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SEPT. 2018

L’ENTREVUE

avec Marie-Lou St-Onge

NOUVEAU CHRONIQUE DU GÎTE AMI NOUVEAU REGARD VIF par Jacinthe Potvin Violence conjugale Le sucre, ce poison sournois Le suicide

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Son directeur, ses employé-es, ses bénévoles et son conseil eux, ces êtres humains, ont eux aussi un système de valeurs, des croyances et des philosophies bien définis et espérons-le, sont grandement compatibles avec celui de l’organisme. Le Portail de l’Outaouais, le magazine, l’outil, lui n’en a aucun. Bien que sa tendance penche majoritairement vers l’empathie et l’acceptation de nos citoyens fragilisés dans leurs défis quotidiens, il demeure un espace ouvert à toutes les perceptions, un lieu où tous et toutes ont la liberté de s’exprimer ouvertement, cette liberté s’arrêtant là où elle empiète sur la liberté d’autrui. Ceci étant dit, l’organisme n’adhère à, ni ne conteste aucune information partagée et publiée dans ce présent ouvrage.

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L’ÉDITORIAL

PAR CHRISTIAN GOSSELIN Éditeur

Instaurer une nouvelle culture, ce nouveau concept de magazine de rue ici en Outaouais auprès d’une population des plus fragilisée comme ça l’est depuis plusieurs années déjà dans quatre autres villes du Québec, cent vingt-deux villes en tout au monde n’est certes pas facile, mais pas du tout. Cet outil d’intervention a fait ses preuves ailleurs, on y croit, j’y crois, ne reste plus à la population ciblée d’y croire, eux qui souvent ne croient plus en rien. À nous de croire encore et encore, de croire que les situations ne sont qu’éphémères, de croire en eux, de croire tout simplement. Pour moi demeurer enthousiasme et persistant me demande parfois beaucoup d’ancrage, de foi et de vivre un seul jour à la fois. Encore une fois je vous demande d’être patient. Un jour, dans un avenir rapproché, l’oeuf fera éclosion et la vie du Portail de l’Outaouais fera partie intégrale de la culture Gatinoise où les préjugés et les mythes se dissiperons peu à peu et où l’entraide envers nos plus fragilisés sera monnaie courante.

un produit encore trop peu connu ici en Outaouais. D’ici un an ou deux ce sera possible, rentable. Puis le printemps est souvent très pluvieux et leur habitat est mouillé. Quand enfin l’été arrive, tout comme nous, c’est pour eux aussi le temps d’apprécier la vie. Et avec l’été qui vient de passer avouons-le, la chaleur fut accablante et pour cette population, l’air climatisé est denrée rare.

L’été, la population fragilisée, croyez-le ou non, est aussi en mode « vacances ». Eh oui, l’hiver est dur, trop dur par moins 25 Celsius pour se planter sur un coin de rue à tenter de vendre

Je vous le dis, seul l’Amour peut y arriver.

Voici septembre, les mois qui viennent seront propice et adéquat pour les camelots, puis l’hiver reviendra. Donc, tout comme tous les métiers saisonniers, certains mois sont plus propices que d’autres. Soyons encourageant, soyons patients, soyons aimants. Toute autre approche est futile, inutile et surtout contreproductive.

Crédit photo : Pixabay-Mcability

Crédit photo : Pixabay-AlexanderPaukner

Encore une fois, mille fois mille mercis.

SOMMAIRE 4 - L’ENTREVUE 6 - ITINÉRANCE ET DÉFIS CONNEXES 7 - ELLES 8 - LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE 9 - DE LARUE 10 - VIE SPIRITUELLE 11- UN JOUR AU GÎTE 12 - LE MOT DU CRIO

13 - REGARD VIF 14 - MODE DE VIE SAIN 15 - UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI 16 - PLACE AU CITOYEN 18 - RÉTABLISSEMENT 24 - POINT DE VUE DU PROF 26 - L’HABITATION

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L’ENTREVUE

PAR JOSIÈVE BISSON Auteure de Qu’en penses-tu ? Étudiante en psychologie

Marie-Lou St-Onge À nos précieux lecteurs qui ne connaissent pas Marie-Lou, elle est animatrice de l’émission « Sur le vif » au 90,7 FM, c’est-à-dire sur les ondes de Radio-Canada, du lundi au vendredi de 15 h à 18 h. Marie-Lou est née dans une banlieue de Québec du nom de Saint-Augustin-de-Desmaures. Elle provient d’une famille bien traditionnelle d’un village des années 1980, c’est-à-dire que sa mère était femme au foyer, son père travaillait pour subvenir aux besoins de sa famille et la présence de celle-ci à l’église le dimanche était très importante. Marie-Lou est la plus jeune des trois enfants (trois filles) que ses parents ont eus. C’est à l’âge de 17 ans qu’elle a quitté le bercail pour aller s’établir en appartement à Limoilou dans le but d’aller au Cégep dans le programme Arts et Lettres, profil cinéma et communication. En réalité, le Cégep convenait plus ou moins à Marie-Lou, plutôt, elle n’aimait pas vraiment cela. En fait, elle adorait tous les sujets qui touchaient les arts, les lettres, le cinéma et la communication, mais le reste des sujets obligatoires ne l’intéressait pas. Afin de remédier à cela, Marie-Lou est venu s’établir dans la région pour étudier en journalisme à La Cité Collégiale. Marie-Lou : J’suis arrivé ici, j’avais 19 ans pis j’avais comme l’impression qu’ici c’était chez moi. Donc j’ai rebâti ma vie ici et j’ai rencontré mon chum et j’ai commencé à travailler dans les médias tout de suite en sortant de l’école. Ça fait maintenant 15 ans que je travaille dans ce milieu. J’ai fait beaucoup de télé en commençant parce que je pensais que c’était ça que je voulais faire dans la vie… mais… non ! (rires) Quand j’ai commencé à faire de la radio, j’ai faite comme : « Ahhhh ! C’est donc ben l’fun ! » T’sais, j’trouve que la radio est un format qui est très personnel, puis il y a plus une relation qui s’installe avec l’auditoire. Je suis une personne qui est très humaine, donc ça me parlait plus. En ondes ou hors d’ondes, Marie-Lou est la même personne : sa personnalité ne change pas du tout. C’est d’ailleurs ce côté de l’animation à la radio qu’elle apprécie. De plus, elle est très reconnaissante d’avoir la chance d’être aujourd’hui animatrice d’une émission radio d’actualités dans un gros marché. Marie-Lou : J’en reviens pas encore ! Ça fait deux ans que je suis à cette émission-là et je pensais pas que c’était atteignable ! Autre que sa profession et son conjoint, Marie-Lou a des enfants dans sa vie, dont un garçon de 7 ans et une fille de 13 ans.

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Marie-Lou : Ma relation avec mes enfants est très ouverte. T’sais, je leur fais comprendre que j’suis pas parfaite, que je fais des erreurs, parce que oui, on est humains. T’sais, les parents des fois, on s’dit qu’il faut pas trop montrer qu’on est dans l’erreur parce qu’on va perdre de notre autorité… mais moi, ça fonctionne pas de même. Quand j’suis fatiguée, je le dis à mes enfants pis dans c’temps-là ils savent qu’ils doivent pas trop agacer maman parce qu’elle sera pas contente. (rires) Donc j’pense que les enfants peuvent pas mal plus comprendre d’affaires qu’on pourrait penser. J’suis vraiment dans cette philosophie-là… pis au final, c’est de les traiter comme des humains et non comme des enfants. Sa cellule familiale est donc très soudée. Marie-Lou m’a fait part qu’elle a beaucoup de stress à gérer, malgré qu’elle semble mener une vie que beaucoup de gens pourraient rêver : une famille, un petit cocon rempli d’amour, un travail de rêve, etc. Le portail : Mais comment tu fais pour gérer ton stress, alors ? Marie-Lou : Je fais de mon mieux ! (rires) Sérieux, je suis encore à la recherche d’une solution miracle. De un, je pense qu’elle existe pas, mais en même temps, je pense que tout le monde dans sa vie en arrive à ce stade-là, à s’dire : comment j’peux mieux équilibrer ma vie ? T’sais, moi j’suis très dans la quête humaine, dans l’sens que j’adore mon travail, j’ai une famille extraordinaire, mais en même temps, en tant qu’être humain, j’me demande : quel impact j’vais avoir avec mon passage ? Comment j’peux faire pour être une meilleure personne ? Parce que dans le fond, peu importe le rang social, la réussite monétaire, peu importe, c’est ta quête personnelle qui compte. J’pense que devenir une meilleure personne est le sens de la vie. J’sais pu qui disait ça : « On est artisan de notre malheur, mais aussi artisan de notre bonheur ». Si on m’demande : as-tu trouvé la solution ? La réponse c’est non, mais t’sais, je commence à apprendre. J’ai 36 ans, j’ai encore des croutes à manger avant d’être une grande sage (rires), mais je commence à apprendre les limites que la vie impose, mais que tu dois t’imposer aussi. Le portail : Tes trois valeurs, Marie-Lou ? Marie-Lou : Au top, top, top, top, la famille ! L’ouverture, sous plusieurs formes : l’ouverture sur les autres, la découverte, etc. La troisième valeur, le bonheur de façon globale.

