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l' EMPLOI, l' EMPLOI, l' EMPLOI

Les ETI s’engagent

plateforme de propositions 2012

Entreprises de Taille Intermédiaire 2


une chaîne

soudĒe COMPÉTIVITÉ INNOVATION, EXPortatION, PERÉNNITÉ, INVESTISSEMENT, FISCALITÉ

CROISSANCE

Les efforts incontestables et les choix industriels de l’Allemagne ont conduit aux succès économiques que l’on constate aujourd’hui. Le résultat est la présence de plus de 12 000 entreprises de taille intermédiaire dans leur Mittelstand, contre 4 600 ETI en France, ces entreprises performantes et qui emploient de 250 à 5 000 salariés. Par bonheur, les Français qui ont été les plus laxistes dans le bien-être, peuvent se révéler être les plus acharnés dans la difficulté. Et celle-ci n’est plus contestée aujourd’hui. Les ETI comprennent bien que l’aspiration générale de nos compatriotes soit triple : l’emploi, l’emploi, l’emploi. Elles doivent contribuer à créer de vrais emplois, les emplois rentables et durables, les autres n’étant que des emplois fragiles de substitution.

EMPLOI 2

Mais les ETI ne créeront pas cet emploi mythique en sautant comme un cabri,


Ēditorial

comme disait le Général de Gaulle à propos de l’Europe. Le cercle de l’emploi que certains jugent vertueux, et d’autres infernal, est en réalité une chaîne aux maillons définitivement soudés. Le chaînon de base est celui de la compétitivité, mot bien complexe qui a connu de nombreuses définitions chez les économistes, mais que nos compatriotes comprennent comme « la qualité d’un produit ou d’un service à être compétitif dans la concurrence aujourd’hui mondiale ». Les facteurs de cette compétitivité pour l’emploi sont eux-mêmes nombreux et nous en avons retenu trois dans notre plateforme de propositions : • La pérennité des entreprises, et particulièrement des entreprises patrimoniales. Pérennité dangereusement ébranlée naguère par une fiscalité du patrimoine déraisonnable. Pérennité toujours menacée par une fiscalité sur les entreprises qui ne favorise pas l’investissement ; • L’écosystème, qui doit être favorable à

l’activité et à l’innovation ; • Le dialogue humain et la confiance dans l’entreprise, car le niveau d’adhésion du personnel aux projets de l’entreprise est un facteur déterminant de la performance. On pourrait ajouter, pour créer cette compétitivité magique, l’abandon de la civilisation abusive de la dette avec réhabilitation de l’épargne, et également le renouveau de l’industrie manufacturière trop hâtivement abandonnée au profit de la finance et de ses abus notoires. Tous ces facteurs contribuent à la compétitivité de nos ETI. Et la chaîne est enfin soudée : la compétitivité est la clé de la croissance ; la croissance est la clé de l’emploi. ASMEP-ETI donne ci-dessous des propositions concrètes, réalisables et peu coûteuses pour favoriser l’emploi dans notre pays. Dans cette rude bataille pour l’emploi, les ETI sont prêtes à apporter leur contribution pour reconstruire une France qui innove, investit, exporte, embauche et, au final, redevient conquérante.

Yvon Gattaz Président d’ASMEP-ETI

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4 600 entreprises

23% 27% de l’emploi salarié du chiffre d'affaire des entreprises franÇAISES

CHIFFRE

d'affaires

par salariĒ

325 000 €

61% 100 des entreprises cotées en bourse

leaders europeens ou mondiaux

4

CHAM

DE L’EXP

les ETI

le tiers exportatio


chiffres

PIONNES

PORTATION

realisent

tiers des ons françaises

3 millions d'emplois

Présentes sur l’ensemble du territoire, les ETI emploient près d’un quart des salariés français.

37 000 € de salaire brut annuel dans les ETI

Des salariés bien payés, une formation professionnelle importante associée à une promotion interne forte, un souci de l’emploi des seniors justifient l’adage : « Dans les ETI on y reste 3 mois ou 30 ans ».

