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22 JUILLET


Édito...

L

a Mixité en Action… Telle est la devise de la toute nouvelle version de « Projecteur Le Magazine » ! Désormais réduit en une seule édition régionale d’Ile de France, ce bimestriel gratuit offre à tous ses lecteurs un autre regard sur l’actualité des cultures urbaines, mais également sur les engagements associatifs, l’envie d’entreprendre, les initiatives, l’échange ou encore la diversité. A travers ces 36 pages, le public va pouvoir aller à la découverte d’un magazine totalement relooké et proposant diverses rubriques telles que les news, la culture, le sport ou la citoyenneté. Nous vous laissons donc à présent découvrir cette nouvelle formule et vous souhaitons une bonne lecture !

Sommaire

La rédaction.

P. 4 NEWS : Le chiffre du mois, le site officiel

P.14

Said Taghmaoui D’Aulnay-wood à Hollywood

P. 6 ÉVèNEMENT : Quai 54

P. 20 SPORT : Ali Traoré

P. 10 SPECTACLE : Dédo / Thomas Ngijol

P. 22 CITOYENNETÉ : Samira Cadasse

P. 12 Musique : La Fouine

P. 24 LES OUBLIÉS : Ellen Johansson

P. 14 PROJECTEUR SUR : Said Taghmaoui

P. 26 MONDIAL : Palestine

P. 18 Portrait Chinois : Zaho

P. 28 EMPLOI / FORMATION : Les filières prometteuses

P. 19 TENDANCE : Double Dutch

P. 30 MODE : Tendances de l’été P. 32 AGENDA : 10 dates clés de cet été en Ile-de-France P. 34 BD : Lascars, le film

P.6 Quai 54 Projecteur Le Magazine N° 1

Juillet - Août 2009 - Publication gratuite Éditée par MT Communication www.projecteur-media.com E-mail : projecteurmagazine@gmail.com Tél : 06 21 99 12 62 Directeur de publication : Hervé Malenga Direction artistique : Djibril M. Lyfoung Ont collaborés à ce numéro : Sarah Lammari, Amira Othmani, Myriam, Junior, Fawzi Meniri, Lamia Bensarsa, Monsieur Vé. Numéro ISSN en cours. Gratuit, ne peut être vendu. © Tous droits réservés. La rédaction n’est pas responsable des textes et des photos publiées qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Toutes reproductions de textes photos, logos ou autres est strictement interdite sans accord écrit de la part de l’éditeur sous peine de poursuite. Les documents reçus ne sont pas retournés et leur réception implique, l’accord de l’auteur pour leur publication.

P.18

Portrait chinois

Zaho

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News x Les chiffres du mois

750

Millions d’albums C’est le nombre d’albums vendus par Michael Jackson dans le monde. C’est plus qu’un record mais un chiffre mythique pour un artiste unique. Paix à son âme.

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survivant

C’est le nombre de rescapé du crash de l’Airbus A310 de la compagnie Yemenia au large des Comores. Une pensée aux victimes, à leurs familles et à la communauté comorienne.

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Millions d’euros

C’est le montant du transfert record de Cristiano Ronaldo de Manchester United vers le Real Madrid.

Télecharger le magazine gratuitement sur

www.projecteur-media.com Contact :

Facebook : www.facebook.com/projecteurmag skyblog : www.projecteur-le-magazine.skyrock.com Myspace : www.myspace.com/projecteur_le_magazine adresse : projecteurmagazine@gmail.com

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News x Le chiffre du mois

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Évènement x Quai 54

The International Les 27 et 28 juin 2009 derniers, se déroulait l’international Streetball Championship au stade Georges Carpentier. Retour sur cet évenement sportif de haut niveau.

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Rohff au micro.

Hommage à Michael Jackson.

Prestation de Kery James.


Évènement x Quai 54

Streetball

Championship

Duo de choc avec Sefyu et Ludacris.

Rohff, Sefyu et Karim Benzema. L’équipe «La Fusion».

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Évènement x Quai 54

A

près deux jours de compétition vibrants au rythme du hip-hop, le playground du QUAI 54 a encore tremblé. Une partie du monde pro et semi-pro s’était donné rendez-vous.

  Victorieuse des américains en finale, l’équipe parrainée par Manu Key, « La Fusion », conserve son titre pour cette septième édition du QUAI 54 en battant les Américains 74-51.   Devenue la référence du streetball, le QUAI 54 présenté de mains de maître par Jamil et Mokobé (113) a connu, le temps d’un week-end, un énorme tournoi de basket de rue et ce, devant près de 5000 personnes.

Mamoutou Diarra après s la remise de trophées.

Style contest 2009.

Photos : Hugues Lawson-Body

  L’équipe française « la Fusion » qui jouait en finale contre les Sean-Bell All Stars a mené au score dès le début pour finalement remporter le titre, tout comme l’an passé contre les Américains également, 74 à 51, au grand regret du capitaine outre-atlantique BJ « The Beast » Mc Farlan.

