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pssuisse socialistes.ch JOURNAL DES MEMBRES ET SYMPATHISANTS DU PS SUISSE JAB 3001 BERNE 21.05.06 CHANG E M E NTS D’ADR ESSE À : PS SU ISSE, CASE POSTALE, 3001 B E R N E

CAISSE UNIQUE Noyauté par le lobby des caisses maladie, le Conseil national a clairement rejeté l’initiative pour une caisse maladie unique. Comme le Conseil des Etats en fera assurément autant, tout se jouera en votation populaire. Le PS mènera campagne avec de solides arguments en faveur d’une assurance maladie sociale et transparente, sur le modèle de l’AVS. Au cortège du 1er mai à Berne.

Première manche Dans le noir dossier de la libéralisation rampante et du démantèlement de l’Etat, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour qu’on les célèbre à leur juste mesure. L’échec, le 10 mai dernier, de la privatisation de Swisscom devant le Conseil national est de celles-là. Bien sûr, la majorité de droite du Consei fédéral a largement contribué à sa propre et cuisante défaite en jouant la carte du forcing et de l’arrogance tout en s’encoublant dans une stratégie de communication que les instituts spécialisés en la matière ont sans doute déjà soigneusement rangé dans leurs archives à la rubrique « à éviter absolument ». Bien sûr, ses relais au Parlement lui ont allégrement emboîté le pas. De l’accessoire qui tue pour président de parti en mal d’image à l’agitation frénétique de l’épouvantail Swissair, ils ont visiblement oublié

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PHOTO : E DOUAR D R I E B E N

que la manipulation du boomerang était des plus délicates. Pour n’évoquer que le destin funeste de la compagnie aérienne brandi tout à trac comme justificatif d’un désengagement public de Swissom, il n’est pas inutile de leur rappeler qu’à l’époque du « grounding », sa gestion était justement privée, sans compter que le radicaux pullulaient au sein d’un conseil d’administration largement responsable de la débâcle. Au-delà de ces considérations tactiques ou rhé-

OUI

Le PS dit le 21 mai aux articles constitutionnels sur la formation.

toriques et – avouons-le -de la volupté certaine qu’engendre la vision de ses adversaires se prenant les pieds dans le tapis, il ne faudrait cependant pas perdre de vue l’essentiel. A savoir que ce rejet du bradage du patrimoine national et du détricotage des infrastructures publiques au profit des intérêts privés n’est qu’une étape d’un long processus qui nous oblige à un qui-vive permanent. D’abord parce que la privatisation de l’opérateur national n’est pas encore totalement enterrée, ensuite parce que d’autres chapitres du dossier sont ouverts ou vont l’être bientôt (Poste, marché de l’électricité, transports publics). Sans forcément compter sur les alliés d’un jour, il s’agira de lutter pied à pied pour un service public fort et légitimé démocratiquement, qui prenne en considération les besoins de tous les habitant-e-s de ce pays.

F O R M AT I O N Le Parti socialiste demande depuis plus de cent ans un système de formation plus respectueux du postulat de l’égalité des chances et par conséquent des règles établies au niveau national pour mettre fin aux particularismes cantonaux. C’est pourquoi il appelle à voter OUI le 21 mai aux articles constitutionnels sur la formation. ■ PAGE 6

COSA En attribuant à l’AVS une partie des bénéfices de la Banque nationale, l’initiative COSA propose d’instituer un financement complémentaire durable qui profiterait à toutes les générations. Aux rentiers qui verraient le financement des rentes garanti, aux actifs qui ne subiraient pas d’augmentation des cotisations, aux jeunes pour lesquels l’avenir serait plus réjouissant et aux femmes à qui on a déjà fait payer la dixième révision. ■ PAGE 7


Nous voyons

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éditorial

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SOMMAIRE AD À DELÉMONT 8 Pour la première fois, les délégué-e-s socialistes ont rendez-vous dans le Jura le 24 juin prochain. A leur ordre du jour, le nouveau programme économique du PS. Un document qui vise à rassembler les acteurs autour d’un projet porteur, réconciliant l’économie, le social et la protection de l’environnement et qui doit permettre au PS de revendiquer le leadership en matière économique dans l’intérêt de l’ensemble des salariés.

Pour le PS, il est tout à fait possible de fermer la dernière centrale nucléaire suisse en 2024 (ici, celle de Beznau). PHOTO: EX-PR ESS

Tant vont les porteurs d’eau qu’à la fin, c’est la caisse (unique) C’était un véritable défilé. Les habitués des séances du Conseil national sont certes coutumiers des interminables débats d’entrée en matière et du cortège de parlementaires qui se succèdent à la tribune. Lors de l’examen, le 8 mai, de l’initiative populaire « pour une caisse maladie unique et sociale », la procession des députés de droite – comme souvent lorsqu’il s’agit de discuter du domaine de la santé – avait pourtant quelque chose d’indécent. Il y flottait comme un fumet de cocktails dînatoires aux bons soins des caisses maladie quand ce n’était pas carrément le suave parfum qu’exhalent les profonds fauteuils des conseils d’administration. Le Suisse se rengorge souvent devant son Parlement de milice et fronce l’œil plus souvent qu’à son tour devant les mœurs délétères et le clientélisme vénal qui caractériserait certains législatifs étrangers. C’est oublier un peu vite que – chez nous - les masques ont aussi tendance à tomber quand il s’agit de défendre ses principaux mandataires et rétributeurs. Incontestablement, certains considèrent que la santé est un aujourd’hui un vaste marché qui brasse des milliards dans un flou qui n’a rien d’artistique, mais qui voile des pratiques qui n’ont que bien peu à voir avec le sens premier de la législation en la matière. Le système en place a permis et permet toujours l’échafaudage de véritables petits empires disposant d’un pouvoir totalement démesuré sur la masse des assuré-e-s et d’une influence considérable quant à l’établissement des règles du jeu. D’où la véhémence de celles et de ceux qui – en bons petits soldats – combattent avec la dernière énergie quiconque souhaite y voir plus clair et faire passer l’intérêt public avant ceux de conglomérats privés. Inutile de se leurrer : à l’image du Conseil national, la Chambre des cantons balayera aussi l’initiative co-déposée par le PS et c’est à la population qu’il reviendra de trancher. Une population dont la grande majorité a de plus en plus de mal à faire face à ses primes d’assurance maladie, mais de moins en moins de peine à déchiffrer qui sont les véritables profiteurs du système. Ce sera l’année prochaine à moins que, pour d’évidentes raisons tactiques, la majorité de droite du Conseil fédéral ne considère soudain que le sujet est un peu chaud pour une année électorale. Quoi qu’il en soit, le PS sera au rendez-vous Jean-Yves Gentil, rédacteur responsable

ITALIE 10 Plus mauvais perdant, il faut chercher longtemps. Aussi longtemps sans doute que Silvo Berlusconi aura mis à reconnaître sa défaite lors des élections législatives italiennes. Alors que les soubresauts générés par la victoire de la gauche en avril ne sont pas encore terminés, Nenad Stojanovic, membre tessinois du Comité directeur du PS voit dans le succès de l’Unione de Romano Prodi la consécration de la démocratie et l’échec d’une quasi autocratie. AGENDA 11 Consultez-le pour tout savoir des divers rendez-vous importants fixés aux socialistes ces prochaines semaines que ce soit au niveau national ou dans les cantons romands.