33% des exportations Avec des équipes compétentes et des produits innovants, les ETI ont la capacité d’exporter et de s’implanter à l’étranger, contribuant positivement à l’équilibre de la balance commerciale française.

Les entreprises les moins endettées Les ETI ont renforcé leur haut de bilan pendant la crise. Elles distribuent moins de dividendes pour que leurs résultats, mis en réserve, leur permettent d’investir sans recourir systématiquement au financement bancaire.

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Les ETI, DES entreprises à taille humaine 7 Des dirigeants d’entreprise très

Les eTI, vĒritable armature

de l’Ēconomie française Proximité et qualité de vie, sécurité, perspectives d’évolution…

impliqués : 2/3 des ETI sont des entreprises patrimoniales, personnelles ou familiales. Leurs dirigeants sont très engagés pour la qualité de leur marque et de leurs produits, auxquels est souvent associée l’histoire familiale. 50% des chefs d’ETI sont la 3e, 4e, voire la 5e génération à la tête de l’entreprise.

7 De “grosses entreprises de proximité” qui contribuent au dynamisme de la vie régionale et du tissu social. Elles jouent souvent un rôle essentiel dans le développement d’un écosystème favorable à l’activité et à l’emploi local, qu’il s’agisse de R&D, d’apprentissage et de formation ou de soutien à un réseau de fournisseurs et de sous-traitants. 7 Des entreprises soucieuses de leurs salariés qui investissent dans la formation professionnelle et favorisent la promotion interne ainsi que les circuits hiérarchiques courts. 7 Des entreprises qui valorisent les carrières longues et la transmission d’expérience et de savoir-faire entre les générations. 7 Des entreprises plébiscitées par leurs salariés qui, dans leur ensemble, adhèrent aux valeurs et à la culture de l’entreprise. Avec 76% d’adhésion, l’entreprise patrimoniale et familiale est la catégorie la plus appréciée de ses propres salariés.

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repères

Les ETI, des entreprises solides et performantes 7 Des entreprises solidement implantées sur le territoire : les 2/3 des sièges sociaux, 75% de l’emploi total et 85% des unités de production des ETI se trouvent en province. 7 La catégorie d’entreprises la plus industrielle : l’industrie rassemble 40% des ETI quand elle ne concerne qu’à peine 7% du nombre total d’entreprises françaises. 7 Des entreprises performantes et exportatrices : Particulièrement exportatrices, les ETI réalisent plus du tiers des exportations françaises tout en représentant 23% de l’emploi national ; ainsi 100 entreprises membres d’ASMEP-ETI sont leaders sur leurs marchés européens ou mondiaux. La performance des ETI par salarié, en termes de valeur ajoutée et surtout d’exportation, est très significative. Les exportations par an et par salarié sont 2,5 fois plus importantes que dans les PME. 7 Des entreprises inscrites dans le long terme : la forte dimension patrimoniale des ETI se traduit par une grande stabilité dans leur capitalisation et dans leurs investissements. Cette gestion, à la fois solide et prudente, est l’une des clés de la stabilité des ETI 7 Des entreprises qui résistent à la crise : 70% des ETI ont augmenté leurs effectifs au cours des 5 dernières années. Malgré les incertitudes de la conjoncture, elles sont 56% à prévoir une croissance de leur activité et de leurs effectifs dans les 2 ans qui viennent. 7


l'EMPLOI, l'EMPLOI, l'EMPLOI

PÉRENNITÉ POUR L’EMPLOI : CONSTRUIRE des entreprises fortes EXIGE DU TEMPS Comment réagir face à la désindustrialisation de notre pays ? Comment faire passer plus de PME à la taille ETI ? Comment faire monter de gamme la production française ? Comment construire des marques mondiales, garantes de filières puissantes ?

