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Synopsis / Brief

A la frontière de la médecine et de la robotique, des prothèses et des organes artificiels toujours plus performants sortent enfin des laboratoires, pour rendre leur autonomie aux paralysés ou aux amputés. Connectées directement au tissu vivant (muscle, peau, cellules nerveuses), contrôlées intuitivement par la pensée, ces prothèses et implants high-tech sont appelées “I nterfaces hommemachine”. Tout l’organisme est concerné par cette révolution bionique mondiale, permise par la miniaturisation des composants électroniques et robotiques, et les progrès scientifiques dans la compréhension du système nerveux, en particulier le codage des informations sensorielles et des commandes motrices. Oeil, bras, main, jambe, coeur : tout l’organisme est concerné. Ce reportage présente les patients et les médecins qui abolissent, au quotidien, les frontières entre l’homme et la machine. Bienvenue dans un monde bionique. L’oeil

Rétine électronique : l’espoir au bout du tunnel Un essai clinique mené depuis 2008 sur 31 patients aveugles dans cinq pays (France, Suisse, Grande-Bretagne, USA, Mexique), a conduit à fixer, sur la surface de leur rétine, d’un implant constitué de 60 électrodes, connectées à une caméra vidéo et un microprocesseur. Cette «  rétine électronique  » transmet les images captées par la caméra vers le cerveau, codées sous forme d’impulsions électriques. Grâce à ce dispositif révolutionnaire, les patients atteints d’une dégénérescence des cellules photoréceptrices de la rétine percoivent de nouveau des informations visuelles utiles, comme les bords de trottoir,  les portes et fenêtres, ou des lettres de grande taille… En attendant les implants rétiniens de prochaine génération, plus performants, qui permettront de lire des textes entiers. Portrait  : Gilles, France, atteint de rétinopathie, équipé d’un implant rétinien. La main

L’homme bionique haut la main En Ecosse, la société Touch Bionics fabrique des mains bioniques high-tech pour les amputés, permettant une dextérité inespérée. Le patient actionne le poignet et les doigts de sa main artificielle en contractant ses muscles fléchisseurs et extenseur, le signal généré étant transmis au processeur de la main bionique par deux électrodes branchées sur sa peau. Scier du bois, taper un texte sur un clavier, glisser une clé dans une serrure : ces gestes sont possibles grâce aux mains bioniques de dernière génération dont la Pulse, qui se connecte même à un PC via une connection wi-fi, pour que l’utilisateur apprenne à la manipuler et la programme selon ses besoins. Portrait : Donald McKillop, Ecosse, amputé, équipé d’une main bionique Pulse

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Bionic Organs: A Medical Revolution  

With the advent of the Human-machine interfaces, the borders between the alive and the artificial become blurred... For the biggest profit o...

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