tous les prisonniers de guerre et qui interdisent de soutirer des informations autres que l‘identité et le grade du détenu. Elle en est même dépositaire, comme ne manque jamais de le souligner à juste titre Micheline Calmy-Rey dans son combat incessant pour le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. La majorité du Conseil fédéral, en revanche, semble faire peu de cas de sa responsabilité morale à l’égard de ces traités internationaux, elle qui ne voit pas d’obstacle à ce que le Ministère public de la Confédération (MPC) coopère avec les geôliers de Guantanamo. Une attitude qui contribue à légitimer le trou noir légal que constitue le bagne cubain Après les ventes d’armes dans des pays ou régions en crise, la collaboration militaire avec des Etats peu soucieux des droits de l’homme, c’est un nouveau coup porté à la crédibilité internationale de la Suisse. Plus qu’une simple bourde du MPC, c’est une atteinte à l’honneur de notre pays. Dans cette affaire, on remarquera aussi que de grands patriotes, d’habitude si sourcilleux quand il en va, selon eux, de notre neutralité brillent par leur silence et laissent leurs subordonnés affronter l’indignation suscitée par les conséquences de l’accord d’entraide passé avec les Etats-unis. Reste à espérer que les parlementaires de droite tétanisés par la raison d’Etat se montrent plus curieux lorsque la convention sera discutée par le plénum ce printemps qu’ils ne l’ont été lors de son examen en commission. Jean-Yves Gentil, rédacteur responsable

ELECTIONS FÉDÉRALES 8 Thurgovie, Bâle-Ville et – en Suisse romande – Neuchâtel, plusieurs partis cantonaux ont déjà procédé à la désignation de leurs candidat-e-s. Pour le PSN, les deux sortant-e-s se représentent au Conseil des Etats comme d’ailleurs leurs homologues du Conseil national. A l’instar des huit camarades qui les accompagnent sur une liste hommes et une liste femmes, ils ont la ferme intention de conserver les quatre sièges socialistes neuchâtelois. Et plus, si affinités avec le corps électoral. NAIROBI 10 Les cinq journées de débat du septième Forum social mondial (FSM) de Nairobi ont vu de nombreuses thématiques novatrices et audacieuses circuler dans les labyrinthes du Stade national de Kasarani. La délégation helvétique comptait notamment la co-présidente des Femmes socialistes Julia Gerber-Ruegg et deux parlementaires fédéraux socialistes, à savoir Liliane Maury Pasquier et Carlo Sommaruga. Ce dernier a bien voulu tirer le bilan de son séjour kenyan pour socialistes.ch.

IMPRESSUM EDITEUR PS Suisse et Verein SP-Info Spitalgasse 34, 3001 Berne Tél. 031 329 69 69, Fax 031 329 69 70 info@socialistes.ch RÉDACTION Jean-Yves Gentil PRODUCTION Atelier Kurt Bläuer, Berne IMPRIMERIE Rotaz AG, CP 36, 8201 Schaffhouse TIRAGE 20 000 exemplaires PUBLICITÉ Kretz AG, General Wille-Strasse 147 8706 Feldmeilen, Tél. 044 925 50 60, Fax 044 925 50 77 PARUTION 6 numéros par année


interview Les objectifs du PS Suisse pour 2007

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« Les électeurs doivent choisir en

1. Devenir le premier parti de Suisse à l’issue des élections fédérales et en finir avec la majorité de droite UDC-PRD au Conseil fédéral. 2. Mener une campagne active en faveur de la caisse maladie unique et sociale, gagner la votation du 11 mars et s’engager aussi après la votation pour un système de santé social. 3. Terminer la récolte de signatures en faveur de son initiative pour des impôts équitables) » et la déposer d’ici le mois d’octobre 2007. 4. Empêcher de nouveaux privilèges fiscaux pour les riches, en particulier avec le lancement d’un référendum sur la réforme de la fiscalité des entreprises si des améliorations substantielles ne sont pas apportées au projet actuel. 5. Instaurer une réglementation équilibrée afin de sécuriser les assurances sociales. Cela passe par la flexibilisation sociale de l’âge de la retraite, une solution de financement à long terme de l’AI et pas de nouvel abaissement du taux minimal de conversion LPP. 6. Une économie suisse prospère avec des mesures concrètes contre le chômage, en particulier celui des jeunes et une lutte efficace contre les prix trop élevés. 7. Une Suisse sociale et moderne avec des moyens suffisants pour une politique de formation d’avenir et une politique familiale digne de ce nom. 8. Une Suisse écologique, avec un développement des transports publics orienté vers le futur, une politique énergétique sensée qui prenne en considération l’efficience énergétique et les énergies renouvelables, ainsi qu’une politique de protection du climat. 9. Une Suisse ouverte et solidaire avec une politique étrangère active, par le biais de l’augmentation de l’aide publique au développement et le rapprochement à l’UE. 10. Un droit des armes restrictif, qui protège véritablement la population suisse (renforcement de la loi sur les armes, voire initiative populaire).

PHOTOS : EX-PR ESS

En janvier, lors de sa conférence de presse annuelle, la présidence du PS a posé ses premiers jalons en vue des élections fédérales en se concentrant sur des thématiques fortes. C’est que 2007 verra la fin d’une législature où les majorités parlementaires ont été des plus fragiles. Le PS juge dès lors indispensable que la prochaine soit marquée par des majorités plus claires afin de progresser vers une Suisse plus sociale, plus écologique et plus ouverte au monde. C’est la raison pour laquelle Hans-Jürg Fehr insiste sur la nécessité de l’engagement total de tous les socialistes dans la campagne qui s’est ouverte. In te rvi e w: Katri n Küchler, links. ch

