Issuu on Google+

Faits divers et justice

Page 4 Argenteuil Une fillette de 2 ans au-dessus du vide Une fillette de 2 ans laissée seule dans un appartement fermé à clé, avec une fenêtre ouverte… C’est la situation à peine croyable à laquelle la police d’Argenteuil a été confrontée ce week-end. Vendredi 16 septembre vers 19h45, alertés par des passants, les policiers et les pompiers sont intervenus rue des Iris, à proximité de l’avenue Jean-Jaurès, pour porter secours à une petite fille, suspendue au-dessus du vide, depuis un balcon situé au quatrième étage. Quand les secours sont arrivés sur place, la petite avait la moitié un corps qui dépassait du balcon. Une équipe est restée au

pied de l’immeuble, pour assurer sa sécurité en cas de chute. D’autres policiers sont montés au quatrième. À force de persuasion, ils sont parvenus à se faire entendre de la petite fille et à lui expliquer qu’elle devait revenir dans la pièce et se rapprocher de la porte d’entrée, laquelle était fermée à clé. Le père de la fillette est arrivé dans l’immeuble au moment où les secours s’apprêtaient à enfoncer la porte. Une fois à l’intérieur, les équipes de secours ont découvert un appartement insalubre, dont le sol était jonché de vêtements sales. Le père a été auditionné par la E.G. police.

EN BREF ERMONT-FRANCONVILLE

Le chauffard prend la fuite devant les policiers Lundi 12 septembre vers 22h45, à hauteur de la station BP, une patrouille de la BAC a pris en chasse une Renault Laguna qui venait de commettre plusieurs infractions. Le conducteur avait emprunté un sens interdit et grillé un feu rouge. À la vue des policiers, il a pris la fuite sur l’A115, puis sur la RN 184 en direction de Beauvais. À Franconville, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule et heurté un trottoir. En compagnie de son passager, il s’est enfui à pied, avant d’être interpellé. Âgé de 20 ans, il a été placé en garde à vue. Le passager de la Laguna a réussi à échapper à la police.

DEUIL - LA - BARRE

Le tribunal a rejeté la demande du collectif de soutien

Roms des Taillis : l’expulsion malgré tout ?

L

e juge du tribunal administratif a estimé que les motifs invoqués pour obtenir la suspension de l’arrêté d’expulsion étaient insuffisants. C’est donc un retour à la case départ. Jeudi dernier, devant le tribunal administratif de Cergy, Me Cédric Lemoine, qui représente la quinzaine de familles Roms installées au lieu-dit Les Taillis depuis un an, a insisté sur la radicalité de la demande formulée par la mairie, sous la forme d’un arrêté placardé à l’entrée du camp le 7 septembre. «Depuis un an, a-t-il expliqué lors de sa plaidoirie, la municipalité a joué le jeu de l’intégration et du jour au lendemain, à la stupéfaction générale, ces familles sont sommées de quitter les lieux. On ne comprend pas quelle mouche a piqué le maire.» Soutenues par le collectif “Roms Deuil-la-Barre”, les quinze familles installées aux Taillis ont scolarisé leurs enfants.

 Jeudi, les familles ont réclamé une suspension de l’arrêté, devant le tribunal administratif de Cergy.

Toutes sont domiciliées au sein du centre communal d’action social (CCAS).

Conseil d’État Des mesures concrètes ont été prises «dans le cadre d’une politique d’encouragement à l’intégration» : vaccination des enfants, installation de toilettes sèches, ramassage des ordures… Du jour au lende-

main, plus rien. Pour motiver la signature de cet arrêté d’expulsion, le maire (UMP) de Deuil-la-Barre, Jean-Claude Noyer, évoquait dans nos colonnes, la semaine dernière, un «problème de salubrité publique» et des «risques d’asphyxie» liés à «plusieurs feux qui provoquent des fumées toxiques». En réponse à cet argument, le collectif de soutien,

