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JAN. 2019

L’ENTREVUE L’importance du moment présent p.6

avec Clo

& Seb

Pénurie de logements p.12

Crédit photo : Christian Gosselin

Les 5 accords Toltèques p.19

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L’ÉDITORIAL

PAR CHRISTIAN GOSSELIN Éditeur

Janvier2018-édito

C’est l’hiver

C’est l’hiver, je veux dormir, du moins ralentir. Encore ici l’espèce humaine fait différent des autres espèces qui eux, intelligents, ralentissent ou encore mieux, s’endorment tout l’hiver. Nous ben, on prend des vitamines artificielles et plus de café. L’hiver est dur; le corps travaille contre le froid, le soleil est beaucoup moins présent, on joue moins dehors, je veux dormir, hiberner jusqu’en avril, m’enfermer chez-moi bien au chaud et m’intérioriser, lire, créer, dormir, jeûner, me reposer. Et vous ? SShhhhhhhhh…….

Crédit photo : Christian Gosselin

C’est l’hiver, je veux dormir, du moins ralentir. Encore ici l’espèce humaine fait différent des autres espèces qui eux, intelligents, ralentissent ou encore mieux, s’endorment tout l’hiver. Nous ben, on prend des vitamines artificielles et plus de café. L’hiver est dur; le corps travaille contre le froid, le soleil est beaucoup moins présent, on joue moins dehors, je veux dormir, hiberner jusqu’en avril, m’enfermer chez-moi bien au chaud et m’intérioriser, lire, créer, dormir, jeûner, me reposer. Et vous ? SShhhhhhhhh…….

SOMMAIRE

Photo crédit : Christian Gosselin

4 - L’ENTREVUE 6 - VIE SPIRITUELLE 8 - DE LARUE 9 - ELLES 10 - RÉTABLISSEMENT 11 - UNE JOURNÉE AU GÎTE 12 - LE MOT DU CRIO

13 - REGARD VIF 14 - UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI 16 - POINT DE VUE DU PROF 18 - HUMOUR 19 - PSYCHOYOGIE 22 - L’HABITATION

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L’ENTREVUE

PAR JOSIÈVE BISSON Auteure de Qu’en penses-tu ? Étudiante en psychologie

Clo & Seb Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas Clo&Seb, ce sont deux êtres vraiment généreux. Ce duo est composé d’un frère et d’une sœur Hullois qui font de la musique folk acoustique, avec un background country, ensemble depuis maintenant un an. Plus précisément, Sébastien Bertrand joue de la guitare et d’autres instruments, comme le banjo, et fait aussi plutôt les back vocals, tandis que Claudia Bertrand livre sa jolie voix. Ensemble, leur propre contraste forme une magnifique harmonie. Ces frangins ont eu leur propre parcours musical. Seb a fait partie de quelques bands au cours de sa vie et présentement, il a aussi un projet musical personnel, alors que Clo a fait partie du groupe Saphir Avenue pendant 3 ans. En novembre, nous nous sommes donné rendez-vous au Troquet autour d’un verre afin de faire la présente entrevue. Fun fact, nous aurions pu jaser vraiment plus, mais nous avons dû couper notre entrevue après une heure de temps, car un événement était organisé et tout le monde était silencieux, sauf nous! Alors on s’est mis à chuchoter, mais c’était difficile de s’entendre ! Au final, nous avons cessé l’entrevue, mais heureusement, j’avais tout le matériel nécessaire pour écrire cet article! Le Portail : Avez-vous un public cible? Seb : C’est assez vaste. Des fois on a fait des spectacles dans un genre de resto-bar ou des petites salles, plutôt intimes. Donc, on n’a pas vraiment de public cible. Clo : J’pense que non. J’ai été surprise parce que y’a de mes amis qui écoutent du métal et qui ont aimé ça, autant que des personnes âgées ou des jeunes. J’pense que c’est un passepartout. Seb : C’est notre toune Sitting in the office qui nous a pas mal propulsés depuis le début. Quand on l’a inventé, on n’avait pas

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vraiment pensé à quel genre on allait faire. Ça été du folk naturel en d’dans de nous qui est sorti. Pour l’instant, ce duo ne pense pas sortir d’album puisque l’ère des médias sociaux leur suffit afin de faire connaître leur musique. Ils sont d’ailleurs en train de faire les démarches pour mettre leurs chansons sur Spotify. Par contre, si quelqu’un les approchait pour sortir un album, Claudia et Sébastien ne seraient peut-être pas contre l’idée de le faire. De plus, en ce moment, ils enregistrent leur musique dans le studio amateur chez Seb et ils sont bien satisfaits du résultat. Le Portail : Autre que la musique, c’est quoi vos jobs? Clo : Bien, moi je travaille au magasin de vélo, Cycle Bertrand. Dans le fond, on travaille les deux là. Moi j’fais la comptabilité, je m’occupe des médias sociaux, de l’administration, un peu de tout je dirais. Lui dans le fond, ça fait 20 ans qu’il est là pour s’occuper de la vente puis de la gestion. Seb : Ouin, tout ce qui n’est pas de la comptabilité dans le fond…m’occuper des employés, etc. Bien que Claudia et Sébastien se côtoient beaucoup, leur relation est très bonne. Leur secret? Une bonne communication! Dès que quelque chose ne va pas ou qu’ils ne sont pas d’accord sur un point, il est hors de question de garder le tout en dedans. Le Portail : Qui écrit la musique? Seb : C’est pas mal égal! Clo : Ouais, on écrit ensemble. Des fois je commence une phrase et Seb la fini. Par la musique, on se comprend très bien.

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Seb : Toi Clo, tu créés la mélodie de la voix et moi j’écris la mélodie musicale. Pour les paroles, c’est pas mal 50/50. Pis ça marche bien! Le Portail : Vous venez d’un milieu musical? Seb : Nos deux parents jouaient de la guitare de façon amateure et chantaient les deux, puis y’avait toujours du Country dans le background. Le Portail : À quoi ressemblait votre enfance? Seb : C’était assez bien encadré, avec des bons parents. Sinon, on a vécu une adolescence de jeunes qui se cherchent. Clo : Seb, lui, était plus sur la fête. Il était populaire, avait beaucoup d’amis. Il brassait dans la maison! (Rires) Moi, j’étais plus la petite fille studieuse, qui faisait pas de bruit. J’étais comme un peu effacée dans ça, mais à un moment-donné, j’ai comme pogné une p’tite révolte, mais tard! J’ai eu ma crise d’adolescence, mais en retard! (Rires) Claudia et Sébastien ont 5 ans de différence, Seb étant l’aîné. Malgré leurs différences en étant plus jeunes, plus ils vieillissent, plus ils se rapprochent et se retrouvent. À l’adolescence, Seb jouait dans des bands et donnait quelques spectacles. Sa petite sœur aimait bien écouter les pratiques de band dans le sous-sol! Leur personnalité propre n’a toutefois pas tant changé : Seb est un gars confiant et aller sur scène est chose naturelle pour lui. Même lors des « photoshoots », il garde son allure décontractée. Pour sa part, Claudia a confié être plus timide. Le Portail : Quelles sont vos valeurs? Clo : Bah moi j’ai beaucoup de valeurs, plutôt écologiques. J’aime beaucoup la Terre. J’ai développé depuis 5 ans un côté plus spirituel. J’essaye de m’éloigner de tout ce qui est superficiel. Je crois en un meilleur monde et chaque jour, j’essaye de faire des actions pour faire le meilleur. C’est pas mal ça mes valeurs en ce moment.