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Le portail : Si tu vois des personnes en situation d’itinérance dans la rue, comment tu réagis ? Marie-Lou : Je leur dis salut. Premièrement, je trouve ça d’une tristesse sans nom de voir ces itinérants et de voir que ça suscite aucune réaction. Je leur donne pas toujours d’argent… parce que j’en n’ai pas toujours sur moi. Mais au pire, je leur dit salut. Pis la réaction que ça suscite, je trouve ça génial. La plupart vont dire « bonne journée ! » pis ils sont contents. Pourquoi ? Parce que ce sont des humains… juste une petite attention, être courtois, c’est pas juste quand t’ouvres la porte à quelqu’un… C’est pas tout le monde qui peut leur donner des sous, mais j’pense qu’on peut s’entendre que ne pas ignorer c’est dans les compétences de tout le monde. Y’a rien de pire dans la vie que de se faire ignorer. T’sais, être « invisible », ça doit être l’enfer… Le portail : Est-ce que t’as un message pour nos lecteurs ? Marie-Lou : Bah, pas vraiment pour les lecteurs, mais pour les autres : Achetez le magazine ! Arrêtez d’ignorer. Chers lecteurs, c’est ce qui complète l’entrevue avec Marie-Lou St-Onge, mais permettez-moi d’ajouter mon mot personnel : si je pouvais décrire cette femme en deux mots, ce serait : bonne vivante ! J’ai côtoyé cette femme enjouée qu’environ une heure et demie et j’en retire que du bien de cette rencontre… Marie-Lou m’a surtout bien impressionné par son côté très terre-à-terre, mais aussi on s’est tellement bien entendu du premier coup que ça m’a rappelé que nous, les humains, sommes dans le même bateau et que les barrières entre nous ne devraient pas exister… nous sommes tous ensemble, naviguant cette mer qu’est la vie… et qu’en nous imposant des barrières, nous passons à côté de tellement de belles rencontres…

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crédit photo : Michel Gosselin

ITINÉRANCE ET DÉFIS CONNEXES

« Moi je ne donne pas d’argent, ils vont aller boire ou se droguer », que j’entends souvent, trop souvent. Le chemin que j’ai moi-même emprunté m’a amené ici, où je suis, qui je suis et j’en suis fort heureux. Ça n’a pas toujours eu de sens dans ma tête, croyez-moi, mais aujourd’hui, avec le recul et un peu de lucidité, oui. Je ne suggère pas ce chemin, mais je ne le regrette pas non plus. Le “sens” de la vie est beaucoup trop grand pour mon intelligence limitée. Aujourd’hui je sais que chaque jour où j’ai dû quémander des sous pour boire, mes bienfaiteurs m’ont aidé à poursuivre mon chemin incompréhensible jusqu’au bout, jusqu’au bout de mon alcoolisme. Ce jour-là, ce dont j’avais besoin, ce n’était pas d’un sandwich, mais de boire. À manger, il y a des services pour ça, pour répondre aux besoins de ma dépendance, non. Et svp ne me parler pas de maisons spécialisées où on offre une once d’alcool à l’heure, aussi bien brûler vif à petit feu. L’alcoolisme

PAR CHRISTIAN GOSSELIN

Je donne ?

est progressif, ce qui signifie que la quantité d’alcool, la fréquence des buveries et l’intensité de l’obsession vont toujours en progressant. On dit que dans cette progression existe une ligne invisible qu’une fois franchie, il est impossible de reculer, que la personne atteinte de cette « maladie » doit maintenant aller jusqu’au bout, jusqu’au « bas fond » pour soit en arriver en prison, en psychiatrie, à la morgue, ou s’en sortir. Aucune puissance humaine ne peut rien y changer. Alors désolé, moi je n’ai pas à savoir ce que fais une personne à qui j’ai donné des sous sur la rue. D’ailleurs, je n’ai pas la prétention de “savoir” de quoi quiconque a “besoin” aujourd’hui. Nous avons tous un chemin, une trajectoire de vie. Aussi difficile à comprendre que sont les chemins de certains, ce n’est pas à moi d’interférer, d’ « intervenir » mais plutôt à moi d’accompagner, de soutenir, d’encourager en ce sens insensé dans la confiance, de simplement sourire, d’aimer avec toute l’empathie qui m’habite.

Rationnel Rationnel  Le camelot en noir reflète la situation difficile et sombre de l’itinérance ; Le traits camelot en noir reflète la un situation difficile Les au sol représentent parcours arduetetsombre instablede ; l’itinérance ;  La main élevée du camelot représente l’optimisme, le premier pas, Leslatraits représentent priseau ensol charge de sa vieun ;parcours ardu et instable ;

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main en élevée camelot  LeLa journal maindu : l’outil pourreprésente créer des l’optimisme, liens avec lale premier pas, la prise en de charge de saetvie population active Gatineau par; conséquent, briser les préjugés ;  Le journal en main : l’outil pour créer des liens avec la active de Gatineau et dimensions, par conséquent, briser les  Lepopulation Portail : une fenêtre entre deux une porte préjugésvers ; une réalité plus lumineuse ; à franchir  Portail : une entre deux dimensions, une porte  LeLe soleil : une vie fenêtre plus lumineuse, plus heureuse ; à franchir vers une réalité plus lumineuse ;   La seule couleur étant le rouge orangé du soleil, le reste tout enLe soleil : une vie lumineuse, plus heureuse blanc propose unplus espace, une ouverture à autre ; chose, le renouveau.  La seule couleur étant le rouge orangé du soleil, le reste tout en blanc propose un espace, une ouverture à autre chose, le renouveau.

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ELLES

PAR MAISON LIBÈRE-ELLES

Violence conjugale… mourir à petit feu Chez lui, je ne pense pas, je survis. Je ne vis pas, je retiens mon souffle. Je n’existe pas, je suis la mort. Chez lui, c’est la maison toxique. Salope, traînée, chienne, conne, bonne à rien, grosse, laide, dégueulasse. Je me sens seule et vide. Morte. Je voudrais crier de toutes mes forces, mais je ne suis pas capable de sortir un seul mot, un seul son. Je me sens toujours épiée et tout ce que je fais ce n’est jamais assez bon, jamais assez bien pour lui. Je me sens seule, vide et morte comme un vrai déchet vivant, ou presque. J’ai peur. Souvent. J’ai mal partout. J’ai mal à la tête, au cou, au dos, aux jambes, aux hanches, aux mains, aux yeux, aux oreilles, à la gorge, aux dents, aux cils, aux os, à la peau, au cœur, à l’âme. Je dors. Je ne dors pas beaucoup. Je dors les yeux ouverts. Je dors et je pense constamment. Je ne dors plus. Je ne dors plus du tout. Je suis endormie lorsque je suis réveillée et réveillée lorsque je suis endormie.

à connaître des problèmes de dépression : 50 % des femmes victimes de violence conjugale souffriraient de dépression. Cela dit, la dépression est la première cause de suicide : près de 70 % des personnes qui décèdent par suicide souffraient d’une dépression, le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée. Les idées de suicide sont fréquentes dans la dépression et elles méritent dans tous les cas d’être signalées à un professionnel de santé afin d’en parler et de les désamorcer. Si vous vous reconnaissez, n’hésitez pas à contacter : Centre de crise 24/7 : 819 595-3476 L’urgence sociale : 811 Et si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez contactez SOS violence conjugale 1-800-363-9010 ou les maisons d’hébergement pour femmes de l’Outaouais dont la Maison Libère-Elles (819 827-4044) qui offrent des services 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

Je suis tannée de vivre ça. Je pense à le quitter, mais pour aller où? Je me sens tellement seule. Mourir, non. Je ne veux pas, mais j’ai terriblement mal. Je n’ai plus la force de me battre, il m’a pris toute ma vivacité, toute mon âme. Et si ça ne s’arrêtait jamais? Et mes enfants, je fais quoi? Impossible. Et si je mourais aux mains de mon agresseur? Il aura gagné. Est-ce que j’ai le droit encore de rêver? Et si je pouvais m’en sortir et avoir une meilleure vie? Est-ce que j’ai encore droit au bonheur?

ence conjugale…  mourir  à  petit  feu   Même si une partie de moi n’existe plus, il y a une force cachée que je ne connais pas encore. Et lorsqu’elle se pointera le nez, alors la peur, l’insomnie, la souffrance ne seront plus que la trace d’un long et sinueux parcours de vie. Le mot bonheur prendra alors tout son sens. Et lorsqu’elle se pointera le nez, la force des femmes et de toutes les victimes vibrera dans ma poitrine. Je deviendrai finalement et entièrement vivante et heureuse. Un des nombreux impacts de violence conjugale : la dépression et le suicide Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la violence faite aux femmes peut avoir une issue mortelle, qu’il s’agisse d’homicides ou de suicides. La violence conjugale peut entraîner pour plusieurs femmes des dépressions, des états de stress post-traumatique, des troubles du sommeil, de l’alimentation, des troubles psychiques et des tentatives de suicide. La même étude a constaté que les femmes qui avaient subi des violences de la part de leur partenaire intime étaient presque deux fois plus nombreuses

pas,  jPARTICIPER e  survis.   Je  ne  vis  pas,  je  retiens  mon  souffle.   Je  n’existe  pas,  je  suis  l7a  mo À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE. Le Portail de l’Outaouais - Septembre 2018


LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE

Qu’est-ce que l’A.P.H.V.O? L’Association des personnes handicapées visuelles de l’Outaouais (APHVO) est un organisme à but non lucratif qui s’engage activement dans sa mission au moyen d’une implication accrue et soutenue dans la défense collective des droits des personnes handicapées visuelles. L’organisme s’investit de manière intensive dans chacune des actions et des activités comprises dans les différentes sphères de son plan d’action. Concrètement, l’enjeu premier de l’association est la sécurité piétonnière des personnes vivant avec une limitation visuelle. Elle a mis en œuvre une campagne de sensibilisation à l’attention des automobilistes sur le danger du virage à droite aux feux rouges en affichant des panneaux à l’arrière des autobus de la Société de transport de l’Outaouais. L’APHVO, partenaire de la Ville de Gatineau, siège au Comité d’accessibilité universelle de la Ville de Gatineau afin de rendre les services publics, parapublics et commerciaux inclusifs à tous, et ce, de manière sécuritaire. Le déneigement des trottoirs et des installations, l’installation de feux sonores et leur mise à niveau sont au cœur même des préoccupations et du suivi constant fait par l’APHVO. De plus, l’association poursuit sa démarche d’intégration sociale de ses membres avec pour but de briser leur isolement tout en favorisant une inclusion intégrale à la vie sociale. L’APHVO réalise cette approche au moyen d’activités annuelles et mensuelles très attendues. Parmi celles-ci, notons le traditionnel barbecue annuel, le souper du temps des Fêtes et la journée de

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quilles. Des cafés-rencontres thématiques présentant des sujets tels que la technologie adaptée, le fonctionnement des feux sonores, la perte visuelle et ses défis sont aussi proposés aux membres de l’APHVO. L’organisme démontre également tout son dévouement et sa proaction en organisant, avec ses partenaires, des activités sportives et récréatives, telles que l’aquaforme et le yoga, adaptées à sa clientèle tout en étant offertes à la population en général désireuse de s’y joindre. Par l’entremise de séances d’information, l’APHVO répond aux demandes des entreprises, des commissions scolaires et des intervenants de tous les milieux afin de démystifier le handicap visuel et d’éviter la marginalisation des personnes vivant avec cette déficience. À l’échelle provinciale, l’APHVO est la seule représentante des usagers du transport adapté en Outaouais qui siège à la table de l’Alliance des Regroupements des Usagers du Transport Adapté du Québec (ARUTAQ) pour l’uniformisation des services offerts aux personnes recourant à ce service indispensable. Elle fait aussi partie du Regroupement des Aveugles et Amblyopes du Québec (RAAQ) qui, par exemple, traite du dossier de l’obtention d’une carte d’identité reconnue pour ses membres, au même titre que le permis de conduire que l’on connait. Cet article n’est qu’un survol de la mission de l’APHVO qui se dévoue sans relâche afin d’offrir une meilleure qualité de vie aux personnes vivant avec un handicap visuel. Pour plus de détails, consultez le site www.aphvo.org

