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pssuisse socialistes.ch JOURNAL DES MEMBRES ET SYMPATHISANTS DU PS SUISSE JAB 3001 BERNE 23.10.06 CHANG E M E NTS D’ADR ESSE À : PS SU ISSE, CASE POSTALE, 3001 B E R N E

COHÉSION

Une mesure qui contribuera à l'augmentation du pouvoir d'achat des familles

PHOTO : EX-PR ESS

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Allocations familiales : OUI a une loi aussi nécessaire que modérée ! L ilia n e M a ur y Pa s q ui er

La situation actuelle en matière d’allocations familiales est plus qu’insatisfaisante. Administrativement coûteuses (avec quelques 50 réglementations différentes), les allocations familiales ne sont justes ni pour les employeurs qui doivent payer des contributions variant de 1,3 à 3 % de la masse salariale ni pour les familles qui reçoivent, selon leur canton de domicile, des montants mensuels pouvant varier de 160 francs dans le canton de Berne à 444 francs dans celui du Valais. De plus, elles ne garantissent même pas des allocations pour tous les enfants puisque 180 000 enfants n’en reçoivent pas alors que 70 000 autres ne touchent qu’une allocation partielle.

Grâce à l’initiative parlementaire déposée en 1991 par notre ancienne conseillère nationale Angeline Fankhauser, chaque enfant devrait désormais recevoir une allocation familiale d’au moins 200 francs et chaque jeune en formation d’au moins 250 francs. Bien sûr, on pourrait être tenté de faire la fine bouche devant un projet qui prévoit des montants d’allocations identiques à ceux qui étaient proposés par Angeline Fankhauser il y a déjà 15 ans. De plus, par de scandaleuses manœuvres tactiques, les partis qui se targuent de défendre les intérêts des personnes indépendantes, ont réussi à les sortir de la loi, privant leurs enfants du bénéfice d’allocations familiales, alors que certaines de ces familles en auraient pourtant vraiment besoin, et nous empêchant d’atteindre vraiment no-

L’enjeu de la votation du 26 novembre sur la loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est est énorme. En cas de refus, le processus bilatéral entre la Suisse et l’Europe connaîtrait certainement un temps d’arrêt important et pourrait même s’écrouler, de même que les mesures d’accompagnement relatives à la libre circulation des personnes.

tre objectif qui était et reste de concrétiser le principe « un enfant-une allocation ». Mais, malgré ces défauts, nous soutenons sans hésitation cette loi qui représente un réel progrès pour les familles qui en profiteront, quelle que soit leur composition ou leur mode de vie, avec un ou deux parents, mariés ou non, avec un ou plusieurs enfants. Alors que les familles ont vu leur pouvoir d’achat diminuer jusqu’à 10 % de plus que les autres catégories de la population au cours des 10 dernières années et que 250 000 enfants vivent en Suisse en-dessous du seuil de pauvreté, sachant que 75 % des enfants vivent dans un foyer à bas ou moyen revenus, on ne peut que reconnaître la criante nécessité de voir leur situation financière s’améliorer ! > PAGE 4

ARMES Les armes ne sont pas un produit comme les autres. Elles sont fabriquées pour tuer des gens. Soutenue par le PS, l’initiative populaire pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre veut mettre un terme une fois pour toutes au commerce de la mort. L’interdiction d’exporter des armes conférerait une crédibilité renouvelée à l’engagement humanitaire et à la coopération internationale de la Suisse; elle donnerait également un signal fort en faveur d’une véritable politique de paix. ■ PAGE 6

ELECTIONS C’est la dernière ligne droite pour le Parti socialiste jurassien qui présente, le 22 octobre prochain, 4 candidat-e-s au Gouvernement et 60 aspirant-e-s parlementaires lors des élections cantonales. Objectif : maintenir ses deux sièges à l’exécutif et sensiblement progresser au législatif. Un objectif ambitieux, mais réaliste. ■ PAGE 8


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Date :

Signature :


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éditorial SOMMAIRE ALLOCATIONS 4 La situation actuelle en matière d’allocations familiales est plus qu’insatisfaisante. Administrativement coûteuses, elles ne sont justes ni pour les employeurs, ni pour les familles. Si la nouvelle loi passe la rampe le 26 novembre, chaque enfant devrait désormais recevoir une allocation familiale d’au moins 200 francs et chaque jeune en formation d’au moins 250 francs, un réel progrès pour les familles qui en profiteront quel que soit leur mode de vie.

2,2 millions d’armes circulent en Suisse. La plupart ni marquées, ni enregistrées.

PHOTO : EX-PR ESS

Monomaniaques Quand ils entendent le mot « registre », ils sortent leur revolver. La perspective d’un enregistrement et d’un contrôle strict des quelque deux millions de flingues qui circulent en Suisse leur est insupportable tout comme l’éventualité qu’un jour, le citoyen-soldat ne puisse plus avoir son arme d’ordonnance sous la main au cas où – au choix – les rouges débarquent, le rôti du dimanche est trop cuit, il se sent brimé par ses autorités cantonales. Si la Suisse est une armée, ils en sont les fidèles fantassins. Anachroniques, ils sont totalement hermétiques à l’idée que les risques et les menaces ont changé, qu’il est illusoire de vouloir les affronter avec les pétoires d’une milice souvent mal formée, peu concernée et pas vraiment susceptible d’une quelconque efficacité (j’en sais quelque chose, j’en ai laissé une rouiller doucement dans ma cave pendant des années…). Pour eux, le stand de tir régional est un Fort Alamo qu’il faut défendre jusqu’au dernier, jusqu’à la dernière cartouche qui n’est d’ailleurs pas la moindre des sources de revenu pour les clubs dans lesquels ils se retrouvent, histoire de comparer gaiement la taille de leurs petits fusils. Plus grave, ils semblent tout aussi aveugles au fait pourtant indéniable que les armes tuent. Et même à un rythme ahurissant : chaque jour, une personne meurt dans notre pays par leur entremise. Les drames à répétition les laissent de marbre. A peine daignent-ils condescendre à les considérer comme de vulgaires « dommages collatéraux ». A la tribune du Conseil national lors de la session d’automne ; dans les médias à la suite de la pétition d’un magazine alémanique féminin ou d’interventions de parlementaires bien décidées à leur faire entendre pour une fois raison, ils ont dénoncé un « affront pour les hommes qui ont servi l’armée, aujourd’hui comme dans le passé, pour les tireurs, pour les chasseurs ». Au fond d’eux-mêmes, ils sont intimement persuadés de constituer l’ultime rempart contre l’effondrement de l’identité nationale. Ils ne sont que l’expression de l’un des maux récurrents qui frappent notre pays. Jean-Yves Gentil, rédacteur responsable

CONGRÈS DE SURSEE 7 En 2007, le PS veut devenir le premier parti de Suisse et briser la majorité de droite du Conseil fédéral. C’est l’objectif fixé lors du dernier Congrès de Sursee marqué notamment par l’approbation de la plateforme politique pour les fédérales, le lancement d’une initiative pour une harmonisation fiscale et l’élection de la conseillère nationale bâloise Silvia Schenker à la vice-présidence. ELECTIONS CANTONALES 9 L’heure du verdict approche pour le PS fribourgeois. Les citoyennes et citoyens seront appelés aux urnes les 5 et 26 novembre pour renouveler leurs autorités cantonales. Le point sur les enjeux et les objectifs du PS en vue d’un scrutin qui s’annonce très ouvert avec sa présidente, Solange Berset. AGENDA 11 Consultez-le pour tout savoir des divers rendez-vous importants fixés aux socialistes ces prochaines semaines que ce soit au niveau national ou dans les cantons romands.

