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POSTSCRIPTUM 07/13

FAIRE LA DIFFERENCE EDITO PAGE 2 Edito 2 L’audace comme manière d’envisager la politique

Votations du 22 septembre 3 Les saucisses à rôtir ne nuisent pas à la seule santé de ceux qui les mangent 4 Il est temps de remettre l’humain au centre de nos préoccupations

Actualité cantonale 9 Petite-enfance: la vache rit, l’enfant pleure...

Grand Conseil 14 Histoire et perspectives: Les Socialistes au Grand Conseil.

Actualité internationale 15 L’Egypte – la faille

Hommage 15 Silvia Machado, un parcours qui a valeur d’exemplarité

n° 07 / septembre 2013 Parti socialiste genevois

Dernière ligne droite pour notre initiative

«Stop aux privilèges: OUI à la suppression du bouclier fiscal!» Signez et faites signer! www.ps-ge.ch


EDITO Romain de Sainte Marie Président du Parti socialiste genevois, candidat au Grand Conseil

L’audace comme manière d’envisager la politique La politique n’intéresse plus les Genevois-e-s? Rendons-la attractive et osons! Oser, c’est innover. C’est prendre des risques sans pour autant se mettre en péril. Oser est essentiel en politique. Parce que les hommes et les femmes qui s’engagent en politique ne doivent pas être des gestionnaires mais des visionnaires. Ils/elles doivent voir plus loin que le court terme et agir en ayant une longueur d’avance. Présenter quatre candidat-e-s au Conseil d’Etat, c’est oser le choix de la démocratie. C’est opter pour le rassemblement et la pluralité alors que les autres partis ont choisi de ne prendre aucun risque en alignant le même nombre de candidat-es depuis des décennies. Le PSG, lui, innove à l’image de Genève et de sa nouvelle Constitution. Porter des projets novateurs, c’est oser le changement pour Genève : prendre en charge les soins dentaires par une assurance complémentaire ; aider au financement des PME et tenir le rôle que les banques n’assument pas ; interdire les stages non rémunérés ; construire 3 000 logements par an ; instaurer une place de garde par enfant, un congé parental. Ces projets, les Socialistes oseront les déposer au Grand Conseil. Oser, c’est aussi présenter une image différente de nos candidat-e-s au Conseil d’Etat, c’est bousculer les codes de la communication politique pour chercher le regard des Genevois-e-s. C’est interroger les perspectives. Enfin, c’est parce que tout au long de son histoire le Parti socialiste a osé que des avancées sociales considérables ont pu se mettre en place. En ayant osé prendre les reines d’un parti politique aussi important à 26 ans, le jeune président que je suis ne l’oublie pas !

OSER

En osant, nous faisons et ferons la différence !

PostScriptum septembre 2013

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VOTATIONS DU 22 SEPTEMBRE Julien Dubouchet Corthay Syndicaliste, candidat au Grand Conseil

Les saucisses à rôtir ne nuisent pas à la seule santé de ceux qui les mangent Libérer la saucisse à rôtir ou aggraver les conditions de travail de nombreux-ses travailleur-ses? Julien Dubouchet tranche. Derrière ce que ses partisans nous présentent comme une simple question de bon sens et une mesure anodine se trouvent une modification de la Loi sur le travail (LTr) ainsi qu’une vraie question de société. Mais pour s’en tenir ici au seul texte de l’objet, rappelons que la LTr, seule base légale formelle contenant des normes de protection des salariés au sens de leurs horaires de travail, proscrit le travail de nuit et du dimanche. Ici, il s’agirait, ni plus ni moins, de ne plus soumettre les magasins des stations-services à ces interdictions et donc leur permettre d’employer du personnel aussi bien la nuit que le dimanche. On rétorquera que c’est déjà assez largement le cas - ce que chacun aura pu constater - grâce à des autorisations dérogatoires. Alors pourquoi ne pas simplement régulariser une situation de fait ?

Ce que nos candidat-e-s en disent:

Le travail de nuit nuit….et il n’y a pas que le travail qui vaille Parce qu’autant imparfaite qu’elle est, la LTr traite le travail de nuit et du dimanche sous l’angle de sa limitation au strictement indispensable et qu’il ne faut pas s’écarter de cette optique. Parce qu’au-delà de la nocivité attestée du travail de nuit, la limitation des horaires est indispensable à la vie sociale et familiale. Ce à quoi on rétorquera que nul n’est obligé par cette mesure à travailler la nuit ou le dimanche. Une liberté mal partagée Formellement correct, l’argument fait fi de la réalité du fonctionnement économique, notamment dans un secteur de faible pouvoir de négociation des salariés (bas salaires et forte concurrence). Car ce ne seront pas, comme cela a pu être le cas par le passé dans certains secteurs d’activité comme les soins, des étudiants en mal d’argent de poche qui viendront occuper ces créneaux que les actuels salariés aimeraient ne pas avoir à assurer, mais bien ces mêmes salariés qui, pour ne pas perdre leur emploi, se soumettront à l’extension des horaires d’ouverture. PostScriptum septembre 2013

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VOTATIONS DU 22 SEPTEMBRE Joël Varone Secrétaire syndical à Unia Genève

Il est temps de remettre l’humain au centre de nos préoccupations Joël Varone, secrétaire syndical à Unia Genève, nous explique les enjeux de la votation sur l’ouverture des shops. Un entretien. PS: En quoi «la journée de 24 heures» (NDLR: thème de campagne d’Unia) est-elle néfaste pour tout le monde? JV: Toute la littérature scientifique et médicale le prouve : le travail de nuit est mauvais pour la santé. L’être humain est biologiquement un animal diurne qui a besoin de repos la nuit. En prétendant que l’ouverture des commerces 24 heures sur 24 répond à de nouveaux besoins de la population, les chantres de la libéralisation omettent de dire que ce sont les patrons qui ont créé et forcé ses nouveaux besoins essentiellement dans un but de valorisation de leur capitaux. Si des usines fonctionnent avec du travail de nuit, ce n’est pas pour répondre à des besoins PostScriptum septembre 2013

de la population, mais pour augmenter les rendements des investisseurs. Si des salariés se retrouvent sans possibilité de faire les courses durant leur journée, c’est que les cadences et les journées de travail (avec la flexibilité toujours plus grande demandée) ont augmenté. PS: Si le référendum échoue, quelles seront les conséquences concrètes de la libéralisation sur les travailleuses et travailleurs? JV: Le projet de loi sur les shops des stationsservices est le premier étage d’une fusée à plusieurs étages. Il existe deux autres projets parallèles pour le commerce de détail au niveau fédéral. Un pour ouvrir les magasins en

semaine jusqu’à 20h et un autre pour permettre l’ouverture des commerces tous les dimanches. Un échec référendaire accélérera le rythme de ces volontés de dérégulariser complètement les horaires d’ouverture des magasins. Or, la branche du commerce de détail occupe actuellement en Suisse directement 300’000 personnes ! Si demain les commerces commencent à ouvrir les dimanches, ce ne sera pas 300’000 personnes et leurs familles qui seront directement concernés, mais aussi toutes les personnes qui assurent la production, la livraison,… en lien avec les magasins. Et après-demain ce sera au tour de tout un chacun.