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DE LARUE

Crédit photo : Pixabay/xusenru

PAR GUY LARUE

L’alcoolisme : un enfer-mement psychique douloureux! Maintenez un prisonnier dans un isoloir, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours par semaine, et ce, pendant des années, et il ne fait aucun doute que son état mental ira en se dégradant. Il en est de même pour l’alcoolique aux prises avec sa dépendance à l’alcool. Lentement, mais inéluctablement, ce geôlier impitoyable plongera sa victime au cœur d’épaisses ténèbres, lesquelles obnubileront, jour après jour, toutes ses facultés. Or, si Dieu nous a dotés de facultés, c’est pour qu’on les utilise à bon escient et non pas pour qu’on se détruise. D’ailleurs, pour bon nombre d’entre nous viendra ce temps où Dieu Lui-même fera à nos âmes la très grande grâce de les purifier de toutes les affections déréglées et de toutes les habitudes imparfaites qu’elles avaient contractées tout au long de leurs années de démesure. Lorsque nos fondateurs affirment que l’alcool est insidieux, c’est qu’ils en ont indubitablement expérimenté les conséquences désastreuses au cours de leurs années de consommation. Nous n’avons qu’à relire attentivement l’histoire de Bill W., laquelle exemplifie avec force détails la folie ultime dans laquelle ses rechutes successives le plongeaient bon an mal an. Je ne pourrai jamais oublier le remords, l’horreur et le désespoir du matin suivant.1

l’homme aura toujours le choix de le dévaler cul par-dessus tête, ou de le contourner. L’alcoolisme est une fosse intérieure d’une profondeur insoupçonnée. La d-é-v-i-t-a-l-i-s-a-t-i-o-n de nos esprits : voilà le dommage principal que cause cette substance délétère qu’est l’alcool aux alcooliques que nous sommes! Notre esprit représente la superstructure de nos « êtres humains », créés à l’image même de Dieu. Et lorsque la structure d’un bâtiment s’érode, et s’affaiblit, c’est l’édifice tout entier qui risque la ruine. Il nous fallait donc un mode de v-i-e qui s’adresse principalement à nos esprits affaiblis, attaqués, dévitalisés par l’alcool, et c’est précisément ce nous offrent les AA! Choisir la vie plutôt que la mort nécessite foi, courage, détermination et patience. Sachons cependant que, déjà, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre chez l’alcoolique éprouvé par les tribulations. Et ces tribulations, elles sont nécessaires, car elles ont pour fonction d’éveiller l’alcoolique à la gravité de son état et, par voie de conséquence, aux moyens appropriés proposés par les AA pour lui permettre de se réhabiliter. Émile L. 1. Alcooliques Anonymes, Le Gros Livre, 1977, p.30.

Chacun d’entre nous a vécu les affres d’une existence criblée de solitude et de désespoir, et ce, suffisamment pour le plonger dans un état de grande faiblesse psychique et spirituelle, nécessaire prélude à son entrée chez les AA. Ainsi, si la souffrance n’avait agi à titre de catalyseur, nous serions passés de vie à trépas, sans jamais avoir pu bénéficier de la grâce de connaître les AA. C’est donc par grâce que nous sommes sauvés, et nous ne devrions jamais l’oublier, au risque de retourner sur nos pas; plusieurs membres insouciants auront ainsi sombré négligemment dans l’abîme mortifère du désespoir! Dieu n’agira jamais sans notre collaboration; il faut nous lever, prendre notre grabat et marcher. Assister, voire participer, à nos assemblées fréquemment, représente une démarche f-o-n-d-a-m-e-n-t-a-l-e- au regard de notre relèvement personnel. Omettre ce pas essentiel au cœur de notre quotidienneté, et notre sobriété est soudainement mise en péril! Comprenons bien que même si Dieu est l’Auteur de toute vie, nous possédons toutefois le libre arbitre. Ainsi, devant un ravin, PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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VIE SPIRITUELLE Photo crédit : PixabayMK1_FIESTA

PAR PAULE FONT

Importance du calme mental dans la philosophie bouddhiste tibétaine : Comment trouver le bonheur ?

Les bienfaits du calme mental : Comment se préparer à la méditation ? Quelles sont les étapes progressives à suivre ? Quelle est la posture à adopter en respectant notre condition physique? Et, bien sûr, contrôler la respiration : un outil nécessaire pour bien relaxer.

nature de trouver le bonheur.

C’est notre manière de voir notre monde, avec des yeux positifs, ou des yeux négatifs : il faut changer ce regard-là. Cela m’a interpelée... Je trouvais cela vrai. Changer notre attitude auprès des autres. J’ai eu le goût d’aller voir plus loin…

Le calme mental veut dire samatha en sanscrit – shiné en tibétain, ce qui signifie stabiliser l’esprit. Il y a une méthode pour atteindre le calme mental, selon la philosophie tibétaine, en silence. La concentration de notre esprit en un point…

Comment trouver le calme mental par la méditation ? Ce que je vais expliquer est une transmission orale de la philosophie bouddhiste tibétaine.

Pourquoi en silence ? Certaines personnes vont demander : pourquoi pas avec de la musique? Dans la philosophie bouddhiste, qu’est-ce-qui chemine vers le calme mental? La conscience intérieure principale. Si on prend le temps d’analyser notre situation actuelle, ou d’y réfléchir, on finira par trouver la paix.

Tous les enseignements bouddhistes sont des transmissions orales pures. Mais pour cet article, c’est différent ! Vous devez le lire ! Le Bouddha le dit : «Vous ne devez pas accepter mon enseignement sur parole, mais plutôt le soumettre à l’analyse. Comme lorsque vous achetez de l’or : vous devez le vérifier, le couper, le frotter, le faire fondre pour vérifier sa pureté, sa qualité. Soumettez-le à l’analyse, mettez-le en pratique par la méditation». Ce qui veut dire : il est très important de toujours considérer le bouddhisme comme une philosophie. C’est comme un outil pour trouver le bonheur. Un bouddhiste est une personne qui croit que le bonheur s’atteint principalement de l’intérieur. Nous devons changer notre esprit : le libérer des fausses croyances, de l’orgueil, de l’arrogance. Toutes les qualités de l’esprit sont épanouies : un pur potentiel de l’esprit est complètement révélé, pleinement heureux dans sa pureté lumineuse. Paroles du Bouddha : «L’esprit est pur et de nature lumineuse, seulement les impuretés sont temporaires». Dans la philosophie bouddhiste, il est très important de toujours avoir du respect pour tous les êtres sensibles : tous les êtres veulent le bonheur. Chaque conscience a le potentiel de trouver le bonheur, même les animaux. Notre chien, notre chat peut atteindre l’éveil. Chaque conscience qui ne veut pas souffrir a le potentiel ou la

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ll faut prendre conscience que tout le monde est dans l’ignorance, ou dans une forme d’esprit voilé, mais nous avons tous le potentiel d’être heureux.

La conscience intérieure est capable de prendre un objet tangible, d’expérience par l’imagination, penser à une personne par exemple, même si elle n’est pas présente devant vous, et vous êtes capable de vous concentrer dessus. (je crois que cette phrase est mal construite, mais je ne sais pas comment la modifier, car je ne sais pas exactement ce que l’auteure a voulu dire…) La méditation sur le calme mental focalisée sur un objet permet de rester très concentré. Atteindre le calme mental en 9 étapes pour atteindre un grand bien-être, pour notre cheminement spirituel, le sens pour développer plus de qualités, pour aider les autres et accroître notre compassion... La propre nature de Bouddha est présente dans chacun des êtres sensibles. Toutefois, pour qu’elle se manifeste et atteigne son plein potentiel, il est nécessaire que les causes et les conditions de son développement soient mises en place. La nature de Bouddha agit comme la source de l’épanouissement de toutes les qualités. Elle mène ultimement à la parfaite pratique du bouddhisme. Notre nature profonde est pure, sans tache, claire et omnisciente. Paule Centre Paramita d’Ottawa-Gatineau À suivre…

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UNE JOURNÉE AU GÎTE

Nouveaux plans de séjours au Gîte Ami Lors de sa planification stratégique 2016-2020, le Gîte Ami s’était donné quatre grands objectifs, dont le premier était d’optimiser les services aux usagers. Pour ce faire, qui consulter de mieux que les utilisateurs de la ressource ? Plusieurs rencontres ont eu lieu à cet effet. Les usagers ont fait part de leurs besoins, de ce qui avait pu être aidant par le passé et de ce qui l’était moins. Par la suite, un sous-comité d’intervenants, composé de Valérie Patry, Marc-André Lagarde, Laurianne Benoît, Véronique Boivin-Bertrand, accompagnés de la directrice des services aux usagers à cette période, Lauriane L’Allier ainsi que la directrice exécutive, Lise Paradis, ont rédigé un court document, une ébauche de principe de ce à quoi les plans de séjours pourraient ressembler, en tenant compte des observations des usagers et de ce qui se faisait ailleurs ainsi que du ruban de services existant en Outaouais, qui n’est pas pareil d’une région à l’autre. Ces amorces, la base de ces plans de séjours, ont été présentées aux usagers, aux employés et aux membres du Conseil d’administration du Gîte Ami et en ont reçu l’aval pour poursuivre la réflexion et les consultations. Dans un deuxième temps, le projet a été présenté à monsieur Patrick C. Pilotte, professeur de sociologie et de méthodologie au Cégep de l’Outaouais et bénévole pour le Gîte Ami qui a écrit un document un peu plus pointu, décrivant et structurant le projet, en collaboration avec madame Marie-Claude Desjardins, la nouvelle directrice des Services aux usagers, pour finaliser la démarche et les principes qui sous-tendent cette nouvelle approche.

qui s’inscrit dans une démarche de stabilisation est plus long. Le délai est de trois mois, mais peut être réajusté selon les cas. Pour ce faire, le Gîte Ami a dû se recentrer sur sa mission, soit gérer un refuge d’urgence temporaire pour les personnes en situation d’itinérance. La décision de cesser les périodes ouvertes à la communauté en soirée pour des repas a été facilitée par le fait que la Soupe populaire de Hull offre depuis l’an passé des soupers en semaine et qu’Itinérance Zéro fait la distribution de repas certaines soirées en semaine et le samedi soir. Nous sommes conscients qu’il reste encore des besoins à ce niveau, un lieu de rencontre en soirée, mais cette décision était nécessaire au bon déroulement des nouveaux plans de séjour : cet arrêt permet d’affecter plus de ressources humaines à des démarches en après-midi, comme demandé par les usagers. De plus, c’était une autre demande de plusieurs usagers d’avoir plus d’intimité, de tranquillité et de sécurité en soirée. Le mois de juin a servi de période d’implantation, de rodage, avec les postes d’intervenants à temps plein le jour, l’utilisation de nouveaux formulaires et la rencontre individuelle de chaque usager pour s’assurer que les nouveaux séjours étaient bien compris. Les nouveaux plans de séjours sont en places depuis le 1er juillet dernier. Une première évaluation aura lieu en septembre prochain. NOUS PROFITONS DE L’OCCASION POUR REMERCIER TOUTES LES PERSONNES QUI ONT CONTRIBUÉ À LA MISE SUR PIED DE CES NOUVEAUX PLANS DE SÉJOURS

Finalement, il a été envoyé aux différents partenaires. Pour donner suite aux commentaires, entre autres lors de l’AGA du CRIO, certaines modifications ont été apportées. Nous parlons de « plans de séjours », car les résidents du Gîte Ami vont se voir offrir deux parcours, en tenant compte de leurs besoins. Les gens qui frappent à la porte du Gîte Ami, qui sont en situation d’itinérance, ont souvent le sentiment de ne plus avoir de pouvoir sur leur vie. Le fait d’avoir un choix, en arrivant, de devoir prendre une décision est un début dans la réappropriation de leur vie. Le premier séjour offre du répit pour un court séjour. Dans plusieurs cas, la personne a vécu des choses difficiles ou sa santé est fragile et a besoin d’une pause. Le deuxième séjour PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

Le Gîte Ami 85, rue Morin Gatineau (Québec) J8X 0A1 819 776 0134

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LE MOT DU CRIO

PAR JANICK ALLYSON

Crédit photo : Hastywords

Le suicide et la rue : la nécessité d’un meilleur respect des droits !

