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PARTI SOCIALISTE DU HAUT-RHIN

REVUE DE PRESSE LOCALE Lundi 11 mars 2013

Sources : L’Alsace / Les Dernières Nouvelles d’Alsace


© L'alsace, Samedi le 09 Mars 2013 Droits de reproduction et de diffusion réservés

Haut-Rhin

Une femme de plus au conseil général Odile Bocquet-Hunoldva faire son entrée au conseil général du Haut-Rhin, comme conseillère générale de Soultz. Elle est d'abord une militante associative. C'est un événement historique qui s'est produit au conseil général du HautRhin, qui plus est le 8 mars, journée de la femme. La démission d'Etienne Bannwarth pour raisons de maladie (L'Alsace d'hier) entraîne l'installation, lors de la session du 22 mars, de sa suppléante. Avec l'arrivée d'Odile BocquetHunold, 70 ans, d'Issenheim, elles seront deux femmes à siéger. La viceprésidente Brigitte Klinkert ne sera plus seule... Contre la précarité « C'est une nouvelle responsabilité, un engagement qu'il faut assumer », relève la nouvelle conseillère générale qui ne s'attendait pas vraiment à siéger dans l'assemblée, lorsqu'elle avait accepté d'être la suppléante de l'élu de Soultz. Odile Bocquet-Hunold, qui n'est adhérente d'aucun parti, rejoint le groupe des indépendants/développement durable. Ancienne professeure d'allemand, diplômée en langue et culture régionales, elle a enseigné au lycée Kastler à Guebwiller et a donné, jusqu'à l'âge de 65 ans, des cours à la Faculté de droit de Mulhouse. Autant dire que la défense du bilinguisme et l'enseignement l'intéressent. Mais surtout, elle est « très engagée dans le social », à la fois contre la précarité à travers Caritas Alsace-Secours catholique, et pour le développement dans le tiers monde. La nouvelle élue est responsable des associations Alsace Bénin et de Coup de cœur pour le Togo. Elle s'impliquera, au Département, dans l'action sociale et l'enseignement. Cette grand-mère de trois petits-enfants est aussi engagée à la chorale d'Issenheim. Elle fait partie aussi de la jeune association La Maison des Antonins, destinée à mettre en valeur le message du retable de Mathias Grünewald et l'histoire du Couvent des Antonins d'Issenheim... Y. B.


© Dna, Dimanche le 10 Mars 2013 / Région Droits de reproduction et de diffusion réservés

Opinion Olivier Becht

« Un nouvel élan » Pour Olivier Becht, maire de Rixheim et président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération, le « oui » à la collectivité unique donnerait à l'Alsace « un nouvel élan et une nouvelle attractivité dans la compétition des territoires » à l'échelle nationale et européenne. « Le 7 avril, les Alsaciens iront voter pour savoir si oui ou non ils approuvent la fusion des conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin avec le conseil régional d'Alsace pour ne former plus qu'une seule collectivité unique : le Conseil d'Alsace. Ce référendum dépasse largement, par ses enjeux, la question de la simplification du mille-feuille administratif français et la suppression d'une strate de collectivité. Il engage l'avenir de l'Alsace. Longtemps, l'Alsace a occupé une place privilégiée au cœur géographique, économique et politique de l'Europe. Mais la mondialisation et l'élargissement de l'Union européenne, qui en a déplacé le centre de gravité vers l'Est, remettent aujourd'hui notre modèle de prospérité en question. Nous devons être lucides, notre région val mal. Nous avons tout d'abord décroché par rapport à nos voisins du Pays de Bade et des cantons de Bâle. Alors que les trois régions du Rhin Supérieur connaissaient il y a dix ans des taux de chômage comparables, de l'ordre de 4 %, l'Alsace est désormais à 9 %. L'Alsace a donc plus que doublé son taux de chômage alors que de l'autre côté de la frontière celui-ci est resté à 4 %. La comparaison est cruelle. Mais nous avons aussi décroché par rapport aux autres régions françaises. Il y a 15 ans, l'Alsace était la deuxième région française dans le classement de la richesse produite par habitant. Aujourd'hui, nous oscillons entre la 4e et la 7e place selon les années. Ces chiffres s'incarnent hélas dans la réalité par des fermetures d'usines et, plus grave encore, par le départ de jeunes talents qui vont chercher à Paris, à


Londres, aux États-Unis, en Allemagne ou en Chine, un avenir meilleur sur des territoires qui montrent leur envie de créer, leur volonté de gagner. « Écrire son Histoire en lettres de démocratie » Pour assurer de nouvelles décennies de prospérité et les moyens de financer ses services publics, l'Alsace devra s'inventer un nouveau modèle de développement, trouver chez ses habitants une énergie nouvelle et s'arrimer à ses voisins du Rhin supérieur. Le Conseil d'Alsace en offre les moyens. Il enverra d'abord un message clair en France et en Europe : « L'Alsace a repris son destin en main ». Sans renoncer aux politiques de proximité, il offrira aussi de nouvelles compétences à notre région : en matière de coopération transfrontalière pour être plus performants ensemble sur la gestion des marchés de l'emploi, sur les transports, les infrastructures portuaires... mais aussi en matière d'enseignement linguistique pour faire en sorte que nos jeunes soient parfaitement trilingues dans le monde de demain. Face à ces enjeux, les querelles sur le siège ou le nombre d'élus de la future collectivité apparaissent accessoires. Certes, la collectivité unique ne sera pas la réponse à tous les problèmes de l'Alsace. Mais l'équation semble simple. Si le « non » devait l'emporter, l'Alsace apparaîtrait comme une région frileuse, ancrée davantage dans son passé que tournée vers l'avenir. Dans un monde qui change à toute vitesse, il n'y a pas pire ennemi. En revanche, si le oui l'emportait, nous donnerions à l'Alsace un nouvel élan et une nouvelle attractivité dans la compétition des territoires. Ce serait assurément une chance supplémentaire donnée à nos enfants dans le monde qui les attend. L'Histoire de l'Alsace a souvent été écrite par les autres, beaucoup en lettres de sang. Aujourd'hui, pour la première fois depuis deux mille ans, les citoyens d'Alsace ont la possibilité d'écrire eux-mêmes leur Histoire, en lettres de démocratie. Espérons qu'ils ne manqueront pas ce rendez-vous. » O. B