JV: Christian Lüscher prétend vouloir corriger une absurdité bureaucratique avec cette loi en lançant un Comité de libération de la saucisse à rôtir. On atteint le comble du fétichisme capitaliste quand on en vient à privilégier le sort de saucisses (masse inerte de chair qu’on veut faire passer pour des êtres vivants à libérer) à celui des salariés qui vendent ces saucisses (être bien vivants mais complètement passés sous silence et qu’on veut enchaîner au travail) . Ma seule phrase est donc la suivante: il est temps de remettre l’humain au centre de nos préoccupations.

PS: Si vous deviez résumer vos arguments en une seule phrase, quelle serait-elle? 4


VOTATIONS DU 22 SEPTEMBRE Amanda Gavilanes Secrétaire de la GSsA

«Cette initiative dénonce l’hypermilitarisation de notre société» L’obligation de servir est de nouveau au coeur du débat politique en Suisse. Amanda Gavilanes nous propose un tour d’horizon.

PS: Pourquoi le GSsA a-til lancé cette initiative, au lieu de relancer le débat sur l’abolition de l’armée? AG: Lorsque cette initiative a été lancée en 2010, elle a été le résultat d’un débat interne intense. La question que vous me posez aujourd’hui, nous nous la sommes posée dès l’éboration du texte. D’une part, il était primordial de maintenir notre cap et nos objectifs historiques. D’autre part, il était important de prendre en compte les expériences passées et d’en tirer les leçons qui s’imposaient. Par deux fois en 1989 et 2001, le peuple s’est exprimé massivement contre la suppression de l’armée. C’est pourquoi, il était fondamental de ménager, à la fois la décision de la majorité de maintenir cette institution, ainsi que la petite partie de la population qui avait soutenu ces initiatives, en réfléchissant à un moyen de repenser en profondeur l’armée. PostScriptum septembre 2013

Mettre l’accent sur le mode de recrutement et, en particulier, sur la notion de conscription obligatoire, nous a donc semblé être le meilleur moyen d’adapter nos objectifs aux besoins et à la volonté populaire. De plus, même si certains de nos partisans nous ont parfois accusé d’avoir proposé une initiative « au rabais », force est de constater que le débat qu’elle suscite prouve que nous avons fait mouche dans le choix de l’abrogation du service militaire obligatoire comme cheval de bataille. Les dérapages plus ou moins contrôlés de cer tains par tis le montrent. Je pense notamment aux affiches des jeunes UDC de Vaud et Genève. Parler d’armée, en Suisse, c’est aussi parler de valeurs et d’idéaux sociaux. C’est pourquoi, cette initiative s’inscrit par faitement dans la réflexion lancée par le GSsA dès les années 1980, car elle

dénonce l’hypermilitarisation de notre société et propose de nouveaux instruments de cohésion sociale, comme le service civil volontaire. PS: Concrètement, si l’initiative est acceptée, qu’est-ce qui va changer? AG: Si elle est acceptée, l’initiative « OUI à l’abrogation du service militaire obligatoire » aura deux conséquences principales. La première sera, bien évidemment, la suppression de l’obligation de servir. Le principe d’armée de milice, lui, ne sera pas remis en question. Après, ce sera aux autorités compétentes de proposer des réformes de l’armée en tenant compte du résultat de la votation. Que ce soit une armée de milice volontaire, une armée professionnelle ou une armée à effectifs mixtes – professionnels et miliciens – la question reste donc ouverte. La seconde conséquence sera le désenclavement du ser vice civil. Il ne

sera plus étroitement lié à l’obligation de servir et aura donc une existence propre. Il deviendra ainsi un service civil volontaire ouvert à tous et à toutes. Cela lui permettra de devenir une institution génératrice de lien et de cohésion sociale, de par son caractère incluant et inclusif. PS: Si tu devais résumer tes arguments en une seule phrase, quelle serait-elle? AG: Il s’agit là d’un exercice bien difficile ! Le débat et les implications pour la société suisse sont multiples et divers. Je dirais donc la chose suivante: contrairement à ce que semblent penser nombre de nos détracteurs, il n’y a pas plus bel engagement pour son pays que celui que l’on fait de son plein gré!

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VOTATIONS DU 22 SEPTEMBRE Alicia Parel

Christian Iten

Secrétaire générale de Pink Cross Suisse

LOS (Organisation suisse des lesbiennes)

Loi sur les épidémies:

La communauté homoLes absents auront toujours sexuelle est appelée à voter Le 22 septembre pro- positive) encouragent les tort chain, la Suisse votera électeurs à participer à la Nous voici bientôt arrivés à la votation du 22 septembre et s’il est un objet qui ne déchaine pas les passions, de ce côté de la Versoix, ni vraiment dans le reste de la Romandie, c’est bien la révision de la loi sur les épidémies.

Les parlementaires fédéraux se sont bien accordés sur le bien fondé de cette révision puis ont laissé tomber l’affaire; de toute manière, le peuple suivra... En sus, il y a plus important: l’armée et les journées de travail de 24 heures... C’est là, que les absents auront toujours tort ! Une votation d’apparence anodine tel qu’un article constitutionnel sur la famille ou la révision de la loi sur les épidémies, de part leur côté technique doivent être expliquée sur le fond, en long, large et en travers. A défaut, les peurs diffuses se cristallisent, se focalisent sur un détail grammatical et s’expriment par un argumentaire « contre », populiste, pour ne pas dire « bas de gamme », qui mène inévitablement à un refus. Ces temps-ci fleurissent en ville de Berne et en Romandie, des affiches que n’aurait pas déniées un régime totalitaire : Attention à la vaccination forcée si la loi est adoptée... Quelle fumisterie ! Et quand bien même, si cela s’avérerait, dans quelle sorte de démocratie vivrions-nous ? Le médecin vaccinant de force entre 2 gendarmes, qui donc peut bien y croire ? Visiblement plus de citoyens qu’on ne pourrait s’imaginer... A moins que ceux qui ont peur d’une sexualisation précoce des enfants, ceux désireux de cesser toute action de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, ceux qui au nom d’une certaine morale rejettent les règles du « safer sex » pour tous et toutes, n’aient joués avec nos peurs ataviques relatives à la vaccination... Ne nous laissons pas prendre au piège et assurons l’avenir en matière de santé sexuelle pour le bien de la population, peut importe son orientation sexuelle ou son identité de genre. N’abandonnons pas la prévention en matière de santé pour un fallacieux prétexte !