L’innovation est nécessaire mais ne suffit pas Combien de belles découvertes françaises n’ont pas su être utilisées. Pour permettre à l’innovation française de s’exprimer pleinement, pour mener efficacement des cycles de recherche, il est nécessaire de construire des marques nationales, européennes et si possibles mondiales. 8

Avoir une vision, et la volonté de construire dans le long terme C’est le propre et la force des ETI, patrimoniale et familiales. C’est ce qui explique leur réussite notamment dans le haut de gamme et les technologies de pointe et leur grand nombre de leaders européens et mondiaux. Or, alors même que ces entreprises sont stratégiques pour notre pays, nous payons aujourd’hui le prix d’un manque criant d’ETI, trois fois moins nombreuses qu’en Allemagne, et deux fois moins qu’en Angleterre. La fiscalité française sur le patrimoine, véritable exception en Europe, explique en grande partie ce retard. La fiscalité du patrimoine ne doit pas peser sur l’entreprise La fiscalité portant sur le patrimoine entrepreneurial est une taxe sur l’entreprise payée par l’entreprise. En effet, aucun actionnaire n’a dans son patrimoine hors entreprise les sommes nécessaires pour acquitter des taxes portant sur la valeur même d’une entreprise en activité. Droits


Plateforme de propositions

de succession et ISF, quand ils portent sur les parts d’entreprise, ne peuvent in fine être payés que par l’entreprise elle-même. Au risque de menacer son existence même. Celle-ci n’a en effet d’autre choix que d’augmenter les distributions de dividendes au détriment de son développement, afin que ses actionnaires puissent s’acquitter de l’impôt. Ceci se fait au mieux au détriment de l’investissement, au pire cela pousse l’entreprise à la vente, le plus souvent à des étrangers qui comprennent bien l’intérêt des marques et des savoirs faire mais délocalisent les sites de production. Une exception française aux conséquences désastreuses sur l’emploi Car l’Europe a bien pris la mesure du danger et aucun autre pays européen n’agit de la sorte. Au début des années 2000, une étude de la Commission Européenne chiffrait à 200 000 le nombre d’emplois détruits par an dans l’Union à cause des seuls problèmes de transmission. Nos partenaires européens en ont pris conscience, supprimant tous l’ISF

et, pour la plupart, les droits de succession sur les parts d’entreprise. Trop longtemps, la France, seule, a maintenu cette législation économiquement inefficace. Elle a, entre 1982 et 2000, provoqué de nombreuses ventes d’ETI françaises qui ne sont pas sans rapport avec la disparition d’1,9 million d’emplois industriels sur la période. Un progrès indéniable avec les « Engagements de Conservation des Titres » Bien que tardivement, la France a finalement réagi avec une réforme pour une fois consensuelle, initiée par Christian Sautter et achevée par Renaud Dutreil. Les actionnaires d’entreprises patrimoniales et familiales souhaitant stabiliser leur capital autour d’un projet d’entreprise peuvent, depuis 2001, passer entre eux un « Engagement de Conservation des Titres », initié par ASMEP. Ils peuvent ainsi s’assurer du temps nécessaire pour construire des entreprises de grande taille, pour lancer des cycles ambitieux de recherche, pour créer des marques mondiales. Bien que coûteuses, 9


PéRENNITé POUR L’EMPLOI : CONSTRUIRE DES ENTREPRISES FORTES EXIGE DU TEMPS

les transmissions ne sont désormais plus impossibles. La fiscalité française sur le patrimoine entrepreneurial n’en reste pas moins l’une des plus élevée d’Europe et les entreprises sont insuffisamment encouragées à réfléchir tôt aux problèmes de transmission.

Pérenniser l’entreprise par l’accès à des financements de long terme Le temps long dont ont besoin nos entreprises pour grandir et arriver à maturité pose également la question de l’accès aux financements dont dépendent investissements et innovation. Les financements publics (FSI,

NOS PROPOSITIONS : DONNER LE TEMPS AUX ENTREPRISES DE GRANDIR

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Sanctuariser et améliorer les « Pactes Dutreil »,

Encourager les transmissions anticipées

en exonérant d’ISF et de droits de succession à 95% - au lieu de 75% actuellement les titres détenus dans le cadre d’un engagement de conservation. En agissant ainsi nous protégeons, à l’instar de nos voisins européens, les entreprises les plus essentielles à la lutte pour l’emploi. Nous avons besoin d’entreprise de long terme !