Personne ne sera surpris d’apprendre que les taux de mortalité chez les personnes en situation d’itinérance sont plus élevés que chez leurs concitoyens. Étant donné le filet de sécurité qui s’amenuise et les problématiques de santé physique et mentale, Dahlia Namian de l’Université d’Ottawa mentionne que ce taux est environ quatre fois plus élevé. Sans grande surprise, les taux sont comparables en ce qui a trait au suicide. Les personnes sans abri et au logement précaire auraient, selon les études, deux à six fois plus de risques suicidaires que les individus qui ne sont pas dans ces situations. À Toronto, l’itinérance est une problématique qui touche près de 10 % des personnes qui attentent à leur vie. On note que ces personnes sont aussi plus jeunes et souvent plus isolées que celles ne vivant pas de problématique d’itinérance. Les causes sont nombreuses et aussi variées que dans toute autre situation : problématique de santé mentale (souvent accrue par l’instabilité résidentielle, le stress et les conditions de vie), antécédents de trauma, difficulté à avoir un suivi et un accès à une médication appropriée, pauvreté, enjeux de dépendance, difficulté d’obtenir le support adéquat du réseau social, etc. En termes clairs, ce qui fragilise n’importe quel citoyen fragilise aussi les personnes en situation d’itinérance, sans grande surprise. La différence majeure, c’est la difficulté ajoutée à faire reconnaitre ses besoins d’aide, de services, de droits et de soins. On parle d’accès aux ressources, de suivi en santé mentale et en santé physique, de personnes présentes pour sonner l’alarme devant le risque suicidaire. On parle de reconnaissance citoyenne, de réelles occasions de rétablissement, de réseau d’entraide et de support.

sans dire qu’il faut aussi revendiquer un meilleur financement du milieu communautaire et un meilleur continuum de services du réseau public. Particulièrement, il faut à tout prix donner une voix au chapitre aux personnes visées par les actions et les services. Ce sont eux, les experts de ce qu’il reste à faire. Aquin, J. P., Roos, L. E., Distasio, J., Katz, L. Y., Bourque, J., Bolton, J. M., … Sareen, J. (2017). Effect of Housing First on Suicidal Behaviour: A Randomised Controlled Trial of Homeless Adults with Mental Disorders. The Canadian Journal of Psychiatry, 62(7), 473–481 Christensen, R. C. (2014). Commentary on suicide and homelessness: What differentiates homeless persons who died by suicide from other suicides in Australia? A comparative analysis using a unique mortality registry. Social psychiatry and psychiatric epidemiology, 49(4), 591-592. Sinyor, M., Kozloff, N., Reis, C. et Schaffer, A. (2017). An Observational Study of Suicide Death in Homeless and Precariously Housed People in Toronto. The Canadian Journal of Psychiatry, 62(7), 501–505.

Ce qu’il faut, surtout, c’est des gens et des ressources sur le terrain, dans une variété de moyens et de facteurs. Il faut aussi un système de santé publique qui permet une véritable accessibilité aux soins. Il est intéressant de noter que l’an dernier, quatorze chercheurs se sont penchés sur l’apport de l’approche Logement d’abord sur les risques de suicide, et n’ont pas pu prouver l’existence d’un impact positif si on n’ajoute pas d’autres ressources complémentaires et d’autres actions. On persiste donc, et on continue de le dire : une pluralité d’actions, davantage de ressources, et une plus grande justice sociale. On se réjouit donc de la dernière annonce d’un financement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) qui se veut généraliste, mais on ne cesse pas la lutte. Par exemple, il est important de poursuivre le travail d’éducation populaire, sur l’itinérance comme sur la santé mentale et le suicide. Il va

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REGARD VIF

PAR JACINTHE POTVIN

Un petit garçon est né un soir de juin à Joliette… Ces parents l’ont accueilli avec une incommensurable joie. Il a appris à marcher, à parler et à faire du vélo. Il était enjoué, curieux et taquin. Il a fait l’école primaire et avait plein de rêves et d’amis. Son enfance s’est déroulée dans tout ce qu’il y a de plus sain et sécurisant. C’est à Bruxelles qu’il a vécu son adolescence en fumant du pot et en buvant de la bière de Chimay. C’est aussi à cette époque qu’il a fréquenté les meilleurs lycées. C’est dans ces années hippies qu’il a aimé une fille pour la toute première fois. Il a, par la suite, fait de multiples voyages sur plusieurs continents, socialiser et casser la croûte en fervent épicurien avec des gens de cultures, de races, de religions et de langues différentes. Il se considérait comme un citoyen du monde. Il a occupé plusieurs emplois stimulants en journalisme et en enseignement. Il avait une passion pour la politique et a écrit de nombreux discours pour un premier ministre. Il avait une verve qui ne laissait personne indifférent et une plume qui faisait de lui un poète de la trempe de Nelligan. À ses heures, il ouvrait son cœur en faisant du bénévolat auprès d’organismes de la région voués à venir en aide aux personnes sans-abri, dont le Gîte Ami et les voisins. Il est un jour sorti de son athéisme et a retrouvé la foi. C’est enfin dans la jeune trentaine qu’il a trouvé sa dulcinée, dont il est tombé follement amoureux et avec qui il s’est ensuite marié devant son Dieu et devant les hommes. La vie, dans sa grande générosité, lui a donné la grâce inestimable de devenir le père de deux beaux enfants. Il habitait dans une jolie maison et possédait tous les biens matériels pour vivre une vie confortable.

La vie de cet homme était bien remplie et semblait carrément enviable… et pourtant… il s’est enlevé la vie le 10 mai dernier. Oui, je n’ai pas peur des mots : il s’est suicidé. Malgré les apparences d’une vie bien rangée et épanouissante, certaines personnes portent en elles un mal de vivre que notre regard ne peut percevoir. Il y a de ces souffrances internes que je caractérise de cancer de l’âme. Cet homme, durant plus de 30 ans, devait se battre au quotidien pour aimer et affronter la vie. Victime de la génétique, il devait vivre avec une maladie mentale qui le torturait et l’obligeait à cohabiter avec de multiples démons. Il passait parfois des années à lire son bréviaire en marchant de long en large dans son lugubre sous-sol et en se débattant avec ses voix intérieures qui le persécutaient. Après ces longs épisodes dans les ténèbres, il revenait à la vie avec la volonté inébranlable de retrouver l’équilibre. Ce qu’il fit avec brio jusqu’à la prochaine rechute dans la psychose… La dernière lui fut fatale. J’ai choisi de faire ma toute première chronique dans ce journal en rendant un dernier hommage au petit garçon qui est né un soir de juin à Joliette… Après tout, il était le père de mes enfants…

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MODE DE VIE SAIN Crédit photo : Pixabay/GoranH

PAR MARIE-CLAUDE BÉNAZET

Arbre de Vie

Le suicide est un sujet très délicat à traiter. Chacun d’entre nous a, de proche ou de loin, une histoire personnelle liée au suicide. Cet article, c’est chacun qui le lira, qui l’écrira, s’il veut bien jouer le jeu de répondre à ces quelques questions. Il est entendu qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses à ces questions. Ce sont plutôt des questions pour nous permettre de nous intérioriser et pour faire face honnêtement à ce qui vit, bien souvent, dans l’ombre de nos consciences. Les questions visent à nous regarder en face, tels que nous sommes, sans jugement surtout. Peut-être même, la tendre compassion sera-t-elle au rendez-vous. Je nous le souhaite à tous !

Sommes-nous la somme de moments vécus aléatoires et sans but ?

Comment faisons-nous face au mal de vivre, à la souffrance, aux difficultés et à nos limites ? Quelles sont nos béquilles, nos stratégies ? Acceptons-nous de reconnaitre nos difficultés ou les glissons-nous sous le tapis ?

Si nous croyons à une force supérieure, quelle place lui accordons-nous concrètement ?

Qui sommes-nous ? Prenons-nous le temps, à l’occasion de nous poser cette éternelle question et de la laisser résonner à l’intérieur de notre cœur ? Quelle partie de nous voulons-nous voir mourir ? Quelle partie de nous voulons-nous voir vivre ? Acceptons-nous de reconnaitre qu’il y a des parts d’ombre et des parts de lumière en nous ? Sommes-nous prêts à oser au-delà de nos limites normales ? Par exemple, sommes-nous prêts, malgré notre insécurité profonde, à faire appel à des organismes, à des associations ou à des amis qui pourraient nous aider, même si nous avons terriblement honte ? Oserons-nous jouer un nouveau jeu pour sortir de nos habitudes néfastes ? Par exemple, si nous constatons que certaines de nos habitudes nous rendent déprimés ou malades, sommes-nous prêts à les changer ? Sommes-nous prêts à reconnaitre la main tendue de certaines associations qui ont fait leurs preuves ? Qu’est-ce que la vie et quel est son sens ? Pourquoi ces limites, ces difficultés, ces souffrances dans ma vie ? Pourquoi ces limites, difficultés et souffrances dans les vies d’autrui ? Il n’y a qu’à s’imaginer les difficultés vécues par les migrants et leurs familles ou aux difficultés vécues par des gens proches de nous. Est-il possible de trouver un sens plus large à ces souffrances ?

Nos gestes sont-ils anodins et insignifiants ou sont-ils signifiants ? Sommes-nous prêts à faire face à ce qui est en nous ? Sommes-nous capables de nous regarder dans le miroir pour vrai ? Osons-nous regarder en face les véritables difficultés auxquelles nous faisons face, intérieures ou extérieures ?