Lors de la conférence de presse annuelle du PS, tu as souligné l’importance de cette année électorale pour la future orientation de la politique suisse. Quels sont donc, selon toi, les enjeux majeurs du scrutin du 21 octobre ? Hans-Jürg Fehr : son issue déterminera tout d’abord la prochaine configuration du Conseil fédéral dont l’élection suivra dans la foulée. Ensuite, le résultat du 21 octobre peut changer les rapports de force au sein des Chambres fédérales. Depuis trois

ans, leurs décisions se sont souvent jouées de justesse. Le basculement de deux ou trois sièges de droite à gauche aura ainsi des conséquences considérables. Nous aurions incontestablement plus de chances de pouvoir faire passer nos idées et nos projets. Le PS ne risque-t-il pas de se voir reprocher de nourrir et de renforcer la polarisation actuelle ? La polarisation est le fruit des positions totalement antagonistes du PS et de l’UDC. C’est une réalité qu’il ne sert à rien de nier, bien au contraire. Nous devons démontrer aux électrices et aux électeurs qu’ils feront, cet automne, un véritable choix de société. C’est pourquoi une campagne électorale comporte toujours deux axes. Il s’agit de mettre en évidence ses propres objectifs, ses priorités, ses personnalités, ses projets, ses résultats, mais aussi de se définir par rapport à ses principaux adversaires en exposant leurs travers et les dangers qu’il y a à leur accorder confiance. Les électeurs doivent choisir en tout connaissance de cause ! Comment cette stratégie placée sous le signe de la confrontation peutelle, au niveau fédéral, déboucher sur une politique pragmatique, orientée vers la recherche de solutions consensuelles, à l’image des

cantons et des villes où le PS assume ses responsabilités politiques avec succès ? Nous travaillons également de manière constructive au niveau fédéral. En tant que parti gouvernemental, nous négocions ainsi en permanence avec les autres Groupes parlementaires pour trouver des solutions susceptibles de rallier des majorités. Ces dernières années, nous y sommes d’ailleurs souvent parvenus. Toutefois, si l’on veut avoir quelque chance de succès en nouant des compromis, cela implique, dans un premier temps que nos prises de position soient sans équivoques. Lors de la même conférence de presse, tu as également indiqué que le PS allait mener une campagne électorale fondée sur de thèmes bien précis. Lesquels ? Nous souhaitons que la Suisse devienne plus sociale et plus écologique. Dans ces deux domaines, notre pays est encore très loin des standards que nous appelons de nos voeux. Une Suisse plus écologique, c’est en premier lieu une Suisse qui réduit sa dépendance à l’égard des énergies fossiles importées et nuisibles à l’environnement comme le pétrole, le gaz ou l’uranium et qui améliore l’efficience énergétique tout en développant considérablement


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toute connaissance de cause ! » le recours à ses propres énergies renouvelables. Une Suisse plus sociale, c’est une Suisse qui lutte avec détermination contre le chômage, un pays où les impôts sont équitables, où le financement de l’assurance maladie est plus juste, où les personnes étrangères sont mieux intégrées, où il est possible de concilier vie familiale et professionnelle, où – enfin – personne ne puisse passer entre les mailles du filet social. Incontestablement, il y a du pain sur la planche. En politique, l’action ne se limite pas à la période préélectorale. Comment assurer sa continuité, par exemple dans les cinq domaines choisis par le PS pour faire l’objet de « sommets » ces prochains mois ? Ces différentes manifestations n’ont pas pour objectif de réinventer la roue. Je les considère en quelque sorte comme des ateliers qui souligneront les domaines d’action que nous jugeons prioritaires. Lors de ces « sommets », nous devrons exposer ce que nous sommes parvenus à réaliser jusqu’ici et ce que nous entendons faire à l’avenir. Ces rencontres doivent aussi nous permettre de présenter des repères, à savoir des situations existantes qui correspondent à nos objectifs comme par exemple la politique énergétique allemande ou la politique menée par le Tessin en matière de formation. Comment pouvons-nous faire percevoir le caractère opiniâtre, progressiste et pragmatique de l’engagement du PS. En particulier aux gens dont le quotidien s’améliore grâce à cette action, mais qui ne s’intéressent pas ou plus à la politique ? Pour un parti, il est extrêmement compliqué d’atteindre quiconque ne s’intéressant absolument pas à la politique. En principe, il ne devrait pourtant pas être si difficile de saisir l’impact de la politique sur sa situation individuelle. Ainsi, nul besoin d’avoir étudié les mathématiques pour comprendre que des primes d’assurance maladie fixées en fonction du revenu représentent, pour la plupart des gens, un sérieux avantage par rapport aux primes par tête. Il en va de même pour ce qui est de notre lutte contre le niveau beaucoup trop élevé des prix dans notre pays. Ce sont avant tout les ménages ne disposant que de bas ou moyens revenus qui profiteront d’une baisse des prix et de l’amélioration de leur pouvoir d’achat.

Que devons nous faire pour convaincre du contraire les personnes qui persistent à croire que l’UDC défend les intérêts des « petites gens » ? Il faut rappeler et rappeler encore que la politique menée par l’UDC leur est tout sauf favorable : diminution des rentes, destruction de l’environnement, réduction de la protection des travailleurs, privatisation du service public, isolement international, rejet des allocations familiales équitables et du congé maternité, et j’en passe … Même dans son domaine de prédilection, la politique à l’égard des étrangers, l’UDC ne correspond pas à ce qu’elle prétend être. En persistant à refuser de soutenir l’instauration d’une politique active en matière d’intégration, elle confirme qu’elle ne s’intéresse qu’aux problèmes, pas aux solutions. L’UDC se nourrit des craintes de la population, pas de sa sécurité. Elle préfère le rôle de pyromane à celui de pompier.

vail politique de fond et une campagne électorale menée tambour battant ? La différence avec les autres années n’est que graduelle. En principe, nous menons toujours les deux de front : le travail de fond et la campagne. On ne peut pas prétendre les cloisonner aussi facilement.

Comment parvenir, cette année, à maîtriser le grand écart entre le tra-

Hans Jürg Fehr, conseiller national, président du PS Suisse

En tant que président du PS, qu’attends-tu des camarades de la base en cette année électorale ? Je souhaite avant tout qu’elles et ils nous aident à réaliser les objectifs que la base elle-même nous a fixés. Dans un premier temps, cela signifie concrètement que nous devons absolument nous mobiliser en faveur de l’initiative pour une caisse maladie unique et sociale puis, d’ici cet automne, récolter les signatures qui nous permettront de faire aboutir notre initiative pour des impôts équitables avant les élections.