IMPRESSUM EDITEUR PS Suisse et Verein SP-Info Spitalgasse 34, 3001 Berne Tél. 031 329 69 69, Fax 031 329 69 70 info@socialistes.ch RÉDACTION Jean-Yves Gentil PRODUCTION Atelier Kurt Bläuer, Berne IMPRIMERIE Rotaz AG, CP 36, 8201 Schaffhouse TIRAGE 20 000 exemplaires PUBLICITÉ Kretz AG, General Wille-Strasse 147 8706 Feldmeilen, Tél. 044 925 50 60, Fax 044 925 50 77 PARUTION 6 numéros par année


swisscom

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Deiss sur le départ C’est sans doute le meilleur « coup » de Joseph Deiss en sept ans de mandat au Conseil fédéral. Sa démission, le 27 avril semble ainsi avoir pris de court pas mal de monde, à commencer par son propre parti. Si en matière d’ouverture européenne (bilatérales) et au monde (ONU), le professeur fribourgeois peut se targuer d’un bilan positif, on en dira pas autant du domaine de l’économie où son action contre le chômage des jeunes et pour une augmentation des places d’apprentissage a été tout sauf déterminée. Le PS s’en était d’ailleurs fait l’écho lors de la campagne en vue des élections fédérales par le biais d’une affiche qui avait beaucoup fait parler d’elle. Comme Joseph

Sombre journée pour les partisans de la privatisation de Swisscom

Deiss, lui-même y a fait allusion lors de l’annonce de son départ. Nous ne résistons pas au plaisir de la republier. Ce d’autant plus qu’elle est malheureusement toujours d’actualité (204 316 demandeurs d’emploi en Suisse à fin avril 2006).

Leuthard à la barre Le suspens – relatif – aura duré presque deux semaines. C’est donc finalement et selon toute vraisemblance l’archi-favorite Doris Leuthard qui succédera à Joseph Deiss au Conseil fédéral. Si l’on peut se féliciter qu’une deuxième femme accède au gouvernement, il faut regretter l’absence de choix accordé aux Chambres fédérales et la perte d’un siège latin au Conseil fédéral. Les socialistes éliront d’ailleurs l’Argovienne sans enthousiasme particulier et surtout après l’avoir passé sur le grill d’une audition afin de clarifier certaines de ses positions. Relevons également le mot de la présidente du groupe socialiste Hildegard Fässler qui voit avec Doris Leuthard « l’élection non spectaculaire d´une femme politiquement pas spectaculaire ». Le PDC désignera sa candidate le 6 juin. L’élection au Conseil fédéral aura lieu la semaine suivante, le mercredi 14 juin.

PHOTO : EX-PR ESS

On avait oublié le peuple… et quelques autres « détails » Ceux qui ont préparé dans l’ombre l’opération de commando du 23 novembre dernier – le jour où le Conseil fédéral a décidé de privatiser Swisscom, de lui couper les ailes et de piller ses caisses – ont oublié une chose : en Suisse, c’est encore et toujours le peuple qui a le dernier mot. Et le peuple n’a définitivement pas les mêmes goûts que la majorité bourgeoise du Conseil fédéral, en particulier dans le domaine du service public. Il n’apprécie pas qu’on débite en tranches les infrastructures dont il est propriétaire pour les vendre l’une après l’autre à des intérêts privés. Cl au d i n e G o d at

Si le peuple tient tant au service public, c’est d’abord parce que celuici est indissociable de l’« idée suisse ». La Suisse est un conglomérat de minorités diverses. Ces minorités n’ont pris l’engagement de faire destin commun qu’en contrepartie de la garantie d’être traitées sur un pied d’égalité et de bénéficier de prestations de service public équivalentes. Chaque canton, même le plus petit, chaque région, même périphérique, doit avoir accès à des prix raisonnables à une desserte de base de qualité, que ce soit en matière de télécommunication, de poste, d’énergie, de

transports publics, d’écoles, d’hôpitaux, etc. Mais il n’y pas que le fond, il y a aussi la forme. Les gens n’aiment pas avoir l’impression d’être pris pour des imbéciles. Un Conseil fédéral qui s’assied un 23 novembre sur les règles qu’il a lui-même fixées, qui viole la loi, qui déstabilise une entreprise publique, pour affirmer six mois plus tard la bouche en cœur que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, un tel Conseil fédéral a perdu ce qu’il lui restait de crédibilité. La chronologie des faits dressée par la Commission de gestion est consternante pour le gouvernement. Mais cela importe peu aux yeux des missionnaires néo-libéraux qui le dominent: ils savent ce qui est bon pour le peuple, même et surtout si le peuple est d’un tout autre avis. C’est typique du discours néo-libéral. On veut nous faire croire que la libéralisation et la privatisation obéissent à des lois naturelles et sont une fatalité. Les bénéfices aux privés, les charges à l’Etat. On nous sert les exemples des pays qui ont privatisé leurs opérateurs de télécommunications. Comment la Suisse échapperait-elle à ce mouvement ? Eh bien, elle y échappera justement parce que c’est le peuple qui a le dernier mot ! Dans aucun des pays en question, la décision n’a été prise par les citoyennes et les citoyens. Qu’auraient-ils dit à ce sujet ? Auraient-ils accepté sans broncher d’abandonner le contrôle de tout le champ du service public

pour faire entrer quelques milliards dans les caisses de l’Etat ? On peut légitimement en douter. On nous cite souvent l’exemple du Danemark, qui a privatisé son opérateur historique TDC. Or que voit-on aujourd’hui ? TDC vient d’être reprise pour dix milliards de francs par un groupe international de spéculateurs basé aux Etats-Unis. Première décision des nouveaux propriétaires : mettre à la charge de TDC six milliards du prix d’acquisition. Une société pillée pour payer son rachat, voilà qui est peu courant et augure mal de la suite. Les politiciens danois – de gauche comme de droite – se mordent les doigts aujourd’hui. On commence de les entendre s’excuser d’avoir privatisé à la légère l’opérateur national. Est-ce cela que nous voulons pour Swisscom ? On déplore souvent qu’en Suisse, les chosent avancent trop lentement. Il faut des années pour faire passer un projet à travers les moulins de la démocratie directe. Au pire, il faut des décennies et plusieurs tentatives pour faire accepter une idée. C’est vrai, c’est lourd et lent, mais c’est inhérent au système et présente l’avantage que les décisions seront finalement portées par toutes les composantes du pays. Accessoirement, cela permet aussi de décider en considérant avec un certain recul ce qui se passe ailleurs et d’éviter les erreurs commises dans d’autres pays. Claudine Godat, porte-parole du PS Suisse


caisse unique Une AVS pour la santé 5

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Au Parlement

L’échéance de la votation populaire sur une caisse maladie unique place la Suisse devant un choix décisif qui n’influencera pas seulement l’organisation de l’assurance maladie obligatoire mais aussi, au-delà, le fonctionnement de tout le système de santé. Après dix ans, le bilan de la LAMal révèle des faiblesses évidentes. Les deux principales sont la structure des caisses maladie et le financement via des primes d’assurances par tête. Il est plus que temps d’éliminer ces deux faiblesses comme l’a démontré le PS à l’occasion d’une conférence de presse au début du mois. (red.) Le modèle de la concurrence entre les caisses maladie ne peut pas fonctionner pour une raison fondamentale : il est impossible qu’une caisse maladie puisse assumer une quelconque responsabilité de résultat pour l’état de santé de ses assuré-e-s. Cela fait que les caisses n’ont aucun intérêt à optimiser l’état de santé de leurs assuré-e-s sur le long terme. La sélection des risques, comme d’ailleurs la réduction des prestations sont pour elles plus intéressantes financièrement. En outre, cette concurrence est une des causes principales de la spirale des augmentations de primes. Sur le marché, chaque caisse maladie individuelle n’a aucun intérêt à pratiquer des primes basses, cela lui amènerait un flot de nouveaux assuré-e-s, qui adhéreraient sans réserve et qui coûteraient plus cher que la moyenne.