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en maintenant à l’usufruitier l’ensemble de ses droits de vote en cas de démembrement. Ainsi, le chef d’entreprise pourra préparer, très à l’avance et dans de bonnes conditions, la transmission de son entreprise. Ce qu‘il ne ferait pas si cela avait pour conséquence de lui faire perdre son pouvoir de décision. Dans la même perspective, il est indispensable de rétablir les abattements pour transmission anticipée lorsqu’il s’agit des parts d’entreprise.


Plateforme de propositions

Caisse des dépôts, OSEO, COFACE, Fonds européens, régionaux) sont nombreux mais pas suffisamment lisibles et accessibles aux entreprises, notamment aux PME et à la plupart des ETI. Ce maquis doit être simplifié et mieux coordonné autour de priorités claires : rachat d’entreprises et relocalisation d’activités,

développement de filières d’excellence, émergence de « districts » à l’italienne. Quant à l’accès au financement privé, dans une période marquée par le resserrement des lignes bancaires de crédit, il doit être favorisé par l’assouplissement des règles d’entrée et de sortie des ETI sur le marché des valeurs moyennes.

3 Créer un marché obligataire pour les ETI

au sein duquel, en se regroupant, les entreprises se donneraient les moyens d’accéder à un financement long terme, à des taux compétitifs afin de réaliser des projets d’envergure, d’investir dans la R&D, d’augmenter leur capacité de production et de financer leur développement.

Parole d’entrepreneur : « Dès la signature des Pactes Dutreil permettant d’assurer le futur de notre entreprise, nous avons lancé un programme d’investissement de 150 M€ et créÉ près de 300 emplois sur nos sites de fabrication de Blois et de Recherche de Saint-Ouen-l’Aumone ». Philippe d’Ornano - Sisley

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l'EMPLOI, l'eMPLOI, l'EMPLOI

COMPETITIVITÉ POUR L’EMPLOI : CRÉER UN ECOSYSTèME FAVORABLE À L’ACTIVITÉ Comment lutter à armes égales avec ses lointains concurrents comme avec ses plus proches voisins et partenaires ? Sur quels facteurs jouer pour retrouver la compétitivité que l’économie française a incontestablement perdue ? Quels efforts sur elle même la puissance publique doitelle entreprendre pour renouer avec la dynamique vertueuse de la croissance ?

2000 » mis en œuvre par Gerhardt Schröder, l’Allemagne est le pays dans lequel les réformes ont été les plus ambitieuses et les plus globales, allégeant la fiscalité pesant sur l’activité et fluidifiant le marché du travail. Cette lucidité réformatrice permet aujourd’hui à l’Allemagne de faire la course en tête dans tous les secteurs : richesse créée, parts de marché, emploi… Décrochage de la France : indéniable, mais pas irréversible Notre pays a de nombreux atouts. Il peut inverser la tendance s’il se donne les moyens de créer, en prenant en compte l’environnement européen, un écosystème favorable à l’activité, et s’il n’abandonne pas son industrie qui a un effet d’entrainement sur tous les autres secteurs.

La compétitivité, règle d’or de la mondialisation Déstabilisés par les puissances émergentes et par les zones à bas coût, les pays européens ont tous, depuis plus de dix ans, réagi pour regagner en productivité et rendre leur économie plus compétitive. Avec « l’Agenda 12

Une priorité : baisser le coût du travail Les ETI (et les PME) qui produisent très largement en France sont particulièrement touchées par son renchérissement. Longtemps, la France a disposé d’un avantage en la matière qui n’est qu’un