Les Sommets du PS en 2007 Les sommets du PS constituent le cadre de la campagne thématique le PS entend s’y profiler de manière forte et avec des invités d’envergure comme le parti défendant une Suisse sociale, ouverte, écologique et moderne. 24.3.07 : Assemblée des délégué-e-s de Locarno – Sommet pour une Suisse moderne Généralisation des structures d’accueil, conciliation de la vie professionnelle et familiale, égalité des chances dans le système de formation seront les maîtres mots de cette manifestation, qui ne se déroule pas par hasard au Tessin, canton qui a développé un concept de politique familiale qui a valeur d’exemple. Avril 07 : Sommet des villes Dans les grandes villes suisses, sous la conduite du PS, un modèle de gouvernement rencontre le succès, contrairement à celui représenté par la majorité de droite du Conseil fédéral. Autrement dit : « la gauche gouverne mieux ! ». Parmi les thèmes de ce sommet, qui aura lieu à Zürich, figureront notamment l’aide sociale et la politique des transports. 14.6.07 : Sommet des femmes Le PS est le parti de l’égalité et des femmes. A tous les niveaux, le PS compte la plus grande proportion de femmes dans ses rangs. Nous comptons le prouver d’une manière déterminée lors de la date symbolique du 14 juin. 30.6.07 : Assemblée des délégué-e-s d’Olten – Sommet social La Suisse sociale est sans conteste le thème central des élections fédérales. Outre la défense des acquis, le PS a aussi l’intention de donner des réponses aux défis actuels comme les inégalités croissantes entre riches et pauvres. Poul Nyrup Rasmussen, président du PS européen, participera à cette manifestation Eté 07 : Sommet énergie et climat L’efficience énergétique et le soutien aux énergies renouvelables seront au cœur du sommet du climat. Ce sommet aura lieu à Zürich, au forum Chriesbach de l’EAWAG, bâtiment construit de manière très durable et écologique.


fiscalité

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Armes Les armes des soldats de milice pourraient quitter les armoires des foyers helvétiques et rejoindre les arsenaux. Le PS, au sein d’une coalition regroupant les Verts, le GSsA et d’autres organisations planche sérieusement sur le lancement d’une initiative. Le texte, qui devrait être prêt fin mars, prévoit que les

Moins d’impôts pour les plus riches? Non merci! e e radical La surtax Frs

e e radical La surtax Frs

+3135

+1972

Infirmière

e e radical La surtax Frs

u radical Le cadea Frs

-5406

+2308

armes soient restituées une fois le service militaire terminé, mais aussi entre les périodes de service. La récolte des signatures pourrait commencer cet été. Pour mémoire, près de 300 personnes meurent chaque année, tuées par une arme de service, selon une étude de l’Institut de criminologie de l’Université de Lausanne. Celles-ci sont fréquemment utilisées dans les cas de suicides et de drames familiaux.

Référendum Le 8 février dernier, le référendum contre la 5ème révision de l’AI a officiellement abouti avec quelque 66 000 signatures déposées à la Chancellerie fédérale. La votation populaire se tiendra dès lors très vraisemblablement le 17 juin prochain. Pour la coordination nationale, ce succès remarquable reflète la convergence d’une forte mobilisation de forces syndicales et politiques de gauche, engagées contre le démantèlement social et d’un effort important de nombreuses petites et moyennes organisations de défense et d’entraide des personnes handicapées, qui refusent les coupes dans les prestations de l’AI et la détérioration de la situation des personnes handicapé-es. Cette révision est un pur projet de démantèlement, puisqu’il n’y a aucun lien avec un projet de financement et puisque les employeurs ne sont pas tenus de contribuer à l’intégration des personnes handicapées. Pour mémoire, le Groupe socialiste des Chambres fédérales a unaniment rejeté cette réforme et l’Assemblée des délégué-e-s du PS de Muttenz a décidé de soutenir ce référendum.

95% des contribuables devraient payer davantage. Seuls les 5% les plus riches en profiteraient.

Famille

Couple de retraités

Le parti radical veut supprimer l’impôt fédéral direct.

Cadre supérieur d'une grande banque

La droite démasquée Je commençais à trouver ce début de campagne fédérale ennuyeux. Tous les partis s’annonçaient favorables, dans le désordre, à la croissance, à l’écologie, à la famille, au social, à l’économie. On s’apprêtait tous à jouer le grand air du barbier qui demain rase gratis. La version helvétique du débat sarko-ségolénien entre « rupture tranquille » et « ordre juste ». J’ai toujours préféré juger – et être jugé – sur pièce, sur le bilan de la législature écoulée. Et ne supporte pas les grands élans préélectoraux et les promesses de lendemains qui chantent. Ch ri s ti an Le vrat

Mais là, surprise: les radicaux viennent de dévoiler leur vrai visage et de donner à cette campagne une dramaturgie qui faisait défaut à ce jour. Leur dernière assemblée des délégués ne propose rien de moins que la suppression de l’impôt fédéral direct (l’IFD pour les initiés). Et comme l’Etat doit bien continuer à fonctionner, l’augmentation de la TVA à 12, 13 ou 14 % selon les versions. Personne ne connaît au juste le pourcentage nécessaire. L’auteur de cette proposition, Pierre Maudet, semble en effet plus préoccupé par les mathématiques électorales genevoises que par l’état des finances fédérales. Il a renoncé à effectuer les calculs nécessaires et personne au parti radical n’a jugé uti-

le de le faire. Hans Rudolf Merz était probablement absent… Quelles seraient les conséquences de ces propositions : d’abord une augmentation massive de la charge qui pèse sur les familles et les classes populaires. L’IFD est progressif. Plus vous gagnez, plus vous payez. C’est le principe de l’impôt, et c’est juste. La TVA par contre est payée par tous : retraités, salariés modestes, familles… Elle ne tient aucun compte des ressources financières. Les bénéficiaires des prestations complémentaires ou ceux de l’aide sociale paient le même taux de TVA que Christoph Blocher et ses amis milliardaires. D’un côté, donc, des gens modestes frappés plus lourdement par une augmentation de

TVA, de l’autre des milliardaires qui économisent des dizaines de milliers de francs d’IFD chaque année. Comme à l’évidence le PRD est fâché avec les chiffres, le conseiller aux Etats Alain Berset a tenté de calculer les conséquences concrètes de cette proposition. Et les résultats sont édifiants : une famille qui gagne 75 000 francs par année paierait 2700 francs d’impôts supplémentaires. Le même couple qui gagne par exemple 250 000 économiserait pour sa part plus de 7000 francs ! Et le revenu à réaliser pour que l’opération soit bénéficiaire est de 175 000 francs par année. Vous gagnez moins que cela ? Eh bien vous paierez plus ! Comme 95 % des contribuables.


