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JUILLET 2018

L’ENTREVUE avec Daniel Richer

Se rétablir ; un processus universel La loi sur le cannabis Comprendre ses émotions L’itinérance ; mythes et préjugés.

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Son directeur, ses employé-es, ses bénévoles et son conseil eux, ces êtres humains, ont eux aussi un système de valeurs, des croyances et des philosophies bien définis et espérons-le, sont grandement compatibles avec celui de l’organisme. Le Portail de l’Outaouais, le magazine, l’outil, lui n’en a aucun. Bien que sa tendance penche majoritairement vers l’empathie et l’acceptation de nos citoyens fragilisés dans leurs défis quotidiens, il demeure un espace ouvert à toutes les perceptions, un lieu où tous et toutes ont la liberté de s’exprimer ouvertement, cette liberté s’arrêtant là où elle empiète sur la liberté d’autrui. Ceci étant dit, l’organisme n’adhère à, ni ne conteste aucune information partagée et publiée dans ce présent ouvrage.

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L’ÉDITORIAL

PAR CHRISTIAN GOSSELIN Éditeur

Voici notre édition double estivale. En notre nom et au nom du-de la camelot, mille mercis. Bonne lecture Dire oui Dire oui à la chaleur plutôt que de la chialer aide à l’accepter, à l’accueillir et même à l’aimer.

adversité ou fait, j’adopte moi-même un processus en quatre étapes. 1) Accueillir l’impact dans un pas de recul. 2) Accepter ce qui est et son impact sur ma personne. 3) Croire que tout est toujours dans le meilleur intérêt universel et 4) me demander dans quelle action cela me pousse.

Crédit Photo Geralt (Pixabay)

Dire oui ne signifie pas nécessairement apprécier le fait et ne pas désirer profondément le changer mais justement, si je veux changer la couleur rouge du salon, je dois d’abord accepter qu’il est rouge, accepter que je ne l’apprécie pas. Accepter le fait est toujours la première étape. Devant toute

SOMMAIRE 4 - L’ENTREVUE 6 - L’ACTUALITÉ 7 - ELLES 8 - LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE 9 - DE LARUE 10 - VIE SPIRITUELLE 11- DOSSIER SPÉCIAL 12 - LE MOT DU CRIO

13 - COMMUNIQUÉ RSIQ 14 - MODE DE VIE SAIN 15 - UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI 16 - PLACE AU CITOYEN 18 - RÉTABLISSEMENT 20 - POINT DE VUE DU PROF 22 - L’HABITATION

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L’ENTREVUE

PAR JOSIÈVE BISSON

Crédit : Simon Debain-Ellinger

Auteure de Qu’en penses-tu ? Étudiante en psychologie

Daniel Richer dit Laflêche

- Alors, Daniel, on aimerait connaitre la personne authentique que tu es… - J’ai enlevé des pelures ! - Est-ce que c’est difficile d’enlever des pelures ? - Euh, moins maintenant, mais au début ce l’était. La première année que j’ai été crieur, j’ai fait 305 jours, donc quand tu passes environ un mois et demi sans porter de linge du 18e siècle, quand t’essayes de porter une paire de jeans après ça, tu te fais mal au nez avec le zipper ! Voilà comment notre entrevue a débuté. Comme on peut le constater, pour notre crieur québécois, ce n’est pas toujours facile de se défaire de ses personnages quand celui-ci passe le tiers de son année dans la peau d’un crieur, et ce, en considérant que ça fait maintenant 37 ans qu’il fait ce métier. Mais avant tout, notons que Daniel a d’abord été comédien. En bas âge, il était très malade et timide ; on peut dire donc dire que le théâtre l’a en quelque sorte aidé à se défaire de son identité de garçon malade et timide en ayant la chance de s’incruster dans la peau de d’autres. Daniel d’ajouter :

Daniel en tant que compteur et crieur a perpétuée depuis. En ayant eu la chance de le côtoyer pendant une heure et demie, j’ai pu constater que Daniel « a ça dans le sang » ; même si j’ai demandé à rencontrer le Daniel authentique, Daniel m’a tout de même transporté dans un univers rempli d’histoires. L’entendre parler était tellement fascinant que je n’ai pas constaté le temps filer… Daniel est né dans notre région de l’Outaouais. D’ailleurs, il a le cœur à notre région : il ne l’a jamais quittée et n’en a pas l’intention. Il est issu d’une grande famille unie, ouverte et remplie d’amour. Daniel a trois frères et une sœur officiels, mais la maison a toujours été remplie d’enfants pris en charge par ses parents, comme le plus jeune de ses frères qui est en fait son cousin. Pendant que l’on discutait de sa famille, j’ai avancé ceci : - Je suis un peu confuse. C’est que tu dis que ta famille était catholique, mais tu as des origines autochtones. Parle-t-on ici d’assimilation ?

« Comme j’étais très malade, je lisais beaucoup. En quelque part j’étais un intello, mais pas un intello qui pogne ! Tsé quand les gens parlaient des Beatles ou des Rolling Stones, moi je parlais de Victor Hugo ! Mais là, j’ai découvert que quand je jouais d’autres personnages, je m’acceptais comme je suis. »

- Bah, pas nécessairement. Mon père n’a jamais imposé sa religion. Quand on était assez vieux pour penser par nous-mêmes, il nous a dit : « C’est votre choix. Moi la religion catholique, c’est mon choix, c’est ce qui remplit mes besoins. Ça veut pas dire que ça va remplir vos besoins. Donc c’est libre à vous. » Moi, j’étais plus du côté de ma grand-mère. C’est que les Premières Nations n’ont pas vraiment de religion. Tsé, c’est une question de respect.

Plus vieux, il a étudié à Saint-Hyacinthe en théâtre pour finalement revenir dans la région pour jouer au Théâtre de l’Île, à L’Hexagone ainsi qu’à quelques autres théâtres locaux. D’ailleurs, Daniel a tenu quelques rôles à la télévision pour la chaine de Radio-Canada, notamment dans la série Casino. C’est en 1981 que Daniel a été approché par Rhéal Leroux (fondateur du Bal de Neige, organisateur du Festival franco-ontarien, organisateur des Jeux de la francophonie à Ottawa-Gatineau, etc.) afin de se faire recruter pour raconter notre histoire régionale aux gens d’ailleurs. On devine donc que la vie de

Pendant que nous discutions de la famille de Daniel, celui-ci a beaucoup parlé de son défunt père. À mes yeux, j’ai pu sentir que Daniel avait un grand sentiment d’attachement à celui-ci ainsi qu’une grande admiration à son égard. Son papa était un grand intello qui lui a fait découvrir tant de choses. Même qu’il n’avait pas besoin d’aller loin pour que son père lui ouvre des horizons : des balades dans la région étaient suffisantes. Bref, on pouvait sentir qu’il y avait une grande complicité entre ces deux êtres (sans oublier qu’il éprouvait tout de même beaucoup d’amour pour sa défunte maman !) Comme j’ai

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mentionné, Daniel a toujours demeuré dans la région, mis à part ses études à Saint-Hyacinthe. Au cours des années, il a vu la région se bâtir, il en a vu son évolution. Ce n’est pas surprenant que notre compteur puisse avoir tant de choses à raconter ! Ce n’est pas surprenant non plus, car Daniel mène une vie palpitante… d’ailleurs, il ne faut pas oublier que son métier l’a mené à voyager énormément ! On dirait qu’il a 362 ans tellement qu’il a vécu de choses, sans compter toutes les années d’histoire de notre région qu’il peut raconter ! En fait, Daniel lit beaucoup encore aujourd’hui – c’est entre autres un des passetemps du Daniel authentique ! – et est un homme bien cultivé. Je ne peux m’empêcher de mentionner que mon entrevue avec lui n’était pas qu’une simple entrevue, mais aussi un cours d’histoire en quelque sorte !

monter des murs puis se fermer à l’immigration puis aux gens de l’extérieur, c’est un temps pour les Canadiens non seulement pour ouvrir nos portes, mais aussi nos cœurs pour tous. […] On a tellement un beau grand pays que c’est pas surprenant que les gens veulent venir ici. Mais à la base, il faut se rappeler une chose : le respect. Que Dieu vous sourit !