La concurrence est inefficace Les coûts administratifs des caisses maladie suisses varient entre 6 % et 7 % des primes brutes, ce qui les place dans la partie coûteuse des systèmes comparables utilisant le principe de la liste unique de prestations remboursables. Par rapport à la situation que nous connaissons aujourd’hui, une caisse maladie unique ferait dès lors économiser au bas mot 3 % de frais administratifs, soit plus d’un demi milliard de francs par année. De plus en plus d’assuré-e-s s’indignent d’ailleurs de l’utilisation de leurs primes pour des campagnes publicitaires coûteuses et autres activités de lobbying. Enfin, les quelque 90 caisses maladie qui existent font aujourd’hui l’objet d’une surveillance insuffisante de la part de l’Office fédéral compétent, qui n’affecte que trois fonctionnaires à cette tâche. Aujourd’hui, les caisses maladie font ce qu’elles veulent. Nous avons besoin d’une caisse maladie unique qui fait ce que le législateur a décidé. En finir avec les primes par tête La charge que représentent les primes d’assurance fait mal ! Le paiement des primes par tête et la participation élevée des assuré-e-s aux frais (franchises et quote-part) font que le financement du système suisse de santé est très antisocial. Les personnes assurées se sentent abandonnées à elles-mêmes du fait de devoir payer toujours plus pour leur assurance maladie, même si elles ont un comportement responsable tant pour

protéger leur santé que quant aux coûts des soins. Depuis des années, le baromètre de la santé montre un nombre croissant de personnes ayant toujours plus de mal à s’acquitter de leurs primes. Pour tempérer les effets du système des primes par tête on a introduit un système de subventionnement des primes maladie pour certaines catégories d’assuré-e-s. Ce sont les cantons qui règlent le système et l’appliquent de 26 manières différentes, injustices à la clé. Ce système est tout aussi absurde que la pseudo concurrence entre les caisses maladie. Les dépenses administratives sont énormes, les conditions financières ne sont jamais stables pour les assuré-e-s. Bref, le dispositif n’est plus gouvernable sans compter qu’il est menacé en permanence par des mesures d’économies. Il est grand temps de passer à un régime qui tienne beaucoup plus compte de l’économicité de l’ensemble des processus. Le système de santé fonctionne déjà tout seul comme un marché de l’offre. Donc, si l’on entend introduire un système social d’assurance maladie, on ne doit pas en plus mettre en place une pseudo concurrence dans la structure même de cette assurance. C’est ce que démontre toute comparaison avec les expériences faites sur le terrain des autres assurances sociales (l’AVS, par exemple). Une caisse sociale unique d’assurance maladie serait un nouvel acteur dans le système de santé, qui s’occuperait enfin des intérêts des assuré-e-s et uniquement de ces intérêts-là.

La concurrence entre les caisses est une des causes principales de la spirale des hausses de primes

PHOTO : EX-PR ESS

Réuni le 8 mai en session spéciale, le Conseil national a -sans surprise – rejeté cette initiative, par 109 voix contre 61, sans proposer de contre-projet. A l´occasion d´un débat de plus de quatre heures et demie, une quarantaine d’orateurs, dont plusieurs parlementaires bourgeois lié-e-s aux caisses maladie, sont montés à la tribune. Le conseiller fédéral Pascal Couchepin s’est, pour sa part, lancé dans un vibrant plaidoyer contre une prétendue « privatisation de l’impôt », référence à la gestion tripartite (Etatfournisseurs-de soins-assuré-e-s) du projet de caisse unique qui a pour seul but d’introduire un peu de démocratie et de transparence dans un domaine aujourd’hui opaque. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer, mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’il prenne une décision différente. Tout se jouera donc l’année prochaine en votation. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Programme de législature Outre Swisscom et la caisse unique, le Conseil national a également revu la procédure de soumission du programme de législature du Conseil fédéral au Parlement. Essentiellement afin d’éviter le fiasco de 2004 qui avait vu les socialistes, notamment, refuser leur soutien au gouvernement. Principale innovation, il n’y aura plus de vote sur l’ensemble à l’issue des débats. Les Chambres fédérales ne se prononceront plus sur le paquet, mais objectif par objectif. Elles pourront aussi décider de mesures concrètes à prendre pour réaliser les buts adoptés. L’arrêté soumis aux conseils portera ainsi sur une liste de thèmes que le Parlement pourra revoir à sa guise en définissant les projets et messages qu’il attend du Conseil fédéral. Le Conseil des Etats devra encore se prononcer.


formation

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L’essentiel ■ Les nouveaux articles constitutionnels sur la formation permettent d’éliminer des différences cantonales qui sont autant de sources d’inégalités et constituent une étape décisive vers un espace éducatif unique, perméable et d’une qualité supérieure. ■ L’âge du début de la scolarité et la scolarité obligatoire, la durée et les objectifs des niveaux d’enseignement et le passage de l’un à l’autre, ainsi que la reconnaissance des diplômes sont harmonisés sur le plan national. ■ la Confédération et les cantons sont conjointement chargés de coordonner l’enseignement supérieur et d’en garantir la qualité. Les règles sont uniformisées en ce qui concerne les niveaux d’enseignement et le passage de l’un à l’autre, la formation continue universitaire, la reconnaissance des institutions et les principes de financement ■ Pour la première fois, l’importance de la formation continue est reconnue et enfin ancrée dans la Constitution. Cela permet d’en fixer les principes de base et ouvre la porte à un soutien financer de la Confédération comme à une meilleure reconnaissance sociale de la formation continue. ■ La Confédération et les cantons sont appelés à s’engager pour que les filières de formation continue en général et de formation professionnelle en particulier bénéficient d’une reconnaissance sociale identique. ■ La Constitution obligera la Confédération et les cantons à coopérer en la matière. Si ces derniers ne parviennent pas à trouver une solution commune, il reviendra à la Confédération de l’imposer. Les cantons conservent cependant toutes leurs prérogatives en matière de formation.