PostScriptum septembre 2013

sur trois projets. Un projet de loi concerne entre autres la prévention du V IH et d es m alad ies sexuellement transmissibles (MST). Désormais, le Programme national VIH sera ancré dans la loi sur les épidémies (LEp). Ce programme vise aussi à empêcher en Suisse la discrimination en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. De plus, il rend obligatoire dans les écoles suisses l’information sur le VIH et les MST. Afin d’assurer à long terme l’existence du programme VIH, la communauté homosexuelle est appelée à se prononcer aux urnes par un Oui à la révision de la loi sur les épidémies. Le Programme national VIH rappelle au moyen de campagnes régulières les règles de safer sex et encourage l’accès au test VIH, à l’information et au conseil. L’Aide suisse contre le SIDA et les Checkpoints sont rattachés au programme. Plusieurs associations, groupements et organisations de la commun a u té h o m o s e x u e l l e (entre autres LOS, PINK CROSS, Network, FELS, Public Health Suisse et le groupe d’intérêt pour une éducation sexuelle

votation populaire fédérale du 22 septembre et à placer dans l’urne un Oui franc et massif à la révision de la loi sur les épidémies (LEp). L’adoption de la LEp révisée prolongera le Programme national VIH sur le long terme. Protection de la population contre les maladies transmissibles Le Programme national VIH n’est pas mis en vedette dans la campagne. L’accent est plutôt mis sur le fait que le projet de révision de la LEp améliore la protection de la population en matière d’épidémies. La modification de loi revient sur la crise du SRAS et de la grippe aviaire. La nouvelle mouture de la loi améliore la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons et la collaboration internationale. En cas d’urgence, les mesures sont prises de manière coordonnée au cas où une maladie dangereuse se propagerait rapidement. Mais la nouvelle loi contient aussi des restrictions : la protection des données est renforcée et l’obligation vaccinale est limitée à certaines catégories de population et groupes de personnes. Personne ne peut être vacciné contre son gré. 6


VOTATIONS DU 22 SEPTEMBRE Irène Buche Députée socialiste et candidate au Grand Conseil, avocate

Votation cantonale: modification de la loi sur l’organisation judiciaire Irène Buche, avocate et députée au Grand Conseil, nous explique les enjeux de la votation cantonale du 22 septembre assesseurs locataires et 3 assesseurs bailleurs). PS: Peux-tu nous éclairer sur le sujet soumis à votation et les enjeux relatifs à celui-ci ? IB: Il s’agit de modifier la loi genevoise sur l’organisation judiciaire dans le but d’augmenter de 30 à 36 le nombre de juges assesseurs rattachés au Tribunal des baux et loyers (18 représentants des groupements de locataires et 18 représentants des bailleurs). Le projet de loi à l’origine de cette loi avait été déposé par des députés proches des milieux immobiliers qui voulaient doubler le nombre actuel d’assesseurs, le faisant passer de 30 à 60. Les Socialistes se sont opposés à ce projet de loi, parce qu’il ne répondait absolument pas aux besoins du Tribunal et des justiciables que sont les locataires et les bailleurs. La forte crise du logement, l’augmentation du PostScriptum septembre 2013

nombre de litiges entre bailleurs et locataires et l’entrée en vigueur du nouveau Code de procédure civile fédéral en janvier 2011 ont provoqué une surcharge de travail importante pour le Tribunal des baux et loyers, raison pour laquelle le Pouvoir Judiciaire a décidé de créer une sixième chambre, présidée par un magistrat professionnel. Le président de chacune de ces six chambres doit être assisté de trois juges assesseurs représentant les bailleurs et de trois juges assesseurs représentant les locataires, siégeant à tour de rôle, une demi-journée toutes les trois semaines, ce qui permet d’assurer un vrai suivi des dossiers par les mêmes juges professionnels et assesseurs. La création de cette sixième chambre implique la nécessité de disposer de 6 postes de juges assesseurs de plus (3

Les Socialistes ont donc déposé un amendement dans ce sens en proposant d’augmenter le nombre de juges assesseurs de 30 à 36 juges pour doter cette sixième chambre nouvellement créée au sein du Tribunal des baux et loyers. Tous les partis se sont finalement ralliés à cette solution lors de l’adoption de la loi par le Grand Conseil le 22 février 2013, ce à l’unanimité des députés votants. La votation sur cette loi est malgré tout nécessaire, puisqu’il s’agit d’une loi de protection des locataires, dont toute modification était soumise au référendum obligatoire en vertu de l’article 160F de l’ancienne constitution genevoise. PS: Concrètement, si cette modification de la loi est acceptée, qu’estce qui va changer?

6 juges assesseurs supplémentaires pour faire fonctionner la sixième chambre créée il y a quelques mois. PS: Si tu devais résumer tes arguments en une seule phrase, quelle serait-elle? IB: Il faut donner au Tribunal des baux et loyers les moyens de rendre des jugements de qualité dans les nombreuses procédures dont il est saisi.

Impressum Edition: Parti socialiste genevois Impression: Imprimerie Nationale | Tirage: 1’250 exemplaires Pour les dons: CCP 12-171-3 | tél: 022 338 20 70| fax: 022 338 20 72 e-mail: psg@ps-ge.ch | internet: www.ps-ge.ch

Le Tribunal des baux et loyers pourra disposer de 7


VOTATIONS DU 22.09

ACTUALITE CANTONALE

Marion Sobanek

Melik Özden

Députée socialiste et candidate

Député socialiste et candidat

au Grand Conseil

au Grand Conseil

Votations: révision de la loi Petite enfance: où nous en sur les épidémies sommes-nous? La présente loi veut assurer une meilleure information et coordination en cas de situation de pandémie ou autre danger sanitaire pour l’ensemble de la population, et clarifier les compétences entre cantons et Confédération. La révision de la loi de 1970 est devenue nécessaire suite aux nouveaux risques, dus entre autre à la mobilité accrue des personnes et marchandises. La position des Socialistes se résume dans un «oui» prudent. Cette prudence s’est manifestée dans la demande parlementaire de fixer dans la loi que les experts compétents soient obligatoirement indépendants de l’industrie pharmaceutique. Cette demande a été refusée par la majorité comme l’a été la demande d’inciter aux vaccinations plutôt que de les rendre obligatoires. Or, la possibilité de rendre obligatoires les vaccinations existe déjà dans la loi actuelle. Dans la nouvelle mouture, cette obligation est restreinte à certains groupes spéciaPostScriptum septembre 2013

lement exposés. De plus, la proportionnalité des mesures doit être garantie. La vaccination reste une décision individuelle et il n’y aura pas de vaccination forcée. Ces mesures restent réservées à des situations exceptionnelles, et, in fine, le canton décide du mode opératoire. Au peuple de décider qui siégera au parlement pour garantir une exécution indépendante des intérêts de l’industrie pharmaceutique. Face à la nécessité de protéger efficacement la population en cas d’épidémie, les Socialistes recommandent l’acceptation de la loi.

Le manque chronique de places d’accueil pour la petite enfance dans le canton de Genève est bien connu. Le parti socialiste genevois se bat depuis de nombreuses années pour trouver des solutions crédibles et applicables. Ses élu-e-s, autant à l’échelle du Canton que des communes, ne ménagent pas leurs efforts dans ce domaine et ont bien souvent contribué à la création de nouvelles structures de qualité. C’est pour of frir une place d’accueil à chaque enfant en âge préscolaire que les Socialistes, avec l’appui de leurs alliés, ont lancé en 2009 l’initiative 143 intitulée « Pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance ». Cette initiative a rencontré un grand succès populaire (mars 2013) et est devenue norme dans la nouvelle constitution (articles 200 à 203). La loi 10636 (Plus de places de crèches pour nos enfants), adoptée en mai dernier par la majorité de droite du Grand Conseil, est à la fois trompeuse et source de problèmes. En effet, cette loi prévoit une aug-

mentation significative du nombre d’enfants par éducateur/éducatrice et une baisse du personnel diplômé spécialisé dans les établissements de la petite enfance. Cette mesure aura en particulier comme conséquences la péjoration de la qualité des prestations, la détérioration des conditions de sécurité pour les enfants et la précarisation des conditions de travail du personnel, sans parler des licenciements qu’elle provoquera. C’est pourquoi, le parti socialiste genevois l’a combattue au parlement et a lancé un référendum, avec ses partenaires, qui a été couronné de succès avec près de 28 000 signatures. Force de progrès et de propositions, les Socialistes, tout en préparant la votation populaire sur cet objet, poursuivent leurs engagements en faveur de la création de nouvelles crèches, seule solution à la pénurie. Dans ce but, le groupe socialiste au Grand Conseil a déposé (fin juin) un projet de loi sur le financement des crèches.