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Cette proposition provoque un certain émoi, car : 1. Elle est démocratique. Elle émane de la base du parti, d’une assemblée des délégués. Pas simplement de l’esprit en ébullition d’un candidat en campagne pour le conseil communal à Genève, mais bien d’une majorité de délégués du parti suisse. Il ne saurait être question de la traiter à la légère. 2. Elle prend un relief particulier en année électorale. Les partis rivalisent d’initiatives pour attirer l’attention des médias et du public. Le PRD s’est autoproclamé « parti de l’intelligence » et « parti de la réforme ». Ne reste plus, comme souvent, qu’à déterminer à qui profite la réforme en question. En l’espèce, la réponse est claire : à ceux qui déclarent plus de 175 000 francs de revenus annuels. Donc aux plus nantis de notre société. La clientèle électorale visée est ainsi désignée. 3. Elle survient dans un contexte particulier. La Suisse est agacée par

les privilèges fiscaux accordés aux riches étrangers. Les cantons s’épuisent dans une concurrence désastreuse destinée à attirer nos compatriotes les plus riches. Le peuple, lui, et les classes moyennes en particulier, supporte l’essentiel de l’effort contributif. Et rechigne à financer les réductions d’impôts de tous poils accordés aux plus nantis. Le PS récolte des signatures pour mettre un terme à cette spirale infernale. Les cantons réfléchissent à doubler les forfaits prévus pour les riches étrangers. Et Montebourg énerve tout le monde. Les radicaux pour leur part ne se laissent pas troubler, et proposent d’en rajouter une couche. D’étendre les privilèges fiscaux à tous les contribuables qui gagnent plus de 175 000 francs. De faire peser la charge du fonctionnement de l’Etat sur les moins favorisés. A ce stade, ce n’est plus de la surdité face aux protestations de la population, mais bien de la provocation gratuite, ou une forme d’autisme politique.

4. En 2003, le PRD avait accusé Pascal Couchepin d’avoir causé leur défaite électorale par ses propositions d’augmentation de l’âge de la retraite. En 2007, ils risquent bien de vouer aux gémonies leurs délégués, et leur section genevoise. Car ce qui étonne avec de telles positions, ce n’est pas tellement que le parti perde du terrain. C’est qu’il dépasse le 5 % d’électeurs qu’il favorise de manière éhontée. A mener une politique aussi élitiste, nul ne saurait se plaindre de n’obtenir pour seul soutien que celui des leaders les mieux nantis. En fait, le parti radical vient de réinventer la lutte des classes. Mais une lutte des classes menée par le haut, par les nantis contre les gens ordinaires, par les riches exemptés d’impôts contre les familles qui paient la TVA, par 5% de la population contre les 95% restants. Du coup, la campagne électorale s’annonce palpitante. Christian Levrat, conseiller national (PS/FR)

LA PROPOSITION DU PRD: QUI PERD, QUI GAGNE ? Revenu brut

Revenu imposable*

Par année 50 000.– 75 000.– 100 000.– 175 000.– 250 000.– 500 000.– 1 000 000.–

Par année 27 700.– 50 800.– 73 400.– 143 400.– 214 700.– 452 000.– 926 800.–

Diminution impôt fédéral direct** Par année –10.– –270.– –932.– –5988.– 15 527.– 46 106.– 106 582.–

Charge supplémentaire TVA*** Par année 2300.– 2970.– 3740.– 5880.– 8000.– 16 000.– 32 000.–

Différence Par année 2290.– 2700.– 2808.– –108.– –7257.– –30 106.– –74 582.–

* Couple marié avec deux enfants disposant d un seul revenu et n étant pas propriétaire ** Source: administration fédérale des contributions *** Source: calculs du PS sur la base du message 05.035 du Conseil fédéral consacré au financement additionnel de l AI (22.6.2005)

« POUR DES IMPÔTS JUSTES ET ÉQUITABLES – STOP AUX ABUS DE LA CONCURRENCE FISCALE » Affiche (A2

Prénom

Carte de récolte de signatures (A5) Formulaire de récolte de signatures (A4) Le matériel suivant est également disponible sur le site Internet du PS à l’adresse : www.justice-fiscale.ch ■ Les 10 arguments principaux ■ Argumentaire détaillé ■ FAQ Matériel uniquement disponible sur commande auprès de : mbolliger@spschweiz.ch : ■ Conseils pour la récolte de signatures

Nom Adresse NPA/Lieu Courriel Téléphone

Merci de retourner ce bulletin à: PS Suisse, Monika Bolliger, Spitalgasse 34, CP 7876, 3001 Berne fax: 031 329 69 70, courriel: info@campa.ch

Impôts équitables A ce jour, un peu plus de 30 000 signatures en faveur de l’initiative socialiste visant à mettre un terme aux abus de la concurrence fiscale ont été recueillies. A ce rythme de sénateur, le risque de ne pas être en mesure de parvenir à la déposer avant les élections fédérales est bien réel. Il s’agit donc de s’activer et sérieusement. Ce d’autant plus que l’actualité est toujours plutôt favorable aux objectifs du texte. Ainsi et s’agissant de la concurrence fiscale entre cantons, 66 % des quelque 20 000 personnes ayant répondu au dernier sondage de l’organisation Perspective Suisse veulent uniformiser le taux d’imposition pour les revenus supérieurs à 300 000 francs. Seuls 18 % s’y opposent. Les électeurs de tous les partis soutiennent ce postulat et le consensus règne aussi dans les cantons, même si là où des allégements fiscaux sont en vigueur, la proportion du oui est plus faible. Alors : à vos stylos !


fédérales Bâle-Ville Le PS du demi canton rhénan présentera trois parlementaires fédéraux sortants en octobre. Le

29 janvier dernier, ses délégué-es ont nommé Anita Fetz pour le Conseil des Etats, Silvia Schenker et Ruedi Rechsteiner pour le National. Pour ce dernier, les délégué-e-s du PS bâlois ont accepté de déroger à leurs statuts limitant les mandats à douze ans. En revanche Remo Gysin, en place depuis 1995, ne se représente pas. Trois autres candidats, Christine Keller, Mustafa Atici et Beat Jans accompagneront les sortants à l’élection au Conseil national.

