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PARTI SOCIALISTE DU HAUT-RHIN

REVUE DE PRESSE LOCALE Date

Sources : L’Alsace / Les Dernières Nouvelles d’Alsace


© Dna, Dimanche le 19 Mai 2013 / Monde Droits de reproduction et de diffusion réservés

Élus Semaine parlementaire

Lecture, plasma sanguin et plomb

ZONES FRANCHES URBAINES Fabienne Keller La sénatrice (UMP, Bas-Rhin) a apporté son soutien au rapport des députés Michel Sordi et Henri Jibrayel sur les zones franches urbaines (ZFU) proposant la reconduction de ce dispositif jusqu'à fin 2017. Elle estime que les ZFU correspondent bien au « caractère stratégique et indispensable de l'animation économique des quartiers difficiles ». Elle rappelle que, comme maire de Strasbourg (2001-2008), elle a mené la « rénovation urbaine » dans les quartiers du Neuhof, de la Meinau et de Hautepierre. PHOTOVOLTAÏQUE CHINOIS Philippe Bies Lors des questions d'actualité au gouvernement, le député (PS, Bas-Rhin) a interrogé Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, sur les relations Chine - Europe et le « dumping » que ferait la Chine sur les panneaux photovoltaïques. La ministre a confirmé que la France voterait pour la hausse des droits de douane sur ces panneaux chinois et que la Commission européenne allait enquêter sur la situation similaire du marché des équipements de télécommunication. MUTUELLES ET RÉGIME LOCAL André Reichardt Le sénateur (UMP, Bas-Rhin) s'est abstenu sur le projet de loi relatif à la sécurisation de l'emploi. Motif : il pose « un problème de coexistence avec le régime local d'assurance-maladie d'Alsace-Moselle ». Le président de la commission d'harmonisation n'est pas convaincu par les « adaptations » que prévoit le texte, à négocier au plan national. CENTRES SOCIOCULTURELS Armand Jung Le député (PS, Bas-Rhin) a reçu réponse de Valérie Fourneyron, ministre des Sports, à son inquiétude sur les centres socioculturels. Elle l'assure du soutien du ministère à la fédération des centres socioculturels, et d'un possible partenariat 2013-2015.


LÉGUMES FRANCAIS Laurent Furst et Patrick Hetzel Les deux députés (UMP, Bas-Rhin) ont interrogé le ministre en charge des Affaires européennes sur les distorsions de concurrence « que subissent les producteurs de légumes français » - une production en baisse de 30 % en quinze ans, en raison du « dumping social » d'autres pays, notamment les Pays-Bas et l'Allemagne. Par ailleurs, Patrick Hetzel a été choqué par l'organisation du débat relatif au projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche - qu'il juge « chaotique » - et a demandé le report de son examen. APPRENTISSAGE DE LA LECTURE Claude Sturni Le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon a répondu au député (app. UMP, Bas-Rhin) Claude Sturni qui l'interrogeait sur les méthodes d'apprentissage de la lecture en primaire, proposant de revenir à la méthode « syllabique » plutôt que la méthode « globale ». Le ministre a indiqué que les méthodes prônées aujourd'hui sont plutôt « mixtes » et qu'un soin particulier était porté « à la maîtrise de la langue au sein des apprentissages ». PLASMA SANGUIN André Schneider Le ministre des Affaires sociales Marisol Touraine vient de répondre au député (UMP, Bas-Rhin) André Schneider qui l'avait interrogé sur l'arrêt des prélèvements de plasma. Elle y explique que la baisse de production française de médicaments dérivés du sang est la conséquence du marché européen par appel d'offres - en la matière. Un parlementaire a été chargé de mission pour y réfléchir. ENTREPRISES DU BÂTIMENT Antoine Herth Le député (UMP, Bas-Rhin) a relayé auprès de Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances, les soucis des entreprises artisanales du bâtiment et leur demande d'un « plan de relance » avec, par exemple, une TVA à 5 % sur les travaux de rénovation de logements. PLOMB Francis Hillmeyer Le député (UDI, Haut-Rhin) a rappelé au gouvernement que de « nombreuses canalisations en plomb » ne correspondent pas à la norme européenne visant à diviser par 2,5 la teneur maximale en plomb dans l'eau du robinet à compter de 2014. Il demande que les Agences de l'eau, financées à 90 % par les