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  Côté animations, le Quai 54 a accueilli une scène rap et hip-hop digne de ce nom avec Sefyu, Kery James, Rohff, Ludacris et Usher qui ont tout simplement mis le feu aux tribunes. Même Karim Benzema, joueur à l’Olympique Lyonnais, venu dire un petit bonjour n’en est pas revenu.

Invité de marque avec Ush

er.

Rohff en compagnie de Karim Benzema et Oxmo Puccino.

  Ce tournoi n’aurait sans doute pas existé sans le fondateur et organisateur Hammadoun Sidibé ainsi que Jordan Brand. http://www.lequai54.com Texte : Béryl Orphée

La bataille fait rage entre les deux équipes.


Évènement x Quai 54

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Spectacle x Dédo que, je faisais déjà de la scène dans mon 1er spectacle qui s’appelait « Pélican et Tronçonneuse ». De quel humoriste aimerais-tu faire la carrière ? Pourquoi ? En France, j’aime beaucoup des mecs comme Pierre Desproges. Malheureusement, il est mort assez jeune donc si je pouvais aller un peu plus loin ça serait classe.

Photos : DR

Quels sont tes projets à venir ? Là je finis la série de la troupe du Jamel Comedy Club qui sera diffusée cet été à la place de l’émission du

Artiste de la troupe du Jamel Comedy Club, Dédo se livre à travers de cette interview. Pourquoi Dédo comme nom de scène ? Il s’agit du diminutif de mon nom de famille. Et en fait on m’appelle comme ça depuis le CM1. Mais mon vrai prénom reste top secret… Quand et comment as-tu eu envie de devenir humoriste ? Y a-t-il quelque chose ou quelqu’un qui vous a donné envie de faire ce métier ? En fait, au lycée j’ai découvert l’humoriste Richard Pryor, et c’est lui qui m’a donné l’envie de devenir humoriste. Comment as-tu intégré la troupe du Jamel Comedy Club ? Il y a à peu près 3 ans, j’ai été repéré par Kader Aoun. C’est eux qui sont venus me chercher. Mais à l’épo-

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« Ne rien lâcher, essayer d’écrire un maximum, et renouveler un petit peu ce que t’écris au jour le jour ». Jamel Comedy Club tous les samedis à 20h sur Canal +. C’est une série qui est en fait sous la forme d’un faux documentaire qui nous suit en tournée, sauf que ce sont des personnages qui restent fictionnels. Sur le plan personnel tu n’as pas de projet cinématographique ou autre ? Bien sur en ce moment il ya un sketch avec Yacine, un autre mec de la troupe qui s’appelle «  Histoire racontée par des chaussettes  ». On l’a balancé 6 épisodes sur Youtube et on essaye de le placer en télévision à droite à gauche. Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes qui voudraient percer dans ce milieu ? Alors de ne rien lâcher, essayer d’écrire un maximum, renouveler un petit peu ce que t’écris au jour le jour, essayer de faire beaucoup de scène ouverte, tester ce qui marche et ce qui ne marche pas, s’habituer à être sur scène pour devenir le plus naturel possible. Enfin vraiment voilà, rester le plus motivé possible. Texte : Amira Othmani


Spectacle x Thomas Ngijol Encore inconnu il y a 3 ans, Thomas Ngijol a su s’imposer sur la scène humoristique à l’instar de son précurseur Djamel Debbouze.

T

homas Ngijol on vous connaît comme humoriste au Jamel Comedy Club, puis en solo avec votre spectacle « A block » et découvert récemment dans « Vilaine » au côté de Marylou Berry (la fille à Josiane Balasko). Avez-vous d’autres projets cinématographiques ?   Oui, il y’a d’autres choses sur le feu, mais rien n’est confirmé encore, je n’en parle pas tant que rien n’est signé, disons que c’est en bonne voie. Vous venez de terminer votre spectacle au mois de mai, avez-vous apporter des modifications ?   Oui, forcément on rajoute toujours quelques petites choses, il y’a quelques modifications pour essayer de rendre le spectacle plus vivant. A part ce spectacle avez-vous de nouveaux projets  ? Un nouveau projet d’écriture ?   Non hormis le spectacle. J’ai d’autres choses en vue mais ce n’est pas de l’ordre de la scène. J’écris un peu de la fiction, j’écris aussi pour la télé et le cinéma. Je travaille dessus.

Tu as démarré l’année avec la reprise de ton spectacle, si tu devais faire un bilan de l’année passée, quel serait-il ?   Je n’y ai pas pensé mais c’était une bonne année. Je me dis que 2009 sera encore mieux, que je vais carburer encore plus, être plus productif et essayer d’être plus drôle. Vous êtes issu de banlieue comme bon nombre de nos lecteurs, beaucoup d’entre eux souhaiteraient percer dans le milieu du showbiz. Avez-vous un conseil à leur donner ?   D’arrêter tout de suite et de trouver leur voie, je n’évolue pas dans ce monde, je suis dans un milieu où les gens que je côtoie, sont dans ce monde-là. Je ne fais pas de rejet du showbiz c’est juste comme ça je n‘en fait pas partie. J’espère juste continuer le métier que je fais pour les bonnes raisons, je leur dirai de faire ce qu’ils ont envie de faire, sans essayer d’aller dans les boîtes et les lieux où il faut être présent juste pour être « in ». Texte : Myriam

Si j’étais... ...Un humoriste : Richard Pryor. ...Un animateur : Nagui (je ne sais pas pourquoi… je pensais à lui). ...Un acteur  : Pierce Brosnan (parce que j’aime bien James Bond). ...Un footballeur  : Moi ou au pire Samuel Eto’o parce que je suis meilleur que lui.

