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FÉVRIER 2020

RELIGION VS SPIRITUALITÉ P.14 SANTÉ MENTALE ET L’ENTREVUE DROITS P.15 AVEC L’ACCRO DU CAFÉ P.16 JASON SIMARD

Crédit photo couverture : Christian Gosselin

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Le Portail de l’Outaouais, l’organisme, a un système de valeurs, des croyances et des philosophies biens définis. Son directeur, ses employé-es, ses bénévoles et son conseil eux, ces êtres humains, ont eux aussi un système de valeurs, des croyances et des philosophies bien définis et espérons-le, sont grandement compatibles avec celui de l’organisme. Le Portail de l’Outaouais, le magazine, l’outil, lui n’en a aucun. Bien que sa tendance penche majoritairement vers l’empathie et l’acceptation de nos citoyens fragilisés dans leurs défis quotidiens, il demeure un espace ouvert à toutes les perceptions, un lieu où tous et toutes ont la liberté de s’exprimer ouvertement, cette liberté s’arrêtant là où elle empiète sur la liberté d’autrui.

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ISNN 2371-2384 CHANGER LE MONDE, UN CŒUR À LA FOIS.


L’ÉDITORIAL PAR CHRISTIAN GOSSELIN Éditeur

« Clean and sober »

Pour un dépendant, quelle que soit la substance ou l’habitude, être « clean » signifie beaucoup plus que de demeurer abstinent de son poison de choix. Plusieurs s’abstiennent les dents serrées, habités par l’obsession et donc fort probablement encore plus malheureux qu’en mode consommation. Pour maintenir son abstinence et arriver à être relativement heureux, il est vital d’être d’abord et avant tout « propre » intérieurement. Tout part de soi. Être sobre et heureux demande primordialement d’être exempt de ressentiment, de culpabilité et d’envie. Ça demande donc inévitablement une capacité d’acceptation hors du commun, une rigoureuse honnêteté et idéalement une confiance en la « Vie ». Une fois cette liberté intérieure vécue, nous avons à la portée de la main le meilleur remède à cette vie maladive de dramatique et de souffrance. D’ailleurs avant même d’initier un processus d’abstinence, il faut d’abord accepter qu’il y a problème, première étape. Ensuite, il nous faudra travailler à l’acceptation de ce qui est, de ce qui est hors de notre pouvoir d’altérer ; soit les autres, les événements et les lieux. Finalement, la seule chose sur laquelle nous avons vraiment pouvoir, c’est nous-mêmes, c’est-à-dire notre façon d’accueillir les gens, les comportements et les événements. Finalement, on se doit d’être en pleine forme émotive, voire spirituelle, afin de pouvoir faire

Photo : France Laplante

Je suis abstinent, « clean » de toute substance depuis bientôt dix ans, parfois sobre, rarement serein, enfin heureux. Béni, j’ai été libéré de l’obsession, laquelle d’ailleurs je n’ai jamais pu vaincre.

face aux adversités que la vie nous enverra. Ce n’est pas parce que je suis devenu abstinent que la vie s’est arrêtée, les défis continuent. Par contre, il est indéniable que le fait de demeurer dans un mode de vie de sobriété éloigne automatiquement la dramatique inutile. Si ce processus d’introspection et ce bilan honnête de ma personne m’ont mené de l’indignité et de l’itinérance vers un citoyen productif et responsable, imaginez ce qu’il peut accomplir avec une personne déjà responsable, mais avec certains défis personnels ou blessures non résolues.

SOMMAIRE 4 - l’entrevue 6 - les yeux du coeur 7 - le mot du crio 8 - technologie et humanité 9 - ta nature 10 - le premier pas 11 - elles 13 - images CHANGER LE MONDE, UN CŒUR À LA FOIS.

14 - regard vif 15 - une journée au gîte 16 - psychoyogie 17 - une page d’histoire d’ici 18 - point de vue du prof 20 - l’habitation 22 - place au citoyen Le Portail de l’Outaouais - Février 2020

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L’ENTREVUE PAR MARIE JOSÉE-BERNIER Sur le chemin du bonheur « Le bonheur est un état d’esprit, quelque chose que l’on porte à l’intérieur de nous… » Son parcours Dans ses capsules vidéo sur Internet, Jason Simard nous présente plusieurs sujets en lien avec la philosophie bouddhiste, dont une qui explique le cheminement qui l’a guidé depuis ses débuts. On apprend que, très jeune, il se questionne déjà sur les façons d’être heureux. Au début de la vingtaine, sa quête l’a amené à la rencontre de Lama Samten, un maitre bouddhiste originaire du Tibet. Installé dans la région de Québec en 1998, Lama Samten est devenu son maitre spirituel : « c’est avec lui que j’étudie depuis le début », nous explique M. Simard. De 2002 à 2006, M. Simard a même habité chez lui afin d’étudier et de s’avancer dans sa compréhension de la philosophie bouddhiste. Il avait trouvé sa voie, son chemin vers le bonheur. Il déménage ensuite à Gatineau-Ottawa où il commence son enseignement de la philosophie bouddhiste tibétaine et s’installe ensuite à Montréal où, en 2008-2009, il met en place les services du Centre de méditation bouddhiste Paramita du Québec fondé en 2003 par Lama Samten. Moine pleinement ordonné par le Dalaï-Lama en 2018, Jason Simard, ou Tenzin Gawa maintenant, a effectué plusieurs visites et pèlerinages au Tibet et en Inde, dans les lieux sacrés, afin d’apprendre la langue tibétaine et d’approfondir ses études. Qu’est-ce que ça fait au Québec, un moine bouddhiste ? « Être moine bouddhiste c’est étudier, mettre en pratique et méditer sur les enseignements du Bouddha. Le bouddhisme est un chemin, une philosophie de vie pour nous libérer intérieurement des perturbations mentales comme le stress, la jalousie, la colère, la peur, etc., et les transformer en état d’esprit qui nous crée du bonheur », nous explique Jason Simard. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que selon cette philosophie, nous avons le plein contrôle sur notre état d’esprit et ce que nous choisissons de penser. Nos pensées négatives, ou notre appréhension du monde qui nous fait mal peuvent être transformées et guider notre perception du monde vers plus de bonheur. Ainsi, Jason a prononcé ses vœux de moine : « Les vœux de moines sont en fait un engagement personnel devant un maitre comme le Dalaï-Lama, pour promettre de chercher activement le bonheur, et d’arrêter de faire les choses qui nous empêchent d’aller vers le bonheur. » Jason Simard est donc pleinement engagé à devenir heureux. Le bouddhisme En faisant quelques recherches rapides, nous apprenons que Bouddha (qui signifie « celui qui a compris ») est un être qui aurait existé il y a environ 2500 ans. Son existence l’aurait mené à un état d’éveil spirituel qui lui donne accès aux lois de l’univers. Jason Simard le décrit ainsi : « Il s’agit d’un être qui a complètement éliminé l’ignorance de son esprit et comprend les choses telles qu’elles sont. » Il faut ici parler du « premier

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Entrevue avec Jason Simard, un Québécois devenu moine bouddhiste

Bouddha » puisque l’on nomme ainsi toutes les personnes qui auraient aussi eu accès à cet éveil par la suite. Les dalaï-lamas sont présentés comme les réincarnations du Bouddha, mais il existerait plusieurs bouddhas, ces êtres qui ont atteint un état d’esprit exempt d’ignorance. Le Dalaï-Lama que nous connaissons aujourd’hui serait la 14e réincarnation du premier Bouddha. Dans d’autres pays, comme l’Inde, le bouddhisme est établi depuis très longtemps et l’on y retrouve plusieurs temples, tandis qu’ici au Québec, c’est moins connu. Il y a déjà des dizaines de temples bouddhistes au Québec, même à Montréal, d’origine chinoise, cambodgienne, vietnamienne, japonaise, etc. Ces temples-là sont plutôt des lieux de prières où l’on pratique des rituels. « Le sens réel, le message du Bouddha n’a pas cette dimension (rituelle), c’est vraiment la méditation, la recherche du bonheur intérieur par l’enseignement, l’étude, la réflexion », nous explique M. Simard. Dans le monde, les nombreuses traditions bouddhistes établies ont chacune leur interprétation de ce que doit être le bouddhisme. Pour Jason Simard, le bouddhisme est une philosophie, une façon de vivre dans la recherche constante des réalisations et des révélations intérieures nous permettant de nous affranchir du malheur. « Il ne suffit pas de répéter ce que d’autres nous disent, mais d’étudier, de méditer et d’utiliser sa propre sagesse afin de comprendre le sens profond des enseignements du Bouddha. » Ensuite, il faut transmettre les connaissances du Bouddha par l’enseignement. « Bouddha a dit : “ne croyez pas mes enseignements sur parole, mais soumettez-les à l’analyse.” » Pour Jason Simard, cet énoncé est la clé. « Nous devons aller chercher les enseignements à la source, ensuite utiliser notre propre sagesse pour y trouver le sens réel. Ensuite, nous devons utiliser les faits, la science et les connaissances que nous avons aujourd’hui pour comprendre les enseignements. Si la science réfute un jour une de nos croyances, alors on ajustera cette croyance, mais ce n’est encore jamais arrivé. La science est basée sur des hypothèses, des théories mises de l’avant par des hommes et des femmes. Alors que les enseignements CHANGER LE MONDE, UN CŒUR À LA FOIS.