IMPRESSUM EDITEUR PS Suisse et Verein SP-Info Spitalgasse 34, 3001 Berne Tél. 031 329 69 69, Fax 031 329 69 70 info@socialistes.ch RÉDACTION Jean-Yves Gentil PRODUCTION Atelier Kurt Bläuer, Berne IMPRIMERIE Rotaz AG, CP 36, 8201 Schaffhouse TIRAGE 20 000 exemplaires PUBLICITÉ Kretz AG, General Wille-Strasse 147 8706 Feldmeilen, Tél. 044 925 50 60, Fax 044 925 50 77 PARUTION 6 numéros par année


allocations C’est à un véritable passage en force de la majorité bourgeoise du Conseil national auquel on a assisté lors de la session d’automne à Flims. C’est ainsi au pas de charge qu’elle a imposé de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus riches. Le PS s’est opposé en vain aux différentes mesures de la réforme de l’imposition des entreprises II. Un projet qui privilégie une fois de plus une petite minorité de contribuables au détriment de la très grande majorité de la population qui ne

possède pas d’actions. Il aura aussi des retombées non négligeables pour les collectivités publiques de même que pour les assurances sociales. En résumé, cette opération pourrait priver la Confédération, les cantons, l’AVS et l’AI de plus d’un milliard de francs de recettes. Etonnant que la majorité de droite du Parlement et du gouvernement se déclare prête à accepter des pertes d’une telle ampleur dans le cadre de ce projet alors qu’elle n’a cessé de marteler ces dernières semaines que celles qui découleraient de l’approbation de l’initiative « Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS » étaient insupportables. Face à une inégalité de traitement fiscal aussi criante, le PS a déjà annoncé le lancement d’un référendum si elle ne devait pas être corrigée lors des prochaines navettes entre les Chambres.

PAGE 1 > Les enfants ont besoin de les charges qu’elle assumait déjà il y a grandir dans des conditions de sécu- 30 ans ! Parce qu’il y a toujours moins rité matérielle et affective adéquates d’enfants et que la masse salariale a pour devenir des adultes riches de augmenté ces dernières années, les potentialités et aptes à participer versements des employeurs au titre activement à la vie de la société. Les des allocations familiales ont ainsi familles ont besoin de moyens suf- diminué de 2% entre 2002 et 2006. fisants pour pouvoir élever, dans de Or, c’est justement de quelques pourbonnes conditions, ces enfants qu’el- milles qu’il suffira de les augmenter les doivent avoir la liberté de choisir, pour permettre de répondre aux exisans y renoncer pour des questions gences de la loi. financières. De plus, en versant des allocations de formation professionnelle à tous les jeunes jusqu’à la fin de leur formation ou jusqu’à l’âge de 25 ans, nous reconnaissons l’importance capitale que revêtent l’acquisition de connaissances et l’apprentissage d’un métier qui s’exercera dans l’intérêt de toute la société La loi constitue également un gain pour l’économie car chaque franc qui entre dans le portemonnaie des familles est un franc qui augmente leur pouvoir d’achat. Elle permettra également d’améliorer la mobilité entre les cantons et de supprimer les effets pervers qui inciOUI à des allocations tent, dans certains cas, cerfamiliales équitables. tains parents à renoncer à exercer une activité professionnelle. Les opposant-e-s reprochent à la loi de coûter trop cher. Selon eux, l’économie ne pourrait pas supporter une augmentation des coûts de Les opposant-e-s à la loi prétenl’ordre de 370 millions de francs. Ces dent également que la nouvelle loi montants ne sont pourtant pas plus imposera des diminutions d’allocaélevés que ceux qu’ils versaient déjà tions dans les cantons qui connaisau milieu des années septante. Qui sent actuellement des montants oserait prétendre que notre écono- élevés, comme le Valais, Zoug et Frimie n’est pas en mesure de supporter bourg. Mais, la nouvelle loi prévoit

Tous les enfants ont besoin d'amour. Mais pas seulement.

explicitement que des solutions plus généreuses sont possibles. Quel parlement cantonal trouverait une majorité pour recommander au peuple de baisser les allocations familiales ? Relevant, à l’origine, de la relation patriarcale qui prévalait entre un employeur tout puissant et ses salarié-e-s proches de la misère, les allocations familiales doivent devenir de véritables prestations de soutien aux familles. Avec l’assurance maternité, les allocations familiales constituent le socle de la politique familiale dont la Suisse et toute sa population ont besoin. La Suisse se trouve dans le dernier tiers des pays membres de l’OCDE pour ce qui touche aux investissements consacrés à la politique familiale. Or, alors que les allégements fiscaux constituent, de fait, une aide ciblée pour les hauts revenus, ce sont les allocations familiales qui assurent le mieux une répartition équitable des ressources en fonction des besoins. Nous devons donc soutenir un projet qui représente tout à la fois un progrès pour les familles et un gain pour l’économie, un projet modéré et finançable qui représente, enfin, un pas en avant dans l’édification d’une véritable politique familiale. Un oui du peuple le 26 novembre à la loi sur les allocations familiales, c’est la Suisse d’aujourd’hui qui construit la Suisse de demain ! Liliane Maury Pasquier, conseillère nationale, Châtelaine.

VOTATIONS FÉDÉRALES DU 26 NOVEMBRE 2006 : MATÉRIEL DE CAMPAGNE Le matériel de campagne suivant est disponible gratuitement auprès du PS Suisse. Loi fédérale sur les allocations familiales Tract (7,4 × 10,5 cm avec cœur en chocolat) Affiche A3 Le matériel suivant est disponible sur le site Internet du PS www.allocationsoui-ch : Bref argumentaire, Argumentaire détaillé, Présentation Powerpoint, Liste d’oratrices et orateurs

Prénom Nom Adresse NPA/Lieu

Loi fédérale sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est Affiche A2

Courriel

Merci de retourner ce bulletin à : PS Suisse, Monika Bolliger, Spitalgasse 34, Case postale 7876, 3001 Berne, fax 031 329 69 70, info@campa.ch

Tél.

