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2 Cas pratique

4 PI-M

4 PI-A

4 Formation

4 Concours

Le goût

La Base de Données

Questionnaire sur les

Formation de base

Gagnez un bon-cadeau

de la prévention

Centralisée

accidents du travail

“Prévention et Protection

au restaurant B23

Kevin De Backer

NEWS sept 2016 Lettre d’information trimestrielle de Prévention et Intérim

au travail”

EDITORIAL La réglementation pour le secteur du travail intérimaire se concentre sur la lutte contre les accidents du travail des travailleurs intérimaires. Comme en témoigne le Rapport Annuel PI de 2015, les taux de fréquence des accidents du travail continuent à diminuer année après année. En 2015, le taux de fréquence pour le secteur s’élève à 39,6. Il est un fait que le secteur a déjà parcouru un long chemin. Au jour d’aujourd’hui, un conseiller en prévention avec une connaissance de base par rapport à la sécurité se trouve dans chaque bureau d’intérim. De plus, depuis 1998, il existe la possibilité d’obtenir un certificat VCU pour le secteur du travail intérimaire, à l’instar de l’approche VCA dans le secteur de la pétrochimie et dans le secteur de la construction. Par ce biais, les bureaux d’intérim avaient la possibilité de combler au plus vite une politique de sécurité et de prouver qu’ils étaient prêts à mettre des travailleurs intérimaires en toute sécurité chez les utilisateurs. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir s’il est encore opportun pour les bureaux d’intérim d’obtenir un certificat VCU. L’application de la loi sur le bien-être au travail est déjà très étendue et exige le suivi d’une politique de sécurité rigoureuse pour les travailleurs intérimaires. Dans le courant du mois de septembre, les personnes de liaison recevront un questionnaire afin de sonder leur opinion quant à l’utilité du certificat VCU dans les bureaux d’intérim. PI en collaboration avec un bureau d’études indépendant communiquera les résultats et formulera des propositions. Le 28 septembre, PI organise en collaboration avec l’association des conseillers en prévention PreBes, une journée d’étude concernant le travail dans des situations avec des détachés, des travailleurs intérimaires et des tiers avec des personnes qui parlent une autre langue. Vous êtes cordialement invité à cette journée d’étude. Marijke Bruyninckx Directeur Prévention et Intérim

Agenda 2017 Le nouvel agenda 2017 pour les intérimaires sera disponible à partir du 1er octobre 2016. L’agenda a une fois de plus reçu un nouveau lay-out. En même temps, nous avons opté pour un autre format. En plus de l’agenda pratique pour comptabiliser les heures prestées, il contient également de nombreux conseils et des informations pratiques utiles pour les intérimaires. L’agenda a été scindé en 4 parties, à savoir : des informations générales, financières, sur la législation et sur la prévention. N’hésitez pas à passer votre commande par e-mail à : info@p-i.be

Prévention et Intérim | Tour & Taxis | Av. du Port 86C, Bte 302 | B-1000 Bruxelles | Tél 02 204 56 80 | Fax 02 204 56 89 | Info@p-i.be | www.p-i.be


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« La cuisine que l’on fournit ici est

d’un niveau remarquable : la qualité des produits est mise en valeur par l’utilisation de techniques et d’associations très actuelles. Les saveurs exquises de ce B23 font l’effet d’une bombe ! » Ainsi parlait l’inspecteur du Michelin. Le restaurant-bistro anversois B23 a dès lors reçu une mention « Bib Gourmand » dans le guide Michelin 2016. Prévention et Intérim a pu goûter, pour sa part, à l’attention accordée par le chef Kevin De Backer et son équipe à la prévention, et en particulier aux étudiants jobistes. Ici aussi, certaines techniques et associations actuelles semblent constituer un ingrédient essentiel. Une interview réalisée dans l’un des endroits les plus savoureux de la ville, au 23 de la Brouwersvliet.

Depuis 2014, le chef Kevin De Backer dirige avec enthousiasme son restaurant B23 sur l’îlot, à Anvers. Prévention et Intérim a évoqué avec lui la sécurité et la prévention dans l’horeca. Site internet du B23 : www.brouwersvliet23.be

Le goût de la prévention Qu’est-ce que le B23 ? Le B23 allie à la fois un bistro et un restaurant. Le midi, au bistro, nous proposons aussi des plats rapides avec un petit plus. Le soir, il y a seulement la formule restaurant. Nous avons une capacité d’environ 60 couverts. Nous travaillons à quatre ou cinq en cuisine, et autant en salle.

