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Journal de rue

L’ENTREVUE

Actualité sociale Roger Blanchette

Le droit au logement : un droit fondamental

Isabelle Regout

Problématique connexe

Christian Gosselin Deux poids deux mesures

Mode de vie sain Marie-Claude Bénazet Va nu-pieds

Les billets de C Carole Verdon Le sablier

Le Portail vous présente... Le Centre de placement spécialisé du Portage

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Numéro 5 Avril 2016


2 - Le Portail de l’Outaouais - avril 2016

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ÉDITORIAL Être vivant

« Mon ego dit règle toutes tes sphères extérieures de vie et tu seras en paix. Mon âme dit trouve d’abord la paix en toi et tes sphères extérieures de vie se règleront conséquemment. »

Christian Gosselin Éditeur

La Vie, je l’ai cherchée partout et par tout. Je l’ai cherchée par le haut, par le bas, en tout et même en vous, en vain. Plus je cherchais, plus je mourrais, rien n’arrivait à combler ce gouffre sans fonds, une quête sans fin. Au printemps de ma vie, du cocon ainsi fabriqué a jailli La Vie, cette Vie qui dit oui, qui s’offre sans retenue et qui sert sans demander, sans juger, sans évaluer, sans comparer et surtout, sans attentes. Les résultats ne m’appartiennent pas. Puiser sa force en soi-même, Vivre en puisant de Sa Source, à l’écoute de ce qui est demandé, dans l’abandon total et dans le don total, avec confiance en la Vie au-delà des peurs et des résistances, avec confiance, pour moi c’est ça, être réellement vivant. Bon printemps.

SOMMAIRE Isabelle Regout

ACTUALITÉ SOCIALE

Le droit au logement : un droit fondamental

DOSSIER SPÉCIAL

- Résilience - Le paradis c’est le bonheur l’erreur c’est que ca m’brise le coeur

L’ITINÉRANCE

Beau temps mauvais temps

PROBLÉMATIQUE CONNEXE Deux poids deux mesures

RÉTABLISSEMENT

« Tout changement commence par soi-même »

17 18 20 21 23

MODE DE VIE SAIN Va nu-pieds

LES BILLETS DE C Le sablier

HISTOIRE RÉGIONALE

Un mois d’avril, à Hull

LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE...

Le Centre de placement spécialisé du Portage (CPSP)

PLACE AU CITOYEN

Le Portail de l’Outaouais - avril 2016 - 3

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L’ENTREVUE

Participer à la guérison des maux de ce monde, plutôt qu’à sa maladie.

Être vivant, être réellement vivant, c’est quoi? Avril, mois de renaissance, où la Vie endormie depuis l’automne reprend vie dans toute sa gloire et sa splendeur. Mais nous qu’en est-il, moi, qu’en est-il? Sommes-nous Vivants ou simplement fonctionnels, performants, rentables ? Moi, Christian Gosselin, j’avoue devant vous maintenant avoir été longtemps mort, mort dans l’âme, un réel mort-vivant, noyé dans une rudimentaire existence sans but et sans sens, sans Vie. Puis au printemps de ma Vie, l’éveil. Tout est devenu clair, d’une lucidité infantile. Ma trajectoire a radicalement bifurqué, d’un extrême du spectre à l’autre, du « tout m’est dû » au don de soi. L’énergie que je suçais de tous et de tout vers moi a, dès cet instant, plutôt été puisée de moi, en moi, de mes plus inconnues profondeurs pour jaillir vers l’extérieur, vers tout, vers tous, vers vous.


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Notre conseil d’administration Président: Sylvain Roy Vice-président: Guy Desjardins Trésorier: Guy Desjardins Secrétaire: Geneviève Rollin Admin.: Amina Hussein Admin.: Hélène Tessier Admin.: Denise Laferrière Rep. camelots: Vacant

Fondateur/dircecteur/éditeur: Christian Gosselin Correctrices: Fanny Lachambre Marie-Claude Rochon Infographiste: Marie-Pier Renaud Imprimerie du Progrès

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Isabelle Regout

québécoise toujours en évolution dans laquelle ses enfants grandissent est tout autre. Isabelle est la seule fille de quatre enfants, la petite dernière. D’un caractère assez solide, elle prouve à ses grands frères qu’elle aussi peut manipuler des balles de foin, souder à l’arc et conduire un tracteur, ce qu’elle réussit avec brio d’ailleurs. Donc pour Isabelle, se tenir en bonne forme physique n’a rien à voir avec le gymnase ou la piscine, mais plutôt avec les tâches de la fermette où elle grandit. « Moi ado, dit-elle, le 24 juin, je ne suis pas au lac ou à la piscine, je fais les foins avec mes frères. » Isabelle a du mal à trouver sa place pour communiquer ses points de vue ou tout simplement s’exprimer dans ce milieu rigide et autoritaire. Cela la marque beaucoup. Dotée d’une résilience à toute épreuve, elle trouve un chemin : le droit. Isabelle devient avocate, un métier qu’elle pratique pendant un peu moins d’une décennie à temps plein avant de vivre une écœurantite aiguë. « Le fait de toujours vivre dans une réalité lourde, conflictuelle et problématique maintenant devenue pour moi comme “normale” m’a décentrée de moi-même jusqu’au risque de mettre ma santé mentale en péril. » Isabelle part en voyage pour l’Europe avec un sac à dos comme bagage. C’est ainsi qu’elle aime voyager, simple et léger. Isabelle se cherche elle-même et cherche du même coup une voie. Ce n’est que vers la fin de son périple, trois jours à peine avant son retour, qu’Isabelle se frappe le nez contre une porte de musée fermée et se retrouve innocemment dans une petite boutique artisanale où elle découvre la peinture sous verre. Elle achète non seulement une pièce, mais le médium aussi. Cette pratique exige que l’on peigne derrière la vitre, donc à l’envers. « Pour moi qui suis dyslexique, ça me convient parfaitement (rire). »

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Isabelle Regout est née en Belgique d’un papa belge et d’une maman québécoise de Hull, mais elle habite Gatineau depuis sa tendre enfance (Aylmer), soit l’âge de trois ans. La famille est revenue au Québec pour tenter de mettre en place un centre équestre, des poneys pour les jeunes, beaucoup moins impressionnants que des chevaux traditionnels lorsque tu as quatre ou cinq ans. La Ville d’Aylmer à l’époque leur refuse le permis d’affaires ; ils se tournent donc, sans aucune expérience, vers l’agriculture et l’élevage. Ce n’est que vingt ans plus tard que son père, à l’âge de soixante-cinq ans, réussit à mettre en place le centre équestre, aujourd’hui fermé après la retraite. Les enfants ont tous choisi d’autres métiers. La culture dominante belge de son papa et québécoise plus ouverte de sa maman crée dans le milieu familial une tension, un conflit subtil peut-être, mais d’une influence indéniable sur Isabelle. Comme elle l’explique, son papa est demeuré avec une photo fixée dans le temps de sa Belgique, une culture qu’il tente avec persistance de transmettre et d’imposer dans le milieu familial, alors que la réalité