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www.polkom.ch

Référendum

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cohésion Une participation suisse économique... et sociale 5

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Crèches

Une partie du PDC et les radicaux n’ont toujours pas compris que la mise à disposition de places d’accueil pour les enfants était un élément central d’une politique familiale digne de ce nom. Après la décision du Conseil national –prise à une courte majorité – de réduire de 200 à 120 millions le Programme d’impulsion de création de crèches, les efforts visant à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale sont sérieusement mis à mal. Le risque existe que des projets remplissant tout à fait les critères requis ne puissent pas être soutenus, faute d’argent. Vu l’évolution de l’économie, il est pourtant prévisible que le besoin en structures d’accueil va rapidement augmenter ces prochaines années. Avec le montant initialement prévu ou au moins avec le compromis de 160 millions, on aurait pu créer davantage de places d’accueil dans la deuxième partie du programme que dans la première. En fonction de l'aveuglement de la majorité de droite du Coonseil fédéral et du Parlement, il reviendra donc aux cantons et aux communes de s’engager encore plus résolument en faveur des crèches.

L’enjeu de la votation fédérale du 26 novembre est énorme. A cette occasion, nous nous prononcerons sur la loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est, suite au référendum déposée par la droite nationalepopuliste. Cette loi servira de base à la participation de la Suisse à la lutte contre les disparités sociales et économiques en Europe. Le Conseil fédéral propose que la Suisse contribue à la cohésion sociale et économique dans l’Union européenne (UE) à raison de 1 milliard de francs réparti sur cinq ans. J e a n - C la ude Rennw a l d

Ce projet mérite d’être soutenu pour de multiples raisons : ■ L’élévation du niveau de vie des pays d’Europe centrale et orientale est un gage de stabilité pour toute l’Europe. Elle permettra une meilleure régulation des migrations intra-européennes. ■ L’augmentation du pouvoir d’achat dans ces pays est importante pour les salarié-e-s qui y vivent, mais aussi pour ceux d’Europe occidentale. Plus le niveau de vie et les conditions de travail de ces pays se rapprocheront des nôtres, moins le patronat suisse sera tenté d’y chercher une main-d’œuvre bon marché, ■ L’élévation du niveau de vie en Europe centrale et orientale permettra de donner un coup de frein au mouvement de délocalisations en direction de ces pays. ■ L’extension des accords bilatéraux aux nouveaux pays de l’UE a ouvert des marchés aux industries suisses d’exportation, ou du moins leur en facilitera l’accès, ce qui favorisera la croissance et à l’emploi dans notre pays. Dès lors, la participation suisse à l’effort de cohésion du continent européen est le prix à payer pour pouvoir offrir davantage de produits et de services en Europe centrale et orientale. ■ Les mesures proposées sont importantes pour les nouveaux pays membres de l’UE, pour les relations entre ceux-ci et l’Europe occidentale, mais aussi pour que les nouveaux pays de l’UE puissent gérer les pro-

Sur la toile PHOTO : EX-PR ESS

blèmes de dumping salarial auxquels ils sont eux aussi confrontés. Plus de 100 000 Ukrainiens travaillent par exemple en Pologne, où ils ont des conditions de travail nettement inférieures à celles des nationaux. Même s’il ne faut jamais exagérer ce type de menaces, un « non » à la loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est serait sans doute perçu comme un signe d’hostilité à l’égard du projet européen, ce qui porterait atteinte à la qualité des relations bilatérales CH-UE dans une mesure difficile à prévoir. Un refus pourrait porter préjudice à la ratification de Schengen/Dublin et les entreprises suisses subiraient probablement des discriminations sur les marchés européens. Le processus bilatéral connaîtrait certainement un temps d’arrêt important et pourrait même s’écrouler, de même que les mesures d’accompagnement relatives à la libre circulation des personnes. Pas seulement du business Le PSS et les syndicats sont favorables à la loi sur l’aide aux pays de l’Est et au « milliard de cohésion ». Afin de montrer aux travailleuses et aux travailleurs de notre pays que ce projet ne repose pas seulement sur des con-

sidérations économiques, mais qu’il vise aussi à favoriser la cohésion sociale du continent européen, il serait sans doute judicieux que, pendant la campagne, le Conseil fédéral s’inspire des quelques suggestions formulées par Unia et l’Union syndicale suisse (USS) : ■ La Suisse doit consacrer une partie de son aide à l’Est à la promotion du partenariat social, au développement des conventions collectives, à l’élévation des standards sociaux et salariaux, ce qui constituera une contribution à la lutte contre le dumping social et salarial et complétera les mesures d’accompagnement adoptées dans notre pays. ■ Les idées de ce type doivent être mentionnées dans le cadre de la campagne qui précédera la votation du 26 novembre. ■ L’élaboration et la mise en oeuvre de ces mesures se fera de manière tripartite : syndicats, patronat, seco. La réalisation de ces propositions paraît d’autant plus importante qu’elles sont un complément indispensable aux mesures d’accompagnement adoptées dans notre pays. Jean-Claude Rennwald, conseiller national, vice-président de l’USS.

Le nouveau site Internet de campagne du PS Suisse est désormais en ligne. Conçu comme un tract, sur une page unique, il servira, à l’avenir, de support à notre action politique en vue des votations fédérales. Pour l’étrenner, nous avons choisi

de nous concentrer sur le scrutin du 26 novembre consacré aux allocations familiales. Socialistes.ch vous invite bien évidemment à aller y faire un tour à l’adresse : www. allocations-oui.ch, mais aussi à tester et à découvrir sa dimension interactive, qu’ils s’agisse du téléchargement de documents, de la possibilité de donner son opinion ou de faire une promesse de don. Le même principe s’appliquera prochainement à l’adresse : www. cohesion-oui.ch.


armes

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Loi sur les armes Malgré les voix – de plus en plus nombreuses – qui s’élèvent en faveur d’un contrôle beaucoup plus strict, la loi sur les armes présente toujours de graves lacunes. Elle ne change rien au fait que plus de 2 millions d’armes sont entreposées dans nos armoires et dans nos caves et que la plupart de ces armes

ne sont même pas marquées ni enregistrées. Ainsi, l’Etat est le premier fournisseur d’armes à feu en Suisse, avec les trois quarts des armes en circulation. Comme le suicide et les actes de violence domestique sont commis le plus souvent en situation de crise intense, la facilité d’accès aux armes à feu augmente le risque de passage à l’acte avec des conséquences fatales. Chaque jour, une personne se tue en Suisse avec une arme à feu – une tendance qui continue d’augmenter. Triste ironie, c’est d’ailleurs cinq ans, jour pour jour, après la tragédie de Zoug que le Conseil national a débattu de cette question. Comme on pouvait le prévoir, les propositions socialistes pour durcir la loi ont toutes été rejetées. Il demandait l’organisation d’une action de ramassage des armes inutiles, l’introduction d’un registre central des armes, l’instauration d’une clause du besoin ainsi que l’interdiction de conserver les armes d’ordonnance chez soi ou du moins, dans un premier temps, la munition.