Sur Internet : www.pssuisse.ch/ abstimmungsspecial/ www.formation-oui.ch

L’égalité des chances exige un système de formation cohérent

PHOTO : EX-PR ESS

OUI aux nouveaux articles constitutionnels sur la formation Le 21 mai prochain, le peuple suisse sera amené à se prononcer sur les nouveaux articles constitutionnels sur la formation. Il s’agit principalement d’assurer l’avenir d’une École publique forte et d’un réseau de hautes écoles ouvert et cohérent, avec un enseignement de qualité, par une meilleure coordination entre cantons. A n n e - Cath e ri n e Lyon et G é ral d i n e Savary

Le Parti socialiste demande depuis plus de cent ans un système de formation plus respectueux du postulat de l’égalité des chances et par conséquent des règles établies au niveau national pour mettre fin aux particularismes qui marquent des pans entiers de notre système de formation. C’est d’ailleurs sur la base d’initiatives parlementaires socialistes en faveur de l’harmonisation de l’École obligatoire (initiative Hans Zbinden) et en faveur d’une réforme de la politique des hautes écoles (initiative Gian-Reto Plattner), le Parlement fédéral a élaboré, en collaboration avec les cantons, un projet qui tient compte à la fois de la nécessité d’une vision cohérente au niveau national de notre système de formation et, notamment en ce qui concerne l’Ecole obligatoire, à la fois de l’ancrage traditionnel de l’École publique dans des cultures cantonales. L’égalité des chances exige un système de formation cohérent Les dix articles constitutionnels sou-

mis au peuple visent la qualité et la cohérence du système de formation dans le but de renforcer l’École publique. Il en va aussi de l’égalité des chances, dans un pays où, du moins à l’intérieur de chaque région linguistique, la corrélation est plus forte entre le lieu du domicile et le taux de maturité qu’entre ce dernier et les compétences réelles des élèves – même si le Tribunal fédéral vient de déclarer illégal, pour des raisons formelles uniquement, le numerus clausus introduit par le parlement glaronnais pour l’entrée au gymnase cantonal. Parallèlement aux travaux de l’Assemblée fédérale relatifs aux nouveaux articles constitutionnels sur la formation, les cantons sont allés de l’avant dans leurs travaux d’harmonisation : ainsi, la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) a-t-elle mis en consultation à la mi-février un avant-projet d’Accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité obligatoire, qui donne une dimension concrète à l’harmonisation de l’Ecole obligatoire prévue dans les nouveaux articles constitutionnels. Cet avant-projet définit les principales caractéristiques structurelles de la scolarité obligatoire (début de la scolarité à l’âge de quatre ans révolus, degré primaire jusqu’en fin de 6e année actuelle), introduit des standards nationaux de formation (compétences à atteindre, en principe à la fin de la 2e, de la 6e et de la 9e années actuelles, dans les principaux domaines disciplinaires), demande aux régions linguistiques qu’elles élaborent des plans d’études communs ainsi qu’une coordination des moyens d’enseignement, prévoit l’enseignement en périodes blocs de même qu’une offre suffisante des cantons en structures de jour et ancre

enfin dans le droit intercantonal un système de contrôle de qualité. La conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) a complété ce projet par son propre avant-projet de Convention scolaire romande, qui donne une base légale au plan d’étude cadre et met en œuvre des tests de référence communs ainsi que la coordination des moyens d’enseignement, tout en prévoyant des domaines supplémentaires d’une politique scolaire commune (contenus de formation et formation continue des enseignantes et des enseignants, formation des cadres scolaires, profils de compétence pour le passage vers la scolarité post-obligatoire). Consciente du risque de diminution des compétences des législatifs cantonaux dû à la création de nouvelles règles de droit intercantonales et de transfert de compétences à des instances intercantonales constituées de représentant-e-s des gouvernements, la CIIP a prévu d’impliquer les parlements cantonaux romands dans l’ensemble de la démarche, par la constitution d’une commission interparlementaire romande qui préavisera les deux avant-projets, puis assurera le suivi de la Convention scolaire romande. A la lumière de ces éléments, qui illustrent la volonté de donner à l’Ecole publique et à l’ensemble du système de formation les outils pour assurer sa qualité au niveau national et pour donner plus de poids au postulat de l’égalité des chances, nous vous recommandons par conséquent de voter oui, le 21 mai 2006, au nouveaux articles constitutionnels sur la formation. Anne-Catherine Lyon, conseillère d’Etat VD, et Géraldine Savary, conseillère nationale VD


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L’initiative COSA est aussi bénéfique pour les femmes. L’AVS est le pilier du système social suisse. C’est l’assurance la plus solidaire car les cotisations sont perçues sur la totalité du salaire mais les rentes, elles, sont plafonnées. En conséquence, les plus riches participent au financement des rentes pour les petits salaires. M a rly se Do r mond B ég uel i n

Or, depuis plusieurs années, les attaques de la droite contre les prestations de l’AVS ont pris de l’ampleur et sont expliquées, exclusivement, par l’argument selon lequel son financement serait en danger en raison de la courbe démographique. Au début des années 2000, un certain Ch. Blocher avait même proposé la privatisation de l’AVS, mais devant le tollé que sa proposition a soulevé, il n’en a plus été question. Toutes ces attaques ont créé un sentiment d’insécurité dans la population. C’est alors qu’un comité dont notre ancien Conseiller fédéral Hans-Peter Tschudi, l’un des pères de l’AVS, était président d’honneur, a lancé en avril 2001 l’initiative COSA. Cette initiative, déposée en 2002 avec 116 023 signatures demande que les bénéfices annuels de la banque nationale suisse (BNS) soient attribués au financement de l’AVS, sauf une part de 1 milliard réservée aux cantons. Cette part des cantons, qui pourra être adaptée au coût de la vie, correspond à la somme qui leur était versée au moment du dépôt de l’initiative. Précision importante, il faut distinguer les bénéfices annuels, des avoirs d’or qui représentent eux, la fortune de la BNS. La BNS dispose d’une fortune qui dépasse 109 milliards de francs, placée principalement en papiers valeurs étrangers. Les intérêts se situaient a environ 3 milliards de francs en 2002. A l’époque du lancement de l’initiative, M. Hans Meyer,

ancien directeur de la BNS, estimait que celle-ci devait pouvoir distribuer des excédents significativement plus élevés dès 2003. La projection était alors d’un doublement des bénéfices de la BNS depuis 2004. Or, ces estimations ont été largement dépassées puisque pour l’année 2005 les bénéfices se sont élevés à 12,8 milliard de francs. L’initiative COSA propose donc d’instituer un financement complémentaire durable qui profiterait à toutes les générations. Aux rentiers qui verraient le financement des rentes garanti, aux actifs qui ne subiraient pas d’augmentation des cotisations, aux jeunes pour lesquels l’avenir serait plus réjouissant et aux femmes à qui on a déjà fait payer la dixième révision. Ce financement sur le long terme permet de renoncer aux mesures de baisse des prestations. En consolidant le financement de l’AVS,

elle permettrait également de mettre enfin en place la flexibilisation de l’âge AVS, mesure demandée depuis longtemps par les partenaires sociaux. De plus, il s’agit là d’un financement qui ne coûtera rien à l’économie ni aux entreprises.