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L’Entrevue


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Commence alors une aventure de recherche et d’essais- erreurs avec laquelle Isabelle s’amuse beaucoup. Aujourd’hui, sa collection contient plus de mille pièces. Isabelle a son studio principal ici à Gatineau où elle pratique principalement la peinture et la sculpture, et un second studio dans le Mile-End à Montréal pour faciliter la diffusion de son travail dans la métropole, surtout la peinture sous verre. Dans la vie artistique, on connaît de très bonnes périodes, mais on peut vivre également des creux assez sévères. Une deuxième source de revenu peut s’avérer très utile si on veut vivre de façon relativement confortable. Isabelle a joint ses deux professions. Par le biais du ministère de l’Éducation dans le cadre du programme Espaces Autonomes, Isabelle offre des formations professionnelles de gestion de carrière aux artistes. Le but : se diriger vers une autonomie financière, et pour ce faire, développer des habiletés permettant d’établir un équilibre et une harmonie dans toutes les sphères de la vie. Elle fait partie d’une équipe de vingt professeur(e)s au Québec qui ont pour tâches d’accompagner les artistes dans leur cheminement artistique, professionnel et personnel, le tout étant toujours étroitement lié, et de mettre les différents médiums en lien. La majorité est subventionnée, la part à défrayer par l’artiste est minime. Isabelle pratique une troisième carrière autonome qu’elle appelle « vulgarisation en droit d’auteur à l’ère du web 3.0 », pour laquelle elle se déplace partout au Québec. Selon elle, créer de l’art, c’est apporter du beau dans ce monde qui n’en a pas assez. Chaque œuvre d’art, aussi, permet de créer des liens et des conversations entre les gens. « Même dans le monde artistique, on se snobe, malgré la solidarité importante, la compétition est omniprésente, c‘est un peu drôle et triste à la fois. » Isabelle a connu des difficultés personnelles qu’elle a traînées longtemps. Par contre, elle a appris assez jeune à contrôler ses émotions. Sinon elle aurait tout simplement « blowée », de son dire. « J’aurais pu facilement me diriger vers les substances et je comprends pourquoi certains se

rendent là, mais heureusement pour moi, ça ne fait pas partie de mon parcours. » Elle a connu plutôt ce genre de déconnexion entre son corps et son esprit, et c’est l’art qui lui permet de tout reconnecter, d’harmoniser son entité, de se centrer. Son obsession, c’est l’art, c’est sa « drive ». Une obsession, avoue-t-elle, qu’elle n’aurait jamais découverte si ça n’avait pas été de sa relation extrêmement difficile avec son père. Isabelle aborde l’individu en situation d’itinérance sur la rue d’abord avec un sourire. Elle dit allo, chaque fois. En général, elle a toujours un petit truc à manger avec elle et elle l’offre avec plaisir. Elle est très consciente qu’elle pourrait se retrouver là à n’importe quel moment. « La frontière entre l’équilibre et la perte de celui-ci est très étroit et très présent en chacun de nous. La vie nous bombarde parfois d’adversités tout à fait hors de notre contrôle, le point critique où on cède peut être atteint à tout moment et on dérape, la chute est engagée. Personne ne veut être là. » Isabelle fait le parallèle très pertinent avec le jeu « Serpents et échelles ». Il y a des gens qui ont un toit, mais qui intérieurement sont itinérants ; ils ont dérapé, mais eux, on ne les voit pas, tandis que ceux dans la rue, on les voit et ça nous dérange. « La pire chose qu’un individu dans la rue peut avoir à vivre, c’est selon moi d’être ignoré. On te voit, mais on ne te voit pas, par choix, par peur. Je remercie ceux qui les voient et leur parlent, c’est la moindre des choses. » Y a-t-il une solution à l’itinérance ? Selon Isabelle, non. Elle croit de toute façon que les gens ont parfois besoin de se rendre tout au fond pour mieux se retrouver. D’ailleurs, la situation sert les deux réalités, une de le vivre et de se reconstruire, et l’autre d’en être témoin et de s’ouvrir à autre chose. Il y a là, dans les deux cas, une opportunité. Ce que l’on en fait appartient à chacun. À quoi s’accroche Isabelle ? À la vie, tout simplement. Elle veut vivre, goûter à la vie, la sentir dans toutes ses vibrations. Sa philosophie première : une journée à la fois. Ensuite, de créer du beau, même à petite échelle.

« L’art permet de créer un jardin de fleurs sur une terre de deuil. »

Sa signature de correspondance : 1001 soleils, Isabelle | Isabelle : http://artquebec.ca/ Une vidéo : http://artquebec.ca/portfolio/le-musee-des-beaux-arts-de-chartres/ Liens pour la formation via le ministère de l’Éducation : http://gcaenligne.ca/ (Espaces Autonomes) espacesautonomes.com


Actualité sociale

Le droit au logement : un droit fondamental

Comme le nom l’indique, les droits fondamentaux, comme le droit à un logement décent, ne supportent aucune condition ou restriction. Contrairement à ce qu’on a pu entendre récemment à une station de radio locale, ce n’est pas une question de mérite ou de moralité, c’est un droit inaliénable. J’ai donc pensé qu’il serait utile de rappeler brièvement l’évolution du concept de droit humain, dans le monde en général et au Québec en particulier. 1789 : Un des premiers gestes des députés issus de la Révolution Française est de proclamer la DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN. Ce premier texte ne touche essentiellement que les droits politiques, ce qui semblait alors la priorité. Elle ne vise que les hommes, citoyens français et libres. Elle exclut les femmes, les étrangers et les esclaves. D’ailleurs, la même année, une femme, Olympe de Gouges, rédigera une DÉCLARATION DES DROITS DE LA FEMME, mais ce texte sera rejeté par les députés, et son auteure, guillotinée! 1948 : La Deuxième Guerre mondiale a été le théâtre de crimes horribles, comme les camps de concentration, les génocides des Juifs d’Europe et des Tsiganes, les massacres de populations entières en Europe et en Asie.

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C’est pourquoi un des premiers gestes posés par l’O.N.U., après sa création en 1948, a été la rédaction de la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME, signée par tous les pays membres, dont le Canada. Contrairement à celle de 1789, cette charte s’applique à tous les êtres humains, sans aucune restriction. Fait très important, elle insiste particulièrement sur les droits sociaux, comme le droit à l’éducation et le droit au logement, entre autres. Et tous les États ont l’obligation de les appliquer. 1977 : Après son élection, en 1976, un des premiers gestes du gouvernement de René Lévesque a été de faire adopter à l’unanimité LA CHARTE QUÉBÉCOISE DES DROITS. Celle-ci s’inspire directement de celle de l’O.N.U. Elle privilégie les droits sociaux, comme le droit au logement, à l’éducation et à la santé, et inclut les droits collectifs. 1982 : Le gouvernement Trudeau (père) force l’inclusion dans la Constitution, d’une CHARTE CANADIENNE DES DROITS. D’inspiration anglo-saxonne, cette charte met l’accent sur les droits politiques et individuels, mais accorde aussi une place aux droits sociaux, Ce qu’il faut retenir de cette évolution, c’est qu’à l’échelle universelle, au Canada, et au Québec en particulier, les droits fondamentaux sont reconnus comme inconditionnels et inclusifs, ils ne peuvent donc être soumis à aucune restriction ou condition d’ordre moral ou politique. Cela s’applique notamment au droit au logement. Alors, les élucubrations de certains petits agitateurs radiophoniques ne méritent même pas qu’on les écoute. Contrairement au droit au logement, la liberté d’expression a des limites!

