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Populaire girondin

L’emploi, priorité absolue Depuis son élection, François Hollande l’a dit et répété : il fera de l’emploi sa priorité n°1. Après 10 mois d’exercice du pouvoir, force est de constater que la bataille pour l’emploi est bien au cœur de l’action du Gouvernement.

“Le changement est en marche et pour le réussir, il nous faudra rester unis”

Mars 2013. n° 239. 1 euro Abon­nement 1 an : 8 euros Publication mensuelle de la fédération du parti socialiste de la gironde 239, rue du jardin public 33300 Bordeaux Tél. 05 56 11 08 08 Fax 05 56 11 07 07 E-mail : fede33@parti-socialiste.fr www.ps33.fr Directeur de la publication : Ludovic Freygefond Responsable de la rédaction : Camille Hollebecque Comité d’orientation : secrétariat fédéral et bureau fédéral du ps33 Maquette et impression : Pleine Page Bordeaux Commission paritaire 0309 P 11426. ISSN 0224-1986 Crédits photographiques : Fédération de la Gironde, MJS Imprimé sur papier recyclé 100%.

Il était en effet temps d’agir au vu du bilan catastrophique de la droite en la matière. De 2002 à 2012, le budget de Ludovic Freygefond l’État relatif à l’emploi est passé de 16.8 à 10.2 milliards d’euros. Parallèlement, le taux de chômage des jeunes a Premier Secrétaire Fédéral franchi la barre des 24 % en 2009, alors qu’il était à un peu moins de 17 % en 2002. 10 000 emplois d’avenir déjà signés, un 1er contrat de génération établi le 4 mars, la création de 11 000 postes par an dans l’éducation, la police et la justice, des accords de sécurisation de l’emploi, un crédit d’impôt compétitivité-emploi, autant de mesures pour redresser la situation et inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année, objectif que François Hollande a de nouveau rappelé lors de son discours à Blois le 4 mars. Déplacement au cours duquel le chef de l’État a posé une nouvelle pierre à l’édifice de la politique pour l’emploi, en annonçant la réforme de la formation professionnelle. Cette réforme devrait notamment permettre de réduire les délais d’attente pour accéder à une formation. Le projet de loi devrait être présenté avant la fin de l’année. Si l’emploi demeure la priorité absolue, de nombreux autres engagements ont été tenus ou sont en passe de l’être pour tendre vers toujours plus d’égalité et de justice, tels le Mariage pour Tous ou la refondation de l’École. Bien sûr, beaucoup reste à faire et je sais pouvoir compter sur chacun d’entre vous pour expliquer, promouvoir et défendre auprès de nos concitoyens l’action du Gouvernement. Ceci est d’autant plus essentiel que nous sommes à l’aube d’échéances électorales cruciales, pour lesquelles nous devrons être particulièrement mobilisés. Le changement est en marche et pour le réussir, il nous faudra avant tout rester unis, forts de nos idées et de nos valeurs pour mener les combats à venir.

n°239 Mars 2013


Un engagement de François Hollande

Une loi pour la refondation de l’école

par Martine Faure Députée de la Gironde Dans le cadre du projet de loi de refondation de l’école, j’ai eu l’honneur d’être nommée responsable par et pour le groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Plaisir et un peu de fierté de travailler ainsi sur un texte emblématique de l’engagement du président de la République François Hollande pour la jeunesse, pour l’école dans une démarche de raison, de long terme et d’intérêt national. Ce projet de loi d’orientation et de programmation pose la première pierre de la refondation de l’école. Il met enfin l’enfant au cœur de nos préoccupations, l’élève au cœur du dispositif éducatif.

Des orientations certes mais aussi des moyens.

dispensées au sein des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE).

Dans une cohérence indiscutable, l’école de la maternelle et l’école élémentaire sont une priorité :

Dans le cadre du service public de l’enseignement et afin de contribuer à ses missions, un service public du numérique éducatif est organisé pour favoriser une refondation de la pédagogie.

• 3 000 postes créés pour développer la scolarisation des enfants de moins de trois ans en particulier dans les zones d’éducation prioritaire ou dans les territoires ruraux isolés. • 7 000 postes pour le renforcement des réseaux d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté (RASED) pour mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes. • 4 000 postes pour améliorer l’équité territoriale. Les indispensables formation initiale et formation continue seront désormais

De nombreuses dispositions pour lutter contre le décrochage scolaire, pour repenser le collège unique, mieux réussir au lycée et redynamiser le dialogue entre l’école et les parents, les collectivités territoriales et le secteur associatif sont présentes dans ce projet de loi. Je le redis, ce texte est une première étape. Durant tout ce quinquennat, nous continuerons à rétablir la maison école de l’école maternelle à l’université.