L’histoire de l’AVS nous montre que les 9 premières révisions ont toujours apporté des progrès. Mais, dès la dixième révision, la droite a fait payer aux femmes les améliorations en relevant l’âge AVS de 62 à 64 ans. Cette mesure, introduite en fin de travail de la commission du Conseil national, a soulevé une tempête de protestations. Elle a aussi créé un dilemme difficile pour la gauche et les syndicats : fallait-il soutenir cette révision avec cette mesure antisociale ou la combattre avec le risque réel de ne plus obtenir le splitting et le bonus éducatif, éléments conquis de haute lutte par la gauche parlementaire. Finalement le peuple a accepté la dixième révision. Et cette droite arrogante voulait aussi faire supporter aux femmes le financement de la 11e révision, heureusement refusée par le peuple. L’argument du relèvement de l’âge AVS des femmes pour réaliser l’égalité est particulièrement hypocrite. Ceux qui défendent cette position ne font rien pour réaliser l’obligation constitutionnelle du salaire égal pour un travail égal. La situation qu’ils réservent aux femmes dans ce pays reste de travailler pour un salaire inférieur de 20 % en moyenne à celui des hommes, continuer d’effectuer la double journée et cerise sur le gâteau, travailler quelques années de plus avant de toucher l’AVS. Pour beaucoup, l’AVS reste une source essentielle de revenu, 50 % des rentiers n’ont que l’AVS pour vivre et plus de 10 % des bénéficiaires sont tributaires des prestations complémentaires. Les comptes 2005 de la Confédération démontrent que leur nombre est en augmentation. Pour améliorer aussi la situation des femmes, il est impératif de voter OUI à l’initiative COSA en septembre prochain. Marlyse Dormond Béguelin, conseillère nationale, Lausanne

Référendums Le 6 avril, la chancellerie fédérale a reçu d’un coup plus de 170 000 signatures contre le durcissement inacceptable des lois sur l’asile et les étrangers. C’est un incontestable succès pour le PS et ses partenaires. La population pourra donc se prononcer le 24 septembre sur cette politique migratoire inhumaine dont les mesures répressives

sont incompatibles avec les droits fondamentaux inscrits dans la Constitution fédérale comme avec des règles de droit international public. Lors de sa dernière séance, le Comité directeur du PS a traité des grandes lignes de la campagne socialiste contre les lois sur l’asile et les étrangers. Pour des raisons de temps à disposition, il ne s’est pas encore prononcé sur le détail de la campagne, mais le principe d’un soutien au deux référendums est acquis, même si le NON à la loi sur l’asile figurera au premier plan.

Journée des réfugié-e-s Le 16 juin prochain, l’Organisation suisse d’aide aux réfugié-e-s (OSAR) – une de nos partenaires dans le lancement du référendum contre l’asile – a décidé de mettre sur pied une grande fête afin de célébrer non seulement son 70ème anniversaire mais aussi – et surtout – la journée des réfugiés qui aura lieu le lendemain. Le 17 juin donc, plusieurs actions seront, comme d’habitude, organisées dans toute la Suisse. Vous trouverez plus d’informations à leur propos sur le site de l’OSAR, à l’adresse www.osar. ch. A retenir notamment, une grande manifestation nationale à Berne contre la discrimination et la xénophobie et dont le PS fait partie des organisateurs. Ce sera notamment l’occasion de lancer la campagne sur les deux référendums contre les lois sur l’asile et les étrangers.


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Cantonales jurassiennes Grand brassage en perspective au gouvernement jurassien. Notre camarade Claude Hêche a annoncé le 26 avril qu’il ne briguerait pas un 4e mandat lors du congrès du Parti socialiste jurassien (PSJ) à Muriaux. Il est ainsi le 3e ministre après les PDC Jean-François Roth et Gérald Schaller à ne pas se représenter aux élections. Pour le faire, il aurait dû demander une dérogation, les statuts du PSJ ne permettant pas aux membres du gouvernement de rester en fonction plus de trois mandats. Dans son adresse au Congrès, Claude Hêche a souligné qu’il existe des candidatures potentielles de qualité et que le départ de ses deux autres collègues était l’occasion d’un vrai renouvellement du gouvernement. A ses yeux, ses principaux dossiers ont été menés à bien. Il a par ailleurs annoncé qu’il était intéressé par la succession du conseiller aux Etats Pierre-Alain Gentil en 2007. Force est de constater que cette décision ouvre le champ des possibles, au niveau du gouvernement comme au sein du Parti socialiste jurassien. Alors que l’autre ministre socialiste, Elisabeth Baume-Schneider, a déjà manifesté son intérêt pour un second mandat, le PSJ désignera officiellement lors d’un congrès en juin ses candidat-e-s aux élections cantonales du mois d’octobre.

Demandez le programme ! Véritable livre de recettes, le nouveau programme économique est particulièrement dense puisqu’il compte quelque 200 pages et 27 chapitres qui balayent l’ensemble du paysage économique de notre pays. En consultation depuis le début du mois d’avril auprès des délégué-e-s du PS, des partis cantonaux et des sections, il fera encore sans doute l’objet de propositions d’amendements d’ici la date limite du 21 mai. La coordination romande des Partis socialistes lui a, par exemple consacré ses deux dernières séances. Si vous voulez vous y plonger ou jeter un coup d’œil à sa version abrégée destinée aux médias, vous trouverez ces documents à l’adresse : www.pssuisse.ch/partei/ Wirtschaftskonzept/index.htm

Susanne Leutenegger Oberholzer, Hans-Jürg Fehr et Jean-Noël Rey presentent le nouveau programme économique à la presse. PHOTO : DAN I E L R I E B E N

Pour un développement économique durable Le capitalisme oppose le capital au travail, le capital à l’écologie et le travail à l’écologie. Le capitalisme dresse la société d’en bas contre la société d’en haut ! L’économie de marché divise l’économique et le social, l’individu et la collectivité ; les riches et les pauvres, les centres et les périphéries, le marché et l’Etat. Je an -N o ë l R e y

Par son nouveau programme économique, le PSS au contraire, vise à rassembler les acteurs autour d’un projet porteur, réconciliant l’économie, le social et la protection de l’environnement. Le PS a toujours défendu les intérêts des travailleuses et travailleurs de notre pays. Aujourd’hui, le PS revendique le leadership en matière économique dans l’intérêt de l’ensemble des salariés. Depuis une décennie la Suisse économique souffre d’un manque de dynamisme qui débouche sur un déficit de croissance, un chômage constant, un pouvoir d’achat qui stagne et une crispation sur l’Etat social. Par son objectif prioritaire du plein emploi, le PS vise la croissance économique pour créer suffisamment d’emplois et de places d’apprentissage mais aussi pour assurer le financement des assurances sociales. Cette croissance évidemment s’inscrit dans une perspective de développement durable c’est-à-dire en intégrant les retombées écologiques dans le processus économique. L’alliance entre l’économie et l’écologie recèle un potentiel de croissance dont on n’a pas encore mesuré toute l’ampleur.