du Bouddha nous parlent vraiment des choses telles qu’elles sont », indique M. Jason. Et les émotions dans tout ça ? Parfois, nous sommes les premiers surpris de nos émotions dans une situation donnée, et notre « état d’esprit » n’y change rien. M. Simard compare l’état d’esprit au soleil et les émotions aux nuages : « Les nuages qui passent cachent temporairement le soleil. Si, une journée, le ciel est complètement caché par les nuages, nous savons que le soleil est toujours là, il est juste caché par les nuages… » Ainsi les émotions passent, créant des tempêtes ou non, mais notre état d’esprit est ce « soleil qui brille après chaque tempête ». Ce qu’il faut comprendre de ses explications, c’est que le bonheur vient de l’intérieur. Les événements extérieurs arriveront et c’est notre état d’esprit, notre façon de recevoir et de vivre ces événements qui détermineront si nous souffrirons ou serons heureux. L’émotion arrive par des causes et des conditions extérieures, mais on la reçoit selon notre état intérieur. C’est pour cette raison que personne ne réagira de la même façon aux différents événements extérieurs. La recette du bonheur « Plus ma façon de percevoir est en désaccord avec la réalité, plus mes émotions seront négatives. C’est ça le pouvoir des émotions. Donc, en développant ma sagesse, en améliorant ma compréhension des choses, j’arrive à mieux percevoir la réalité telle qu’elle est, à réduire mes émotions négatives donc à m’approcher du bonheur. » Maintenant qu’on a la recette, il sera facile de devenir heureux. « Attention, ajoute M. Simard, ça demande de l’effort, de la méditation et une réelle transformation intérieure pour arriver à s’éloigner des schémas mentaux qui nous rendent malheureux et les transformer par des éléments qui nous mèneront vers le bonheur. » Un moine de son temps Le moine porte le costume traditionnel, soit un genre de robe drapée sur l’épaule. Il a une version « hiver québécois » qui ajoute une jupe de laine sous la robe. Évidemment, son costume l’identifie et invite les gens à l’aborder un peu partout où il va. Pour un moine, Jason Simard se débrouille assez bien avec les nouveaux médias qu’il utilise pour partager des enseignements et se faire connaitre. Si l’habillement, le décor et les « vrais » enseignements remontent à loin, il sait s’adapter à la réalité d’aujourd’hui et n’hésite pas à utiliser les médias sociaux pour faire la promotion du Centre Paramita du Québec et de ses activités.

qui vivent des différences ou des difficultés sont souvent ceux qui ont la plus grande détermination à trouver le bonheur. Ils arrivent à identifier les perturbations mentales qui les font souffrir et à transformer leur esprit vers le bonheur. » Par exemple, entourés de personnes négatives ou méchantes, nous nous demandons pourquoi ça nous arrive à nous, pourquoi toute cette méchanceté déversée sur nous ? Mais il suffit de tourner notre regard vers l’autre et se demander plutôt pourquoi agissent-elles comme ça? Pourquoi portent-elles toute cette méchanceté en elles ? Remarquer que l’autre vit des souffrances ou qu’il a des émotions négatives nous aide à comprendre que nous ne sommes pas l’objet de son malheur. Nous donnons souvent le pouvoir aux autres de nous blesser ou de nous humilier. Nous mettons toute l’importance sur soi, comme si tout ce qui arrive « m’arrive à moi ». Nous nous créons des angoisses, des peurs, des stress qui sont les causes de nos souffrances. En comprenant qu’on n’a aucun pouvoir sur les événements extérieurs et très peu sur les perceptions des autres, nous pouvons faire appel à la méditation pour faire le calme à l’intérieur de soi et changer notre propre perception, notre état d’esprit. Êtes-vous heureux ? La question qui peut sembler banale a un peu surpris notre invité, mais sa réponse n’a pas tardé : « Oui, car le bonheur est un état intérieur. C’est certain qu’être 100 % heureux tout le temps, c’est difficile, mais on apprend à gérer les difficultés pour bien les vivre et être heureux le plus souvent possible. » En terminant, si le bouddhisme vous intéresse, sachez que le cheminement de chacun se fait à son rythme. Le Centre Paramita du Québec offre des activités d’enseignement et de méditation dans la région de Gatineau - Ottawa. Une séance de dix méditations peut vous coûter environ 150 $. Comme il y a plusieurs séances et séries de cours ou de méditations, les coûts peuvent grimper rapidement… La lecture est une bonne façon de l’aborder et on peut trouver des livres peu chers ou même à la bibliothèque municipale. Certaines activités sont parfois offertes dans les parcs et peuvent aussi servir à nous initier. À chacun son chemin vers le bonheur !

Est-ce que tout le monde peut arriver à comprendre les enseignements de Bouddha et arriver au bonheur ? « Absolument, nous répond M. Simard. Tout le monde a le désir d’être heureux. On est tous capables de regarder en soi et d’avoir accès à ses forces intérieures. Ceux qui ont souffert, CHANGER LE MONDE, UN CŒUR À LA FOIS.

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LES YEUX DU COEUR PAR ESTELLE CARON-POULIN Capitalisme romantique

Photo : QuinceMedia

La Saint-Valentin... Les petites cartes un peu quétaines. Les toutous supposément cutes. Le chocolat cheap. Les bouquets de fleurs hors de prix... Un cadeau générique pour démontrer la démesure de notre amour unique. Cadeau directement proportionnel à l’ardeur de l’amour qui nous consume. Cadeau imposé en ce quatorzième jour du mois de février. Obligation de surconsommation comme preuve d’affection. Passion charnelle, amour éternel et cadeau artificiel. Superficiel un peu, beaucoup, à la folie. Le capitalisme romantique. La fête de la Saint-Valentin est bizarre. Je comprends pas trop. Au fond, je trouve que c’est représentatif de comment on se représente un couple, de sa conceptualisation... Deux personnes. Un homme et une femme, de préséance. Beaux, de préférence. Ils se ressemblent, mais se complètent. Ils s’aiment tellement fort. Ils sont heureux. Ils ne se chicanent presque jamais. N’ont jamais haussé le ton. N’ont surtout jamais remis en question leur relation. L’amour sans exaspération et sans possibilité d’expiration. Ensemble, pour toujours et à jamais. Une seule et unique personne, pour tout et pour toujours. Sinon, c’est un échec. Sinon, je suis un échec. C’est de ma faute, je suis trop complexe. Non, c’est de sa faute, il me complétait mais ne me faisait pas sentir complètement comblé. Non, ce n’est pas que mes attentes soient irréalistes, c’est que je n’ai pas encore trouvé la bonne personne. Trouver la bonne personne. Chercher. Désespérer. Se dépêcher. Se comparer. Ce n’est pas évident être célibataire. On se sent inférieur. On se sent à part. On se sent seul. On se fait tellement croire qu’on sera mieux à deux. En tout cas, eux, ils ont l’air heureux.

C’est la course au coup de foudre. Ce faisant, l’amour devient fast-food. Un amour convénient et convenable. Rapide, qui nous fait sentir bien pour un temps. L’amour qui se consomme plus qu’il nous consume. Un amour périssable et jetable. Calories vides, relations vides. Romance et carences. Course au coup de foudre. Ce faisant, l’amour devient capitalisme. L’amour toujours aussi capital et central, mais qui se doit d’être rentable. Tannés de chercher, pressés de trouver. On doit performer et rencontrer. On pense que notre temps est compté pour se caser. On croit que c’est peine perdue. On se perd à force de se comparer plutôt que de se regarder. On perd notre temps à s’affoler et à chercher de façon désespérée. Prenons donc le temps de prendre le temps. Ça arrivera en temps et lieu. Chaque chose en son temps.

À votre service depuis 1924 819.778.2122 | info@duprogres.ca 6

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LE MOT DU CRIO PAR VINCENT BOIVERT

Une des plateformes clés, sur laquelle s’appuie fortement le CRIO, est celle du RSIQ, conçue lors des premiers États généraux de l’itinérance au Québec et de la Déclaration commune « le droit de cité » en mai 2005. Cette plateforme, travaillée conjointement par plusieurs regroupements lors d’une rencontre nationale en 2006, s’articule autour de quatre principes majeurs. D’abord, elle met de l’avant une vision globale dans laquelle on reconnait que les droits des personnes itinérantes (droit de cité, droit à un revenu décent, à l’éducation, à la santé, à un logement et à un réseau d’aide et de solidarité) sont bafoués et que nous en portons la responsabilité collectivement. Puis, elle revendique une priorisation de la problématique de l’itinérance par le gouvernement afin qu’il développe un leadership en la matière. Ensuite, elle s’articule autour de la nécessité d’une meilleure harmonisation entre les actions menées. Enfin, elle passe aussi par le caractère structurel de certaines interventions qui s’inscrivent dans la durée (le logement social, par exemple). Quelques années plus tard, en 2008, le ministère de la Santé et des Services sociaux faisait paraitre un cadre de référence intitulé « L’itinérance au Québec ». En plus de servir de base pour mobiliser les acteurs concernés par l’itinérance, il fut un guide pour améliorer l’accès aux soins de santé et aux services sociaux. Le document, conçu avec la contribution des milieux communautaires, marque une meilleure reconnaissance du phénomène. Plus tard dans la même année, au mois