Clo : J’pense que ça peut arriver à tout le monde. J’ai vécu quelques claques dans face quand tout allait bien, que tout était beau. J’ai la chance d’avoir des bons parents qui m’ont aidé pendant c’temps-là, mais si j’avais été toute seule, je sais pas? Donc j’pense qu’on doit mettre de côté notre jugement, qu’on doit être empathique parce que ça peut nous arriver à tous. On doit s’entraider en tant que société et pas traiter les itinérants comme si c’était leur choix…ces gens-là sont là pour une raison et il faut être empathique. Pas nécessairement les prendre en pitié, mais il ne faut surtout pas les juger. Seb : Avant, j’avais peur d’approcher les itinérants…je ne savais pas quoi faire ou quoi leur dire, mais à un moment-donné, j’me suis ouvert à ça et maintenant des fois, j’vais leur parler. Avec le magasin, on a la chance de redonner à la société, comme une fois où on a fourni des vélos à des enfants plus pauvres à des prix très bas. C’est ici que notre entrevue a dû couper parce que le silence était dorénavant de mise dans la salle du Troquet! On a eu beau chuchoter, il m’était impossible d’entendre quoi que ce soit au travers de l’enregistreur vocal!

AU GATINE POUR LA VIE

Comme constaté, Claudia se range plutôt sur un côté écolo. Yoga, méditation, petits gestes pour l’environnement, comme le compost ou consommer des aliments en vrac, font partie de son quotidien. Seb : Moi j’pense que mes valeurs sont au travers de mon côté musical et sportif. J’ai un côté vraiment « drive » au niveau du sport. Avec le magasin, j’essaye d’amener les gens vers un côté plus écologique… on essaye de faire des petites différences en encourageant le vélo comme moyen de transport. J’ai des valeurs plus sportives, comme la santé, se garder en forme. J’aime aider les gens à se garder en forme et les encourager positivement, ce, que ce soit dans la musique ou dans le sport. Aussi, la nature et le plein-air font partie de mes valeurs.

UNE QUE BIBLIOTHÈS POUR TOU es Espac illants es accue aux et revu Journ ateurs e thequ Ordin biblio u.ca/

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Le Portail : Vos réactions face à l’itinérance? PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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VIE SPIRITUELLE Crédit photo : Yummymoon/Pixabay

PAR PAULE FONT

Le passé n’est plus. Le futur n’est pas encore arrivé. Le seul élément de notre quotidien sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, de changer et d’être heureux est le moment présent. En cherchant le bonheur dans le passé ou le futur, on s’éloigne du précieux trésor qu’est le moment présent. Il est un trésor, car il recèle d’infinies possibilités à celui qui connait son esprit. Apprendre à connaitre son esprit, c’est apprendre à trouver le bonheur, à apprécier le moment présent. Bouddha dit : « L’esprit est clair et lumineux, les impuretés sont temporaires ». Vivons dans la joie au quotidien ! La joie et le bonheur sont toujours présents en nous, ils sont simplement voilés par nos pensées et par les événements bouleversants de notre vie. Comment peut-on trouver la joie dans le quotidien, peu importe la situation dans laquelle on se trouve ? La philosophie bouddhiste offre des outils de réflexion et de transformation de l’esprit puissants pour faire de notre vie quelque chose de joyeux et de positif ! Au sein de la philosophie bouddhiste existent différentes positions philosophiques quant à l’existence ou l’inexistence du passé et du futur. Je vous présente celle qui affirme que le passé et le futur n’existent pas et que tout ce qui existe fait partie du moment présent (École du Dalaï-Lama). Le bonheur et la souffrance du passé ne subsistent qu’en tant que souvenirs conceptuels, car ils ne peuvent être expérimentés ou vécus directement. Ce qui est appelé « passé » l’est seulement en relation avec le présent. De même, le futur est appelé ainsi en relation avec le moment présent.

L’importance du moment présent En se rappelant une action négative, elle nous perturbera et on développera l’aversion. Les souvenirs qui ne font pas partie de ces deux catégories généreront la confusion. Ainsi, rien ne pourrait être plus décevant et désappointant que de passer beaucoup de temps à ressasser le passé. Notre vie humaine deviendrait vide de sens. Le futur non plus n’existe pas. Par exemple, tous nos projets futurs, grands ou petits, sont illusoires et n’existent que par le pouvoir de la création mentale. Ils ne font pas partie du présent, pour la simple raison qu’ils font partie du futur. Nous ne pouvons donc pas profiter dans le présent de ces projets futurs. En plaçant une confiance exagérée dans les projets futurs, l’esprit sera perturbé et cela créera des difficultés. De plus, il n’y a aucune certitude que ceux-ci se réaliseront. Il est cependant inutile de mentionner qu’il faut absolument mettre des efforts pour la réalisation de nos projets. Nous vivons tous des problèmes de ce genre à cause de notre confusion mentale par rapport au futur. Bien qu’en général passé et futur n’existent pas, en ce qui concerne une fleur par exemple, il est possible de parler de son passé, de son futur, etc. Passé et futur ne sont que de simples désignations conceptuelles. Ils n’existent pas réellement et concrètement dans le moment présent. Même si l’époque actuelle connait une avancée matérielle et technologique extraordinaire, nous n’avons pas encore trouvé la technique permettant de transformer notre esprit afin de trouver le bonheur intérieur.

Si nous pensons beaucoup aux événements du passé, cela créera les causes de la souffrance : attachement, aversion et confusion.

On dit qu’autrefois, il fallait six mois afin d’atteindre le calme mental. De nos jours, cela doit demander plus de temps... L’importance d’accomplir ses désirs dans le moment présent. Il importe d’agir dans le moment présent afin de trouver le bonheur souhaité et d’éliminer les souffrances indésirables.

Par exemple, en se remémorant une action positive passée, on s’y accrochera et on développera le désir-attachement.

Ce choix entre bonheur et souffrance repose présentement entre nos mains. La recherche du bonheur et l’élimination de la souf-

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france ne dépendent que d’une seule personne : soi-même. Le bonheur et la souffrance ne proviennent pas de l’extérieur ou de quelqu’un d’autre. Si le simple souhait d’être heureux nous rendait heureux, tout le monde serait heureux et personne ne souffrirait, parce que c’est ce que tous désirent. Rechercher le bonheur implique donc d’identifier le bonheur souhaité et d’en cultiver les causes dès maintenant. De même, éliminer la souffrance signifie de reconnaitre la souffrance et d’en abandonner les causes dès maintenant. De plus, il est difficile d’identifier ce qu’est réellement le moment présent. En effet, il est dit dans les textes bouddhistes que la plus infime unité de temps qui nous soit perceptible se divise encore ellemême en soixante-quatre micro-unités. En y réfléchissant bien, on constate que la condition de vie humaine est fugace (ne dure pas, disparait) et que la souffrance et le bonheur reposent sur cette fugacité. Ainsi, la fugacité peut être divisée de plusieurs façons, mais on peut en retenir deux divisions : - la fugacité d’achèvement d’une action, - la fugacité du temps infime. La fugacité d’achèvement d’une action inclut plusieurs éléments, par exemple : la fugacité du début de la vie d’un homme jusqu’à sa mort ; la fugacité du moment où l’on se couche le soir jusqu’au moment du lever, etc. Ainsi, c’est se tromper que de n’éprouver aucune déception d’avoir laissé filer notre vie humaine si fugace et au contraire, d’éprouver de la déception lorsque nos projets mondains ne réussissent pas complètement.

Méditons dès maintenant afin de réaliser la nature lumineuse de notre esprit. Quels sont les exemples et les preuves démontrant la nature lumineuse de l’esprit ? Il est dit que l’essence fondamentale du continuum mental d’un être sensible est par nature pure et lumineuse, comme le ciel est naturellement sans nuages. De même, la nature de l’eau est d’être sans polluants et la nature de l’or est d’être sans impuretés. Maitreya, maitre indien a dit : « Telle un joyau, le ciel et l’eau pure, sa nature a toujours été sans perturbations. » Quelqu’un pourrait demander : « Comme la nature de l’esprit a toujours été libre de perturbations, alors pourquoi doit-on méditer maintenant ? » Bien que la nature de l’esprit ait toujours été libre de perturbations, les émotions perturbatrices occasionnelles voilent sa vraie nature. On dit donc que l’on doit méditer maintenant, afin de les éliminer. Quelles sont ces émotions perturbatrices occasionnelles qui voilent l’esprit ? Ce sont l’attachement, l’aversion et la confusion. S’il est impossible de les éliminer maintenant, il sera aussi impossible de profiter de la nature lumineuse de l’esprit. Il importe donc d’appliquer les antidotes qui permettront d’éliminer chacune de ces émotions perturbatrices. Nous avons besoin respectivement du lâcher-prise, de la tolérance et de la sagesse. Afin de s’engager dans ces trois bonnes voies, entrainons-nous avec aspiration, et alors viendra l’effort joyeux. Le Maitre, Lama Samten dit souvent : « Tous les êtres sensibles aspirent au bonheur et tous veulent échapper à la souffrance, et ne la désirent pas. C’est fondamental. »

Pour cette raison, il ne faut gaspiller aucun instant de notre vie humaine.