AU GATINE POUR LA VIE

UNE QUE BIBLIOTHÈS POUR TOU es Espac illants es accue aux et revu Journ ateurs e thequ Ordin biblio u.ca/

a gatine

À quoi servent toutes les péripéties vécues dans nos vies ?

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PAR MICHEL PRÉVOST

UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI

D.U., président de la Société d’histoire de l’Outaouais

La Maison Charron, le plus ancien bâtiment du secteur Hull, à Gatineau L’Outaouais compte peu de bâtiments qui datent de la première moitié du XIXe siècle. La plupart ont été démolis ou incendiés. Heureusement, quelques maisons ont défié le temps, particulièrement la Maison Charron, dans le parc Jacques-Cartier, à Gatineau. Cette maison ancestrale s’avère aujourd’hui la plus ancienne construction du secteur Hull. La Maison Charron est construite en 1827 par François Charron. Ce dernier est né en 1800 à Saint-Benoit, dans les Laurentides, et arrive dans la seigneurie de la Petite-Nation en 1810. Il vient toutefois tenter sa chance à Hull avec sa femme Sophie Barbe et ses deux enfants. Malheureusement, ce sera un très mauvais choix.

Après la fusion du Grand Gatineau en 2002, la Société d’histoire de l’Outaouais identifie la Maison Charron comme l’un des dix coups de cœur du patrimoine du secteur Hull. Après divers locataires, l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais (AAAO) s’y installe en 2006 et renomme la résidence presque bicentenaire, la Maison des auteurs. Une architecture rare en Outaouais

En effet, Charron érige sa maison sur un lot qui appartient à Philemon Wright, le fondateur du canton de Hull. Il n’arrive pas à payer le loyer pour le terrain et perd sa résidence en 1829. Wright lui donne toutefois un dédommagement pour sa maison.

La Maison Charron possède un style architectural très rare en Outaouais. En effet, de style québécois, cette maison rappelle beaucoup plus les résidences des pionniers français de la vallée du Saint-Laurent que celles de la vallée de l’Outaouais. Elle se distingue par sa construction en pierre, aujourd’hui recouverte d’un crépi blanc, ses cheminées intégrées à la structure et par sa toiture à deux versants droits. Le bâtiment frappe aussi par sa dimension très modeste.

Par la suite, Charron va errer avec sa famille en Outaouais. Veuf, il se remarie en 1857 avec une jeune femme de 19 ans, Angélique Lepage. François Charron meurt à Pointe-Gatineau à l’âge vénérable de 87 ans et laisse une nombreuse descendance.

La Maison des auteurs est accessible au grand public. Venez y découvrir plusieurs photos d’archives et des éléments du patrimoine, comme les foyers en pierre, l’âtre en brique de la cuisine et une rareté en Outaouais, un évier en pierre avec un drain pour évacuer l’eau à l’extérieur.

En 1836, Jean-Baptiste Poupart, qui occupe les lieux, ajoute une nouvelle partie à l’ouest qui s’intègre bien au bâtiment d’origine, sauf pour les lucarnes de la façade en face de la rivière des Outaouais. Incapable de payer la rente pour le terrain, Poupart perd lui aussi sa maison cinq ans plus tard, mais dans son cas, ce n’est pas dramatique, puisqu’il deviendra par la suite un important marchand de bois dans le Pontiac.

Voir : Michael Newton, « La Maison Charron : symbole d’une vision contrariée », Outaouais Le Hull disparu, HIRO, 1988, p : 11-15. Pour contacter l’AAAO : http://www.auteures-auteurs-outaouais. org/cosmots/

Crédit photo : France Laplante

En 1892, la petite-fille de Wright, Nancy-Louisa Wright-Scott, loue la maison à une firme de construction navale installée tout près, la Ottawa Transportation Company (OTC), qui l’utilise pour son administration. Il y a un chantier naval à cet endroit dès 1819 et depuis les années 1850, les alentours de la résidence sont envahis de quais et de chantiers de bateaux. La OTC achète la propriété des descendants de Philemon Wright en 1912. La compagnie cède en 1941 sa propriété à la Commission de la capitale nationale (CCN) pour l’intégrer au parc Jacques-Cartier. Laissée à l’abandon, la maison historique est incendiée par un pyromane en 1984. À la suite de ce triste sinistre, la CCN restaure soigneusement le bâtiment. PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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PLACE AU CITOYEN Oyunaa Joy Le temps s’est écoulé comme une rivière , je ne l’ai pas vu passer ! J’ai compté mes années et j’ai découvert que j’ai moins de temps à vivre ici que je n’en ai déjà vécu. Je n’ai désormais pas le temps pour des réunions interminables, où on discute de statuts, de règles, de procédures et de règles internes, sachant qu’il ne se combinera rien... Je n’ai pas le temps de supporter des gens absurdes qui, en dépit de leur âge, n’ont pas grandi. Je n’ai pas le temps de négocier avec la médiocrité. Je ne veux pas être dans des réunions où les gens et leur ego défilent. Les gens ne discutent pas du contenu, à peine des titres Mon temps est trop faible pour discuter de titres. Je veux vivre à côté de gens humains, très humains. Qui savent sourire de leurs erreurs. Qui ne se glorifient pas de leurs victoires.

Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu’être du côté de la vérité et de l’honnêteté. L’essentiel est ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Je veux m’entourer de gens qui savent arriver au coeur des gens. Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l’âme. Oui... J’ai hâte... de vivre avec intensité, que seule la maturité peut me donner. J’exige de ne pas gaspiller un bonbon de ceux qu’il me reste... Je suis sûr qu’ils seront plus délicieux que ceux que j’ai mangé jusqu’à présent.- personne n’y échappe riche , pauvre intelligent , démuni ...

Les biens matériels, idéalement gardés au strict minimum, sont là pour vous soutenir dans votre quête à découvrir votre véritable mission de vie et l’accomplir.

quête à découvrir ce qu’est justement votre véritable mission de vie. Vous seriez alors dans une quête sans fin, sans fonds et fort douloureusement décevante, assoiffé et pris au piège de l’éternelle insatisfaction

Les biens matériels ne doivent en aucun temps devenir votre mission de vie. S’ils le sont, ils entraveront férocement cette

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Pascal Lindeman #letempsquipass

Aimé Sansoucis

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Lettre ouverte de cœur à cœur, pour toi, ma sœur Ma chère sœur, Te souviens-tu du temps ou on jouait ensemble ? Le temps file comme des grains de sable qui glissent entre nos doigts. Notre château de sables et nos écriteaux se sont effacés. Ils ont été emporté par vents et marées. Les seules traces qu’ils restent sont celles imprégnés dans notre mémoire. Tu sais mon plus grand souhait aurait été qu’on puisse former une famille unie pour la vie et surmonter tous les intempéries. Je ne sais pas ce que tu deviens. Je crois que tu es encore sous l’emprise de la drogue, à essayer de reconstruire un château avec le nouveau venu. J’aimerais tant t’aider à en construire un. Sur des bases solides cette fois. Ma grande soeur, si tu savais comment ça me serre le cœur de savoir que tu pourrais t’enlever la vie du jour au lendemain. De savoir que tu es encore dans un tourbillon de noirceur. Que tu fuis ton ombre. J’ai entendu une fois que ce qu’on fuit nous poursuit. Les changements de vie ça fait peur. Les vagues t’emmènent au large. Je sais que tu veux revenir au bord, mais que tu n’as plus la force de nager. Tu es épuisée, je le vois, je le sens, je le sais.

Je pense à toi tellement plus souvent que tu pourrais l’imaginer. Je prie et demande aux anges qu’ils te protègent parce que je ne sais pas quoi faire pour t’aider. Je ne peux pas faire le chemin à ta place. J’ose penser qu’un jour, quand tu en auras assez de la misère, tu te prendras en main pour te sortir du noir et goûter à la vraie liberté. Et sache que je serai là pour t’appuyer dans tes démarches. Pardonne moi d’avoir eu honte de toi parce que tu n’étais pas comme les autres. J’aimerais recoller les morceaux avec de la colle Lepage. C’est supposé être la colle la plus résistante, mais elle a séché. J’pense que le pot avait un trou ou elle n’a pas été bien fermé. L’air est rentrée et elle s’est figée. Elle a laissé la famille vide de sens. Plus personne ne se parle. Tout le monde s’ignore et font comme si rien n’avait été brisé. Mais on a besoin de recoller les morceaux. Besoin de se parler comme il faut…pour réparer les dommages…tellement de dommages collatéraux. Désolé Pardon Merci Je t’aime

Mais je t’en supplie, n’abandonne pas.

Ta petite sœur, aka Banana Languille

Couche-toi sur le dos et tends les bras. Tu te souviens un jour, c’est toi qui a plongé pour me sauver. Aujourd’hui, c’est moi qui souhaite t’aider. Accroche-toi à la vie je t’en supplie. Il y a tellement de belles choses au-dessus de l’eau. Ne te laisse pas couler. Je te promets qu’il y aura un radeau.

Valérie Brassard

Crédit photo : lordpeppers

Je t’ai toujours envié parce que toi tu savais nager aussi bien qu’un chien. Tu avais l’audace de sauter sans hésiter. T’avais pas froid aux yeux. Tu prenais ton courage à deux mains. Sans l’ombre d’un doute tu démontrais ta force de caractère incomparable. T’as jamais eu peur du ridicule. Encore aujourd’hui, tu es indifférente aux gens de la rue qui te dévisage lorsque tu quêtes de l’argent. Je sais que nous ne sommes que demi-sœurs, mais tu sais au nom de la loi, nous sommes des sœurs parce que nous venons du même ventre. Je sais que ça t’a détruit de savoir que tu n’avais pas le même père que moi...que ton père t’était inconnu. Je te sens loin. Tu t’éloignes. Je m’éloigne.