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Collectivité territoriale d'alsace Jean-Marie Bockel et Jean Rottner

«Mulhouse a tout à gagner»

Jean-Marie Bockel et Jean Rottner disent oui à la collectivité territoriale d'Alsace. Le maire de Mulhouse et le président de l'agglomération (M2a) voient dans le Conseil unique d'Alsace une opportunité pour le développement économique, l'innovation, l'emploi et l'attractivité de leur territoire. Ce matin-là, le duo Rottner-Bockel entendait jouer une autre partition que la complainte de Mulhouse la perdante dans le projet de la collectivité territoriale d'Alsace. « Faire reculer l'abstention » « Ceux qui portent cette voix sont coupés du peuple », tranche le maire Jean Rottner (UMP) quand Jean-Marie Bockel (UDI) appelle à « surmonter les querelles de chapelle politique et territoriale » tout en dénonçant « ceux qui s'imaginent être habiles en restant dans l'ambiguïté ». Suivez son regard. « Nos concitoyens attendent de nous de la clarté et un engagement de fond », poursuit le président de la M2a, dont l'objectif est de « faire reculer l'abstention ». « Mulhouse doit être le coeur battant de l'Alsace. Pour réussir ce défi, nous ne pouvons que faire avec l'Alsace », explique Jean Rottner, bien déterminé à être « un acteur et un agitateur » si le oui devait l'emporter pour que « la polarité économique et industrielle de Mulhouse ne soit pas contestée ». « Dire non le 7 avril serait un non-sens économique pour l'Alsace », note encore le maire qui voit dans la collectivité unique le moyen d'« optimiser les ressources pour le


quotidien des gens en matière d'emploi, de sécurité, de circulation, de transport et de logement, compétences fortement régionales ». « Mulhouse a tout à gagner », assure Jean-Marie Bockel pour qui les métropoles ont tout intérêt à disposer d'un « interlocuteur unique », d'une « stratégie régionale » et de « moyens pour toute l'Alsace». « C'est ensemble que nous sommes crédibles face au monde économique. » Y compris face au poids lourd que constitue PSA-Citroën. La collectivité unique sera aussi mieux à même d'assurer « l'équilibre des territoires qu'ils soient urbains et ruraux », dit-il. Le tandem Bockel-Rottner se veut avant tout « pragmatique et ambitieux pour la ville et l'agglomération ». Contrairement à d'autres, ils ont refusé d'alimenter « la chamaillerie » de ces dernières années sur un dossier déjà assez épineux. « À force de ne pas progresser, l'Alsace a perdu des places par rapport aux autres régions françaises », regrette le sénateur Bockel qui « fait confiance à Philippe Richert » : « Les signaux qu'il nous a envoyés ces dernières années sont très positifs ». Si l'aventure devait continuer après le 7 avril, le duo va monter le son. Franck Buchy


© L'alsace, Dimanche le 10 Mars 2013 Droits de reproduction et de diffusion réservés

Mulhouse : Bockel et Rottner défendent un « oui exigeant » Le maire Jean Rottner et le président de la M2A Jean-Marie Bockel défendent la place de Mulhouse dans le futur dispositif. Le maire de Mulhouse, pas plus que le sénateur et président de la M2A ne mégotent leur soutien au projet de conseil d'Alsace, ni à Philippe Richert. Ils l'accueilleront demain soir à la Fonderie, avec les présidents Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel, pour une réunion de campagne du oui. Pas question, pour eux, d'entrer dans une négociation ou de revendiquer le siège. Ils n'en attendent pas moins que le sud de l'Alsace soit « respecté ». « Cœur économique » Si Jean Rottner (UMP) et Jean-Marie Bockel (UDI) disent oui au conseil d'Alsace, « c'est un oui exigeant ». « Mulhouse se veut un acteur positif de la construction du conseil d'Alsace. Nous sommes déjà engagés avec Strasbourg, à travers le pôle métropolitain. À partir d'avril, nous travaillerons avec la Région Alsace unifiée », explique le maire, Jean Rottner, pour qui « l'ambition de Mulhouse est d'être le cœur battant économique de l'Alsace ». Les deux élus sont persuadés que « Mulhouse a tout à gagner » d'une réforme institutionnelle qui lui permettra d'avoir un interlocuteur unique et de trouver sa place au côté de Strasbourg et de Colmar, comme « porte d'entrée du sud de l'Alsace, avec le renforcement de l'EuroAirport et du TGV ». « Nous avons de nombreux atouts : une main-d’œuvre jeune et dynamique, un savoir-faire industriel, une agglomération qui se structure, en résonance avec Belfort, Fribourg et Strasbourg », assure Jean Rottner qui croit dans « l'optimisation des partenariats ». Il tacle son opposant socialiste, Pierre Freyburger, « dénonçant une stratégie du non purement politicienne, en vue des municipales ». « En insistant sur Mulhouse la déshéritée et la miséreuse, il se trompe de cible. Nos concitoyens ne se retrouvent pas dans cette condamnation de leur ville », affirme-t-il. Pour Jean-Marie Bockel, à moins d'un mois du vote, « il faut donner un coup d'accélérateur à la campagne pour convaincre ceux qui seraient tentés de s'abstenir ». « Le sondage (*) montre un certain décrochage du Haut-Rhin par rapport au Bas-Rhin. Il y a ce sentiment d'être plus loin des lieux de décision et certains jouent à l'amplifier », observe le président de la M2A, qui dit « faire