Daniel transporte tellement d’années d’histoire, autant dans sa tête que dans ses uniformes. En ce qui a trait à ses uniformes, mentionnons qu’il a la chance d’avoir sa propre créatrice d’ensembles, Diane Nadon, qui est sa grand-mère attikamek, qui est dans la région. Puis quand Daniel ne porte pas les habits conçus par sa grand-mère, il aime bien courir les friperies ! - Daniel, je vais diriger la conversation vers le sujet de l’itinérance. Dans le fond, si mettons que tu rencontres un itinérant dans la rue, comment tu réagis ? - Comme avec tout le monde. […] Pour moi, ils font partie de la faune et de la flore, à savoir que ça leur prend l’air, ça leur prend le ciel. […] Pour moi, ils sont très autochtones. […] Y’en a beaucoup, les vrais itinérants qui sont des poètes. Pas nécessairement avec les mots, mais avec la vie. Ils voient une partie de la vie que nous on verra jamais. […] Je respecte beaucoup les itinérants. J’ai pas de problème à leur parler et à l’occasion, je vais partager mes sous, puis ils apprécient toujours. C’est sûr que tu peux pas en donner à tout le monde… parfois on a le même budget ! - Puis est-ce que tu trouves que Gatineau aide assez au problème de l’itinérance ? - Je trouve qu’on souffre beaucoup. […] Je crois qu’on devrait mettre plus de budget à ça… on n’a jamais assez d’argent pour les problèmes sociaux. - Puis c’est quoi tes valeurs de base dans la vie ? - J’essaye vraiment de traiter les autres comme j’aimerais être traité. J’essaye de garder l’esprit ouvert et Dieu sait que je suis pas parfait. […] J’avais un problème avant… tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler est quelque chose d’intelligent et ça prend toute une vie à l’apprendre ! Sinon, apprendre à écouter est une bonne leçon, ainsi que le respect pour moi est très important. - Puis, dernière question : Est-ce que tu aurais un mot de la fin pour nos lecteurs ? - Je pense que toute partie de notre société est importante, que ce soit le maire ou l’itinérant, on a tous un rôle à jouer. En fait, je vais utiliser la même fin que j’utilise dans mes spectacles avec les jeunes : à savoir qu’en ce moment, nos voisins essayent de PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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L’ACTUALITÉ

crédit : JESHOOTScom(Pixabay)

PAR MÉLODIE PELLETIER

Les stagiaires œuvrant dans les domaines de l’entraide méritent aussi une rémunération

Actuellement, plusieurs stages de formation professionnelle dans les établissements post-secondaires ne sont pas rémunérés, bien qu’ils soient obligatoires dans plusieurs cas pour l’obtention d’un diplôme et/ou d’un emploi. Face à cette situation, de nombreux regroupements étudiants québécois s’organisent présentement afin de porter cette revendication auprès du gouvernement, un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur. En Outaouais, une coalition a récemment vu le jour rassemblant les efforts des regroupements de l’Université du Québec en Outaouais et du Cégep de l’Outaouais. Une difficile conciliation entre travail et études La Coalition Outaouaise pour la rémunération des stages affirme que la conciliation d’un stage, de travaux académiques en plus d’un emploi est une source constante de stress. Cette situation maintient les stagiaires dans la précarité et accroit leur endettement, ce qui engendre d’importantes conséquences sur leur qualité de vie ainsi que leur santé mentale et physique. Ces conditions diminuent la qualité de leur formation professionnelle et occasionnent d’autant plus de souffrance pour les parents qui doivent redoubler d’efforts. Une question d’équité Le regroupement souligne également le fait qu’un bon nombre de programmes offerts par l’UQO et par d’autres universités et CÉGEP permettent aux étudiant.e.s d’être rémunéré.e.s pour leur travail en tant que stagiaire; certains de ces stages au sein d’entreprises privées bénéficient également de subventions gouvernementales. Comment expliquer cette disparité? La coalition ne se gêne pas pour affirmer qu’il s’agit en fait d’un enjeu féministe dans la mesure où les domaines les plus délaissés par le gouvernement sont historiquement et majoritairement féminins. “ Ce sont des secteurs d’emplois et d’études dont l’exploitation est justifiée par le fait qu’ils soient associés aux soins et à l’entretien des êtres humains: une «vocation»... La non-rémunération des stages impose non seulement une hiérarchisation des différents travails, mais renforce également les structures de domination.”

complémentaires. La reconnaissance du travail étudiant permettrait une meilleure accessibilité aux études et des droits pour les stagiaires qui n’ont présentement aucun recours officiel en cas d’abus de la part de leur milieu de stage. Leurs demandes s’inscrivent aussi dans le besoin pour un meilleur financement des services sociaux. Comment rémunérer les stagiaires? La Coalition outaouaise pour la rémunération des stages est convaincu qu’il est possible de trouver de l’argent pour répondre à leurs demandes dans les poches du gouvernement provincial. Elle se base sur un document déposé par La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics en 2015 présentant plusieurs solutions fiscales. La publication se nomme « 10 milliards de solutions »; parmi celles-ci, il y a la luttre contre les paradis fiscaux, l’augmentation du taux d’imposition des grandes entreprises privées et des banques ou l’adoption d’un plafond salarial. La lutte pour la rémunération des stages gagne rapidement des appuis alors que de plus en plus de regroupement se forme au Québec et ailleurs dans le monde. La Coalition montréalaise devrait d’ailleurs présenter ses demandes pour le nouveau gouvernement avant les élections de cet automne.

Le stage comme travail La demande des étudiants ne s’inscrit pas seulement dans les luttes féministes mais aussi dans plusieurs autres luttes

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ELLES

PAR MAISON LIBÈRE-ELLES

L’itinérance féminine en maison d’hébergement Comment peut-on qualifier l’itinérance ? On pense souvent qu’itinérance rime avec perte de logement alors que le phénomène englobe plusieurs sphères de la vie d’une personne. L’itinérance se caractérise par une difficulté de la personne à conserver un logement stable, sécuritaire, salubre et adéquat qui peut s’expliquer entre autres par le manque de logements disponibles, par la difficulté à maintenir des rapports sociaux fonctionnels et stables dans la communauté, etc. Ce serait donc la combinaison de facteurs sociaux, structurels et individuels qui pourraient expliquer la situation d’itinérance d’une personne. Or, il est difficile de faire un portrait de l’itinérance en général puisqu’il s’agit d’une population qu’on peut difficilement identifier. Pour la première fois, il y a eu un dénombrement de la population itinérante dans tout le Québec. Ce que l’on sait pour l’instant est qu’il y aurait une augmentation de la population itinérante, dont plus de femmes dans la région d’Ottawa-Gatineau, selon un article de Radio-Canada (26 avril 2018). En Outaouais, les femmes représenteraient de 25 à 30 % de la population itinérante. L’itinérance n’a pas de sexe. Il y a par contre de grandes différences entre la réalité des hommes et des femmes. Dans un article publié le 7 décembre 2017 dans le Journal de Montréal, on présente une nouvelle recherche de l’Université de Montréal qui a eu pour but de combler un vide dans la recherche sur les itinérants en se concentrant sur le vécu des femmes itinérantes. On y mentionne souvent que la réalité des femmes itinérantes ne serait pas prise en considération puisqu’on ne les voit pas. Les femmes affirment se sentir invisibles. Elles ajoutent que la sécurité se fait rare pour les femmes itinérantes et qu’elles sont à risque de vivre de la violence physique, des agressions sexuelles et même des assassinats. D’autres femmes affirment aussi que ce serait leur vécu de violence qui les aurait amenées à vivre dans la rue.

pas à répondre à la demande puisque cette population est en augmentation constante. Certaines maisons d’hébergement accueillent entre autres ces femmes. Les femmes hébergées disent souvent que leur vécu de violence est un facteur contribuant à leur situation d’itinérance. Étant sous l’emprise de leur partenaire et vivant différentes formes de violence (psychologique, verbale, sexuelle, économique, sociale, spirituelle, physique), elles se retrouvent souvent sans logement lorsqu’elles décident de quitter. Toutes les femmes hébergées sont donc à risque d’itinérance puisqu’elles n’ont plus de domicile fixe. Elles explorent alors la possibilité d’aller dans la famille, chez des amies ou en maison d’hébergement. Pendant leur séjour en maison d’hébergement, nous les aidons à reprendre pouvoir sur leur vie en les écoutant, en les respectant et en les accompagnant dans leurs démarches, incluant se trouver un logement sécuritaire, salubre, stable et adéquat. Nous les accompagnons dans leur cheminement ainsi que dans l’atteinte de leurs objectifs personnels : démarches judiciaires, médicales, financières et autres. À la fin de l’hébergement, nous établissons avec elles un plan de sortie en les référant aux ressources adaptées selon leurs besoins spécifiques afin d’agir aussi en prévention à l’itinérance. Vous êtes une femme à risque d’itinérance ou êtes en situation d’itinérance ? Vous connaissez une femme dans le besoin ? N’hésitez pas à consulter ces ressources : MAISON LIBÈRE-ELLES : 819-827-4044 CENTRE MECHTILDE : 819-777-2952 L’ENTOURELLE : 819-683-2709 HALTE-FEMME HAUTE-GATINEAU : 819-449-4545 SOS VIOLENCE CONJUGALE : 1-800-363-9010.