À votre service depuis 1924 819.778.2122 | info@duprogres.ca PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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pas.

Fort heureusement, de plus en plus d’êtres <ré abondamment et avec force détails des sombres desseins q l’établissement de ce nouvel ordre.

DE LARUE Crédit photo : Pixabay (Geralt)

- Celui qui n'est pas avec moi est contre mo n'assemble pas avec moi disperse2.

Les motivations qui poussent les contestataires de l’établissement d’un nouvel ordre mondial (N.O.M) sont-elles f-o-n-d-a-me-n-t-a-l-e-m-e-n-t les bonnes? Ces protestataires connaissent-ils les fondements véritables des magnats de la finance1, lesquels contrôlent indubitablement notre monde actuel? Je ne le crois pas. Fort heureusement, de plus en plus d’êtres <réveillés> traitent abondamment et avec force détails des sombres desseins que sous-tend l’établissement de ce nouvel ordre. - Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’as semble pas avec moi disperse2. Pour l’auteur des présentes lignes, il ne fait aucun doute que ce nouvel ordre mondial vise la déshumanisation de notre univers actuel par le biais d’un contrôle extrêmement subtil des mentalités, voire de l’âme, des principes, de la morale des habitants de notre planète. Déjà en 1985, le Père Régimbald et Serge MONAST4 mettaient la société en garde contre cette tentative de jeter les bases de ce Nouvel Ordre Mondial, cautionnée incidemment par des centaines de politiciens inconscients ou véreux. Les visées mondialistes des dirigeants successifs de la planète ne datent pas d’hier. En effet, les signes sataniques des Illuminatis et des francs-maçons figurent depuis belle lurette sur les billets de 1$ américains5. Les percées mondialistes deviennent de plus en plus évidentes dans notre quotidien. Voici en résumé certaines de ces manifestations :

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Pour l’auteur des présentes lignes, il ne fait auc ordre mondial vise la déshumanisation de notre univers act contrôle extrêmement subtil des mentalités, voire de l’âme morale des habitants de notre planète. Déjà en 1985, le Pè MONAST4 mettaient la société en garde contre cette tentati ce Nouvel Ordre Mondial, cautionnée incidemment par des inconscients ou véreux.

Un nouvel ordre mondial : non merci!

Les visées mondialistes des dirigeants successif pas d’hier. En effet, les signes sataniques des Illuminatis et figurent depuis belle lurette sur les billets de 1$ américains mondialistes deviennent de plus en plus évidentes dans no résumé certaines de ces manifestations :

1- Infestation progressive, telle un véritable raz-de-marée, 1- Infestation progressive, telle un véritable raz-de-ma du domaine de la musique, de la publicité, de la mode, de la musique, de la publicité, de la mode, de la politique politique, etc. 2- Globalisation (mondialisation) 2- Globalisation (mondialisation) de l’économie.de l’économie. 3- Contrôle informatique de plus en plus autorités. 3- Contrôle informatique de marqué plus endes plus marqué des a 4- Pullulement des sociétés (Illuminatis, francs-maçons, 4- Pullulement dessecrètes sociétés secrètes (Illuminatis, franc scientologie. Églises satanistes, etc.).

Églises satanistes, etc.).

Combien dès lors il importe que les <véritables> adversaires de Combien dès lors il importe que les <véritables ce nouvel ordre mondial se renseignent et participent activenouvel ordre mondial et participent ment à cette véritable levéese de renseignent boucliers qui s’est déjà amorcée activem de boucliers qui s’est déjà amorcée chez <réveillés chez les plus <réveillés> de notre société en grand les péril,plus tant au niveau queau spirituel! À bon entendeur! grandpsychique péril, tant niveau psychique que spirituel! À bon e

NOVUS ORDO SECLORUM (N.O.M)

1 https://www.youtube.com/watch?v=qymRWy2G7Ks. https://www.youtube.com/watch?v=qymRWy2G7Ks. Matthieu 12, 12, 30. 30. 2 Matthieu 3 https://www.youtube.com/watch?v=qGeppbB3rwU. https://www.youtube.com/watch?v=qGeppbB3rwU. 3 4 https://www.youtube.com/watch?v=us0DitkApsA. https://www.youtube 4 https://www.youtube.com/watch?v=us0DitkApsA. https://www. 5 L’œil de Satan et de la surveillance généralisée. Également figure la pyr youtube.com/watch?v=7eHlD6Hh4EM. Le billet de 1 dollar est à l’image de cette nation, créée de toutes pièces p 5 L’œilsade Satan etdu demonde la surveillance généralisée. dans conquête : une nation qui, dès Également le départ, est dirigée en figure la pyramide despar Illuminatis. secrètes, et financée la finance apatride qui prend son envol à peu prè Le billet de 1 dollar est à l’image de cette nation, créée de toutes pièces pour être le bras droit de Satan dans sa conquête du monde : une nation qui, dès le départ, est dirigée en sous-main par les sociétés secrètes, et financée par la finance apatride qui prend son envol à peu près à cette même époque.

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Paroles de femmes À la suite d’un séjour en ELLES maison d’héberg

PAR LIBÈRE-ELLES PAR MAISON GUY LARUE

Paroles de femmes À la suite d’un séjour en maison d’hébergement

Saviez-vous que la violence conjugale est un des crimes le plus difficile à policières? Pourquoi? À cause de la relation qui unit la victime à son agre difficile pour une femme de dénoncer son conjoint violent parce qu’elle a Saviez-vous que la violence conjugale est un des crimes le plus « Merci beaucoup pour tout. J’ai rencontré des intervenantes pourrait changer, parce qu’elle a l’impression qu’elle doit lui être fidèle e difficile à dénoncer aux autorités policières? Pourquoi? À cause formidables. Je pars d’ici avec des outils, mais surtout le cœur de la relation qui unit la victime à son agresseur. Il est parfois rempli d’amour envers ces personnes. » qu’elle souhaiterait que tout s’arrange pour ses enfants, ou encore parce très difficile pour une femme de dénoncer son conjoint violent de son conjoint, et elle ne croit pas pouvoir s’en sortir sans lui. Les conjo parce qu’elle a encore espoir qu’il pourrait changer, parce « I will miss the house, all the staff are wonderful. » qu’elle a l’impression qu’elle doit lui être fidèle et ned’ailleurs souvent manipulateurs implantent régulièrement cette idée da pas lui nuire,