Photo : Ronymichaud

Historique de la demande d’une politique en itinérance

de septembre, à l’initiative du Parti Québécois, la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale entreprend une Commission parlementaire sur le phénomène de l’itinérance : plus de 145 mémoires sont déposés et 104 groupes ou personnes sont entendus. En parallèle, plusieurs mobilisations ont lieu dans la rue, à Montréal et devant le Parlement; y participent tant des personnes en situation d’itinérance que tous les députés de la Commission parlementaire. En novembre 2009, le rapport unanime de la Commission demande, parmi ses recommandations, la mise en place d’un Plan d’action interministériel le plus rapidement possible et l’adoption d’une Politique en itinérance dans les plus brefs délais. Un mois plus tard, le gouvernement du Québec faisait paraitre son plan d’action interministériel en itinérance 20102013, écartant à ce moment le travail autour d’une politique publique. Néanmoins, plusieurs failles sont relevées de ce plan d’action, soit des mesures à faible portée, éloignées de l’itinérance et déployées uniquement dans quatre régions du Québec. Lors de son discours inaugural du 31 octobre 2012, avec l’arrivée du nouveau gouvernement péquiste à la tête du Québec, Mme Marois a annoncé officiellement la mise en place d’une Politique en itinérance. Annonçant qu’il était prêt à collaborer avec le gouvernement, le CRIO s’est réjoui de cette annonce. C’est deux ans plus tard, en 2014, que verra le jour officiellement la politique de lutte à l’itinérance intitulée « Ensemble pour éviter la rue et en sortir ». Références Réseau Solidarité Itinérance du Québec. (2012). Pour une politique en itinérance : Plateforme de revendications. Repéré à https://rsiqtest.files.wordpress.com/2018/08/rsiq-plateforme-de-revendications-2012.pdf

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TECHNOLOGIE & HUMANITÉ PAR ANDRÉ GUYON Parfois, trop, c’est pire que pas assez ! Quelques suggestions pour corriger la situation. Souffrez-vous de stress PTI (pas mal trop d’information) ? J’ai parfois la sensation d’être devant une vague sans fin d’information mal vérifiée et de « choix » qui s’imposent à un rythme qui provoque l’angoisse.

Je constate aussi à quel point on nous force à prendre des décisions à un rythme démentiel. Veuillez choisir un mot de passe, un forfait bancaire, un siège, un cycle de lavage parmi les 44 disponibles, un film, votre repas à bord du moyen de transport, le jus avec pulpe, sans pulpe, plus de pulpe. Un exemple détaillé de choix plus ou moins bidon au supermarché, le lait. Sur le site d’un supermarché, je trouve tout ce qui suit : - Lait de vache et lait de chèvre ; - 0 %, 1 %, 2 %, 3,25 %, écrémé ; - UHT  ; - Finement filtré, pur filtre  ; - Sans lactose ; - En « bouteille », en carton, en carton avec bouchon dévissable, en « pichet », en sacs de plastique ; - Bio, local, importé. Tout ça augmente l’angoisse bien plus que la qualité de vie. En vérité, si l’on nous submerge d’information et de choix bidon, c’est pour mieux nous faire croire deux choses : 1- Que nous avons vraiment choisi. 2- Qu’on ne nous cache rien. Heureusement, la technologie si envahissante nous permet aussi de rester informés, tout en limitant un peu ce qu’on veut vraiment savoir ou même, comme disait Yvon Deschamps dans son monologue « wouère » . Voici quelques moyens qui peuvent diminuer considérablement votre stress inutile : 1- Désabonnez-vous de certains médias sociaux, sinon, faites-en un usage très modéré. 2- Utilisez les alertes Google pour vous informer de sujets qui vous tiennent vraiment à cœur. Vous ne risquerez plus de « manquer » des reportages qui vous intéressent. Il faut compter un peu de temps pour apprendre à bien formuler les requêtes et obtenir exactement ce qu’on veut. Par exemple, j’avais indiqué « Chelsea », mais j’obtenais des

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Photo : qimono

Sommes-nous pour autant mieux informés ? Est-ce que manger trois fois ma ration alimentaire normale = manger mieux ? On finit par tout lire « en diagonale », et je constate chaque jour à quel point certains se laissent berner par des titres indiquant le contraire du contenu des articles de journaux.

nouvelles du club de football (soccer), plutôt que de la municipalité où j’habite. J’ai indiqué « Municipalité Chelsea » et cette fois, c’est parfait. 3- Pourquoi ne pas lire des journaux, des périodiques ou des livres en remplacement des gazouillis (tweets) sur Twitter ? Twitter est parfois très utile pour voir ce que des specta- teurs d’un événement en direct publient. Par contre, comme pour Facebook, c’est une véritable autoroute de la désinformation. 4- Utilisez les filtres du courriel pour supprimer tout ce qui ne vous intéresse pas vraiment. Vous pouvez même envoyer directement à la poubelle les courriels de certains indésirables . 5- Assurez-vous de passer au moins autant de temps à communiquer en personne avec les êtres chers (qu’ils soient bipèdes ou quadrupèdes) qu’à lire les dernières folies commises par les puissants de ce monde ! Pasteurisé à ultra haute température très rapidement. Pur filtre est une marque déposée, finement filtré ou microfiltré désignent la même chose, un filtrage qui bloque les plus grosses bactéries. Les explications n’apparaissent pas sur le carton. https://fr.wiktionary.org/wiki/on_veut_pas_le_savoir,_on_veut_ le_voir https://www.journaldequebec.com/2019/02/12/quitter-facebook-rend-plus-heureux-mais https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201903/30/015220251-quitter-facebook-rendrait-plus-heureux.php Je me suis désabonné de Facebook depuis déjà quelques mois, et je confirme, ça rend plus heureux. https://www.google.ca/alerts?hl=fr&gl=ca https://support.office.com/fr-fr/article/utiliser-des-dossiers-demessages-dans-outlook-com-6bb0723a-f39f-4a8d-bb3f-fab5dcc2510a https://support.google.com/mail/answer/6579?hl=fr

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TA NATURE PAR JACINTHE COMEAU Il n’y a que les affaires qui peuvent reculer, pas les gens !

Auparavant, je tentais éperdument de trouver des solutions à mes problèmes. Ma manière de le faire était de prendre la première idée qui me venait à l’esprit. Je ne pesais pas le pour et le contre. Je ne réfléchissais pas à la question. Je ne consultais personne pour avoir plus d’idées. J’ai réalisé que j’avais peut-être le cerveau paresseux. Il prenait parfois congé. Cependant, depuis 2018, l’année où je me suis adonnée à la routine de la marche en forêt, ma dynamique de vie a complètement changé. Maintenant, c’est en marchant que je trouve les réponses à mes questionnements et à mes dilemmes de tous les jours. Mes choix et mes décisions se trouvent donc plus éclairés. Et si je ne trouve pas de solutions pendant la randonnée en plein air, c’est qu’il n’y avait pas réellement de problèmes ! Parfois, on se complique la vie avec des choses qui ne devraient pas avoir autant d’importance. Ce qui suit n’est pas pour blâmer personne, au contraire, c’est grâce à mon passé que je suis la personne que je suis devenue aujourd’hui. Quand j’étais enfant, une personne importante m’a incitée à marcher en prétextant que « la marche, ça déniaise ». J’ai intégré l’information en pensant que si je ne marchais pas constamment, j’allais réellement devenir sotte. Parfois, les fausses croyances comme celles-ci peuvent nous rendre anxieuses ou anxieux au point d’appréhender l’avenir

Une députée accessible et engagée !

Photo : ocoparisienne

Je regarde souvent dans la nature comment les espèces végétales vivent, aiment, partagent entre elles. J’essaie de transposer leur quotidien au mien. Au fond, la nature nous ressemble. C’est très bien documenté de nos jours à quel point la forêt et ses occupants s’entraident et démontrent de la compassion entre eux. Mais avant de savoir cela, ma vie a été très chaotique.

comme insurmontable. Alors, vous ne pouvez pas imaginer la pression que j’avais sur mes épaules. Je réalise que faire des choix pour moi me procure moins de souffrances que lorsque je fais des choix pour les autres. De toute façon, à bien y penser, ça profite tout autant aux autres ! Et quoi de mieux que de s’entourer de gens qui ont confiance en nous et en notre force d’agir de manière autonome pour mieux avancer. Car, vous savez, personne ne recule dans la vie ! Même dans les périodes de la vie où vous pensez que vous n’arrivez à rien, c’est tout le contraire qui se passe. En me basant principalement sur la vie de la nature, je suis arrivée à améliorer ma condition de vie. Se faire confiance et faire confiance à son « feeling » du moment ou à son instinct aide à s’orienter, parce que résoudre des problèmes, ça s’apprend ! Des essais et des erreurs ; ah oui, c’est possible ! Votre façon d’y parvenir sera la bonne ; il n’y a pas qu’une voie unique vers le bonheur. Il y a autant de chemins possibles que de gens qui existent dans le monde.