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Muzik x La Fouine

La fouine pose avec le T Shirt, réalisé spécialement pour lui, par le Kitoko Crew.

D’où vient le nom La Fouine ?   C’est les grands de mon quartier, Jean Macé à Trappes, qui m’ont donné ce surnom.

Dans l’album il y a beaucoup de choses autobiographiques, qui me rapelle qui j’étais et les choses qui m’ont forgées…

Avec quels artistes as-tu aimé travailler ?   Que ce soit Booba, Soprano, Sefyu, Amel Bent ou Zaho, j’ai toujours kiffé les gens avec qui j’ai posé, sinon je n’aurai pas fait de featuring avec eux !

Penses-tu que le rap a un rôle éducatif ?   Un petit peu, je pense que les jeunes se réfèrent a nos paroles. C’est pas une mission quand même, je ne fais pas de la musique pour donner des conseils aux petits frères… La vie est dure, chacun sait ce qu’il fait. Vous avez des parents qui vous éduquent, et ils le font très bien. C’est vrai que parfois le Rap aide certains jeunes, tout comme il peut aussi les enfermer… Un peu comme les films américains

Quel est la chanson qui te représente le mieux ?   C’est la chanson «Pourquoi?». Parce-que ça raconte mon enfance, ma vie, mon adolescence, mes haut et mes bas. Ca me représente bien !

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Si la musique ne te rapportait plus d’argent est-ce-que tu continuerai a rapper ?   Bien sur j’adore chanter !

Tu es grand, est-ce que tu pratiques un sport ?   J’aime bien le basket, mais je ne le pratique pas. La seule chose que je fais, c’est jouer au foot, avec mes potes au quartier.

Ton nouvel album s’appelle mes repères, pourquoi ?   Mes repères, ce sont les gens qui m’entourent, mes amis d’enfance, ma famille, mon boulot, c’est un peu tout ça, qui je suis, par où je suis passé pour en arriver là, ne pas oublier tout ça,

Interview réalisée par Vins Seven et le Kitoko Crew, Quartier Shuman, Melun (77). crédit photo : Vins Seven


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News x Le chiffre du mois

Autopsie Vol.3 Sortie le 29 juin 2009

Inclus Double Poney + 14 titres inĂŠdits Avec Seth Gueko, Despo Rutti, Dosseh, 92I www.boobaautopsie3.com

www.because.tv

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Projecteur sur x Said Taghmaoui

Said Taghmaoui

Photos : DR

d’Aulnay14

Les Rois du Désert.

Said Taghmaoui… un nom, un style, une présence. Qui aurait cru que ce jeune homme issu d’une famille berbère marocaine, et ayant grandi à Aulnay-sous-Bois (93) se retrouverait aujourd’hui aux côtés des plus grands du cinéma Hollywoodien.


wood…

...à Hollywood Pose photo avec Mark Wallberg.

Said Taghmaoui et d’Omar Shariff.

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Projecteur sur x Said Taghmaoui

D

e graffeur à boxeur professionnel, en passant par ce qui se révèlera être sa vocation, le cinéma, Said Taghmaoui est, à 36 ans, l’un des rares acteurs français ayant réussi à percer à Hollywood. Dans une interview exclusive accordée à Projecteur Magazine, il se livre sans complexes et nous dévoile son parcours, ses motivations et ses ambitions… Pourrais-tu nous parler de tes liens vis-à-vis de ta ville d’enfance, Aulnaysous-Bois ?   J’ai quitté Aulnay-sous-Bois il y a longtemps, mais ma famille et mes amis sont là bas. J’ai commencé à être indépendant à l’âge de 13 ans. J’ai été le premier mec Hip-Hop de la cité des 3000. A partir de 19881989, je suis monté sur Paris pour faire des Graffitis et danser. Mon blase c’était Airone. Je faisais partie des KS (Karaï Stars), des TCG, 156, Assassin... A l’époque dans le mouvement Hip-Hop, très peu de personnes venaient véritablement de banlieue : on se démarquait davantage par notre côté agressif. Cette pulsion et cette folie sont inexplicables. Malgré la distance, je suis resté fidèle à ma famille et à mes amis français. Soyez certains que je renierai jamais ma communauté, même pour un contrat ! Que penses-tu des Etats-Unis ?   On nous en a donné une mauvaise image. C’est aussi un pays d’ouverture, de tolérance, d’accueil, de respect et de réussite sociale. Je ne dis pas que c’est le plus beau pays du monde, mais par rapport à ce que je recherche, c’est à dire m’épanouir, évoluer, être respecté en tant qu’humain, j’ai accompli en 10 ans aux Etats-Unis ce que je n’aurais jamais pu accomplir en 40 ans en France.