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Par : Roger Blanchette


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Dossier spécial

Résilience Par : Christian Gosselin

et d’approbation. Il fait quoi ? Des mauvais coups, bien entendu. Il est un petit détestable, de son propre dire. Déjà, je pleure. (Moi) Il échoue son secondaire 1 trois fois, son cousin se suicide par balle la même année, il démissionne. Il commet sa première tentative de suicide, on l’hospitalise, on le stabilise et on lui donne son congé aussitôt sans aucun suivi. À l’âge de seize ans, il quitte Gatineau pour se diriger vers d’autres horizons, Denis n’atterrit pas très loin, dans un autre décor : Ottawa. Sans un sou et surtout sans habiletés sociales, Denis fait alors connaissance avec le monde de la rue, un choix par manque de choix. Il s’installe à l’Armée du Salut, à l’étage du dortoir pour jeunes. Séparé des adultes endurcis de cet univers la nuit, mais en pleine Denis est doté d’une résilience à toute épreuve, il l’a prouvé interaction avec eux le reste du temps. Denis vit encore de depuis son enfance et il le prouve encore aujourd’hui. De se l’intimidation, mais cette fois, ça devient sérieux ; c’est dur, la rue. Denis se sent encore une fois l’exclus, le minable, tenir encore debout après avoir reçu tant de coups durs de le moins que rien. Pendant deux ans, il se fait battre la vie relève incontestablement du miracle. Non seulement Denis est debout, mais sa vie est consacrée à semer l’espoir régulièrement. Un soir où trois colosses le tabassent sérieusement dans une à tous ceux qui vivent dans la rue, un environnement qu’il ruelle, un maître des arts martiaux, aussi adepte de la rue, connaît très bien. lui vient en aide et le sauve d’une bonne raclée qui selon Denis est natif de Hull, sur l’île, dans le « vieux » comme Denis aurait très bien pu être fatale. Ce type ramène Denis on dit, dans le projet Dallaire plus précisément. Un statut chez-lui et lui enseigne les arts martiaux. Ensemble, ils familial démuni, un père absent, une mère alcoolique montent un gang de rue redoutable ; la mère de Denis en fait et toxicomane, un demi-frère, les tantes et les oncles y viennent quotidiennement participer à la fête, aux chicanes également partie. Denis a trouvé une « vraie » famille, il en est chef en plus. et aux interventions policières régulières. Les parents du voisinage ne veulent pas que leurs enfants côtoient Denis ; il Il a ce qu’il cherche depuis toujours : de l’approbation, du est seul, isolé et entremêlé dans cette jungle de décadence. respect d’autrui, un sentiment d’appartenance, d’utilité. Il est À huit ans, Denis subit des abus sexuels incestueux. Ça part enfin « aimé ». Mais faire partie d’une telle famille et en être un des chefs mal une trajectoire de vie, avouons-le. en plus apportent le lot de conflits inévitables, soit les gangs Denis déménage chez sa grand-maman. L’obscurité le poursuit, il est témoin du meurtre de celle-ci par son oncle : de rue rivales. Le marché de revente de drogues dures est coriace, aucune pitié n’est permise ni recommandée poignardée. d’ailleurs. Denis est kidnappé et séquestré à Montréal Ça dépasse le dysfonctionnel, admettons-le. pendant trois jours. Le but : le tuer et faire preuve de Denis, en plus, vit de l’intimidation à l’école. Il est déjà à ce sérieux. Denis est devant moi aujourd’hui par la grâce d’une bas âge un exclus, traumatisé, surtout vulnérable et hanté par la peur, toujours seul avec ses pensées. Denis a besoin, information cruciale connue par ses alliés au sujet d’un membre de la bande ennemie, une qu’ils veulent à tout prix comme tous, d’amour, de reconnaissance, d’attention garder secrète. Ils le relâchent.


cherchaient Denis. Il fuit Ottawa et revient vers le Québec où il se cache solidement pendant sept mois et médite sur tout cet enfer. Une amie l’aide à tenter de reprendre la maîtrise de sa vie. Il termine son secondaire à l’âge de trente-deux ans avec Vision-Avenir sur le boulevard Saint-Raymond. Les démons qui habitent Denis nuisent à toutes les relations amoureuses qu’il entreprend : les femmes quittent, c’est trop lourd, trop sombre. La drogue redevient son amoureuse, apaisante et fidèle peut-être, mais une puissante meurtrière. La consommation excessive et régulière amène Denis dans un état pseudo-psychotique, un état de choc. Après avoir publié un appel au secours, une lettre de suicide (voir en bas de page), il se retrouve au volant de son véhicule avec deux couteaux bien mobilisés et surtout bien positionnés pour le tuer sans l’ombre d’un doute après avoir foncé tout droit dans un mur de briques d’un établissement commercial. Son téléphone sonne sans arrêt et Denis reconnaît chaque sonnerie personnalisée, sauf une (je pleure encore). Denis sort de sa fixation et répond à l’appel, une vieille amie d’enfance a lu la lettre publiée sur le média social populaire. Il y a vingt-deux ans qu’ils ne se sont pas vus. Exactement en même temps, un bon ami, le seul d’ailleurs qui continue à côtoyer Denis, apparaît devant l’auto. Denis rentre chez lui. Il ne consomme rien, il écrit pendant quatre-vingt-dix jours consécutifs sans arrêt, avec frénésie.

a https://www.facebook.com/pages/Les-%C3%A9crits-dHistoires-de-vie/548419635210255?ref=hl a https://www.facebook.com/unjourdespoir/

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Il participe ensuite à un atelier offert par Robert Savoie, et une route vers une réalité plus lumineuse s’ouvre enfin. Denis a franchi la porte étroite pas toujours évidente à trouver, celle entre l’obscurité et la lumière. Un jour d’Espoir (voir le lien en bas de page) est né. J’ai une morale à cette histoire digne de fiction à vous partager : « Ne jamais juger quelqu’un avec le chapitre de sa vie où vous le rencontrez. » Denis, lui, a ce message pour vous : « On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un. »

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Pas très longtemps après cette mésaventure, Denis retrouve encore une fois un proche mort suicidé, son partenaire dans le crime, coloc et maître des arts martiaux. Il n’en peut plus, c’est la goutte de trop. Denis doit sa nouvelle vie à beaucoup de gens, mais l’instigatrice de ce processus vers sa réalité actuelle est pour lui un ange : une intervenante sociale à « The Mission » qui l’écoute, le nourrit positivement, l’aide dans ses démarches pour retourner à l’école se trouve là au bon moment, Denis est prêt à rediriger sa trajectoire. Denis n’a alors que vingt-et-un ans, incroyable. Un deuxième ange arrive, un plombier. Il paie les études de Denis, mais Denis n’arrive pas à gérer ses émotions, ni rien d’ailleurs ; il arrête tout après deux ans d’études, sa consommation de drogues dures prend le dessus. Denis revient au Québec, à Buckingham, dans le bois, épuisé de cette vie de pure folie à Ottawa. Il tente le coup et accepte un travail dans un commerce à grande surface en mécanique. Dans toute cette histoire, Denis a mis au monde une fille. Elle a maintenant quatre ans. Elle est sous la garde des services sociaux de l’Ontario. Il entreprend les démarches requises pour reprendre contact. Pas évident avec un tel curriculum. On lui offre des cours en « parenting » qu’il accepte volontiers, il connaît ses lacunes malgré qu’il ne consomme absolument aucune substance psychotrope depuis maintenant deux ans. Il retourne habiter à Vanier. Pour obtenir la garde de sa fille, malgré son temps d’abstinence relativement important, la cour provinciale de l’Ontario ordonne à Denis une cure fermée au centre de rétablissement Mélaric. Non, il dit carrément non. Il ne comprend pas, ses attentes étaient autres, il est déçu, incapable encore une fois de gérer cette déception, il disjoncte complètement et retombe dans la drogue, la rue, le « squeegee ». Le temps passe, mais pas très loin dans le temps, son demi-frère, un individu démuni de toute habileté pour survivre dans cette jungle qu’est la rue, est assassiné. Deux semaines plus tard, deux amies de son ancien gang de rue sont kidnappées à leur tour, mais ne survivent pas ; elles sont toutes deux assassinées. À l’origine, les agresseurs