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ACTUALITE CANTONALE Manuel Tornare Conseiller national socialiste, ancien Maire de Genève

Petite-enfance: la vache rit, l’enfant pleure... Entretien avec Manuel Tornare, Conseiller national socialiste, ancien Maire de Genève

PS: Tu as siégé au gouvernement de la Ville de Genève de 1999 à 2011, ton bilan a été reconnu, surtout en matière de politique de la petite enfance, peux-tu nous dire quels furent les axes de cette politique? MT: Quand je suis arrivé à l’Exécutif, 32 % de la demande était satisfait, à mon départ 64%, si l’on ne compte pas les familles d’accueil. La Ville continue d’inaugurer des garderies, crèches ou jardins d’enfants que mon équipe et moi avions mis en route. Ce qui fait de la Ville de Genève une de celles en Suisse (ou en Europe) qui proposent le plus de places en institutions de la petite enfance. Cet effort énorme a permis de proposer aussi beaucoup plus d’emplois à des jeunes éducatrices, et même éducateurs, à une époque où le chômage pointe son nez même en Suisse. En plus, j’ai revalorisé considérablement les conditions salariales et les rePostScriptum septembre 2013

traites de ce personnel, en concertation avec les syndicats. Je me suis aussi battu contre la droite qui voulait dégrader les normes d’encadrement ou architecturales. Et la droite continue avec une loi votée au Grand Conseil qui sera soumise, heureusement, à un référendum. PS: Tu t’es battu aussi pour trouver des subventions autres que municipales... MT: oui, en tant que vice-président de l’Association des communes genevoises durant 12 ans, je suis à l’origine, avec son président de l’époque, le PDC Serge dal Busco, d’une loi sur la péréquation intercommunale qui octroie 10’000 frs par création d’une place pour les communes qui le veulent. Cela a dopé l’offre. PV: et en matière de subventions fédérales? MT : Il y a les 120 mil-

lions sur la législature, c’est peu pour le pays, mais nécessaire. A la suite de l’échec de l’article constitutionnel sur la famille (mars 2013), j’ai déposé un postulat devant le National, approuvé par le Conseil fédéral, lui demandant de redéfinir sa politique de la famille (petite-enfance y comprise) sous forme, dans un premier temps, d’un rapport, de réfléchir aussi à reconduire 120 millions pour la prochaine législature. Ca va être difficile, délicat, mais dans ce pays, on a raison de défendre la paysannerie avec vigueur, tort de déconsidérer la politique en faveur de la famille et de la petite enfance. J’ai confiance en Alain Beset qui a pris conscience de l’impor tance et de l’urgence de ce dossier, contrairement à d’autres.

que dans certaines régions de Suisse, surtout dans les villes, plus d’une famille sur deux est monoparentale, pour qui les crèches s’imposent. Je rajouterai que les pays qui se battent pour une politique de créations de places en crèches voient leur taux de natalité rebondir. L’Allemagne dans ce domaine fait figure de mauvais élève et pallie cette erreur par une immigration massive. PS: Et pour terminer, parlons des enfants clandestins, étaient-ils accueillis durant ton mandat? MT: Oui, car un enfant n’est pas responsable des tensions du monde des adultes. Ceux qui n’ont pas compris ce principe sont en contradiction avec les fondements essentiels de l’humanisme chrétien ou socialiste!!!

PS: Tu penses à qui? MT: A ceux et celles qui ne comprennent pas que l’encadrement éducatif au niveau de la petite enfance est complémentaire à l’encadrement familial, nécessaire à l’épanouissement de l’enfant. Beaucoup oublient aussi 9


ACTUALITE CANTONALE Thierry Apothéloz Conseiller administratif en Ville de Vernier, candidat au Conseil d’Etat

Signes religieux à l’école: entre fermeté et pragmatisme Thierry Apothéloz, Conseiller administratif à Vernier et candidat au Conseil d’Etat, nous présente sa vision de l’école publique.

Le récent débat estival sur la présence des signes religieux ostentatoires chez les élèves n’a pas manqué de donner un goût amer à la rentrée scolaire. Car, soyons honnêtes, il s’agit-là d’un faux problème. Les signes religieux, chez les élèves, à Genève, ne posent strictement aucun problème, que ce soit en matière d’égalité de traitement ou au niveau du processus éducatif. S’il fallait avoir sur ce sujet une position républicaine, ce serait celle de la fermeté. Une fermeté cependant empreinte de pragmatisme.

Il ne s’agit pas de revenir sur le débat qui concerne le port de signes religieux par les enseignant-e-s.

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Là-dessus, personne ne contestera – je l’espère – le fait que les agents publics se doivent de respecter la plus stricte neutralité confessionnelle. Ce débat est clos depuis longtemps. Chez les élèves, en revanche, il convient d’en tolérer le port. Et cela, non pas par assentiment muet ou aveu de faiblesse, mais bien parce que l’école se doit, en premier lieu, de traiter tous ses bénéficiaires avec égalité et respect des convictions de chacun.

Il n’y aurait en effet rien de pire qu’une école qui prône l’exclusion, alors même qu’elle est et doit rester l’institution qui forme à la citoyen-

neté. Comment justifier une école qui stigmatise au lieu d’offrir à chacun, quelles que soient ses opinions et ses croyances, l’opportunité de devenir des citoyenne-s responsables dans une république ouverte et tolérante ?

Ca, c’est pour le pragmatisme. Pour la fermeté, il s’agit aussi de montrer que l’école républicaine ne doit pas se plier aux mesures d’exception que peuvent parfois induire des croyances religieuses trop fermes. Par son rôle égalitaire, cette institution se doit d’offrir à toutes et tous les mêmes droits, mais aussi les mêmes devoirs. C’est sur ce point, profondément universaliste, qu’il ne faut pas céder de terrain.

Je regrette vivement chez nos voisins français les lois discriminatoires qui, sous le prisme d’une conception par trop rigoriste de la laïcité, ont poussé vers l’enseignement religieux privé des enfants de la République qui ne demandaient qu’à pouvoir s’instruire et devenir les citoyen-ne-s de demain. Ca n’est pas de cette école-là que je veux pour Genève.