redevances payées par les usagers, abondent le budget de l'Agence nationale de l'habitat pour soutenir l'effort de rénovation du parc privé. MURS ANTIBRUIT Jean-Louis Christ Le député (UMP, Haut-Rhin) a interpellé le gouvernement sur le financement des murs antibruit sur la RD83-A35 à hauteur d'Ostheim et de Guémar, un véritable serpent de mer. Sous l'ancien gouvernement, 10 millions d'EUR ont été budgétés pour la réalisation globale de l'opération ; seuls 3 millions ont été débloqués à ce jour, regrette le parlementaire. Le ministre des Transports a assuré que les travaux seront poursuivis dans leur intégralité avec la participation de la Région Alsace et le département du HautRhin à hauteur de 25 % chacun. ISRAËL-PALESTINE Jean-Luc Reitzer En commission des affaires étrangères, le député (UMP, Haut-Rhin) a interrogé Saeb Bamya, coordinateur palestinien du groupe d'Aix, sur le rapport de la Banque mondiale qui dresse « un bilan accablant des restrictions économiques imposées par Israël aux territoires palestiniens ». « Si le statu quo se poursuit, l'économie palestinienne ne connaîtra jamais de reprise », a estimé Saeb Bamya.


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Entre nous

On peut s'écharper pendant cinq heures au conseil municipal et, le lendemain, trinquer ensemble avec le sourire à l'inauguration de la Foir'Expo, comme le prouvent les UMP Lara Million et Jean Rottner et les socialistes Cléo Schweitzer et Dominique Caprili. Photo Édouard Cousin

La roue tourne Vendredi soir, lors de l'inauguration de la Foir'Expo de Mulhouse, le président du Parc-Expo Philippe Maitreau s'est réjoui de l'aspect populaire de la manifestation, évoquant notamment la grande roue installée sur la place centrale. La grande roue, quelle grande roue ? En fait, un accident a définitivement stoppé l'attraction du côté de Sélestat. Reste quand même, pour s'envoyer en l'air, le simulateur de vol spatial... Défouloir nostalgique « L'événement du jour, ce n'est pas le Festival de Cannes, c'est ici, à Mulhouse, a insisté le préfet Vincent Bouvier lors de cette inauguration. Mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à me faire relaxer à côté du maire. » On aurait dû le prévenir : lors de la visite des manifestations comme la foire, Jean Rottner s'arrête à tous les stands et essaie tout ce qui peut l'être, goûte tous les plats proposés et ne refuse aucun challenge. Si le préfet a accepté un massage en compagnie du maire sur des fauteuils spéciaux, il n'est pas allé jusqu'à jouer en sa compagnie sur une mini-borne d'arcade d'allure vintage - mais intégrant


une tablette graphique dernier cri - au mythique jeu d'Atari Centipede, datant du début des années 80. Le représentant de l'État avait sans doute moins besoin que l'élu de se défouler en tirant sur des champignons et des mille-pattes comme s'il s'agissait d'opposants politiques. Étrange porte-parole Lors du conseil municipal de Mulhouse, jeudi soir, la socialiste Cléo Schweitzer a indubitablement réussi son effet. Moins par les critiques qu'elle exprimait - « Force est de constater que la majorité actuelle se désagrège un peu plus chaque jour. Il est vrai que c'est là la conséquence de compromissions improbables qui se délitent à l'approche des prochaines échéances électorales. » - que parce qu'elle n'en était pas l'auteur. L'opposante citait en effet l'éditorial du blog de la députée UMP Arlette Grosskost, qui termine son propos en n'excluant pas de se présenter à l'investiture de son parti pour les élections municipales, contre le maire Jean Rottner. La députée a apparemment été ravie de trouver en Cléo Schweitzer une surprenante porte-parole au sein du conseil municipal dirigé par son ex-suppléant. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis... La drague est ouverte L'exclusion - pour avoir assisté à une réunion FN avec Marine Le Pen - de Fabrice Ciarletta et de Christelle Ritz du groupe majoritaire a été l'un des multiples moments chauds de cette séance du conseil municipal de Mulhouse. Affirmation de principes pour les uns, signe de délitement de la majorité pour les autres, c'est aussi une opportunité pour le Front national. « Une vaste opération de contact auprès des militants de l'UMP est engagée pour les appeler à nous rejoindre afin que nous fassions liste commune à Mulhouse », annonce ainsi le leader mulhousien du FN Patrick Binder. On peut supposer qu'il s'agit moins d'un signe d'ouverture que d'une volonté de diviser un peu plus une majorité municipale qui multiplie les signes de perte de cohésion. Fin de rêve pour Abi On se souvient peut-être d'Abigail Courroy, dite Abi, cette jeune professeur d'anglais mulhousienne qui avait été sélectionnée au concours du « meilleur job du monde » en Australie (L'Alsace du 28 avril et du 2 mai). Malheureusement, la vidéo où elle affichait ses soutiens n'a pas été retenue par le jury et les rêves australiens d'Abi s'envolent. Peut-on mettre ça sur le compte de la prestation - audacieusement déguisée pour le premier - de Jean Rottner et de Jean-Marie Bockel, dont l'expression anglaise avait clairement de