parce qu’elle souhaiterait que tout s’arrange pour ses enfants, « Je me sens vraiment triste de vous laisser et je me suis très Les statistiques d’hébergement 2016-2017 du Regroupement des maiso ou encore parce qu’elle dépend du revenu de son conjoint, reconnaissante envers vous car vous m’avez beaucoup aidé et elle ne croit pas pouvoir s’en sortir sans lui. Les conjoints durant mon séjour au Canada. Grand et mille mercis a toute de violence conjugale et de la Fédération des maisons d’hébergement po violents qui sont d’ailleurs souvent manipulateurs implantent l’équipe de la maison. » 79 maisons d’hébergements membres au Québec, démontrent qu’elles o régulièrement cette idée dans la tête de leurs victimes. et enfants au total. Au total, 109 maisons sont établies dans toutes les ré « Je voulais juste vous dire à vous tous merci pour tout ce que Les statistiques d’hébergement 2016-2017 du Regroupement vous avez fait pour moi. Je n’aurais pas passé à travers si vous donc voir que les maisons d’hébergements sont importantes au Québec p des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et n’aviez pas été là pour m’écouter, pour me consoler, pour me de la Fédération des maisons d’hébergement pour beaucoup de femmes et à leurs enfants d’obtenir de l’aide et d’être accom femmes qui donner des conseils. Je vais revenir certain pour le party de regroupent 79 maisons d’hébergements membres au Québec, Noël c’est garanti. Je vous aime tous merci pour tout. Je vous situation difficile qu’est la violence conjugale. démontrent qu’elles ont accueilli 8 938 femmes et enfants au aime! » total. Au total, 109 maisons sont établies dans toutes les régions Au cours des années 2017 et 2018, la Maison Libère-Elles a accueilli à ell du Québec. On peut donc voir que les maisons d’hébergements « À mon départ, je me sens… Remplie d’excellents souvenirs enfants, dont 60 % ont eu besoin d’hébergement à cause de la violence c sont importantes au Québec parce qu’elles permettent à beaudes intervenantes, libérée, super bien équipée, motivée, heucoup de femmes et à leurs enfants d’obtenir de l’aide et d’être reuse. Toutes les informations, discussions, ateliers et activités, témoignages démontrant les bienfaits que les maisons d’hébergements p accompagnés dans cette situation difficile qu’est la violence interventions que j’ai reçues et/ou participé m’ont enrichie! Bravo femmes. Ces témoignages sont de véritables témoignages de femmes aya conjugale. à toute l’équipe! »

l’hébergement à la Maison Libère-Elles.

Au cours des années 2017 et 2018, la Maison Libère-Elles a accueilli à elle seule 120 femmes et 64 enfants, dont 60 % ont eu besoin d’hébergement à cause de la violence conjugale. Voici quelques témoignages démontrant les bienfaits que les maisons d’hébergements peuvent avoir sur les femmes. Ces témoignages sont de véritables témoignages de femmes ayant bénéficié de l’hébergement à la Maison Libère-Elles. « On m’a remis une liste de ressource de ma région! Quelle joie d’avoir ça! » « Vous êtes des fées du cœur et du logis, merci! »

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« À mon départ, je me sens… Super bien, heureuse, joyeuse! » « À mon départ, je me sens… En sécurité et libre. La joie de vivre reprend de plus en plus sachant que vous existez. »

N’hésitez pas à demander de l’aide. Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez contacter SOS Violence conjugale (1-800-363-9010) ou les maisons d’hébergements de l’Outaouais dont la Maison Libère-Elles (819 827-4044) qui offre des services d’aide, d’écoute et d’hébergement 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

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RÉTABLISSEMENT

PAR CHRISTIAN GOSSELIN

Si toi tu as un toit Je le dis et je le répète, nous sommes tous, pour ceux qui le reconnaissent, en rétablissement à un niveau ou l’autre. Nous n’avons pas tous été munis des mêmes forces ni confrontés aux mêmes défis, non. Certains naissent beaux, grands et forts, d’autres petits et frêles. Certains naissent super intelligents alors que d’autres beaucoup moins. Certains naissent avec une santé de fer et d’autres malades. Certains naissent avec des habiletés sociales exceptionnelles alors que d’autres se renferment et vivent dans la solitude. Certains sont génétiquement confrontés à des défis trop puissants pour leur seule force humaine alors que d’autres, à première vue, ont tout pour eux. À un degré ou l’autre, nous avons tous des défis et des défaillances quelconques à travailler. Mais pour des raisons qui m’échappent encore aujourd’hui, certains de ces défis sont socialement beaucoup plus acceptés que d’autres et certains carrément rejetés et jugés. Personne ne choisit ses défis, ni ses capacités à les surmonter, c’est ainsi. Il ne s’agit pas de comprendre pourquoi, ni d’évaluer, de comparer ni de juger mais bien de tenter de trouver les forces de chacun, de tenter de laisser sa place à chacun et surtout, de manifester de l’empathie pour les moins nantis que nous. On s’en sort tous ou on n’en sort pas, je dis.

Si toi tu as un toit, dis merci. Si toi tu as un emploi, dis merci Si tu as un frigo bien garni, dis merci Si tu as un bain bien chaud, dis merci Si tu as un bon lit confortable et douillet, dis merci Si toi tu as une famille aux liens serrés dis vraiment merci Si toi tu ne souffres pas d’anxiété sévère, dis merci Si toi tu ne souffres pas de dépendances aux substances, dis merci Si toi tu n’as pas de défis sérieux de santé mentale, dis merci Si toi tu es muni d’habiletés pour bien subvenir à tes besoins, dis merci Si toi tu es doué pour acquérir des biens au-delà de tes besoins de base, d’abord apprécie et puis, dis merci Si finalement tu n’as pas de défis ni de contraintes totalement incapacitantes et que tu es naturellement muni de capacités fonctionnelles et performantes, sache d’abord qu’elles t’ont été gratuitement données, que tu n’as donc aucun mérite à cet égard, soit reconnaissant, dis merci et stp aie de l’empathie pour ceux qui n’ont pas eu cette même grâce.

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UNE JOURNÉE AU GÎTE

Le mois de janvier, c’est le temps de repartir en neuf, c’est le temps des résolutions et c’est le retour au travail pour plusieurs, après des petites vacances. C’est le retour des partys de famille, des excès de bouffe et bien souvent d’autres choses ! C’est aussi pour certains l’occasion de faire le bilan de leur année, des bons coups et des moins bons. Alors, ici au Gîte, nous avons fait le nôtre. Nous avons regardé nos réussites, comme l’implantation de nos nouveaux séjours, les projets réalisés pour et par les personnes rejointes par les services. Nous nous sommes penchés sur les obstacles qu’il nous reste à surmonter, comme le manque de services appropriés dans la région ou les situations de nos usagers et usagères qui nous paraissent de plus en plus complexes. Et puis nous nous sommes demandés, comment est-ce qu’on commence l’année ? Sur quelle note quittons-nous 2018 ?

Pendant ce temps, on garde le moral, ce travail-là nous revient. Pour ce qui est des personnes en situation d’itinérance que nous côtoyons, elles, elles sont en guérison. Même si on aperçoit une pointe d’amertume au premier coup d’œil, ce texte se veut en réalité un message d’espoir. C’est notre façon de vous dire un gros merci et de vous assurer qu’on ne lâche pas le morceau. Qui sait, c’est peut-être en 2019 que nous gagnerons cette grande bataille. D’ici là, vous savez où nous trouver, 85 rue Morin, nous sommes là à l’année ! Marie-Claude, de l’équipe du Gîte

Et bien en premier, on commence l’année le cœur rempli de gratitude parce que le temps des fêtes, c’est la période où l’on reçoit le plus de dons. Nos garde-mangers sont pleins à craquer, nous avons des vêtements à redistribuer et notre personnel est rechargé ! On commence l’année reconnaissant. Reconnaissants de voir tout le travail que la communauté nous permet d’accomplir, mais aussi d’avoir passé un temps des fêtes entouré de nos familles et amis, puisque ce n’est pas le cas de tous, nous sommes bien placés pour le savoir. On se sent aussi déterminés. Les dernières semaines chargées en émotions, de belles et de moins agréables, nous ont permis de nous rappeler pourquoi on s’implique dans la cause. L’objectif c’est d’éradiquer l’itinérance une bonne fois pour toutes ! Il nous fait un grand plaisir de réveillonner avec nos usagers, mais le plus beau Noël, ce sera celui où nous serons les seuls au Gîte le 25 décembre. Finalement, on commence l’année plutôt du bon pied, mais il va falloir travailler fort, car il y a encore pas mal de pain sur la planche.