Travaillez-vous avec des jobistes intérimaires ? Oui, tout à fait. Nous avons régulièrement trois jobistes en salle et deux en cuisine. Ce sont souvent des gens qui suivent une formation horeca. Pour ce faire, nous collaborons avec une agence d’intérim spécialisée dans l’horeca. J’ai moi-même travaillé comme jobiste dans plusieurs restaurants et tous les jours, comme lors de mes stages, j’ai appris énormément en observant. Beaucoup de ce que j’ai vu et appris à l’époque, je l’utilise aujourd’hui dans mon propre restaurant.

Ce qui est frappant chez B23, c’est la cuisine entièrement ouverte au milieu de la salle, ce qui procure une sensation particulière aux clients. Quel impact cette manière de travailler a-t-elle sur l’organisation interne ? Une cuisine ouverte exige une organisation encore plus minutieuse, avec une communication et des accords parfaitement clairs. Chacun doit savoir exactement quel est son rôle, y compris nos jobistes. Une bonne préparation, c’est déjà 70% de la réussite.

LE SAVIEZ-VOUS ? Un employeur doit inscrire dans un ‘registre des premiers secours’ chaque accident du travail ayant nécessité les premiers secours, que la victime soit un membre de son personnel ou un intérimaire. S’il apparaît plus tard que les suites de l’accident sont plus graves qu’on l’avait estimé initialement, une déclaration d’accident du travail pourra encore être introduite auprès de l’assureur sur la base de ce registre.

Le résultat, c’est aussi une cuisine sûre. L’ordre et la propreté sont l’une des exigences de base pour créer de bonnes conditions de travail dans une cuisine ouverte et la rendre attrayante. Cela permet, par exemple, d’éviter des accidents avec des couteaux qui traînent. Chez nous, si on renverse quelque chose, il va de soi qu’il faut le frotter immédiatement. Non seulement pour l’aspect visuel, mais aussi pour éviter les glissades et les chutes. Dans la salle aussi, nous veillons à l’ordre et à la propreté jusque dans les moindres détails. Et une cuisine ouverte, cela veut dire aussi que les problèmes ne donnent pas lieu à des discussions pendant le service, mais des moments de feed-back sont par contre organisés par après avec l’équipe.

Est-ce qu’une cuisine ouverte, cela suppose un esprit ouvert ? Je suis tout à fait ouvert aux idées nouvelles, même si elles viennent de mes travailleurs temporaires. Parmi ceux-ci, il y a par exemple une psychologue. Elle nous a déjà beaucoup appris sur la manière de se comporter avec les clients. Ces apports sont très enrichissants. Un autre jobiste, qui suit des études supérieures, n’a pas d’expérience dans l’horeca mais a des idées très originales en cuisine. Ses expérimentations m’aident à réaliser de nouvelles créations innovantes.

Vous prévoyez également de rénover la cuisine ? Effectivement. Une telle rénovation est aussi une belle occasion de prendre en compte la prévention. Nous allons ainsi placer un nouveau revêtement de sol ergonomique dans un matériau composite aux propriétés élastiques. La douleur liée à une position debout prolongée est l’un des risques présents dans l’horeca et ce nouveau sol permet de soulager les genoux. Certains sols se transforment en patinoire quand on renverse de la graisse. Une bonne composition du revêtement permet aussi d’éviter en grande partie ce risque.

Que faites-vous si un accident se produit malgré tout ?

qu’un chef mette la main à la pâte. Cela permet de mieux percevoir les dangers cachés et de les anticiper. Le risque d’erreur et d’accident est d’autant plus grand en cas de fatigue. C’est pourquoi nous prévoyons des temps de repos en suffisance. Entre 2 ‘shifts’, il y a ainsi 3 heures pendant lesquelles le personnel est libre. Nous sommes en train de rédiger une feuille de route qui reprend tous les aspects liés à la sécurité, en plus des règles d’hygiène HACCP. Pour nos jobistes intérimaires, nous rédigeons des fiches de poste de travail.

Êtes-vous parfois confrontés à des clients difficiles ?