Photos : DR

Et As-tu également des potes aux Etats-Unis ?   Je connais très bien Dr Dre et Suge Knight. J’ai connu tout le monde grâce à Ice Cube qui m’a emmené une quinzaine de fois en studio. A Compton, ils m’appellent « West Said ». J’ai également connu The

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Said Taghmaoui interprète Breaker dans G.I. Joe.

Game et Lil Wayne. Ils respectent mon boulot et savent que je viens du « ghetto ». Je leur ai donné la Haine et j’ai cristallisé la France du « ghetto » pour eux. Est-ce que tu t’es senti davantage Français aux Etats-Unis ?   Oui, parce que ton accent est français, tes réflexes sont français, mes habitudes, la nourriture, la façon dont je réfléchis, la façon dont je pense... Et tu t’en aperçois davantage quand tu es à l’étranger, c’est beaucoup plus fort. C’est dramatique car il faut partir à l’étranger pour se sentir français. Mais la France, ce n’est pas mal non plus ?   La France, c’est bien pour plusieurs choses. Mais quand tu es d’origine étrangère, c’est difficile. On est loin d’avoir un « Mohamed Obama » en France ! Au niveau politique, ils ont repeint plusieurs fois les bâtiments, mais ils devraient s’attaquer aux fondations. En France, ce n’est pas tant un problème d’intégration qu’il y a, mais plutôt d’acceptation. Il va falloir accepter un jour qu’un jeune homme comme moi puisse réussir honnêtement, et que ce sont les compétences qui comptent. Il existe une ségrégation ancrée dans les mœurs de manière très solide... Penses-tu que cela va changer ?   S’il n’y a pas d’espoir, je vous invite tous au EtatsUnis... Et à mes frais en plus (rires) ! Je pense qu’il y a de l’espoir. Les Fadela Amara, les Rachida Dati… ce sont des symboles forts, mais derrière tout cela restent des politiciens qui défendent leurs intérêts. Je pense que le changement se fera par des personnes qui viennent d’en dessous, qui n’oublieront pas d’où elles viennent et qui, grâce à leur réussite, seront capables d’apporter un éclairage sur les problèmes. Et la cérémonie des Césars de 1996 ?   On nous a offert une belle opportunité de nous aider. La Haine, un film social en noir et blanc avec des millions d’entrées, qui a le mérite d’être super honnête sur le sujet, sans être dans la séduction. Ce n’est pas une comédie. On parle d’un sujet que l’on connaît bien, on en parle avec le cœur, on n’a pas triché en faisant ce film. Il a fait le tour du monde et a remporté un prix à Cannes. Finalement, on est nominés pour le César du meilleur espoir  : Vincent Cassel, Said Taghmaoui et Hubert Koundé... mais pas récompensés. Aujourd’hui tu dois donc bien gagner ta vie ?   Je fais partie des acteurs européens les mieux payés à Hollywood. C’est très important de le dire parce que je sais que ça fait plaisir aux «  frères  », mais je ne veux pas communiquer à travers cela.


Projecteur sur x Said Taghmaoui Je l’ai fait grâce à ma passion, ce n’est pas ce que je veux mettre en avant. J’ai envie que vous voyez mes films, le travail de l’acteur. C’est cela que je veux mettre en avant. Après si le reste suit, tant mieux. Parle-nous de tes films les plus marquants…   Les rois du désert a été un film très important pour moi. Il m’a permis deux rencontres essentielles : celle avec Mark Walhberg, qui va devenir mon partenaire et un grand patron du cinéma, et celle avec Georges Clooney. Ce rôle m’a ouvert diamétralement. Les studios Warner m’ont décernés « the best performance of the movie », qui est un prix interne, ce qui a fait que l’on s’est penché sur mon cas en disant « c’est un bon acteur ».   Ali Zaoua prince de la rue est un film marocain en langue arabe. Il s’agit du premier film marocain qui est sorti du pays et qui a rayonné dans le monde entier. Ce film est empreint de beaucoup de passion, de beaucoup d’amour, et d’un résultat final remarquable, avec pas moins de 31 prix dans le monde. C’est un des films qui a aidé le Maroc à se regarder et se poser certaines questions d’ordre général. Et maintenant ?   Avec G.I. Joe, c’est la fin des stéréotypes. Il a fallu que je fasse mes preuves, et aujourd’hui ils me font confiance. G.I. Joe, c’est une façon de dire «  Said tu as bien fait tes devoirs, tu as fait la queue comme tout le monde » : c’est juste un rêve d’enfant qui devient réalité. Dans ce film, j’incarne un super héros qui s’appelle Breaker et qui sauve l’humanité. Et ce film, ce n’est pas que pour moi que je l’ai fait, car pour moi ça va bien depuis longtemps. C’est également pour les enfants issus des banlieues. Ils pourront se dire  : « cet homme, il nous ressemble ». Et Breaker, ce n’est pas un homme qui se contente de sauver le monde ou de mourir au bout de quinze minutes. C’est davantage un vecteur d’intégration beaucoup plus puissant que tous les discours à l’Assemblée nationale !   Ensuite, je tourne dans la série Lost. Et c’est quand même exceptionnel qu’un jeune acteur de banlieue parisienne tienne un des rôles principaux dans la plus grosse série du monde… Texte : Monsieur Vé et Vins Seven