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Le paradis c’est le bonheur l’erreur c’est que ca m’brise le cœur Par : Denis Blanchette - texte envoyé sur facebook le 27 mars 2013

Tous ce que je fait ne veut plus rien dire ce que jaimais faire ses rendu que sa mennuie et tous ce que jai accomplie ses comme si jaurais tous perdu jai jamais rien fait de bon pour personne ses la raison pourquoi jmenferme pi jparle à personne jaime au temps être seul et périr dans ma soufrance Personne me conais vraiment pi ses mieux comme sa jai besoin personne pour surmonté ma haine et ma solitude un jour le monde von comprendre ce que je vivais pi il va être dejas trop tard Jsuis retombé dans mon pti monde comme on ma dejas dit de faire pi de rester dans mon pti coin je c pas mes ses sur que tous le monde vont avoir la paix Jvais me trouver un coin dans ce monde pour vivre ma souffrance j’comme une plante qu’on laisse mourir incapable de sourire un

paradis perdue un espoir abattue le stress du désespoir la peur de partir sans que personne connaisse mon histoire Loin d’la peur et des pleures cette putain d’gamique toujours revoir les meme mimik c’est sa qui provoque le d’éclik Ma vie a ete banale celle d’la d’epressive tipique Survivre a mes déboire défait l’envie d’briser l’reflet du miroir C’est abstrait l’effet qu’ca fait J’renonce au defit du meme fait j’lache tout signe de vie S’en ai fini chui déja parti Ici’t la melancolik ne laise rien sauf sa déprime cronik J’fuck le code détique pi j’perd rien en quittant ce monde pathetik j’va rester une ame insoumit a une somme de soucis Si tu m’croise la nuit c’est ke j’flirt avec l’insomnie Sous silence mon coeur noircis si ma muse safaiblie c’est a l’effet k’j’abuse a bas prix

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Marie-Pier Renaud


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Les Douze Étapes des Alcooliques Anonymes 1. Nous avons admis que nous étions impuissants devant l’alcool – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. 2. Nous en sommes venus à croire qu’une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison. 3. Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. 4. Nous avons procédé sans crainte à un inventaire moral approfondi de nous-mêmes. 5. Nous avons avoué à Dieu, à nous-mêmes et à un autre être humain la nature exacte de nos torts. 6. Nous étions tout à fait prêts à ce que Dieu élimine tous ces défauts. 7. Nous Lui avons humblement demandé de faire disparaître nos défauts. 8. Nous avons dressé une liste de toutes les personnes que nous avons lésées et nous avons consenti à réparer nos torts envers chacune d’elles. 9. Nous avons réparé nos torts directement envers ces personnes dans la mesure du possible, sauf lorsqu’en ce faisant, nous risquions de leur nuire ou de nuire à d’autres. 10. Nous avons poursuivi notre inventaire personnel et promptement admis nos torts dès que nous nous en sommes aperçus. 11. Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous Le concevions, Lui demandant seulement de connaître Sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l’exécuter. 12. Ayant connu un réveil spirituel comme résultat de ces étapes, nous avons alors essayé de transmettre ce message à d’autres alcooliques et de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de notre vie. -retiré du site officiel des Alcooliques Anonymes du Québec.

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Itinérance

Par : Christian Gosselin

Avril, le mois tant attendu par nous tous, le beau temps doux, le jardinage en vue, les terrasses, les bottes d’hiver, les tuques et les mitaines en moins, les vélos, les motos, les décapotables, les chalets… quelle joie le printemps! C’est également, au printemps, le temps des évictions pour loyers impayés. Je ne prône pas le non-paiement du loyer ni que je banalise l’acte comme tel, ni même que je questionne les raisons qui amènent certains individus à ne pas payer leur loyer. Les loyers sont trop chers pour une partie importante de la population et ce fait évident joue un rôle crucial face au phénomène d’itinérance, oui, mais il y a un nombre considérable de facteurs qui aussi entrent en jeu. Je le répète, je n’ai pas à questionner pourquoi un individu ou un autre se retrouve dans des conditions de vie aussi difficiles que la rue, ou pourquoi en ce moment un autre adopte des comportements aberrants sans aucun respect pour autrui ni pour lui-même. Selon moi, chaque

comportement aberrant prend sa source dans une souffrance directement proportionnelle à ce comportement, et c’est justement à cette souffrance que l’on doit s’adresser, beaucoup plus que l’acte lui-même. Quelles que soient ces raisons, qu’on peut probablement soit justifier soit pointer du doigt, il n’en reste pas moins qu’un être humain se retrouve à la rue sans autres ressources que les organismes de première ligne pour sa survie, lesquels, pour le bien-être de la communauté interne et la sécurité des intervenants(es), ne peuvent accepter qu’un certain degré de comportement. Il ne reste donc que la rue. Je ne peux concevoir, malgré les apparences qui semblent souvent aller en ce sens, qu’un individu fasse le choix lucide et éclairé, un choix sans contrainte, de vivre en situation d’itinérance et ainsi renoncer volontairement à pouvoir rentrer paisiblement dans son chez-soi chaque soirv mais ça, c’est moi.

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Beau temps mauvais temps

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14 - Le Portail de l’Outaouais - avril 2016

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Problématique connexe

Deux poids deux mesures Par : Christian Gosselin Cette rubrique vous semblera en apparence ironique et paradoxal à mes propos partagés dans la rubrique « rétablissement », mais rien n’est jamais tout noir tout blanc. J’ai appris avec les années que lorsque je suis confronté à « est-ce A ou est-ce B ? », plus souvent qu’autrement c’est « A et B », et même beaucoup plus large en fait. Je vais présentement un peu revendiquer, tout au moins tenter de sensibiliser aux éléments extérieurs d’influence contraire à l’amélioration des conditions de vie des individus en situation précaire pour lesquels je tente d’être là à qui veut bien tendre la main. Certes, le rétablissement et l’amélioration des conditions de vie n’appartiennent qu’à chacun, mais ce processus ne peut qu’être facilité si le contexte et l’environnement dans lequel il se trouve va dans le même sens, s’il est nourri plutôt que tabassé. Pour quelqu’un déjà affaibli par les adversités, les bouleversements émotifs, les troubles de santé mentale et/ou autres, marcher contre des vents contraires peut s’avérer extrêmement difficile, voire impossible. Ici, je

• Et maintenant pourquoi ici devant, oui ?

