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all-mountain

Lapierre

Zesty AM 927

1

é .Prix élevtr iste .Couleur sur l’avant .Position

6 499 € - 12,38 kg*

Pilotage en boîte auto En selle, le Zesty propose une position assez sur l’avant, plus proche d’un vélo marathon qu’enduro. Les premiers tours de roue montrent une bonne capacité d’accélération, en partie due au poids plume. En partie seulement, car c’est aussi une sensation imputable aux suspensions verrouillées par l’e:i Shock. Sur le single roulant du début du parcours, le vélo se comporte presque comme un crosscountry. Idéal pour abattre du kilomètre sans trop de fatigue. Mais pas d’inquiétude à avoir pour les amateurs de confort. Le système électronique déverrouille l’amortisseur au moindre choc. Il peut même anticiper un peu, puisqu’il ouvre la suspension lorsqu’on arrête de pédaler. Il est ainsi possible d’attaquer en danseuse une petite bosse avec un rendement optimal du fait du blocage des suspensions, avant de basculer dans une pente raide et d’absorber les marches en mode tout ouvert, dans le plus grand confort et en parfaite

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Carbone-aluminium Fox 32 Float CTD Factory FIT Kashima 27.5’’, déb. 150 mm RockShox Monarch E : i Suspension AR : RT3 Potence/guidon : Race Face Turbine/Easton Havoc Carbon, 750 mm Tige de selle/selle : RockShox Reverb Stealth/ FizikTundra 2 Manganèse Sram XX1 Red Sram XX1 Commandes : Sram XX1 Dérailleur AR : Sram XG-1199, 11-42, Pédalier : 11v Cassette : Sram XO Trail, ø 180 mm Easton Haven 27,5’’ Freins à disque : Schwalbe Nobby Nic, 27.5 Roues : x 2.25 Pneus : Lapierre, www.cycles-lapierre.fr Distributeur :

Cadre : Suspension AV :

sécurité. Le tout sans aucune intervention du pilote ! Comparé à un système Brain ou Terralogic, l’e:i Shock se montre à la fois plus rapide, plus discret et plus efficace grâce à cette capacité d’anticipation. En pratique engagée, qu’il s’agisse de racines ou de cailloux roulants, le Lapierre se montre extrêmement confortable et sécurisant. Son poids plume le rend vif et précis sur les changements de trajectoire tandis que son angle de direction suffisamment ouvert lui garantit une stabilité optimale. La vitesse de passage est élevée, d’autant qu’on peut compter sur les freins efficaces pour s’arrêter en toutes circonstances. Dans les virages, le guidon d’une

largeur idéale et la suspension très sensible sur les petits chocs permettent de prendre de l’angle en confiance avec un bon grip. Lors des relances, le vélo se durcit immédiatement et ressort des appuis comme une balle. Au final, ce Zesty offre donc un confort d’utilisation inégalé dans la catégorie. En mode automatique, les suspensions se font oublier et on apprécie de ne pas se prendre la tête avec les changements de plateau, pour se concentrer sur le pilotage. Bien entendu, toutes ces qualités ont un prix, justifié si on roule beaucoup et que l’on rêve des performances d’une Porsche associées au confort d’une Bentley…

Léger et confortable, le Zesty s’apprécie en mode “boîte automatique”.

FICHE TECHNIQUE

L

a dernière évolution du Zesty ne se contente pas de surfer sur sa bonne réputation. Au contraire, ce best-seller définit un nouveau standard d’équipement dans le petit monde des VTT de luxe. Le cadre full carbon à la finition mate intègre toutes les gaines. La cinématique OST+, avec des pattes du même matériau, est splendide. Mais c’est évidemment le système e:i Shock qui retient l’attention. Une batterie, dont les fils sont masqués par un sabot de protection en fibre, alimente un moteur permettant à l’amortisseur RockShox de changer de programme d’amortissement. Le compteur situé sur la potence reçoit les informations concernant le pédalage et les données de deux accéléromètres permettant de connaître l’état du terrain. Le but du système, débrayable, est de fonctionner en mode automatique de manière transparente pour l’utilisateur. Enfin, le groupe XX1 avec monoplateau permet de simplifier le poste de pilotage et de libérer de la place sur le cintre carbone pour la commande de tige de selle télescopique RockShox Stealth.

480 mm

Ce compteur indique la vitesse, mais aussi le mode de fonctionnement des suspensions (automatique, sur cinq modes de réactivité, moyen ou tout ouvert).

La protection en carbone cache les fils de la batterie. Le monoplateau du groupe X11 apporte efficacité et touche de classe à ce modèle.

74°

67 ° 1 175 mm 430 mm

La cinématique OST+ apporte dynamisme et confort au Lapierre, surtout associée au e :i Shock.

L’amortisseur s’ouvre et se bloque électriquement. Il faudra penser à recharger la batterie, qui offre tout de même 25 h d’autonomie en roulage…

625 mm

GÉOMÉTRIE

*Mesure Bike en taille M sans pédales

Le Zesty bénéficie du savoir-faire Lapierre en termes de géométrie et de cinématique. L’électronique embarquée et le XX1 en font un vélo ”automatique” très agréable.

ie .Technolog e:i Shockdes .Comman douces .Sram XX1ce totale .Polyvalen

338 mm

En taille M

NNNNI Présentation NNNNI Poids Prix NNIII Freinage NNNNN Stabilité NNNNI Rendement NNNNN Maniabilité NNNNN Motricité NNNNI Confort NNNNI Suspensions NNNNN NBof NNMoyen NNNBien NNNNTrès bien NNNNNParfait

57 Les passages de câbles intégrés contribuent à la fluidité des lignes. La finition mate rehaussée de discrets marquages est très réussie.