Bonnes feuilles Christoph Blocher est le héros d’un livre en cours d’élaboration sous la direction du conseiller national socialiste Andy Gross. Il ne s’agit, hélas, pas d’un roman mais bien de la triste réalité des dégâts causés par le tribun populiste depuis qu’il a rejoint les rangs du Conseil fédéral. Le livre en appelle ainsi au retour à une véritable concordance au sommet de l’Etat et détaille, en près de 250 pages, toutes les bonnes raisons qu’il y a pour ne pas reconduire le Zurichois au gouvernement. Interrogé par « le Temps », Andy Gross concède que ce scénario n’est peu être pas réaliste pour ce mois de décembre déjà, mais juge qu’il n’en est pas moins indispensable réfléchir à l’avenir du pays. Une réflexion à laquelle participeront notamment les parlementaires socialistes Roger Nordmann, Hildegarde Fässler, Silvia Schenker et Rudolf Rechsteiner, mais aussi des radicaux comme Dick Marty ou Gilles Petitpierre. Des entretiens avec es présidents de quatre partis gouvernementaux sont également prévus. Le livre intitulé « Pour une Suisse avec un Conseil fédéral sans UDC. Davantage de démocratie et de solidarité, moins de Blocher » devrait paraître avant l’été.

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Faire la différence ! Nous y voilà. Le suspense est levé. Dans moins de 250 jours nous serons fixés quant aux résultats des élections fédérales. Une chose est déjà sûre : notre parti s’investira avec vigueur dans la campagne et nous défendrons avec ardeur les quatre sièges que nous occupons actuellement. Ainsi, nous entendons bien demeurer le seul parti de Suisse qui occupe les deux sièges cantonaux au Conseil des Etats. Oui, nous voulons continuer à nous affirmer encore comme symbole de la gauche qui gagne ! Car nous ne comptons pas céder un iota des sièges que nous avons obtenus grâce à la population neuchâteloise qui reconnaît le travail fourni par nos élus et qui nous a honoré de sa confiance. Mo n i ka Mai re -He ft i

Nous traversons actuellement une tourmente bien réelle dans notre canton. Après un premier exercice financier difficile, régi par les mécanismes du frein aux dépenses et à l’endettement et des résultats financiers désastreux laissés par des décennies de majorité bourgeoise nous voyons

enfin une petite lueur d’espoir se pointer à l’horizon de l’annonce des comptes 2006. Les efforts douloureux commencent à porter leurs fruits et on perçoit de timides signes d’amélioration. Les problèmes ne sont pas pour autant terminés tant les difficultés structurelles de ce canton sont immenses. Après mûre réflexion nous avons pensé qu’il était juste de soumettre à nos électrices et nos électeurs une liste femmes et une liste hommes pour l’élection au conseil national. Nous pouvons également être fiers du choix que nous offrons à la population, nos candidat-e-s viennent d’horizons différents tant au plan géographique que professionnel. Cela souligne notre volonté d’amener ce canton à se doter d’une identité régionale forte. Ces listes que nous avons élaborées ensemble avec la commission « campagne » qui a commencé son travail il y a quelques mois déjà démontrent que nous disposons d’atouts précieux et de personnalités qui feront la différence pendant cette campagne ! A ce propos, nous entendons bien continuer de nous battre pour porter et affirmer nos idéaux socialistes d’ouverture, de solidarité et de modernité. Nous devons encore mobiliser cette frange de la population qui est « volatile », sans étiquette politique et qui est prête à entendre le message

que nous voulons transmettre. Ce message consiste à nous engager pour une politique fédérale d’ouverture plutôt que de repli sur soi ! Nous voulons lutter contre cette politique de l’union de droite qui joue avec la peur de l’autre parce qu’elle ou il est « différent » ! Nous voulons une Suisse sociale ouverte au monde, moderne et soucieuse de l’environnement. Certes, nous voulons favoriser la responsabilité individuelle mais là où les plus fragiles d’entre nous ont besoin de soutien, nous exigeons la cohésion sociale. Nous devons porter une attention particulière pour empêcher le démantèlement social. Nous disons NON aux baisses d’impôts qui ne profitent qu’aux riches et qui mettent les collectivités publiques dans des difficultés financières énormes. Cette évolution ne peut que nuire aux plus démunis de notre société. Nous devons faire mieux connaître les régions comme les nôtres notamment dans le domaine des transports, des infrastructures ou de la formation. Si nous ne luttons pas dans ces domaines, la tendance centralisatrice s’accentuera encore en détriment des régions périphériques. Monika Maire-Hefti, députée au Grand conseil, présidente du PSN

De gauche à droite : Gisèle Ory (CE), Pierre Bonhôte (CE), Thomas Fachinetti, Didier Berberat, Jacques-André Maire, Odile Duvoisin, Florence Perrin-Marti, Frédéric Cuche, Valérie Garbani, Nathalie Fellrath, Jean-Pierre Cattin et Katia Babey.


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cantonales

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La presse en danger Anne-Catherine

Lyon

(PS)

Pierre-Yves

Maillard

(PS)

Josef

Zisyadis

(AGT)

au Conseil d’Etat Elections cantonales 2007

Solidaires et engagés www.ps-vd.ch – www.popvaud.ch

Editeurs resp.: Parti socialiste vaudois – Stéphane Montangero | Parti Ouvrier Populaire – Josef Zisyadis

La droite en ligne de mire Echéancier politique chargé dans le canton de Vaud : le 11 mars 2007 c’est aussi la date des élections cantonales. Un renversement de majorité n’est pas impossible, notamment par rapport au Conseil d’Etat. Deux éléments nous permettent d’envisager ce scrutin avec détermination. C e sla A m ar el l e