« Je n’ai pas changé, j’ai juste évolué. » 17


l Portrait

Zaho Zaho

Chinois

Zaho si tu étais : Un homme : Mon père Une chanson : That Thing (Lauryn Hill) Un instrument de musique : Une guitare Un livre : Un dictionnaire Un chanteur ou une chanteuse : Zaho Un film : Fight club Un héros de dessin animé : Le panda de kungfu panda Un rêve : Celui de voler en plein ciel Un parfum : Flower bomb de victor & rolf Un vêtement : Un jeans (classe & usé a la fois) Un créateur/ créatrice de mode : Sonia Rikiel Une série TV : Friends Une Ville : Alger Un pays : Algérie Une langue : Arabe Une religion : La paix Une personnalité politique : Aucune Un sportif ou une sportive : Mohamed Ali Un plat : Brick au thon (simple et copieux) Une couleur : Rouge Un défaut : Tête en l’air Une qualité : La patience Une cause : Égalité des sexes Si tu étais le génie de la lampe quel serait le vœu que tu exaucerais : Régler les problèmes climatiques (pollution, etc...)

Photos : DR

Texte : Fawzi Meniri

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Tendance x Double Dutch

Photo : Catherine

L’équipe No Limit Jump, 3ème du championnat de France de Double-Dutch.

Interview de Nadia Aidli, présidente de la Fédération Française de Double-Dutch, qui nous présente un sport tendance venu des États-Unis. Qu’est-ce que le Double-Dutch pour nos lecteurs qui ne connaissent pas ?   Le Double-Dutch est un sport qui utilise les cordes et qui présente des caractéristiques spéciales, c’est une mixité de genre, un sport sous forme de jeu. C’est un sport accessible au niveau du coût matériel et un sport qui relie chorégraphie, endurance et performance.

Photo : DR

Quelle est la tranche d’âge et la fréquentation du Double-Dutch ?   Cela commence à partir de 6 ans et il n’y a pas de limite d’âge, cela peut aller jusqu’à la trentaine. Les clubs sont fréquentés par 85% de filles.

Depuis combien de temps le DoubleDutch existe-il en France ?   Depuis une vingtaine d’années environ mais il n’y avait pas de structuration étant donné que la fédération française a été fondée en 1990. Le double-Dutch relevait plus du spectacle et était associé à la culture HIP-HOP. Combien y a-t-il de clubs ?   Il y a 80 lieux identifiés en France. On compte entre 35 et 40 le nombre de clubs en ile-de- France dont la majeure partie est concentrée dans le département du Val-de-Marne. des événements prévus pour 2009 ?   Il y a le rendez-vous annuel du championnat de France à Paris et le 30 et 31 octobre prochain nous accueillerons le championnat du monde. Mais pour plus d’informations il y a le site de la fédération www. ffdd.fr. Je voudrais juste rajouter que la fédération a une démarche originale dans le sens où elle ne fait pas qu’accompagner les jeunes, mais fait en sorte de les faire participer et les insérer dans divers milieux, il y a une mise en relation avec des professionnels. C’est vraiment la priorité de la fédération. Texte : Myriam et Junior

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Sport x Interview

ALI TRAORE C’est l’une des étoiles montantes du basket hexagonal, ce jeune basketteur de 24 ans de 2m07 est aussi grand par la taille que par le talent. On n’a pas fini de parler de lui, le meilleur reste à venir… Pour ceux qui ne te connaissent pas peux-tu te présenter ?   Je joue à L’ASVEL avec qui je suis champion de France de basket 2009.

Photo : Sarah Lammari

Tes origines ?   Je suis né en Côte d’Ivoire à Abidjan de parents maliens. J’ai grandi à Aulnay-Sous-Bois dans le quartier des 3000 juste à coté de Seyfu.

« Je suis issu d’une famille

de basketteur ».

Qu’est-ce qui t’as poussé à jouer au basket ?   Je suis issu d’une famille de basketteur  : mes deux parents, mon grand frère ont pratiqué ce sport donc ça s’est fait naturellement. Ta carrière ? L’équipe de France ?  Il y a un rassemblement le 12 juillet avec les bleus je suis dans les 15 présélectionnés je vais essayer d’être dans les 12 pour la qualification au championnat d’Europe Que penses-tu de cette édition du quai 54 ?   Le quai c’est lourd, très lourd. Le public est présent, cette année la barre a été mise haute avec Ludacris, Usher comme invités, ils ont fait un super show. Le son est bon au quai 54 et en basket y a du haut niveau. (NDLR  : il est double vainqueur du Quai 54 : 2008 et 2009) Texte : Monsieur Vé

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l Citoyenneté

Samira

Cadasse En quelques mots votre présentation et celle d’Accenture ?   Samira Cadasse, 35 ans je suis responsable diversité chez Accenture France au sein de la direction des Ressources humaines et auprès du PDG depuis janvier 2005. La société Accenture est une entreprise de conseils en management et en nouvelles technologies.