Selon l’article de Radio-Canada, il serait difficile pour une femme d’aller dans des refuges pour itinérants puisque la majorité des usagers sont des hommes. À cause des divers abus vécus, les femmes développent souvent une peur des hommes et ne veulent pas se retrouver dans des situations où elles se sentent en danger. Les intervenants du milieu dénoncent le manque de ressources d’hébergement pour les femmes marginalisées. Dans la région de Gatineau, seul Le Gite Ami offre ce service aux hommes et aux femmes en situation d’itinérance. Celui-ci ne suffit toutefois PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE Qu’est-ce que la TROCAO? C’est près de 90 organismes communautaires autonomes de l’Outaouais qui œuvrent dans une multitude de secteurs, qui se sont regroupés et réunis autour d’une mission : défendre et promouvoir l’action communautaire autonome (ACA). À ce titre, la TROCAO est l’interlocuteur privilégié du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). Les membres adhèrent à la TROCAO pour protéger l’ACA ensemble et augmenter la visibilité politique des organismes communautaires autonomes. La TROCAO se veut un lieu où les membres délibèrent et mettent en commun leurs idées, leurs moyens et leurs ressources pour construire collectivement un rapport de force. À propos, c’est l’agrégation des implications individuelles des membres qui fait sa force brute. Mandats La TROCAO a pour principaux mandats de regrouper les organismes communautaires autonomes de l’Outaouais. De plus, elle tient le rôle d’interlocuteur privilégié du Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). Les activités du regroupement sont : concertation; mobilisation; soutien; représentation; revendication; formation; information. Objectifs En vertu des décisions prises lors du repositionnement de 2014-2015, des Règlements généraux, des Plans d’action et autres documents d’orientation en vigueur, la TROCAO : - exerce sa mission dans le champ de l’action sociale, et ce, sans offrir de services à la carte; - rallie en intersectorialité les membres sur l’intérêt commun qu’est l’action communautaire autonome (ACA) sans distinction de champs d’action ou de secteurs; - travaille avec et pour les membres dans l’intérêt collectif et soutient le développement des initiatives collectives; - favorise la concertation, l’information et la mobilisation; - effectue la promotion de l’ACA; - défend l’ACA et les intérêts des OCA; - représente les membres sur le plan régional et provincial. Qu’est-ce que l’action communautaire autonome (ACA)? « L’action communautaire est une action collective fondée sur des valeurs de solidarité, de démocratie, d’équité et d’autonomie. [...] elle vise l’amélioration du tissu social et des conditions de vie ainsi que le développement de potentiels individuels et collectifs. Ces organismes apportent une réponse à des besoins exprimés par des citoyens et citoyennes qui vivent une situation problématique ou qui partagent un objectif de mieux-être commun. Elle témoigne d’une capacité d’innovation par les différentes formes d’intervention qu’elle emprunte et se caractérise par un mode organisationnel qui favorise une vie associative axée sur la participation des personnes et la délibération.»[1]

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Les caractéristiques de l’action communautaire autonome ont été définies pour la première fois en 1996 par le communautaire dans le cadre de l’adoption des principes d’une politique gouvernementale de reconnaissance et de financement de l’action communautaire autonome. L’adoption, en 2001, de la Politique gouvernementale – L’action communautaire : une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec a donné lieu à une définition précise de l’action communautaire autonome à partir de huit critères. Les quatre premiers critères s’adressent à l’ensemble des organismes d’action communautaire [2]: - être un organisme à but non lucratif (OBNL); - être enraciné dans la communauté; - entretenir une vie associative et démocratique; - être libre de déterminer sa mission, ses approches, ses pratiques et ses orientations. S’ajoutent quatre critères supplémentaires pour les organismes d’action communautaire autonome (ACA) : - avoir été constitué à l’initiative des gens de la communauté; - poursuivre une mission sociale qui lui soit propre et qui favorise la transformation sociale; - faire preuve de pratiques citoyennes et d’approches globales de la personne - être dirigé par un conseil d’administration indépendant du réseau public. L’ACA s’exerce dans les 4000 organismes communautaires du Québec à différents niveaux d’autonomie pour réaliser une mission définie par leurs propres membres, les citoyens, et non par l’État. Il s’agit d’une alternative aux services de l’État dans une approche non experte, non standardisée, plus flexible et distanciée de l’approche de la charité, et cela, en tenant compte des droits humains. Elle donne naissance à plusieurs innovations sociales, passant par les premiers CLSC, les comités de citoyens, des Commissions, les maisons pour femmes, les groupes environnementaux, les CPE, etc., initiatives que le gouvernement n’aurait pu mettre en place par lui-même sans nos revendications. C’est pourquoi la fibre militante mérite d’être entretenue et que la critique du système demeure essentielle à l’ACA, dans une visée de transformation sociale. Cette approche se traduit dans une multitude d’actions et de stratégies : le renforcement du potentiel, la participation sociale, la prise en charge individuelle et collective, la transformation sociale, etc. Les organismes communautaires autonomes agissent en prévention par ce qu’ils font (aide, soutien, activités, etc.), par comment ils le font (en impliquant les personnes, en renforçant leur potentiel, en leur redonnant une place, un pouvoir, etc.), et par ce qu’ils sont (collectif, démocratique).

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PAR GUY LARUE

DE LARUE

La loi sur le cannabis : une boîte de pandore1. Et voilà que la <répression> cède finalement le pas à la permissivité! La légalisation, à grands renforts de publicité, d’une substance que les corps législatif et judiciaire des différentes cours pénales du Canada, honnissaient, bannissaient, et pour laquelle elles emprisonnaient ses trafiquants et possesseurs, ne semble finalement pas si dangereuse que l’on croyait! Certains politiciens qui en prônaient la dangerosité, s’associent désormais au monde corporatif, afin d’en faire la promotion et la vente, s’en mettant du même coup plein les goussets! Mais a-t-on vraiment pris le temps et la peine, d’en mesurer toutes les conséquences au chapitre individuel sociétal et familial?

L’auteur détient un baccalauréat en enseignement spécialisé. Il a exercé la profession d’avocat pendant trente ans, s’occupant essentiellement de la réhabilitation des alcooliques et toxicomanes devant les cours du Québec. Il a agi à titre de conseil de la défense devant le Tribunal Pénal International. Il exerce aujourd’hui la profession de notaire au Québec 1 L’origine de malheurs, la cause de catastrophes; boîte renfermant tous les maux de l’humanité.

En tant que juriste, je vois déjà poindre à l’horizon les recours collectifs que dirigeront vers le Fédéral et le provincial, voire contre les villes et municipalités, les bureaux d’avocats spécialisés dans le domaine médical. En effet, même si plusieurs experts martèlent l’importance de ne pas autoriser la vente de cannabis aux moins de vingt-et-un ans, le Fédéral semble en faire fi. Les bureaux d’avocats qui se spécialisent en matière de recours collectifs auront donc de quoi se mettre sous la dent! Par ailleurs, allez demander à ces jeunes de moins de vingt-etun (21) ans qui, sur simple consommation de cannabis, vivent des attaques de panique, si cette drogue n’est pas dangereuse! Nombre de jeunes sont déjà profondément affectés psychiquement par un passé individuel et familial chaotique, et le fait d’ajouter la consommation de cannabis à ce lourd vécu, en plongera plus d’un dans l’abysse du désespoir, voire dans le carrousel infernal des idées suicidaires. Il faut avoir l’expérience des mouvements basés sur les douze étapes des AA. afin de bien comprendre qu’un véritable toxicomane ne saurait de quelque façon <contrôler> une substance aussi délétère pour l’esprit que la drogue qu’il inhale. Personnellement, je m’attends à ce que le nombre de véritables dépendants au cannabis augmente au cours des prochaines années. Par ailleurs, je suis d’avis que le premier ministre du Canada n’a pas la maturité suffisante, ni le vécu, lui permettant de bien soupeser toutes les conséquences d’ordre personnel, sociétal, juridique et familial de la légalisation du cannabis.

Rationnel Rationnel  Le camelot en noir reflète la situation difficile et sombre de l’itinérance ; Le traits camelot en noir reflète la un situation difficile Les au sol représentent parcours arduetetsombre instablede ; l’itinérance ;  La main élevée du camelot représente l’optimisme, le premier pas, Leslatraits représentent priseau ensol charge de sa vieun ;parcours ardu et instable ;

main en élevée camelot  LeLa journal maindu : l’outil pourreprésente créer des l’optimisme, liens avec lale premier pas, la prise en de charge de saetvie population active Gatineau par; conséquent, briser les préjugés ;  Le journal en main : l’outil pour créer des liens avec la active de Gatineau et dimensions, par conséquent, briser les  Lepopulation Portail : une fenêtre entre deux une porte Je crois, personnellement, que la liberté de l’être humain est un préjugésvers ; une réalité plus lumineuse ; à franchir attribut inaliénable, à ce point que même Dieu ne saurait et ne  voudrait l’entraver! Mais nos politiciens doivent légiférer en toute Portail : une entre deux dimensions, une porte  LeLe soleil : une vie fenêtre plus lumineuse, plus heureuse ; connaissance de cause; et surtout doivent-ils éviter cette à franchir vers une réalité plus lumineuse ;   La seule couleur étant le rouge orangé du soleil, le reste tout véritable course contre la montre qui semble les animer, afin enLe soleil : une vie lumineuse, plus heureuse blanc propose unplus espace, une ouverture à autre ; chose, le de mettre rapidement en vigueur le Projet de Loi C-45, malgré renouveau.  plusieurs avis contraires.  La seule couleur étant le rouge orangé du soleil, le reste tout en blanc propose un espace, une ouverture à autre chose, le renouveau. Le Portail de l’Outaouais - Juillet 2018 PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE. 9