Maryse Gaudreault

députée de hull

et vice-présidente de l’Assemblée nationale

259, BOUL. ST-JOSEPH, BUR. 207 / 819 772-3000 / MARYSE.GAUDREAULT.HULL@ASSNAT.QC.CA

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LE PREMIER PAS PAR FRANÇOIS BLAIS

La ville-étape la plus intéressante que l’on rencontre après avoir quitté Roncevaux, c’est Pampelune (Pamplona). Elle est bien connue pour ses courses de taureaux en liberté dans les rues du centre-ville. Alors, avant de vous aventurer dans la vieille ville, assurez vous qu’il n’y aura pas de taureaux ce jour-là. Il serait bien fâcheux que des pèlerins téméraires se fassent encorner ou piétiner alors qu’ils jouent aux touristes! Il s’agit encore d’une autre magnifique ville médiévale entourée de murs. Je sais que je me répète, mais il y en a beaucoup tout au long du chemin. Le lendemain, une longue montée vers Alto del Perdon nous attend. Le dénivelé est important, 780 m, mais l’ascension se fait en douceur. Sous un soleil de plomb, c’est quand même assez difficile. Au tiers de la montée, un Coréen arrive à ma hauteur. Il se présente et me dit son âge, qui est fort avancé. Toutefois, il en paraît 20 ans de moins. Après avoir échangé quelques banalités, il accélère le pas. Que dis-je, il trottine, il gambade. Ce gars-là est dans une forme remarquable. Nous le rejoignons à mi-parcours, il fait des exercices de musculation. Il nous en met plein la vue, il veut nous impressionner. C’est réussi, mais c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on entreprend un aussi long et ardu périple. Un pèlerinage vers Santiago n’est pas une course ni une compétition entre pèlerins. Chacun marche à son rythme et économise ses forces. Comme le dit l’adage, qui veut aller loin ménage sa monture! Bien entendu, nous n’avons plus jamais revu ce pèlerin coréen. J’espère qu’il a su se reposer s’il n’a pas tout simplement abandonné, comme beaucoup d’autres qui marchent trop vite ou qui abusent de leurs forces. La montée était quand même exigeante, mais la vue au sommet valait bien tous ces efforts. De plus, c’est à cet endroit que se trouve la procession de chevaux et de pèlerins découpés dans de l’acier. Cette image est gravée dans la mémoire de tous ceux qui sont passés par là. Par contre, la descente était absolument éprouvante. Abrupte et longue, avec des pierres qui roulaient sous nos pas. Nous avions bien hâte d’arriver en bas. Notre étape se terminait à Puente la Reina, une autre ville qui mérite une bonne visite. Ce que nous n’avons malheureusement pas fait, enfin pas autant qu’on aurait dû. Nous sommes arrivés vers 16 h, complètement fourbus. Nous avons à peine remarqué que, dans la rue principale, des familles entières dînaient à de longues tables. Les enfants jouaient à

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Photo : François Blais

Les différents chemins (8e partie)

se poursuivre avec des cornes de taureaux. Nous avons fini par trouver le gîte où nous étions attendus. Après la douche, le soin des jambes et des pieds, la lessive et le repos, nous étions prêts à visiter cette charmante petite ville. Quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons appris que des taureaux avaient été lâchés dans le quartier historique. Nous n’avons rien vu, nous avons manqué cette course de taureaux qui poursuivent des jeunes gens audacieux. Tant pis. Nous nous assoyons à une terrasse avec d’autres pèlerins, mais on nous apprend qu’en raison de la fête, les repas ne seront pas servis avant 22 h. C’est un peu tard pour des pèlerins affamés et qui doivent se lever tôt le lendemain. Nous achetons donc des provisions à l’épicerie et nous cuisinons notre souper au gîte. Comme nous sommes un couple, on nous avait attribué une petite chambre au fond du dortoir qui donnait sur l’arrière de l’édifice. Au moment de se mettre au lit, on a bien entendu des chants et de la musique, mais on s’est finalement endormis. Au réveil, vers 7 h, il y avait encore des chants et de la musique très forte dans les rues de la ville. Nos collègues pèlerins, dont le dortoir donnait sur la rue principale, avaient vécu une nuit d’enfer et étaient bien découragés. Puis, à 8 h précises, tout s’est arrêté. C’était curieux d’entendre tout à coup le silence. En effet, un règlement municipal interdisait de faire du bruit après 8 h le matin. Nous n’avons jamais su quelle était la raison de toutes ces célébrations, mais nous avons compris que les Espagnols avaient vraiment le sens de la fiesta…

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d’entendre ce qu’il y a au fond de soi. Essayez différentes techniques : la méditation, l recueillement, l’introspection ou éteindre la radio, la télévision.

ELLES

LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL : Le coaching, les thérapies, les fins de semaine d ressourcement, les livres de développement activent notre potentiel.

LA MUSIQUE : Elle a le pouvoir de nous ramener à notre source et à nos émotions. Éc musiques et des chansons qui stimulent notre splendeur, notre puissance. Des refrain connectent à nous-mêmes. Concoctez-vous une liste d’écoute spirituelle et quand le t pour votre vie intérieure, faites-la jouer.

Nous disposons tous de façons rapides pour activer notre côté spirituel. Que ce soit la le jardinage, un projet au travail, jouer avec les enfants. Ces activités peuvent devenir ressourcement intérieur. Pour être efficace, notez deux moyens qui collent à vous et p note bien en vue dans la cuisine, dans la voiture ou au bureau. Ce simple visuel vous r comment prendre soin de vous au quotidien.

La violence conjugale et la spiritualité

Vous vivez de la violence ou avez des difficultés temporaires ? Dites-vous qu’il est pos mettre fin.

La violence conjugale et la spiritualité La spiritualité est la quête de sens, d’espoir ou de libération, peu importe les moyens utilisés pour y parvenir. Nous unissons souvent spiritualité et religion. Pour cet article, nous unirons spiritualité et méditation. La méditation sonore, la relaxation progressive (body scan), le yoga et la pleine conscience sont divers types de méditation.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre site Internet : www.maiso elles.ca. Vous pouvez nous joindre 24 heures par jour, 365 jours par année au 819 82 profiter de nos différents services offerts aux femmes victimes de violence ou vivant temporaires et à leurs enfants : soutien psychologique, accompagnement, hébergeme soutien, atelier de sensibilisation, services externe et jeunesse.

Comment la méditation pleine conscience peut-elle être aidante pour les femmes victimes de violence conjugale ? Ces femmes doivent se refaire une vie, se reconstruire, effectuer de nombreuses démarches, gérer leurs émotions et affronLA NATURE : Regarder une montagne, la mer, un coucher de ter les changements de leur nouveau mode vie. Elles sont soleil et se balader dans la nature permettent de faire le vide. La spiritualité est la quête de sens, d’espoir ou de libération, peu importe les moyens utilisés p dans un tourbillon rapide et oublient souvent de prendre soin LES AUTRES : L’aide humanitaire, le bénévolat, la vie de d’elles et de répondre àparvenir. Nous unissons souvent spiritualité et religion. Pour cet article, nous unirons spiritua leurs besoins. La méditation pleine famille, l’entraide, l’écoute active, l’implication communautaire, conscience signifie simplement de prendre un temps d’arrêt voilà autant de voies d’accès au spirituel. méditation. La méditation sonore, la relaxation progressive (body scan), le yoga et la pleine pour soi, donc apprendre à porter son attention sur le moconscience sont divers types de méditation. ment présent, aux pensées, aux émotions, aux sensations L’INTÉRIORITÉ : Le silence a des vertus spirituelles et théraphysiques et à son environnement. C’est considérer l’appapeutiques, à condition d’accepter d’entendre ce qu’il y a au Comment la méditation pleine conscience peut-elle être aidante pour les femmes victimes de rition et la disparition des sensations agréables, neutres ou fond de soi. Essayez différentes techniques : la méditation, le désagréables, sans chercher à retenir la sensation agréable violence conjugale ? Ces femmes doivent se refaire une vie, se reconstruire, effectuer de recueillement, l’introspection ou éteindre la radio, la télévision. ni à rejeter la sensation nombreuses démarches, gérer leurs émotions et affronter les changements de leur nouveau m désagréable, et ce, consciemment et sans jugement. LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL : Le coaching, les vie. Elles sont dans un tourbillon rapide et oublient souvent de prendre soin d’elles et de répo thérapies, les fins de semaine de ressourcement, les livres de Sophie, 38 ans, vit de laleurs besoins. La méditation pleine conscience signifie simplement de prendre un temps d’arr violence physique et sexuelle de développement activent notre potentiel. son partenaire. Après chaque épisode de violence, Sophie pour soi, donc apprendre à porter son attention sur le moment présent, aux pensées, aux émo prend une douche. Sous la douche, elle pense aux douleurs LA MUSIQUE : Elle a le pouvoir de nous ramener à notre aux sensations physiques et à son environnement. C’est considérer l’apparition et la disparitio musculaires ressenties, aux enfants qui les ont probablesource et à nos émotions. Écoutez des musiques et des sensations agréables, neutres ou désagréables, sans chercher à retenir la sensation agréable n ment entendus, aux sentiments de dégoût ressentis face à chansons qui stimulent notre splendeur, notre puissance. Des l’agression et à cette vierejeter la sensation désagréable, et ce, consciemment et sans jugement. qu’elle sait malsaine pour elle et ses refrains qui nous connectent à nous-mêmes. Concoctez-vous enfants. Sophie fait de la pleine conscience puisqu’elle réussit une liste d’écoute spirituelle et quand le temps manque pour Sophie, 38 ans, vit de la violence physique et sexuelle de son partenaire. Après chaque épisode à prendre sa douche sans penser à autre chose. Elle ressent votre vie intérieure, faites-la jouer. les gouttelettes d’eau froide, chaude ou tiède frôler sa peau violence, Sophie prend une douche. Sous la douche, elle pen et entend le son de l’eau qui coule. Elle sent l’odeur agréable Nous disposons tous de façons rapides pour activer notre aux douleurs musculaires ressenties, aux enfants qui les on du savon à la lavande. Elle accueille et vit les émotions, les côté spirituel. Que ce soit la course à pied, le jardinage, un probablement entendus, aux sentiments de dégoût ressen sensations que ça lui procure, à cet instant présent plutôt que projet au travail, jouer avec les enfants. Ces activités peude revivre le passé ou d’envisager le futur. vent devenir un véritable ressourcement intérieur. Pour être face à l’agression et à cette vie qu’elle sait malsaine pour e efficace, notez deux moyens qui collent à vous et placez cette ses enfants. Sophie fait de la pleine conscience puisqu’elle La méditation pleine conscience sert à… note bien en vue dans la cuisine, dans la voiture ou au buréussit à prendre sa douche sans penser à autre chose. El - Prendre conscience de nos automatismes et à développer reau. Ce simple visuel vous rappellera comment prendre soin une plus grande libertéressent les gouttelettes d’eau froide, chaude ou tiède frôler sa peau et entend le son de l’eau qu de choix sur nos actions ; de vous au quotidien. - En apprendre plus surcoule. Elle sent l’odeur agréable du savon à la lavande. Elle accueille et vit les émotions, les nous-mêmes, nos façons de penser et de réagir, grâce à l’observation sans jugement du moment Vous vivez de la violence ou avez des difficultés temporaires ? sensations que ça lui procure, à cet instant présent plutôt que de revivre le passé ou d’envisag présent ; Dites-vous qu’il est possible d’y mettre fin. futur. - Maximiser notre bien-être physique et mental ; - Mieux réagir aux événements stressants ; Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre La méditation pleine conscience sert à… - Améliorer notre capacité de concentration. site Internet : www.maisonlibere-elles.ca. Vous pouvez nous joindre 24 heures par jour, 365 jours par année au 819 827• Prendre conscience de nos automatismes et à développer une plus grande liberté de ch Ce type de méditation peut être fait n’importe où et quand 4044 et profiter de nos différents services offerts aux femmes sur nos actions ; on le veut. Voici d’autres moyens simples permettant d’avoir victimes de violence ou vivant des difficultés temporaires et En apprendre plus sur nous-mêmes, nos façons de penser et de réagir, grâce à l’observ accès à votre spiritualité•au quotidien. à leurs enfants : soutien psychologique, accompagnement, sans jugement du moment présent ; hébergement, groupe de soutien, atelier de sensibilisation, LE CORPS : L’activité physique, le sport, l’expression corposervices externe et jeunesse. • Maximiser notre bien-être physique et mental ; relle à travers la danse ou le yoga, la sexualité et une saine Mieux réagir aux événements stressants ; alimentation permettent •de se sentir vivant. Une séance d’entrainement physique peut un lieu de méditation où l’on • devenirAméliorer notre capacité de concentration. se connecte directement à notre source.