François Hollande a placé la jeunesse au cœur de son projet présidentiel avec une priorité forte accordée à la réussite de tous les enfants

La loi de refondation de l’école s’articule autour de 4 axes prioritaires :

1. Priorité à l’école maternelle et à l’école élémentaire avec deux mesures Le 28 février Françoise Cartron était présente avec Ludovic Freygefond et Catherine Veyssy pour présenter la réforme pour la refondation de l'école.

par Françoise Cartron Sénatrice de la Gironde

Vincent Peillon, Ministre de l’éducation nationale, a donc entrepris le chantier de la rénovation de l’école en lançant une grande concertation à la Sorbonne, qui a duré 4 mois. Cette concertation a donné lieu à des préconisations issues des ateliers de réflexion. Ces préconisations ont servi de colonne vertébrale à la loi de refondation de l’école, présentée au Parlement au cours du mois de mars.

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phares : • Scolarisation des enfants de 2 à 3 ans, abandonnée ces dernières années (35 % étaient scolarisés en 2002 et seulement 10 % en 2012) ; • Affectation de plus de maîtres que de classes dans les territoires en difficulté.

2. Création des écoles supérieures du professorat qui permettront la formation des futurs enseignants (la formation avait été abandonnée il y a 2 ans) ;

3. Faire entrer l’école dans l’ère du numérique ; 4. Améliorer la liaison CM2-Collège au travers de mesures innovantes. La rénovation pédagogique, l’allégement des programmes, l’ouverture de l’école sur son environnement, la mise en place de projets éducatifs territoriaux font partie également des propositions contenues dans la loi.

En complément, la réflexion sur l’aménagement des rythmes scolaires a été menée et a conduit à la modification de la semaine scolaire. Rappelons 3 chiffres : Avec 144 journées de classe contre une moyenne de 187 jours en Europe, les élèves français ont le moins de jours de classe des pays européens ; Avec 4 jours de classe contre 5 à 6 jours chez nos voisins, les élèves français ont moins de jours de classe par semaine ; Avec 6 h d’enseignement par jour contre une moyenne de 4 h 30 à 5 h 00 en Europe, les élèves français sont ceux qui ont le plus d’heures d’enseignement par jour. Tous ces constats ont conduit à repenser le temps de l’enfant afin de lui permettre de mieux vivre et mieux réussir à l’école.

De la maternelle à l’université, la Gauche agit pour l’égalité

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Depuis 3 mois les Jeunes Socialistes s’engagent pour soutenir le projet de refondation de l’école à travers une campagne intitulée « De la maternelle à l’université, la gauche s’engage pour l’égalité ».

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Ce projet nous tient particulièrement à cœur car il traduit l’engagement de François Hollande de faire de la jeunesse sa priorité. Moins d’un an après l’arrivée de la Gauche au pouvoir, ce projet pose les bases d’un nouveau système scolaire plus juste et plus efficace selon 4 axes fondateurs : Combattre les inégalités La France est l’un des pays de l’OCDE dans lequel les inégalités sociales et territoriales se répercutent le plus sur les inégalités scolaires. Le projet de refondation de l’école concentre les moyens là où il y en a le plus besoin, c’està-dire dans les territoires défavorisés (outremers, quartiers populaires, milieu rural) et à l’école maternelle pour faire de la scolarisation dès deux ans la norme. Le programme national de lutte contre les discriminations vise également à garantir l’égalité de traitement et d’accès à l’éducation, en luttant contre les représentations sexistes, homophobes, et en mettant en place des mesures favorisant l’accès des élèves handicapés. Des professeurs plus nombreux et mieux formés Après 10 ans de suppressions de postes par la droite au pouvoir, le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault remet des postes d’enseignants et d’encadrants dans l’Éducation nationale, et rétablit la formation des professeurs dans les nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation. Renforcer le Service Public de l’Éducation par des moyens humains, c’est cela agir pour l’égalité.