VIE SPIRITUELLE

PAR PAULE FONT

Comprendre les émotions, selon la philosophie bouddhiste tibétaine La philosophie bouddhiste tibétaine rappelle combien il est très important d’écouter, de réfléchir, d’analyser, et puis, ensuite, de méditer pour intégrer les enseignements avec une motivation pure et beaucoup de bonheur ! Cette philosophie est apparue il y a environ 2550 ans en Inde, et s’est par la suite diffusée vers le Tibet. Cette philosophie est une méthode pour trouver la paix de l’esprit par l’usage d’un raisonnement logique en accord avec la réalité. En effet, c’est à ce moment que Siddharta Gautama, le Bouddha Shakyamouni, enseignant compatissant, vint dans notre monde partager cette philosophie, en toute impartialité et en sachant toujours s’adapter aux différents tempéraments, aux intérêts et aux faculté de ceux ou de celles à qui il s’adressait, en tenant bien compte des différences de niveaux moindres, intermédiaires ou supérieurs des personnes. Comment méditer pour être heureux ? Le grand maître Maitreya explique : « Le sage médite en un endroit où les commodités sont accessibles, un endroit béni, salubre, près d’amis positifs et dotés de tous les prérequis nécessaires au bien-être du yogi. »

Le but de la méditation étant d’atteindre la concentration, si une technique nous convient mieux qu’une autre, il est permis de l’adopter.

« effervescence du vent énergétique et de l’esprit » . Nous pourrions donc définir une émotion comme l’effervescence heureuse ou malheureuse du pouvoir de l’union d’un vent énergétique subtil en mouvement et d’un facteur mental. Pourquoi s’intéresser aux émotions ? Parce que tout le monde désire la joie et souhaite éviter le malheur, et que ces deux états proviennent de nos émotions. Soyons vigilant lorsque naissent les émotions négatives en nous, ce qui ne revient pas à dire que nous devrions les abandonner. Les émotions sont de deux types : positives ou négatives. En effet, les émotions négatives peuvent être vues comme des expériences par les êtres ordinaires, et elles pourront même être transformées en nature positive par les êtres extraordinaires. Par exemple, un être extraordinaire sera capable d’expérimenter du bonheur grâce au désir-attachement. Il pourra transformer l’aversion en amour. Il utilisera donc la souffrance pour générer la compassion, par exemple. Chaque émotion négative pourra être transformée en nature positive. Cependant, la majorité des êtres ordinaires ne pourront non seulement pas amener le désir-attachement ou l’aversion sur la voie du bonheur, mais ces émotions négatives les conduiront vers des souffrances infinies. Un être extraordinaire se démarque d’un être ordinaire en ce sens qu’il possède la sagesse qui réalise la nature réelle des phénomènes… …suite dans l’édition d’août 2018

Lama Samten dit souvent : « Tous les êtres sensibles aspirent au bonheur, et tous veulent échapper à la souffrance, et ne la désirent pas. C’est fondamental. » Le mot émotion, tel qu’on l’utilise en français, n’a pas d’équivalence exacte dans la langue tibétaine. Le mot tibétain utilisé pour définir l’émotion pourrait être traduit littéralement par

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Photo crédit : Geralt(Pixabay)

DOSSIER SPÉCIAL

Que votre oui soit oui! Bon an mal an, des dizaines de milliers d’alcooliques viennent « flirter » avec notre programme de réhabilitation, optant finalement pour modérer leur consommation, sans trop de succès, faut-il le préciser! Pour les alcooliques, l’alcool est comparable à de la mort aux rats et en ingérer enclenche un processus de destruction psychique, spirituel et physique, souvent i-r-r-é-v-e-r-s-i-b-l-e! Mais il y a un Être qui a tout pouvoir, affirment catégoriquement nos prédécesseurs. C’est donc dire qu’à Dieu, rien n’est impossible. Celui-ci ne saurait cependant intervenir dans nos frêles existences sans notre assentiment express. Conséquemment, que notre oui soit oui et que notre non soit non! Il nous faut i-m-p-é-r-a-t-i-v-e-m-e-n-t faire notre lit en matière de réhabilitation! Une fréquentation « touristique » du mouvement, et voilà que s’étiole lentement mais sûrement notre désir d’arrêter de boire! L’alcoolisme est une maladie éminemment invasive et elle affecte toutes les dimensions de l’être, avec comme objectif ultime de le néantiser, plongeant le consommateur dans un abîme mortifère dont Dieu seul peut le retirer. On ne vainc pas un ennemi aussi puissant que l’alcool! On en est libéré aux temps et lieu de notre Puissance Supérieure. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est en acceptant pleinement les termes de la maladie que nous pouvons aspirer à la liberté des enfants de Dieu. Il est impératif de saisir la grâce lorsqu’elle nous est offerte, car elle pourrait ne repasser dans nos vies que très tardivement! Ah! J’aurai bien toujours le temps de revenir aux AA! Pourquoi ne pas saisir l’occasion de savourer la vie en ne consommant que modérément? Et voilà que notre sujet se retrouve pour une énième fois à l’urgence et en bien piteux état! Le foie de notre patient est désormais la cible de prédilection de l’alcool, alors qu’un peu plus de foi lui aurait évité bien des ennuis! Encore quelques décisions éminemment préjudiciables pour sa santé et voilà que le faciès de notre ami apparaît dans la rubrique nécrologique! Car l’alcool conduit ultimement à l’e-x-t-i-n-c-t-i-o-n! La démonstration n’en est-elle point faite de façon évidente à quelque endroit que le soleil luise? Qui plus est, quelle chance imméritée que celle de pouvoir assister à plusieurs assemblées quotidiennes au sein des grandes métropoles nord-américaines! La donne est certes moins avantageuse dans certains pays.

Nous avons d’ailleurs tous connu de nos pairs alcooliques qui ont finalement succombé aux effets extrêmement pernicieux de l’alcoolisme. Il importe de préciser que la maladie ne siège pas dans la bouteille mais bien dans l’esprit malade de l’alcoolique. Admettre que nous sommes atteints par la maladie constitue en soi un premier acte d’humilité qui nous ouvre la porte à une existence nouvelle. Ainsi, le joug de l’isolement et de l’ignorance est battu en brèche par un nouveau mode de vie qui nous propose la relation plutôt que le repliement sur soi, la solidarité plutôt que l’individualisme, le don de soi plutôt que l’égoïsme. Si le nouveau-venu pouvait intégrer cette impérieuse nécessité de participer régulièrement aux assemblées des AA! Car la cause première des rechutes alcooliques est la <non fréquentation> des meetings tenus par les AA. L’assemblée des AA est tout aussi nécessaire pour l’alcoolique que la prise quotidienne d’insuline pour le diabétique! L’arrêt de la médication pour ce dernier, pourrait rapidement le conduire vers la mort! Quel prix minime à payer pour l’alcoolique que de se rendre aux assemblées des AA! L’écriteau placé à l’entrée de l’ancienne demeure de l’un des cofondateurs des AA ne saurait prêter à quelque équivoque : Many meetings, many chances, few meetings, few chances, no meeting, no chance! Il est à peu près certain qu’un alcoolique actif ne puisse s’en sortir seul. En effet, ni la religion, ni la psychologie, ni la médecine ne sont parvenues à stopper toute consommation d’alcool chez l’alcoolique. Que de justifications aussi irrationnelles les unes que les autres de la part de membres qui se disaient absolument convaincus de pouvoir désormais contrôler leur consommation d’alcool! Ainsi : Nouvelle famille, nouvelle naissance, nouvel emploi, nouveaux amis, nouvelle église… ...nouvelle rechute, nouveau calvaire, nouveau désespoir, nouvel internement! Émile L.