confiance à Philippe Richert ». Tout en rappelant « son attachement à la dimension française de la région », Jean-Marie Bockel pense aussi que « l'Alsace a rendez-vous avec l'histoire ». Mais surtout que « notre région peut servir de modèle, dans la poursuite de la décentralisation, pour les autres régions françaises ». Y. B. (*) Sondage CSA pour L'Alsace, les DNA et France Bleu Alsace (L'Alsace de jeudi).


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Politique Acte 3 de la décentralisation

Eurométropole : comment Strasbourg a pesé à Paris

Depuis la venue de François Hollande à Strasbourg le 5 février, Roland Ries et les ténors locaux du PS ont livré une bataille du siège. D'une promesse faite à l'hôtel de ville à sa transcription dans l'avantprojet de loi de l'acte 3de la décentralisation, l'affaire de l'eurométropole n'a pas été de tout repos... Le 5 février, François Hollande annonçait à l'hôtel de ville de Strasbourg la création d'une eurométropole dans le cadre de l'acte 3 de la décentralisation. Le 11 février, la version 6 de l'avant-projet de loi ne mentionnait même pas l'eurométropole promise par le président de la République. En fait, depuis le début et les premières démarches de Roland Ries et Jacques Bigot auprès du gouvernement pour réclamer un statut particulier pour Strasbourg, reconnaissant son éminente position à l'échelle européenne et la nécessité pour l'État de s'engager, il a fallu... batailler. Une bataille du siège au ministère, à Matignon et à l'Élysée Cette bataille du siège a été livrée par Roland Ries auprès des ministères, de Matignon et de l'Élysée. Relayée par Alain Fontanel, adjoint strasbourgeois mais qui occupe d'importantes fonctions au niveau national, au PS. Appuyée par le député Philippe Bies... qui a demandé des explications aux services de Marylise Lebranchu, en charge de la réforme de l'État, le soir même où les DNA révélaient que l'expression « eurométropole de Strasbourg » manquait dans la version 6 de l'avant-projet de loi.


Alain Fontanel a de son côté défendu la cause de Strasbourg lors des réunions auxquelles il a participé à Paris sur l'ensemble du projet de loi de l'acte 3 de la décentralisation. Ultimes arbitrages à Matignon samedi Les derniers arbitrages concernant Strasbourg ont été rendus par les services du Premier ministre samedi dernier, après d'ultimes allers-retours entre l'Alsace et Paris. Le texte, dont l'importance dépasse évidemment le cas strasbourgeois, puisqu'il doit donner un nouvel élan à la décentralisation, est depuis le début de semaine au Conseil d'État ; il devrait être présenté au conseil des ministres courant avril, probablement le 10 ou le 24, et partira au Sénat en juin, puis à l'Assemblée nationale en juillet ou à la rentrée pour une première lecture. L'adoption définitive de l'acte 3 de la décentralisation devrait intervenir avant la fin de l'année. Et Roland Ries, tout comme Philippe Bies et Armand Jung, tous trois parlementaires, peut-être avec le renfort d'autres parlementaires alsaciens UMP, pourront encore défendre la cause européenne de Strasbourg dans des amendements complémentaires sur l'eurométropole... Sans compter qu'il faudra aussi défendre le morceau dans le cadre des discussions sur le projet de loi de finances 2014. Ne pas oublier l'aspect financier... Inscrire l'eurométropole dans l'acte 3 de la décentralisation est une belle réussite. Il faut maintenant arriver à donner un poids financier à « l'accord de siège » qui est promis à Strasbourg. Et ça, ce n'est pas gagné d'avance. Pour Roland Ries, Jacques Bigot, Philippe Bies, Alain Fontanel... le chemin pour défendre Strasbourg l'européenne va être long encore. Christian Bach Le texte du projet de loi est à lire en intégralité sur www.dna.frdans la rubrique «chab on line» accessible depuis la page d'accueil.