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Une pédagogie au service de l’élève Adapter les rythmes scolaires pour alléger les journées des élèves, favoriser leur attention et multiplier les activités périscolaires, pour que tout le monde ait accès à l’éducation artistique, à l’utilisation des outils numériques et aux activités sportives. Éviter les redoublements et créer un service public de l’aide au devoir pour mettre fin au soutien privé qui pénalise les familles les plus modestes. Agir pour l’égalité, c’est favoriser l’émancipation de tous. Des filières pros pour la réussite Souvent délaissées, voire méprisées, les filières pros sont revalorisées par le projet de refondation de l’école, pour que l’orientation soit un vrai choix, que les étudiants titulaires d’un bac professionnel ou technologique soient prioritaires dans les DUT et BTS correspondant à leur formation, et qu’ils bénéficient des mêmes opportunités que les titulaires d’un bac général, notamment la mobilité européenne via le programme Erasmus.

Cette campagne nous a permis d’aller à la rencontre des jeunes pour faire de la pédagogie militante, car ce n’est pas parce que nous sommes sortis vainqueur de la bataille électorale que nous avons gagné la bataille des idées. L’objectif de cette campagne est de soutenir le Gouvernement dans son action pour l’égalité en poussant pour une réelle égalité des places. Ainsi notre Mouvement propose la mise en place d’un service public de la petite enfance, une réforme de la carte scolaire plus favorable à la mixité sociale, la suppression de la notation jusqu’à la fin du collège et son remplacement par un mode d’évaluation basé sur la progression et les compétences de l’élève, le développement des outils numériques ou encore la mise en place d’une allocation d’autonomie universelle pour mettre fin au travail étudiant. Plus d’informations sur http://www. jeunes-socialistes.fr/ 2013 / 01/de -lamaternelle -a-lunive r site -la- gauche sengage-pour-legalite/

Les chiffres 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification En 2011 le taux de scolarisation à deux ans était de 13,6 %, contre 34,6 % en 2001 160 000 postes supprimés par la droite dans l’Éducation nationale en 10 ans contre 60 000 postes supplémentaires mis en place en 5 ans par le gouvernement, dont 48 000 postes d’enseignants et 6 000 postes d’encadrants 7 000 postes créés en 2012 et 10 000 en 2013 1 500 aides de vie scolaire pour accueillir les élèves en situation de handicap

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Point de vue et débat

économie-emploi

Inauguration du Pont Chaban-Delmas

La France peut-elle devenir riche de son épargne de proximité ?

par David Blé Secrétaire Fédéral chargé de l'économie et des entreprises

La situation économique générale n’est pas au mieux mais qu’est-ce qui nous empêche de réfléchir ensemble pour essayer de reléguer la crise derrière nous et amorcer la croissance ? Peut-on essayer de sortir des sentiers battus et des allégeances capitalistiques ? L’emploi passe par l’entreprise et son dynamisme. Mais que vaut une entreprise sans financement ?

Un rapide état des lieux met en évidence le fait que les financements de nos entreprises moyennes proviennent de deux sources principales : les banques qui ont un rôle évolutif en fonction des régulations internationales et des normes, ainsi que le crédit inter-entreprises qui repose sur des assureurs-crédit.

Les emplois d’avenir à Cenon

Les autres sources de financement des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprises Taille Intermédiaires), tel le capital-développement, le marché financier ou les business angels sont marginales. Pourtant la France semble riche de son épargne, particulièrement financière, comme le Livret A, le LDD (Livret Développement Durable) et l’assurancevie, mais pour l’instant son épargne n’est pas orientée massivement vers l’investissement des entreprises de taille moyenne qui manquent ainsi cruellement d’un levier financier. L’objectif est de redonner à nos concitoyens l’envie d’investir dans des entreprises de taille moyenne et de mentalité humaine. Il peut s’agir de repenser les circuits existants, accessibles mais obsolètes, au nombre desquels les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité), FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’innovation), et mettre en place des circuits nouveaux qui seront à la fois adaptés aux possibilités des épargnants et aux besoins de ces entreprises moyennes et en devenir. Il ne s’agira pas de laisser une jungle de proximité s’installer, mais de se doter de règles et de procédures conçues pour ces entreprises dans des conditions de prix adaptées, tout en conférant une sécurité importante aux investisseurs privés.

Cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, les banquiers et les politiques peuvent dans un premier temps être réticents, car il s’agit là d’un rééquilibrage du financement des PME puis, surtout, de repenser la rencontre entre l’entreprise et l’épargnant. Quelles sont quelques pistes pour y parvenir ? Au-delà de favoriser l’esprit et la culture d’investissement, il sera nécessaire de se pencher sur les avantages fiscaux en rémunérant la prise de risque mais sans tomber dans la création d’une niche fiscale de plus, qui ne serait plus alors qu’une aubaine. Encouragée, contrôlée, cette finance-là s’opposera concrètement au capitalisme sauvage. Elle sera plutôt éthique et sociétale. Les produits d’investissement devront être lisibles et simples, rendant ainsi les modalités de transaction accessible à tous, avec des règles efficaces pour éviter les dérives potentielles ou les biais qui dénatureraient l’esprit initial. Ainsi, la France pourra devenir riche de son épargne de proximité, mais aussi et surtout, inventive, créative et dynamique, sans oublier de placer l’humain au cœur des préoccupations : l’humain épargnant, l’humain créateur d’entreprise, l’humain fier d’un salaire digne. Oui, nos valeurs de gauche savent œuvrer à allier économie, gestion, dignité humaine et épanouissement individuel au service du collectif.

La ville de Cenon, située dans une zone urbaine sensible, s’est mobilisée pour sa jeunesse et a créé 16 emplois d’avenir pour une durée de trois ans : 15 pour la mairie, 1 pour le Centre Communal d’Action Sociale. 14 contrats ont déjà été signés le samedi 2 mars 2013 par des jeunes Cenonnais âgés de 19 à 25 ans, en présence d’Alain David, Maire de Cenon et les membres du Conseil Municipal, de Mme Michèle Delaunay, Ministre chargée des Personnes Âgées et de l’Autonomie, de M. Michel Delpuech, Préfet de la Région d’Aquitaine, de Vincent Feltesse, Président de la CUB et des représentants des différentes structures partenaires (Mission locale des Hauts de Garonne, Pôle emploi). Ces contrats ont pour but de contribuer à l’insertion professionnelle et d’acquérir une qualification. Chaque jeune Cenonnais sera accompagné par un tuteur et bénéficiera d’un parcours de formation. À l’issue du contrat, ces jeunes pourront intégrer durablement les effectifs de la mairie et envisager de rejoindre la fonction publique territoriale.

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Tous sur le pont !

Les 15, 16 et 17  mars plus de 230  000 Bordelaises et Bordelais ont participé aux festivités autour de l’inauguration du pont Chaban-Delmas. L’enthousiasme suscité par ce projet est compréhensible à plus d’un titre : plus haut pont levant d’Europe, le pont « Ba-Ba » est une réussite technique exceptionnelle. Il est aussi exemplaire en matière de combinaison des modes de transports, avec deux voies de bus en site propre, deux fois deux voies réservées aux voitures et deuxroues, des voies cycliste et piétonne, sans oublier le passage du tramway en prévision. Enfin, ce pont crée un nouveau lien entre les deux rives de l’agglomération, permettant ainsi le rattachement de la rive droite au cœur de Bordeaux. À plus d’un titre, ce pont est un symbole de renouveau pour l’agglomération bordelaise. La présence du président de la République à la cérémonie d’inauguration officielle est une marque de reconnaissance pour ce symbole et pour un projet porté par les collectivités de gauche. Malgré la communication exponentielle de la mairie de Bordeaux sur le sujet, il ne faut pas oublier que le pont Chaban Delmas est un projet piloté par la Communauté urbaine de Bordeaux, qui le finance aux deux tiers, avec la participation de l’État, de la Région Aquitaine et du Conseil général de la Gironde. La mise en service d’un nouveau pont est toujours un événement exceptionnel pour une ville, ainsi que l’a rappelé François Hollande dans son discours. C’est sans doute encore plus le cas à Bordeaux qu’ailleurs, pour des raisons historiques qui ont fait que les deux rives n’ont été reliées par un premier pont qu’en 1822, et qu’il a fallu attendre un siècle et demi pour voir arriver deux autres ponts. Le symbole de renouveau que représente ce pont renforce son caractère exceptionnel. Nos élus de gauche ont collectivement porté un projet marqueur de modernité, qui répond aux exigences de l’agglomération bordelaise d’aujourd’hui et anticipe les besoins de demain.