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LE MOT DU CRIO Crédit photo : Christian Gosselin

PAR JANICK ALLYSON

Itinérance : des mythes et des préjugés à déconstruire

Parmi les obstacles majeurs à la lutte à l’itinérance et à la défense de droits, on trouve en sommet de liste les préjugés véhiculés par les médias et l’imaginaire populaire. Comment mettre fin à l’itinérance si ceux et celles qui se trouvent dans cette situation restent incompris et jugés ? De fausses idées peuvent rapidement devenir des freins au dialogue vers des actions et des services nécessaires. Une des meilleures façons de contribuer à la lutte restera toujours de laisser tomber nos préjugés. En voici trois tenaces : 1.« S’ils sont là, c’est par paresse ! Y’ont rien qu’à travailler ! » Bon, voilà une idée qui porte beaucoup de poids. Ce préjugé-là teinte la façon dont nos élus articulent les politiques publiques et les mesures d’aide, et trouve plusieurs échos dans la classe dirigeante. À titre d’exemple, un texte publié dans le Portail il y a quelques mois traite du programme Objectif-Emploi, qui vise la réinsertion au travail par des obligations et des mesures punitives. En revanche, en véhiculant cette idée préconçue, on oublie plusieurs éléments importants. Par exemple, on oublie que le marché de l’emploi, avec ses contraintes et ses obligations, n’est pas aussi accessible qu’on le pense. D’abord, simplement pour postuler à un emploi, il faut une adresse, une connexion internet, et être joignable par téléphone. Des obstacles surmontables, mais des obstacles tout de même. Les contraintes du marché de l’emploi rendent également difficiles l’obtention et le maintien d’un poste pour un individu dont la situation n’est pas stabilisée. Maintenir une disponibilité et un horaire, quand des problématiques connexes nous assaillent, c’est un défi bien difficile à relever. Pensons, par exemple, à l’instabilité résidentielle, à la difficulté d’accès aux moyens de transport, au stress important, etc. On oublie aussi toute la dimension des travailleurs pauvres. Le visage de la pauvreté évolue et se transforme. Par exemple, les travailleurs qui s’échinent au salaire minimum font partie des nombreuses personnes qui doivent tout de même utiliser les ressources d’aide alimentaire. Ainsi, un emploi instable, ou un emploi mal rémunéré n’est souvent pas une garantie de sortie de l’itinérance et de la pauvreté !

et de manque de pouvoir sur sa situation. Combinée avec des difficultés de santé physique (alimentation saine et équilibrée, etc.) et des difficultés de maintien de son réseau de soutien, il n’est pas rare que la situation entraine des enjeux de santé mentale. Ainsi, une étude réalisée en 2015 par Maggie Kirkman et ses collaboratrices mentionne que pour plus de la moitié des personnes vivant avec ce type de problématique ont développé ces enjeux après être arrivées en situation d’itinérance. Les troubles de santé mentale seraient donc, pour plusieurs, une conséquence de l’itinérance, et non une cause. Malheureusement, une fois dans cette impasse, il peut être très complexe d’obtenir des services et des soins appropriés. Autant de raisons de poursuivre la lutte. 3.« De toute façon, tous des alcooliques ou des toxicos ! » Pour bien comprendre l’origine de ce mythe, mais aussi pour le déconstruire, il faut réfléchir à plusieurs éléments. D’abord, il est bien sûr complètement faux de dire que toutes les personnes en situation d’itinérance vivent avec un enjeu de dépendance à des substances psychoactives. Les visages de l’itinérance sont beaucoup trop variés pour une telle généralisation. En revanche, il est vrai qu’il s’agit d’une réalité pour une certaine proportion de ces individus. Il est alors primordial de faire un lien entre ce fait et le mythe précédent. Les situations et conditions de vie mentionnées précédemment (stress, incertitude, isolement), qu’elles entrainent ou non des problèmes de santé mentale, ont le potentiel de devenir excessivement anxiogènes. Avec les difficultés d’accès aux services, un phénomène courant pour pallier aux enjeux est l’automédication. Devant les évènements et situations complexes et stressantes de la vie, certains se tourneront vers la consommation, qui est beaucoup plus facile d’atteinte que le suivi psychosocial ou la médication encadrée par un professionnel ! Qu’une personne consomme déjà avant sa progression vers la situation d’itinérance ou non, les conditions de vie qu’elle y rencontre pourraient facilement créer ou perpétuer ces problématiques. Ainsi, la dépendance n’est pas une raison de restreindre les offres de supports et de services adaptés. Elle est plutôt un exemple criant de la nécessité de ceux-ci !

2.« Y’ont tous des problèmes de santé mentale ! » Si la probabilité de vivre avec une problématique de santé mentale est effectivement plus élevée chez les personnes en situation d’itinérance, il faut remettre la situation en contexte. D’abord, le processus qui mène à la situation d’itinérance est une source immense de stress voire parfois de traumatismes. Il est souvent question, selon certaines études, d’isolement, de manque de sécurité, d’incertitude, de sentiment d’échec

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Comme chaque fois qu’on entend un préjugé ou une généralisation, il est bon de prendre ses distances et d’adopter une réflexion critique. La meilleure façon de se battre contre ces mythes ? Ne pas me prendre au mot : se renseigner, dialoguer, ou aller à la rencontre de camelots, par exemple !

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COMMUNIQUÉ Le lundi 11 juin 2018 Vers un chez soi : Une stratégie souple qui permettra davantage en matière de lutte à l’itinérance Publié par : Réseau solidarité itinérance du Québec RSIQ Communiqué de presse 11 juin 2018 Vers un chez soi : Une stratégie souple qui permettra davantage en matière de lutte à l’itinérance MONTRÉAL - Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) accueille positivement l’engagement du gouvernement fédéral à permettre aux communautés de déterminer ellesmêmes les priorités d’interventions sur leurs territoires et d’y déployer des initiatives diversifiées qui correspondent aux besoins des personnes itinérantes. Le retour d’une approche communautaire flexible conjugué à la confirmation d’investissements majeurs permettra aux groupes du Québec de rejoindre davantage de personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être.

partie la plus visible du phénomène ne permet pas de prévenir de nouvelles arrivées à la rue et ne rejoins pas l’ensemble des personnes itinérantes. Par exemple, Statistiques Canada estime que près d’une personne sur dix, au Canada, a vécu un ou des épisodes d’itinérance cachée qui diffère de l’itinérance visible et chronique. « Bien que certaines inquiétudes demeurent, nous constatons avec enthousiasme que le gouvernement fédéral a considéré les recommandations des groupes actifs en prévention et réduction de l’itinérance du Québec. Il s’agit d’une avancée importante! Au cours des dernières années, les membres du RSIQ ont fait pression sans relâche afin d’obtenir un financement adéquat et la reconnaissance effective de leur expertise, nous poursuivrons nos efforts afin d’assurer que l’intervention fédérale se déploie efficacement partout au Québec » déclare Mathieu Frappier, coordonnateur du RSIQ. -30Renseignements : Mathieu Frappier, coordonnateur du RSIQ, 514 662-4733 / coordination@rsiq.org

Pour déterminer leurs interventions, les ressources en itinérance considèrent les besoins des personnes, la situation des ressources et la conjecture régionale. Par le passé, cette contribution concertée de nos expertises a fait de l’exercice de planification communautaire un facteur clé de la réussite des investissements fédéraux. Cependant, les membres du RSIQ s’inquiètent de l’emphase persistante sur l’itinérance chronique et plus particulièrement sur l’instauration d’une cible spécifique chapeautant l’ensemble du programme Vers un chez soi. Concentrer les interventions sur la

AGA2018 du Portail de l’Outaouais. Monsieur Marcel Vachon, dirigeant à La Caisse Desjardins de Hull-Aylmer, un de nos partenaires financiers important de qui nous avons obtenu l’octroi de 35 000 $ sur trois ans, ici en compagnie du fondateur et directeur-éditeur de l’organisme. Merci à la Caisse Desjardins de Hull-Aylmer.

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MODE DE VIE SAIN Crédit photo : Gert Altmann (Pixabay)

PAR MARIE-CLAUDE BÉNAZET

L’univers dans lequel évoluaient mes parents était bien différent du nôtre. Ils sont nés au premier tiers du siècle dernier et, s’ils étaient nécessairement confrontés à la vie d’une manière plus rugueuse, ils participaient dans un monde qui parlait, généralement, le même langage moral, spirituel et éthique. Par exemple, l’éducation avait inculqué avec force les principes moraux judéo-chrétiens, la place des femmes et des hommes étaient encore relativement définie, les comportements des gens, sexuels, financiers et alimentaires, étaient normalisés. Il est évident que cela ne pouvait pas faire l’unanimité, mais généralement, d’un certain point de vue, la vie était plus simple. Les gens étaient globalement sur la même longueur d’onde et elle s’appuyait, dans l’ensemble, sur les principes de l’Église. De nos jours, le monde a totalement changé et il continue d’être en profonde mutation. Au Québec, des changements majeurs continuent d’avoir lieu. Le fait que je ne me sois jamais mariée, ne m’a strictement jamais causé d’ennuis, et le fait d’avoir eu des enfants hors mariage n’a jamais provoqué le moindre haussement de sourcil, sauf peut-être chez mes parents. Je parle du Québec, évidemment, dans la province voisine et dans l’État au sud de chez nous, c’est encore différent. Toujours est-il que je reviens à mon point de départ où je constatais que la vie semblait plus simple dans le « bon vieux temps ». La société s’érigeait autour de l’arbre du christianisme et toutes les questions concernant la vie étaient régulées. Du baptême à la naissance, à l’extrême-onction au moment du départ, les sacrements religieux guidaient les vies et du coup évitaient aux gens un grand nombre de questionnements. Ceci n’était ni bien ni mal, c’était ainsi.