quoi faire sourire les puristes anglophones ? Un risque que n'a pas pris, de son côté, le présentateur vedette Jean-Pierre Pernaut qui a préféré s'exprimer dans une langue qu'il maîtrise, le français, avec des sous-titres... Régisseurs impromptus Une mauvaise surprise attendait le duo de guitares Fimbel & Membrado quand il s'est présenté à la chapelle Saint-Jean de Mulhouse pour son concert : la salle était envahie de matériel destiné au festival Ch'Appelles. En deux temps trois mouvements - ce qui convient à des musiciens - les bénévoles de l'association Darna qui animaient le festival ont débarrassé les lieux et mis des chaises pour permettre le concert. Mieux : ils ont laissé sono et éclairage. « Ce qui semblait être un problème a finalement été un avantage : nous n'avions prévu ni micro ni lumières », a confié Jean-Jacques Fimbel, ravi. Les membres de Darna, de leur côté, ont apprécié les sons inattendus de la guitare classique qui leur parvenaient jusque dans la cour. Un vrai échange interculturel. Olivier Chapelle et Jean-Claude Ober


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Ça se raconte

Le référendum planté et les scrutins à venir

Hier à la Foire de Mulhouse : Antoine Homé, Olivier Becht, Catherine Troendlé, Marcel Bauer (maire de Sélestat, représentant le Bas-Rhin) et Patricia Schillinger. Photo T. G.

Il était dommage que le président du conseil régional Philippe Richert n'ait pas présenté lui-même son plan pour l'activité et l'emploi hier, à la Foire de Mulhouse. Même s'il n'est pas certain que le débat ait pris une autre tournure. La question du non au référendum du Haut-Rhin aurait-elle été évoquée ? « Les élus ont présents étaient dans leur grande majorité en faveur du conseil unique. Ils n'ont cependant pas vraiment mouillé leur chemise pour convaincre autour d'eux... », observe un maire. L'opposition très critique. - Le groupe socialistes et démocrates du conseil régional s'est montré très incisif envers les propositions de Philippe Richert. « Pour reprendre pied, alors qu'il est affaibli, le président Richert a décidé de s'intéresser aux dossiers régionaux », tacle l'opposition - qui est coresponsable de l'échec du référendum puisque le PS haut-rhinois était pour le oui. « Tout ce qui est dans ce plan aurait pu être entrepris depuis quatre ans », insiste Antoine Homé, en demandant que la future agence économique soit installée à Mulhouse. Pour le reste, il est sceptique sur une réflexion prospective, à moins de deux ans des régionales. Tout sera question de méthode...