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8 mars

Journée Internationale de luttes pour les droits des femmes

par Florence Rialland Secrétaire Fédérale chargée des droits des femmes Historiquement, la journée internationale des femmes trouve ses fondements au siècle lorsqu’en 1910 à début du xxe  Copenhague, la Conférence internationale des femmes socialistes est créée. Celleci ayant pour but de donner davantage d’ampleur à la propagande en faveur du vote des femmes ainsi qu’à l’amélioration de leurs conditions de travail. L’idée d’une « Journée internationale des femmes » est ainsi adoptée lors de cette Conférence, sur une proposition de Clara Zetkin (18571933), qui dirigea notamment de 1891 à 1917 « Die Glechheit » (l’Égalité), importante revue et organe des femmes socialistes, que cette dernière fonde en 1907 avec Rosa Luxemburg. Cette journée mondiale s’inscrivait dès lors dans une perspective socialiste, internationaliste et révolutionnaire.

Parallèlement, de nombreuses manifesta­ tions de femmes au début de ce siècle, en Europe et aux États-Unis, viennent consolider ces revendications en faveur de plus d’égalité. En mars 1911, un million de femmes manifestent dans toute l’Europe. Le 8 mars 1917, à Saint-Pétersbourg, des manifestations ouvrières font abdiquer le tsar Nicolas II déclenchant ainsi la Révolution de Février. Ainsi, est décrétée, le 8 mars 1921, « Journée internationale des femmes » par Lénine. En 1977, est officialisée, par les Nations Unies, la journée internationale de la femme invitant chaque pays à célébrer une journée pour les droits des femmes en revendiquant davantage d’égalité dans tous les domaines de la vie sociale, professionnelle et familiale. Ce n’est qu’en 1982, en France, que le gouvernement, sous l’impulsion d’Yvette Roudy au ministère chargé des Droits des Femmes, a décidé de célébrer officiellement la Journée internationale des femmes, le 8 mars de chaque année. Pour autant, il apparaît fort regrettable que cette journée, en France, soit désignée des fois comme « La journée de la femme »

Au niveau de notre Fédération PS Gironde, la commission des droits des femmes a été mise en place le 28 janvier 2013, suite au congrès de Toulouse. Celle-ci a pour objectif de faire naître chez les femmes et les hommes un engagement politique et féministe en faveur du droit à l’égalité entre les hommes et les femmes. Le rôle de cette commission est avant tout pédagogique afin d’aider la prise de parole en public, qui reste difficile pour la majorité des femmes. Cela se traduit par un travail concernant l’argumentation et la participation aux débats. Une réunion mensuelle est ainsi proposée sur un thème précis mais également un déplacement dans une circonscription rurale, deux fois par an. Les décisions importantes sont discutées en Commission des droits des femmes qui seront suivies d’un mandat. Les membres recevront un compte rendu des réunions de la Commission. Ainsi la commission fonctionnera avec un bureau dont les militantes sont les suivantes : 1. Florence Rialland, Secrétaire Fédérale représentera le Parti Socialiste au Collectif des droits des femmes ; 2. Pascale Bousquet-Pitt, responsable auprès des associations et Emmanuelle Ajon, responsable de l’égalité professionnelle. Elles seront parties prenantes des négociations au sein de la Fédération. 3. Audrey Fontana pour la lutte contre les discriminations ; 4. Josette Cadereau pour le lien avec le milieu rural ; 5. Florence Crossart pour la gestion de la Communication de la Commission des femmes ; 6. Clara Bosson et Marlène Rouquette pour la partie secrétariat et compterendu. Pour la 1re session, un débat sur la PMA et la GPA s’est déroulé fin Février. Concernant le volet pédagogique, Florence Rialland souhaite pour début 2013 une journée entière de formation sur « la prise de parole ». Une formation sur l’histoire du féminisme est également proposée.