Arbre de Vie

dérapages inévitables, nous sommes poussés à trouver une forme de maturation. Chacun doit entendre au fond de son être l’appel à ce qui le transcende et le dépasse ; laisser pousser son arbre intérieur, plutôt que de dépendre de celui qui nous avait été imposé de l’extérieur. Évidemment, cela demande une honnêteté et une lucidité totale. Sommes-nous prêts à ce voyage d’honnêteté et de lucidité ? Sommes-nous prêts à oser sortir de la norme à laquelle nous adhérons par défaut, celle qui est imposée par le monde virtuel de la performance et de la consommation à tout prix ? Alors que dans le « bon vieux temps », il y avait la possibilité de s’appuyer sur des principes de vie communs qui permettaient aux gens de s’y retrouver intérieurement, même s’il y a eu de très nombreux abus, aujourd’hui, les possibilités sont infinies. Cela crée une grande confusion. Si de nombreuses approches pullulent, certaines sont plus intéressantes que d’autres. Il y en a une qui me semble particulièrement puissante et c’est celle des principes des accords toltèques. Ils permettent d’appréhender le monde de manière plus droite. Don Miguel Ruiz, en 1997, a publié le livre : Les 4 accords toltèques. Je vous laisse méditer sur le premier accord qui est : « que ta parole soit impeccable ». J’aborderai les 4 accords dans la prochaine rubrique.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Je ne suis pas sociologue, mais je me permets de constater certaines choses et je sais, pourtant, que ce que je vois est teinté par ma lorgnette génétique, sociale, culturelle et j’en passe. Je me permets, néanmoins, de continuer puisque je suis lancée. Aujourd’hui, autour de quel arbre nous sommes-nous collectivement et individuellement rassemblés ? Je ne saurais le dire et je crois que c’est quelque chose qui cherche à se définir. Cependant, je constate que, d’un point de vue moral et spirituel, la porte est laissée grande ouverte. Et je ne pose aucun jugement là-dessus, non plus. C’est comme si, collectivement, malgré les

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PAR MICHEL PRÉVOST

UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI

D.U., président de la Société d’histoire de l’Outaouais

Jos Montferrand : roi des forêts de l’Outaouais ou pilier de tavernes ? L’Outaouais a le privilège d’être associée à l’une des plus grandes figures légendaires du Canada français, Jos Montferrand. Ce célèbre personnage est un héros de mon enfance, car mon grand-père maternel, William Drouin, qui avait été bucheron à Mattawa, en Ontario, me parlait souvent de ses exploits. Par surcroit, je suis un fier lointain cousin de ce personnage plus grand que nature. Bien qu’il soit très lié à l’Outaouais, l’homme fort ne vient pas d’ici. Il y passe toutefois 30 ans, attiré par l’industrie forestière, le moteur économique de notre région au XIXe siècle. C’est ici qu’il entre dans la légende, puisqu’il est impossible, même aujourd’hui, de savoir lesquels de ses exploits relèvent de l’histoire ou du folklore. Montferrand nait à Montréal en 1802. Ses exploits commencent en 1818 lorsqu’il chasse trois fiers-à-bras qui terrorisent son quartier. Avec son 1,93 m, le géant ne s’en laisse pas imposer. En 1827, Montferrand commence à parcourir l’Outaouais où il est tour à tour, bucheron, draveur, contremaitre de chantier et maitre de cages.

Après 1840, les exploits de Montferrand se font plus rares. Il ne parcourt plus les chantiers, mais dirige les cages de bois équarri vers Québec, ce qui demande beaucoup de talents. En 1857, il se retire à Montréal où il meurt en 1864. Remarié depuis peu à Esther Bertrand, il laisse un fils posthume. Montferrand entre dans la légende bien avant sa mort. Après la tradition orale, des écrits contribuent à grandir ses prouesses, plusieurs vont l’immortaliser, particulièrement l’historien Benjamin Sulte par l’imprimé et Gilles Vigneault par la chanson. Postes Canada immortalise en 1992 l’image du plus célèbre bucheron du pays. Cela dit, pour moi son plus grand exploit s’avère que l’on parle encore de lui plus de 150 ans après sa mort. Enfin, le palais de justice de Gatineau porte son nom depuis 1978 bien que ce choix soit critiqué lors de l’inauguration. En effet, des juges trouvent inapproprié de nommer leur palais de justice en l’honneur d’un « pilier de tavernes ». Sans nier que Montferrand aimait fréquenter ces lieux, je crois que mon lointain cousin mérite bien plus le titre glorieux de « roi des forêts de l’Outaouais ».

Ses exploits Montferrand aime sa vie errante qui l’amène dans les chantiers et tavernes où règne la loi du plus fort et où les costauds de chaque groupe ethnique doivent défendre l’honneur des leurs. Ces affrontements mettent en valeur la force, l’habilité et le courage, trois attributs que Montferrand possède plus que tout autre.

Pour mieux connaitre Montferrand voir : Michel Prévost, Jos Montferrand, figure légendaire de l’Outaouais dans l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française : http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-670/Jos_Montferrand,_figure_l%C3%A9gendaire_de_l%E2%80%99Outaouais. html#. WZNpLVXyitS

On ne compte plus ses exploits réels ou imaginaires, mais de tous ses hauts faits, le plus extraordinaire demeure sa bataille de 1829 sur le pont Union, aujourd’hui des Chaudières. Ce pont entre Bytown (Ottawa) et Wrightown (Hull) est le théâtre d’un conflit qui oppose des fiers-à-bras irlandais, les Shiners, aux Canadiens français. Les deux groupes se disputent les emplois dans l’industrie forestière. Les bagarres sont fréquentes aux chutes des Chaudières où des fiers-à-bras contrôlent le pont. C’est là que le chef des Canadiens français tombe dans une embuscade et met en déroute 150 Shiners. La scène est horrible, plusieurs des attaquants se retrouvent à l’eau et le sang coule du parapet dans la rivière.

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PLACE AU CITOYEN Lettre à mes cellules Mes chères cellules, Je vous ai réunies aujourd’hui pour vous dire que nous allons désormais changer de trajectoire. Car jusqu’ici, nous nous sommes laissé aller à suivre un programme désastreux : Il s’agissait de rester fidèle à la mémoire de nos ancêtres et de prendre un petit peu de leurs maladies, un petit peu de leurs faiblesses, un petit peu de leurs émotions, un petit peu de leurs souffrances, un petit peu de leurs limitations. Il eût paru indigne de s’octroyer une vie sans limites et dans le bonheur absolu alors que tous ces gens grâce auxquels nous détenons la vie avaient souffert, transpiré, vécu tant de manques avant de nous transmettre ce bien si précieux « la vie » ! Toutes ces vies antérieures dont nous avons ramené des programmes, des mémoires, de la culpabilité, des limitations, des handicaps, qu’il s’agisse d’une banale myopie ou de maladies bien plus graves, physiques et psychiques, voire mentales. Sans compter avec les entités qui partagent nos vies. Nous faisons parfois un long bout de chemin avec elles avant de pouvoir nous en défaire, et nous faisons nôtres tous leurs fonctionnements négatifs. Il ne faut pas oublier les difficultés dans lesquelles nous avons baigné depuis la vie intra-utérine : les émotions irrémédiables vécues par notre maman avant et pendant la conception, soit nous concernant directement, soit concernant sa relation avec des tiers, les évènements plus ou moins douloureux qui ont nourri cette période de sa vie. Et que dire de la façon parfois désastreuse avec laquelle nous avons géré les émotions de cette vie, et tout ce que nous avons accumulé personnellement de colères, haines, angoisses, chagrins, culpabilités, et peurs. Si je vous ai réunies aujourd’hui, mes chères cellules, c’est pour vous dire que nous avons les moyens de changer ces données. Nous allons mettre en route le programme annulation pour chacun des points précités. À partir d’aujourd’hui chaque cellule est investie du pouvoir d’annuler tout programme négatif lui appartenant en propre ou appartenant aux générations précédentes. Chaque cellule a déjà aussi reçu les informations positives contraires aux programmes négatifs. Il est demandé à chacune de se repasser entièrement le film contenu dans sa mémoire, d’annuler le programme négatif et de recréer un programme de santé absolue et de joie intégrale. CHAQUE CELLULE CRÉE MAINTENANT LE BIEN-ÊTRE. Vous en êtes toutes capables. Il suffit de vous faire confiance et de recréer le programme de base que toutes vous avez en mémoire, je vous le répète. Aucun échec n’est possible. Chaque cellule recrée maintenant un programme de perfection et de jeunesse. Chacune de vous va retourner maintenant au moment où toute trace de dysfonctionnement ou de maladie était encore absente.

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On y retourne maintenant ; c’est très bien. On se réapproprie le message de perfection ; c’est très bien... Ce schéma devient désormais la réalité de chaque cellule. Chacune de vous va maintenant repartir avec ces nouvelles injonctions. Soit le travail est déjà fait, soit il est en route et va se concrétiser, devenir la réalité, dans les jours, les semaines ou les quelques mois qui suivent, pour celles des cellules qui ont besoin d’un temps d’intégration plus long. Je vous remercie de votre écoute, mes chères cellules et de l’excellent travail que vous avez ou que vous allez fournir dans un très court délai.. Source : Mary Lequin, thérapeute en service de soins holistiques (France).