Dispute fratricide à Mulhouse. - On croyait le maire UMP de Mulhouse Jean Rottner et la députée UMP Arlette Grosskost, membres d'une même famille politique. Sur son blog, la députée, par ailleurs vice-présidente du conseil régional, a annoncé son intention de demander l'investiture pour les municipales de 2014. « Jean Rottner est le seul candidat UMP, soutenu par tous les parlementaires [NDLR : à l'exception de l'intéressée]. Toute autre démarche affaiblirait notre famille politique, au bénéfice de la gauche et du FN », a répliqué hier Catherine Troendlé, membre de la commission nationale d'investitures. Celle-ci « investit les sortants, et plus particulièrement s'ils sont jeunes et porteurs d'une dynamique d'avenir ». Les autres auraient-ils du souci à se faire ? Ça se bouscule à Colmar. - À Colmar, Gilbert Meyer est sorti du bois plus tôt qu'à l'accoutumée, en officialisant sa demande d'investiture UMP (L'Alsace du 28 avril). Mais le maire sortant se voit déjà disputer l'étiquette par Pierre Ouadi, chef d'entreprise et délégué UMP de la 1re circonscription. « Lors d'une formation de cadres, Jean-François Copé avait promis qu'il ne renouvellerait pas les investitures aux maires de plus de 70 ans », tacle l'outsider, qui plaide pour « le renouvellement », « une ville plus humaine » et revendique une légitimité issue des militants. Du beau sport en perspective. Il ne manquerait plus que le député Eric Straumann s'y mette... Les schémas de la discorde. - Le redécoupage cantonal en vue des élections départementales de 2015 - la date a été validée par le Conseil constitutionnel est à peine amorcé que le débat fait rage. À l'initiative du député UMP Eric Straumann, une réunion concernant la région colmarienne a rassemblé une soixantaine d'élus, mercredi soir. Le schéma, transmis au préfet, fait consensus. Ce n'est pas le cas de la proposition du conseil général du Haut-Rhin, qui prévoit notamment de maintenir deux petits cantons : Ribeauvillé/Sainte-Marieaux-Mines d'une part, Kaysersberg/Lapoutroie de l'autre. « Incohérent », « illogique », ont dit la plupart des élus, qui plaident pour un seul grand ensemble. Jean-Louis Christ, lui, a boudé la rencontre. Le député UMP de la 2e circonscription suggère à ses collègues de la 1re de « se mêler de leurs oignons ». Tickets pour les sénatoriales. - À l'automne 2014, les grands électeurs seront appelés à choisir les sénateurs. Du côté de l'opposition haut-rhinoise, personne ne conteste le leadership de Catherine Troendlé, sénatrice UMP sortante. Quel sera l'élu en seconde position ? « Il est urgent d'attendre le résultat des municipales », affirme-t-elle. Tout dépendra aussi d'un éventuel accord entre l'UMP et l'UDI. Alors ? Charles Buttner (UMP), Jean-Marie Bockel, ou René


Danési qui sont tous les deux UDI ? Ce dernier a indiqué hier qu'il ne comptait « pas prendre sa retraite l'année prochaine ». On a cru comprendre qu'il sera candidat quoi qu'il arrive... Mais la question se pose aussi au PS qui n'a plus qu'un sortant, en l'occurrence une sénatrice Patricia Schillinger. Conduira-t-elle la liste ou devra-t-elle laisser la première place à Antoine Homé ? À suivre. Reitzer, militant en 1967. - Le député et maire d'Altkirch Jean-Luc Reitzer a rencontré André Bord en 1967, alors que le ministre UDR avait présidé une réunion à la Halle aux Blés. Reitzer, qui avait 16 ans, en avait profité pour lui remettre une lettre en faveur des Patriotes résistants à l'occupation. Mais surtout, c'était sa première intervention en public, devant 450 personnes. « André Bord avait salué en moi l'avenir, au grand dam des notables de l'époque, se souvient Reitzer. Il m'a toujours prêté attention... » Même si le député et le président de la Fondation Entente franco-allemande « n'étaient pas d'accord sur l'indemnisation des RAD-KHD ». Qui a été réglée quand JeanMarie Bockel a été secrétaire d'État aux Anciens combattants. Y. B., avec Clément Tonnot


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Maires

René Danési défend« le plan Richert pour l'Alsace »

René Danési a « représenté » Philippe Richert, mais « sans le remplacer »... Photos Thierry Gachon

Avant même son adoption - fin juin - par l'assemblée régionale, le plan de Philippe Richert en faveur de l'économie et de l'emploi a été présenté hier aux maires du Haut-Rhin. Réactions. Comme annoncé, le président du conseil régional Philippe Richert n'a pas participé à la traditionnelle « journée des maires » à la Foire de Mulhouse. L'ancien ministre assistait hier matin aux obsèques de celui qui a affiché la plus longue carrière d'un Alsacien au gouvernement, André Bord (lire en page 38). Il avait demandé à René Danési, président de l'Association des maires du HautRhin et vice-président du conseil régional, d'intervenir à sa place. Devant une assemblée moins fournie que d'habitude, ce dernier a présenté « le plan Richert pour l'Alsace », selon son expression, « avec une partie opérationnelle et une partie prospective ». Mais le référendum sur le conseil unique planait sur les débats. S'il a été évoqué par l'un ou l'autre intervenant, nul ne s'est risqué à analyser les causes de l'échec. René Danési a détaillé l'enveloppe de 20 MEUR (millions d'euros) du plan régional (L'Alsace d'hier), dont 9 MEUR destinés à soutenir des projets des communes et intercommunalités. Entre 150 à 200 communes pourraient bénéficier d'un coup de pouce à des projets dont elles peinent à boucler le financement. « Je pourrai déposer un dossier dès le 29 juin, au lendemain du