et d’autre fois comme « la journée des femmes », sans qu’il existe d’appellation « labellisée ». En effet, le 8 mars reste avant tout, la journée « des droits des femmes » et non la journée de la femme ou du droit des femmes puisque cette journée ne concerne pas un seul droit ou qu’une seule femme. Ni qu’un seul jour, par ailleurs. Entre 1988 et 2007, le portefeuille ministé­riel aux droits des femmes n’a existé de façon intermittente que sous la forme de ministères délégués ou de secrétariats d’État, rattachés à un autre ministère. Le poste n’a été attribué qu’à des femmes, au nombre de six. Ce n’est qu’en 2012 qu’un ministère des droits des Femmes est recréé, sous la présidence de François Hollande. Celuici a pour mission de préparer et de mettre en œuvre la politique du Gouvernement relative aux droits des femmes, à la parité et à l’égalité professionnelle. Le 8 janvier 2013 est également créé le Haut-Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, force est de constater la volonté du gouvernement actuel à aspirer à davantage d’égalité dans la vie sociale. Depuis l’élection de François Hollande, les droits des femmes redeviennent une politique centrale dans l’action gouvernementale, se traduisant notamment dans la formation d’un Gouvernement paritaire. Fin 2012, un premier Comité interministériel aux droits des femmes voit le jour : La 3e génération des droits des femmes. Il s’agit de passer de l’égalité dans la loi à l’égalité dans les faits.

Calendrier des réunions de la Commission Femmes : Jeudi 28 mars 2013 : Discussion autour des violences faites aux femmes. Jeudi 25 avril 2013 : Discussion autour de la réalité des femmes dans la sphère politique. Jeudi 23 mai 2013 : Discussion autour du thème suivant : « Comment mobiliser les hommes au féminisme ?  » Samedi 22 juin 2013 : Convention en milieu rural. La Commission Femmes est ouverte à chaque militante et militant de notre fédération.

La section de Léognan au Portugal Voila déjà un long moment que j’avais émis l’idée d’un rapprochement de notre section avec celle des socialistes portugais de la Gironde. Dernièrement, Alvaro me proposait d’aller un peu plus loin et de nous entendre avec les socialistes de Famelicao (la découpe en section n’est pas la même que chez nous. Famelicao ressemble plus à notre fédé) J’étais enchanté de cette proposition, car je pense que les échanges entre militants ne peuvent qu’avoir un effet moteur sur la construction de l’Europe que nous voulons. C’est-à-dire une Europe sociale, solidaire, fraternelle, où l’Homme est au centre des préoccupations ; et non celle que nous connaissons, qui est celle des financiers et de l’argent. Profitant du voyage à l’occasion de l’anniversaire du jumelage avec Joanne nous avons rencontré l’équipe portugaise composée de trois députés (deux Européens et un National qui est aussi le secrétaire de la section de Famelicao) pour échanger des vœux d’échanges plus nombreux. J’ai reçu au nom de la section le drapeau du PS Portugais et leur ai remis la médaille du PS français gravé pour l’occasion.

Il me semble que ce n’est pas à deux que nous allons faire avancer nos idées, c’est pourquoi je compte sur tous pour compléter ces échanges dans un premier temps avec les autres communes jumelées avec Léognan et après… Marc Minnegheer, Secrétaire de section de Léognan

Section socialiste de Carbon-Blanc Fête annuelle des militants 24 février 2013 La section socialiste de Carbon-Blanc a pour habitude, chaque début d’année, de se retrouver autour d’un repas dansant. Mais c’est aussi une façon bien agréable de remercier ses militants pour leur participation à la vie très active de la section et de notre fédération. Cette année, le 24 février, nous avons eu envie de mettre à l’honneur les militants inscrits depuis très longtemps au PS. 5 camarades se détachaient ainsi : Philippe MADRELLE, militant depuis 1957 Louis René VEYRET, militant depuis 1965 Michel CARTI, militant depuis 1970 Antonio HERNANDEZ, militant depuis 1971 Jean-Claude ROBINET, militant depuis 1971 Beaucoup d’émotion quand, Ludovic Freygefond, remet à chacun de nos camarades la très belle médaille du PS. À chaque fois notre 1er secrétaire fédéral évoque leur parcours. Très impliqués dans la vie de notre parti, certains d’entre eux ayant une vie d’élu remarquable. Puis c’est autour de l’apéritif que les récipiendaires montrèrent leur médaille et enfin le repas dansant clôturait cette manifestation annuelle. Anne-Marie Romero, Secrétaire de section de Carbon-Blanc