De même, le nouveau programme économique du PS s’appuie sur le principe de l’égalité entre femmes et hommes pour démontrer les gisements de croissance d’une meilleure intégration économique des femmes grâce à une politique familiale moderne et des conditions de travail non discriminatoires. Le nouveau dynamisme économique de la Suisse passe par l’aiguillon d’une adhésion à l’Union Européenne et une participation internationale active à la régulation du grand marché mondial. Les recettes néo-libérales ont atteint leur limite. Il s’agit maintenant de proposer au niveau global, les nor-

mes sociales et environnementales pour maîtriser la mondialisation et rendre les échanges commerciaux entre nations, plus équitables. L’économie de marché créé des richesses mais aussi des inégalités. Notre ambition est de le réguler de telle façon que nos objectifs de justice sociale, de protection de l’environnement et d’égalité des sexes soient également atteints. Le PS propose au pays un développement économique durable au service des citoyennes et citoyens du pays. Jean-Noël Rey, conseiller national, St-Léonard

ORDRE DU JOUR PROVISOIRE 10h30 11h00 11h15

15h15 15h30

16h00 16h15 16h30

Salutations et ouverture de l’Assemblée Discours du conseiller fédéral Moritz Leuenberger Nouveau programme économique du PS Exposé introductif en allemand : Susanne Leutenegger Oberholzer, conseillère nationale (BL). Exposé introductif en français : Jean-Noël Rey, conseiller national (VS). Discussion et décision Discours du président du PS Suisse Hans-Jürg Fehr « Situation politique du moment » Initiative populaire « Bénéfices de la BNS pour l’AVS » (Cosa) Recommandation de vote en vue du 24 septembre 2006. Présentation : Rudolf Rechsteiner, conseiller national (BS), Marlyse Dormond, conseillère nationale (VD) Politique migratoire Recommandation de vote pour le référendum contre la révision de la loi sur l’asile. Présentation : Ursula Wyss, conseillère nationale (BE) et vice-présidente du PS Recommandation de vote pour le référendum contre la loi sur les étrangers. Présentation : Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale (GE) Finances : comptes, bilan, rapport de révision. Présentation: Hans-Jürg Fehr, président du parti Résolutions Fin de l’Assemblée


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nucléaire

05.06

En finir avec le nucléaire Augmentation des prix de l’énergie, pic pétrolier et réchauffement du climat: autant d’éléments qui favorisent le développement des énergies renouvelables. Pour le PS, la Suisse peut et doit abandonner l’énergie nucléaire à leur profit. C’est ce que démontre une étude prospective réalisée pour le PS par le conseiller national socialiste Rudolf Rechsteiner et publiée en avril. (red.) 20 ans après Tchernobyl, sortir du nucléaire est non seulement possible, mais aussi économiquement rationnel, car les énergies renouvelables connaissent aujourd’hui un véritable boom dans le monde entier. Le déficit énergétique pronostiqué pour la Suisse à partir de 2020 pourra ainsi être comblé sans avoir recours à l’énergie atomique, grâce aux énergies renouvelables et à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Le passage aux énergies renouvelables permettra en outre de réduire fortement les émissions de CO2 tout en améliorant de manière notable la sécurité de l’approvisionnement électrique. Suite aux records atteints par les prix de l’énergie, à l’épuisement prévisible des réserves pétrolières et au réchauffement global du climat, on assiste actuellement à un nouveau cycle d’investissements dans les énergies alternatives en Europe, en Asie et aux Etats-Unis ; la Suisse ne restera pas à l’écart. Les potentiels

sont énormes dans ce domaine. Ainsi, la dynamique en cours permettra de réduire les coûts des énergies renouvelables, ce qui améliorera la rentabilité des investissements. Dans notre pays, si la rétribution d’injection couvrant les coûts prévus dans la loi sur l’énergie joue un rôle central pour le passage aux énergies renouvelables, la hausse des prix du pétrole et la loi sur le CO2 produisent des effets toujours plus sensibles. Avec de bonnes conditions cadre, il est tout à fait possible de fermer la dernière centrale nucléaire suisse en 2024. L’électricité d’origine nucléaire – qu’elle soit produite en Suisse ou importée de France – peut être remplacée par du courant produit à partir de déchets, de la biomasse, de la géothermie, de l’énergie éolienne et du solaire ainsi que par l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement du couplage chaleur-force. On peut également envisager d’importer de l’électricité écologiquement produite. Le potentiel de l’énergie éolienne est énorme : chaque mois, plus de 1000 MW supplémentaires d’origine éolienne sont injectés dans les réseaux dans le monde. Le PS ne mise pas seulement sur le développement des énergies renouvelables, mais il s’engage également en faveur d’une réduction massive de la consommation d’énergie. L’étude intitulée « Sortir du nucléaire, c’est faisable et c’est l’avenir – vers un approvisionnement basé

sur les énergies renouvelables » a été approuvée à la fin du mois de mars par le Comité directeur du PS. Elle concrétise un document de position adopté lors de l’Assemblée des délégué-e-s du PS en juin 2004, document qui stipule essentiellement le passage intégral aux énergies renouvelables et l’abandon total de l’expérience nucléaire. 20 ans après la catastrophe de Tchernobyl, les risques de l’atome demeurent entiers. Le problème du stockage des déchets n’est pas résolu, la probabilité d’attentats terroristes est sous-estimée et la pollution issue du fonctionnement normal des centrales, de l’enrichissement d’uranium ou de son retraitement n’est quasiment jamais évoquée. Il est ainsi particulièrement préoccupant de constater que des centrales identiques à celle de Tchernobyl fonctionnent encore aujourd’hui. Quant au projet de réacteur européen tant prisé par les milieux pronucléaires, il n’apporte aucun progrès en matière de sécurité. Enfin, le développement des énergies renouvelables profite à la place économique suisse en termes de créations d’emplois et permet de réduire notre dépendance aux importations de combustibles fossiles et nucléaires. La documentation de presse et l’étude prospective sur le site Internet du PS: http://www.sp-ps.ch/medien/ medienkonferenzen/mk_detail.htm? view_Medienkonferenzen_OID=43

Chaque mois, plus de 1000 MW supplémentaires d’origine éolienne sont injectés dans les réseaux du monde entier PHOTO : EX-PR ESS

Cantonales bernoises Trois socialistes, un Vert, deux UDC et un radical. Tel sera le visage du Conseil exécutif bernois pour la législature 2006–2010. Les citoyens bernois ont déjoué tous les pronostics et fait voler en éclats la formule magique en vigueur depuis 1990. La victoire de la gauche est éclatante. Un succès couronné par le très bon résultat de la sortante Barbara Egger-Jenzer qui arrive en tête. 4ème et premier des nouveaux élus : le Vert Bernhard Pulver qui devance nos camarades Andreas Rickenbacher et Philippe Perrenoud qui sera le représentant du Jura bernois au gouvernement. A noter également le score du candidat du PSA, Maxime Zuber. 16ème sur 19 dans la course au Conseil d’Etat, le maire de Moutier n’en a pas moins obtenu plus de 1000 voix d’avance dans le Jura bernois. Au grand Conseil, la droite reste majoritaire mais de justesse. La gauche compte 64 sièges dont 42 pour le PS (–16), 3 (+1) pour le PSA. Rappelons que la nouvelle composition du Grand Conseil n’est pas directement comparable à celle de 2002, le Grand Conseil ayant été réduit de 200 à 160 représentants. Une nouvelle constellation qui affaiblit les grands partis.