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Le Gîte Ami 85, rue Morin Gatineau (Québec) J8X 0A1 819 776 0134

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LE MOT DU CRIO

PAR JANICK ALLYSON

Pénurie de logements et résidus de tornade Nous avons déjà beaucoup entendu parler des tornades de l’automne dernier. Entre écoles fermées, ménages placés en hôtel et solidarité citoyenne, les événements ont déjà abondamment fait les manchettes. En revanche, il serait faux de considérer que les impacts de la catastrophe naturelle ont fini de se faire ressentir. Pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir, la destruction de quartiers, de logements privés et sociaux et l’allocation de ressources sont à repenser. D’abord, la perte subite et inattendue d’un logement est, naturellement, une propulsion dans le monde de l’itinérance. Entre les séjours en hébergements d’urgence dans un gymnase, le placement en hôtel et le séjour chez un ami ou un membre de la famille, la perte même temporaire d’un lieu personnel, stable et sécuritaire est une tragédie qui peut assurément déstabiliser le cours normal d’une vie. Il ne fait aucun doute que la perte de ses souvenirs, effets personnels et domiciles est symptomatique de l’itinérance dite « situationnelle ». Ce type d’itinérance serait d’ailleurs le plus répandu au Canada. Pour les personnes déjà en situation d’itinérance ou qui vivent dans des situations d’instabilité résidentielle, les tornades ont un autre impact qui vient frapper un peu plus tard. En effet, une estimation approximative des dommages causés par le sinistre porte le nombre de logements perdus à plus de 1700, particulièrement dans le quartier Mont-Bleu. Ce secteur déjà touché par certaines inégalités sociales avait dans son bassin locatif des logements abordables et des logements sociaux. La perte d’autant d’unités d’habitation a un impact direct et concret. Pour les organismes en logement, reloger les sinistrés est déjà un travail titanesque. Lorsqu’on ajoute les demandes déjà existan-

tes en provenance des personnes en situation d’itinérance ou mal-logées, on se retrouve avec une impossibilité de répondre au besoin. Surtout lorsqu’on réalise qu’il manque actuellement cruellement de briques et de béton pour abriter tout ce monde. Résultat : la demande sur le marché locatif privé augmente. Ce qui veut dire que les prix augmentent également. Les logements qui ont été démolis seront remplacés par des habitations plus récentes, et probablement plus chères. Les propriétaires des unités restantes peuvent de toute évidence voir l’attrait d’augmenter leurs prix. Si la tendance se maintient, le logement en Outaouais continuera de devenir de moins en moins abordable. Pour les personnes vivant avec le résultat des inégalités sociales, les conséquences sont concrètes. Les personnes qui vivent dans des logements insalubres, non appropriés à leurs besoins, trop chers pour leur budget ou non sécuritaires n’ont pas d’autres options et doivent rester où ils sont, ce qui fragilise leur situation. Des ménages ne pouvant se reloger dans les quartiers qui leur sont chers, où ils trouvent leur réseau social, leur emploi ou leurs ressources d’aide doivent se déplacer dans des quartiers de plus en plus loin, au détriment de leur qualité de vie. Des individus prêts à quitter leur situation d’itinérance et retourner en logement ne peuvent le faire par manque d’espace pour les accueillir. Ainsi, l’urgence se fait sentir. Il faut le plus rapidement possible entreprendre la construction de logements sociaux et offrir l’aide nécessaire pour les ménages démunis.

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REGARD VIF

PAR JACINTHE POTVIN

L’absence de pardon nous fait souffrir. Lorsqu’on souffre, on a parfois tendance à vouloir très vite oublier la souffrance en enfouissant la blessure. Pourtant celle –ci sera comme un abcès non traité. Pour guérir, il faut entrer en contact avec sa blessure intérieure. Nous nous devons d’accueillir notre peine, notre honte, notre colère. On fait toute sorte de manœuvres d’évitement pour ne pas être en contact avec nos émotions. Pourtant, l’essentiel est de s’assoir dedans. Plusieurs personnes, pour se débarrasser de leur malaise interne, ont tendance à vouloir pardonner à l’autre rapidement. Oui, beaucoup de gens pardonnent intellectuellement trop vite en trouvant des excuses à leur bourreau, sans respecter ce qui se passe à l’intérieur de leurs tripes. Le pardon est un acte de courage pour certains et de la faiblesse pour d’autres, qui lui préfèrent la vengeance. Pourtant, toutes les victimes qui ont pardonné s’accordent à dire que cette démarche les a profondément libérées. Les psychanalystes Nicole Fabre et Gabrielle Rubin se sont longuement penchées sur la question du pardon et ont identifié les grandes étapes qui jalonnent ce chemin : Décider de ne plus souffrir La première étape consiste donc à décider de ne plus souffrir, à sortir de la violence subie. Quitte à mettre une distance entre soi et le responsable de sa douleur. Reconnaitre que la faute existe Le passé ne s’efface pas. Il est inutile d’essayer d’oublier l’offense. Il faut reconnaitre l’agresseur comme coupable d’une faute. Cela permet de retourner la culpabilité à l’agresseur et ainsi, de renouer un lien avec soi-même. Cela nous éviterait aussi de développer des maladies psychosomatiques, ou des conduites d’échecs affectifs à répétition. Exprimer sa colère Pour pardonner, la victime doit en vouloir à son « bourreau », c’est-à dire reconnaitre sa propre souffrance et accepter qu’elle « sorte ». Agressivité, colère, voire haine, sont utiles dans un premier temps. Elles sont signe de bonne santé psychique,

signe que la victime n’est pas dans le déni et ne porte pas la faute de l’agresseur sur elle. La haine est un sentiment d’une extrême violence que l’on ne peut faire disparaitre. Si l’on est incapable de la tourner contre son agresseur, on la dirige nécessairement contre soi, au risque de déclencher en soi un processus d’autodestruction. Exprimer directement sa colère, sa haine ou ses reproches à son agresseur est rarement envisageable : le coupable peut ne pas reconnaitre le tort qu’il a fait ou exercer une emprise trop forte sur la victime pour qu’elle ose l’affronter. Dans ce cas, il est tout de même possible de faire un travail sur soi en s’ouvrant à une personne de confiance en consultant un psychothérapeute. Cesser de se sentir coupable La plupart des victimes se sentent paradoxalement coupables de ce qui leur est arrivé. Tenter de savoir quelle part de nous a été blessée permet de relativiser ce sentiment et la souffrance qui l’accompagne et nous aide à reconnaitre que nous ne sommes aucunement coupables. Comprendre celui qui nous a blessés La haine et le ressentiment peuvent aider à survivre aux blessures qu’on a subies, mais à long terme, ils nous détruisent. Pour en sortir, il est utile d’essayer de se mettre dans la peau du coupable. Cela donne du sens à l’acte qui nous a fait mal. Comprendre les motivations de l’agresseur ne vise surtout pas à l’excuser, mais à reconnaitre ses faiblesses. Prendre son temps Pardonner, c’est tout sauf passer l’éponge. Il est conseillé d’attendre qu’il s’impose, de laisser passer le temps tout en étant actif dans le processus, car un pardon trop vite accordé n’aura pas l’effet désiré. Redevenir acteur de sa vie Comment savoir si nous avons vraiment pardonné? Lorsque nous ne ressentons plus ni colère ni rancœur à l’encontre de celui qui nous a fait souffrir et que tout sentiment de culpabilité est disparu. Le pardon est un acte libérateur qui nous permet de redevenir acteur de notre vie, de ne plus subir, de revenir fort.

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UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI

PAR MICHEL PRÉVOST

Crédit photo : ActiveHistory.ca

D.U., président de la Société d’histoire de l’Outaouais

L’histoire industrielle du secteur Hull, à Gatineau (1 de 2) À l’hiver 1800, Philemon Wright et son épouse Abigail Wyman viennent s’établir à Hull pour fonder une communauté agricole. Le fondateur du canton de Hull ne s’intéresse toutefois pas uniquement à l’agriculture, puisqu’il fait ériger une forge, une cordonnerie, une boulangerie, un moulin à chanvre et exploite une carrière.