Le plus important est de rester calme. J’ai moi-même suivi une formation aux Un grand risque est de se brûler au contact avec des liquides ou des ustenpremiers secours, complétée par une spécialisation via Horeca Vlaanderen, siles brûlants. Chez nous, celui qui fait passer un objet très chaud doit le dire notamment sur le traitement des différentes sortes de coupures. Cette clairement. On utilise aussi obligatoirement un linge pour tenir les objets. formation est d’ailleurs utile aussi dans la vie de tous les jours et pas seuleNous avons même rendu ceci obligatoire pour les objets froids, comme des ment au travail. Ou pour les clients : il y a quelque temps, j’ai pu apporter les assiettes. Si quelqu’un n’applique pas ces règles, on le lui signale directepremiers soins à un client qui avait eu une légère crise cardiaque. ment, et ce jusqu’à ce que la bonne attitude soit bien ancrée. En tant que chef, je dois évidemment donner le bon exemple. C’est aussi un signe de Au moment du « coup de feu », on est parfois sur le respect. D’autre part, je ne confie jamais de tâches potentiellement dangefil du rasoir et le stress peut être intense. Comment reuses, comme vider l’huile de friture, à mes jobistes. gérez-vous cela chez B23 ? Les coupures sont le deuxième grand risque. Nos couteaux sont tranchants L’essentiel est de bien mettre les choses au point avant et de communiquer comme des lames de rasoir. Pour prévenir les accidents, l’ordre et la propreté clairement pendant le service. En tant que chef, je me dois de donner le sont pour moi essentiels. Si quelqu’un jette un couteau dans l’évier, il doit le bon exemple, de rester calme en toute circonstance et d’inspirer la sérénité. dire clairement et à voix haute, pour que chacun sache J’accorde une grande importance au bon esprit qu’il peut y avoir un couteau caché sous la mousse. Des conseils pour les jobistes sur les d’équipe. Car pour maîtriser 60 couverts, il vous faut Le troisième risque, ce sont les chutes et les faux pas. toute l’équipe. Seul, c’est impossible. Plusieurs fois risques du travail sont disponibles sur L’ordre, la propreté, un bon revêtement et de bonnes par an, nous organisons un team-building, auquel le site internet de PI chaussures (pas de talons hauts dans l’horeca, mais nous convions aussi nos jobistes. Ce n’est pas un www.jesuisjobiste.be des semelles antidérapantes) permettent d’éviter ce hasard si les jobistes aiment revenir chez B23. risque dans bien des cas. Pour moi, il est important

Cela arrive. Ici aussi, nous avons mis les choses au point. Si un client se plaint, le jobiste doit rester calme et courtois et doit toujours appeler un supérieur : le responsable de salle dans un premier temps, moi-même en deuxième ligne.

Pour conclure, quel serait votre « conseil en or » ?

L’accueil est essentiel. Comment l’organise-t-on chez B23 ?

Un restaurant n’est pas un terrain de jeu. En tant que jobiste, veillez à bien connaître les risques !

Je laisse d’abord les jobistes accompagner les membres de l’équipe pendant quelques jours, pour qu’ils apprennent en observant. L’une des premières tâches que je donne en cuisine, c’est de couper les légumes pour le bouillon. Là, je vois tout de suite à qui j’ai affaire : comment place-t-il ses mains ? Quelle technique utilise-t-il ? À partir de là, je peux le corriger, lui montrer les bons gestes.

Chez B23, le plaisir des yeux et des papilles gustatives n’est pas seulement dans l’assiette. Une préparation et une organisation sans faille comme ingrédients de base, auxquels on ajoute une bonne dose de respect, le tout agrémenté d’un esprit d’ouverture et d’une communication claire : voilà la recette pour un lieu de travail sûr. Y compris pour les jobistes.

Un étudiant ne peut JAMAIS conduire un chariot élévateur ! Même dans le cas où il aurait été formé à cela. Et c’est valable pour tous les travailleurs sous contrat d’occupation étudiant, sans limite d’âge.

RAPPEL !

CAS PRATIQUE

Quels sont selon vous les plus grands risques dans un restau­ rant et quelle est votre recette pour travailler en sécurité ?

Attention, la loi est même plus stricte que ça, elle parle de

« chariot de manutention automoteur » en général et précise la définition : « tout véhicule à roues, (...) destiné à transporter, tracter, pousser, élever (…) des charges de toute nature ». Cela s’applique à la plupart des engins professionnels, avec lesquels il ne faut prendre aucun risque : ces machines sont dangereuses et causent des accidents graves chaque année. Les jeunes au travail sont particulièrement vulnérables du fait de leur manque d’expérience et de conscience des risques, ou de leur développement inachevé. C’est pourquoi la loi les protège. Le texte légal : Arrêté royal du 3 mai 1999 relatif à la protection des jeunes au travail.