Votations cantonales Deux cantons romands profitent du scrutin fédéral du 21 mai pour soumettre des objets cantonaux à leur population. Dans le Jura, le PS soutient le versement aux communes de 40 millions issus des 260 millions que la BNS a versé au canton l’année dernière. Il s’engagera au Parlement pour que la nouvelle marge de manœuvre financière du canton puisse permettre de concrétiser de nouveaux défis. Par exemple, un centre cantonal de création artistique qu’il appelle de ses vœux depuis longtemps. A Genève, le PS s’oppose au frein à l’endettement. Si ce dispositif a été initié par les socialistes, le PSG juge qu’il a été totalement dénaturé par la droite. Désormais, sa rigidité risque de se substituer à la réflexion politique, voire de bloquer cette dernière. Par ailleurs, le PSG a décidé de soutenir la modification de la loi sur le tourisme et l’initiative pour sauver le vivarium de Genève, qui a une utilité pédagogique et scientifique importante.


international

05.06 10

Droits de l’homme Micheline Calmy-Rey a qualifié d’« immense motif de satisfaction » l´élection, le 9 mai, de la Suisse au nouveau Conseil des droits de l´homme. Pour elle, c’est la confirmation de la crédibilité de la Suisse sur le plan international, mais aussi une satisfaction par rapport au fonctionnement du DFAE. Un séminaire réunissant des experts en droits de l´homme doit plancher sur son fonctionnement lundi prochain à Lausanne. Au cas où – à l’image de l’ancienne institution – une sous-commission devrait être crée, Michelin Calmy-Rey a d’ores et déjà choisi son candidat. Il s’agit de notre camarade Jean Ziegler, ce qui ne va sûrement pas manquer de susciter quelque émoi – et c’est tant mieux – au sein de la classe diplomatique internationale.

Pétition La pétition des Femmes du Parti socialiste européen (PSE Femmes) contre la traite des femmes à des fins de prostitution durant le Mondial cet été a déjà été signée par plus de 20 000 personnes du monde entier, parmi lesquels des premiers ministres, des leaders de partis, des ministres et des eurodéputés. Elle a été remise le 14 mars à José Manuel Barroso, président de la commission européenne, le pressant d’agir contre la traite des femmes. Comme elle rencontre un grand succès à l’approche d’un des plus grands rendez-vous sportifs mondiaux, il a été décidé de la laisser en ligne plus longtemps pour permettre au plus grand nombre d’y apposer son paraphe. Pour ceux qui ne l’ont pas encore signée, la pétition est toujours en ligne à l’adresse : http://www.pes.org/ content/view/346?lang=fr

PES

Pour les Italiennes et Italiens de l’étranger qui ont voté à gauche, le 1er mai avait cette année une saveur particulière (ici à Olten). PHOTO: E DOUAR D R I E B E N

Ciao Berlusconi Un des principales vertus de la démocratie, c’est que les règles du jeu sont les mêmes pour toutes et tous. Le vainqueur d’un jour sait qu’il peut tout perdre le lendemain – et vice-versa. Même en Italie. N e n ad Sto j an o vi c

En Suisse, le jeu de cartes politiques n’est pas seulement brassé tous les quatre ans (en fonction des élections fédérales), mais bien jusqu’à quatre fois par année (à l’occasion des votations fédérales). La démocratie directe permet de s’assurer que les politiciennes et les politiciens ne se laissent aller à l’arrogance, même si des exceptions confirment la règle, n’est-ce pas, Mme Masoni… Dans le cadre d’une démocratie parlementaire classique à l’image de celle de l’Italie, le camp qui l’emporte peut quasiment faire ce qu’il veut dans la période qui sépare une élection de l’autre, pour autant qu’il puisse compter sur une majorité compacte et disciplinée au Parlement. Les seuls facteurs « parasites » peuvent provenir du troisième pouvoir (la justice), du chef de l’état, de questions relatives à l’autonomie territoriale, de manifestations populaires ou d’éventuelles règles non écrites. Evidemment, il y a aussi des règles écrites, mais elles peuvent être modifiées. C’est d’ailleurs pourquoi

la tentation de les réécrire à son profit est aussi grande. Pendant cinq ans, Silvio Berlusconi (de mai 2001 à avril 2006) a détenu les clés d’un pouvoir quasi absolu dans son pays : chef du gouvernement, ministre des affaires étrangères, président de la première formation politique (« Forza Italia »), plus riche des italiens, propriétaire de trois chaînes de télévision privées et détenteur du contrôle des chaînes publiques. En tant que leader de la coalition de droite de la « Maison des libertés », il a tout mis en oeuvre pour profiter de cette position. Avant tout à son propre profit et à celui de ses plus proches amis inculpés à divers titres (corruption, falsification de bilan, fraude fiscale, proximité avec la mafia, etc…). Parce que le contrôle total de la justice lui a quand-même posé quelques problèmes, il a trouvé plus pratique de changer les lois afin qu’elles le protègent, lui et ses amis. Lorsqu’une année avant les élections, les sondages ont indiqué que sa coalition était en sérieuse perte de vitesse, il a modifié les règles du jeu à la vitesse de l’éclair. La nouvelle loi électorale a ainsi vu le scrutin proportionnel remplacer le vote majoritaire, dans l’espoir de faire éclater « l’Unione » des partis de gauche. Une « prime à la majorité » a été introduite afin qu’une coalition, même élue par une faible majorité de la population puisse disposer d’une confortable marge de manœuvre au Parlement. Principe semblable pour

la définition des cercles électoraux et la réservation des sièges des Italiens de l’étranger : tout mettre en oeuvre pour que Silvio Berlusconi et ses alliés passent la rampe. Cette stratégie électorale a cependant spectaculairement échoué. Avec 24 000 petites voix d’écart, la « prime à la majorité » est revenue à la gauche. La coalition de Prodi a également conquis la majorité des sièges dévolus aux Italiens de l’étranger (dont 4 en Suisse, grâce notamment à l’engagement exemplaire des « Democratici di Sinistra in Svizzera »). Comment a réagi Berlusconi, lui qui récemment encore se comparaissait à Napoléon ? En refusant d’admettre sa défaite, en déposant des plaintes contre de prétendues malversations, en proposant un gouvernement d’union nationale… Bref, en entravant, par tous les moyens, le processus de désignation des nouvelles autorités italiennes. Il est même allé jusqu’à se proclamer le vainqueur « moral » de ces élections. C’est l’histoire d’une homme qui, dans d’autres circonstances (une justice plus faible, une Constitution plus facilement modifiable, un état d’urgence) aurait volontiers transformé son pays en une autocratie. C’est à cette aune qu’il faut juger le résultat des élections transalpines : une véritable consécration de la démocratie. Nenad Stojanovic, PS Ticino et membre du Comité directeur du PS Suisse


agenda

11 05.06

Rose, elle vit ce que vivent les roses…

AGENDA PS SUISSE www.pssuisse.ch

Lundi 8 au mercredi 11 mai : session spéciale du Conseil national (caisse unique et Swisscom). ■ Mercredi 17 mai : coordination des partis socialistes romands, 19h30, restaurant du Milan, Lausanne. ■ Dimanche 21 mai : votation fédérale consacrée aux articles constitutionnels sur la formation. ■ Lundi 6 au vendredi 26 juin : session d’été des Chambres fédérales ■ Vendredi 23 juin : Conférence de coordination, Hôtel de ville, Delémont. ■ Samedi 24 juin : Assemblée des délégué-e-s, Halle des expositions, Delémont. ■ Samedi 16 et dimanche 17 septembre : Congrès à Sursee (LU). ■ Dimanche 24 septembre : votations fédérales (Initiative COSA et les référendums contre les lois sur l’asile et les étrangers). ■