Premièrement, le bilan du travail de nos deux conseillers d’Etat, PierreYves Maillard et Anne-Catherine Lyon, est d’une qualité rare. Ensemble, ils ont permis aux politiques de la formation, de la jeunesse, de la santé et de l’action sociale de connaître des progrès significatifs dans un contexte politique morose. On leur doit notamment l’augmentation de l’enveloppe financière destinée aux subsides d’assurance maladie, la pacification du climat scolaire, le lancement d’un programme d’insertion socioprofessionnelle des jeunes à l’aide sociale et une Loi sur l’accueil de jour des enfants. Leur action a aussi largement contribué à l’assainissement des finances publiques sans remettre en cause les acquis sociaux. En second lieu, la cohésion entre nos représentant-e-s au gouvernement, le groupe parlementaire ainsi que le parti et les militant-e-s a considérablement gagné en solidité. Exemple tangible parmi d’autres : le rôle mobilisateur du Parti socialiste

vaudois parmi les différentes organisations engagées en faveur des 523 requérant-e-s d’asile débouté-e-s a permis d’aboutir sur une solution viable pour la plupart des personnes concernées. L’asile a constitué le domaine où se sont focalisées toutes les tensions ces trois dernières années. Notre unité d’action nous a permis de rallier une majorité nette au Grand Conseil et d’amener la droite majoritaire au Conseil d’Etat à décréter un moratoire général. En 20 mois de crise, nous aurons démontré avec les associations et les Eglises, et surtout avec les requérants eux-mêmes, que nous étions capables de nous mobiliser et de reprendre le contrôle politique de cette problématique délicate. Nos résultats sur les « 523 » alimenteront et légitimeront nos engagements futurs. Les conditions sont donc réunies pour que les élections cantonales traduisent un tournant politique important dans le canton de Vaud en faveur du progrès social. Pour ce faire, nous avons besoin de nos alliés de A Gauche toute ! (Parti ouvrier populaire et Solidarités) et des Verts. Le 25 octobre 2006, nous avons dû certes prendre acte du choix des Verts de privilégier une liste à deux candidats au Conseil d’Etat. Placé devant le fait le fait accompli, nous avons dû déchanter dans notre élan d’une liste unitaire à 4 au premier tour. Mais s’il faut regretter un manque d’unité passager sur le plan des personnes, celle des idées et des projets est néanmoins acquise suite à l’adoption d’une plateforme électorale commune. Dans le domaine économique, nous nous

engageons ensemble à consacrer le principe d’un salaire minimum légal à 3500 francs et à faire de la banque cantonale un véritable instrument au service de l’économie locale. Sur le plan social, nous revendiquons la mise sur pied d’une assurance cantonale perte de gains. Nous nous engageons aussi pour créer 1000 créations de places d’accueil par an. Enfin, il s’agit également de revendiquer l’introduction du droit de vote et d’éligibilité des migrant-e-s sur le plan cantonal, d’utiliser enfin le contingent de permis L pour les sans-papiers et de renforcer sensiblement les moyens mis à disposition de la coopération au développement. En matière d’impôts, nous visons une redistribution de la charge fiscale favorable à la majorité populaire. Totalement sous l’emprise des partis nationaux et de leur ligne dure, la droite vaudoise est pleinement consciente de l’enjeu du scrutin. Sa discipline d’unité et la constitution d’une liste commune à 4 (2 radicaux, 1 libéral, 1 UDC) comprenant deux nouveaux candidats de la droite patronale dure, en sont une preuve patente. La détermination du bloc bourgeois à défendre sa mainmise sur les institutions politiques cantonales est à la hauteur de la nôtre à gagner suffisamment de terrain pour traduire notre projet en réalisations concrètes au service de l’intérêt général. Cesla Amarelle, vice-présidente du Parti socialiste vaudois

Réunis à Yverdon, samedi 3 février, les socialistes chrétiens romands ont vu leurs craintes confirmées : en Suisse comme ailleurs, les journalistes et les médias perdent progressivement leur indépendance intellectuelle. Plusieurs professionnels participant à cette journée de réflexion ont dressé un saisissant tableau de la situation des médias: le pouvoir de la presse, qui est pourtant un élément essentiel de la démocratie, est en péril. Cela en raison de l’accès facile aux informations gratuites et de l’influence des exigences économiques sur le traitement des sujets. Les journalistes romands ont ainsi signé en nombre une pétition demandant le respect d’une éthique professionnelle, signe d’une réflexion au sein de la profession. Conclusion de la journée de réflexion : si la liberté de la presse demeure une réalité dans notre pays, il convient de la défendre en soutenant les médias qui n’en restent pas aux futilités et qui démontrent un esprit libre et critique dans le traitement des sujets.

Liliane : le retour En raison de l’élection d’Erwin Jutzet, en novembre de l’année dernière, au Conseil d’Etat fribour-

geois, Liliane Chappuis s’apprête, début mars, à retourner sous la Coupole fédérale pour la session de printemps. La cinquantaine, syndique de Corpataux-Magnedens, ex-présidente du PS fribourgeois et députée au Grand Conseil pendant pratiquement toutes les années 90, Liliane a déjà siégé au National de 1999 à 2003. Elle avait alors également fait ses premiers pas au cinéma, vedette avec d’autres parlementaires du brillant documentaire de Jean-Stéphane Bron « Le génie helvétique ». Si elle ne cache pas son plaisir à revenir à Berne, elle est aussi bien déterminée à défendre son siège cet automne. C’est le 31 mai que le Parti socialiste fribourgeois désignera ses candidat-e-s aux élections fédérales.


international Coopération au développement socialiste Nos camarades du Parti pour la Démocratie et le Progrès/Parti socialiste (PDP/PS) du Burkina Faso se préparent à leurs élections législatives de mai. Il est essentiel pour nos camarades de pouvoir lutter contre le parti majoritaire qui dispose de moyens écrasants. La Jeunesse socialiste a entamé une collaboration avec le PDP/PS. Nous cherchons du matériel de travail : du papier (blanc ou de couleur), des stylos, des imprimantes, des ordinateurs, photocopieurs et tout ce qui peut être utilisé dans un secrétariat ou un campagne politique. Pour plus d’informations : info@juso.ch ou 031 329 69 99, fax 031 329 69 70.