© L'alsace, Samedi le 09 Mars 2013 Droits de reproduction et de diffusion réservés Social

Les salariés de Blatt unis pour un reclassement « digne »

Les salariés ont été reçus par le député Francis Hillmeyer, puis le conseiller général Jo Spiegel. Photo Jean-François Frey Les salariés des établissements Blatt, qui fabriquaient des couettes et des oreillers à Richwiller avant d'être placés en liquidation, ont demandé hier aux élus l'amélioration du plan de reclassement. C'est la fin d'une épopée industrielle de près d'un siècle. Il y a trois jours, les établissements Blatt, spécialisés dans la fabrication de couettes et d'oreillers à Richwiller, ont été placés en liquidation judiciaire et leurs 55 salariés se sont retrouvés sur le carreau (L'Alsace de jeudi). « Mercredi après-midi, après plus de 30 ans de bons et loyaux services, la mandataire a demandé au personnel de quitter les lieux sans autre forme de procès », raconte Martine Nicolas, déléguée syndicale CFTC et secrétaire du comité d'entreprise. « Nous sommes abandonnés de tous » Au-delà de la colère envers ceux qui ont amené l'entreprise à sa perte, dans des circonstances qualifiées de « révoltantes » par le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg (lire ci-contre), les salariés, qui ont pour la plupart des décennies d'ancienneté et des savoir-faire pointus difficiles à valoriser ailleurs, ont uni leurs forces pour demander un plan de reclassement « digne de ce nom », hier. Équipés d'une banderole, de chasubles et de drapeaux syndicaux, ils ont formé un cortège à 9 h 30 et se sont rendus successivement en mairie de Pfastatt pour rencontrer le député-maire Francis Hillmeyer, puis à la Maison de la


citoyenneté de Kingersheim, où les attendait le maire et conseiller général Jo Spiegel. « Nous sommes abandonnés de tous, nous demandons à partir dignement avec une mesure d'accompagnement digne de ce nom, et non avec le semblant de cellule de reclassement de 45 jours que l'on nous propose, a expliqué Martine Nicolas. Les caisses étant vides avec des créanciers en surnombre, nous ne pourrons pas non plus prétendre à une indemnité supra légale. » Après avoir échangé avec eux pendant près d'une heure chacun, les élus se sont engagés à faire leur possible pour relayer auprès des services compétents leurs arguments et leurs revendications, à savoir un accompagnement d'une année et le libre choix du cabinet de reclassement. À l'issue de la matinée, les salariés ont décidé de se faire entendre en organisant un cortège d'une quarantaine de voitures et en défilant au pas du centre de Kingersheim à la rue de la Paix à Richwiller, où se trouve le site désormais figé de l'entreprise, dans un concert de klaxons. Hier soir, ils prévoyaient aussi de rencontrer le sous-préfet, et, pourquoi pas, d'organiser d'autres rassemblements. « On a été gentils pendant 30 ans, mais on ne le sera plus très longtemps, a prévenu l'une d'entre eux. On a tout perdu, qu'est-ce que l'on peut encore craindre ? » F. T.


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Religion Réactions aux provocations contre les mosquées Suite à la réception par deux mosquées mulhousiennes, les 27 février et 3 mars derniers, d'enveloppes contenant de la viande de porc, plusieurs réactions nous sont parvenues. Pour Rodolphe Cahn, au nom de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, cela « constitue un signe plus inquiétant de l'état de notre société et démontre la bassesse de ces auteurs ». Les élus au conseil municipal de Mulhouse Hakim Mahzoul et Mevlüde Gündüz parlent d'une seule voix : « Nous condamnons fermement cette énième provocation et nous exprimons tout notre soutien aux responsables des mosquées visées ainsi qu'à tous leurs fidèles. » La conseillère régionale Europe écologie-Les verts Djamila Sonzogni insiste : « À quelques jours du démarrage de la semaine de la diversité organisée par la Ville de Mulhouse, les élus mulhousiens doivent prendre ces signaux très au sérieux et apporter une réponse par un message fort à tous les Mulhousiens. » Côté socialiste, Pierre Freyburger s'indigne lui aussi « d'un acte, aussi imbécile qu'odieux » : « Ensemble, refusons toute intolérance, fruit de l'ignorance et de la bêtise. » Patrick Hirschhorn s'exprime pour la communauté israélite de Mulhouse. « Ces faits doivent nous inciter à poursuivre dans la voie du dialogue interreligieux et en particulier judéo-musulman. »


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Mosquée Réactions

Actes islamophobes De nouvelles réactions suite à l'envoi d'une enveloppe contenant de la viande de porc, cette fois à la mosquée An-Nour. Djamila Sonzogni, conseillère régionale, tient à exprimer son indignation et son inquiétude suite à la multiplication des actes islamophobes visant les mosquées de Mulhouse. « À quelques jours du démarrage de la Semaine de la diversité organisée par la ville de Mulhouse, les élus mulhousiens doivent prendre ces signaux très au sérieux et apporter une réponse par un message fort à tous les Mulhousiens. » Pierre Freyburger, conseiller municipal du groupe UNSPM à Mulhouse, s'indigne de « la provocation grossière qui a visé la mosquée An-Nour mardi dernier, deuxième victime en quelques jours d'un acte, aussi imbécile qu'odieux. Il témoigne d'une volonté délibérée d'attiser les tensions et de répandre la haine. Ses auteurs piétinent les valeurs les plus essentielles de la République française ». « Mulhousiens de toutes origines, dit-il, soyons vigilants et restons unis. Ensemble refusons toute intolérance, fruit de l'ignorance et de la bêtise, mais dont les conséquences sont toujours graves. »