PS FEMMES www.ps-femmes.ch

Samedi 10 juin : Comité des Femmes socialistes suisses, de 10h30 à 16h00, Palais fédéral à Berne ■ Mercredi 7 juin : Rencontre des femmes du Groupe socialiste des Chambres fédérales, dès 19h00, Hôtel Bern à Berne ■ Samedi 26 août : Comité des Femmes socialistes suisses, de 10h30 à 16h00, Palais fédéral à Berne ■ Samedi 2 septembre : journée de formation « Formuler des exposés concis et croquants », de 10h30 à 16h00, Hôtel Bern à Berne ■

Jeudi 8 juin : Bureau à 18h30 Jeudi 29 juin : Bureau à 18h30 et Comité directeur à 20h00 ■ Jeudi 27 juillet : Bureau à 18h30 et Comité directeur à 20h00 ■ Jeudi 24 août : Bureau à 18h30 et Comité directeur à 20h00 ■ Jeudi 7 septembre : Comité directeur à 18h30 et assemblée des membres à 20h00 ■ ■

VAUD www ps-vd.ch

Samedi 20 mai : journée de formation des nouveaux conseillers communaux, dès 9h à la Maison du Peuple, à Lausanne. ■ Lundi 29 mai : rencontre des syndics et municipaux socialistes, à 18h30, à l’Hôtel de Ville de Vevey ■ Mardi 20 juin : conférence-débat publique avec Anne-Catherine Lyon à Pully ■ Mardi 4 juillet : Congrès extraordinaire (sous réserve de modification de date) à la Maison du Peuple, à Lausanne. Thème : accueil de jour des enfants ■

NEUCHÂTEL www.psn.ch ■ Lundi 15 mai, dès 20h15 : comité cantonal du PSN au local du PS de La Chaux-de-Fonds. ■ Mardi 30 et mercredi 31 mai : session du Grand Conseil ■ Mardi 20 juin : Comité cantonal, 20h00, au secrétariat du PSN, à Neuchâtel. ■ Mardi 27 et mercredi 28 juin : session du Grand Conseil

FRIBOURG www.ps-fr.ch

GENÈVE www.ps-ge.ch

Jeudi 18 mai : séance du bureau et du Comité directeur du PS Fribourgeois ■ Vendredi 1er juin : Congrès extraordinaire du PS Fribourgeois à 19h30 à Billens

Jeudi 15 juin : Assemblée générale du PS Genève-Ville, à 20h30, à la Maison des associations. ■ Mercredi 21 juin : Assemblée générale du PSG, à 20h, à Luserna. Thème principal : prise de position du PSG sur les votations du 24 septembre (à l‘exception des votations scolaires sur l‘initiative de l’Arle et son contre-projet, que le PSG a décidés de rejeter lors de son AG du 10 mai). ■

Dimanche 21 mai : votations cantonales, avec notamment un projet de frein à l’endettement. ■ Lundi 29 mai : conférence de Charles Beer sur les enjeux des votations scolaires du 24 septembre, à 20h, à la salle des fêtes du Lignon, à Vernier.

JURA www.psju.ch ■ Dimanche 21 mai : votation cantonale sur la part des communes de l’or excédentaire de la BNS. ■ Mardi 23 mai : Comité directeur au secrétariat du PSJ, à Delémont ■ Lundi 5 juin : échéance du dépôt des candidatures au gouvernement auprès du Comité directeur ■ Mardi 13 juin : Comité directeur au secrétariat du PSJ, à Delémont ■ Vendredi 16 juin : Congrès de désignation des candidat-e-s au gouvernement à Mervelier (sous réserve) ■ Vendredi 23 juin : Conférence de coordination, Hôtel de ville, Delémont. ■ Samedi 24 juin : Assemblée des délégué-e-s, Halle des expositions, Delémont.

Mais depuis combien de temps ? Cette année, la Jeunesse socialiste suisse fête ses 100 ans d’existence ! Depuis la création d’une organisation nationale voulant regrouper les jeunes dans le but de les former à la pensée socialiste, le jour de Noël 1906, il y a toujours eu dans notre pays une association de jeunes se retrouvant dans les idéaux du socialisme. L’événement vaut la peine d’être célébré dignement. Le 3 septembre prochain, la Jeunesse socialiste vous invite toutes et tous à Berne pour fêter ses 100 ans ! La fête des 100 ans de la JS Suisse, ouverte à toutes et tous, aura lieu dès 14h00 au Kursaal de Berne. Au programme, une table ronde avec Hans-Jürg Fehr, Ruth Dreifuss, Jean Ziegler (sous réserve) qui aura pour thème : « Pourquoi sommesnous socialistes au XXIe siècle ? ». Un apéritif suivra.

JURA BERNOIS www.psjb.ch

Vendredi 25 août : Congrès du PSJB, à 19h30 au restaurant « Central », à Tavannes

VALAIS ROMAND www.ps-vr.com

Mardi 23 mai : Bureau exécutif du PSVR, 19h30, à la Maison socialiste. ■ Jeudi 22 juin : Bureau exécutif du PSVR, 19h30, à la Maison socialiste. ■ Jeudi 24 août : Comité cantonal, 20h00, à la Maison socialiste (sous réserve). ■

Un petit livre retraçant l’histoire de la JS Suisse (env. 65 pages) est en préparation. Il peut dès à présent être commandé auprès du secrétariat de la JS Suisse (031 329 69 99, info@juso.ch) au prix de 25 francs pour les salarié-e-s (10 francs pour celles et ceux qui ne gagent rien).

Comprendre les liens Economie. Travail. Quotidien.

Formation continue www.movendo.ch


spinas | gemperle

Œuvre suisse d’entraide ouvrière OSEO

oldes On brade la dignité humaine dans les régions les plus pauvres du monde pour produire du sucre de canne ou d’autres produits bon marché. L’exploitation sans scrupules des ouvriers dans les plantations et les usines ne cesse d’augmenter. «On trime jusqu’à l’épuisement, on mange mal et on dort à même la terre, sur le sol crasseux – on nous traite comme des esclaves». C’est ainsi que les jeunes coupeurs de canne à sucre décrivent leur vie quotidienne. L’Œuvre suisse d’entraide ouvrière OSEO est engagée aux côtés de ces travailleurs. Dans les régions les plus pauvres du monde nous les appuyons dans leur lutte contre l’exploitation, pour de meilleures conditions de travail, une protection juridique et des salaires décents. Résistez avec nous à cette logique impitoyable du profit sur le dos des plus pauvres. Dons: CP 10-14739-9. Merci de tout cœur!

www.oseo.ch


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