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Découvrir les Apocryphes

Le terme “apocryphe” (neutre pluriel de GK. Du mot grec apokryphos adjectif, “caché”) est un terme technique utilisé pour décrire la relation de certains livres comparés au canon de L’Ancien Testament, cela signifie que même s’ils ne sont pas approuvés pour la lecture publique, ils sont néanmoins utiles pour des études privées et autres édifications personnelles.

D’abord une première constatation s’impose: leur classification présente toujours des variantes, puisque ces livres sont, suivant les éditions, au nombre de neuf, onze, quatorze ou même dix-huit. Il s’agit donc de documents qui parfois se recoupent ou se regroupent différemment, si bien qu’ils ne paraissent pas toujours sous la même nomenclature et, en tous cas, jamais dans une présentation uniforme.

Le terme “apocryphe” couvre un certain nombre de livres qui furent ajoutés au canon hébreu lors de la préparation ou la rédaction de la Septante : LXX (viz. Esther, Daniel, Jérémie, Chroniques), et d’autres livres, légendes, historiques ou théologiques, beaucoup à l’origine furent écrits en hébreu ou en araméen, mais conservés ou connus jusqu’à récemment uniquement en grec; ceux-ci figurent dans le Canon vaguement défini de la dite Septante (LXX), mais ont été rejetés du canon hébreu à Jamnia. L’usage et l’opinion chrétienne sur les apocryphes étaient quelque peu ambigus jusqu’au 16ème siècle, quand douze œuvres ont été inclues dans le Canon de l’Église Catholique Romaine par le Concile de Trent; mais la pensée protestante (par exemple, Luther, et l’Église anglicane dans les Trente-Neuf Articles) les ont admis uniquement pour qu’ils soient utilisés pour l’édification privée.

Dieu a confié l’Ancien Testament aux Juifs. “Tout d’abord les oracles de Dieu ont été confiés aux Juifs” (Romains 3:2). Les Juifs n’ont jamais reconnu d’autres livres que les écrits canoniques de l’Ancien Testament. La liste des livres de l’Ancien Testament reconnus en l’an 90 de notre ère par les érudits juifs du Concile de Jamnia est identique à celle qu’acceptait l’Eglise primitive, et à celle que reconnaissent les chrétiens actuels. L’historien juif Flavius Josèphe (30-100 après Jésus-Christ) écarte explicitement les Apocryphes.

D’autres Œuvres autre que les douze ici en discussion aujourd’hui sont habituellement appelées * ‘Pseudepigrapha’. Celles-ci, aussi, ont été librement réalisées avant le 16ème siècle dans le milieu périphérique des églises orientales, et c’est seulement dans ces langues qu’elles ont été conservées (par exemple éthiopien, arménien, slave).

Les apocryphes est donc le nom donné à ces livres anciens qui ont trouvé une place dans la Septante (LXX) et les versions ‘Latin Vulgate’ (traduction de latin vulgaire) de l’Ancien Testament. Ces textes apocryphes furent donc annexés à toutes les grandes traductions de bibles qui furent faites à partir de la Septante ou de la Vulgate au XVIe siècle, mais ces textes n’ont jamais eu aucun droit à être considérés comme les autres textes comme étant la Parole inspirée.

(1.) Ils ne sont pas une fois cités par les auteurs du Nouveau Testament, qui citent fréquemment de la LXX. Notre Seigneur et ses apôtres ont confirmé par leur autorité le canon juif ordinaire, qui était le même en tous points comme ceux que nous avons maintenant.

(2.) Ces livres ne furent pas écrits en hébreu, mais en grec, et cela pendant la «période de silence», à partir de la période du prophète Malachie, après quoi les oracles et les révélations directes de Dieu ont cessé jusqu’à l’ère chrétienne.

(3.) Le contenu des livres eux-mêmes montre qu’ils ne faisaient pas partie de l’Écriture. Les Apocryphe de L’Ancien Testament se composent de quatorze livres, les plus connus étant les livres des Maccabées, les Livres d’Esdras, le Livre de la Sagesse, le Livre de Baruch, le Livre d’Esther, Ecclésiastique, Tobie, Judith, etc.

Les Apocryphes du Nouveau Testament se composent d’une littérature très vaste,

qui portent des preuves distinctes de leurs origines non-apostoliques, et ainsi sont tout à fait indigne de confiance et considération comme paroles inspirées.

LISTE DES LIVRES: Dans la TOB, les livres apocryphes / deutérocanoniques sont classés comme suit:

Livres inclus dans les bibles catholique romaine, grecque orthodoxe et slave russe orthodoxe : Tobie Judith Ajouts à Esther Sagesse de Salomon Sirach (ou Sagesse de Jésus fils de Sirach)

Baruch Lettre de Jérémie Additions à Daniel: Le Cantique des trois Juifs (avec la prière d’Azaria) Susanna Bel et le Dragon 1 Maccabées 2 Maccabées

Livres inclus dans les bibles orthodoxe grecque et slave russe orthodoxe, mais pas romaines catholiques : 1 Esdras Prière de Manassé Psaume 151 3 Maccabées

Livre inclus dans les bibles slave russe orthodoxe, mais pas catholique romaine ou grecque orthodoxe : 3 Esdras Livre inclus dans une annexe à la bible grecque orthodoxe et slave orthodoxe russe :

4 Maccabées.

La création de la SEPTANTE

Au troisième siècle avant notre ère la langue grecque était la plus répandue. Ptolémée Philadelphe, pour garnir son impressionnante bibliothèque, demanda la traduction des écrits religieux juifs. C’est ainsi qu’apparut la “Septante”, traduction grecque des écrits inspirés juifs, auxquels furent ajoutés diverses narrations nonreconnue par les Juifs comme étant ‘inspirés de Dieu’.