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Le Forum de la maturité L’édition 2007 du Forum social mondial (FSM) s’est révélée, plus que les forums continentaux ou nationaux, un moment intense de rencontres et d’écoute réciproque entre militants et mouvements sociaux. Il est indispensable à la consolidation d’un espace idéologique générateur d’une vision de l’avenir du monde autre que celle de l’appropriation prédatrice des ressources et le profit financier immédiat maximal proposé par les tenants de la mondialisation libérale. Principal constat de cette 7ème édition : la grande maturité du processus. Carl o S o m m aru ga

COURS MOVENDO COMMUNICATION ET PRÉSENTATION

du 3 au 4 mai 2007 à Chexbres, Hôtel Préalpina et du 23 au 25 mai 2007 à Ste-Croix, Hôtel de France Ce séminaire permet de s’exercer à la communication – principalement orale – dans diverses situations, pour des objectifs distincts et en s’adressant à des publics différents. Exercices, jeux de rôle et travaux de groupes alternent avec de courtes présentations théoriques. SYSTÈME DE SÉCURITÉ SOCIALE

du 7 au 8 juin 2007 et du 6 au 7 juillet 2007 à Chexbres, Hôtel Préalpina La sécurité sociale étant aujourd’hui attaquée de toute part, il est plus nécessaire que jamais de connaître les assurances sociales, leurs rôles, leurs histoires et leurs avenirs possibles, pour mieux combattre celles et ceux qui se sont donné pour mission de les démanteler. Après avoir passé en revue les diverses assurances, leurs fondements et leurs modes d’action, des aspects plus politiques sont aussi traités et les moyens d’action en faveur d’une sécurité sociale progressiste sont discutés. Inscription en ligne et aperçu des autres cours à disposition à l’adresse : www.movendo.ch

Maturité d’abord dans la consolidation de l’espace de dialogue. Cela n’était pas gagné d’avance. En effet, depuis le premier FSM de 2001 à Porto Alegre, deux conceptions du rôle des forums sociaux mondiaux se confrontaient. L’une voulant que le FSM devienne un grand mouvement politique, en quelque sorte une nouvelle internationale anti-mondialisation libérale. L’autre voyant le FSM comme un espace de débat et de rencontre donnant l’opportunité aux divers acteurs sociaux engagés contre les méfaits du libéralisme et pour la justice sociale de construire dans la diversité une nouvelle dimension idéologique et une nouvelle espérance humaine. C’est cette seconde option qui, par consensus, a progressivement émergé. Le FSM de Nairobi a ainsi montré que ce rôle a réellement conquis les esprits. Maturité ensuite quant la participation des divers continents. Bien que le nombre de participants fut loin des 120 000 de Porto Alegre en 2005, c’est la première fois que les mouvements sociaux africains ont été présents. Au-delà de la découverte de l’Afrique par les apports des militants du continent noir dans les centaines d’ateliers et séminaires, Nairobi aura été l’occasion de donner une impulsion aux mouvements sociaux kenyans jusque là peu organisés et surtout de renforcer le réseau des mouvements africains qui avait commencé à se mettre en place lors du FSM polycentrique de Bamako en 2006. Il est apparu que certains responsables de mouvements sociaux francophones de l’Afrique de l’Ouest

Les parlementaires socialistes de Genève Carlo Sommaruga et Liliane Maury Pasquier assistant au lancement de la campagne « decent work for a decent life » au Forum social mondial de Nairobi. On reconnaît également le représentant de OSEO Joachim Merz et celle de l’USS Vania Alleva.

rencontraient pour la première fois leurs camarades anglophones d’Afrique de l’Est ou d’Afrique australe. Par ailleurs, les africains se sont intégrés aux réseaux mondiaux déjà en place sur diverses thématiques. Autre élément réjouissant, la présence en force des syndicats ouvriers, une présence qui n’était de loin pas évidente. Rappelons qu’en raison de leur rôle historique dans la société industrielle nationale, les syndicats se voyaient les dépositaires exclusifs de la force de transformation sociale. De fait, ils ont longtemps porté un regard un peu condescendant sur les autres mouvements sociaux et particulièrement sur ces grandes rencontres du type des FSM. Ils les fréquentaient peu. Mais la mondialisation de l’économie, le rôle limité du salariat comme mode de travail à l’échelle planétaire, l’extension de l’économie informelle en milieu urbain, les enjeux agricoles et environnementaux, le rôle croissant des nouvelles forces sociales touchant les secteurs non organisés, le plus souvent autour de mobilisations de femmes, sur des questions très concrètes (santé, accès à l’eau, terre, logement, etc.) ont amené les syndicats à entrer progressivement en dialogue avec les mouvements sociaux et à collaborer concrètement avec eux sur le terrain.

L’apport des syndicats et des organisations d’entraide ouvrière, telle l’OSEO, en relation avec les forces socio-démocrates du Global Progressive Forum crée par le Parti socialiste européen, aura été très important et illustratif du degré de coordination internationale atteint par les forces sociales. Le lancement de la campagne « travail décent pour tous » visant à placer la question de l’emploi et ses conditions comme un axe central de la mondialisation a posé la nécessité de modification de paradigme de la mondialisation. Elle a aussi montré la capacité des syndicats à proposer une démarche mondiale en articulation d’une part avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement que tous les Etats ont souscrit et d’autre part avec les priorités de l’Organisation internationale du travail plutôt que celles du FMI et de la Banque mondiale. Pour la délégation socialiste suisse laquelle comprenait outre le soussigné, la conseillère nationale Liliane Maury Pasquier et la députée zurichoise Julia Gerber, le FSM fut un moment intense, formateur et d’échange. Carlo Sommaruga, conseiller national, Genève


agenda

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AGENDA PS SUISSE www.pssuisse.ch

Lundi 19 février : présentation à la presse du papier de position du PS consacré à la culture. ■ Vendredi 23 février : conférence de presse du PS Suisse sur les perspectives énergétiques. ■ Du lundi 5 mars au vendredi 23 mars : session de printemps des Chambres fédérales. ■ Dimanche 11 mars : votation fédérale (initiative pour une caisse maladie unique et sociale). ■ Vendredi 23 mars : Conférence de coordination à Locarno. ■ Samedi 24 mars : 20ème Assemblée des délégué-e-s du PS Suisse à Locarno. ■ Vendredi 30, samedi 31 mars et dimanche 1er avril : week-end national de récolte de signatures en faveur de l’initiative du PS pour des impôts équitables. ■

PS-FEMMES www.psfemmes.ch

Samedi 3 mars : Comité des femmes, de 10h30 à 16h00 à l’hôtel Bern, à Berne. ■ Mercredi 7 mars : rencontre des parlementaires fédérales, dès 19h à l’hôtel Bern, à Berne. ■ Samedi 5 mai : Conférence ordinaire du PS-Femmes suivie d’une journée de mise en réseaux, de 10h30 à 16h30 à l’hôtel Jardin, à Berne. ■

Mardi 20 février : séance de la commission communication à 19h30 à la Maison socialiste de Sion. ■ Mercredi 21 février : séance du bureau exécutif à 19h30 à la Maison socialiste de Sion. ■ Mardi 27 mars : séance du bureau exécutif à 19h30 à la Maison socialiste de Sion. ■