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Politique

Yves Baumuller déclaré inéligible pour un an Dans une décision rendue le 22 février, le Conseil constitutionnel a déclaré Yves Baumuller inéligible pour un an, suite au rejet de son compte de campagne des législatives. Conseiller municipal délégué à Colmar, élu à la CAC et conseiller national du Modem, Yves Baumuller s'était présenté en juin 2012 dans la 1re circonscription sous les couleurs du MoDem. Le 7 janvier, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rejeté son compte de campagne, « en raison de l'absence d'inscription de l'ensemble des dépenses relatives à l'élection ». L'intéressé évoque un malentendu : une facture d'un prestataire audiovisuel qui aurait dû être réglée par le MoDem et qu'il a finalement dû assumer. Mais trop tard pour inscrire cette dépense dans son compte : « Quel intérêt avais-je à ne pas déclarer cette facture, alors que mon compte de campagne n'atteint même pas 3 % du plafond ? »Reste que pour le conseil constitutionnel, ce quiproquo n'est « pas de nature à justifier l'omission de certaines dépenses ». Yves Baumuller, qui s'attendait à cette décision « logique, pour ne pas dire automatique », est très ironique : « Il faut être député sortant ou ancien ministre pour espérer échapper à une telle décision. Mais pour les petits, la moindre faute est inexcusable. » Il rappelle aussi que cette décision n'a « aucune incidence ni sur mon mandat en cours, ni sur ma capacité à briguer un second mandat lors des municipales de mars 2014, ce qui n'est pas mon intention ». Yves Baumuller a en effet décidé de se retirer de la vie politique colmarienne à la fin du mandat en cours, « pour raisons professionnelles ». À noter qu'un autre candidat colmarien aux dernières législatives, Antoine Walter (Parti pirate), a vu son compte rejeté et pourrait faire l'objet d'une décision similaire. C.T.


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CHALAMPE

Rassemblement antinucléaire Le CSFR, Stop Fessenheim, Stop Transports - Halte au Nucléaire, Alsace Nature ainsi que les associations amies, badoises et suisses appellent les citoyens badois, suisses et alsaciens dimanche 10 mars à 14 h 15, entre les deux ponts aux abords de la route entre Chalampé (68) et Neuenburg (D) à un rassemblement de soutien aux Japonais et pour réclamer l'arrêt immédiat de la centrale nucléaire de Fessenheim, afin qu'un nouvel accident grave ne se produise jamais le long du Rhin. Mme Haruko Boaglio, qui habitait à 45 km de Fukushima le 11 mars 2011, zone non évacuable, a très rapidement quitté le Japon. Elle sera présente et apportera son témoignage. Rassemblement citoyen international, non violent et revendicatif. Les associations seront présentes à la Chaîne humaine à Paris ce samedi 10 mars.


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Nucléaire

Un physicien explique pourquoi il faut stopper Fessenheim Professeur durant 35 ans à l'Ecole polytechnique, le physicien nucléaire Jean-Louis Basdevant estime qu'il faut arrêter les centrales nucléaires, plus particulièrement celle de Fessenheim , dans le Haut-Rhin. C'est la leçon qu'il tire de Fukushima. Il faut stopper Fessenheim immédiatement, dites-vous. Pourquoi ? En étudiant la catastrophe de Fukushima en détail, je me suis aperçu que Fessenheim, comme beaucoup de centrales françaises, est dangereuse. J'ai accumulé les données, me suis renseigné dans la presse asiatique et anglo-saxonne. En France, on ne dit pas tout, loin de là. À ma grande stupéfaction, j'ai découvert que les ingénieurs du CEA (Commissariat à l'énergie atomique), d'Areva, de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire) considèrent qu'un accident grave est improbable en France. C'est pourtant ce qui s'est produit à Fukushima. Les réacteurs à eau présentent tous de gros dangers de fusion du cœur en cas d'arrêt du refroidissement. Même à l'arrêt d'un réacteur, il faut continuer à le refroidir en permanence. Sinon, la température monte de 1° par seconde. Si on ne maîtrise pas cet échauffement, c'est la catastrophe, comme à Fukushima. Mais l'ASN a tiré les leçons de Fukushima et demandé des travaux de renforcement du radier. L'ASN dit les choses sans se mouiller, elle fait des recommandations mais ne prend pas de décision. Elle accepte les propositions d'EDF de renforcer le radier, mais il n'y a pas beaucoup de place disponible. Quoi qu'on fasse, le radier ne pourra pas dépasser 2 m d'épaisseur totale, ce qui est tout à fait insuffisant. En cas de fusion du coeur, un radier de 1 m d'épaisseur se perce en une heure. Quand il fait 3 m, il est percé en une journée ou deux. À Fukushima, les radiers avaient une épaisseur de 3 à 6 m... Par ailleurs, pour recueillir le corium, EDF annonce un système d'écoulement sur une surface de 10 m². Alors que sous le réacteur d'un EPR comme celui en construction à Flamanville, il est prévu un collecteur de corium de 170 m². On se moque du monde : les travaux de renforcement du radier envisagés à Fessenheim ne