(TEXTE RÉDIGÉ PUIS REMIS À L’INFOGRAPHE LE 14 MARS AM) vais vous parler de l’environnement actuel impropice à l’évolution saine d’une société et les situations répétées de deux poids deux mesures que je constate depuis déjà trop longtemps. •

Pourquoi est-ce que je me faisais arrêter sans aucun motif valable pour « questionnements » sur le bord de la route par les policiers lorsque je me retrouvais en situation d’itinérance et qu’aujourd’hui dans mon nouvel état d’âme et en situation d’apparence plus « normale », jamais ?

Pourquoi, un beau jour d’été pendant le festival de pêche au Ruisseau de la Brasserie, les citoyens y sirotaient de la bière en public aux côtés des policiers avec qui ils jasaient, le grand sourire aux lèvres comme de vieux amis et qu’au même moment, des contraventions pour consommation d’alcool en un lieu public étaient distribuées aux individus en situation d’itinérance à moins d’un kilomètre de là dans le boisé, aussi aux abords du même ruisseau ?

• … et ici derrière, non ?

Ma question à moi surtout, pourquoi un camping de bonne fortune situé sur l’Île de Hull où des individus en situation d’extrême difficulté tentent du mieux qu’ils peuvent de se débrouiller dérange-t-il autant des citoyen-nes qui habitent dans le secteur Gatineau de notre ville ? Repousser, isoler et cacher une situation pour ne pas la voir ne la fait pas disparaître pour autant, ça ne fait que rendre notre travail plus difficile. Sur ce, dans le respect total des perceptions individuelles, je vous laisse…


Maintenant, que dire de cet événement où une jeune fille fut agressée à l’arme blanche par un homme, ce drame qui laissera des marques psychologiques à plusieurs et de toute évidence physiques apparentes à une jeune fille de 16 ans à peine ? Un incident qui ne peut que nous obliger à se pencher sérieusement sur notre état social actuel. Toutes mes prières pour la petite, sa mère et les proches. Mon point de vue ; ça aurait pu arriver n’importe où à Gatineau, et dans le contexte actuel, personne n’aurait pu le prédire, mais c’est arrivé près d’une école, près du Ruisseau, près d’une piste cyclable, près d’un tunnel mais on ne semble pointer que le campement, un lieu méprisé tout simplement parce qu’il nous confronte à notre dure réalité sociale, humaine. Par contre l’agresseur était effectivement un usager du Gîte Ami, oui. Allons-nous fermer le Gîte ? Ce serait comme couper la forêt entière parce qu’un skieur s’est tué en se heurtant contre un arbre ou vider le lac parce qu’un vacancier s’est noyé. Ce ne sont pas des exemples parfaits, mais le point reste le même. Un individu est en cause ici, la société, nous sommes tous en cause ici, pas le camping. D’ailleurs, fait important, l’agresseur n’a JAMAIS résidé ni même

mis les pieds au camping du boisé. Ce type n’avait pas utilisé les services du Gîte depuis 2011, apparemment avait une vie relativement cadrée et le revoilà tout à coup au Gîte, sans aucun signe de détresse perçu pendant son séjour. Je dis bien perçu parce que les deux intervenantes en poste qui doivent gérer, servir, écouter, rédiger des rapports, remettre les médicaments, déverrouiller des portes et calmer des crises ponctuellement et à temps plein dans un établissement de 55 lits où la moyenne de cas lourds en santé mentale est de 40%. Comme m’a dit une intervenante, « les cas lourds on les entend, ce sont les cas silencieux qui nous échappent. » Ce type n’aurait probablement pas dû déambuler librement en ville, il n’aurait pas dû être au Gîte, il aurait probablement dû être soit dans une maison de rétablissement ou un établissement en santé mentale. Quoi qu’il en soit, il est passé sous le radar, il nous a échappé à nous tous et si faute il y a, elle repose en grande partie sur le manque flagrant de ressources humaines et d’outils d’intervention, mais il y a plus, il y a toujours plus qu’un seul facteur dans des cas comme celui-ci, tout comme il y a une complexité inimaginable, voire inconcevable dans le phénomène de l’itinérance. Nous sommes tous concernés.

Participer à la guérison des maux de ce monde, plutôt qu’à sa maladie.

(TEXTE REPRIS ET ALLONGÉ LE 17 MARS AM)

Annexe : « Lorsque la commission scolaire s’est départie de l’école secondaire de la Promenade, il y a environ 20 ans, elle a affecté tous les jeunes de Wrightville à l’école secondaire de l’Île. Dès lors les parents ont manifesté leurs inquiétudes quant au passage sous l’autoroute 50. Ils ont même revendiqué un transport en autobus, ce qui ne fut pas accordé. Depuis, il ne s’est pas passé une année sans qu’un incident, parfois des tragédies, rappellent la dangerosité de ce corridor de circulation. Le corridor de circulation entre l’école et Wrightville ne passe pas par le côté Est du ruisseau, où était localisé le campement et où se trouve Le Gîte Ami. Cela dit, rien n’excuse pareille tragédie qui heurte toute l’organisation du Gîte Ami. »

Luc Villemaire : à titre d’ex-président de commission scolaire.

Sur ce, et cette fois, je nous laisse méditer sur notre état actuel, nous les humains.

Le Portail de l’Outaouais - avril 2016 - 15

Le Gîte Ami soulignera ses 10 ans d’installation sur la rue Morin le 1er juin 2016.


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Rétablissement

« Tout changement commence par soi-même » Par : Christian Gosselin

Personnellement, je n’ai absolument rien contre la preuve d’un échec magistral imminent dans un avenir revendication, les manifestations publiques et crier haut relativement rapproché pendant la grande majorité de et fort notre mécontentement envers les autorités, loin mon existence; aucune résonnance possible. Depuis, le de là. Allez-y! Je vous appuie à fond. Par contre, désolé, monde ne s’est pas amélioré, mais j’ai tout de même mais je n’ai pas cet élan. Et même si à la source, c’est réussi à améliorer ma vie considérablement, jusqu’à tout simplement parce que, pour une raison quelconque, l’autre extrémité du spectre même, un revirement total, de je n’ai tout simplement pas cet attribut, je m’explique : le l’intérieur. Loin d’être conforme ou même en quelconque monde doit changer. De toute évidence, nous courrons tout accord avec ce même système, j’ai appris que mon droit vers notre extinction et il y urgence, j’en conviens. bonheur, le vrai, l’immuable, ma paix d’esprit, ma joie sans Dommage que notre vaillant 1 % contraire et ma sérénité reposent « Cesse de maudire l’obscurité, qui détient la grande majorité des d’abord et avant tout en moi, richesses mondiales ne puisse pas et n’ont absolument rien à voir allume une chandelle. » être assez conscient pour voir qu’ils avec tout ce qui est extérieur courent eux-mêmes à leur perte, et - proverbe chinois. à moi-même, non tributaires. ce, dans le seul but de nourrir leurs J’ai retrouvé Christian dans son égos diaboliquement démesurés. Ce sont d’ailleurs eux, à authenticité, toujours non conforme aux normes établies mon humble avis, qui gouvernent. Ce sont eux qui doivent peut-être, mais intrinsèquement heureux dans un monde être d’abord boycottés par le biais de mes choix dans mes qui ne lui ressemble pas, capable de cohabitation. Je achats, puis transformés directement au cœur, avant que répète, j’approuve et j’appuie toutes revendications et l’humanité puisse avoir l’étincelle d’une chance de survie. manifestations devant les injustices sociales; mais mon Je pourrais facilement vous partager mes croyances travail à moi se fait au niveau de l’individu, en commençant appartenant à une autre dimension ici, mais nous serions par moi-même, en perpétuelle quête de croissance face hors sujet. aux adversités. J’œuvre toujours à vouloir changer le Moi, Christian Gosselin, j’ai vécu en marginalité, en monde, par attrait, contagion, osmose, un cœur à la fois. exclusion et en rébellion contre ce système qui nous fait