Ce type de méditation peut être fait n’importe où et quand on le veut. Voici d’autres mo CHANGER LE MONDE, UNsimples permettant d’avoir accès à votre spiritualité au quotidien. CŒUR À LA FOIS. Le Portail de l’Outaouais - Février 2020

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(819) 771 3723

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personnes âgées de 75 ans et plus femmes enceintes au 2e ou au 3e trimestre contacts domiciliaires et proches aidants des personnes à risque de complications travailleurs de la santé (nombreux contacts avec personnes à risque élevé)

*La vaccination de groupe est disponible sur demande

cisss-outaouais.gouv.qc.ca/grippe2019

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IMAGES PAR VALÉRIE GAUTHIER Programme IMAGES

Direction santé mentale et dépendance (DSMD) Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais

Interventions pour Mieux Agir en Exclusion Sociale

‘’On a le droit de ne pas être satisfait’’ Dans la vie, on en vit à la tonne des frustrations! Ça commence dès le plus jeune âge et ça nous suit jusqu’à la fin. Qu’est-ce qui crée une frustration? En fait, il y a autant de causes qu’il y a de situations mais elles ont toutes les mêmes racines. Lorsqu’on est insatisfait, c’est qu’il y a une ou plusieurs de nos attentes, désirs, besoins ou droits qui selon nous ne sont pas respectés. Lorsque ça arrive, une personne vivra des émotions comme la colère et l’impatience. Si la personne parvient à canaliser cette énergie vers la recherche de solutions, il est possible d’en sortir grandit. Puis, avec le recul, cette expérience désagréable peut souvent même devenir une expérience utile. Advenant une insatisfaction, une piste de solution parmi tant d’autres serait de porter plainte. En effet, une plainte comporte plusieurs avantages. Dans un premier temps, la plainte permet d’exprimer la frustration de manière constructive. Ensuite, elle permet aussi d’ouvrir la porte au changement. De plus, le processus même, par sa nature d’investigation et de réflexion, peut apporter des solutions qui ne se seraient pas présentées autrement. Pour ces raisons, je dédie ma chronique ce moisci, au processus de plainte auprès du Commissaire aux plaintes et à la qualité des services en ce qui concerne le Centre Intégré de Santé et de Services Sociaux de l’Outaouais. Saviez-vous que le Commissaire aux plaintes et à la qualité des services est complètement indépendant du CISSSO donc il n’y a pas de conflit d’intérêt. Sa raison d’être est de s’assurer du respect des droits des usagers, promouvoir la qualité des soins et du service ainsi que de traiter les plaintes. Les plaintes sont traitées de manière confidentielle et la loi prescrit les conclusions du Commissaire dans un délai de 45 jours. Ces conclusions seront accompagnées du raisonnement derrières celles-ci et des options envisagées pour solutionner le problème. Le cheminement d’une insatisfaction a trois trajectoires possibles. Premièrement, comme dans tout conflit, il est recommandé de faire part de l’insatisfaction directement aux professionnels/ intervenants concernés. Si jamais vous n’êtes pas bien reçu, vous pouvez vous adresser aux responsables du service. Pour se faire, il peut être aidant d’être accompagné d’une personne de confiance ou d’un représentant du comité des usagers. Très souvent, une insatisfaction peut être réglée à ce niveau car pour tout professionnel, la satisfaction de l’usager est toujours souhaitable. Cependant, si l’insatisfaction n’est pas réglée à ce niveau, vous pouvez porter plainte auprès du Commissaire aux plaintes et à la qualité des services. À cette étape vous pouvez CHANGER LE MONDE, UN CŒUR À LA FOIS.

également être accompagné par le comité des usagers. De plus, il y a le Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes de l’Outaouais (CAAP-Outaouais), un organisme pour lequel le mandat est d’assister les personnes dans le processus de plainte. Vous pouvez également porter plainte en ligne, par courriel, par téléphone, par courrier, par télécopieur ou imprimer le formulaire à partir du site internet. Finalement, si les conclusions, motifs et solutions proposées par le Commissaire ne sont pas à la hauteur de vos attentes, vous pouvez apporter l’affaire devant le Protecteur du citoyen du Québec. Ce dernier a comme mandat d’assurer le respect des droits des citoyens en ce qui a trait aux services publics. Pour ceux qui doutent de l’efficacité d’une démarche de plainte, voici quelques statistiques révélatrices. Selon le rapport du Commissaire aux plaintes et à la qualité des services pour 2018-2019, 478 plaintes administratives furent reçues. Suite à l’analyse de ces plaintes, le rapport inclut 38 recommandations de mesure à prendre afin d’améliorer la qualité des services. Ces recommandations sont par la suite implantées suivant un échéancier précis. Pour finir, voici les numéros des différents services mentionnés dans cet article; Comité des usagers du territoire de Gatineau (819) 966-6200 poste 335909 Commissaire aux plaintes et à la qualité des services (819) 771-4179 ou 1 (844) 771-4179 CAAP-Outaouais (819) 770-3637 ou 1 (877) 767-2227 Protecteur du Citoyen 1 (800) 463-5070 Source : https://cisss-outaouais.gouv.qc.ca/la-voix-de-lusager/faireune-plainte/ https://cisss-outaouais.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/2019/10/Rapport-annuel-CPQS-final-2018-2019.pdf

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REGARD VIF PAR JACINTHE POTVIN

La religion est un système de croyance en un seul dieu (ou des dieux), ce qui implique le culte, les rituels et la conduite éthique dans la pratique du bien. La spiritualité est un ensemble de croyances, d’attitudes et de pratiques qui cherchent à transcender et atteindre le monde spirituel sans règles bien définies. La spiritualité tente d’atteindre le bien-être intérieur, à travers la connaissance de l’âme humaine. Dans les religions, il y a un ensemble de croyances qui est considéré comme des vérités révélées par le Divin. En suivant les dogmes de la religion, comme la croyance en l’existence de Dieu, en la nécessité du baptême pour la rémission des péchés, en l’existence du ciel et de l’enfer, etc., les fidèles se rapprochent de Dieu. Croire aux dogmes et suivre les rituels de la religion (aller à l’église, faire baptiser les enfants, se marier et suivre les lois de la religion prophétisée dans les livres saints) assurent aux fidèles une bonne relation avec la divinité en qui ils croient.

même respect de la part des religieux. Si une personne ne se sent pas proche de Dieu à travers une religion, elle peut chercher d’autres moyens pour se connecter au divin et retrouver la paix grâce à sa propre spiritualité. Jeune, je fréquentais les églises et j’avais la foi en la Bible. En vieillissant, suite à plusieurs lectures, expériences spirituelles et un plus grand discernement, je n’y crois plus. Cependant, je respecte profondément les gens religieux à condition qu’ils ne tentent pas de m’endoctriner en croyant détenir la vérité universelle. Aujourd’hui, c’est ma pratique du Reiki, le travail énergétique, l’ouverture au monde de l’âme et de l’invisible, la méditation et mon intuition qui forment ma spiritualité. Il y a plusieurs chemins qui mènent à Rome, comme le disait si bien Alain de Lille au XIIe siècle. Celui-ci est le mien.