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lointain souvenir aujourd’hui : alors que le coût de la main d’œuvre dans la zone euro s’établissait, au troisième trimestre 2011, à 28,1 €/heure, il dépassait les 33€/heure pour l’industrie française. Le poids des charges et les conséquences de la réduction du temps de travail y sont pour beaucoup. Par comparaison, la Cour des comptes a indiqué, en août 2010 que les entreprises françaises payent deux fois plus de charges que les entreprises allemandes. Malgré les allègements qui leurs sont consentis, entreprises et salariés français payent au total 84 milliard de plus que leurs voisins allemands. En cas de suppression des allègements actuels, l’écart deviendrait insupportable et entre 400 000 et 1,1 million d’emplois pourraient être détruits, en particulier dans les PME et les ETI. Dans l’état actuel des finances publiques, comment rapprocher le coût du travail en France de la moyenne européenne ? En commençant par le rendre plus lisible, plus transparent. Ainsi, les cotisations qui sont du ressort de la solidarité nationale et non liées au travail ne doivent pas être à la charge des entreprises et de leurs salariés, mais doivent être supportées par la collectivité, par l’impôt. C’est en particulier le cas des allocations familiales ( 30 milliards d’euros pour les entreprises ! ) et des aides au logement et, pour partie au moins, de l’assurance maladie.

Pour une fiscalité qui favorise l’investissement Aujourd’hui, les entreprises françaises – et singulièrement les ETI – paient les impôts les plus élevés d’Europe. En effet, la fiscalité directe pesant sur les ETI est en moyenne de 45% de leurs bénéfices, et non de 34%. Car à l’IS, il convient d’ajouter tous les autres impôts payés par l’entreprise. Cette situation est d’autant moins supportable que PME et ETI sont paradoxalement plus taxées que les grandes entreprises, comme l’ont encore récemment souligné la Cour des comptes et la Commission des Finances de l’Assemblée nationale. La fiscalité doit être plus équitable

Parole d’entrepreneur : « Grâce à une recherche constante, soutenue par le CIR, nous avons développé des ponts en béton armé préfabriqués modulables que nous avons fait breveter et  que nous vendons dans le monde entier. Ils ont même été les seuls à résister au tsunami de 2011 au Japon. Le CIR et les liens avec la recherche publique doivent se développer pour les ETI ». Marcel et Philippe Matière - Matière SAS 13


COMPÉTITIVITÉ POUR L’EMPLOI : CRÉER UN ÉCOSYSTÈME FAVORABLE À L'ACTIVITÉ

et stimuler davantage l’investissement, l’innovation, l’emploi. Améliorer le soutien à la recherche et à l’innovation Le dispositif du Crédit impôt recherche est, depuis 2008, l’un des plus performants au monde. Pour autant, il peut encore être largement amélioré. D’abord sur la

forme : compte-tenu de sa complexité et de la lourdeur des procédures de contrôle, près de 20% des bénéfices du CIR sont, in fine consacrés par les entreprises à des frais administratifs et de conseil. Plus fondamentalement, il mériterait d’être mieux ciblé sur les entreprises industrielles qui investissent et emploient sur le territoire au lieu d’accorder un avantage fixe à la

NOS PROPOSITIONS : DONNER AUX ETI LES MOYENS D’ÊTRE COMPETITIVES

4 Instaurer la TVA « emploi », en augmentant de 4.4 points les taux supérieur et intermédiaire de la TVA pour compenser la suppression des cotisations sociales qui ne sont pas liées à la vie de l’entreprise et à l’activité économique et pour diminuer le poids des cotisations chômage supportées aujourd’hui par le seul secteur privé. Ainsi les produits importés contribueront au financement de notre modèle social.

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5 Réduire le taux d’IS pour les bénéfices réinvestis

dans l’entreprise. Ce taux réduit, à 15%, pourrait s’appliquer selon des critères précis d’investissement (en retenant par exemple ceux réalisés sur le territoire national) et pour une période déterminée par la durée du cycle d’amortissement.