Mode de vie sain

Par : Marie-Claude Bénazet du coup elle est bonne pour le système respiratoire, permet d’améliorer l’oxygénation du sang et est donc aussi un bon antioxydant et anti-inflammatoire. Ce contact sol-pieds est donc essentiel à la santé de l’organisme. Ceux qui jardinent ont certainement remarqué qu’ils sentent souvent un regain d’énergie après avoir joué dans la terre. Nous savons tous cela d’une manière inconsciente, mais nous avons oublié comment prendre soin de nous tout naturellement. Je me souviens d’un temps où c’était la mode de mettre des bottines blanches orthopédiques aux enfants. Vous vous souvenez ? Ce n’était pas si mal puisqu’elles étaient en cuir et que le cuir permet la circulation d’électrons entre la terre et le pied. Par contre, cela ne permettait pas aux pieds et aux chevilles des petits enfants de se renforcer d’une manière naturelle. Nu-pieds, c’est mieux ! Si vous êtes de ceux qui portent des joggings tout le temps, il faut savoir que les matières synthétiques comme le plastique et le caoutchouc empêchent la circulation électrique subtile entre la terre et le corps. Faites-vous le plaisir d’enlever vos souliers régulièrement et de marcher sur la terre directement. Ajoutez cet exercice à votre routine de marche ou de course. Vous sentirez certainement une différence. Alors, lorsqu’on peut choisir la simplicité, lorsqu’elle ne nous est pas imposée par les circonstances, le fait de choisir d’aller nu-pieds nous ramène à notre corps et donc à une connexion à l’essentiel. Elle nous sort de notre tête qui est remplie d’idées qui nous font oublier là où nous sommes tout simplement. Cette méthode est très simple certes, mais elle est aussi puissante qu’elle est simple pour vous vitaliser et redonner de la vigueur à votre organisme. Pour terminer, il ne faut pas avoir peur de vous faire mal, cela pourrait être une bénédiction, car en plus de faire rire vos amis, cela pourrait leur être utile, comme le dit le proverbe : « Celui dont le pied glisse montre le chemin à beaucoup ! »

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De plus en plus nombreux sont les adeptes de la prise en charge de leur santé par des moyens naturels. En effet, il n’est pas toujours nécessaire de nous retrouver avec une panoplie de produits naturels chers pour nous occuper de notre santé. Dans cet article, nous vous proposons un moyen souvent négligé, car il n’est pas très « glamour » … En fait, il fait plus souvent appel au sentiment d’humilité qu’au renflement de l’ego. Il s’agit de marcher pieds nus. C’est une pratique qui existe depuis que le monde est monde et que les êtres vivants sur cette planète ont des pieds. Lorsqu’on a la chance de choisir d’enlever nos souliers (parce qu’on en a tout simplement), on peut choisir de se reconnecter en conscience avec notre magnifique planète en marchant sur un sol naturel. On peut faire des traces dans le sable, marcher sur des herbes, sur la terre, barboter dans l’eau, et pour les téméraires marcher sur la neige. C’est une pratique qui peut se faire n’importe où et n’importe quand. Pas nécessaire d’être membre d’un club ! Cependant, le meilleur temps pour le faire est le matin tôt au printemps, pour bénéficier de la beauté du soleil levant, mais aussi de la rosée matinale. Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, il est bon de le faire en commençant graduellement cinq minutes par jour. Cette pratique toute simple et vraiment très humble fortifie les pieds, car elle permet à tous les muscles des pieds de s’exercer. En plus de fortifier les pieds, elle permet de stimuler indirectement tous les organes du corps, car il y a un lien nerveux et énergétique qui relie les pieds et le reste du corps. L’ensemble de l’organisme est ainsi tonifié et stimulé. Donc la stimulation de la plante des pieds par le contact avec le sol naturel a un effet mécanique tout à fait évident. Mais il ne faut pas négliger le champ électrique subtil qui se dégage du sol. La connexion au sol naturel riche en électrons permet de rééquilibrer l’ensemble du système nerveux, elle est essentielle pour le fonctionnement du cerveau, pour les systèmes immunitaire et circulatoire, et

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Va nu-pieds


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Les billets de C

Le sablier Je suis une femme de froid. Froid comme dans froid. Le thermostat de ma chambre est éteint en hiver et j’ouvre ma fenêtre la nuit, au grand malheur de mon amoureux. Je disais donc que je suis une femme de froid. Je rêve de l’Antarctique et de voir les manchots empereurs. J’ai une admiration sans bornes pour les explorateurs, les audacieux qui se brûlent les lèvres par le froid, qui portent sur le visage les marques du vent glacial et de la neige granuleuse qui a tant de fois fouetté leur visage, maintenant crevassé. Bien que j’aime le froid, j’ai appris à aimer l’été il y a quelques années et j’aime le sable… mais le sable froid et humide et non pas le sable chaud et sec. Je me souviens des châteaux de sable que je faisais, enfant, et surtout de l’odeur. Je me souviens aussi du sable logé dans le maillot de bain et duquel on se délivre une fois sous la douche. Malgré tout, il y a toujours des petits replis où le sable s’infiltre… ceci se passe de commentaires. Je souris. Adulte, contrairement à mes collègues de travail et amis qui adorent partir en vacances au soleil, moi je n’y vais pas; je vous l’ai dit, je suis une femme de froid. Mon amoureux a du pain sur la planche pour me convaincre de prendre des vacances au Mexique. Je résiste comme une enfant qui tape du pied au sol. Je ne veux pas y aller. Suer sur la plage, m’enduire de crème solaire indice 50, avoir toujours peur qu’un touriste distrait écrase mes lunettes, imaginer enfiler d’horribles « gougounes » pour