Armée Pour le PS, la nouvelle réforme de Samuel Schmid, retoquée le 3 octobre par le Conseil national, était beaucoup trop timide. Si le chef du DDPS veut trouver des compromis avec les socialistes, il doit réduire les effectifs de l’armée et renoncer à tout engagement systématique de l’armée à l’intérieur du pays. Lors du débat, le PS a demandé une réduction de 140 000 à 100 000 des effectifs de l’armée, un recul de 80 000 à 40 000 du nombre de réservistes ainsi que la suppression du plafond de dépenses.

Dernier scandale : en 2005, 40 chars exportés par la Suisse vers les Emirats arabes unis ont en fait été livrés au Maroc. PHOTO : EX-PR ESS

La suisse doit faire œuvre de pionniere ! Il y a plus de trente ans que celles et ceux qui souhaitent donner à la politique étrangère de la Suisse une orientation prioritairement axée sur la coopération au développement et sur le respect des droits de l’homme se heurtent à la sacro-sainte doctrine des intérêts économiques de la Suisse avancée par le Conseil fédéral et la majorité du parlement. Mais, les temps changent et les mentalités également… Val é ri e G arb an i

Le 8 juin 1997, l’initiative populaire fédérale lancée par le Parti socialiste suisse « pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre » a été rejetée par 77,5 % de la population ! Cependant, en 1972, l’initiative populaire fédérale « pour le contrôle renforcé des industries d’armement et pour l’interdiction d’exportation d’armes » a été rejetée de très peu par le peuple, à 50,3 % ! Cependant, le 22 mars 2003, 50 000 personnes se sont réunies sur la Place Fédérale à Berne pour s’opposer à l’offensive militaire en Irak. Cependant, les programmes d’arme-

ment du Conseil fédéral ne passent plus aussi facilement la rampe aux Chambres fédérales, à l’instar de celui de 2004. Cependant, depuis le 11 septembre 2001, l’utilisation des armes par des pays qui se sont alliés à la politique conduite par les EtatsUnis de guerre contre le terrorisme fait l’objet de nombreuses critiques, tant sur le plan international qu’au niveau de la société civile. Le climat est donc propice au lancement d’une nouvelle initiative populaire contre l’exportation du matériel de guerre, et c’est chose faite, sous l’impulsion du Groupe Suisse sans Armée (GSsA) dont la campagne de récolte des signatures a débuté le 27 juin 2006. Une nouvelle initiative pour donner une nouvelle direction à la politique étrangère de la Suisse De 2003 à 2005, les exportations de matériel de guerre par la Suisse se sont chiffrées à 1,04 milliards de francs, dont 78 % a été livré à des pays qui sont actifs au sein de la coalition qui mène la guerre contre le terrorisme en Irak et en Afghanistan. En 2005, la Suisse a livré du matériel de guerre à 72 Etats, dont à des pays en développement, contribuant ainsi à cautionner les dirigeants qui privilégient la lutte pour le pouvoir à l’amé-

lioration des conditions sociales, sanitaires, … de leur population. Par exemple, de 2003 à 2005, des armes d’une valeur supérieure à 93 millions de francs ont été exportées par la Suisse au Botswana, pays où l’espérance de vie est inférieure à 35 ans en raison de l’épidémie de sida (…). La Suisse, en qualité de co-fondatrice du nouveau Conseil des droits de l’homme et dépositaire des conventions de Genève n’a pas d’autre alternative pour empêcher que des armes suisses soient engagées dans des conflits armés : interdire l’exportation, le transit, le courtage, le commerce, les ventes sous licence de matériel de guerre, y compris des armes légères et de petits calibres, ainsi que leurs munitions, ainsi que demandé par l’initiative du GSsA. Mobilisons-nous ! Lors de son assemblée des délégués de juin 2006 à Delémont, la Parti socialiste suisse a décidé de soutenir cette initiative du GSsA. Le délai pour la dépôt échoit le 27 décembre 2007. Merci dès lors de votre engagement. Nous bénéficions aujourd’hui de réelles perspectives de succès ! Valérie Garbani, conseillère nationale, Neuchâtel.


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congrès

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Priorité à l’intérêt général La campagne du PS en vue des élections fédérales de 2007 est lancée. A Sursee, la présidence du parti a souligné sa volonté de faire exploser la majorité de droite du Conseil fédéral l’année prochaine et de redevenir le premier parti du pays devant l’UDC. Ce fut le cas notamment du vice-président vaudois Pierre-Yves Maillard qui a prononcé un discours très applaudi devant le Congrès. Le voici, dans une version condensée. P ie rre -Yv es M a i l l a r d

Cette année électorale commence avec un scandale économique qui a un nom de slogan électoral nationaliste : Swissfirst, suisse d’abord. Ce scandale est symptomatique de l’état de la société suisse de ce début de 21ème siècle: un paravent nationaliste qui cache une gestion du bien public au service de quelques intérêts privés. Dans notre pays, l’économie et la politique vivent ensemble et la première entretient la deuxième. C’est la raison pour laquelle quand un scandale éclate dans le monde de l’économie, la politique est très souvent touchée elle-aussi. Swissair, c’était le scandale des radicaux, Swissfirst est celui de l’UDC. Dans les deux cas, ces milieux ont peu pensé à la Suisse et beaucoup à leurs petits intérêts. Quand ils disent « Swissfirst », ils pensent « my pocket first ». Ils méprisent l’Etat et les systèmes de solidarité, mais ils ne craignent pas de s’en servir. Ils disent défendre la Suisse, mais quand il s’agit de leurs intérêts, ils ne connaissent ni frontière, ni nation. Le PS, en revanche, est le parti de l’intérêt général, le seul parti gouvernemental indépendant de notre pays. Nous ne dépendons ni des millions d’un leader charismatique, ni des contributions de multinationales. C’est un sujet de fierté et c’est une valeur de plus en plus rare dans les démocraties occidentales. Sur le plan économique et social, les grandes réformes des néolibéraux du Conseil fédéral sont bloquées. Nous sommes en train de montrer qu’elles ne servent pas la croissance, la modernité et le progrès, mais en sont l’antithèse. Nous avons fait échec à la libéralisation du marché électrique. Notre Poste est à 100 % en mains publiques, comme nos CFF qui n’ont