Lettre à ma vieille mère Eh oui, petite maman, tu as eu 96 hivers en février… Ces 96 hivers qui t’ont marqué l’âme, le cœur, le corps… Te voilà dans l’antichambre de la mort, à l’attendre une minute à la fois jour après jour, heure après heure, repas mou après repas mou, couche après couche… Tu t’accroches à ce restant de vie qui a été si dure avec toi… Toi, qui as dû, malgré toi, entrer dans le moule familial. Dans le moule des conventions de l’époque, si religieuses, si dogmatiques. Si « fais comme tout le monde et tais-toi ». Tu as malgré tout vécu en dehors des conventions, à ta façon, avec ta folie à toi, avec ta vision anxieuse du monde… Dans ton univers, peu de monde voulait entrer, même moi, j’ai fui le plus loin possible pour ne pas y être englouti… La « folle de la famille » a survécu à ses frères et sœurs !!! Celle qui a fait honte à sa fratrie… se retrouve seule face à cette mort ! Cette mort qui semble t’avoir oublié. Cette mort qui te laisse dans ton corps meurtri, aveugle et sourde… Aujourd’hui, malgré moi et les souvenirs plutôt douloureux de ta façon d’être mère, je te souhaite le repos… Je suis triste et ému en écrivant ces quelques lignes… Si triste de voir que tu as perdu ta « folie », ton énergie que j’ai si souvent haïe… Malgré les peines que j’ai pu vivre en ta présence, malgré la honte que j’ai portée si longtemps, je te souhaite de sortir de ce corps, je te souhaite d’accepter simplement la finalité de la vie… Aujourd’hui je suis triste et impuissant de te voir si amoindrie, si fragile, si petite devant la vie… Je sais que tu n’es pas en mesure d’entendre, pas en mesure de voir toute la tristesse de ceux qui te visitent. La peine de tous ceux et celles qui se désolent de voir ainsi s’allonger tes jours. En t’enlevant la vue et l’ouïe, la vie te joue peut-être un tour.

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Toi la femme anxieuse et angoissée que la mort fait atrocement peur. Il vaut peut-être mieux ne pas la voir venir cette mort sournoise… Elle attend peut-être que tu t’endormes dans les bras bienveillants de Morphée… Avant de te délivrer doucement de ce corps souffrant.

je t’ai remercié de m’avoir donné ce cadeau si précieux, le cadeau de la vie… Tu n’as rien vu avec tes yeux ni entendu avec tes oreilles… Tu sembles avoir vu avec ton cœur. Tu sembles avoir entendu avec ton âme.

Dimanche dernier, je suis allé te visiter dans ta chambre. Ce dimanche dernier, il s’est passé quelque chose d’inattendu. Ta main qui habituellement tient l’autre, les doigts entrelacés comme si tu faisais une prière. Ta main a doucement saisi la mienne et l’a agrippée. Ta main a tenu ma main comme jamais tu ne l’avais fait dans ta vie de mère. Il y avait dans cette main toute la tendresse maternelle que j’ai si souvent et en vain recherchée… Dans cette infinie tendresse, je t’ai aimé comme jamais… Dans cette main tendue, il y avait tout l’amour du monde… Dans cette main tendue, j’ai senti une demande de pardon… Ma main dans la tienne, je t’ai pardonné… Ma main dans la tienne,

Avec les larmes aux yeux, j’écris ce message. Je trouve difficile de te voir ainsi diminuée, de te voir si fragile, de te voir si vulnérable. Avec les larmes aux yeux, comme une bouteille lancée vers l’infini, j’espère que la mort entendra ma prière… et viendra tout doucement te chercher. On ne sait jamais, avec toutes les atrocités qui s’écrivent dans les journaux... La mort… lira peut-être cet article… Un fils attendri par cette main dans la sienne. xox

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RÉTABLISSEMENT

PAR CHRISTIAN GOSSELIN

Le mois dernier je vous ai parlé de victimisation et d’adversités. Finalement, ma capacité à être intérieurement intrinsèquement heureux, libre et joyeux repose entièrement à mes aptitudes à gérer les adversités de la vie pour en ressortir grandi, peu à peu, progressivement, de plus en plus serein, calme et en paix avec moi-même et donc, conséquemment avec autrui. Il est indéniable que les êtres humains ne naissent pas tous avec les mêmes forces et les mêmes habiletés. La résilience est aussi variable chez les humains que la musculature, la grandeur ou le quotient intellectuel. À nous de voir et reconnaître les forces de chacun, compatibles ou non dans ce cadre qui nous est malheureusement imposé. Peut-on être en accord sur le fait que le mode de vie de haute tension n’aide en rien ceux et celles qui sont munis d’une résilience moindre ? Certains sont dotés de forces nobles mais malheureusement inadaptées ou inutiles dans ce monde de performance et de rentabilité ? De plus, l’individualisme laisse ceux-ci pour compte et ce sont eux les « fautifs », les « inadéquats ». Nous avons créé un système, un cadre et ceux qui sont incapables de s’y mouler sont jugés,

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maltraités et exclus au lieu de recevoir nos excuses pour ce défaut de fabrication du système. Ils finissent par croire à nos sottises et croient que ce sont eux, les défauts de fabrication. Ils se croient indignes de vivre heureux, adoptent des comportements d’auto destruction et glissent rapidement vers le mépris d’eux-mêmes et de tout et tous et ce jusqu’à l’isolement, jusqu’à l’itinérance. J’ai été moi-même trop longtemps habité de cette croyance, habité du syndrome de l’intrus. Sortir de cet état de victimisation et, digne d‘exister, d’être, d’habiter l’espace commun, d’accueillir l’adversité de front comme une opportunité qui m’est envoyée exprès, moulée à mon besoin du moment dans un but précis, m’a d’abord exigé d’atteindre le seuil de tolérance à la souffrance. Delà, dès cet instant où la souffrance exécrable a fissuré mon ego, j’ai abdiqué devant « la Vie » et appris à l’accueillir avec amour. De tirer profit d’une adversité ne requiert aucune évaluation, aucun jugement ni aucune analyse. Le résultat est atteint par le simple fait d’être passé au travers, de l’avoir entièrement vécue. « The only way out is through » - la seule porte de sortie est au travers.

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PARCS ET

ESPACES VERTS

GATINEAU POUR LA VIE

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POINT DE VUE DU PROF

PAR NÉRÉ ST-AMAND Professeur titulaire École de service social, Université d’Ottawa

Un ministère de la maladie? Puisque la santé constitue un sujet des plus importants dans nos vies et dans les budgets de nos gouvernements, ce qui suit propose un autre regard sur la santé, sur notre santé en fait. Un regard constructif, qui souhaite améliorer les conditions de vie et de travail des gens et non le portefeuille des personnes qui se consacrent à leur statut social et à leurs intérêts personnels tout autant, sinon plus, qu’aux malaises des personnes qu’elles « soignent » . Ces nouvelles visions de santé remettraient en question l’insistance sur la maladie, les médicaments, de même que toutes ces personnes payées généreusement pour gérer nos bobos. Ces pratiques mettraient de côté ces petites pilules qui, au fond, ne règlent rien, mais rendent plus malades… Par exemple, des pilules antidépressives qui portent à la violence et même au suicide et qui, au détour, vous font prendre plusieurs kilos en quelques semaines, en amenant d’autres problèmes pour lesquels les seuls remèdes actuels, ce sont d’autres pilules… Un ministère renouvelé qui ferait du logement décent et sécuritaire un droit pour tous. Qui commencerait par admettre que des salaires de crève-faim amènent leur lot de malnutrition et tous les problèmes de mal-être, physiques et mentaux, qui s’ensuivent. Après une cinquantaine d’années où nous avons concentré tellement d’efforts sur la maladie, à investir dans le béton pour la gérer, à former des gens hyperspécialisés dans tous les malaises possibles, à gérer des programmes de formation tout aussi dispendieux que remplis de doutes sur leur efficacité, essayons une autre formule, totalement différente. Celle-ci visera à mettre de l’avant la santé des gens. Ces professionnels de la santé insisteront sur la nutrition plutôt que sur les pilules. Ces professionnels travailleront à éliminer la pauvreté, plutôt qu’à adopter un discours qui vise simplement à la réduire… Des personnes dévouées à des conditions de travail acceptables pour toutes et tous, où la violence ne fait pas partie du quotidien des personnes qui demandent de l’aide. Ces lignes directrices seront à la base d’un nouveau ministère… Dans cette nouvelle organisation, les professionnels de la santé travailleront en harmonie avec les naturopathes, les réseaux de pratiques alternatives, les thérapies par les animaux, les thérapies centrées sur le yoga, sur la méditation, reconnaissant ainsi que notre santé, il faut la préserver dans notre quotidien, dans le calme, la sérénité. Des retraites de silence en feront partie, de même que des thérapies du grand air, dans des lieux de tranquillité, des lieux où la musique contribuera à la détente plutôt qu’à augmenter le niveau de stress. Des thérapies du rire,