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recherche sans en hiérarchiser les priorités. Le rôle fondamental de la puissance publique D’abord par la poursuite d’un effort sincère de diminution des dépenses publiques car la seule hausse des recettes pèserait sérieusement sur notre capacité de rebond. Ensuite par la prise en compte, dans la définition et la conduite des politiques

publiques, de la priorité à donner à la production, à la stimulation de l’activité et donc aux entreprises qui seules sont en mesure de créer durablement de l’emploi. Cette prise de conscience est urgente et l’Etat doit redevenir stratège, entrainant avec lui les autres acteurs publics, qu’il s’agisse de ses propres opérateurs ou des collectivités territoriales et des réseaux consulaires.

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Améliorer le Crédit impôt recherche à la fois en le rendant plus

Créer un grand ministère des Entreprises, inspiré de celui du

accessible à l’ensemble des entreprises françaises par la simplification des procédures et des contrôles mais aussi en le ciblant davantage sur les entreprises industrielles qui créent de l’activité et de l’emploi sur le territoire national.

développement durable créé en 2007, en plaçant sous une seule autorité l’industrie, les PME, la médiation du crédit, le commerce extérieur, la formation professionnelle. Ce grand ministère, qui exercerait la tutelle des grands opérateurs publics (FSI, CDC, OSEO, DATAR), serait l’animateur du renouveau industriel français. Il aurait notamment pour objet de défendre les ETI à l’export, afin que soient respectées les règles internationales dans le commerce, la propriété intellectuelle, le droit des marques et les règles fondamentales en matière sociale, environnementale et fiscale. 15


l'EMPLOI, l'EMPLOI, l'eMPLOI

CONFIANCE POUR L’EMPLOI : TRAVAILLER ENSEMBLE Comment resserrer les liens entre salariés et dirigeants autour d’une ambition de réussite commune ? Comment, en période de crise comme de croissance, réunir les conditions d’un dialogue humain et responsable ? Quelle liberté, quelle flexibilité, accorder au sein de chaque entreprise, pour décider de questions fondamentales comme l’emploi et la formation, le partage des richesses, ou l’organisation et la durée du travail ?

« Il n’y a de richesse que d’hommes ». Ce proverbe de l’économiste Jean Bodin est un axiome qui s’applique particulièrement 16

bien aux ETI. De la force de l’engagement de chacun autour d’un projet commun, dépend clairement la réussite de tous. Or, un sondage récent montre que, si 64% des salariés français sont toujours attachés à leur entreprise, ils sont 15% de moins qu’en 2008. Changer de regard sur l’entreprise Ce même sondage donne un autre enseignement intéressant : 65% des personnes interrogées considèrent que la situation économique serait meilleure si la relation avec les entreprises était plus sereine. Cela témoigne d’une incompréhension, voire d’une méfiance, entre décideurs politiques, sociaux et économiques sur la place de l’entreprise dans la société. Les récents débats sur le partage de la richesse, sur le temps de travail ou sur la fiscalité en témoignent. Ainsi, revient régulièrement l’idée que le partage des richesses créées ne serait pas équitable à l’égard des salariés. La France dispose pourtant, en matière d’intéressement, de participation et d’épargne


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salariale d’un des systèmes les plus généreux et les plus souples au monde. Encore faut-il le protéger d’une fiscalisation qui à tendance à s’alourdir ! Par ailleurs, les salaires – qui restent, rappelons le, le meilleur moyen de partager la richesse – auraient vocation à bénéficier d’un transfert significatif de cotisations sociales vers l’impôt. « Medium is beautiful ». En France, les ETI sont certainement les entreprises dans lesquelles ses questions se posent de la manière la plus sereine. Pour beaucoup, l’entreprise intermédiaire est l’entreprise idéale : l’attachement à la marque et aux produits y est fort ; le climat y est apaisé ; les perspectives d’évolution y sont importantes ; la relation entre les différentes générations au travail y est plus forte qu’ailleurs ; le lien avec un territoire et une communauté locale y sont vécus comme des atouts. Fortes de leur indépendance et d’un management à taille humaine, proche de celui des PME, les ETI s’incarnent dans une culture et des valeurs d’entreprise très

solides. Dans ces conditions, l’innovation sociale et managériale est plus évidente, mieux vécue. C’est ce qui explique que 48% des ETI aient innové en la matière au cours de ces 3 dernières années.