pas été démantelés entre transport et réseau. Swisscom reste la propriété du peuple suisse, comme nos réseaux d’eau et de gaz. Nous avons bloqué la distribution par le paquet fiscal de 4 milliards de francs selon le principe : plus vous avez, plus vous pouvez vous servir. Et nous avons empêché le recul des prestations de l’AVS. Tenir nos positions socialistes et démocratiques, c’est donner aux gens une alternative qui a fait ses preuves partout et chaque fois qu’elle a été appliquée. Après 15 ans de mise en oeuvre, la pensée et les réformes néolibérales montrent leur faillite partout. La libéralisation de la finance a fait fleurir les fonds spéculatifs qui pourrissent l’industrie, le deuxième pilier est pris en otage dans cette nasse de profiteurs et de spéculateurs, le secteur énergétique court à la pénurie, les inégalités salariales explosent jusqu’à la nausée, les revenus des détenteurs d’action atteignent des records indécents. Le mérite, la morale, l’honneur sont laminés par la spéculation, le mensonge et le profit trop facile. Le Parti socialiste a une chance très réelle de devenir le parti le plus fort de ce pays s’il reste ferme dans sa lutte contre cette évolution. Cela signifie dans les élections à venir nous efforcer de garder partout notre indépendance à l’égard des lobbies, des financements trop faciles. Cela signifie être présent et pugnace de-

vant toutes les manifestations des dérives néolibérales. Nous devons gagner encore en combativité, en capacité d’indignation et en force de proposition. Pendant la campagne électorale qui précédera le renouvellement des Chambres fédérales, nous déclinerons les propositions de notre plateforme pour la défense du pouvoir d’achat du peuple de ce pays, pour l’avenir de notre environnement, pour une croissance vigoureuse respectueuse des salarié-e-s et de la nature. Mais surtout nous essaierons, par le progrès de la gauche, de libérer notre démocratie des lobbies et du fanatisme néolibéral, sans quoi aucune réforme progressiste ne sera possible. La Suisse doit certainement gagner en indépendance. Mais les dépendances qui l’entravent, c’est l’entremêlement de fil à la patte dont sont encombrés tant d’élus bourgeois. Coupons ces fils, redonnons dans ce pays force et priorité à l’intérêt général, à la justice et à la solidarité. Pierre-Yves Maillard, Conseiller d’Etat, vice-président du PS Suisse

L’intégralité du discours ainsi que les autres allocutions du Congrès figurent sur le site du PS à l’adresse : www.sp-ps.ch/partei/partei/ parteitag/index.htm

Elections Si Hans Jürg Fehr et Pierre-Yves Maillard ont été reconduits à la présidence et à la vice-présidence du parti par acclamations, il aura fallu trois tours de scrutin pour désigner la nouvelle vice-présidente du PS Suisse, en remplacement d’Ursula Wyss, désormais présidente du Groupe socialiste des Chambres

fédérales. Après le retrait de Susanne Hugo Lötscher à l’issue du second tour, c’est finalement la conseillère nationale bâloise Silvia Schenker qui a été élue avec 195 voix contre 159 à son homologue genevoise Maria Roth Bernasconi. Née en 1954, Silvia Schenker est assistante sociale de profession. Membre du Comité directeur du PS de Bâle ville, elle a accédé au Conseil national en 2003 et fait notamment partie de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique de la Chambre du Peuple. Par ailleurs, la lausannoise Elisabeth Wermelinger a été élue membre du comité directeur du PS Suisse en remplacement de Philippe Müller. La nouvelle élue, libraire à Lausanne, est membre de la direction du PS Vaud.

Justice fiscale Outre la plate-forme électorale pour les élections fédérales de 2007 approuvée à l’unanimité, le Congrès a également décidé sans opposition du lancement d’une initiative populaire visant à stopper une concurrence fiscale de plus en plus agressive et dommageable grâce à une imposition harmonisée des gros revenus, dès 250’000 francs et des grosses fortunes dès 2 millions de francs. L’initiative interdit également la dégressivité de l’impôt aux niveaux fédéral, cantonal et communal tout en consacrant une grande partie des recettes supplémentaires due à sa mise en oeuvre à la péréquation financière. La récolte de signatures débutera sans doute d’ici la fin du mois de novembre.

Congrès du PS à Sursee : beaucoup de parapluies, mais pas de pépin. PHOTO : E DOUAR D R I E B E N


élections Fribourg : pariez social ! 10.06

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Ville de Genève

Les socialistes genevois présenteront deux candidats à l’exécutif de la ville en avril prochain. Lundi 2 octobre, l’Assemblée du PS a approuvé la candidature de Sandrine Salerno, présidente de la section Ville de Genève du parti, aux côtés du sortant Manuel Tornare. Le PS entend figurer sur la liste commune de l’Alternative, avec les Verts et « A gauche toute », la nouvelle bannière sous laquelle se sont fédérées les militants des trois anciennes composantes de l’Alliance de gauche en compagnie des Communistes. Pour l’heure, les Verts ont renoncé à désigner leurs candidats à l’exécutif : les papables sont le sortant Patrice Mugny, la députée au Grand Conseil Michèle Künzler et la présidente des Verts de la Ville, Marguerite Contat Hickel. « A gauche toute » attend pour sa part les résultats des élections au Municipal pour décider d’une stratégie.

Canton de Vaud En vue des élections cantonales de mars 2007, le Congrès du PSV de juillet a opté pour une liste au Conseil d’Etat à quatre avec deux socialistes, un écologiste et un popiste. « A gauche toute ! » s’est ralliée à cette stratégie et a élu son candidat : le Conseiller national Josef Zisyadis. Les Verts hésitent à présenter deux candidats mais cette option handicaperait sérieusement l’union de la gauche au 1er tour. Reste à espérer que la raison triomphera lors de l’assemblée des Verts du 25 octobre car la droite, consciente du danger, part plus unie que jamais. Le PS élira ses candidat-e-s lors de son Congrès du 4 novembre et pas des moindres : Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard se représentent.

C’est avec ce slogan que le Parti socialiste fribourgeois mène campagne pour les prochaines élections cantonales qui auront lieu le 5 novembre prochain. Nos deux élus à l’exécutif cantonal Ruth Lüthi, Conseillère d’Etat, Directrice du département de la santé et des affaires sociales ainsi que Claude Grandjean, Conseiller d’Etat, Directeur du département de la sécurité et de la justice, ne se représentent pas. C’est en proposant une liste à cinq personnes, trois femmes et deux hommes, que le Parti socialiste a l’objectif de garder sa représentation au Conseil d’Etat et plus si tel est le souhait de la population. S o l an ge Be rs e t

Cette liste électorale, emmenée par le Conseiller national Erwin Jutzet, est composée d’AnneClaude Demierre, députée, anc. Présidente du Grand Conseil et conseillère communale à Bulle, de Bernadette Hänni, juriste et ancienne constituante, d’Erika