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ACTUALITE CANTONALE Anne Emery-Torracinta Députée au Grand Conseil, candidate au Conseil d’Etat

Se faire soigner les dents ne doit pas être un luxe ! Une étude des HUG, publiée en 2011, a montré qu’un Genevois sur sept renonçait à des dépenses de santé pour des raisons financières. Premières visées: les dents, dont le traitement n’est pas remboursé par l’assurance maladie obligatoire. Ainsi, dans un canton globalement riche comme le nôtre, 70’000 personnes renoncent chaque année à aller chez le médecin ou le dentiste parce qu’elles savent qu’elles n’auront pas les moyens de payer la facture. Ce n’est pas acceptable ! Et ce d’autant plus que ne pas se faire soigner les dents peut avoir de graves conséquences sur la santé : mal de dos, infarctus, accident vasculaire cérébral, infections respiratoires et ORL… autant de problèmes dans lesquels des caries mal soignées jouent souvent un rôle important. Les conséquences peuvent être aussi sociales : il est

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plus difficile de trouver un emploi avec un sourire édenté et des dents abimées. La classe moyenne et les personnes à revenu peu élevé sont les premières visées par ces renoncements, puisque celles qui touchent l’aide sociale ou les prestations complémentaires voient leurs frais dentaires remboursés. Face à cette situation, notre canton doit agir et c’est pourquoi j’ai déposé une motion au Grand Conseil : • pour étudier la mise en place d’une assurance dentaire cantonale, notamment dans l’attente que la LaMal prenne enfin en charge ces soins. Comme cela avait été le cas avec l’assurance maternité que

notre canton avait introduite en 2001, soit 4 ans avant la Confédération, Genève doit montrer l’exemple et mettre au point une assurance dentaire cantonale ; • pour proposer dans l’immédiat – comme pour les enfants avec la Clinique dentaire de la jeunesse – un contrôle annuel gratuit et des traitements à coûts supportables pour les personnes concernées (facturation des soins en fonction du revenu). A noter qu’un tel contrôle coûterait environ 41 millions de francs. Quand on sait que le bouclier fiscal prive le canton d’une quarantaine de millions chaque année, le financement est tout trouvé !

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ACTUALITE CANTONALE Roger Deneys Député au Grand Conseil, candidat au Conseil d’Etat

Plage des Eaux-Vives : des « badis » à la zurichoise en attendant la vraie plage ! L’actualité estivale genevoise a été marquée par la décision du Tribunal administratif de première instance de donner raison au WWF qui avait fait recours contre l’autorisation de construire délivrée – dans la foulée d’un vote unanime du Grand Conseil fin 2009 - pour la réalisation de la plage des Eaux-Vives. Si le temps nécessaire à la justice pour rendre sa décision, près de 3 ans, est somme toute regrettable, force est de constater que cette décision n’enlève rien à la pertinence de la réalisation d’une nouvelle plage publique urbaine à Genève. Il faut en effet rappeler que Genève compte près de 100’000 nouveaux résidents dans le canton depuis une vingtaine d’années alors que, dans le même temps, les lieux de baignades et de loisirs au bord du lac ne se sont que marginalement accrus, qu’aucune nouvelle piscine publique PostScriptum septembre 2013

n’a vu le jour et que les emplacements de baignade dans le Rhône, aussi fun et sympa soientils, ne répondent pas à l’ensemble des besoins de la population, ne serait-ce qu’en raison des dangers avérés et du manque d’espaces de jeux : les familles à revenus modestes sont ainsi plus par ticulièrement prétéritées, n’ayant plus que le choix entre des lieux plus bondés les uns que les autres ou des espaces privatisés aux prix élevés. Offrir une nouvelle plage publique urbaine et gratuite répond à la fois à un enjeu social majeur mais également à un enjeu écologique évident : offrir des solutions de loisirs de proximité, accessibles en transports publics, à pied ou à vélo, est une réponse publique intelligente à la multiplication des lieux privés de baignades couvertes dans des banlieues plus ou moins lointaines, des

« Parc » sous toute leur forme. La décision du tribunal étant essentiellement motivée par des questions de non-respect des procédures, cellesci doivent donc être reprises dans les meilleurs délais et la question, légitimement délicate selon moi, du remblai du lac pour y réaliser une nouvelle plage doit faire l’objet de la même réponse que lors des travaux du Grand Conseil sur cet objet : la pesée d’intérêts entre les conséquences négatives sur la flore et la faune du lac à l’emplacement considéré et les avantages qu’apporte une nouvelle plage à la population genevoise penche très clairement en faveur de la réalisation de ce nouvel équipement et à l’affirmation réitérée de son utilité publique ! Le Conseil d’Etat ayant récemment évoqué l’année 2019 pour la réalisation de la plage, ce qui

semble plutôt optimiste, voire irréaliste compte tenu des risques réitérés de recours, il convient sans tarder de proposer des solutions provisoires de remplacement, même si elles ne permettent pas de répondre aux mêmes usages qu’une plage véritable. Dans ce sens, j’ai déposé au Grand Conseil un projet de loi visant à étudier la réalisation rapide – dès juin 2014 – de nouveaux espaces de baignades provisoires à l’emplacement de la plage des Eaux-Vives, entre Baby Plage et Genève Plage, et à d’autres emplacements si possibles définitifs, sous forme de « badis » à la zurichoise : des bains publics flottants, n’offrant pas les mêmes capacités en termes d’espaces de jeux et de loisirs mais offrant au moins des espaces de baignade sécurisés supplémentaires. Les Genevoises et les Genevois, comme les touristes, le méritent ! 12


ACTUALITE CANTONALE Sandrine Salerno Maire de Genève, candidate au Conseil d’Etat

Un grand pas contre le dumping salarial Il y a quelques jours la Ville de Genève et UNIA ont conclu un accord, relatif au respect des conventions collectives de travail par les établissements publics de la commune. Cet accord, premier du type en Suisse, permettra de mieux protéger le personnel et représente un pas décisif contre le dumping salarial. En juin 2011, le Conseil administratif adoptait un règlement relatif à l’exploitation des établissements publics de la Ville de Genève. Dans ce cadre, le respect des conventions collectives de travail est devenu un critère essentiel dans l’attribution d’un bail. Dans la même logique, en cas de nonrespect avéré du droit du travail par les exploitant-

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e-s, le règlement autorise la Gérance immobilière municipale (GIM) à résilier le contrat de bail. Or, l’application de ce règlement s’est confrontée à l’impossibilité pour la Ville de demander, en cas de soupçons d’infraction, un rapport à l’Office de contrôle. C’est pour résoudre ce problème que la Ville s’est tournée vers le syndicat UNIA qui, lui, dispose de ce droit. Grâce à une collaboration étroite et des échanges fructueux, nous avons conclu l’accord suivant : en cas

de suspicion d’irrespect du droit du travail ou des conventions collectives de travail, UNIA dénoncera les cas à l’Office de contrôle. S’il devait s’avérer que l’exploitant-e ne respecte pas la législation applicable, il ou elle sera mis-e en demeure de corriger la situation. Dans le cas où le second contrôle ne conclurait à aucune évolution de la situation, la GIM résiliera le bail. Cet accord ne doit pas être perçu comme une attaque à l’encontre des exploitant-e-s des établissements publics de la Ville de Genève dont je sais qu’ils ont généralement à cœur d’appliquer les lois et conventions en vigueur. Mais dans un

milieu où la concurrence est très souvent synonyme de dégradation des conditions de travail et alors même que le salaire minimum dans la branche est de 3’400.- Frs, il était important d’offrir aux employé-e-s une meilleure protection. Ce faisant, la Ville de Genève s’affirme également comme une propriétaire exemplaire et responsable. Je m’en réjouis et espère que cet accord inspirera d’autres grandes villes en Suisse.

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GRAND CONSEIL Lydia Schneider Hausser Députée socialiste et candidate au Grand Conseil

Histoire et perspectives: Les Socialistes au Grand Conseil. La législature 2009-2013 touche à sa fin. Lydia Schneider-Hausser, cheffe de groupe au Grand Conseil de 2009 à 2012, synthétise ces quatre ans de combat.