par la voix de Monique de Martinho, a expliqué que les containers à ordures fournis par la mairie avaient été incendiés, mais pas par les Roms, et qu’ils n’avaient jamais été remplacés. Les familles sont donc contraintes de brûler les déchets, pour éviter d’attirer les rats. En début de semaine, le collectif de soutien, qui a adressé un courrier au maire l’enjoignant de faire une proposition de logement aux familles et de «prendre ses responsabilités face à ce drame», n’excluait pas la possibilité de formuler un recours devant le Conseil d’État. Lors de l’audience de jeudi, dans une intervention qui a laissé l’assistance pantoise, l’avocat de la municipalité a indiqué : «Depuis un an, nous avons été trop gentils. C’est dégradant de vivre sur ce terrain : il vaudrait mieux remercier le maire d’avoir pris cette décision pour leur permettre de trouver un logement h GARDET décent»…Elisabeth

EN BREF PRISE DE COMMANDEMENT

Les gendarmes ont un nouveau patron

FRANCONVILLE

Feu de friteuse au restaurant Les pompiers sont intervenus dans un restaurant situé au 22, rue de Paris, mardi 13 septembre, vers 17h, pour un feu de friteuse. Un employé, légèrement intoxiqué par les fumées, a été transporté à l’hôpital d’Eaubonne. BEZONS

Il tente d’avaler une clé devant les policiers Mardi 13 septembre à 20 h 30, dans le cadre d’une surveillance liée à un trafic de stupéfiants, les policiers de Bezons ont assisté à une scène plutôt insolite, dans le quartier des Brigadières. Un homme, monté sur un vélo, a pris la fuite en les voyant arriver. Quand les policiers l’ont rattrapé, il a tenté d’avaler une clé, avant d’être maîtrisé. Ladite clé servait à ouvrir un local situé dans les parties communes d’un immeuble. L’individu, âgé de 23 ans, avait dans les poches 700 euros en liquide et deux sachets d’herbe. Un peu plus tôt dans la journée, six personnes avaient été interpellées dans la même cité, au terme d’une surveillance le long du boulevard Jean-Jaurès. 1 200 euros en liquide, 400 g de résine et 45 g d’herbe ont été découverts sur eux. Âgés de 20 à 43 ans, ils ont été placés en garde à vue. MONTIGNY-LÈS-CORMEILLES

Un blessé grave dans l’accident

Mardi 13 septembre à 15h30, le conducteur d’un deux-roues a été percuté par un poids-lourd le long du boulevard VictorBordier, dans des circonstances qui restent à préciser. La victime, gravement blessée, a été transportée à l’hôpital d’Argetenteuil. SAINT-PRIX

Il s’exhibe devant une crèche L’homme n’a pas apprécié que le personnel de la crèche refuse de lui ouvrir, alors qu’il tambourinait contre la porte de secours. Il a trouvé un moyen curieux pour le faire savoir. Devant la crèche municipale de Saint-Prix, mardi 13 septembre vers 13h15, il a baissé son pantalon et montré ses fesses… Âgé d’une trentaine d’années, il est toujours recherché.

Nous contacter Faits divers et justice : Elisabeth Gardet. Tél. : 01.34.35.10.25. Mail : e.gardet@la-gazette.fr.

Le Parisis Forum emploi  Le colonel Patrick Henry

185 x 3

Mardi 13 septembre, une cérémonie militaire s’est tenue dans la cour d’honneur du château d’Écouen, en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires du département. Dans le cadre d’une traditionnelle cérémonie de prise de commandement, le colonel Patrick Henry, qui succède au colonel Philippe Caussé, a officiellement été nommé à la tête de la gendarmerie nationale, qu’il dirige depuis le mois d’août. C’est le général de corps d’armée Denis Favier qui lui a remis le fanion du groupement de la gendarmerie du Val-d’Oise. Quelques minutes plus tôt, trois officiers de gendarmerie avaient reçu une médaille au nom du ministre des Armées, pour “actes exceptionnels”.

Olivierr SUREAU Rédaction n :  01.34.35.10.25. E-maill : e.gardet@la-gazette.fr

La Gazette du Val-d’Oise du mercredi 21 septembre 2011


roms dlb