Schnyder, juriste et syndique de Villars sur Glâne et de Jean-François Steiert, député, délégué aux affaires intercantonales. Les cinq candidates et candidats socialistes représentent toutes les régions et sont issues des deux cultures, romande et alémanique, de notre canton. Dix-sept candidates et candidats, des différents partis, sont en lice pour les sept sièges à repourvoir au Conseil d’Etat. Il est a noter que les PDC et les PRD font liste commune avec 6 personnes (4 PDC et 2 PRD), que les Verts se présentent pour la première fois avec trois candidats, que le PCS, l’UDC et un indépendant complètent le choix offert aux citoyennes et citoyens de notre canton. Quel sera le verdict des urnes ? Il paraît difficile pour l’instant d’émettre des pronostics car c’est une élection au système majoritaire et nous n’avons pas de « sortants ». Le PDC et le PRD font liste commune avec respectivement deux et un conseiller d’Etat, un conseiller d’Etat indépendant se représente également. Il s’agit pour le Parti socialiste fribourgeois de renforcer sa présence au gouvernement et au parlement afin de continuer à marquer sa volonté d’investir pour l’avenir dans

l’intérêt de l’ensemble de la population. Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution fribourgeoise, le nombre de députées et députés sera réduit de 130 à 110. Le Parti socialiste a pour objectif de garder le même nombre de sièges (vingt-six), voire d’augmenter sa représentation dans le législatif et ce malgré la baisse du nombre de député-e-s. C’est l’un des enjeux importants de ce 5 novembre. Le Parti socialiste sera représenté par cinquante-cinq hommes et trente-six femmes dans les différents districts. Le PS, premier parti de la gauche fribourgeoise, est prêt à prendre ses responsabilités et s’engage afin que les citoyennes et les citoyens fribourgeois lui apportent sa confiance. PARIEZ SOCIAL pour un Etat garant de la justice sociale et de l’égalité des chances, un système de formation de qualité, une politique familiale digne de ce nom, des services publics performants, une qualité de vie améliorée et des finances saines. Voilà le programme que les candidates et candidats du Parti socialiste propose aux Fribourgeoises et aux Fribourgeois. Solange Berset, présidente du PS Fribourg

De gauche à droite : Bernadette Hänni, Anne-Claude Demierre, Erwin Jutzet, Erika Schnyder, Jean-François Steiert.


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élections

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Social, solidaire, socialisteS : bientôt le jour J pour le PSJ A moins d’un mois des élections cantonales jurassiennes, le Parti socialiste jurassien (PSJ) mène campagne pour parvenir aux buts qu’il s’est fixé : conserver 2 sièges au Conseil d’Etat et augmenter sa présence au législatif cantonal à raison d’un-e député-e supplémentaire par district (+ 3). Des objectifs tout à fait réalisables pour autant que ses membres et sympathisant-e-s se mobilisent en masse et que le PSJ parvienne aussi à convaincre au-delà de son strict potentiel électoral. C’est régulièrement le cas lors de votations fédérales et cantonales. Ce fut le cas également lors des dernières élections fédérales où il a conquis le titre officieux de première formation politique jurassienne, titre qu’il ambitionne de retrouver à l’issue du renouvellement des autorités cantonales cet automne.

Le comité directeur du PS bernois et le Parti socialiste autonome sont convenus de faire liste commune pour les élections au Conseil national l’an prochain. D’entente avec le Parti socialiste du Jura bernois (PSJB), deux lignes (une femme et un homme) seront offertes au PSA. Objectif déclaré : gagner un siège à la Chambre du peuple et éviter la mésaventure de 2003 où des listes séparées avaient débouché sur l’élection d’un démocrate-chrétien alémanique au détriment d’une socialiste du Jura bernois. Cette liste commune fait suite à une série d’entretiens qui ont réuni, sous la médiation du Parti socialiste suisse, le PSA, le PSJB et le Parti socialiste jurassien. On devrait donc se retrouver avec deux candidats du PSJB et deux candidats du PSA sur les listes du PS cantonal pour autant que cette décision soit définitivement acceptée par le congrès du PS du canton de Berne. Ce sera le 18 octobre prochain.

Neuchâtel

M a rly se F l eur y

15 personnes dont 3 femmes ont fait acte de candidature aux élections au Gouvernement qui auront lieu le 22 octobre. Pas moins de 352 candidats sont aussi présents sur les 21 listes enregistrées au Parlement. C’est un record. Ils étaient 312 il y a 4 ans. Record aussi avec le nombre de femmes candidates au législatif, elles sont 105 au lieu de 80 en 2002. Avec Elisabeth Baume Schneider, Pierre-André Comte, Benoit Gogniat et Lucienne Merguin Rossé, le PSJ est d’ailleurs le seul parti à proposer une liste strictement paritaire. Il est également la formation qui présente le plus de femmes (23 sur 60) ainsi que de jeunes de moins de 30 ans (18) au Parlement. Ces élections 2006 sont également inédites à d’autres titres. Pour la première fois, l’UDC présente un candidat à l’exécutif. Pour la première fois encore, les Verts présentent des candidat-e-s au législatif dans tous les districts tandis que l’UDF présente une liste dans le district de Porrentruy. Les autres partis dans la course ont quant à eux des objectifs très clairs à commencer par le PDC qui veut conserver deux mandats au Gouvernement et augmenter sa représentation au Parlement d’au

Fédérales 2007 : le PSA et le PSJB sur la même liste

moins un siège. Pour le PCSI, il s’agira de conserver son siège acquis il y a 4 ans et renforcer sa présence au Parlement. Les radicaux, eux, n’ont qu’une idée, se replacer à l’exécutif. Enfin, Combat socialiste alliés au POP ne présentent cette année qu’un seul candidat au Gouvernement et souhaitent augmenter leur députation d’un siège. Qu’en sera-t-il le 22 octobre ? Peut-être bien le statu quo au niveau de la représentation au gouvernement à moins que le parti radical ne réussisse son retour. Reste à savoir aux dépens de qui … Il sera également intéressant de voir les résultats obtenus par des formations comme l’UDC et le CS-POP. Enfin on attend de voir l’éventuelle percée des Verts ou de l’UDF, quoiqu’elle reste très hypothétique. Pour le PSJ, consolider sa présence au gouvernement et renforcer celle au Parlement, c’est se donner les moyens d’orienter la poli-

tique plus à gauche et d’infléchir les décisions pour que l’Etat jurassien se dote de lois plus sociales et réalise des projets novateurs et ambitieux. Ainsi est-il urgent de répondre par des mesures efficaces à la difficulté de trouver un premier emploi pour les jeunes. De permettre à chacune et chacun de se former à tout âge. De mettre en valeur les compétences que les Jurassiennes et Jurassiens ont développées et peinent à faire valoir dans un environnement frileux et peu enclin à investir. De créer une rupture avec le courant de pensée, paralysé par l’équilibre des finances, qui freine le progrès et empêche l’expression de ce qui fait de nous des citoyens d’ici et d’aujourd’hui. D’instaurer une politique familiale digne de ce nom et d’intégrer toutes les composantes de notre société dans le respect des différences. Marlyse Fleuy, présidente du PSJ