Pour la spiritualité, l’on trouve ses propres moyens d’entrer en contact avec la divinité en qui l’on croit, de façon à retrouver la paix intérieure. Tous ceux qui cherchent à développer leur spiritualité font des actions et bonnes pratiques dans le but de se rapprocher du divin. Il n’existe ni de règles à suivre ni de méthodes bien définies. L’idéal est la recherche du bien-être physique et spirituel. Enfin, l’objectif est le même : se rapprocher de Dieu (ou des dieux, des divinités) et faire le bien. La religion montre ses règles et les moyens de rendre cela possible, et la spiritualité demande que l’on trouve son propre chemin, celui qui semble le plus approprié pour soi. Aucun des deux concepts ne prime sur l’autre, car certaines personnes se sentent plus proches de Dieu à travers la religion, et d’autres personnes, par contre, s’adaptent mieux à la liberté de la spiritualité. Être un spiritualiste, avoir la foi, croire en Dieu, quelle que soit votre religion ou si vous avez un côté spirituel, indépendamment des religions, cela est bénéfique pour votre santé. La foi se révèle un torrent inépuisable d’énergies, qui combat le stress, la colère, l’amertume et la dépression. C’est donc quelque chose qui aide le corps, l’esprit et les émotions à tout moment de la vie. Dans la religion, la foi est liée à la croyance en Dieu, les anges et les saints capables de nous entendre et de nous aider. Dans la spiritualité, les gens croient que, par la méditation, la pratique du bien et de la connaissance de l’âme humaine, on peut réaliser des processus de guérison et de sagesse. La religion et la spiritualité impliquent la foi et la croyance qui sont également bénéfiques à la santé physique et mentale. Beaucoup de gens préfèrent les dogmes et les règles bien définies pour se sentir proches de Dieu. La liberté de la spiritualité n’est pas vaine, elle n’est pas païenne et mérite le

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UNE JOURNÉE AU GÎTE PAR ÉLAINE TREMBLAY Le Gîte Ami 85, rue Morin Gatineau (Québec) J8X 0A1 819 776 0134

Parlons défense de droit (25 mois) Avec une population vieillissante, il va y avoir plus de décès par le fait même plus d’héritage. Pour ceux qui reçoivent de la solidarité sociale, c’est un peu compliqué, voici une histoire vécu par des jumeaux : Deux jumeaux identiques de 19 ans avec un problème de santé mentale. Nous les nommerons jumeau 1 et jumeau 2. Jumeau 1 a accepté de voir un psychiatre qui lui a donné un diagnostic de schizophrénie, avec son rapport médical, il est allé au bureau de l’aide sociale et a obtenu la contrainte sévère à l’emploi, il est considéré comme quelqu’un qui ne peut pas travailler de façon régulière. Jumeau 2 n’accepte pas son problème de santé mentale, pourtant il en a bien un. Il reçoit de l’aide sociale de base. Ce qui veut dire qu’il est apte à occuper un emploi. Leur grand-père décède et dans son testament, il lègue 15 000.00$ à chacun des jumeaux. Les jumeaux aidés de leur mère font les démarches à l’aide sociale pour régulariser leur situation. Jumeau 1 n’a pas de problème, il peut recevoir son héritage sans se faire couper son chèque, parce qu’il a une contrainte sévère à l’emploi. Il peut donc bénéficier de son héritage sans souci. Pour ce qui est de Jumeau 2, c’est une autre histoire, il régularise sa situation avec l’aide sociale, mais son chèque est coupé, parce qu’il n’a pas de contrainte sévère à l’emploi. Le calcul est simple, voici comment ça se traduit : chèque

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de base de 600.00$ par mois. On prend le 15 000.00$, on le divise par 600.00$ ce qui nous donne 25, 25 équivaut à 25 mois. Donc, Jumeau 2, doit vivre avec son 15 000.00$ pendant 25 mois. Après le 25 mois, il doit refaire sa demande d’aide sociale comme pour la première fois. Bien sûr, si jumeau 2, dépense son argent trop rapidement, il devra se justifier auprès de l’aide sociale en fournissant des factures de ce dont il a acheté ou encore des reconnaissances de dettes. Si ces factures ne conviennent pas aux critères de l’aide sociale, Jumeau 2 n’aura pas droit à recevoir de nouveau son chèque. Alors de quoi va-t-il vivre?? De l’air du temps? D’amour et d’eau fraîche? Il faut espérer qu’il a une bonne famille autant qu’il avait un bon grand-père qui pourra l’aider financièrement pour passer au travers de ces 25 mois. Est-ce que cette loi est juste et équitable pour ceux qui reçoivent des héritages et qui sont sur l’aide sociale??? Je dirais non. Cette loi est encore récente et c’est certain que ça été une amélioration en considérant qu’il n’y avait rien avant ce changement, ce qui impliquait qu’aucun bénéficiaire de l’aide sociale avait accès aux héritages qui leur étaient légués. Pensez aux tours de passe-passe que sûrement des gens ont imaginés pour obtenir l’héritage qu’il leur était dû. Aussi à tous ceux qui se sont fait avoir par des familles bien intentionnées qui ont placés cet héritage dans leur compte en disant je vais te donner un montant par mois et que finalement la personne n’a jamais vu la couleur de cet argent!! En espérant encore de l’amélioration dans cette loi qui discrimine selon la maladie.

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PSYCHOYOGIE PAR RAPHAËLLE SCANTLAND L’accro du café Est-ce que vous remarquez ceux qui prennent du café dans une tasse réutilisable et ceux qui le boivent dans une tasse en carton avec le couvercle en plastique ? Moi je les remarque. Je ne leur fais pas de remarque sur l’empreinte environnementale parce que je ne voudrais pas offusquer les gens. J’ai pour mon dire qu’il faut vivre et laisser vivre et qu’il faut choisir nos batailles. Aussi, parce qu’il m’arrive d’oublier ma tasse réutilisable et ce n’est pas la fin du monde. D’autres, qui par choix n’utilisent pas le réutilisable, ont leurs raisons ; ça ne regarde qu’eux. Chose certaine, le café demeure indispensable pour une majorité. On utilise le café comme façon de se réveiller, comme façon de se récompenser ou pour certains de survivre à l’avant-midi, à l’après-midi, à la journée, à la semaine, au mois ou d’autre comme façon de vivre.

Les professionnels commencent à s’entendre que notre santé dépendrait fortement de la santé de notre microbiote, de notre intestin et bien sûr tout ce qu’on ingère affecte notre santé. Que faire quand on se rend compte qu’on est accro comme moi au café et qu’on veut changer ?

Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais bu de café ou n’en boit plus ? Ceux-là, une minorité, doivent se faire regarder de travers avec un brin d’admiration et de folie à la fois.

J’ai trouvé quelques solutions pour qu’on évite de s’enliser dans une spirale descendante. Déjà que la dépression saisonnière nous guette, que le monde du travail est malade, il faut se protéger. Ça ne veut pas dire arrêter complètement d’en prendre, mais d’être un peu plus conscient, d’écouter son corps et de prendre soin de lui !

Le café, c’est de la drogue et bien souvent elle s’accompagne d’autres dépendances. On pourrait décider de cesser de fumer de la drogue et remarquer après un certain temps qu’on a augmenté notre consommation de café comme pour compenser le vide que la dépendance venait remplir. Le chapeau me fait. Mais je me demande si le café comme drogue c’est une stratégie pour remplir le vide ou pour éviter que ça déborde à cause d’un trop-plein. On ne va pas se le cacher : on manque de temps, mais on n’a pas moins de choses à faire. Pour être capable de vivre, de subvenir à nos besoins et ceux qui dépendent de nous, nous n’avons pas d’autres choix que de se démener pour s’en sortir. Financièrement, c’est lourd. Beaucoup de paiements. Beaucoup de choses auxquelles on doit penser. Ça nous crée du stress qui affecte la qualité et la quantité de sommeil. C’est là que le café vient nous sauver, qu’il nous aide à nous activer et à nous soulager en même temps. C’est comme si l’on récompensait notre système et après, il coopère pour fonctionner.

- Boire beaucoup d’eau (avez-vous pensé à aller chercher de l’eau de source à Wakefield ?) - Manger plus d’aliments vivants ! - Bouger ! - Combattre les cravings ! Votre esprit est fort ! - Ayez un confident sur qui vous pouvez compter pour ses câlins et ses paroles positives ! - Faites des choses que vous aimez ! - Prenez le temps de vous arrêter ! - Prenez des vacances !

Qu’est-ce que ça nous dit sur notre rythme de vie s’il faut dépendre de quelque chose pour s’activer ? Sommes-nous trop lâches, paresseux, manquons-nous d’énergie ? En faisons-nous trop ou encore, est-ce que nous sommes trop en demande ? L’autre truc avec le café, c’est que ça déshydrate et ça rend le corps plus acide. Tout le monde le sait ou presque. Nous serions censés boire deux fois plus d’eau que de café, sauf que moi je n’y arrive jamais. Je ne ressens pas la soif, mais je ressens la fatigue. De plus, le café coupe la faim. Alors on a tendance à moins (bien) s’alimenter. Ça peut occasionner des maux de tête.