Quel regard portez-vous sur la banlieue et la société actuelle ?   On exhibe toujours le mauvais côté de la banlieue et on tente d’enterrer ceux qui montent dans l’échelle sociale. Il y a de plus en plus d’initiatives et d’entrepreneurs qui mettent les mains dans le cambouis et qui font bouger la banlieue. Ces projets permettent un nouveau regard sur la banlieue.

En quoi consiste votre poste ?   L’objectif est d’insérer le plus de diversité qui est la version pro-active de la lutte contre la discrimination pour tous les publics isolés ou considérés comme étant minoritaires dans le monde de l’entreprise dont les femmes, les personnes invalides, les jeunes diplômés issus des universités...

Comment conciliez-vous carrière professionnelle et vie familiale ?   C’est forcément quelque chose de très difficile. Et puis le fait de travailler dans une entreprise de conseils comme Accenture permet une souplesse de travail qui nous permet d’allier vie professionnelle et vie privée. Ce n’est pas simple mais quand on a trouvé son équilibre, ça devient agréable. De plus, de nos jours il y a de moins en moins de différence entre le rôle des pères et celui des mères, chacun prend ses responsabilités et se débrouille avec son agenda et fait ce qu’il peut.

Vos Parcours et vos origines ?   Je suis jeune femme issue de l’immigration née en France dans la banlieue du 78. Après un parcours scolaire « en dents de scie », j’ai commencé ma carrière dans le marketing et la communication en faisant une expérience professionnelle sur le tas. Puis, est arrivée l’expérience associative auprès de l’association « Ni pute, ni soumise » en 2003. J’ai été recrutée chez Accenture à la fin de l’année 2004. On a mis en place des projets spéciaux, des programmes qui ont permis de changer les processus à l’intérieur de l’entreprise, de faire évoluer les mentalités des collaborateurs quant au regard qu’ils avaient au sujet de la lutte contre la discrimination. Petit à petit, ce concept est comme entré dans les mœurs. Votre Engagement associatif ?   J’ai grandi dans un quartier où je considère que pour une fille de ma génération, je ne m’en suis plutôt pas trop mal sorti, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Je pense que pour n’importe quelle personne à un moment dans sa vie, on a besoin de rendre ce qu’on a récupéré.

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Comment voyez-vous l’avenir dans 10 ans ?   Je suis de nature optimiste donc forcément mieux, car j’espère qu’il y aura plus de gens avec des profils comme le mien dans le monde de l’entreprise et qui auront enfoncé des portes. Je vois l’avenir mieux aussi parce que je transmets des valeurs sûres aux générations à venir et ne pas avoir d’attitude égoïste ou revancharde. Le mot de la fin pour nos lecteurs ?   Il y a une chanson de Wyclef Jean (du groupe Fugees) que j’aime beaucoup qui s’appelle Gunpowder dans laquelle il dit « Good things come to those who wait  », ce qui veut dire en français que les bonnes choses finissent toujours par arriver aux gens qui savent attendre. Donc il faut être patient, mettre beaucoup d’énergie dans ses projets. Et tout vient à point à qui sait attendre…

Texte : Monsieur Vé / Photo : Nadine Ménard

Originaire de la banlieue, aujourd’hui responsable diversité chez Accenture France au sein de la direction des Ressources humaines, Samira lutte contre la discrimination dans le monde de l’entreprise. Projecteur sur cette jeune femme autodidacte.


« Tout vient à point à qui sait attendre… » 23


Les oubliés

Ellen Johnson-Sirleaf

Ellen Johnson-Sirleaf… Ce nom vous dit peut-être quelque chose. Et pour cause, puisqu’il s’agit de celui de la première femme élue présidente d’un Etat africain, le Liberia. Economiste et femme politique formée aux Etats-Unis, Ellen Johnson-Sirleaf se révèle être Le nouvel espoir du Liberia.

Ellen Johnson-Sirleaf élue présidente d’un État africain.

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illonnant à l’heure actuelle tous les pays afin de refaire du Liberia, meurtri par des années de guerre civile, une nation respectable, Ellen Johnson-Sirleaf se définit comme étant la représentante de «  l’unification et la cassure, la cohérence et les contradictions, l’ordre ancien et le nouveau régime. »   Née en 1938 à Monrovia au Liberia, Ellen JohnsonSirleaf a effectué une grande partie de sa scolarité aux Etats-Unis. Diplômée en économie, comptabilité et administration publique, elle est membre de l’Alpha Kappa Alpha Sonority Incorporated (AKASI), une organisation d’actions sociales bâtie par et pour des femmes noires.