Le Conseil d’Etat neuchâtelois recommande le rejet de l’initiative cantonale favorable au droit d’éligibilité des étrangers. Il juge prématurée la démarche destinée à octroyer le droit d’éligibilité sur le plan cantonal aux étrangers détenteurs d’un permis C. A titre de contre-projet à l’initiative, le gouvernement soumettra au vote populaire l’octroi du droit d’éligibilité aux étrangers sur le plan communal seulement dans l’espoir que cela incite les auteurs de l’initiative à retirer leur texte. Un scénario permettrait au Grand Conseil d’octroyer le droit d’éligibilité sur le plan communal sans devoir en passer par les urnes, sous réserve d’un referendum. Pour mémoire, le parlement neuchâtelois avait octroyé ce droit en 1990, mais cette modification législative avait été refusée par 56 % des citoyens en votation populaire, à la suite d’un referendum lancé par les Démocrates suisses.


international Aux urnes Fortunes diverses ces dernières semaines pour les sociaux-démocrates de par le monde. La gauche suédoise au pouvoir a ainsi tiré sa révérence le 18 septembre, battue d’une courte tête aux législatives par l’opposition de centre-droit. Un véritable tremblement de terre politique en Suède où les sociaux-démocrates ont régné, seuls ou avec des alliés, 65 ans sur les dernières 74 années. Coup d’arrêt également pour Lula au Brésil. Le 1er octobre, le chef de l’Etat n’a pas réussi à franchir la barre des 50 % lors de l’élection présidentielle. Un résultat qu’il faut sans doute lier à une série de scandales qui ont éclaboussé dernièrement une des principales figures de la gauche sud-américaine. Second tour, le 29 octobre. Belle victoire, en revanche, le même jour pour l’opposition sociale-démocrate autrichienne qui a remporté les élections législatives. Une victoire saluée par le président du PS Suisse Hans-Jürg Fehr qui a souligné que c’est grâce à ses positions claires sur le démantèlement social, les privatisations, la formation ainsi que le chômage que le SPÖ d’Alfred Gusenbauer pu l’emporter.

France : une voie Royal ? Les 200 000 adhérents au PS français auront finalement le choix entre trois candidats pour les représenter à la présidentielle du printemps 2007. Après les abandons de Lionel Jospin, François Hollande et Jack Lang, Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn brigueront l’investiture des membres du PS qui voteront le 16 novembre. Si aucun n’obtient la majorité absolue, un second tour opposera le 23 novembre les deux postulants arrivés en tête. Star des sondages, Ségolène Royal semble être la première femme à avoir des chances sérieuses d’être élue à l’Elysée. Selon les dernières enquêtes d’opinion, elle est la seule des socialistes à faire jeu égal, voire à devancer Nicolas Sarkozy, grand favori à droite, en cas de duel au second tour. Mais ni Laurent Fabius désormais tenant d’une ligne de gauche après avoir été longtemps qualifié de « social-libéral », ni surtout Dominique Strauss-Kahn qui pourrait obtenir le ralliement des supporters de Lionel Jospin n’ont dit leur dernier mot.

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Pour une Nouvelle Europe sociale Voici une année, le Parti Socialiste Européen (PSE) a lancé, sous la direction de son président Poul Nyrup Rasmussen, ancien premier ministre danois son initiative « Pour une Nouvelle Europe sociale ». Il s’agissait notamment de dépasser les différences nationales pour construire une vision commune d’une maîtrise européenne et sociale de la globalisation. Les participant-e-s à cette réflexion se sont retrouvés le mois dernier en conférence à Paris pour finaliser leurs options. Leurs idées seront présentées au Congrès du PSE en décembre. Matth i as Man z

Le large débat issu de cette initiative a été mené dans le cadre de trois forums qui se sont réunis à deux reprises. Le forum intitulé « Société active » a planché sur les questions liées au marché du travail, aux conditions de travail, aux droits des travailleurs et des travailleuses ainsi qu’à la protection sociale. Son homologue « Société inclusive » s’est attaché à l’intégration sociale, à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion. Enfin, le forum « Dimension européenne » a discuté du rôle de l’Union européenne, dans la mesure où le marché du travail et la sécurité sociale relèvent essentiellement de la souveraineté nationale. Lors du colloque final à Paris, le 21 septembre dernier, Poul Nyrup Rasmussen a fixé l’objectif politique de la manière suivante : « Nous voulons la sécurité des personnes, pas des places de travail. » A l’heure de la globalisation, il n’est plus possible d’ancrer les emplois en un lieu précis, mais il s’agit de fournir aux travailleuses et aux travailleurs la possibilité voir l’assurance qu’ils puissent trouver une nouvelle place de travail. « Nous avons besoin non pas de moins de protection sociale, mais bien d’une meilleure protection sociale » Même si des différences de détail séparent encore les partis socialistes nationaux, un consensus politique s’est dégagé sur les points suivants : ■ Au courant néo-libéral dominant, il faut opposer le concept de « Flexicurité » (flexibilité et sécurité). Cela passe par un changement de paradigme : il ne s’agit plus de protéger l’emploi mais bien les travailleurs – en les dotant des instruments nécessaires

Manifestation contre la directive Bolkestein en février dernier à Strasbourg. PHOTO : EX-PR ESS

afin qu’ils réussisent leur transition d’un ancien emploi à un emploi nouveau moyennant plus de formation, un revenu décent de subsistance entre deux emplois et des politiques actives du marché de l’emploi afin d’aider les personnes à accéder à un travail. Le PSE est convaincu qu’il est possible, en Europe, de concilier un marché du travail flexible et un haut standard de sécurité sociale. ■ La sécurité sociale ne doit pas être considérée uniquement comme un facteur de coûts. Les prestations sociales représentent également un investissement humain et, par conséquent, dynamisent la croissance économique. La sécurité sociale constitue la pierre angulaire de la réussite de l’Europe – cela a été le cas par le passé, ce sera aussi le cas à l’avenir. ■ La concurrence est un élément nécessaire du bon fonctionnement de l’économie privée, mais elle a des conséquences négatives lorsqu’elle intervient entre états. Une concurrence fiscale excessive, par exemple, pénalise le développement économique au lieu de le renforcer.