Pour tout savoir sur la sécurité des jobistes intérimaires : www.jesuisjobiste.be


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LA BASE DE DONNÉES CENTRALISÉE La Base de Données Centralisée fonctionne maintenant depuis le 1 janvier 2016. Elle vous permet, après le processus de sélection d’un candidatintérimaire, de vérifier directement l’aptitude médicale d’un intérimaire pour

suffit de télécharger l’extrait qui reprend l’aptitude de votre intérimaire et d’envoyer celui-ci à votre utilisateur. Votre intérimaire peut dès lors, commencer à travailler chez l’utilisateur, ce qui est un gain de temps considérable. Depuis janvier 2016, plus de 800 logins ont été créés dans la Base de Données Centralisée pour le secteur de l’intérim. Et ce sont plus de 55.000 résultats d’examens médicaux effectués par les Services Externes de Prévention et de Protection au Travail qui sont présents dans la Base de Données Centralisée. Pour plus d’information, rendez-vous sur www.p-i.be ou sur www.pi-m.be

Questionnaire (enquête) sur les accidents du travail via Une des missions statutaires de Prévention et Intérim est de faire un tour d’horizon et d’analyser les accidents du travail des intérimaires. Afin de pouvoir réaliser ceci, PI envoie annuellement dans le courant du mois de février un questionnaire à toutes les entreprises de travail intérimaire en leur demandant le nombre et la gravité des accidents du travail des intérimaires qui ont eu lieu l’année écoulée. Jusqu’à cette année, ceci se faisait par le biais d’un questionnaire sur papier. À partir de 2017, PI fera parvenir ce questionnaire en ligne. PI a fait développer un questionnaire en ligne sur les accidents de travail nommé PI-A. PI-A contiendra plus d’informations supplémentaires pré-remplies et effectuera le calcul des formules et des totaux comme par exemple les taux de fréquence et de gravité. C’est un pas en avant en efficacité aussi bien pour les entreprises de travail intérimaire que pour PI.

Intéressé(e) ? Inscriptions : info@p-i.be à l’attention de Katie

FORMATION

Prix : 790,00€.

Formation de base « Prévention et Protection au travail » Prévention et Intérim organise annuellement une formation de base relative à la « Prévention et la Protection au travail » en néerlandais.

Gagnez un bon-restaurant ! Pour ce mois de septembre, PI News vous donne l’occasion de découvrir le restaurant B23. Vous pouvez gagner un diner pour deux (valeur 70 euros). Trouvez les réponses correctes aux trois questions ci-dessous sans oublier la question subsidiaire et envoyez le tout par e-mail à info@p-i.be avant le 31 octobre 2016 à minuit. Bonne chance !

1. Le volet A de la fiche de poste de travail doit être complété par : a. L’utilisateur (avec l’appui de ses services de prévention). b. L’utilisateur et l’agence d’intérim. c. L’utilisateur avec l’aide de l’agence d’intérim dans le cas où l’utilisateur n’a pas de service de prévention.

2. L’utilisation d’un chariot élévateur par un jobiste intérimaire est : a. Possible s’il a plus de 18 ans. b. Toujours interdite. c. Permise, s’il a suivi une formation spéciale.

3. Un registre de premier secours dans lequel toutes les interventions sont indiquées, doit être tenu à jour : a. Par l’utilisateur, seulement pour les accidents de ses employés permanents. b. Par l’utilisateur, pour les accidents de ses employés permanents et ses intérimaires. c. Par l’agence d’intérim, pour les accidents de tous ses intérimaires.

Question subsidiaire : Combien de boîtes d’été avec gadgets tels que lunettes solaires et boules quiès ont été distribuées par PI vers les agences d’intérim ?

Cette formation s’adresse aux personnes de liaison des entreprises de travail intérimaire ainsi qu’à leurs collaborateurs. Cette formation adéquate correspond aux exigences de la loi sur le bien-être tout en prenant compte les spécificités du secteur intérimaire.

Félicitations aux gagnants du concours de notre précédent PI News de mai !

La formation est répartie sur 6 semaines à raison de 1 jour/semaine à savoir le mardi. La session de formation débutera le 4 octobre 2016 pour se terminer le 15 novembre 2016. Elle se déroulera dans les locaux de Prévention et Intérim. La session se termine avec une « visite d’entreprise ». Les personnes qui souhaitent suivre cette formation en français peuvent s’inscrire via le site de CRESEPT : www.cresept.be

• Elke Aerts : Actief Interim à Lummen • Virginie Szenograczki : ASAP à Herstal Les réponses correctes étaient : 1-C, 2-C, 3-A ; et pour la question subsidiaire : 59.

E.R. : M. Bruyninckx | Av. du Port 86C, Bte 302 | B-1000 Bruxelles

recherche dans la Base de Données Centralisée donne un résultat positif, il vous

CONCOURS

les codes de risques de santé présents dans la fiche de poste de travail. Si votre

PI News septembre 2016  

Lettre d'information quadrimestrielle de Prévention et Intérim

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