vote ? », a lancé un élu. « Les dossiers seront examinés à partir de septembre », a répondu sobrement l'orateur. Six thèmes de réflexion Le président des maires du Haut-Rhin a aussi défendu « le projet de création d'un établissement public foncier régional, à l'image de celui qui existe déjà dans le Bas-Rhin ». Une proposition saluée par le maire de Mulhouse, Jean Rottner, qui y voit la possibilité donnée aux élus « de maîtriser des emplacements stratégiques dans la durée ». En l'absence de représentant de l'exécutif départemental - le président Charles Buttner était retenu par une inauguration à Masevaux -, on ignore quelle est la position du conseil général, partenaire indispensable d'un tel établissement. Mais surtout, René Danési a insisté sur les mesures en faveur de la formation des jeunes, notamment pour leur permettre d'acquérir les bases de l'allemand professionnel. Tout en rappelant, à la suite d'une interpellation, que « la Région travaille dans un cadre fixé par l'État et l'Europe ». Enfin, il a évoqué le deuxième volet de ce plan, à savoir « la démarche prospective Alsace 2030 » que veut lancer la Région, avec les Départements et les agglomérations. Six thèmes de réflexion - compétitivité et attractivité, mobilité et transports, transition énergétique, formation des jeunes, culture et identité régionale, environnement et biodiversité - seront soumis à des groupes de travail cet automne. « Nous devons conjuguer nos talents dans le respect de nos différences », a lancé le président Danési, bien conscient que « l'échéance de 2015 pourrait obscurcir l'horizon ». « C'est un plan conjoncturel. Après l'échec du référendum, il est très important de travailler à la cohérence de l'économie et du tourisme », a demandé Antoine Homé, maire de Wittenheim et porte-parole du PS au conseil régional, pour qui « les trois présidents doivent se réunir rapidement et aboutir à la fusion des agences ». Concernant la formation des jeunes Alsaciens, pour leur permettre de travailler en Allemagne, le Thannois Michel Habib (PS) a demandé que « la Suisse soit prise en compte ». « Attention aussi à proposer de vrais emplois qualifiés à nos jeunes et non des jobs à 400 EUR », a mis en garde le maire de Mulhouse, Jean Rottner, « Il faut profiter des opportunités en Suisse et en Allemagne », a soutenu avec force Pascale Schmidiger, en charge du bilinguisme au conseil régional, en déplorant que la filière bilingue est suivie par 20 000 élèves, au lieu des 28 000 attendus. « Ce référendum nous a pris beaucoup de temps et d'énergie. Aujourd'hui, tous les élus doivent avancer ensemble », a plaidé Daniel Adrian, maire de Landser


et conseiller général de la majorité, en citant « le TGV Rhin-Rhône, l'économie, l'enseignement des langues »... «Capacité d'innover » « Il faut se remettre au travail et dépasser tout ce qui nous freine. L'Alsace doit retrouver sa capacité d'innovation et s'enrichir avec ce qui se fait de meilleur ailleurs », a renchéri Jean Rottner, en appelant les élus à se montrer ambitieux » et à « mouiller leur maillot pour l'Alsace ». Une intervention applaudie par ses collègues... En ouverture, dans un discours très offensif visant à défendre Mulhouse, tout en se montrant « raisonnablement optimiste pour l'avenir », son maire s'est dit préoccupé de « la place des citoyens dans la politique ». Une problématique qui se pose aussi bien au niveau régional - le vote du 7 avril l'a montré - que dans une grande ville comme Mulhouse. « Il faut pousser les murs pour laisser plus de place aux citoyens et permettre une expression démocratique renouvelée », a-t-il affirmé. La réflexion prospective régionale pourra servir de travaux pratiques. Yolande Baldeweck


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Transfrontalier Rapport du consultant Jacques Degermann