permettront pas d'arrêter 100 tonnes de matières radioactives à 2 800°. Toute la nappe phréatique rhénane sera contaminée en cas de fusion du coeur. La nouvelle source froide vous paraît-elle acceptable ? Non, c'est une sottise. EDF a simplement percé un trou vertical dans la nappe phréatique pour y puiser de l'eau de refroidissement en cas d'accident. C'est la porte ouverte à la contamination de la nappe. Aujourd'hui, on ne construirait plus de centrale sur ce site en raison de la présence du canal, unique source d'eau froide jusqu'à présent. Les autres réacteurs sont construits à proximité de sources naturelles comme un fleuve ou la mer. À Fessenheim, si l'écluse amont est gravement endommagée, une falaise d'eau de plus de 12 mètres déferlera sur la centrale et la noiera, comme la vague du tsunami de Fukushima. Si l'écluse aval se casse, le canal se videra, il n'y aura plus de source froide. Je suis catastrophé par tous ces risques et toutes ces sottises gravissimes. Un accident grave rendra toute la vallée du Rhin inhabitable pendant 300 ans. C'est criminel et cela a été confirmé par l'AIEA, l'Agence internationale pour l'énergie atomique. Par ailleurs, l'IRSN a évalué le coût d'un accident majeur en France, pas forcément à Fessenheim, à 430 milliards d'euros. Qui pourra payer cela ? C'est affolant. Et le bon peuple croit que les ingénieurs sont là pour lui garantir la sécurité... Durant votre longue carrière de physicien et d'enseignant, n'aviez-vous jamais pensé à l'accident maximal ? On l'a évoqué après l'accident de Three Mile Island, en Pennsylvanie, en 1979. Les ingénieurs français disaient qu'ils seraient bien capables de se débrouiller. Après Tchernobyl, ils ont imputé la catastrophe aux erreurs de conception, aux causes politiques, aux fautes d'exécutants. Après Fukushima, ils ont invoqué la catastrophe naturelle. En France, les ingénieurs du CEA forment une caste, défendent un dogme qui remonte au nucléaire militaire d'après-guerre. Les décisions sont prises par le lobby nucléaire et l'argent qui pèsent lourd face au politique. Aux États-Unis, plus aucun réacteur n'a été construit après Three Mile Island, à cause du refus du public, des médias et des associations. En France, on en a construit 55. Propos recueillis par Élisabeth Schulthess LIRE Maîtriser le nucléaire, Sortir du nucléaire après Fukushima, par JeanLouis Basdevant, éd. Eyrolles (2012), 19,50 EUR. Ancien élève de l'École normale supérieure, le physicien Jean-Louis Basdevant est directeur de recherche au CNRS.


Il a été pendant 35 ans professeur à l'École polytechnique dont il a présidé le département de physique. Il donnait des cours de mécanique quantique, d'énergie nucléaire et d'énergie-environnement. Spécialiste de physique des hautes énergies et d'astrophysique nucléaire, il a travaillé au Lawrence Berkeley National Laboratory, au CEA à Saclay, au Cern à Genève, dans des laboratoires américains et à l'INFN de Turin.


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Antinucléaire

Deux ans après Fukushima, rassemblements à Chalampé et Mulhouse Le CSFR, Stop Fessenheim, Stop Transports-Halte au Nucléaire, Alsace Nature ainsi que les associations badoises et suisses organisent un rassemblement de soutien aux Japonais victimes de la catastrophe de Fukushima, dimanche 10 mars à 14 h 15, entre les deux ponts aux abords de la route entre Chalampé et Neuenburg. Haruko Boaglio, qui habitait à 45 km de Fukushima au moment de la catastrophe, dans une zone non évacuable, a très rapidement quitté le Japon : elle sera présente pour témoigner. Ce rassemblement « citoyen international et non violent » sera l'occasion de réclamer à nouveau l'arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim. Un autre rassemblement est prévu lundi 11 mars à 12 h 30, place de la Réunion à Mulhouse, pour rappeler que « la catastrophe nucléaire n'est qu'à son début et que les effets sur la santé des populations vivant dans des zones fortement contaminées vont s'amplifier de jour en jour ». Comme dans de nombreuses villes dans le monde, les manifestants feront un die-in à 12 h 45. Par ailleurs, les associations antinucléaires alsaciennes, badoises et suisses participent à la Chaîne humaine à Paris aujourd'hui pour réclamer l'arrêt du nucléaire civil et militaire.


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point de vue Environnement

Arrêter Fessenheim, décision vertueuse Il faut fermer Fessenheim dès maintenant pour amorcer la transition énergétique vers une structure énergétique soutenable, nécessaire pour faire face à l'urgence climatique et énergétique. Par Thierry de Larochelambert, docteur en énergétique, vice-Président d'Alter Alsace Energies « Les trois députés alsaciens qui ont demandé au délégué interministériel Francis Rol-Tanguy de ne pas fermer la centrale (DNA du 24 février) n'hésitent pas à employer des arguments incongrus. N'ayant apparemment rien appris des dernières catastrophes nucléaires ni des différents rapports des autorités de sûreté sur l'état du parc nucléaire français vieillissant ou de la Cour des comptes sur le coût de la poursuite du programme nucléaire en France, les trois parlementaires agitent les chiffons (rouges ?) habituels : chantage à l'emploi, chantage à l'économie de la région, manque à gagner pour les collectivités, etc., comme si le maintien d'activités industrielles obsolètes et dangereuses était un choix d'avenir. « Arguments éculés » Ils n'hésitent pas à prendre des accents catastrophistes pour convoquer les cataclysmes à venir : pénurie de courant électrique pour les usines installées le long du Rhin, menace de départ de certaines d'entre elles... jusqu'aux trains qui ne pourraient plus rouler suffisamment vite ! C'est oublier que l'arrêt de la centrale pendant des mois n'obère pas plus l'économie locale que l'arrêt des 8 réacteurs nucléaires allemands n'a posé de problèmes ni à l'approvisionnement énergétique ni à la politique de réduction des gaz à effet de serre de l'Allemagne ! Affirmer que « nos centrales nucléaires sont faites pour fonctionner pendant 60 ans, nous n'en sommes qu'à la moitié » relève de l'irresponsabilité et de l'imposture. C'est contraire à toutes les études mondiales menées sur la fragilisation des aciers sous rayonnements et changements de régime thermique répétés. Il apparaît au contraire, au vu de l'expérience récente de l'Allemagne, du Japon et du Danemark pour éliminer le nucléaire de leur