Dès le début de la législature 2009-2013, notre groupe s’est démarqué: nous avions une majorité de députées femmes (9 femmes/6 hommes), 8 nouvelles personnes dont des « jeunes » ! Sa dynamique de travail a toujours ouvert le dialogue, voire le débat animé, mais cela n’a pas eu d’incidences sur son positionnement public et au parlement. De janvier 2010 à août 2013, la députation socialiste a déposé un nombre élevé d’objets de qualité sur des sujets cruciaux : une trentaine

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de projets de loi, une trentaine de motions, une vingtaine de résolutions, plus d’une centaine d’interpellations et près de deux cents rapports de commission, soit au total plus de quatre cents objets. Les travaux des député-es se sont poursuivis dans la réalisation, le soutien actif à des référendums : contre la fusion des fondations immobilières de droit public, la réforme des entités autonomes, le durcissement de la loi sur la petite enfance; sans oublier notre initiative sur les allocations familiales!

Ce travail démontre qu’il est indispensable pour les Socialistes d’être présents et plus nombreux au parlement ; ils représentent un courant, des valeurs non seulement au débat démocratique mais également à l’évolution et la sauvegarde des droits des personnes. Le menu pour la suite? En voici quelques esquisses : • Fiscalité des entreprises : garder un lien entre le tissus économique et les besoins d’infrastructures du canton • Formation: faire évoluer l’école en dispensant un savoir à chaque enfants, adolescent, et aug-

menter la formation des adultes • Petite enfance: avoir des professionnels de qualité en augmentant l’offre • Emploi: améliorer les moyens d’insertion par des mesures innovatrices, qualifiantes en impliquant la personne et les milieux économiques • Et encore notamment les questions de transpor ts, de mise en pratique de la nouvelle constitution, de culture, de sport, de sécurité, d’éducation spécialisée, d’énergie... Le 6 octobre, les Socialistes seront plus nombreux au Grand Conseil – au travail donc !

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ACTUALITE INTERNATIONALE Dan Gallin Président du Global Labour Institute (GLI)

L’Egypte – la faille La question qui se pose en Egypte, après l’écrasement des Frères musulmans par l’armée est: qu’est-il advenu de la gauche laïque et démocratique? On sait qu’elle est divisée: une partie soutient le coup d’état militaire (la menace d’une dictature théocratique est écartée), d’autres s’y opposent (une dictature militaire reste le principal danger à moyen terme). On sait aussi qu’elle est fragmentée dans une multiplicité de tendances. Depuis le soulèvement du peuple égyptien en janvier 2011, avec l’occupation de la place Tahrir au Caire, la gauche démocratique n’a pas réussi à transformer un mouvement d’opinion de masse qui a mobilisé des millions, en une organisation capable d’exercer un pouvoir matériel réel face à l’armée et aux Frères, par exemple par une grève générale insurrectionnelle. La faille du mouvement était de surestimer le rôle des réseaux sociaux et de croire que le pouvoir moral de l’opinion pouvait se mesurer avec le pouvoir matériel de ceux PostScriptum septembre 2013

qui détiennent les armes. Il est donc urgent que le jeune mouvement syndical indépendant, qui s’est constituté contre l’ancien régime et les structures syndicales à son service, et contre les Frères, se consolide et puisse se manifester comme un troisième pouvoir, le seul que la gauche peut exercer. . La preuve est faite en Tunisie: la différence avec la situation en Egypte est qu’une force syndicale indépendante et puissante existe, principalement l’UGTT, et que l’opposition démocratique dispose de cet appui. En fait, le malentendu sur le rôle des réseaux sociaux n’est pas particulier à l’Egypte. Souvenons-nous qu’en 2003 le mouvement international de la guerre contre l’Irak a réussi à rassembler des millions, la plus grande manifestation internationale dans l’histoire du monde, mais la guerre a quand même eu lieu. Les Forums Sociaux Mondiaux, l’Alter Summit et d’autres, fonctionnent selon le même principe: la mobilisation de l’opinion par les réseaux sociaux. Les réunions sont

des belles occasions de rencontre, mais rien ne change. C’est pour cela que tout dépend de l’évolution du monde syndical. Alors que les autres peaufinent les méthodes de répression, c’est à nous de bâtir les structures capables d’y faire face.

L’INVITEE Marie-Lourdes Desardouin Conseillère municipale à Veyrier, candidate au Grand Conseil

Discours de Marie-Lourdes Desardouin, Conseillère municipale à Veyrier, à l’occasion de la fête du 1er Août L’occasion m’est donnée aujourd’hui de prendre la parole en votre présence, et je le fais avec une très grande émotion. La première chose que j’ai envie d’exprimer, c’est toute la reconnaissance dont mon cœur est rempli pour cette ville de Veyrier qui nous voit rassemblés ce soir. Originaire d’Haïti, mariée et mère de deux enfants qui sont nés à Genève, je suis arrivée en Suisse en 1980 avec un contrat de travail comme infirmière. Dans mon pays, j’ai côtoyé à l’époque la communauté suisse et c’est par leurs encouragements et leurs informations favorables, que j’ai décidé de venir travailler à Lausanne puis à Genève. Je peux vous assurer

que mes débuts n’étaient pas facile: mes parents vivaient en Haïti et les autres membres de ma famille se trouvaient aux Etats-Unis, j’étais donc seule ici en Suisse. Je me suis cependant vite intégrée, grâce à la particularité du caractère de mon pays d’origine : celle de s’adapter à toutes sortes de situations et surtout grâce à un accueil chaleureux. Je suis la preuve qu’un bon accueil est primordial pour une bonne intégration. Avant d’arriver à Veyrier, j’avais entendu assez de clichés pour alimenter les pires angoisses: Pensez donc! Moi, femme de gauche, j’allais débarquer dans une commune de droite! Venant d’un pays lointain, j’allais affronter des habitants forcément fermés et figés. 15


Mais je décidai de laisser de côté ces préjugés: j’allais me faire ma propre opinion. Pour commencer, le moyen le plus évident fut pour moi de m’engager sur le terrain. En politique d’abord, mais aussi dans des activités associatives et spirituelles. Très vite, j’ai eu la conviction qu’il ne faut jamais s’en tenir aux préjugés. J’ai appris à connaître les Veyrites et à me faire connaître également à travers mes engagements. Aujourd’hui je peux témoigner que Veyrier n’est pas figée et fermée. Actuellement, Veyrier est une ville de plus de 10600 habitants. Le souci commun de nos autorités est le bien être des Veyrites. Chaque parti politique avec des sensibilités différentes lutte pour une économie stable, pour une sécurité renforcée, pour la création de plus de places de crèche, pour des logements à des prix abordables, surtout pour les jeunes. Projet de service social pour ceux qui en ont besoin, centre de loisirs pour s’occuper de nos jeunes en leur offrant un espace digne de la ville de Veyrier pour leurs activités récréatives et des rencontres intergénérationnelles... Les chantiers sont nombreux, et ils avancent. Dans un monde où les certitudes paraissent s’envoler les unes après les autres, la fête du 1er août en représente une très simple et très solide:: PostScriptum septembre 2013

