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Quatre députés à l’épreuve du RER A - 07/02/2012 - leParisien.fr

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Quatre députés à l’épreuve du RER A La commission d’enquête parlementaire, présidée par le socialiste du 93 Daniel Goldberg, a passé trois heures hier sur la ligne A et a pu tester les « galères » quotidiennes des usagers. carole sterlé | Publié le 07.02.2012, 04h22

cergy-préfecture (val-d’oise), hier. Un usager (à gauche) interpelle les trois députés de la commission, Daniel Goldberg, Pierre Morange et Axel Poniatowski, accompagnés ici de Dominique Lefebvre (maire PS de Cergy au centre). | (lp/c.s.)

Après le RER B la semaine dernière, le RER A. Hier matin, quatre députés de la commission d’enquête parlementaire sur le RER ont poussé les tourniquets de cette ligne qui représente la moitié du trafic express régional. Sur la ligne A, SNCF et RATP transportent plus d’un million de voyageurs par jour, de Cergy (Val-d’Oise), Poissy et Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) et Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne). Certes les auditions, menées tambour battant depuis janvier à l’Assemblée nationale, d’usagers, de dirigeants, et bientôt de ministres, ont déjà permis aux députés d’affiner leur idée. Mais rien ne vaut une sortie à l’heure de pointe. Hier matin, Pierre Morange (UMP, Yvelines), rapporteur, Daniel Goldberg, président (PS, Seine-Saint-Denis), Axel Poniatowski (UMP, Val-d’Oise) et Jean-Yves Le Bouillonnec (PS, Val-de-Marne) ont tenté le voyage. De Cergy-Préfecture (Val-d’Oise) à La Défense (Hauts-de-Seine), il leur a fallu presque trois heures, trois trains et un bus. 6h40, Châtelet, place assise pour tous. « On a de la chance, c’est une nouvelle rame », lâche Daniel Goldberg en voyant arriver le train à étages qui propose depuis novembre « 900 places de plus aux heures de pointe ». Matériel tout neuf avec des panneaux d’information numériques. Axel Poniatowski grimpe à Charles-de-Gaulle et Pierre Morange à Nanterre-Préfecture. Accompagnée de trois fonctionnaires parlementaires, la troupe est presque au complet pour rejoindre Cergy-Préfecture. 7h17, Cergy-Préfecture, air glacial. « Avec 59000 voyageurs par jour, la branche Cergy ne dispose que de 12 trains par heure en heure de pointe, alors que la branche Poissy en a 10 pour trois fois moins de voyageurs », explique le maire (PS) de Cergy, Dominique Lefebvre, venu accueillir les députés. Un président d’association d’usagers, Marc Ehrhart, qui part travailler à Paris repère vite les officiels : « Tous les jours il y a des retards, vendredi j’ai mis une heure quinze pour faire Achères-Auber. » Pour échapper à l’air glacial, quelques passagers se réchauffent à l’intérieur du point d’information voyageurs. « Pas un jour sans que ce soit difficile, témoigne une employée SNCF derrière le comptoir. Les gens sont énervés. » Daniel Goldberg

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raccroche son téléphone : « Jean-Yves Le Bouillonnec est coincé à Châtelet… » 8h14, colis suspect… terminus Achères. Le groupe repart. Trois stations plus loin, message dans les rames : « En raison d’un colis suspect en zone RATP, ce train ne prend plus de voyageurs. » Soupirs désabusés dans la rame bondée. « On nous traite comme des bestiaux », lâche une élégante quinquagénaire, qui met « souvent plus d’une heure pour un trajet de trente-cinq minutes ». Les voyageurs sortent en gare d’Achères (Yvelines), résignés, sans croire à la délivrance annoncée pour 8h22. Un autre train arrive sans annonce aux passagers, serrés sur le bord du quai enneigé et glissant. C’est celui de la ligne L, qui rejoint Saint-Lazare. Les voyageurs grimpent aussitôt. Il faut se serrer pour se faire une place. Descente à Nanterre-Université pour récupérer la ligne A. 9h4, trains inaccessibles et malaise. Nanterre-Université, nouvelle annonce sur les quais : « En raison d’un malaise à Nation, aucun train jusqu’à Cergy-Poissy. » « Il faut revoir les procédures, un seul incident paralyse toute l’Ile-de-France », commente Axel Poniatowski. Au guichet, on peut se procurer une attestation de retard. Les trains pour Paris sont pleins à craquer. Pas moyen de monter. Finalement, les députés partent en bus pour NanterrePréfecture, où la relève SNCF-RATP a lieu. Au bas des escaliers, le Stetson de Jean-Yves Le Bouillonnec se profile enfin. Il patiente depuis une heure. Tout le monde saute dans le wagon lorsque la sonnerie des portes retentit pour La Défense. 10 heures, dans la gare fantôme de La Défense. Les députés terminent leur périple dans la gare fantôme, construite en 1975 et qui n’a jamais servi. Elle pourrait peut-être avoir une nouvelle vie dans ce quartier d’affaires où 85% des 180000 salariés viennent travailler en transports en commun. Le Parisien Droits de reproduction et de diffusion réservés - Copyright LE PARISIEN 2012

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Deputes RERA  

4 députés le matin dans le RER A

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