« mix » énergétique que la fermeture inconditionnelle et immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim est une mesure vertueuse à prendre au plus vite. Eviter l'accident Elle économisera les centaines de millions d'euros nécessaires à la mise aux normes post-Fukushima qui, de toute manière, ne garantiront pas que la centrale nucléaire résistera à un séisme majeur. Les économies ainsi réalisées serviront à financer une politique énergétique volontaire et planifiée en faveur de la sobriété et de l'efficacité énergétique. La fermeture de Fessenheim rendra incontournable le développement massif des productions locales d'électricité et de chaleur par cogénération à partir des ressources exclusivement renouvelables. Elle obligera les départements avoisinants et les régions frontalières à développer les nouveaux modes de gestion de l'électricité du XXIe siècle par réseaux électriques décentralisés et automatisés. Elle ouvrira la voie à une politique de création d'emplois soutenable accélérée dans les énergies d'avenir tout en générant un cycle vertueux d'emplois directs et de sous-traitance dans les domaines de l'économie d'énergie, de l'efficacité, de la production et du stockage énergétique renouvelable.»


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Manifestations Pour la fermeture de la centrale de Fessenheim

600 manifestants à Chalampé, 50 seulement à Gerstheim

Manif franco-allemande anti-Fessenheim hier sur le pont de Chalampé. Deux manifestations, entre Chalampé et Neuenburg, et entre Gerstheim et Nonnenweier, ont rassemblé hier plus de 600 personnes sur des ponts au-dessus du Rhin. Des cortèges franco-allemands pour demander l'arrêt de Fessenheim, à la veille du 2 e anniversaire de la catastrophe de Fukushima. « Fessenheim: arrêt définitif maintenant ! Abschalten jetz ! » Le slogan est rodé et les manifestants n'ont eu de cesse de le scander, dans les deux langues, sur le pont franchissant le Rhin et reliant Chalampé (Haut-Rhin) à Neuerburg en Allemagne. Un lieu qui est devenu le point de rencontre presque habituel des manifestants allemands et français. « Nous sommes ici pour rappeler que deux ans après Fukushima, Fessenheim est toujours là », a déclaré Gilles Barthe, du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR). Et, malgré le ciel qui s'est littéralement abattu sur le cortège (un orage de grêlons et de pluie de plus d'une demi-heure), la manifestation est allée à son terme. Gilles Barthe en a même plaisanté lançant au micro un cinglant, « les pieds mouillés, c'est moins grave qu'un accident à Fessenheim». Sur le pont, les militants antinucléaires ont accroché des chaînes et des cadenas pour symboliser la fermeture définitive de la plus ancienne centrale de l'Hexagone. Et sur la partie française, ils ont habillé une sculpture métallique, représentant l'amitié franco-allemande, de T-shirts antinucléaires. Une habitante de la région de Fukushima témoigne


Ce rassemblement de soutien aux Japonais a également permis d'entendre le témoignage d'Haruko Boaglio qui habitait à 45 km de Fukushima le 11 mars, en zone non évacuable. Plus au nord, une cinquantaine de manifestants antinucléaires, ont répondu à l'appel de l'association allemande Antiatom-Ortenau. Les militants se sont retrouvés en début d'après-midi sur le pont du Rhin, entre Gerstheim et Nonnenweier. Sur le site de l'ancienne douane, sous l'oeil de la brigade de gendarmerie d'Erstein, des drapeaux et des banderoles jaunes ont flotté au vent, pour réclamer également l'arrêt de Fessenheim. Parmi les manifestants, une majorité d'Allemands, mais quelques Français tout de même, à l'instar de Christiane, originaire d'Obenheim, de Béatrice et d'Armand, venus de la cité sucrière. Après les discours, les militants se sont retrouvés autour d'un gâteau bio, soigneusement découpé par Thomas, ingénieur en physique, membre de l'association Antiatom, vêtu pour l'occasion d'une combinaison aux couleurs du drapeau japonais. Ce rassemblement pacifiste s'est achevé peu après 15 h. Il n'a occasionné aucune perturbation de la circulation entre les deux pays. Alain Cheval (à Chalampé) et Valérie Wackenheim (à Gerstheim) Le CSFR et Stop Fessenheim appellent les citoyens alsaciens, ce lundi 11 mars à 12 h 30, à un rassemblement place de la Réunion à Mulhouse pour rappeler que la catastrophe nucléaire japonaise n'est malheureusement qu'à son début.