Photos : DR

  Tour à tour ministre des Finances du Libéria, vice-présidente de direction de la banque Equateur à Washington aux Etats-Unis et leader du Parti de l’unité, Ellen Johnson-Sirleaf a depuis toujours été très investie dans le milieu politico-économique. Candidate à la présidence de la République du Libéria en tant

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Remise de la médaille de la liberté par George W. Bush.

que représentante du Parti de l’unité, Ellen JohnsonSirleaf franchit le premier tour en octobre 2005 et se retrouve alors au second tour contre George Weah, l’ex-vedette internationale de football. Avec 59,4% des suffrages, elle remporte les élections présidentielles et devient donc la première femme élue à la présidence d’un pays africain, ce qui lui vaudra alors d’être classée par le magazine américain Forbes en 2006 comme la 51ème femme la plus puissante au monde.   Selon Ellen Johnson-Sirleaf, la stratégie de gouvernement du Liberia en matière de maintien de la paix « repose sur quatre piliers : sécurité, primauté du droit et gouvernance, relance économique et reconstruction des infrastructures ».   Et c’est en raison de sa grande contribution en faveur de la sécurité nationale, de la paix et de la liberté, de ses actions et de son dévouement que l’exprésident Georges W. Bush lui remit, le 5 novembre 2007, la médaille de la Liberté. Ellen Johnson-Sirleaf est donc la première femme de l’Histoire représentant le désir d’avenir propre au Libéria, un pays aspirant aujourd’hui à de nouvelles ambitions… Texte : Amira Othmani


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l Mondial

Jérusalem

Palestine / Pour cette première odysée, direction Jérusalem et ses alentours, cette petite partie du monde, qui occupe une si grande place dans les médias et dans les coeurs.

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Photos : DR / Vins Seven

a Palestine est beaucoup plus facile d’accès qu’on ne le croit, les cars de touristes parcourent tous les jours les rues de Ramallah ou Bethléem. À 20 minutes, la vieille ville de Jérusalem, accueille les pèlerins aux costumes religieux des plus variés. Les fusils-mitrailleurs de Tsahal, vous y rappelleront notre plan Vigipirate, mais en plus stressant. «Achetez mes couronnes d’épines...», le mélange entre religion et commerce peut choquer, mais l’impression disparaît après une visite plus approfondi à 30 km plus loin, vous flotterez sur la mer Morte, après avoir traversé un désert peuplé de bédouins, et des routes parsemés de colonies.   Mais le plus intéressant, c’est de discuter. Avec un peu de curiosité, vous croiserez des ados Palestiniens moqueurs, des Arabes Chrétiens, des Israéliens pro palestiniens, des photographes Australiens, des colons sur la défensive, des geeks Japonais, des hommes en noir étrange, ou encore des frères Français en pèlerinage. Bon voyage... Texte : Vins Seven

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Israël Votre semaine à partir de 400 € Le Vol :

Sur Opodo.fr, à partir de 250 € L’aéroport Ben Gourion est à 40 Km de Jérusalem. Transfert : Bus, Train, Taxi (200 Sheckels en négociant durement) ou location de voiture, (les routes pour la Palestine sont mal indiquées).

Hôtel :

New Palm Hostel. À 100 mètres de la vieille ville Café, thé et internet offert. De 9 à 25 € la nuit. Résa: www.hostelworld.com/newpalmhostel tél : 00 972 2 627 3189 (demandez Sam). mail: newpalmhostel@yahoo.com

Coût de la vie :

1 € vaut 5,40 Sheckels. Fallafel : 6 Sheckels Sandwich Grec : 10 Sheckels Bus de Jérusalem à Ramallah ou Beethléem : 25 Sheckels

Contrôle

Vous pouvez demander à ne pas avoir le tampon Israélien sur votre passeport. Les officiers posent de nombreuses questions. Restez courtois même si l’exercice est parfois très pénible. Pour le vol retour, présentez vous 3 heures à l’avance, car les contrôles sont long.

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Emploi / Formation Ces filières qui recrutent

même en temps de crise

Il faut s’attendre à plus de 300 000 chômeurs supplémentaires en France en 2009 selon Geoffroy Roux de Bézieux, président de l’assurance chômage. Mais si ces chiffres sont inquiétants et qu’il est vrai que la France fait figure de très mauvais élève en matière d’insertion professionnelle des jeunes, de nombreux secteurs recrutent. Les banques

E

lles ont prévu d’embaucher pas moins de 30 000 personnes et essentiellement des jeunes pour compenser les départs à la retraite et ce malgré la crise. Les postes à pourvoir sont pour la plus part des emplois de commerciaux.

Les services à la personne

L Texte : Lamia Bensarsa / Photos : DR

’aide à domicile aux personnes âgées, soutien scolaire, jardinage, ménage… un secteur très porteur où chaque année des centaines d’entreprises se créent.

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L’informatique

E

n 2008, la filière informatique a recruté 36  700 ingénieurs et cadres. Son développement cette année devrait croitre encore entre 3 à 4%.