DÉCOUVRIR LES APOCRYPHES

Le Nouveau Testament, écrit en grec, se réfère souvent aux écrits de l’Ancien Testament, et cite celui-ci dans la traduction grecque de la “Septante”, mais jamais les “apocryphes” ne sont cités ni par Jésus Christ, ni par aucun des auteurs inspirés.

Création de la VULGATE

Au 4eme siècle la langue commune est le latin. C’est ainsi que Jérôme, secrétaire du pape, est chargé de traduire la Bible dans “la langue de Virgile”. Après avoir traduit le Nouveau Testament, il essaye, selon les ordres reçus, de traduire l’Ancien à partir de la “Septante”: il doit y renoncer et se perfectionne en Hébreu pour nous donner la célèbre traduction de la “Vulgate” qui contient précisément les apocryphes. Jérôme est un homme de grand savoir, un “Père de l’Eglise”, aussi son avis sur la question des apocryphes estil fondamental. Il confesse que s’il a traduit ces fables ce n’est que pour se prêter aux préjugés du peuple ; mais qu’il les a marquées d’un style “afin, en quelque sorte, de les égorger”.

En publiant la Bible Vulgate latine (achevée en 405), Jérôme avait néanmoins établi clairement la différence entre livres inspirés et contes profanes. Son “Prologus Galaetus” dévoile les Apocryphes comme impropres à “confirmer l’autorité des dogmes ecclésiastiques”. Or, ce Prologue a été copié des milliers de fois par les scribes chargés de transcrire la Bible Vulgate latine tout au long du Moyen Age. Il est regrettable qu’au XVe siècle il ait été définitivement éliminé, notamment des premières impressions de la Bible Vulgate.

Les déclarations remarquables de Jérôme au sujet de quelques-uns des livres que nous nommons apocryphes : livre de Tobi:” Je ne puis assez m’étonner des instances avec lesquelles vous me persécutez pour que je traduise le livre de Tobie, que les Hébreux ont retranché du catalogue des divines Écritures et mis au nombre de ceux qu’ils appellent apocryphes “.

Livre de Judith : “ Les Hébreux mettent Judith parmi les apocryphes ; j’ai cédé à votre demande, ou plutôt à votre persécution, traduisant toutefois plutôt d’après le sens que mot à mot “

C’est finalement Augustin qui fit admettre les apocryphes aux conciles d’Hippone et de Carthage mais seulement comme livres qui pourraient être lus et cités. Beaucoup d’autres évêques et docteurs affirment que les apocryphes

ne sont pas les oracles de Dieu.

LA REFORME

Au seizième siècle, la Renaissance d’une part et la Réforme de l’autre influence les mentalités: En 1534, Luther, dans son édition de la bible, extrait les livres apocryphes de leur place traditionnelle et les groupe à la fin de l’Ancien Testament sous l’entête: “Apocryphes: livres à ne pas considérer à l’égal des Ecritures Saintes, mais utiles et bons à lire.”

Contradictions ?

Ces livres contiennent de très nombreuses contradictions historiques : • Alexandre partage de son vivant son royaume à ses généraux (1 Macc 1 v. 6 comparer Daniel 8 v. 21-22) • Le même roi meurt de 3 manières différentes (1 Macc 6:16; 2 Macc 1:16; 9:28) • Daniel passe une nuit dans la fosse aux lions (Daniel 6:1-23) ou 6 jours d’après le supplément grec (Daniel 14:31) • Mardochée est présenté comme ayant été transporté à Babylone par Nébucanetsar (Esther grec 11: 4) ce qui implique que sa cousine Esther avait environ 100 ans quand elle fut sélectionnée comme la plus belle jeune fille du royaume...

CONCLUSION

Les doctrines et les contradictions contenues dans les apocryphes prouvent à l’évidence que ces livres ne peuvent être le langage de l’Esprit de vérité: savoir la Parole même de Dieu! C’est surement la raison pour lesquelles les juifs d’antan ne les considéraient pas ‘inspirés’ et canoniques mais plutôt d’usage personnel. Vous pouvez vous-mêmes faire vos lectures et recherches, il y a tant de ressources de nos jours pour vérifier les faits historiques bibliques. Certains enseignements sont contre la pensée même des enseignements de L’ancien Testament ou de ceux donnés par Jésus et ses apôtres.

Si votre Bible possède ces textes, ce n’est pas pour autant qu’il faut la rejeter. Lisez d’abord tous les textes inspirés et vous serez alors en mesure de discerner par vous-même le non inspiration de ces additions dont certaines, comme le premier livre des Macchabées, présentent un intérêt historique non négligeable.