Par exemple, en 1896, George Matthews installe un abattoir-salaison, qui deviendra la Canada Packers. La population hulloise double entre 1881 et 1901, passant de 6 800 à 13 993 habitants. Certes, cette population parait modeste, mais Ottawa compte alors que quelque 50 000 personnes. La E.B. Eddy

Au départ, Wright rêve d’une colonie agricole pour l’Outaouais. Très rapidement, il comprend que le patrimoine forestier de la région peut servir la Grande-Bretagne, bientôt victime du blocus de l’empereur des Français, Napoléon 1er. En 1806, un premier train flottant de pin et de chêne, composé d’environ 50 radeaux, quitte Hull pour Québec. Wright ne se doute pas que l’industrie du bois allait vite remplacer l’agriculture. En 1823, on envoie plus de 300 radeaux dans la Vielle Capitale pour l’exportation vers la mère patrie. Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, les Wright ne firent jamais fortune dans l’exploitation forestière. Cela s’explique par la fluctuation du marché et une mauvaise gestion. À la mort de Wright en 1839, ses descendants prennent la relève, mais l’apport de la famille dans le développement économique de l’Outaouais diminue progressivement. Un essor remarquable L’arrivée en 1854 d’Ezra Butler Eddy s’avère une date marquante pour notre histoire industrielle. Cet Américain commence à produire des allumettes, des produits en bois tels que des seaux, des cuves, des épingles à linge et des planches à laver. Tout se fait de façon artisanale et rien ne laisse croire que E.B. Eddy deviendrait à la fin du siècle, l’un des plus puissants industriels du pays. En 1869, ses usines comptent 243 scies qui coupent 10 millions de mètres de planches et sa fabrique d’allumettes en produit 3 700 à la minute. Grâce à Eddy, Hull devient la capitale mondiale des allumettes.

En 1900, un incendie détruit une partie importante des installations industrielles de Hull. La moitié de Hull et le cinquième d’Ottawa sont détruits. La population se relève rapidement, mais plusieurs scieries, aux prises avec une récession dans le bois scié, ne seront jamais reconstruites. Ce n’est pas le cas de la E.B. Eddy qui double ses installations. Dès 1901, sa fabrique d’allumettes fonctionne à plein régime avec 3 500 caisses par jour et l’année suivante ses usines produisent 80 tonnes de papier par jour, soit la plus importante production du Canada. De nouvelles industries Au tournant du XXe siècle, plusieurs nouvelles industries s’installent à Hull, particulièrement près du ruisseau de la Brasserie, notamment dans le domaine du vêtement, du lait, de la fonderie, de la cimenterie, de la mécanique, de la brique et de la laine avec la Hanson Mills. Toutes ces activités font de Hull l’un des principaux centres industriels du Canada et la troisième ville du Québec. Comme nous le verrons dans un prochain article, l’industrie a le vent dans les voiles à Hull pour quelques décennies, mais les choses changent rapidement après la Seconde Guerre mondiale.

Voir : Chad Gaffield (dir.), Histoire de l’Outaouais, Québec, IQRC, 1994, 876 p.

Dans les décennies qui suivent, l’économie connait un essor remarquable avec ses nombreuses scieries et les usines de la E.B. Eddy. On assiste aussi à une diversification de l’industrie.

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Crédit photo : Virtual Museum of Canada

Vingt ans après l’arrivée des premiers Américains, le canton de Hull compte quelque 700 habitants qui vivent isolés. Ottawa n’existe pas encore, puisque ce n’est qu’en 1826 que le colonel By arrive dans la région pour la construction du canal Rideau.


Carte

Gatineau.ca / és it tu ra g et es g Avanta e municipale u èq th lio ib b la à te Offer Nom, Prénom n: Date d’expiratio 2018-05-12

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Je pense, donc je suis !

POINT DE VUE DU PROF Nérée St-Amand

PAR NÉRÉ ST-AMAND Professeur titulaire École de service social, Université d’Ottawa

Je pense, donc je suis !

Le penseur, de Rodin i

Le penseur, de Rodin

Cette phrase émise par un savant mathématicien et philosophe, René Descartes, (1596-1650) est passée à l’histoire et a marqué plusieurs générations de penseurs et a ainsi, de plusieurs façons, influencé l’évolution de nos sociétés modernes. En effet, cette pensée a révolutionné la philosophie et a contribué à mettre la raison, l’esprit, l’intelligence, plutôt que d’autres valeurs, au cœur de nos existences. En plus, la pensée, pour une raison ou une autre, a été logée dans la tête, dans le cerveau, alors que dans d’autres cultures, la pensée est dans le sang et circule dans tout le corps. Depuis cette grande affirmation de la part de Descartes, les sciences, les universités, le monde intellectuel, les bibliothèques et de nombreuses pratiques professionnelles sont basées sur cette pensée. On pourrait croire que cette assertion va de soi, qu’elle est impossible à nier… et ce faisant, nous privilégierions la construction d’un esprit humain basé sur certaines prémisses plutôt que sur d’autres. Dans l’optique de Descartes, « le doute, qui au départ mettait tout en question, se renverse et devient source de certitude. Cette dialectique crée le fameux cogito. Kant, Spinoza, ou encore Sartre et Husserl, ne remettront jamais en question cet “acquis philosophique”, ce cogito ergo sum. » Mais peut-on, pour un moment du moins, sortir de cette sorte d’évidence et poser des questions, pour proposer des alternatives à cette phrase, cette idée qui, pour plusieurs, ne peut être démentie ? Essayons de voir autrement, de penser avec le cœur par exemple, comme nous le proposerait Saint-Exupéry ! « On ne voit bien qu’avec le cœur », suggère-t-il…

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Si par exemple Descartes avait affirmé : « Je ressens, donc je suis », ou encore « Je pleure, donc je suis », ou enfin, « Je ris, donc je suis » et si cette façon de voir l’humain et ses comportements avait eu autant d’impact sur l’histoire et les cultures que la première, nous aurions peut-être aujourd’hui un monde plus équilibré entre féminin et masculin, entre raison et cœur, entre enfants-adultes-personnes vieillissantes, entre gens de diverses cultures… Dans un tel cas, nous prêterions peut-être moins d’importance au quotient intellectuel et plus aux habilités manuelles, à l’héritage culturel, aux héritages autochtones basés sur les connaissances ancestrales plutôt que livresques… Peut-être aurions-nous des universités du rire, de l’humour, du rêve, de la créativité, dirigées par des artistes ou des excentriques plutôt que par des intellectuels possédant quelques lettres de noblesse au bout de leur nom ? Peut-être n’aurions-nous pas créé toutes ces institutions psychiatriques pour les fous dont la pensée est dérangée, et tous ces diagnostics psychiatriques pour catégoriser ces personnes déviantes qui ne pensent pas comme nous… peut-être que les femmes auraient été plus valorisées pour leur intuition et leurs savoirs intuitifs, que les personnes schizophrènes auraient eu une place de choix, que les chasses aux sorcières seraient devenues des chasses aux trésors blottis dans le cœur de gens de peu d’éducation, des paysans, et autres gens de bon sens ? Peut-être que les vagabonds auraient une place de choix pour nous montrer leur façon de faire et de voir notre monde ? Et peut-être que Le Petit Prince serait un livre obligatoire dans les

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départements de mathématiques autant que dans les lectures pour enfants… Et si l’éloge de la lenteur était mis en valeur pour rééquilibrer nos vies de stress, d’urgences, notre siècle de la vitesse ? « Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos vies plus riches et plus productives ? », suggère Carl Honoré. Et il poursuit : « Dans cette course contre la montre, rien ne survit - notre travail, notre santé, nos relations, notre vie sexuelle. Nous sommes si pressés que la personne ou la chose qui nous ralentit représente, d’emblée, l’ennemi à abattre ». Ou encore si l’esprit du don, du partage, remplaçait les idéals de compétition, de possession ? Si les valeurs d’être remplaçaient les valeurs d’avoir, si le rire était le premier ingrédient recherché dans nos Curriculum Vitae, et si, et si…. L’homéopathe Christian Boiron pose la question : « et si nous pensions autrement la vie ? » Et il passe en revue différents aspects de notre existence qui ne font pas de sens. Et dans un texte de réflexion sur les pratiques professionnelles, les conséquences des pratiques opprimantes sont exposées en lien avec une remise en question de cette pensée scientifique qui opprime bien plus qu’elle ne libère.