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RÉTABLISSEMENT

PAR CHRISTIAN GOSSELIN

Le sucre Le sucre, le café, l’alcool, la drogue et même le « plaisir » stimulent tous les mêmes circuits du cerveau humain. C’est pourquoi depuis le tout début de mon abstinence à l’alcool, je tente du mieux que je peux d’éviter ces stimuli qui pourraient éventuellement me rapprocher de mon premier verre fatal et je me concentre plutôt à la recherche de la joie profonde non tributaire VS la recherche de l’euphorie elle, toujours tributaire. D’ailleurs pour moi c’est toujours sans fin, l’éternelle insatisfaction. « Les principaux centres du circuit de la récompense ont été localisé le long du MFB (« medial forebrain bundle »). L’aire tegmentale ventrale (ATV) et le noyau accumbens constituent les centres majeurs de ce circuit qui en comporte plusieurs autres comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus. Chacune de ces structures cérébrales participerait à sa façon à divers aspects de la réponse comportementale. De plus, tous ces centres sont interconnectés et innervent l’hypothalamus (flèches rouges), l’informant de la présence d’une récompense. L’hypothalamus agit alors en retour non seulement sur l’aire tegmentale ventrale, mais aussi sur les fonctions végétatives et endocrines de tout le corps par l’entremise de l’hypophyse. » https://lecorpshumain.fr/anatomie/le-cerveau/les-centresdu-plaisir-du-cerveau-humain.html J’ai choisi ce mois-ci de vous parler du sucre, ce mal sournois du siècle. Le sucre, ce petit péché banalisé que l’on se permet en guise de récompense, de réconfort ou de support énergique, sans trop se demander s’il n’est pas plutôt une punition au corps, un inconfort à moyen et à plus long terme, et un impact possiblement catastrophique sur l’énergie vitale de l’organisme humain. Qui sait, peut-être même initions-nous nos enfants à la dépendance aux substance psychotropes ? Cet ouvrage observera ce qu’il en est véritablement de cette invention humaine qu’est le sucre raffiné. Il tentera également de démontrer la nuance entre le glucose sanguin et le «sucre» et ses effets néfastes sur l’organisme. Il se terminera par des recommandations quant à la façon d’éviter ces impacts négatifs au niveau personnel; quant à une règlementation pressante sur la présence de sucre dans la quasi-totalité des

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aliments mis en marché, mais surtout, sur l’immense pouvoir que nous détenons en tant que consommateur. Nous tenterons de donner une définition juste du sucre, mais avant tout, de la nuance entre les bons et les mauvais sucres. Nous vous exposerons les différents dangers du sucre raffiné, ses effets sur l’organisme humain adulte, mais qui commencent dès l’enfance. Enfin, nous expliquerons ce que nous pouvons faire afin de contrer l’impact sournois, mais dévastateur, de ce mal du siècle. Beaucoup de parents désirent offrir une récompense à leur enfant lorsque ce dernier se comporte bien. Il existe plusieurs bonnes façons de le faire. Pourtant, plusieurs offrent à leurs enfants des collations qui contiennent énormément de sucre. Les enfants en viennent donc à comprendre que lorsqu’ils se comportent comme le parent demande, ils peuvent obtenir une gâterie. Même si ce n’est pas toujours l’idéal, ni ce que le parent désire faire, il cède par crainte d’avoir une crise de l’enfant. Le but de ce rapport est de démontrer l’impact réel, aussi sournois soit-il, provoqué par la consommation constante de sucre raffiné chez l’être humain. Cette consommation a des répercussions pouvant s’avérer dévastatrices dans sa vie, et cela, à partir de la tendre enfance. Ce rapport est constitué principalement de citations récupérées de sources hautement crédibles et fiables, auxquelles s’ajoutent mes propres commentaires dans un effort maximal d’objectivité. Le sucre, c’est quoi? D’après l’édition du dictionnaire Petit Robert, 1990, le sucre est « un produit alimentaire, substance blanche, de saveur très douce, soluble dans l’eau, fabriquée industriellement avec la plante dite « canne à sucre » », donc raffiné, transformé par l’homme, concentré et isolé de son environnement naturel. Le glucose, c’est quoi ? « Le glucose, qui est le sucre que le sang véhicule vers chacune des cellules de notre corps, est l’aliment privilégié et même exclusif de certains tissus, et en particulier du cerveau. » (Starenkyj,1990). Du même ouvrage :

« Le mal du sucre, c’est 13 millions d’Africains arrachés à leurs pays, privés de leur liberté, tués dans leur âme et conscience, couchés, enchaînés comme du bétail dans des cales de bateaux infestées de vermine, puis vendus dans le Nouveau-Monde pour travailler courbés, fourbus et affamés dans les plantations de cannes à sucre. » (Starenkyj,1990).

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Nous, consommateurs, même avertis de la souffrance qu’imposent nos petites dépendances dites banales, continuons de nous en nourrir malgré le sort abominable que subissent d’autres êtres humains, afin de nous en procurer. Le café en est un exemple encore plus frappant. Nous avons « besoin » de notre caféine, tout comme nous avons « besoin » de notre sucre. Si c’est un besoin, n’est-il donc pas question de dépendance? Il est donc vital de reconnaître un bon sucre d’un sucre néfaste. Où sont cachés les bons sucres ? Vous avez certainement compris que les meilleures sources de glucides sont les céréales entières, les légumes racines, les légumineuses et les fruits. Les bonbons, sucreries et desserts de toutes sortes sont évidemment à éviter le plus possible, car la grande majorité est fabriquée de sucres raffinés (disaccharides) et de matières grasses. Leur consommation excessive entraîne plusieurs troubles de santé, en plus de favoriser un surplus de poids. Lisez donc bien les étiquettes nutritionnelles et soyez vigilants, vous ne pourrez que vous en porter mieux! (L’Heureux, 2013) Les bons et les mauvais sucres On se demande souvent ce qu’est un bon sucre. On devrait par contre se demander si l’aliment que l’on mange présentement contient des mauvais sucres. Les bons sucres sont tous ceux que l’on retrouve dans les aliments comme les fruits, les légumes et les céréales. Attention, ce ne sont pas toutes les céréales qui contiennent des bons sucres. On parle ici de céréales entières, et non des céréales transformées, par exemple les «Lucky Charms». On parle ici de céréales complètes et naturelles, bien entendu. Les mauvais sucres sont ceux que l’on retrouve dans les bonbons, les gâteaux et les boissons gazeuses. Donc, tout sucre raffiné est considéré comme un mauvais sucre. L’édulcorant est aussi un sucre qui peut être néfaste pour la santé. Plusieurs personnes croient que ce dernier est un bon substitut du sucre que l’on utilise d’habitude, mais il peut s’avérer aussi néfaste que les mauvais sucres.

céréales complètes (riz non poli, blé complet, etc.), et légumineuses (lentilles, fèves, pois chiches, haricots...). Notre organisme n’a pas besoin d’autres glucides ni d’autres « sucres. » (Auteur inconnu, 2005) Dans l’article, La vérité sur le sucre-Foire aux questions publié sur le site de Saine alimentation Ontario, on dit qu’«Il est préférable de choisir le plus souvent possible des aliments dans lesquels le sucre est naturellement présent, ce qui est le cas des fruits, des légumes et du lait.»(2013). Un bon fruit contenant des sucres naturels est toujours une excellente collation entre les repas ou lorsque l’on a un petit creux. Ils sont même d’excellents desserts. Il est très intéressant de savoir qu’«une calorie sur cinq consommée par les Canadiens provient du sucre. Ce sucre peut être d’origine naturelle, comme celui présent dans les fruits et le lait, ou être ajouté aux aliments et aux boissons en vue d’en améliorer le goût comme dans les boissons gazeuses, les vinaigrettes, les sirops et les bonbons.» (Guarriguet, Langlois, 2011). Selon, l’Organisation mondiale de la santé, (2015) on ne devrait pas consommer plus de 6 cuillérées à thé de sucre par jour. Ce qui inclut les desserts, les repas préparés et congelés, le sucre dans le café... En sachant qu’une seule cannette de boisson gazeuse en contient 40 grammes, il ne reste plus beaucoup de place pour les gâteries! À surveiller sur l’étiquette nutritionnelle de vos aliments, les mots : sucrose, saccharose, fructose, glucose, maltose, lactose, dextrose, maltodextrine, sucre inverti, sirop de maïs, sirop de malt, sirop de glucose, concentré de fruits, etc. Ce sont des dérivés du sucre. D’ailleurs, les fabricants créent des nouveaux dérivés avec des nouveaux noms régulièrement afin de détourner les règlementations. Les effets du sucre raffiné

La plus grande confusion règne. Elle vient sans doute du fait qu’en médecine on parle de « sucre » pour désigner le glucose nécessaire à nos cellules. « Nos cellules ont besoin de sucre », affirment médecins et diététiciens. Oui, mais la ménagère comprend « sucre blanc ». Elle prépare alors de délicieux gâteaux à son mari ou ses enfants afin qu’ils aient « plus d’énergie »… et ne fait qu’aggraver leur pré-diabète! Les fabricants, ainsi que les puissantes agences chargées de promouvoir le sucre (blanc) ont, quant à eux, tout intérêt à entretenir cette confusion et à en minimiser les effets.

Peut-on dire que le sucre a un effet néfaste sur la santé? Bien qu’aucune étude ne prouve encore que le sucre puisse être un élément qui puisse développer une dépendance à un degré ou un autre, il peut avoir plusieurs effets sur la santé. La dépendance se traduit par l’existence d’une part, d’une dépendance physique caractérisée par des manifestations de tolérance entraînant des besoins de plus en plus conséquents pour obtenir le même effet, d’autre part par des symptômes de sevrage lorsque l’individu est privé de la substance en question. Elle conduit donc à un comportement cherchant à se procurer de manière incontrôlable la substance dont on est dépendant. Les sucres ne suscitent aucun de ces signes physiques ou comportementaux. (Starenkyj, 1990).

De fait, le glucose (et non pas le sucre) est le carburant qui permet à nos cellules de produire de l’énergie – les muscles et le cerveau, notamment, consomment beaucoup de glucose. Le glucose provient des glucides que nous ingérons. Ces glucides, qui devraient constituer 55 à 60 % de notre ration alimentaire quotidienne, sont les principaux constituants des aliments suivants : légumes, algues (de mer et d’eau douce), fruits,

Et pourtant, lorsque j’ai travaillé dans un dépanneur du coin pendant mon retour aux études, j’affirme que chaque matin à huit heures pile, j’ai vu des adultes venir échanger leurs bouteilles et canettes de bières vides récupérées un peu partout dans la ville pour s’acheter de l’alcool et des cigarettes avec cette lueur dans les yeux, celle d’une obsession qui sera bientôt, enfin satisfaite. Un peu plus tard, vers dix heures, j’ai vu des enfants arriver eux