« Repenser le modèle » Dans son rapport sur l'agglomération trinationale de Bâle, Jacques Degermann propose la création de zones d'activité à statut économique et social européen. Elles limiteraient les concurrences dont l'Alsace pâtit sur le plan économique. « Nous sommes devenus la lanterne rouge de ce secteur. Mieux vaut entreprendre et prendre des risques que de constater les risques de notre disparition. » C'est dans cette perspective que Charles Buttner a demandé au consultant Jacques Degermann de réactualiser le rapport qu'il avait produit en 2007 à la demande du conseil général du Haut-Rhin sur l'agglomération trinationale de Bâle. « Nous étions très bons, l'objectif est de redevenir très bons » La crise économique, la désindustrialisation de l'Alsace, la problématique de l'EuroAiport et la métropolisation bâloise ont profondément modifié les équilibres régionaux ces dernières années. Face à une réalité crue (lire cidessous), l'expert conçoit ce triangle comme un « territoire d'expérimentation pour un nouveau modèle d'aménagement et de développement économique ». Il propose sept projets pour « se connecter à l'économie rhénane dynamique ». Il évoque la transition énergétique transfrontalière qui a le mérite d'être concrète et fédératrice, la création de centres de compétences transfrontalières, le règlement du problème juridique de l'EuroAirport et plus généralement des petits problèmes administratifs locaux, la création d'une Compagnie trinationale du Rhin et l'achèvement de la LGV Rhin-Rhône. Mais la proposition la plus séduisante consiste à créer des zones d'activité à statut économique et social européen. « Non pas une zone franche mais une zone qui préfigure l'Europe économique, environnementale et surtout sociale de demain », précise Jacques Degermann. Ces zones, dans lesquelles le droit fiscal et le droit du travail seraient identiques pour les entreprises françaises, allemandes et suisses, permettraient notamment à l'Alsace de s'approprier une partie du contexte institutionnel dans


lequel évoluent les entreprises et qui freine sa compétitivité par rapport à ses voisins. « L'ennemi est souvent à l'intérieur » Pierre Vogt a tenu à nuancer l'enthousiasme de ses collègues en rappelant, à juste titre, l'existence de « freins » à ces évolutions. « L'ennemi est souvent à l'intérieur », a relevé le conseiller général de Cernay après avoir cité ses concitoyens qui ne sont « pas convaincus par la chose » et regretté la faible influence de l'Alsace dans le couple franco-allemand. Le vice-président Francis Flury propose de mettre en place un lobbying fort à Bruxelles pour défendre cette « spécificité européenne ». « L'Alsace doit repenser le modèle qui a fait son succès. Nous étions très bons, l'objectif est de redevenir très bons », conclut Jacques Degermann, originaire de Barr. Ses pérégrinations professionnelles parfois lointaines font qu'il regarde sa région natale avec une hauteur et un recul indispensables, ce que beaucoup d'autochtones peinent à faire. Franck Buchy

Un constat sévère Plusieurs conseillers généraux ont concédé que la vérité était difficile à entendre. Le constat chiffré dressé par Jacques Degermann ne fait que confirmer le décrochage de l'Alsace et du Haut-Rhin par rapport à ses voisins bâlois et badois. « L'Alsace est confrontée aux deux pays les plus compétitifs d'Europe, sans compter que le canton de Bâle-Ville est le plus performant de Suisse. Nous sommes à côté des meilleurs du monde », observe le consultant. Un décalage renforcé par la crise et les difficultés de l'Alsace. Elle est la région française qui a connu la plus forte chute relative de son PIB en 18 ans et sa balance commerciale est négative depuis 2010. « Compte tenu de leur structure d'activité fragile, le Haut-Rhin et le nord de la Franche-Comté sont les plus exposés à la concurrence mondiale. Le coût de production est trop élevé pour le niveau de gamme de production », constate Jacques Degermann. Autres handicaps : la qualité moyenne de formation des ressources humaines alsaciennes et le recul de la maîtrise de la langue allemande. « Il faut briser ce rempart invisible qui nous sépare de nos voisins », martèle Charles Buttner.


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Strasbourg Conférence de Bernard Laponche

Transition énergétique et sortie du nucléaire

Dans le cadre du débat sur la transition énergétique, les associations antinucléaires alsaciennes (Stop Fessenheim, CSFR, Stop Transport-Halte au nucléaire et Alsace Nature) organisent une conférence-débat le vendredi 24 mai à 15h à la Maison de la Région à Strasbourg avec Bernard Laponche, polytechnicien et physicien nucléaire. Docteur en économie de l'énergie, Bernard Laponche a travaillé au Commissariat à l'énergie atomique dans les années 1960 et 70 avant de diriger l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie (AFME, aujourd'hui ADEME) puis d'endosser le rôle de consultant dans le domaine de la maîtrise de l'énergie. Auteur de plusieurs ouvrages, il alerte depuis plusieurs années sur l'impasse du nucléaire, une énergie d'autant plus dangereuse et obsolète que d'autres solutions existent. Il est co-fondateur et membre de l'association Global Chance. Il fait partie du groupe des experts du débat national sur la transition énergétique.