celle de l’attachement à une terre. Les mots «Fête nationale», «Fête patriotique» éveillent en chacun de nous des images sûrement très différentes, mais profitons de la situation géographique de Veyrier pour en développer une qui soit bien à nous : Veyrier est une petite ville suisse comme il y en a beaucoup, avec ses traditions, ses sociétés, son histoire, à laquelle nous sommes tous sensibles, et avec son engagement dans des projets cantonaux et nationaux. Mais Veyrier a aussi quelques petites choses en plus. C’est notre cher Salève, notre montagne tutélaire, et qui pourtant se trouve à l’étranger! Cela ne nous apporte pas que de la facilité: on aimerait bien un peu plus de soleil ou un temps plus calme, c’est vrai. Mais cela nous rappelle quelle est notre place. Nous sommes à la frontière, à la charnière. Il y a 70 ans, grâce à cette situation géographique particulière, des Veyrites ont sauvé la vie de nombreuses personnes persécutées. Ces Veyrites là étaient attachés à leur terre, au point d’en faire l’instrument de la justice, au risque de leur vie et contre la barbarie. Sachons faire fructifier leur héritage. A Veyrier, comme dans toute la Suisse, le 1er août est l’occasion de réaffirmer des valeurs qui

font la grandeur de ce petit pays : la tolérance, être à l’écoute, savoir faire preuve d’empathie, éviter les jugements de valeur, savoir se mettre à la place de l’autre pour mieux comprendre le message qu’il veut bien nous transmettre. Je saisis aussi l’occasion du 1er août pour faire un clin d’œil à l’endroit des femmes : Le temps n’est plus où elles devaient rester confinées à leur foyer, strictement enfermées dans le cercle des choses du ménage, où il leur était interdit de participer à toute vie sociale, sous peine de se voir vouer au décri public dans certains pays où les lois, les mœurs, les usages faisaient du mari un véritable maître. Je ne suis pas là aujourd’hui pour faire un procès ni dresser la liste des injustices que les femmes ont subies et qu’elles subissent encore. Mentionnons seulement l’inégalité des salaires par exemple. Malgré tout on voit de plus en plus de femmes accéder au monde politique, avoir des postes à responsabilités dans le monde de l’entreprise. Je suis soulagée de voir que la société évolue, les idées sont en train de changer, les mœurs se modifient, une ère nouvelle s’annonce pour les femmes.

développement de notre pays. Cet effort-là ne doit pas être à sens unique mais doit au contraire servir de trait d’union avec la diversité culturelle. Ne relâchons pas cet élan, soyons attentifs, éduquons nos jeunes en les orientant en ce sens, soyons des modèles de tolérance et de respect pour nos jeunes. C’est à travers eux que se perpétuera notre idéal de société. Pour terminer, j’adresse aux organisateurs de cette belle fête et au personnel de la municipalité mes plus sincères éloges, eux qui n’ont compté ni leur temps ni leur peine pour le succès de cette journée. Je conserverai de cette belle fête du 1er août 2013 le plus agréable souvenir, ce qui prouve que le plaisir et le devoir vont souvent de pair, et que l’on peut, comme aujourd’hui, savourer de bons moments tout en travaillant pour la ville de Veyrier. Vive la Suisse! Vive Veyrier!

Nous devons continuer l’effort pour l’accueil des migrants afin de mieux profiter de cette richesse qui contribue tant au 16


GRAND CONSEIL Albert Rodrik Ancien Constituant

Une lacune qui enrage Les prestations dont le remboursement par les assureurs-maladie est imposé par la loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal) constituent un débat sans fin entre les forces sociales et politiques qui souhaitent un système de couverture garantissant un accès aux soins réel à tout un chacun et les milieux dont l’unique préoccupation est l’économicité des soins. Dans cette inévitable controverse, une grave lacune originelle est occultée : la couverture des soins dentaires inexistante, encore et toujours. C’est une vieille victoire à la Pyrrhus des médecinsdentistes dont les conséquences sont dramatiques parce que lesdits soins sont, en général, très coûteux. Seuls des couvertures complémentaires existent; elles ont un prix et ne résolvent pas le problème. En temps de crise économique, cette situation incite à renoncer à se faire soigner. Dégradation de la qualité de vie d’un côté et, à terme, conséquences économiquement onéreuses pour plus tard. C’est notre série «Bête et méchant». Mais il n’y a pas que cela, soins dentaires PostScriptum septembre 2013

ou autres soins, le principe du tiers garant se révèle tous les jours plus insupportable pour les «trésoreries» petites et moyennes, puisqu’il faut payer d’abord et se faire rembourser après. Face à cette situation, l’option d’une assurance de soins dentaire cantonale fait surface, par exemple dans le canton de Vaud. Une approche rationnelle pour combler cette grave lacune devient impérative pour éviter soit un échec, soit un bras de fer juridique, dont la portée ne sera pas perçue par les bénéficiaires potentiels ! Le projet sera de suite estampillé: RUINEUX. On peut partir de l’hypothèse que la LAMal n’interdit pas, a priori, aux cantons de légiférer en la matière, puisque depuis 1995, la Confédération n’a pas montré la moindre velléité d’aborder le sujet qui entre dans ses compétences depuis la fin du XIXe siècle. Il se trouvera certainement des esprits fertiles pour soutenir que les soins bucco-dentaires ne relèvent pas de la santé au sens usuel du terme. L’introduction d’une réelle assurance sociale implique normalement une

législation contraignante à propos de prélèvements obligatoires de type AVSAI, chômage, maladie, etc. sur le plan cantonal. Faut-il considérer que les cantons disposent encore de la latitude d’imposer de tels prélèvements en vue d’instituer une assurance sociale cantonale, en dépit de plus d’un siècle de dévolution de compétence à la Confédération ? On cite l’exemple de l’assurance maternité genevoise après une quasi-séculaire abstention fédérale en la matière ? Alternativement, une solution consistant à inscrire dans une loi cantonale la création d’une r ubr ique budgétaire couvrant les coûts d’une telle assurance serait vertigineusement coûteuse, sans parler de la facilité avec laquelle on peut – chaque année – malmener une rubrique du budget l’année suivante. Enfin, nous aurons le chœur des pleureuses à propos de la charge fiscale et … justement d’autres prélèvements obligatoires déjà existants, et ceci en période de crise économique. La complexité de la solution est à la mesure de l’injustice et plaide pour

ne pas se résigner. Il s’agit d’un impératif de dignité à aborder avec intelligence et imagination. Il n’empêche que, sauf mauvaise foi crasse, les soins dentaires sont des actes dispensés par des professionnels de la santé autorisés et que, de ce fait, ils ont leur place dans l’assurance-maladie obligatoire fédérale. E n re st a n t d a n s c e schéma obligatoire et fédéral, la voie d’une législation ad hoc soins dentaires pourrait aussi être imaginée. Tiers payant / tiers garant Le tiers, c’est l’assureurmaladie. Il est le troisième pôle après le patient et le professionnel de la santé qui prodigue ses soins et facture. Il est garant, si le patient a l’obligation de payer d’abord et se faire rembourser ce qui lui revient après. Avec de petits revenus, c’est la joie des masses. C’est notre situation. Il est payant, s’il acquitte la facture et réclame au patient sa part. C’est selon qui vous savez, l’école de l’inconscience et du gaspillage. 17


HOMMAGE

et migrantes aujourd’hui dans le monde, dit bien la nécessité. Ton histoire collective quant à elle est un témoignage des années sombres qu’a connues l’Europe, quand elle a oublié d’être tolérante envers les membres de l’ensemble de sa communauté.