Carole Verdon Auteure du roman Les désordres du cœur À la barre de son entreprise Les mots dans l’encrier lesmotsdanslencrier@gmail.com

aller nager dans la mer, craindre les araignées géantes, boire de l’eau embouteillée pour ne pas avoir la tourista, toujours m’inquiéter de savoir avec quelle eau les fruits et les légumes ont été nettoyés; non, très peu pour moi. Parlez-moi plutôt d’un voyage dans le froid. Le seul endroit de mon corps à couvrir de crème solaire serait mon visage. Je connais la rengaine : un voyage en Antarctique, mais t’es folle! Ça aussi je peux vivre avec ça, en fait, j’y suis habituée. Je suis peu influençable. Histoire à suivre… Ceci m’emmène à vous reparler du sable, en fait du sablier, puisque j’y ai trouvé une fonction spécifique, une fonction autre que pour mesurer le temps de cuisson des œufs à la coque. Je m’en sers comme bâton de parole, comme arbitre, comme instrument de communication. Savoir communiquer ne fait pas partie de nos compétences naturelles, car on ne nous l’a pas appris. On s’affronte, on tient à notre point de vue, on porte peu d’attention au dialogue de l’autre, au message derrière le message. On prépare notre réponse, on maintient notre position en force, car ON a raison. Et puis quand on pose une question, la réponse qui vient est souvent : je ne sais pas, je vais y penser. Oui, il y a différentes façons de communiquer et la parole, contrairement à ce qu’on pourrait croire, y contribue très peu. Saviez-vous que 7 % de la communication est verbale (par la signification des mots), 38 % de la communication


trois minutes à couler, et c’est le temps qu’on a chacun pour parler, à tour de rôle. Ça fonctionne, c’est garanti. L’important pour moi, c’est de se dire, s’affirmer, déclencher l’émotion, et oser. C’est toujours constructif. L’important, c’est de cracher le morceau, balancer ce qu’on a dans les tripes, dévoiler ce que le cœur ne supporte plus, se nettoyer la langue, se gourmer le gosier, se vider l’âme et ouvrir son cœur. Donc, comme je le disais, trois minutes pour se dévoiler. Dire, un point c’est tout, c’est ça le plus important! Arrêtons de vouloir épargner l’autre, de toute façon, ça ne fonctionne jamais. Sortons ce qu’on porte à l’intérieur de vous exprimons-nous! Après, on fera face à la musique, on pourra se questionner, s’excuser, s’aimer davantage, mais osons nous dire, de grâce. Mon sablier ne me quitte jamais, il est mon bâton de parole, mon sérum de vérité. Et vous, quand irez-vous acheter le vôtre?

Oui, il faut parfois sortir de sa zone de confort pour y parvenir.

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est vocale (intonation et son de la voix) et 55 % de la communication est visuelle (expressions du visage et du langage corporel)? Puisque 93 % de la communication serait non-verbale, donnons de la puissance à nos mots, soyons proactifs dans nos réponses aux questions posées, soyons directs et francs, soyons efficaces! Commencez-vous à comprendre à quoi sert le sablier? À prendre 3 minutes pour être vrais, directs et transparents. Oui, il faut parfois sortir de sa zone de confort pour y parvenir. Quand la conversation ne va nulle part, quand mon interlocuteur s’éternise sans jamais me donner l’heure juste…, quand je n’obtiens que des réponses évasives à mes questions, quand nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord ou tout simplement pour le plaisir de faire le jeu des questions, car il y a souvent des gens qui parlent trop et longtemps, je sors mon sablier et je dis : le sable prend


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Histoire régionle Par : Roger Blanchette

Le 27 avril 1900, le nom de Hull se retrouve en première page de la plupart des grands journaux de la planète. La veille, 26 avril, la ville avait été la proie de l’un des plus grands, sinon le plus grand incendie de l’histoire du Canada. En quelques heures, plus de 4 000 maisons, commerces, édifices publics ou usines ont été réduits en cendres. Le bilan humain est lourd : 7 morts et plus de 14 000 sans-abris. En fait, c’est plus de 42 % de la population de la ville qui se retrouve dans la rue! Ce sont essentiellement des familles d’ouvriers, puisque le quartier dévasté est celui situé près des usines sur l’Ile de Hull. Il faut savoir qu’à l’époque, les maisons ouvrières étaient toutes en bois, chauffées au bois et tassées les unes sur les autres. Le quartier était aussi celui des usines où de grandes quantités de bois étaient accumulées. Le feu aurait débuté vers 10 h, par un simple feu de cheminée mal ramonée; mais comme c’était une journée de grands vents, les flammes se sont propagées avec une rapidité incroyable et sont devenues rapidement incontrôlables, et ce, malgré les efforts des pompiers dont l’équipement était nettement insuffisant! Très rapidement, les usines situées le long de la rivière sont atteintes et le brasier devient alors gigantesque. Comme on est au printemps, les cours sont remplies du bois qui vient d’arriver des chantiers! En plus, la rivière est couverte des billots amenés par la drave; le feu se propage sur ceux-ci, traverse la rivière et s’attaque au quartier Le Breton, à Ottawa, un autre quartier ouvrier! Ce n’est que tard en soirée que, faute de combustible, le feu finira par s’arrêter, même si les braises couveront encore plusieurs jours, En bout de ligne, c’est la moitié de la ville de Hull et 1/5 de la ville d’Ottawa qui sont rayés de la carte! Le 27, le journal La Presse écrira : « Hull n’est plus. Hull n’est plus qu’un amas de cendres, un monceau de ruines, une plaie de douleurs, une vallée de larmes. »

UN MOIS D’AVRIL, À HULL

Rapidement, les secours s’organisent localement bien sûr, mais de tout le Québec, de tout le Canada et du monde entier, l’argent et les denrées sont acheminés pour aider les sinistrés; la reine Victoria et même l’Empereur de Chine envoient leur contribution! Avec courage, la population se relèvera, la ville sera reconstruite, mais les conséquences seront nombreuses et se feront sentir à long terme. Ainsi plusieurs familles décideront de s’installer plus loin des usines, par peur du feu; cela donnera naissance au quartier Whrigtville, autour de l’église Saint-Joseph. Une autre conséquence, c’est que tous les registres et archives de la ville de Hull, d’avant 1900, ont brulé dans l’incendie du palais de justice et de l’hôtel de ville. Par contre, E.B.Eddy trouvera moyen de profiter du désastre en rachetant à bas prix ses concurrents touchés par la catastrophe! Ce n’était pas le premier incendie à toucher la région; il y en avait déjà eu de gigantesques en 1880,1886 et 1888, qui avaient rasé des centaines de maisons. Il y en aura d’autres après : en 1914, le grand feu du mois d’avril 1900 et 1930 à Hull, ou à Aylmer en 1921. De tous, le grand feu du mois d’avril 1900 reste sans contredit celui qui aura marqué le plus profondément l’histoire de la ville de Hull! Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’histoire des incendies à Hull, et dans la région, la référence incontournable reste le livre de Raymond Ouimet, Une ville en flammes, publié aux Éditions Vent D’Ouest en 1996.


Le Portail vous présente...