La grande distribution

C

arrefour a publié 1340 offres d’emploi dans toute la France. Casino recrute près de 1000 personnes par an et Auchan aura besoin de 800 cadres cette année. Décathlon prévoit d’embaucher 1000 personnes, Leroy Merlin 350, Castorama 200 et Ikea ne cesse de recruter.

Les sociétés d’assurances

E

lles ont prévu d’engager entre 10 000 et 14 000 personnes chaque année selon la Fédération française des sociétés d’assurances. Toutes les grandes enseignes recrutent (Axa, AGF, GAN, Groupama, GMF…). Les métiers sont variés : gestion de la clientèle, informatique, management, marketing.

L’énergie

Les Télécoms

L

es télécoms sont également un secteur porteur. Sur le site France TelecomOrange, 350 offres sont actuellement à pourvoir dans tous les secteurs. SFR propose une centaine de postes en alternance ou de stages sur son site internet.

Bilan...

N

T

otal a annoncé pour 2009 «  entre 2000 à 2500  » recrutements en France. Areva, spécialiste du nucléaire, a besoin de près de 10 000 salariés par an. GDF Suez a annoncé 8000 embauches cette année dont 3500 jeunes en alternance et EDF a programmé 15 000 recrutements d’ici à cinq ans.

e perdez pas espoir pour ceux qui recherchent un emploi, concentrez vous sur ces secteurs et augmentez vos possibilités d’être embauché. Le travail c’est la santé !


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l Mode

Jeans 118 Oliver Tee-Shirt Cobra Corail

30


Photos : Poulain and Proust

Jeans 611 Chandler Pull Jack Rapsberry

Robe Amy Red Sac Brady Cognac

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Agenda

10

dates clés

Les

de cet été

Île-de-France en

Vous ne savez pas quoi faire de votre été? Pour vous lecteurs et lectrices, Projecteur magazine vous propose 1O rendez-vous à ne pas manquer !

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Quai 54

Internationnal Streetball Championship au stade Georges Carpentier dans le 13ème, métro 7 (Porte de Choisy). (du 27 au 28 juin 2009)

92

Rock en Seine

(à Saint-Cloud, du 28 août 2009 au 30 août 2009)

Paris Plages 2009

Photos : DR

(du 20 juillet 2009 au 20 août 2009)

Fête foraine des Tuileries 2009

(du 27 juin 2009 au 23 août 2009)

Cinéma en plein air

(du 15 juillet 2009 au 16 août 2009)

77

Le nouveau festival d’été de Moret-sur-Loing : « Les 3 Mousquetaires » (Moret-sur-Loing, du 28 juin 2009 au 30 août 2009)

91

Fête de la Grande Borne (à Grigny, le 4 juillet 2009)

32

93 94

Festival « Saute d’Humour » (Parc de la Villette, du 21 juillet 2009 au 22 août 2009)

Festival « Nous n’irons pas à Avignon » (à Vitry-sur-Seine, du 1er juillet 2009 au 26 juillet 2009)

95

Furia Sound Festival

(Cergy-Pontoise, les 4 et 5 juillet 2009)


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Photos : DR

BD x Lascars

Après le succès de la série télévisée et de la bande dessinée, voici le film Lascars : une comédie hilarante pleine d’humour et de bonne humeur. En salle depuis le 17 Juin.

C

ondé-sur-Ginette, en périphérie d’une grande ville, à mille lieux du sable chaud, du bleu océan des Caraïbes. C’est l’été, le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume et asphyxie les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC’s du quartier, le départ est imminent. Mais l’agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d’herbe « gentiment « prêtée par Zoran, brute épaisse, très épaisse. José de son côté joue les Don Juan dans une villa, occupée par Momo l’incruste et la belle... Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs ou encore un juge coriace, n’en avaient décidé autrement…   Un film hilarant où l’on rencontre des personnages attachants et déjantés. A chaque personnage sa personnalité et on ne manque pas une scène de folie où s’enchaîne une succession d’emmerdes et de quiproquos.   Avec les voix d’Omar et Fred, Diam’s, Vincent Cassel et bien d’autres, on se régale à enrichir notre vocabulaire avec des expressions dignes de la « DREAM

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TEAM DU GHETTO  ». Pas de répit pour le spectateurs, rire, fous rires et délires sont au rendez-vous !!!   Les personnages principaux de la dream team : Tony Merguez 24 ans, vit dans son petit monde. Mi-baltringue, mi-mytho, il est obsédé par son image et son pire cauchemar serait de passer pour un bouffon. Il veut faire gober qu’il est le «  bad boy de la street  ». En réalité, il est considéré comme le bras cassé de la tess’ (de la cité). José Frelate (avec la voix d’Omar Sy), était un petit dur étant jeune qui s’est calmé en grandissant. Considéré comme un vrai gars fiable, il a longtemps baigné dans le monde du bizz’ et des petits larcins. Il aime se définir comme un « mec carré et réglo ». Texte : Sarah Lammari


News x Le chiffre du mois

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