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Nucléaire

Fessenheim : demande de fermeture immédiate rejetée La Cour administrative d'appel de Nancy a rejeté jeudi une requête visant à fermer immédiatement la centrale de Fessenheim. La requête était soutenue par l'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), pointant des carences de sécurité. Cette association, qui représente des particuliers, des associations écologistes et des communes suisses, allemandes et françaises, avait saisi, en décembre 2008, la justice administrative après le rejet par le ministère de l'Écologie de sa demande d'arrêt immédiat et définitif de l'installation. En première instance, le tribunal administratif de Strasbourg avait déjà débouté l'association écologiste. Lors de l'audience devant la Cour administrative d'appel, le 18 avril, le rapporteur public avait également conclu au rejet de la requête. Il avait souligné que « l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) disposait de pouvoirs importants pour contrôler et intervenir rapidement » sur la centrale. « La mise à l'arrêt d'une centrale nucléaire nécessite non seulement que des risques graves soient avérés, mais en plus, qu'aucune disposition prise par l'ASN soit envisageable », avait-il ajouté. Le rapporteur, rejetant le « risque zéro », avait aussi souligné que la sécurité avait été renforcée après l'accident japonais de Fukushima. L'avocate de l'ATPN, l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage, a déploré auprès cette décision de rejet, et s'est dite « navrée de la pauvreté des conclusions du rapporteur public ». « J'attends plus de la part du Conseil d'État, saisi quasiment du même dossier, et qui doit statuer avant l'été sur ce problème », a-t-elle ajouté. Lors de l'audience, elle avait affirmé qu'on « ne pourrait plus construire aujourd'hui Fessenheim, au vu des risques sismiques et d'inondations », en décrivant une « centrale vétuste, aux problèmes récurrents ».


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Politique

Mulhouse se fait remarquer lors des Journées de la sécurité à Lyon

Pour Jean Rottner, la réussite des ZSP ne pourra se faire que si « nos concitoyens sont associés à nos travaux. Car leur réalité est bien loin de celle de nos services ».

Il y a une semaine, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Manuel Valls et Christiane Taubira, dressaient un premier bilan de la mise en place des 64 premières zones de sécurité prioritaires en France. Une occasion, pour Jean Rottner de mettre en avant ce qui se fait déjà à Mulhouse. Lundi 13 mai, 14 h, amphithéâtre Charles-Mérieux de l'École normale supérieure de Lyon. La salle est bondée et les quelque 500 personnes (procureurs, maires, élus, préfets, policiers, gendarmes et invités en tout genre) conviées aux Journées de la sécurité attendent Manuel Valls et Christiane Taubira, les ministres de l'Intérieur et de la Justice. Durant la matinée, une cinquantaine d'entre eux ont travaillé en groupe, autour de quatre thèmes, pour dresser un premier bilan de l'instauration des zones de sécurité prioritaires en France. Après une demi-heure d'attente, c'est le moment de restituer les échanges qui ont eu lieu sur la pratique des forces de sécurité intérieure, la pratique des cellules de coordination professionnelle du partenariat et actions de prévention, le renouvellement du lien de confiance avec la population, le partage des bonnes pratiques. « Je souhaite que soient mis en place des échanges sur ce qui se fait de mieux sur le terrain, reconnaît


Manuel Valls. Il faut mettre en commun les succès, pour qu'ils deviennent sources de résultats. » Les experts du quotidien, ce sont les citoyens Jean Rottner, maire de Mulhouse, est le rapporteur du troisième groupe. Depuis quelques semaines, la Ville de Mulhouse multiplie, avec la justice, la police et la préfecture, des actions dans le cadre des ZSP. Mais ces pratiques existent de longue date dans la Cité du Bollwerk. « Je me loue tous les jours de pouvoir rencontrer à Mulhouse le procureur, le président du tribunal de grande instance, aux côtés du préfet, du sous-préfet ou du directeur départemental de la sécurité publique, explique-t-il. Ce travail, depuis des années, est essentiel. Mais nous ne devons pas être suffisants : les experts du quotidien, ce sont les citoyens. » Et étrangement, comme il l'a fait remarquer en introduction de son compte rendu, « il n'y avait pas d'habitants dans ces différents groupes de travail. Pourtant, ils réfléchissent différemment de nous et il serait bon de les associer beaucoup plus à la mise en place des ZSP dans leur quartier. Car on ne vit pas dans un quartier comme dans un autre ». Manuel Valls et Christiane Taubira ont été très attentifs au discours du premier magistrat mulhousien, mais également des autres rapporteurs de groupe. Carnets à la main, ils n'ont cessé de prendre des notes. « Les ZSP ce sont des questions de bon sens, conclut Manuel Valls. Elles reposent sur un principe de proximité. Par le passé, il a été moqué, même disqualifié. Mais la proximité, c'est le pragmatisme, la capacité à s'adapter sur le terrain. » Un deuxième bilan est d'ores et déjà prévu d'ici à la fin de l'année. Une bonne occasion, peut-être, d'inviter des représentants des 64 quartiers placés en ZSP. Textes et photos Grégory Lobjoie