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Nucléaire

Six cents manifestants scandent « Fermons Fessenheim »

Deux témoins japonais de l'accident de Fukushima sont venus témoigner, hier. Photos Darek Szuster Deux ans après le drame de Fukushima, les antinucléaires français et allemands se sont retrouvés hier, sur les ponts de Neuenburg et de Chalampé, pour demander l'arrêt immédiat de la centrale alsacienne. Neuf fourgons de gendarmes mobiles à l'entrée de Chalampé, un orage de grêle de quinze minutes juste au-dessus de leurs têtes et des trombes d'eau au niveau de l'île sur le Rhin n'auront pas freiné les quelque 600 militants antinucléaires - en majorité des Allemands - qui s'étaient donné rendez-vous entre Neuenburg et Chalampé, hier, deux ans après la catastrophe de Fukushima, au Japon. Une nouvelle mobilisation symbolique où ils n'ont cessé de scander « Fermons Fessenheim - Abschalten jetzt ». Ils sont partis du centre de Neuenburg pour se rendre au rond-point de Chalampé et revenir à la frontière franco-allemande. Lors de leur marche, ils ont effectué deux actions : la première, sur le pont de Neuenburg, où ils ont accroché de nombreux cadenas pour montrer qu'ils voulaient la fermeture immédiate de la centrale alsacienne ; la seconde à la sortie de Chalampé, où ils ont habillé les deux statuts symbolisant l'amitié franco-allemande avec des chasubles portant les inscriptions « Ensemble sortons du nucléaire » d'un côté, « Zusammen steigen wir aus » de l'autre. Les plus courageux, trempés - « Les pieds mouillés, c'est moins grave qu'un accident à Fessenheim», a remarqué un manifestant - se sont regroupés pour écouter les discours de deux Japonaises - l'une maîtrisant parfaitement la


langue de Goethe, l'autre parfaitement celle de Molière - qui étaient à Fukushima au moment de l'accident nucléaire de 2011. La veille, deux cars remplis de manifestants s'étaient rendus à Paris pour participer à une grande chaîne humaine devant le ministère de l'Écologie. « Un lieu où, à l'entrée, on trouve une guérite en plexiglas avec un radiateur électrique à l'intérieur », a remarqué, lors de son discours, Gilles Barthe, membre du CSFR (Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin). Un autre rassemblement est prévu aujourd'hui, à 12 h 30, place de la Réunion à Mulhouse, pour rappeler que « la catastrophe nucléaire n'est qu'à son début et que les effets sur la santé des populations vivant dans des zones fortement contaminées vont s'amplifier de jour en jour ». Grégory Lobjoie


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Au Parlement Philippe Bies dévoile ses bonnes œuvres - Le député PS du Bas-Rhin Philippe Bies a rendu public l'utilisation de sa réserve parlementaire, une enveloppe financière distribuée aux députés et sénateurs pour soutenir des projets dans leur circonscription. Doté de 130 000 EUR par an, l'élu strasbourgeois a soutenu la formation des jeunes et l'équipe féminine de la SIG association, le club de basket d'Illkirch-Graffenstaden (20 000 EUR), mais aussi des actions envers les jeunes du centre socioculturel du Neudorf (20 000 EUR), la rénovation de locaux de handball (20 000 EUR), de la Maison des Potes (20 000 EUR) ou encore la refonte du site internet et des outils de communication de Radio Judaïca Strasbourg (10 000 EUR). « Comme je m'y étais engagé lors de la campagne des législatives, je publierai chaque année l'utilisation des crédits dont je dispose », indique le député socialiste. Va-t-il être suivi par ses collègues ? Douanes : Schillinger promeut Mulhouse. - La sénatrice PS du Haut-Rhin, Patricia Schillinger, a demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault de privilégier Mulhouse comme ville de regroupement de la fusion des directions régionales des douanes alsaciennes. Dans son courrier, elle pointe aussi un « mouvement de régionalisation des services administratifs qui, en Alsace, a essentiellement profité à la capitale Strasbourg et son agglomération », au détriment du sud de la région. Train : Herth défend le TGV Rhin-Rhône. - Lors des débats sur l'avenir des projets d'infrastructures des transports, le député UMP du Bas-Rhin Antoine Herth, vice-président du conseil régional en charge du ferroviaire, est intervenu à l'Assemblée nationale pour défendre le TGV Rhin-Rhône. « Il serait ainsi incompréhensible que des projets aussi avancés que celui-ci soit écarté de la liste des projets éligibles », a-t-il déclaré. Avec les députés Claude Sturni et Frédéric Reiss, il a aussi demandé des engagements de l'État sur la rénovation de la ligne ferroviaire entre Haguenau et Niederbronn, dont l'exploitation n'est aujourd'hui possible qu'en vertu d'une dérogation délivrée par le ministère des Transports. Chine : Reitzer demande des précisions sur la commande. - Lors de l'audition de Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, le député UMP Jean-Luc Reitzer lui a posé des questions sur les conditions d'accession aux marchés publics chinois dans le cadre de l'accord sur les


commandes publiques de l'OMC. Pascal Lamy a répondu que la Chine est le seul « pays en développement significatif qui aujourd'hui négocie les termes de son accession. C'est un gros enjeu, parce que si les Chinois ouvraient 15 % de leurs marchés publics à l'extérieur, cela représente 100 à 150 milliards de dollars par an. » Budget : Grosskost ne désarme pas. - La députée UMP du Haut-Rhin, Arlette Grosskost, s'est adressée au ministre de l'Économie Pierre Moscovici pour s'inquiéter des mesures prises par le gouvernement. « On nous prépare subtilement à de nouvelles hausses d'impôts, lesquelles auront pour conséquence inéluctable de décourager les investisseurs », indique-t-elle. Quant au Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), Arlette Grosskost estime que ce « ne sera pas la solution miracle, d'autant que Bruxelles a indiqué, ces derniers jours, qu'il était mal budgété et encore plus mal financé ». Dialecte : Sordi attentif au projet de loi. - Le député UMP du Haut-Rhin Michel Sordi a cosigné plusieurs amendements pour donner une place aux langues régionales dans l'enseignement, dans le cadre du projet de loi pour la refondation de l'école. Sailesh Gya


Revue de presse 110313