Les performances des AM chaussés de 650b font définitivement oublier les 26 pouces. Le plaisir de rouler n’a jamais été aussi grand !

match

all-mountain

Conclusion Les roues de 27,5 pouces ont fait couler tellement d’encre depuis deux ans qu’on se demandait un peu si elles n’allaient pas finir par tuer le marché. En effet, perdus entre 26, 27,5 et 29 pouces, les consommateurs n’en finissaient plus de reporter leurs achats, attendant sagement le mûrissement du marché. Les constructeurs, eux, n’ont pas joué l’attentisme et ont profité de l’occasion pour réfléchir à de nouveaux produits. Parallèlement, le buzz médiatique autour des Enduro World Series aura remis au goût du jour les “petites” roues et les gros débattements. Le fait que nombre de top pilotes de cette discipline se soient alignés au départ des courses avec des vélos assez légers, susceptibles d’avaler sans rechigner des dénivelés positifs supérieurs à 1 500 mètres par journée, aura fini par valider un véritable cahier des charges du vélo all-mountain moderne. Le vélo idéal doit donc être capable de rouler pendant de longues sorties, avec des montées rendues ardues par l’altitude. Il doit être capable de descendre à haute vitesse dans les pierriers, savoir se faufiler entre les arbres des forêts alpines et le tout dans un confort maximal pour éviter les crampes aux bras. Un sacré challenge, mais que nombre de marques ont réussi à surmonter. Pour ce test, nous avons voulu essayer ce que les constructeurs avaient sorti de mieux de leurs laboratoires. Les tarifs sur les fiches techniques s’envolent, mais cela permet de voir le potentiel de ces nouveaux jouets sans la moindre limitation technologique. À ce petit jeu, le Lapierre Zesty se distingue largement. Cadre super léger, électronique embarquée, on est dans le domaine de la formule 1. Pourtant, c’est un des vélos les plus faciles de l’essai et l’un des moins fatigants à emmener sur une longue sortie. Moins typé enduro que d’autres modèles, est exactement dans la définition du all-mountain. Juste derrière, on trouve avec une certaine logique un pur montagnard. Le Rocky Mountain Altitude n’aura jamais aussi bien porté son nom. Les Canadiens connaissent parfaitement ce format de roues et leur terrain de jeu est idéal pour le développement. On se trouve donc au guidon d’un vélo polyvalent, certes un peu plus typé enduro, mais doté d’un excellent rendement et d’un confort royal. Le roi de la montagne et des gros pierriers, c’est lui. Le Scott Genius fait petit vélo et ne sera pas forcément le premier choix des pilotes

agressifs. Léger, presque trop, il joue la carte du rendement sans oublier le confort. Mais le sentiment de sécurité est un peu moins présent que sur les deux premiers. Le Yeti aurait donc pu lui ravir la troisième place sur le podium. Son cadre alu et son poids tout de même plus élevé l’en empêchent, même s’il est impossible de ne pas tomber sous son charme. Confort de roulement et position au top montrent qu’une marque emblématique comme Yeti mérite amplement sa réputation ! Le Santa Cruz 5010 joue placé, avec ses petits débattements censés lui apporter du nerf au pédalage. Et il s’avère que ce vélo, plus à l’aise en sous-bois que dans les cailloux, se fait très joueur et ludique. Il sera parfait en moyenne montagne pour sauter d’une racine à l’autre. Ibis, l’autre marque californienne, se présente avec un gros vélo. Le Mojo HD-R a des prétentions plus racing que son rival direct, mais manque de confort et de stabilité. Son look et des relances correctes lui permettent de se rattraper, mais si le potentiel est là, il faudra veiller au choix des composants pour atteindre le niveau de confort de ses

Une catégorie déjà passionnante

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rivaux. Il fait jeu égal avec le GT, trop typé pour convaincre la masse des pratiquants. Superbe avec son nouveau cadre ultramoderne, il pèche par un excès de rigueur. Idéal dans les pistes de montagne prises à très haute vitesse, il demande trop d’effort dans les virages serrés. Les bons pilotes seront rapides avec lui, les autres se feront un peu secouer. On le voit, chaque vélo dispose de qualités qui lui sont propres. Les ingénieurs ont interprété le cahier des charges entrevu plus haut selon l’historique et les sensibilités de leurs marques respectives. Cela donne une catégorie de vélos ludiques et accessibles, avec des caractères bien trempés aptes à satisfaire chaque rider. Malgré la quasi-disparition du 26 pouces, rarement le monde du vélo réellement toutterrain n’a reçu autant de nouveautés abouties en même temps. Et c’est évidemment une bonne nouvelle. Car il y a forcément dans ces sept-là un compagnon de jeu idéal, dont les caractéristiques collent exactement à votre style de pilotage et à votre pratique. À vous de ne pas vous tromper !  l

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Test 2014 Lapierre Zesty AM 927 by Bike - Primus Sports