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cette faculté qui nous guérit du stress, seront non seulement reconnues, mais accueillies à bras ouverts plutôt que par un sourire de mépris. Évidemment, des comédiens feront aussi partie des équipes de soins. Il faut bien l’avouer : investir d’immenses sommes dans les hôpitaux n’apporte pas la santé, mais maintient la maladie, la « soigne » avec des gants blancs et tout ce qui vient avec. Qui en profite? Les personnes malades? Pas certain… les gens tout habillés de blanc? Peut-être… Les multinationales de la maladie, ici ou à l’étranger… c’est évident… les chiffres, les recherches le démontrent. En fait, pourquoi les médecins s’intéressent-ils tant à la maladie? Pourquoi la très grande majorité travaille-t-elle dans les soins, dans les hôpitaux, les cliniques, les bureaux qui poussent des pilules plutôt que de travailler au bonheur des gens? Pourquoi les médecins sont-ils tellement bien payés, alors qu’ils font si peu pour les pauvres, les défavorisés, sinon que d’endormir leurs douleurs, leurs désespoirs? Après tout, ils et elles ont prêté le serment d’Hippocrate, n’est-ce pas, et ont juré : « Je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice ». Dans un tel contexte, une des mesures importantes sera de ne pas nommer un-e médecin comme ministre de la Santé et de ne pas choisir un grand financier comme ministre des Finances. Ceci serait un faux départ, qui nous amènerait sur de fausses routes. L’histoire l’a démontré partout : ces personnes se concentrent sur du béton et sur des votes : constructions d’infrastructures de maladie, gestion de la maladie, tout en maintenant l’illusion que gérer la maladie constitue un bon « ministère de la Santé » et qu’un nombre plus grand de ces médecins améliorera notre santé. Non! Ce type de gens veut plus de lits d’hôpitaux, plus de dispensaires, plus de spécialistes… Décidément, il nous faut prendre un nouveau départ! Autre piste : puisque ce système a été géré depuis plus de 50 ans par des hommes, le prochain système donnera une chance aux femmes de présenter et d’implanter une vision de la santé holistique, à l’échelle humaine. Elles ont une autre vision des soins, des gens. Et les premières nations, ces cultures qu’on a massacrées depuis la colonisation en particulier, seront au cœur de notre nouveau système. Car les sages autochtones, ils et elles l’ont démontré, suggèrent un autre regard sur la vie, sur le développement, sur la santé holistique. En partant sur de telles bases, nous pourrons appeler cette nouvelle organisation un vrai ministère de la Santé.

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L’HABITATION

PAR LE ROHSCO

Les recours utilisés pour contrer les violences en logement dans les OSBL d’habitation Les conditions d’existence des femmes ont engendré plusieurs discussions au sein de la programmation du colloque du Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH, 2018). En ce sens, notons le forum Femmes et logement communautaire : situation, actions et perspectives ; la présentation du projet de recherche Rendre visible l’itinérance au féminin : Mieux connaitre le parcours des femmes en situation d’itinérance pour mieux agir ; et l’art militant Chaînes et résistance contre les violences vécues par les femmes locataires organisées par le Centre d’éducation et d’action des femmes (CEAF). Les témoignages de femmes ayant vécu des violences sexuelles et conjugales ont inspiré la conception du photoroman Chaînes et résistance. Afin de sensibiliser les congressistes à l’instabilité résidentielle de ces femmes locataires, une chambre d’hôtel avait été aménagée en logement. Chaque pièce et accessoire qui s’y trouvaient illustraient les témoignages de femmes ayant subi des agressions sexuelles chez elle de la part d’un concierge, d’un propriétaire, d’un cochambreur, d’un voisin. L’art militant décorait aussi l’appartement, puisqu’il permet de développer les capacités de résilience, individuelle, de groupe et collective pour affronter les difficultés de la vie. Les femmes sont particulièrement ciblées parce qu’au Québec 51 % des logements locatifs sont occupés par des femmes comparativement à 32,5 % pour leurs homologues masculins (RQOH, 2018). Pour ce qui est des OSBL d’habitation, 63 % des locataires sont des femmes. Puisque les femmes ont accès à moins de revenus de retraite, en vieillissant, la pauvreté des femmes s’accentue, 72 % des locataires séjournant dans les résidences communautaires ou privées pour ainés sont des femmes. En plus de la pauvreté comme violence structurelle, 75 % des femmes en situation d’instabilité résidentielle ont subi des situations d’abus, dont les violences verbales, psychologiques, économiques, sexuelles, physiques et spirituelles. À la suite de l’initiative d’un organisme montréalais qui découvrit l’omniprésence des agressions en logement de son quartier, le Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CEAF) en est venu à recueillir le témoignage de plus de 120 femmes agressées sexuellement (RQO, 2018). Les agressions rapportées proviennent des différents secteurs du marché locatif, immeubles appartenant à un propriétaire privé, maisons de chambres, ainsi qu’au sein des logements sociaux et communautaires. Après avoir publié le photoroman, le CEAF a entrepris une campagne nationale en mobilisant les organismes de défense de droits en logement, les centres de femmes et les organismes spécialisés sur les agressions sexuelles. Depuis mars 2018, un guide pour prévenir les violences et le harcèlement envers les femmes dans les OSBL d’habitation a

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été publié. D’autres actions pour perfectionner les sources de savoir et améliorer les services en OSBL d’habitation sont à venir comme publiciser le sujet dans les évènements publics et approfondir les connaissances existantes par des recherches scientifiques et la diffusion de publications. Au cours du printemps 2017, un questionnaire a été envoyé aux organismes communautaires en habitation du Québec afin de connaitre les recours utilisés pour contrer les violences en logement (RQOH, 2018). Au point de vue administratif, en plus du bail ou du code de vie, le locataire peut signer les règlements d’immeuble et un code éthique qui évoquent l’interdiction de toutes les formes de violence et les mesures qui seront prises en cas du non-respect de l’entente. Une déclaration de principes rappelant les valeurs et l’engagement peut aussi être adoptée dans les règlements généraux de l’organisme. L’organisme peut aussi classifier les situations de violences conjugales comme demandes prioritaires de relogement dans le Règlement d’attribution des logements à loyer modique. Quant à la pratique du soutien communautaire, elle constitue un levier pour prévenir et accompagner les personnes directement interpelées par les violences en logement (RQOH, 2018). Les interventions peuvent être orientées sur la crise, la gestion de conflits, les démarches administratives, répondre aux besoins de sécurité, guider les comités de locataires. L’organisme peut tisser des partenariats avec les organismes spécialisés dans les agressions sexuelles, les violences familiales et conjugales et le travail de milieu. De la documentation peut être envoyée aux locataires sur les droits en logement, les manifestations des violences, les abus envers les ainés et sur les différentes ressources disponibles. Des ateliers de sensibilisation peuvent être organisés pour former les locataires, mais aussi pour donner des outils aux intervenants et aux gestionnaires. Il peut s’agir de coordonner une conférence lors d’évènements spéciaux, de développer des outils d’éducation populaire ou de planifier des cafés-rencontres pour échanger, selon les besoins exprimés, en groupe mixte ou non mixte. Ce qui importe est de développer un réseau de soutien et de briser l’isolement social en offrant des activités valorisantes et plaisantes comme des sorties de groupe ou des repas collectifs. RQOH (2018). Femmes en OSBL d’habitation ; Itinérance et logement communautaire. Une question de dignité ; Guide pour prévenir les violences et le harcèlement envers les femmes dans les OBL d’habitation. Repéré à : https://rqoh.com

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La maladie de Lyme est transmise par la piqûre d’une tique infectée par une bactérie. Une tique mesure entre 1 et 3 mm avant de se nourrir de sang. Sa piqûre peut causer une rougeur qui s’étend à plus de 5 cm et qui peut ressembler à une cible. Si la maladie n’est pas traitée, elle peut causer de graves problèmes de santé dans les semaines, les mois ou les années qui suivent la piqûre. Les tiques vivent dans les forêts, les boisés et les herbes hautes et sont présentes en Outaouais. Les risques d'attraper la maladie de Lyme sont généralement faibles sauf dans le secteur du Pontiac où il est plus important. Si vous présentez des symptômes de la maladie de Lyme dans les 30 jours après avoir été piqué, consultez un médecin et apportez-lui la tique. Si vous avez été piqué par une tique dans le Pontiac, appelez le 811 option 1, Info-Santé, même si vous ne présentez pas de symptômes. Un traitement préventif pourrait vous être recommandé. Visitez notre site Web pour plus de détails sur la maladie de Lyme.

*Adopté par le conseil ce 14 juin 2016

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CISSS-Outaouais.gouv.qc.ca

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RÉTABLISSEMENT

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COURAGE ENSOLEILLÉ COURAGE ENSOLEILLÉ FORCE GRANDIR HUMILITÉ MOTIVATION MÉDITATION OPTIMISME

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PAIX PARDON POSITIVISME POUVOIR PUISSANCE RENAISSANCE SAGESSE SPIRITUALITÉ

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