© L'alsace, Mardi le 21 Mai 2013 Droits de reproduction et de diffusion réservés

Les bons résultats de la police Si la mise en place des zones de sécurité prioritaires, dans certaines villes françaises, a permis de redévelopper les échanges entre les différentes administrations, ce n'est pas vraiment le cas pour Mulhouse. Et pour cause : depuis des années, la Ville, la police et la justice travaillent ensemble et se rencontrent fréquemment. « Nous avons une chance inouïe à Mulhouse, avec des relations de confiance de longue date entre les différents acteurs, souligne Jean Rottner. Chacun est dans son rôle et il n'y a pas de confusion des genres. Avec les ZSP, on peut encore aller plus loin. » Plus loin, avec un peu plus de moyens. Car, depuis des années, la direction départementale de la sécurité publique du Haut-Rhin (DDSP), par exemple, est en sous-effectif constant. Ce qui rend le travail des policiers parfois difficile sur le terrain. Et ces quatre premiers mois de ZSP le prouvent. Avec l'arrivée d'une compagnie de CRS en sécurisation, soit plus de 80 hommes, et une présence constante sur la voie publique, les violences urbaines ont baissé. Dans le quartier de Bourtzwiller, elles ont chuté de près de 40 %, alors qu'aux Coteaux et au Drouot, une plus légère baisse est constatée. Au premier trimestre 2013, les différentes compagnies républicaines de sécurité qui se sont succédé à Mulhouse ont effectué plus de 350 interpellations. Comme les CRS sont présents sur le terrain, les hommes de la brigade anti criminalité de Mulhouse se sont recentrés sur le coeur de leur travail. Quant aux enquêteurs des différents services de la sûreté départementale - souvent en renfort lors des incidents qui se produisent à Mulhouse -, ils sont à nouveau plongés dans leurs dossiers. Et le ministre de la Justice, Manuel Valls, a confirmé que « d'ici deux mois, il y aura un renfort de 100 policiers dans une douzaine de territoires en ZSP, plus 100 autres policiers d'ici la fin de l'année. Et, en 2014, ce seront 500 postes de policiers et de gendarmes créés ». Certains de ces policiers seront apparemment affectés à la DDSP68 (on parle d'une dizaine d'hommes dans les prochaines semaines). D'autres policiers, fraîchement sortis d'école, devront quant à eux venir d'ici la fin de l'année. Reste à savoir si ces arrivées seront suffisantes pour pallier le départ des CRS...


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Strasbourg

Les citoyens face aux défis et enjeux de l'Europe

Le Forum Citoyens de Strasbourg a pour but de rassembler autour des députés européens de la circonscription Est les élus locaux, milieux économiques et sociaux, associations d'éducation populaire, milieux scolaires et universitaires, multiplicateurs d'opinion et milieux associatifs et de leur donner la parole. Ce forum citoyens se déroule le jeudi 23 mai, de 17h30 à 19h30 au Parlement européen à Strasbourg, salle WIC 100, allée Spach. Inscriptions sur epstrasbourg@ep.europa.eu. Programme : 17h, accueil et inauguration de l'exposition sur le Parlement européen ; 17h30, forum citoyens, débat entre les députés européens et les citoyens (la politique industrielle, la citoyenneté européenne, l'apport de l'Europe en Alsace, questions d'actualité). Avec les députés européens Joseph Daul, Catherine Trautmann, Sandrine Bélier, Arnaud Danjean, Bruno Gollnisch, Nathalie Griesbeck, Liêm HoangNgoc, Véronique Mathieu, Michèle Striffler.


Revue de presse 210513