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UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI PAR MICHEL PRÉVOST La Ferme expérimentale centrale d’Ottawa : la plus grande ferme de la région de la capitale nationale Photo : www.historiqueplace.casrrep-regplace-lieu.aspx

D.U., président de la Société d’histoire de l’Outaouais

La région de la capitale nationale est la seule au monde où il y a une ferme en fonction presque au cœur de son centre. Avec plus de 1 000 acres, soit plus de 400 hectares, c’est aussi l’une des plus grandes fermes expérimentales situées dans un grand centre urbain sur la planète. Une ferme plus que centenaire La Ferme expérimentale centrale est plus que centenaire, puisque sa création date de 1886. À l’époque, Ottawa est une petite ville et la ferme expérimentale se trouve loin du centre urbain. L’accroissement rapide de la région de la capitale après la Seconde Guerre mondiale explique que ces grands terrains verts se trouvent maintenant entourés de bâtiments et de routes. La Ferme expérimentale centrale d’Ottawa est la première du service des fermes expérimentales du ministère de l’Agriculture et elle est devenue le principal centre de recherche agricole au pays. Plus de 130 ans après sa création, sa fonction originale de station de recherches agricoles est toujours facilement discernable dans les champs, les granges, les dépendances et les jardins. Dans les années 1990, le vaste domaine est menacé par des prometteurs qui aimeraient y construire des habitations, par des projets d’élargissement de routes et même par la construction de nouvelles. Bref, les terres sont menacées de morcellement. En 1995, un incendie détruit un bâtiment patrimonial construit au début de la ferme et des écuries datant de 1915. À la même période, on songe à démolir des bâtiments anciens au lieu de les restaurer. Heureusement, des organismes comme la Fondation Héritage Canada et les Amis de la Ferme expérimentale se mobilisent pour demander à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada que l’ensemble de la Ferme expérimentale d’Ottawa soit désigné site historique national. On veut sauvegarder les bâtiments existants et préserver l’intégrité des espaces verts. Heureusement, leurs efforts sont couronnés de succès et la Ferme expérimentale centrale est désignée site historique national du Canada en 1998. Ce joyau du patrimoine naturel et architectural est maintenant préservé pour les générations à venir et va demeurer un poumon vert au cœur de la région.

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Un vaste domaine à visiter Le visiteur peut passer toute une journée à la Ferme expérimentale, puisque le domaine est vaste et les attraits sont nombreux. Il faut commencer par le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada. Dans un premier temps, on explore les bâtiments de ferme et on découvre les nombreux animaux qui y logent, notamment les troupeaux de vaches laitières, les chevaux, les moutons, les agneaux, les porcs, les poules, les lapins et les chèvres. Par la suite, on se rend au bâtiment d’exposition pour voir en particulier les tracteurs où l’on découvre l’évolution extraordinaire de ces engins. Durant l’été, il faut aussi visiter les magnifiques jardins de fleurs et d’arbustes tout près. Cet endroit demeure attrayant pendant toute la belle saison, puisque la floraison commence au printemps avec les tulipes, les lilas, les roses et se poursuit par la suite avec les belles fleurs de l’été. Une fois que l’on a terminé la visite de la Ferme expérimentale, on peut se déplacer au sud vers l’Arboretum qui comprend une grande variété d’arbres et d’arbustes dont certains datent de 1889, date de la création de ce magnifique jardin de verdure. D’une superficie de 26 hectares, ce terrain vallonné s’étend depuis la promenade Prince of Wales jusqu’au canal Rideau. C’est un bel endroit à découvrir même au cœur de l’hiver. Voir : https://www5.agr.gc.ca/fra/a-propos-de-nous/ bureaux-et-emplacements/ferme-experimentale-centrale/?id=1170701489551

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POINT DE VUE DU PROF PAR NÉRÉE ST-AMAND Professeur titulaire École de service social, Université d’Ottawa

Il y a déjà un moment – quand j’étais jeune – j’avais lu cette phrase qui m’avait beaucoup touché. Castaneda, cet auteur américain très populaire dans les années 1980 en particulier, a marqué plus d’une génération en Occident. Particulièrement les personnes intéressées à la vie spirituelle, au chamanisme, au pouvoir intérieur… « Tu changeras de direction… » fut pour moi une invitation à aller ailleurs, à voir ce que je n’avais pas encore vu jusqu’à mes 40 ans, à utiliser les yeux de l’expérience, les yeux de l’empathie, la voie du cœur… À utiliser les voyages comme moyen de libération. À privilégier la méditation et le silence plutôt que les lieux bruyants. À apprivoiser la solitude plutôt que de me retrouver avec des gens qui dérangent mon calme intérieur… Cette phrase m’a beaucoup aidé à me libérer de mes peurs, de certains préjugés, de certains pièges et a orienté certains choix de ma vie même, comme par exemple : - Pièges des diplômes, qui nous invitent à croire que nous sommes sages; - Pièges du statut, qui nous laisse croire que nous sommes importants; - Pièges de la peur, qui nous arrête d’avancer, de prendre des risques et qui constituent une prison pour beaucoup de gens avec grand potentiel; - Pièges d’exprimer notre désaccord par peur d’être rejetés; - Timidité d’affirmer que j’étais végétarien, pour éviter trop de « pourquoi »; - Peur d’affirmer que je méditais parce que ce n’était pas « normal » pour un intellectuel.

«Tu changeras de direction… et tu briseras tes chaînes» Carlos Castaneda En voyageant, j’ai appris que plein de cultures ont des valeurs, histoires et opinions qui m’ont permis de voir plusieurs côtés à une réalité, un peu comme l’œil de l’abeille, que jouit d’yeux remarquables. Prismes qui lui permettent de voir la réalité selon plusieurs perspectives. Ceci m’a amené à tout un monde d’alternatives, car j’ai réalisé qu’il y a toujours plusieurs autres façons de voir et de faire. Voir autrement devient possible. Faire autrement encourage la créativité, la débrouillardise. Par exemple, la médecine ayurvédique, datant de la civilisation védique, sage de plus de 5000 ans et toujours pratiquée par des millions de gens, donc n’a rien à voir avec la médecine occidentale, toute jeune de moins de 200 ans. Aller au Nicaragua m’a ouvert tout un monde également : dans ce pays sandiniste, on fermait en même temps les institutions psychiatriques et les prisons! C’était tout simple : on demandait aux « criminels » de réinsérer une personne psychiatrisée dans sa communauté. Et quand son travail était terminé, deux institutions se vidaient. Quel projet! Des prisons libres! Des institutions psychiatriques vides! L’ex psychiatrisé qui m’a accompagné toute une journée dans une nouvelle ville ou j’arrivais, a été mon guide touristique. Il ne comprenait pas l’anglais ni le français, et moi, trop peu d’espagnol. Mais quelle belle journée! En plus, il n’était pas pressé! Invitation à briser nos chaînes, les chaines des traditions oppressives, les chaînes associées au genre, à notre classe sociale, à notre statut social et à quelques autres variables… https://fr.wikipedia.org/wiki/Ayurveda

Au cours des années qui suivent et avec l’aide de cette phrase, j’ai risqué, j’ai essayé et petit à petit je me suis affirmé. Avec mes proches, ou encore avec des étrangers, lors de rassemblements de tous genres… Affirmation grâce à l’écriture également, car écrire libère. Et j’ai graduellement réalisé que de m’exprimer crée tout un monde de dialogue et d’ouverture si ceci se fait dans le respect. En plus, j’ai découvert que le partage est libérateur. En fait, je n’attaque personne en exprimant mon opinion. En autant que j’utilise le « je » plutôt que d’accuser l’autre, je ne fais qu’exprimer mon opinion, mon vécu, les convictions auxquelles je tiens. En partageant mes expériences de vie, j’ai ouvert une voie qui m’a amené à toutes sortes de découvertes. Ce faisant, et graduellement, certains chaînons se brisent, un à un, et une autre vision est née, s’est formée, autour d’une autre façon de voir et de faire.

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Le Portail de l’Outaouais souhaite exprimer sa gratitude la plus profonde envers Le Gîte Ami pour son prêt d’espace afin de nous y installer et ce, depuis avril 2018 lors de notre retour opérationnel. Nous y sommes accueillis en Roi et la dynamique ne fait que renforcer notre efficacité et augmenter notre joie dans l’accomplissement de notre mission. Merci au Gîte et à son équipe !!!

Méditation du mois Un des secrets de la vie abondante, c’est l’art de donner. Le paradoxe de la vie c’est que plus vous donner, plus vous posséder. Si vous perdez votre vie au service des autres, vous la conserverez. Vous pouvez donner abondamment et, ainsi vivre abondamment. Vous êtes riche dans un domaine ; votre esprit est inépuisable. Ne laissez aucune idée égoïste vous empêcher de partager avec d’autres cet esprit. Donnez et continuez à donner de l’amour, de l’aide, de la compréhension et de la sympathie. Donnez votre bien-être et votre confort personnel, votre argent et votre temps ; et surtout donnez-vous vous-même. Alors vous vivrez abondamment.

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Je demande de vivre pour donner. Je demande de comprendre ce secret qui permet de vivre abondamment. Nonim.