Service d’aide à l’emploi :

considérablement la récidive chez les délinquants. Les employeurs de la région ont donc un grand rôle à jouer dans ce processus, car en offrant du travail aux personnes judiciarisées, ils contribuent à diminuer la criminalité dans leur communauté et participent activement à la réinsertion sociale de ces personnes. La contribution de tous à l’embauche des personnes ayant un dossier judiciaire est encouragée par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, mais également par l’article 18.2 de la Charte qui interdit de discriminer une personne judiciarisée en emploi s’il n’existe aucun lien entre l’emploi sollicité et l’infraction commise par cette personne, ou si la personne a obtenu un pardon. Puisqu’il est prouvé que l’emploi demeure la «clé» de la réhabilitation pour les individus qui désirent se prendre en main en gagnant leur vie honnêtement, une intervenante du CPSP est présente à la soupe populaire (Centre Yolande‑Duval), une semaine sur deux, ou au besoin. De

Le Portail de l’Outaouais - avril 2016 - 21

Le Centre de placement spécialisé du Portage (CPSP) est un organisme communautaire à but non lucratif. Créé en 1975, il est financé par Emploi-Québec et vient en aide à des personnes ayant un casier judiciaire. Le CPSP contribue à la réinsertion sociale des personnes judiciarisées par le biais de l’aide à l’obtention d’un emploi ou d’un retour aux études. Les conseillers en emploi du CPSP interviennent notamment dans la rédaction des curriculum vitae et la préparation individualisée de chaque client durant son processus de recherche d’emploi. L’aide du CPSP est très importante à cause des nombreux préjugés véhiculés sur les individus judiciarisés : ils ont tous fait de la prison, ils sont tous dangereux et délinquants à vie, ils ne sont pas dignes de confiance, etc. Ces préjugés alimentent l’exclusion fréquente des personnes judiciarisées du marché du travail. En ne leur permettant pas l’accès à un emploi, ces individus se retrouvent découragés et contraints à devenir prestataires d’aide sociale à long terme. Pour la plupart des personnes judiciarisées, l’obtention d’une suspension de casier judiciaire (pardon) demeure le meilleur moyen de réduire les effets dévastateurs du casier judiciaire. Toutefois, la demande de suspension de casier judiciaire ne peut se faire qu’après une période de 5 à 10 ans, au coût de 800$ au minimum. Le demandeur doit avoir purgé sa totalité de la peine (ex. détention, travaux communautaires, amendes, période de probation, etc.). Il n’est pas évident de payer ces frais lorsque l’on est bénéficiaire de l’aide sociale… L’équipe du CPSP est convaincue que la région de Gatineau se prive d’une main-d’œuvre intéressante en refusant l’accès à l’emploi aux personnes judiciarisées. De plus, il est prouvé que le fait d’avoir un emploi diminue

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L’emploi est la clé de la réhabilitation


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Le Centre de placement spécialisé du Portage (CPSP) plus, à raison d’une fois par semaine, nous offrons nos services d’employabilité à la clientèle de Maniwaki. Le CPSP, c’est également la création des projets destinés à améliorer les chances d’employabilité de la clientèle Projet ateliers préparatoires à un métier Même si les emplois recherchés sont très variés, le domaine de la construction demeure le plus populaire et le plus ouvert à offrir un emploi à nos clients. C’est pourquoi, dans le passé, le CPSP avait développé un projet d’ateliers visant l’apprentissage d’un métier de la construction. Le but premier de ce projet était de faciliter la réinsertion socio-professionnelle des participant(e)s à la fois par l’acquisition d’outils personnels et par l’apprentissage d’un métier relié au domaine de la construction (ex. apprenti‑peintre, apprenti-ébénisterie, etc.). Cette année, possiblement pour l’été 2016, un nouveau projet d’apprentissage pourrait être disponible pour notre clientèle spécifiquement pour le métier de mesureur/coupeur. À suivre…

Le CPSP c’est aussi de la prévention de la criminalité auprès des jeunes par le biais du projet : « Impacts, Dossier, Juvénile, École». Impacts, Dossier, Juvénile, École (IDJE) Depuis quelques années, le CPSP a élargi son mandat en créant le projet IDJE, visant à sensibiliser les jeunes sur les impacts et les répercussions que pourrait d’un dossier juvénile dans différentes sphères de leur vie. Il s’agit de présentations interactives tant pour les adolescents que pour leurs parents qui expliquent les procédures de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents et démontrent entre autres les impacts du dossier juvénile sur l’éducation, l’emploi, les voyages, les assurances, le logement.


Place au citoyen

but you know what you feel Better than everybody!! It’s simple, be reel No ones have to dropping you in the big drama Be like a boss Join us Fight for what you think necessary Are you ready? Please leave their stupid show You can keep your head up now

Let keep your ideas higher How far you went Whatever.. You don’t need to be he or her Just remember Be yourself and always think smarter Let’s get fit Just do it A day You finally done whit this shit Give you the chance for a little bit

Joanie Thibeault-francophone

Le bourreau avec toute l’ardeur de mes tripes et toute la volonté sincère qui m’habitait jusqu’à ce que je doive y céder. Pure folie. Je me rappelle ces lendemains où la culpabilité de ne pas avoir été assez fort pour la vaincre. Une culpabilité qui m’a rongé les intérieurs de l’âme comme seul un dépendant peut connaître. Ne plus vouloir consommer, mais consommer quand même. Vouloir mourir, mais tant vouloir vivre quand même. Ces matins atroces, j’avais consommé une substance, tout simplement. La personne la plus lésée dans ceci était nul autre que moi-même, et pourtant la culpabilité me rongeait tout autant. Je ne peux pas concevoir même une étincelle de la réalité de celui qui est au prise avec des obsessions pédophiles ou de viols et qui, tout comme moi, ont des lendemains où eux non plus, n’ont pas pu vaincre leur obsession, leur folie. Inimaginable. À l’origine de toutes manifestations aberrantes se trouve une souffrance inconnue de cet être humain. Une souffrance qui a besoin d’être d’abord reconnue, soignée, remontée vers la surface, aimée. Tout ce qui est amené vers la lumière devient lumière. Encore une fois, je ne banalise pas l’acte ni la souffrance des victimes d’abus, loin de là. Je dis seulement que tant qu’il y aura des bourreaux, il y aura des victimes. Aimons-les.

Aimé Sansoucis

Écrivez-nous à articlesportail@gmail.com

Le Portail de l’Outaouais - avril 2016 - 23

Je ne banalise pas l’inceste, ni le viol ni aucune forme de violence d’ailleurs, je les condamne même avec une ardeur extrême. Je condamne l’acte, mais pas l’acteur, jamais. Tant qu’il y aura des bourreaux, il y aura des victimes. Tant qu’il y aura des violeurs et des pédophiles, des femmes et des enfants souffriront. Le bourreau souffre déjà, lui. Tout comportement aussi aberrant ne peut prendre sa source que dans une souffrance extrême. Il est gravement malade. Il a besoin de soins, pas de coups de fouet. Dans sa perception, il est lui-même victime. Victime d’être incapable d’accueillir l’Amour à son unique source. Victime d’un monde qui ne reconnaît pas sa souffrance, victime d’une obsession qu’il ne peut contrôler, victime de lui-même. Le punir renforce son sentiment de victime. Le châtier nourri sa souffrance. Alimenter le feu qui le brûle de l’intérieur n’aide en rien. J’ai longtemps moi-même été victime, selon ma perception à ce moment, d’une obsession. J’étais malade, je souffrais. Pour moi ça s’est manifesté par l’obsession à une substance. La seule différence étant que dans mon cas cette obsession à canaliser cette hargne envers moi-même au lieu de vers autrui. Pourquoi envers moi-même et d’autres différemment? Dieu seul le sait. Je me rappelle combattre cette obsession

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Take time for the good voice Never regret!! It’s yours, so your choice Never forget!! Take you a great Toolkit Let’s go, you will understand what is this famous joy If you search with the good mind This time, no bullshit Just be cool and always be kind Well that's not too early


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« LES MAUX QUI DÉVORENT LES HOMMES SONT LE FRUIT DE LEUR CHOIX ; ET CES MALHEUREUX CHERCHENT LOIN D’EUX LES BIENS DONT ILS PORTENT LA SOURCE ! » (Pythagore)

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