Décidément, nous avons beaucoup à apprendre de l’autre, de la personne qui ne pense pas à partir des principes d’une pensée à la Descartes, car notre monde a besoin de penser autrement, pour faire autrement et pour être autrement, que ce soit au niveau de l’emploi, de la formation, de l’éducation de nos jeunes, de l’éveil à la Vie plutôt qu’à la raison… http://idata.over-blog.com/3/18/39/72/Musees-parisiens/20-avril2012-Le-Penseur-de-Rodin-2.jpg https://la-philosophie.com/descartes-je-pense-donc-je-suis https://www.babelio.com/livres/Honore-loge-de-la-lenteur/49154 https://www.albin-michel.fr/ouvrages/et-si-nous-pensions-autrement-la-vie-9782226066442 http://fohm.rqoh.com/wp-content/uploads/sites/4/2017/06/Texte-StAmand.pdf

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UNE AFFAIRE DE SEL

HUMOUR

PAR CAROLINE LAURE KOBELA

UNE AFFAIRE DE SEL

Une affaire de sel

Crédit photo : pixabay.com

Dans mon pays d’origine le Cameroun, il y a un plat de rue très le tout pour faciliter la descente vers l’estomac, j’ai esquissé une populaire qu’on appelle le BHB (beignets-haricot-bouillie... bouillie grosse grimace sur mon visage et à ce moment, Tiyou éclata de de maïs pas de bébé, agrémentée d’un peu de sucre et d’un peu rire, mais alors, on aurait dit qu’elle avait un mégaphone dans la de jus de citron) et il arrive des fois que je ressente, pendant mes gorge : ns mon moments pays d’origine le Cameroun, il y a un plat de rue de nostalgie, l’envie de reproduire cette recette ici à très populaire qu’on l’étranger. T’AVAIS BIEN DIT QUE TU METTAIS DU SEL DANS TA BHB (beignets-haricot-bouillie... bouillie de maïs pas de bébé,« JE agrémentée MADAME.... HAHAHAHAHAHA !!!!! » de sucre et d’un peu de jus de citron) et il arrive des fois queBOUILLIE je ressente, Alors un matin, je me levais avec une de ces envies de BHB, mais es moments de nostalgie, l’envie de reproduire cette recette ici à l’étranger. sans le H (trop long à préparer, trop de temps d’attente alors que mon ventre gargouillait déjà). Je m’attelais donc à faire la pâte à beignets (un mélange de farine, d’eau tiède, de levure, de sucre et d’une pincée de sel) et quelques minutes plus tard (en principe il faut laisser la pâte gonfler, mais j’avais déjà préchauffé le four à environ 100 degrés, histoire d’accélérer le processus), je faisais frire mes boules rondes (rondes et grosses comme des beignets Dans mon pays d’origine le Cameroun, il y a un plat de rue très popu de 10 francs ; généralement au pays, les vendeurs taxent les prix le BHB (beignets-haricot-bouillie... bouillie de maïs pas de bébé, a en fonction de la grosseur, il y a donc des beignetsappelle de 10 francs, de 25 francs et de 50 francs... eh oui !!). Les francsd’un ici équipeu de sucre et d’un peu de jus de citron) et il arrive des fois que j vaudraient aux centimes. pendant mes moments de nostalgie, l’envie de reproduire cette recette ici à l’étr La marraine de ma fille (qui s’appelle Tiyou ; non, mais Tiyou… rires, je ne rate jamais une occasion de lui faire savoir que son « nom mignon » est drôle... rires), de passage à la maison ce jourlà, me regardait du coin de l’œil alors que j’étais arrivée à l’étape où il fallait rajouter le sucre dans la bouillie. Elle m’arrête et me dit : J’ai

J’ai dû verser toute ma casserole de bouillie... avec un petit pincement au cœur. Et c’était mon dernier sachet de mélange à Source : https://pixabay.com/fr/smiley-la-joie-de-nombreux-1706235/ bouillie, gracieuseté de ma très chère maman. C’est toujours bien de prêter attention aux remarques que les autres font, dans mon cas, ça m’aurait évité le gaspillage… Rires.

dû verser toute ma casserole de bouillie... avec un petit pinceme Tchin Tchin !!! c’était mon dernier sachet de mélange à bouillie, gracieuseté de ma très c - « mamy ce n’est pas le sel que tu es en train de mettre là ? » C’est toujours bien de prêter attention aux remarques que les autres font, d Je lui réponds alors, avec la ferme assurance d’un général de ça m’aurait évité le gaspillage… Rires. guerre de la période gréco-romaine :

Tchin Tchin !!!

Me voilà donc en train d’ajouter généreusement le sucre ce : http://aevermint.blogspot.com/2013/08/bhb-aka-beignets-haricots-bouillie.html dans ma bouillie, en me représentant une image de moi en train de savourer mon déjeuner « made in my country ». Un peu comme dans les films, lorsqu’un personnage s’imagine une situation… Et j’avais le même petit sourire bête au coin… Ah la la !! Rien ne vaut les bons plats réconfortants du terroir.

Crédit photo : pixabay.com

- « meeeuuh nonnn, c’est le sucre »

Une fois redescendue sur terre, et encore de manière généreuse, je me suis servie : une assiette de beignets bien chauds, et un grand bol de bouillie dont l’odeur chatouillait déjà mon odorat. J’avale ma première bouchée de « bems » (les beignets comme Source : http://aevermint.blogspot.com/2013/08/bhb-aka-beignets-haricots-bouillie on dit communément chez nous) ; alors que je voulais mouiller

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PSYCHOYOGIE

PAR VALÉRIE BRASSARD Par : Vival

Peu importe qui nous sommes comme individu sur cette planète, nous avons besoin d’aide urgente durant nos périodes de crise pour nous sortir de notre situation difficile, de notre détresse, de nos situations sans issue et de nos calvaires intérieurs. L’état des personne itinérantes est un enjeu important, car sans nourriture ou logement, souvent placés longtemps dans l’insécurité matérielle, les empêche de se propulser et d’aller chercher d’autres formes d’aide élémentaires. Tout le monde, un jour ou l’autre, a vécu un épisode de dépression qui lui a fait se demander s’il était devenu fou. La santé mentale est importante pour tout le monde, et ce, peu importe leur position socio-économique et démographique. La santé mentale, selon la définition de l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) est la suivante : « un état de bien-être permettant à chacun de reconnaître ses propres capacités, de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de contribuer à la vie de sa communauté ».

Nous les humains, avons de la difficulté à faire face à nos échecs et la situation du monde occidental est devenue de plus en plus dure à vivre. L’espoir et l’amour nous tiennent, mais souvent ils manquent. Nous vivons donc tous un peu plongés dans des situations d’instabilités et plusieurs en position de détresse vivent dans le manque de ressources et de soutien humain, matériel, physique et spirituel. Nous sommes beaucoup à

Les 5 accords Tolteques De Don Miguel Ruiz & Don Josee Ruiz

1- Que votre parole soit impeccable. Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d’autrui. 2- Quoiqu’il arrive n’en faites pas une affaire personnelle. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. 3- Ne faites pas de suppositions. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. 4- Faites toujours de votre mieux. Votre « mieux » change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets. Le 5e accord toltèque est arrivé dans ma vie, alors que je n’avais jamais lu le livre des 4 premiers. Bien qu’il nous invite à revisiter nos croyances et notre vérité, je suis arrivée à opérer une grande leçon de vie qui prévaut sur toutes les autres : ARRIVER AU JUGEMENT DERNIER SUR SOI-MÊME OU CONTRE TOUT AUTRE PERSONNE (P.173). À partir de quel instant dans la vie, on a l’impression d’avoir fait assez, d’avoir fait correctement les choses ? À partir de quel moment on cesse d’arrêter d’essayer d’Être ? Eh bien, je me suis accrochée fortement au jugement dernier il y a deux ans, et je suis entrée dans une grande paix.