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aussi avec leurs canettes et bouteilles vides récupérées dans le voisinage pour se procurer des bonbons en vrac, bien en vue derrière le comptoir, avec cette même lueur dans les yeux. « L’ingestion de sucre produit effectivement un plaisir qui partage les mêmes voies cérébrales que celui induit par la consommation de certaines drogues (nicotine, alcool), par contre, aucun élément ne permet d’affirmer que les sucres en partagent également la dépendance toxicomaniaque. » (Société Française de Pédiatrie) En revanche, un médecin, le docteur Abram Hoffer raconte l’histoire d’un garçon de sept ans qui se faufilait la nuit dans la cuisine pour voler de pleines poignées de sucre…Le docteur Hoffer nous rappelle également le nombre croissant d’adolescents qui ont un goût excessif pour les sucreries et qui en dévorent bien qu’ils soient conscients que leur comportement est normal lorsqu’ils n’en consomment pas et pathologique lorsqu’ils y touchent (Starenkyj, 1990). Le sucre, pris en quantité exponentielle à un jeune âge, ne nous prédisposent-il pas à la toxicomanie à un âge plus avancé? Même euphorie, à des degrés différents. Doit-on nécessairement toujours se référer à des preuves scientifiques avant de changer un mauvais comportement alors que le simple bon sens nous indique clairement une problématique. « En effet, le cerveau ne peut utiliser aucune autre source d’énergie que le glucose. En son absence, il cesse immédiatement de fonctionner normalement, et il se détériore rapidement. Si la carence en glucose est prolongée, les dommages deviennent irréversibles, et si elle est profonde et n’est pas corrigée en urgence, le coma et la mort s’ensuivent. Mais l’excès de sucre, qui de nos jours est beaucoup plus courant que la carence, est tout aussi dangereux, sinon plus, car beaucoup plus insidieux, l’excès de sucre est responsable d’un nombre incalculable de problèmes de santé... Or dans notre société “moderne”, nous consommons en moyenne de 10 à 20 fois plus de sucre que ce qui nous serait nécessaire... Nous consommons de plus en plus d’aliments “pré-préparés”, conditionnés, les aliments ne sont plus “pensés”, préparés, proposés pour leurs qualités nutritionnelles, pour leur valeur pour la santé, mais toujours, et de plus en plus, UNIQUEMENT avec des objectifs de “rentabilité”... le dieu “dollar” impose ses volontés... l’effort de l’industrie agro-alimentaire est porté sur l’attractivité des aliments proposés, sur leur apparence, et surtout sur le goût. »

En 1950, on déclare officiellement qu’il est la cause majeure de la carie dentaire. En 1960, on a les preuves qu’il diminue la résistance du corps aux maladies. On découvre également la relation étroite qui existe entre l’usage du sucre et les infections staphylococciques. En 1970, le docteur John Yudkin déclare sans ménagement : « Premièrement, il n’y a aucun besoin physiologique pour le sucre. Tous les besoins de la nutrition humaine peuvent être complètement comblés sans avoir à prendre une seule cuillerée à thé de sucre blanc, de sucre brun ou de sucre brut, tel quel, dans les aliments ou dans les boissons. Deuxièmement, si seulement une petite fraction de ce qui est déjà connu au sujet des effets du sucre devait être révélée et mise au compte d’un quelconque additif alimentaire, cet additif serait promptement interdit. En 1980, le docteur Abram Hoffer affirme que «le sucre produit une assuétude aussi grave que n’importe quelle autre drogue. La seule différence entre la dépendance envers l’héroïne et la dépendance envers le sucre est que le sucre n’a pas besoin d’être injecté, il peut être consommé immédiatement parce qu’il est disponible et il n’est pas considéré comme une plaie sociale. Cependant la puissance de la dépendance au sucre est aussi forte que la dépendance à l’héroïne» Le docteur Hoffer conclut : «La dépendance au sucre cause des symptômes typiques aussi graves que ceux qui accompagnent le sevrage de n’importe quelle autre drogue» Il est, à la lumière de cette déclaration d’un médecin habitué aux désintoxications, facile de comprendre pourquoi, lorsque l’on parle du sucre, la majorité des gens réagissent avec violence et agressivité. Ils se sentent douloureusement menacés dans leur toxicomanie. L’hypoglycémie est un effondrement du taux de glucose dans le sang, elle est à l’opposé du diabète, dont elle est souvent un signe avant-coureur. » (Starenkyj, 1990) Et de la même auteure, même ouvrage ; « Vers la fin du 18e siècle, alors que la consommation de sucre en 200 ans est passée a grimpé d’une ou deux pincées par ci par là dans quelques tonneaux de bière, à plus de un million de kilos par an pour l’Angleterre seulement, commence la grande incarcération des fous………ont confirmé que la maladie mentale n’est qu’un mythe et que les désordres émotifs peuvent tout simplement n’être que les premiers symptômes de l’incapacité évidente du système humain à supporter le stress de la dépendance du sucre. » (Starenkyj, 1990) Assez puissant non?

Du sucre est rajouté PARTOUT, car le sucre rend dépendant et fait vendre.... En 1925, le sucre est reconnu comme une cause importante de maladie et d’obésité. Dans les années 40, on entend dire que le sucre est un aliment pour lequel l’individu développe “un goût excessif” et une véritable dépendance, et qu’il ne donne rien d’autre que des calories vides.

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L’hypoglycémie étant un désordre du taux de glucose dans le sang, le cerveau ne se nourrissant que de ce glucose, le sucre raffiné n’as-t-il donc pas un impact direct réel sur le comportement humain? La quantité faramineuse de sucre ingéré dans le mode de vie du monde occidental ne serait pas à l’origine de tous nos maux. S’il est vrai que le cerveau ne se nourri que du glucose sanguin, que le cerveau est à la base l’ultime patron de

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nos pensées, nos actes et nos émotions, ne serait-il pas logique de croire que la base des comportements aberrants des êtres humains pourrait avoir sa source dans une alimentation malsaine dans laquelle se retrouve presque tout le temps une dose de sucre. « En France il y a 9 779 morts par an dus au diabète, et 26 732 morts dont le diabète est une cause associée. » « Qui à déjà entendu la classe politique parler de diabète ? Savez-vous que la courbe des décès dus au diabète suit la courbe de consommation de sucre par an et par habitant ? (Voir ce site pour plus de détails : LA SERIE NOIRE DU SUCRE BLANC). » C’est osé, mais ne pourrait-on dire que le diabète est un peu le cancer du fumeur ou la cirrhose de l’alcoolique ? Tout le monde ne le contracte pas, mais cette maladie mortelle est l’une des pires qui existe. Alors que la vente de tabac et d’alcool est fortement réglementée et taxée, celle des produits sucrés n’est absolument pas régulée et les enfants continuent à être les premières cibles de ce marché. Le sucre en tant que matière première est même détaxé !

et les psychotropes, combien d’entre nous peuvent nier l’effet insidieux de dépendance du sucre? Pourquoi alors les multinationales de transformation alimentaire en ajoutent-ils dans la totalité de leurs produits, si ce n’est que pour justement nourrir cet effet? Moi, personnellement, j’avoue avec humilité que de ne manger que la moitié d’une tablette de chocolat, de replier l’emballage et la garder pour un autre jour m’est extrêmement difficile. La réalité reste que le sucre amène à davantage de sucre et que davantage de sucre amène probablement à la maladie ou pire encore, à la toxicomanie et à la maladie mentale pour ceux et celles qui y sont prédisposés et définitivement, à l’hypoglycémie; source de bien d’autres maux de ce monde. En conclusion, je crois avoir apporté suffisamment d’arguments pour conclure que le sucre raffiné est néfaste pour la santé et que ses répercussions peuvent aller jusqu’aux extrêmes. Que ces impacts vont de la santé des individus à l’état actuel de notre société dans toute sa déchéance. Le traitement de l’hypoglycémie passera en priorité par une modification des habitudes alimentaires. C’est absolument indispensable pour éliminer les causes majeures de l’hypoglycémie.

« Ce n’est pas autant le sucre comme tel mais plutôt sa forme dans laquelle nous le consommons et par conséquent, sa quantité ; « Saviez-vous que pour consommer sous forme de canne à sucre les deux cuillères à soupe de sucre qui se trouvent dans une seule cuillère à soupe de confiture, il faudrait en manger six mètres? » Mais il affaiblit le système immunitaire en surchargeant les glandes surrénales. En sécrétant du cortisol, une hormone qui affaiblit l’immunité, il peut même déclencher une maladie auto-immune comme la maladie de Crohn, la maladie coeliaque, le lupus érythémateux ou l’anémie de Biermer. En outre, le sucre raffiné ingéré en trop grosse quantité, combiné au gras souvent présent dans les sucreries, pourraient mener à un surplus de poids, voire à l’obésité. (D. Starenkyj, 1990). Il n’existe à priori pas d’addiction au sucre. En effet, l’addiction se traduit par l’existence d’une part, d’une dépendance physique caractérisée par des manifestations de tolérance entraînant des besoins de plus en plus conséquents pour obtenir le même effet, et d’autre part par des symptômes de sevrage lorsque l’individu est privé de la substance en question. Elle conduit donc à un comportement cherchant à se procurer de manière incontrôlable la substance dont on est dépendant. Les sucres ne suscitent aucun de ces signes physiques ou comportementaux. « Donc, si l’ingestion de sucre produit effectivement un plaisir qui partage les mêmes voies cérébrales que celui induit par la consommation de certaines drogues (nicotine, alcool), aucun élément ne permet d’affirmer que les sucres en partagent également la dépendance toxicomaniaque. » (L’Heureux, 2013) Bien que cette recherche n’établit pas l’homologie entre le sucre

Il faut impérativement et strictement diminuer de façon draconienne la consommation de sucre et de produits sucrés. Et, je réponds de suite à une question régulièrement posée : « Par quoi remplacer le sucre ?? » Réponse -----> PAR RIEN !!! Il est totalement INUTILE d’essayer à tout prix de remplacer le sucre. Il faut au contraire se débarrasser de l’habitude du goût sucré. C’est une dépendance, c’est un goût perverti, et l’un des premiers objectifs de la personne sujette à l’hypoglycémie, sera de se libérer de cette dépendance... Supprimez également tous les glucides raffinés : sucre blanc et brun, farine blanche, pain blanc, gâteaux, riz blanc. Les remplacer par des glucides complexes : riz complet, millet, orge, avoine, seigle, quinoa. Consommer des aliments riches en fibres, les céréales complètes, des lentilles, des haricots, des

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légumes, des graines, des noix. Éliminer absolument TOUS les jus de fruits, les boissons « aromatisées », les fruits secs, et autres « grignotages » sucrés. Les fruits seront à consommer avec prudence et modération. (Recking, 1990) Recommandations Donc, maintenant que nous avons montré que les soupçons sont bien fondés, comme tout le reste, il n’en tient qu’à nous de faire des choix judicieux quant à notre ingestion de sucre. Tout changement commence d’abord et avant tout par soi-même. Le meilleur choix, à mon humble avis, est d’éviter tout sucre raffiné en n’achetant que des produits alimentaires non transformés, tels qu’ils ont étés conçus pour nous par Mère Nature qui d’ailleurs,

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nous a également créés, comment alors peut-elle se tromper ? Idéalement des produits de culture biologique sont de loin avantageux, exempt de produits nocifs et muni de beaucoup plus de nutriments. Mère Nature a tout planifié avec une précision hors de notre piètre capacité intellectuelle à nous de saisir. Arrêtons de nous casser la tête et mangeons ce qui nous a été si généreusement offerts depuis le début de notre existence, sans y changer quoi que ce soit, avec une telle variété que nulle autre conséquence ne peut survenir qu’une santé améliorée. Par le même élan, l’impact sera inévitablement direct sur l’industrie de la transformation alimentaire. Quand on arrêtera la demande pour leurs sous-produits, ils ne verront d’autre choix que de nous offrir ce qu’on demande. Le pouvoir est et a toujours été entre nos mains, et non dans les gouvernements et leurs règlementations. D’ailleurs, je le crois fermement, changer le monde débute par le boycott des produits nocifs, par nos choix de consommation et ce, dans tous les secteurs de production.