■ Les premières incidences de l’évolution démographique se feront sentir non sur le volume des rentes, mais bien sur le marché du travail. Lorsque la génération du « baby-boom » prendra sa retraite, il y aura trop peu de jeunes travailleuses et travailleurs pour lui succéder. Il faut donc des mesures concrètes pour augmenter l’égalité entre les sexes sur le lieu de travail et encourager plus de femmes à entrer sur le marché de l’emploi et à rester actives – afin de permettre aux travailleurs de combiner travail et vie de famille. Poul Nyrup Rasmussen de même que l’ancien président de la Commission européenne Jacques Delors ont été chargés, d’élaborer ensemble un rapport et dix propositions concrètes qui seront soumises au Congrès du PSE qui se tiendra les 7 et 8 décembre à Porto. Matthias Manz, secrétaire politique du PS Suisse

www.pes.org


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agenda

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AGENDA PS SUISSE www.pssuisse.ch

Dimanche 26 novembre : votations fédérales (référendums contre les allocations familiales et la contribution de cohésion) ■ Vendredi 1er décembre : Conférence de coordination à Muttenz ■ Samedi 2 décembre : 19ème Assemblée des délégué-e-s du PS Suisse à Muttenz. ■

PS-FEMMES www.psfemmes.ch ■ Samedi 11 novembre : journée de formation des femmes socialistes : entraînement médias en français, module 1 à l’hôtel Continental, à Lausanne ■ Samedi 25 novembre : journée de formation des femmes socialistes : entraînement médias en français, module 1 à l’hôtel Continental, à Lausanne

Lundi 6 novembre : Congrès extraordinaire pour le 2ème tour des élections cantonales ■ Jeudi 23 novembre : Bureau à 18h30 et CD à 20h00 ■ Dimanche 26 novembre : élections cantonales 2ème tour ■

VAUD www ps-vd.ch

Samedi 4 novembre : Congrès extraordinaire du Parti socialiste vaudois, adoption du programme et élection des candidat-e-s au Conseil d’Etat, à 14h00, Grande salle de Palézieux-village. Inscription des enfants à la garderie auprès du secrétariat : rachel@ps-vd.ch ou 021 312 97 57. ■ Lundi 9 novembre : régionale publique Broye-Oron-Lavaux avec AnneCatherine Lyon, à 20h00, à l’Hôtel de la Couronne d’Avenches. ■

FRIBOURG www.ps-fr.ch

Jeudi 12 octobre : Bureau à 18h30 et CD à 20h00 ■ Samedi 14 octobre : distributions de roses à toutes les femmes qui travaillent (sur le lieu de travail) dans tout le canton ■ Jeudi 26 octobre : Bureau à 18h30 et CD à 20h00 ■ Jeudi 2 novembre : CD à 18h30 et Assemblée des membres à 20h00 ■ Dimanche 5 novembre : élections cantonales (CE, GC et préfectures) 1er tour ■

des Montagnes, à 18h30, en un lieu encore à déterminer. ■ Vendredi 10 novembre : Congrès du PSN, à 19h00, à Travers. GENÈVE www.ps-ge.ch

Samedi 7 octobre : demi-journée de travail de la Coordination des sections en vue des élections municipales, de 14h à 18h, à la salle communale de Grand-Lancy. ■ Jeudi 19 octobre : Assemblée générale de la section Genève-Ville pour la désignation des candidat-e-s au Conseil municipal, à 20h30, à la Maison des Associations, salle Gandhi. ■ Dimanche 22 octobre : votation municipale en Ville de Genève sur trois projets de nouveaux logements au Mervelet. Votation municipale sur le Centre socio-culturel de Lancy (Maison de la Danse). ■

■ Mercredi 25 octobre : délai de dépôt des listes pour le 2ème tour des élections cantonales ■ Lundi 6 novembre : débat en direct sur TSR2 consacré au 2ème tour des élections cantonales ■ Dimanche 12 novembre : 2ème tour des élections cantonales

JURA BERNOIS www.psjb.ch

Mercredi 18 octobre : Congrès du PS bernois, dès 19h00 à l’Hôtel Bern, à Berne ■ Vendredi 20 octobre : Congrès du PSJB, dès 19h30 à l’Hôtel Central, à Tavannes ■ Jeudi 9 novembre : Comité directeur, dès 19h30 à l’Hôtel Central, à Tavannes ■ Mardi 5 décembre : Comité directeur, dès 19h30 à l’Hôtel Central, à Tavannes ■

NEUCHÂTEL www.psn.ch ■ Lundi 23 octobre : rencontre entre le Conseil d’Etat et les membres du PS du Val-de-Ruz et du Val-de-Travers, à 18h30, en un lieu encore à déterminer. ■ Lundi 30 octobre : rencontre entre le Conseil d’Etat et les membres du PS du Littoral, à 18h30, en un lieu encore à déterminer. ■ Mardi 31 octobre : session du Grand conseil. ■ Lundi 6 novembre : rencontre entre le Conseil d’Etat et les membres du PS

COURS MOVENDO MOBBING : ASPECTS ET POINT DE VUE JURIDIQUES

2 et 3 novembre 2006 à Chexbres, Hotel Préalpina. Un séminaire pour rappeler les tristes conséquences du mobbing, mettre en évidence les bases juridiques existantes pour défendre les victimes, faire cesser l’atteinte et préserver leurs droits.

PARTICIPER AUX BILATÉRALES ET PRÉVENIR TOUT DUMPING SOCIAL

6 novembre à Rolle, Le Courtil. Un séminaire consacré à la manière de favoriser la mise en place des accords bilatéraux tout en se prémunissant contre des conséquences sociales négatives de dumping social ou salarial.

LE MOUVEMENT MIGRATOIRE: FORTERESSE HELVÉTIQUE EN EUROPE ?

4 décembre à Rolle, Le Courtil. Un séminaire pour mieux prendre connaissance de l’importance de la « peur de l’étranger » et de se rassurer par rapport aux campagnes mensongères qui sont faites à grand renfort de publicité.

Inscription en ligne et aperçu des autres cours à disposition à l’adresse : www.movendo.ch

JURA www.psju.ch

VALAIS ROMAND www.ps-vr.com

Samedi 14 octobre : stands de propagande « cantonales 2006 » à Saignelégier, Delémont et Porrentruy ■ Dimanche 22 octobre : 1er tour des élections cantonales ■ Lundi 23 octobre : séance du Comité directeur consacrée aux élections cantonales ■ Mardi 24 octobre : Congrès du PSJ aux Franches-Montagnes. Thème : 2ème tour des élections cantonales

Jeudi 12 octobre : séance du bureau exécutif à 18h45 à la Maison socialiste de Sion, suivie, à 20h00, d’une séance du Comité cantonal. ■ Jeudi 23 novembre : séance du bureau exécutif à 19h30 à la Maison socialiste de Sion. ■ Jeudi 21 décembre : séance du bureau exécutif à 19h30 à la Maison socialiste de Sion.

PÉTITION La JS Suisse veut en finir avec les disparités cantonales en matière de bourses d’études. Associée à d’autres mouvements de jeunes politiques ou syndicaux, elle lancé, le mois dernier, une pétition au niveau fédéral. Le texte demande à la Confédération d’édicter, dans le cadre de la RPT, une loi-cadre sur les bourses d’études, laquelle doit former la

base d’une harmonisation matérielle du système des bourses d’études via la fixation de critères unifiés (calcul des coûts de la vie et des études, définition de l’apport financier raisonnablement exigible). Vous pouvez signer cette pétition en ligne à l’adresse : www.stipendien-harmonisierung.ch

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