Parole d’entrepreneur : « Avec la crise de 2009, nous avons perdu 41% de C.A. pour les mêmes effectifs. Les salariés sont fidèles à Poclain Hydraulics et nous nous sentons responsables d’eux. Grâce aux représentants du personnel, particulièrement responsables et motivés, nous avons réussi à négocier un accord qui nous permet de continuer tous ensemble. Cette épreuve nous a soudés ». Laurent Bataille, Poclain Hydraulics 17


CONFIANCE POUR L’EMPLOI : TRAVAILLER ENSEMBLE

Renforcer le « travailler ensemble ». Une fois encore, l’exemple allemand vient prouver que l’entreprise reste le meilleur cadre pour trouver, au plus près de la réalité économique, un équilibre et un

compromis efficaces. Au plus fort de la crise, les entreprises allemandes ont été les laboratoires de la flexibilité. Les négociations globales qui y ont été menées sur le niveau d’emploi et de salaires, sur le temps de

NOS PROPOSITIONS : FAIRE CONFIANCE AU DIALOGUE DANS L’ENTREPRISE

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Instaurer les « Pactes emploi – compétitivité »

Faire du CE le cadre de la négociation sociale, quel que

dans les ETI pour leur permettre, au sein de chaque entreprise, de mener des négociations globales sur le niveau d’emploi, le partage des richesses, l’organisation du travail.

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soit le niveau de syndicalisation par ailleurs, pour renforcer le dialogue dans l’entreprise et rendre plus légitime les accords conclus. Adapter les coûts de la représentation du personnel à la taille ETI. Sous certaines conditions de seuil, l’élargissement aux ETI de la Délégation unique du personnel qui existe dans les PME irait dans le même sens.


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Des propositions soutenues par les Français : travail, sur les investissements ont permis de dégager un consensus qui fait la force du modèle allemand. Ce consensus, les ETI sont convaincues qu’elles peuvent contribuer à le faire émerger en France.

46% des salariés privilégient le cadre de l’entreprise pour

discuter de l’organisation du travail et de la rémunération. Ils ne sont que 14% à considérer que ces discussions doivent être menées au niveau national.

55% des salariés font confiance aux élus du personnel pour discuter des questions

0 Exonérer des cotisations chômage et retraite les salaires des seniors qui continuent de travailler au-delà de la durée légale de cotisation. Cette proposition est également défendue par la Fédération des Entreprises Familiales allemandes, maillon essentiel du Mittelstand et principal employeur des seniors outre-rhin.

sociales au sein de l’entreprise. Ils ne sont que 17% à considérer que les organisations syndicales sont les interlocuteurs les plus légitimes.

« In medio stat virtus » Les références chiffrées citées dans cette plateforme sont issues des sources suivantes : « Entreprises selon le secteur d’activités » – septembre 2011 – Annuaire statistique de la France/INSEE ; « Le 4 pages » – mai 2010 – DGCIS « Voyage au cœur des ETI : une stratégie de conquête » – novembre 2011 – Etude KPMG « Les déterminants du coût du travail en France » – février 2012 – INSEE « Les allègements de cotisations sociales patronales sur les bas salaires en France de 1993 à 2009 » – février 2012 – Enquête Trésor / Dares « La pression fiscale sur les entreprises en France » – juillet 2011 – rapport de Gilles Carrez au nom de la Commission des finances de l’Assemblée nationale « J’aime ma boîte » – juillet 2011 – Etude réalisée par OpinionWay pour Ethic « Les ETI au cœur d’une nouvelle dynamique de croissance » – février 2010 – Rapport remis au Premier ministre par Bruno Retailleau, Sénateur de Vendée. « Les ETI et les salariés français » – mars 2012 – Etude réalisée par OpinionWay pour ASMEP-ETI. 19


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