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POINT DE VUE DU PROF Crédit photo : Pixabay/Alexas_fotos

Professeur titulaire École de service social, Université d’Ottawa

Question de regard !

Souvent, nous nous surprenons à regarder les itinérants ou itinérantes avec dédain, arrogance, mépris même… Nous les voyons comme des ratés de notre société, ceux dont on ne veut pas, qui n’ont pas réussi… des sans-travail, sans-logis, sans-rien en fait…. Ils et elles sont le parfait exemple de l’opposé de ce que nous avons appris : le succès, la réputation, le bien-être, les buts « utiles » de la vie. Rien à faire : nous continuons de porter SUR eux un regard chargé de préjugés, d’incompréhensions… Ce regard peut-il changer? Comment voir l’autre autrement? Quel est le vrai visage de cette personne qui quémande quelques sous, en silence? Osons-nous même la regarder, sinon lui offrir quelques pièces de monnaie? Et si oui, pour apaiser notre conscience peut-être? Ou pour nous débarrasser d’elle? Un événement m’a aidé à changer mon regard. Voici… Un matin d’automne, il y a environ 25 ans, je circulais à bicyclette dans mon quartier et j’ai croisé un itinérant. Il se faisait que – coïncidence oblige – je venais de remarquer deux caisses de bouteilles vides sur le trottoir. Alors, je me suis arrêté et ai dit à ce type matinal qui poussait son chariot ce que je venais de remarquer et qui pourrait sans doute l’intéresser. Au premier abord, sa voix grave et posée m’a touché. Il m’a remercié, avec un large sourire en plus. Nous avons alors engagé une conversation sur sa « récolte » matinale. Il me fit remarquer que celle-ci dépendait des « partys » de la veille… et eut un large éclat de rire en disant : « Le bonheur des uns fait le bonheur des autres ». J’avais une petite minute, alors notre rencontre se poursuivit un moment. Il s’appelait Marcel Foucault… et moi qui venais de finir ma thèse et m’étais intéressé depuis des années à Michel Foucault… Je lui ai demandé s’il y avait lien de parenté! « Nous ne sommes pas dans la même ligue » répondit-il! Entre sa voix chaleureuse, son rire expressif, son nom de noblesse et les bouteilles vides, nous avons engagé une conversation plutôt colorée, que je n’oublierai pas… « Voudrais-tu venir comme invité dans mon cours ? » lui demandai-je après un moment. Et sans hésitation, il rétorqua : « Bien sûr! ». « Mais, M. Foucault, j’ai plus de cent étudiantes et étudiants dans ce cours d’introduction au travail social ». « Ça ne me dérange pas du tout », qu’il répondit sans hésitation. Depuis lors, Marcel est venu dans mon cours, une fois, dix fois, trente fois… et à chaque reprise, il a touché les étudiantes et étudiants, et le prof! « Ce qui fait votre beauté, qu’il nous disait, c’est votre sourire »! Quel message pour de futurs intervenantes et intervenants! Si bien que maintenant, après une douzaine d’années de présence dans mes cours, quand je rencontre une personne à qui j’ai enseigné un de mes cours (car graduellement, il est venu dans tous mes cours), elle me demande « Comment va

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PAR NÉRÉ ST-AMAND

Marcel »? Un jour, après deux ans d’une telle pratique, il se pointe dans mon bureau un matin, avec dans un sac un nouveau cellulaire, à l’ère ou ceux-ci n’étaient pas encore très répandus… Je ne pus m’empêcher de lui demander: « Marcel, que veux-tu faire avec un portable? » Et lui de répondre : « Je veux que vous puissiez me joindre quand vous avez besoin de moi, c’est tout! » Marcel – il est décédé depuis – a marqué une génération d’étudiantes et d’étudiants qui s’intéressaient au travail social. Grâce à lui, le premier texte obligatoire pour introduire mon cours était L’Itinéraire (de Montréal) , et par la suite le journal que vous lisez présentement, Le Portail de l’Outaouais. Grâce à Marcel, cette génération d’étudiantes et d’étudiants a réalisé que nous ne connaissons pas ces personnes que nous croisons dans la rue, souvent assises par terre, et qui, les yeux baissés, demandent un peu de sous. Plusieurs ont pleuré en écoutant Marcel. Une étudiante nouvellement arrivée au Canada – et dépourvue de sous – est venue lui serrer la main dans laquelle elle tenait un billet de 20$ qu’elle lui a discrètement offert. Une est venue l’embrasser en pleurant abondamment et lui a demandé pardon pour tous les préjugés dont elle était porteuse. Une fois, lors d’un cours suivant sa présentation, un étudiant a demandé qu’est-ce qu’il avait fait avec l’argent amassé, dans un chapeau. Et un autre de répondre : « Que fais-tu avec l’argent de tes prêts-bourses des fois, les vendredi soir »? Un des problèmes le plus importants auquel j’ai fait face, c’est que les services de sécurité du campus m’appelaient pour me demander si je connais Marcel, alors qu’il se promenait sur le campus et qu’ils l’avaient arrêté; il leur avait présenté ma carte d’affaires qu’il tenait toujours dans ses poches. « Bien sûr que je répondis, Marcel est mon expert en itinérance ». Ils l’ont laissé passer… Cher Marcel, quels messages tu nous a laissés. Quelles leçons j’ai apprises grâce à toi, à tes gestes généreux, à ton sourire radieux, à tes pensées si simplement partagées. Un des héritages que tu me laisses, c’est cette idée de voir un Marcel dans tous et toutes les itinérants que je rencontre. Leur expérience vaut de l’or! Leur regard, rempli d’humilité, est unique! Leur rôle dans nos sociétés pourrait être valorisé, avec un autre regard de notre part. Ils et elles sont toujours là, sous nos yeux. Il suffit de regarder, avec d’autres yeux. Et comme il aimait nous rappeler, « Pourquoi êtesvous si pressés »? en arborant un large sourire… Marcel n’est plus là! La question reste… Merci Marcel! Il est vrai que j’avais de la difficulté à le joindre. Je devais parcourir les rues du Marché By et de la Côte de Sable à chaque fois où je voulais l’inviter dans mes cours. Après un moment, les éditeurs se demandaient bien pourquoi j’en commandais +- 150 copies à chaque début de trimestre!

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L’HABITATION

PAR LE ROHSCO

Le deuil après le suicide d’un proche Le ROHSCO comprend une cinquantaine d’organismes membres qui réalisent des miracles au quotidien. En plus d’œuvrer dans le champ de l’habitation communautaire, plusieurs programmes d’intervention sont mis en place par les organismes de la région afin de contrer le mal de vivre. En soutien à la Journée mondiale de la prévention du suicide (AQPS), le 10 septembre 2018, l’Association québécoise de prévention du suicide souligne l’évènement sous le thème « Travaillons ensemble pour prévenir le suicide ». En solidarité à cette journée thématique, il sera question dans ce présent article de se familiariser avec le programme Deuil après suicide d’un proche du Centre Inter-Section. Le suicide est un phénomène mystérieux qui amène à prendre conscience que des personnes n’ont pas adhéré aux principes sous-jacents de la vie, pourtant culturellement valorisés par la majorité de la société. Ce problème social implique qu’une charge émotionnelle est en interrelation à cette rupture de liens. Bien que la prévention soit un champ interdisciplinaire qui permet de trouver des solutions innovantes pour atténuer les couts sociaux du suicide, il peut arriver qu’il soit trop tard, la personne a complété son suicide. La postintervention soutiendra les proches endeuillés afin de prévenir les symptômes posttraumatiques et qu’un autre drame ne se reproduise pas, notamment parce que la mort d’un proche est aussi un facteur de risque au passage à l’acte. Il y a maintenant 30 ans, soit depuis sa fondation en 1988, que le Centre Inter-Section a mis en place le seul service de soutien de la région spécialisé auprès des personnes endeuillées par suicide. Afin de mieux comprendre le déroulement du programme Deuil après suicide une rencontre a eu lieu le 29 mai dernier avec Catherine Lafleur-Legault, l’intervenante pilier de ce programme d’aide. Les personnes qui souhaitent travailler sur leur savoir-être à la suite du décès d’un proche par suicide peuvent amorcer un suivi individuel ou participer à un groupe de soutien. Le choix de l’une ou l’autre de ces approches dépend des besoins de chaque personne. Le suivi individuel avec l’intervenante a pour objectifs de retrouver un état d’équilibre, d’exprimer les émotions intériorisées en évitant de minimiser ou de rationaliser la perte et de cheminer à travers le processus de deuil. Pour ce qui est du groupe de soutien, 5 à 12 personnes peuvent s’y inscrire et peuvent également décider de se retirer à tout moment. Tout au long des dix séances qui sont offertes, chaque participant s’exprime à leur rythme. Ils travaillent ensemble la « normalisation » des différentes étapes du deuil en vue de retrouver leur état d’équilibre et d’en arriver à tisser de nouveaux liens d’attachement. La force du groupe est de se sentir moins seul par le soutien de chacun. Chacun apprend

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à valider leurs émotions et à mettre en œuvre des stratégies d’adaptation. La dimension émotionnelle ressort particulièrement de cet entretien. Après le suicide d’un proche, différentes émotions peuvent s’entremêler, que ce soit la colère, la tristesse, le sentiment d’abandon, la culpabilité, etc. L’extériorisation des émotions intériorisées ne doit pas être comprise par une approche psychologisante, bien au contraire. Il est important d’accueillir les émotions exprimées pour en arriver à les « normaliser » et résoudre son processus de deuil. La particularité de cette forme d’intervention est d’écouter avec empathie, c’est-à-dire composer avec les silences et savoir quand il est temps de parler. Le défi est que l’intervenante et les endeuillés sont confrontés à l’absence de solutions concrètes. Il s’agit de travailler les perceptions de voir la vie pour devenir une nouvelle personne, car les moments passés ne reviendront pas. L’intervenante consultée recommande donc d’avancer un petit pas à la fois, de respecter le rythme de son cheminement soit, de prendre le temps nécessaire pour prendre le temps de vivre son deuil. Pour plus d’informations ou pour recevoir des services de soutien ou de prévention au suicide vous pouvez communiquer aux endroits suivants : Programme Deuil après suicide : 819-568-4555 ou info@inter-section.ca 811 poste 2 Centre d’aide 24/7 : 819-595-3476 ou centreaide247@videotron.ca Suicide Détour (Maniwaki) : 1 866 APPELLE (277-3553), 819-441-1010 ou suicidedetour1.1010@gmail.com

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Le Portail de l’Outaouais - Septembre 2018

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