Hommage de Nicole Valiquer Grecuccio à notre camarade Silvia Machado, ancienne conseillère municipale en Ville de Genéve, qui nous a quitté au mois de juillet. Chère Carla, Chère Malena, Chère famille, Chères et chers ami-e-s, Permettez-moi que je m’adresse à Silvia. Chère Silvia, ma camarade et amie, En janvier dernier, j’ai pris congé de toi au Conseil municipal au nom du groupe socialiste et de l’ensemble des membres de ce Conseil. Nous en avions parlé toutes deux et je t’avais promis d’être sobre. Il n’est pas aisé aujourd’hui comme alors de respecter ce genre de consigne quand on a eu la chance, comme moi, de partager avec toi tant PostScriptum septembre 2013

de moments politiques et personnels. J’avais évoqué dans cet hommage Stefan Zweig ; alors au Brésil, il écrivait en 1941 dans Le monde d’hier - Souvenirs d’un Européen, après avoir dû fuir l’Europe dans les circonstances que l’on sait : «Rien n’est plus éloigné de mon dessein que de me mettre ainsi en évidence, sinon en qualité de commentateur du film qui se déroule (…).» Tu partages avec Zweig la qualité d’observatrice engagée, sa pudeur et un parcours qui a valeur d’exemplarité. Zweig ajoute encore: «Chacun de nous, même

le plus infime de tous, a été bouleversé dans son être intime par les soubresauts volcaniques qui ont presque sans relâche agité notre terre européenne (…).» Cette citation vaut pour toi et pour ta famille. En effet, tes grands-parents maternels ont fui l’Ukraine et les pogroms avant la Révolution. Chacun est parti de son côté - l’un avec sa famille et l’autre sans, hélas. Plus tard, bien des membres de ta famille ont malheureusement connu cette «pestilence des pestilences», comme Zweig appelait lle nationalisme, «qui a empoisonné la fleur de notre culture européenne». Ce rappel de tes racines me paraît important, car tu illustres parfaitement, par ton parcours, les valeurs de tolérance, d’ouverture et de défense des droits humains dont ton histoire personnelle, comme celle de nombreux migrants

Tu es née en Argentine, terre d’accueil de ta famille. Tu nous rappelles que n’importe quel endroit peut devenir une terre d’accueil, au lieu d’être un pays où la «pestilence» domine. En 1976, malheureusement, tu connais l’émigration mais dans l’autre sens: Comme nombre de ses concitoyennes et concitoyens, ta famille quitte l’Argentine pour les raisons que l’on peut imaginer ; tu te réfugies en Espagne avant de te rendre à Genève pour une belle histoire, dans cette ville qui sera ta terre d’accueil et dont nous aimerions qu’elle le reste toujours, pour tous ceux et toutes celles qui comme toi doivent fuir. Je me sens très humble face à un tel parcours familial et social, et j’ai toujours peu de mots pour dire l’admiration qu’il m’inspire. Comme tant d’autres migrantes et migrants, tu portes en toi une histoire de déchirement, de départ, mais aussi d’espoir, d’intégration dans un autre lieu. Au fond, tu as vécu dans ta chair ce que 18


bien d’autres ont aussi connu et pour lesquels tu t’es battue sans relâche. A l’hôpital, tu étais révoltée en me montrant un article sur internet sur les bateaux de réfugiés et les morts en mer juste sous une photo de pub pour un bateau de croisière. Tu as habité ton parcours de vie de manière positive. Selon moi, tu as réinventé le devoir de mémoire et as su rebondir face aux aléas du destin. Engagée professionnellement et socialement contre la révision du droit d’asile, tu as milité pour le droit des réfugiées et des réfugiés, prolongeant ton engagement par l’action politique parlementaire dont tu m’as dit que ce fut un pas de plus vers l’intégration. Tu nous rappelles que le droit de vote et d’éligibilité est un droit fondamental, car il permet à chacun et chacune de trouver sa place et de s’intégrer dans la société où il vit. A mes yeux, chère Silvia, tu incarnes la figure de citoyenne du monde. Tu m’as dit aussi : «L’intégration, cela met du temps !» Ce temps précieux, tu as alors décidé de le consacrer à ce qui te donnait le plus de plaisir, tes filles, ton petit-fils, les tiens et les actions de paix entre juifs, musulmans et chrétiens. Tu as voulu aussi cultiver le temps de l’instant PostScriptum septembre 2013

présent, injonction que tu nous adresses encore avec sagesse. Avec humour, tu m’as dit faire simplement un choix qui pouvait être résumé - selon tes propres dires - par le proverbe «Qui veut voyager loin ménage sa monture ». Ma chère Silvia, je te souhaite un beau voyage, ma chère amie, qu’il est dur de ne pas cheminer à tes côtés, de ne plus papoter entre filles, mais je garde de toi la nécessaire capacité de m’indigner et ta voix nous chuchotera de garder cette capacité intacte dans le respect de l’autre et la solidarité. Servir était ta boussole et ce sera notre boussole. Comme tu l’as écrit, les rencontres véritablement significatives ne se perdent jamais et restent présentes dans la vie.

UN TOIT, C’EST UN DROIT LE TERRITOIRE, C’EST UN BIEN COMMUN CRISE DU LOGEMENT: ÇA SUFFIT !

La politique du logement est le terrain de jeu des promoteurs et des spéculateurs avec la complicité de l’Etat. Il manque toujours autant de logements, les loyers sont toujours plus chers, les baux et les droits des locataires toujours plus précaires.

TOUTES ET TOUS À LA MANIFESTATION SAMEDI 28 SEPTEMBRE À 14 H PLACE DES ALPES 19


POSTSCRIPTUM06/13 PSG

Elections 2013 JAB

1200 GE2 P.P./JourNal

Nos candidat-e-s au Conseil d’Etat: Thierry Apotheloz, Conseiller administratif à Vernier Anne Emery-Torracinta, Enseignante, députée Roger Deneys, Entrepreneur, député Sandrine Salerno, Maire de la Ville de Genève

Jean-Charles Rielle Lydia Schneider Hausser Romain de Sainte Marie Irène Buche Christian Dandrès Nicole Valiquer Grecuccio Marko Bandler Isabelle Brunier Antoine Droin Salima Moyard Cyril Mizrahi Guylaine Antille Denis Chiaradonna Marion Sobanek Melik Özden Maria Casares, Jean-Louis Fazio Caroline Marti Thomas Wenger Dorothée Marthaler Alberto Velasco Jennifer Conti Jean Berthet Albane Schlechten Roberto Baranzini Samira Allisson Julien Dubouchet Corthay Marie-Lourdes Desardouin Christian Frey Fatima Rime Andres Revuelta Christiane Olivier Regis de Battista Adrien Faure Pablo Garcia Serge Raemy Jean-Claude Jaquet Cruz Melchor Eya Nchama Mohammed Benouattaf Muharrem Temel

Changement d’adresse: PSG - Rue des Voisins

Nos candidat-e-s au Grand Conseil

Le 6 octobre, votez

Liste 1 au Conseil d’Etat

Liste 2 au Grand Conseil

Locaux du PSG: Rue des Voisins 15 (code 2108A)


Postscriptum 07/13