VAUD www ps-vd.ch GENÈVE www.ps-ge.ch

Samedi 3 mars : Fête de la Rose 2007, dès 19h, à la salle communale des Délices (20, route de Colovrex), au Grand-Saconnex. ■ Vendredi 9 mars : soirée de réflexion sur l’intégration. En présence de Laurent Moutinot, conseiller d’Etat de tutelle du Bureau genevois de l’intégration. Pour plus de précisions, se référer au journal Post Scriptum. ■ Samedi 10 mars : Congrès 2007 du PSG, dès 10h, à la salle communale Luchepelet, à Bernex. ■ Dimanche 11 mars : votations cantonales avec notamment une initiative pour une meilleure prise en charge des personnes âgées en EMS. ■ Dimanche 25 mars : élections municipales (élection des Conseils municipaux. ■ Dimanche 29 avril : élections municipales (élection des Conseils administratifs). ■

FRIBOURG www.ps-fr.ch VALAIS ROMAND www.ps-vr.com

Mercredi 14 février : séance de la commission politique à 20h à la Maison socialiste de Sion.

(débat contradictoire sur la caisse unique prévu entre Jean-François Steiert et Serge Beck). ■ jeudi 1er mars 2006 : séance du Bureau (18h30) et séance du Comité directeur (20h). ■ mercredi 28 mars 2006 : Congrès ordinaire 2007 du PSF à Fribourg.

Jeudi 15 février 23 : séance du Comité directeur à 18h30, suivie d’une Assemblée des membres à 20h à la salle culturelle Gerbestock à Chiètres

Jeudi 15 février : débat public « Pour ou contre une caisse d’assurance maladie unique ? » avec Pierre-Yves Maillard, à 20h à la salle communale de Jouxtens-Mézery. ■ Jeudi 15 février : débat public « Droits de la Femme » avec Anne-Catherine Lyon, à 20h au Centre paroissial d’Ouchy, à Lausanne. ■ Samedi 17 février : Fête de la rose au casino de Montbenon à Lausanne. Programme complet sur www.ps-lausanne.ch. ■ Mardi 20 février : conférence-débat publique avec Pierre-Yves Maillard et Anne-Catherine Lyon, à 20h, hôtel Restaurant « La Suite », Payerne ■ Jeudi 22 février : conférence-débat publique avec Pierre-Yves Maillard et Anne-Catherine Lyon, à 20h, Grande salle de Prilly ■ Lundi 5 mars : conférence-débat publique avec Pierre-Yves Maillard et Anne-Catherine Lyon, à 20h, Salle polyvalente d’Yvonnand ■ Lundi 12 mars : Congrès extraordinaire, à 20h, salle des Cantons du Buffet de la gare de Lausanne ■ Samedi 28 avril : Congrès ordinaire (désignation des candidat-e-s aux élec■

tions fédérales) à 14h à Ste-Croix. NEUCHÂTEL www.psn.ch

Mardi 20 février : session du Grand conseil. ■ Mardi 13 mars : Comité cantonal à 18h30 au buffet de la gare des HautsGeneveys. ■ Lundi 19 mars : Assemblée de la section de Neuchâtel, à 20h25 au syndicat Unia. ■ Jeudi 22 mars : Assemblée de la section de La Chaux-de-Fonds à 20h00. ■ Mardi 27 mars : session du Grand conseil. ■

JURA www.psju.ch

Mercredi 21 février : séance du Parlement jurassien. ■ Vendredi 23 février : conférencedébat sur la caisse maladie unique et sociale (avec la participation de Stéphane Rossini) à Porrentruy. ■ Samedi 24 février : journée des élu-e-s au restaurant du Jura, à Bassecourt. ■ Mardi 27 février : Comité directeur au secrétariat du PSJ. ■

JURA BERNOIS www.psjb.ch

Jeudi 15 février : Congrès du PSJB, dès 19h30 à l’Hôtel Central, à Tavannes. ■ Samedi 24 février : Congrès du PS bernois (désignation des candidat-es aux élections fédérales), de 8h00 à 18h00 à la salle de la Marelle, à Tramelan. ■ Jeudi 8 mars : Comité directeur, dès 19h30 à l’Hôtel Central, à Tavannes. ■

VOTATION FÉDÉRALE DU 11 MARS 2007 : MATÉRIEL DE CAMPAGNE EN FAVEUR DE LA CAISSE UNIQUE Le matériel de campagne suivant est disponible gratuitement auprès du PS Suisse. Affiche (F4)

Prénom

Affiche (A3)

Nom

Tracts

Adresse

Matériel électronique supplémentaire (disponible sur commande auprès de: mbolliger@spschweiz.ch )

NPA/Lieu

■ Modèles de lettres de lecteur/trice

Courriel

■ Conseils pour lettres de lecteur/trice ■ Modèles d’annonces de presse

Téléphone

Merci de retourner ce bulletin à : PS Suisse, Monika Bolliger, Spitalgasse 34, CP 7876, 3001 Berne, fax: 031 329 69 70, courriel: info@campa.ch


spinas | gemperle

Le fossé entre riches et pauvres ne

suivante: la croissance économique

cesse de se creuser. Alors que les

profite-t-elle réellement à tous? En

revenus des couches supérieures de

période de vaches maigres, la pro-

la population progressent d’année en

messe d’une telle embellie est en

année, nombreux sont ceux qui

effet toujours avancée pour justifier

voient les bases de leur existence de

un tour de vis social. Au terme de son

plus en plus menacées.

analyse, l’économiste Carlo Knöpfel

Caritas analyse cette tendance dans l’«Almanach social 2007» en se penchant sur la question

conclut que trop de personnes en Suisse ne récoltent pas les fruits de la croissance économique.

Oui, je commande l’«Almanach social 2007» en version française (76 pages) ______ exemplaire(s) au prix de CHF 14.– Oui, je commande l’«Almanach social 2007» en version allemande, comportant des articles sur le thème de la responsabilité personnelle (260 pages, 38 graphiques et tableaux) ______ exemplaire(s) au prix de CHF 34.– Nom / prénom:

Rue / n°:

NPA / localité:

Signature:

Merci d’envoyer ce coupon-réponse à l’adresse suivante: Caritas Suisse, Löwenstrasse 3, case postale, 6002 Lucerne. Pour commande: tél. 041 419 22 22, www.caritas.ch


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