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L’HABITATION PAR LE ROHSCO Les Habitations Vivre Chez Soi Le 29 octobre dernier, les organismes participant au Blitz de l’habitation communautaire 2019 avaient l’occasion de visiter les Habitations Vivre Chez Soi (2019), situées dans la ville de Québec. L’atelier était organisé par la Fédération régionale des OBNL d’habitation de Québec et Chaudière-Appalaches (FROHQC) et le coordonnateur du projet, Amik Coderre. Rappelons que, le 6 novembre 2017, ce projet d’habitation s’est vu recevoir le prix Habitat novateur pour aînés dans le cadre du 11e Rendez-vous de l’Habitation de la SHQ. L’organisme a su se démarquer par la qualité de ses installations, ses pratiques innovantes favorisant le bien-être des aînés dans un contexte intergénérationnel et son approche encourageant le soutien à la communauté et à la collectivité. En plus d’offrir des logements de qualité et accessibles, les Habitations Vivre Chez Soi (2019) ont comme mandat de favoriser le maintien à domicile des aînés dans un milieu de vie résidentiel et familial. Rappelons que l’organisme s’imprègne d’une vie communautaire intergénérationnelle. Les trois immeubles de l’organisme sont divisés comme suit : 1- le projet Argousier, volet 2 du programme AccèsLogis Québec (ACL), qui comprend 50 unités pour aînés autonomes et en perte d’autonomie; 2- le projet Bleuetier, volet 1 d’ACL, qui accueille principalement des familles. et 3- le projet Cerisier, conçu pour les personnes ayant des besoins particuliers et correspondant au volet 3 d’ACL, c’est-à-dire pour personnes seules et à mobilité réduite. Ce projet de 92 logements favorise donc la mixité sociale.

Les volets intergénérationnels et interculturels font en sorte que les activités communautaires qui se développent au sein des Habitations Vivre chez soi (2019) se démarquent. Cet OSBL d’habitation soutient aussi les différents comités de locataires, axés sur la vie associative de l’organisme, le jardin communautaire, l’accueil ou le réseau entraide. En vue de reconnaître l’entraide et la solidarité, ce milieu de vie fonctionne avec des échanges de services volontaires, c’est-à-dire que les heures de bénévolat que font les locataires ne requièrent pas un retour de services. Les personnes peuvent offrir de leur temps pour le transport aux rendez-vous médicaux d’un autre locataire (les frais de km sont remboursés). Un autre résident peut décider d’amasser les feuilles d’automne, d’offrir des heures de gardiennage, lire une heure par jour, montrer une technique de peinture et de dessin, etc. Des groupes de discussion sont aussi organisés, notamment lors du départ d’un locataire, afin de favoriser l’expression des émotions. Autrement, les Habitations Vivre Chez Soi (2019) développent des liens de partenariat avec les organismes du milieu. La vie de quartier est également encouragée pour organiser des événements spéciaux comme la fête nationale, une fête interculturelle ou une épluchette de blé d’Inde, pour participer à des activités ponctuelles des autres organismes de milieu et pour offrir une expertise dans des activités intergénérationnelles ou dans certaines situations particulières. Les Habitations Vivre Chez Soi (2019, octobre). Guide d’accueil. Québec : 8 pages.

Afin de mettre en œuvre le maintien à domicile des personnes, différentes ententes de services sont établies entre les Habitations Vivre Chez Soi (2019) et le CIUSSS de la Capitale-Nationale pour les services d’assistance personnelle comme les soins d’hygiène, les tâches domestiques et les soins infirmiers. De plus, ajoutons que du personnel est sur les lieux 24h sur 24h pour s’assurer de la sécurité des lieux et du bien être des locataires. Pour ce qui est des repas plus spécifiquement, les résidents des deux premiers étages de l’immeuble Argousier ont minimalement un repas complet sur l’heure du midi. La moitié du coût des repas est subventionnée. Notons que tous les autres locataires autonomes peuvent se procurer des repas en échange d’une contribution financière lorsqu’ils n’ont pas le goût de cuisiner, par exemple.

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Rationnel Rationnel  Le camelot en noir reflète la situation difficile et sombre de l’itinérance ;  Le camelot en noir reflète la situation difficile et sombre de  Les traits au ; sol représentent un parcours ardu et instable ; l’itinérance traits au sol un parcours ardu et instable ; LaLes main élevée dureprésentent camelot représente l’optimisme, le premier pas, la prise en charge de sa vie ;  La main élevée du camelot représente l’optimisme, le premier la prise en charge sa vie ;des liens avec la  Lepas, journal en main : l’outilde pour créer population active de Gatineau et par conséquent, briser les préjugés Le journal ; en main : l’outil pour créer des liens avec la population active de Gatineau et par conséquent, briser les  Lepréjugés Portail : ; une fenêtre entre deux dimensions, une porte à franchir vers une réalité plus lumineuse ;  Le Portail : une fenêtre entre deux dimensions, une porte  Leà soleil : une vieune plus lumineuse, plus heureuse franchir vers réalité plus lumineuse ; ;  soleilcouleur : une vie pluslelumineuse, plusduheureuse  LaLe seule étant rouge orangé soleil, le ; reste tout en blanc propose un espace, une ouverture à autre chose, le renouveau. La seule couleur étant le rouge orangé du soleil, le reste tout  en blanc propose un espace, une ouverture à autre chose, le renouveau.

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*Adopté par le conseil ce 14 juin 2016

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PLACE AU CITOYEN en attendant que l’olibrius revienne à la conscience. D’où l’habitude de la veillée mortuaire. La Grande-Bretagne est en fait petite, et à cette époque, la population ne trouvait plus de places pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils, et on les vida de leurs ossements, qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc, afin de pouvoir réutiliser les tombes. Mais lorsqu’on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s’aperçut que 4 % d’entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu’on avait enterré là quelqu’un de vivant. Dès lors, on prit l’habitude d’enrouler une cordelette au poignet du défunt, reliée à une clochette à la surface du cimetière. Et l’on posta quelqu’un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l’oreille. C’est ainsi que naquit là l’expression «sauvé par la clochette».

Un peu d’histoire... (4eme partie) Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb. Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours ! Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n’était pas rare qu’on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s’assemblait pour boire un coup

Qui a donc dit, que l histoire était ennuyeuse?.... La FIN ! Soustrait de : http://katescorner.e-monsite.com/pages/histoires/la-vie-au-moyen-age.html

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«L’asile étant un lieu où une personne se sentant menacée peut se mettre en sécurité, le droit d’asile renvoie au fait que, dans les différentes civilisations, les sociétés ont reconnu un droit à chaque être humain de trouver refuge face à des menaces et des poursuites. Ainsi, la déclaration universelle des droits de l’homme énonce dans son article 14 : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. » La convention de Genève de 1951 a donné à cette protection une traduction en droit international public. Le droit d’asile ancien, suivant une tradition millénaire, était le droit d’une autorité (religieuse, politique...) ou d’un établissement (temple, église...) de pouvoir accueillir sur son territoire toute personne de son choix. Le droit d’asile moderne émerge lentement aux XVIIIe , XIXe et surtout XXe siècles comme une valeur éthique, voire politique, parfois inscrite dans le droit, tendant à accorder aux personnes injustement menacées le bénéfice d’un refuge pour se protéger temporairement, voire (re)faire durablement leur vie en exil. Les grandes migrations germaniques ne font pas disparaître le droit d’asile chrétien. Qu’ils soient païens (Francs) ou aryens (Ostrogoths, Wisigoths, Burgondes), tous reconnaissent le droit d’asile chrétien, selon le principe de « personnalité des lois », à savoir que chaque peuple soumis conserve ses propres lois et continue de les appliquer. Ainsi, dans les différentes parties de l’ancien Empire romain d’Occident, les évêques romains continuent de faire appliquer le droit d’asile et le réaffirment régulièrement au sein des conciles (Concile d’Orléans, sous le Franc Clovis en 511; Concile d’Épaone, sous le Burgonde Sigismond en 517; VIe Concile de Tolède, en 638, entre autres). Les peuples germaniques ne s’excluent eux-mêmes jamais de ce droit et leurs conversions progressives au catholicisme les incitent à faire entrer ce droit dans la législation civile.

Photo : Capri23auto

Droit d’asile

Selon les trois premiers canons du Concile d’Orléans de 511, tout fugitif, meurtrier, adultère, voleur, qui se réfugie dans une église, ou ses dépendances, ou dans la maison d’un évêque, est protégé par le droit d’asile : 1. on ne peut l’en faire sortir de force; 2. il peut négocier une indemnisation avec les personnes auxquelles il a nui; 3. ses poursuivants doivent jurer sur l’Évangile qu’ils ne tenteront pas d’obtenir une vengeance. Le règne de Charlemagne sur une partie de l’Europe occidentale marque une période de rigueur pour le droit d’asile chrétien. Le nouveau souverain n’entend pas être contrarié dans sa fonction de justicier. Ainsi, le droit d’asile des esclaves reste aussi restreint qu’aux époques précédentes. Mais Charlemagne considère également que les individus reconnus coupables d’un crime quelconque ne peuvent bénéficier du droit d’asile : seuls les innocents et les individus en attente de procès peuvent espérer pouvoir se réfugier légalement dans une église. Sous l’impulsion des légistes, pour lesquels rien ne doit pouvoir se soustraire au pouvoir royal, le droit d’asile s’éteint à partir du XVIe siècle, notamment en France par l’ordonnance de Villers Cotterêts (art. 166) en 1539 sous François Ier, et n’est progressivement plus reconnu par les tribunaux. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_d’asile) - COUAC

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À tous les derniers jeudis du mois, nous avons la chance d’occuper un kiosque au Village Cartier, maintenant la propriété de Brigil ! Un camelot y sera accompagné de notre intervenante pour y vendre, en primeur, la toute nouvelle édition ! Nous remercions toute l’équipe du Village Cartier de nous offrir cette belle et enrichissante opportunité.

425 Boulevard Saint-Joseph, Gatineau Le 30 janvier 2020

&

Le 27 février 2020

De 11h à 15h

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