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Billet

Stéphane Hessel

par Camille Hollebecque Secrétaire Fédérale à la communication

Avec la disparition de Stéphane Hessel la France perd un représentant emblématique, un intellectuel engagé, un « Juste » comme l’a écrit Libération. Pour la famille socialiste cette disparition est celle d’un mentor et d’un aiguillon dont nous devons continuer de nous inspirer tant dans nos débats de fond que dans la manière de militer sur le terrain. Le parcours de Stéphane Hessel est admirable à plus d’un titre. Droits de l’Homme, écologie, conflit israélo-palestinien, défense des sans-papiers… Sa vie est une succession d’engagements et de combats non seulement justes et respectables, mais je dirais indispensables. Ces dernières années son engagement s’est concentré autour de la nécessité de changer de modèle de société. Dans Indignez-vous  ! comme au sein du collectif Roosevelt 2012, il en appelait à chacun de nous pour refuser un modèle économique et social dans lequel les inégalités ne cessent de s’accroître, qui mène iné-

vitablement à la destruction de la planète et qui ferme les yeux – quand il n’y prend pas part – sur le viol quotidien des Droits de l’Homme dans de nombreux pays. Nous faisons ces constats tous les jours, et pourtant la plupart du temps nous les envisageons comme une fatalité. Les « indignés » qui sommeillent en chaque militant font ponctuellement surface, à l’occasion d’une campagne présidentielle en affirmant que « notre adversaire c’est le monde de la finance » ou lors de mouvements sociaux avec les Indignés d’Espagne, de Grèce ou de Wall Street. Intransigeant sur le fond, bienveillant et innovant sur la forme, Stéphane Hessel savait réveiller les indignés en chacun, et rappeler notre responsabilité individuelle et collective face aux motifs d’indignation. Le plus bel hommage que nous pouvons rendre à Stéphane Hessel est sans doute de poursuivre son engagement, de veiller et de militer aux côtés de la société en

« Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté […]. » Stéphane Hessel, Indignez-vous !

HES (Homosexualités et

Prochaines Commissions thématiques

socialisme)

( toutes les réunions ont lieu au siège

Depuis trente ans, HES est aux côtés du Parti Socialiste pour penser les questions d’égalité et de lutte contre les discriminations touchant les personnes LGBT (Lesbiennes, gays, bi, trans). Aujourd’hui aux côtés du gouvernement, nous soutenons et accompagnons leurs travaux. Treize ans après le PACS, la gauche agit une nouvelle fois pour l’égalité. Après les années d’immobilisme de la droite, Jean-Marc Ayrault a lancé une politique ambitieuse de lutte contre les discriminations et les inégalités. Cette année sera votée la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Un projet de loi ouvrant la PMA aux couples de femmes sera présenté à la fin de l’année au Parlement, dans le cadre d’une loi plus globale sur la famille. Mais l’action du gouvernement ne s’arrête pas là. Un programme ambitieux de lutte contre les discriminations, à l’initiative de plusieurs ministères et piloté par Najat Vallaud Belkacem promet de réelles avancées. Par une sensibilisation aux différences dès le plus jeune âge, via de réels programmes d’information et d’éducation au collège et au lycée, mais aussi à l’université puis dans le monde du travail, le gouvernement entend faire tomber les préjugés pour plus de tolérance. Parce que l’égalité de chacun nous concerne tous, et en cette année riche en avancées, nous vous invitons à nous rejoindre. Symboliquement, pour participer, ou même militer, et parce que nous avons besoin de vous, adhérez à HES ! Simon Labouyrie, Responsable de HES Bordeaux - Aquitaine Contact : simon.labouyrie@gmail.com

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mouvement dont il a toujours su rester proche, et de ne jamais se résigner face à ce qui nous révolte. Si le modèle de société actuel peut nous sembler, sinon incontournable, du moins impossible à changer, essayons d’imaginer un instant ce qu’a pu représenter pour le résistant Hessel le refus du nazisme, un système autrement plus barbare et violent.

de la Fédération du PS)

Mardi 2 avril à 18 h 30 : Commission relations avec les syndicats et vie associative : préparation des Assises des associations (Philippe Barbe) Lundi 8 avril à 18 h 30 : Commission réunie « Emploi et Vie Associative » Thème : débat sur l'accord national interprofessionnel du 11 janvier (Philippe Barbe et David Blé) Mercredi 10 avril à 18 h 30 : Commission Service Public (Nicolas Madrelle) Mercredi 17 avril à 18 h 30 : Commission « Agriculture, viticulture et forêt » : rôle et objectifs de la commission, son fonctionnement et programmation des réunions suivant l'actualité et les thèmes retenus (Nicole Fontelle Soury)

Populaire Girondin  

Populaire Girondin n°239

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