avec le cœur, on peut tout relativiser sans juger, sans ajouter de la souffrance… à la souffrance. Avec la pratique du 5e accord toltèque, on renaît à une vérité nouvelle, à sa présence originelle, on cesse en quelques sorte la chasse aux symboles et leur juste signification. Il fut un temps où, pour moi, tout comptait dans mon histoire de vie. Les bons mots, la bonne signification, l’ampleur des émotions, la compréhension juste. Tout cela était nécessaire pour justifier mon rôle dans l’histoire, ma position, la chronologie des évènements et inconsciemment donner un sens à la souffrance que l’enfant en moi avait vécu. Tout cela était nécessaire pour avoir bonne conscience et avoir le jugement « correct » à mes propres yeux. Mon jugement exerçait un certain contrôle bienfaiteur et bienfaisant sur ce que je ne pouvais pas changer, et qui me menait à l’époque, à tant d’impuissance. Quel privilège aujourd’hui de reprendre le livre et de constater le chemin parcouru depuis. À ma grande surprise, il m’aurait fallu relire le livre pour vous le résumer, ne pas faire de supposition et ainsi faire honneur au 3e accord ! Je crois que le destin a fait en sorte que je puisse passer au jugement dernier avec moimême pour m’alléger la tâche de maîtriser les 5 accords et je le remercie !!! La beauté du jugement dernier amène la naissance d’un accord que je nommerai LE PARFAIT ACCORD AVEC LA VIE . Dans les faits et les symboles, rien n’aura peut-être changé ou évolué, mais ma réponse à la vie, elle oui ! Dans cette vérité nouvelle, ma Présence à la vie devient à nouveau un accord parfait, mélodieux, et harmonieux avec tout ce qui est. Sans la satisfaction personnelle de mon « Je suis », tout accord ne resterait qu’un contrat sans pouvoir ni magie. Alors, passerez-vous au jugement dernier ?

Il n’y a pas toujours de consensus possible sur la notion du bien, du mal, de ce qui doit être fait et de quelle façon, mais il y a une grande vérité universelle que l’on peut tous ressentir : ce qui vient du cœur, notre véritable nature, le moi Divin. La vie m’a enseigné que la facilité d’apprendre et d’être soi-même n’est pas une garantie pour tous, même avec les plus belle des intentions. La maladie mentale, certaines expériences du passé et notre compréhension de la vie ne nous rendent pas toujours « adéquat » pour socialement nous mettre d’accord sur des principes de vie ou pour faire la lumière sur des faits. Par contre, PARTICIPER À LA GUÉRISON DES MAUX DE CE MONDE, PLUTÔT QU’À SA MALADIE.

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« La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé... » ~ Aldous Huxley Voie-Nature.com/le-livre

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L’HABITATION

PAR LE ROHSCO

Les impacts de la légalisation de la marijuana pour les OSBL d’habitation La loi encadrant le cannabis permet une période de 90 jours à compter du 17 octobre 2018 pour déroger des règles du Code civil entourant les baux (RQOH, 2018). Les OSBL d’habitation ont jusqu’au 15 janvier 2019 inclusivement pour émettre un avis de modification au bail visant à interdire ou à restreindre l’usage du cannabis par fumage. Cette clause s’applique pour le cannabis uniquement, un locateur qui souhaiterait restreindre l’usage du tabac doit se soumettre aux modalités du Code civil pour modifier les baux. Le locateur a la responsabilité d’informer les locataires des modifications prévues au bail. Les locataires ont 30 jours après la réception de l’avis pour refuser la nouvelle clause. Seules les raisons médicales seront retenues pour modifier les nouvelles mesures prévues. La notion de handicap et des moyens pour pallier un handicap incluent maintenant les maladies incapacitantes ou significatives comme le cancer et la perception que les gens peuvent avoir de la maladie. Le locateur a le devoir de mettre en place des accommodements raisonnables dans la mesure où il n’y a aucune contrainte excessive pour celui-ci. Lorsqu’un propriétaire d’OSBL reçoit un refus, celui-ci dispose de 30 jours après sa réception pour s’adresser à la Régie du logement. Lorsque les 30 jours sont écoulés, l’avis de modification au bail entre en vigueur. En l’absence de refus ou de réponse des locataires, la restriction ou l’interdiction prévaudra. Au-delà de la démarche à suivre, la rédaction de ce règlement d’immeuble nécessite que les organismes d’habitation se posent des questions et amorcent des discussions. Tout le débat se situe entre le respect de la vie privée et la jouissance paisible des lieux. La liberté des uns s’arrête où la liberté des autres commence. Différents motifs peuvent justifier les règlements d’immeuble en vigueur. Chaque organisme doit se positionner en fonction de leur réalité respective en considérant, la mission, la population cible, l’approche utilisée. Est-ce que l’OSBL d’habitation répond aux besoins des familles ou est-ce qu’il applique une réduction des méfaits ? Est-ce que l’autorisation ou l’interdiction affecte tous les étages d’un immeuble, un immeuble seulement ou l’ensemble des immeubles ? Est-ce qu’il est pertinent de sonder les locataires et les employés sur les mesures que devrait prendre l’organisme ? Rappelons que le gouvernement fédéral transfère le pouvoir aux provinces pour encadrer la réglementation de la production, la possession et la consommation de la marijuana dans la mesure où la formulation des règlements n’est pas plus flexible que

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celle prévue par le gouvernement fédéral. Au niveau de la vie privée, le gouvernement fédéral n’a pas de restriction et permet de posséder moins de 30 grammes dans un lieu public. Pour la loi canadienne, la culture de quatre plants de marijuana par résidence ou par chambre ne requiert pas de permis de vente. Au Québec, la culture de plants est interdite et l’exclusivité des ventes est réservée à la Société québécoise de cannabis (SQDC). À l’exception des prescriptions médicales, le gouvernement québécois a statué qu’une personne peut avoir jusqu’à 150 grammes dans un lieu autre que public. C’est dans cette optique que les règlements d’immeuble peuvent être plus restrictifs que la loi, mais ne peuvent pas être plus permissifs. Les locateurs sont donc dans l’obligation d’installer des affiches visibles pour rappeler l’interdiction de fumer de la marijuana. Il n’y a pas un modèle d’affiche prédéfinie, bien que son message doit être formulé clairement. En ce sens, la loi québécoise interdit de fumer dans les aires communes des immeubles d’habitation. Le locateur pourra toutefois statuer sur les endroits où s’appliquera l’interdiction : l’intérieur du logement, le terrain et les balcons. Le locateur doit aussi trouver les moyens qui seront mis en place pour atténuer les mécontentements des occupants des lieux, comme installer un fumoir. Prendre note que l’article de loi fait référence à une substance fumée, c’est-àdire qui fait une combustion. Autrement dit, les produits dérivés comme les collations au pot peuvent être consommés au-delà des règlements en vigueur puisqu’il n’y a pas de nuisance significative pour les autres locataires, à moins d’une contrindication dans la mission de l’organisme, un centre de désintoxication prônant l’abstinence par exemple. Notons qu’un locateur n’a pas la permission de fouiller le logement d’un locataire soupçonné d’avoir fumé. Le locataire doit recevoir un avis et être informé des motifs de la visite du locateur. Soulignons également que trouver du cannabis ne prouve pas qu’un locataire ait consommé sur les lieux et un locateur ne peut interdire la possession personnelle de cannabis à un locataire. Les règlements d’immeuble ne servent pas à régler les problèmes qui surviennent dans la quotidienneté. Les intervenants en soutien communautaire servent bien souvent d’intermédiaire dans la gestion de conflits entre locataires. Un des risques liés aux règlements d’immeuble est de demander aux intervenants d’avoir un rôle de surveillant. La libéralisation de la consommation du cannabis a été mise en œuvre pour répondre à des objectifs sérieux de santé publique

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et contribuer à la réduction des méfaits. Or, l’interdiction de toute consommation dans les lieux publics extérieurs poussera les usagers à fumer dans des lieux fermés, là où les conséquences nocives pour la santé sont beaucoup plus graves. Pour cette raison, Me Beaudoin recommande aux organismes de limiter autant que possible l’interdiction de fumer du cannabis à l’intérieur des logements, afin que les locataires puissent fumer sur les balcons et le terrain extérieur de l’immeuble, là où les conséquences pour la santé sont marginales : certains pourraient aussi envisager de permettre de fumer le cannabis par vaporisation, ce qui ne laisse pas de résidus toxiques et dont les odeurs sont beaucoup moins incommodantes. (RQOH, 2018) Source : RQOH (2018, 18 octobre). Logements et cannabis : mise à jour importante.

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