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AOÛT 2018 Cyberdépendance sexuelle Violence conjugale et les enfants Les cajeux ; drôles de marins Élections ; illusion ?

L’ENTREVUE

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Crédits : France Laplante

Pont Lady Aberdeen

avec Nadya Maltais


NOTRE CONSEIL D’ADMINISTRATION Président : Trésorier : Secréraire : Administratrice : Administratrice : Administrateur : Administrateur : Directeur, Éditeur et Fondateur :

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PARTENAIRES DÉVOUÉS Le Portail de l’Outaouais, l’organisme, a un système de valeurs, des croyances et des philosophies biens définis. Son directeur, ses employé-es, ses bénévoles et son conseil eux, ces êtres humains, ont eux aussi un système de valeurs, des croyances et des philosophies bien définis et espérons-le, sont grandement compatibles avec celui de l’organisme.

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Le Portail de l’Outaouais, le magazine, l’outil, lui n’en a aucun. Bien que sa tendance penche majoritairement vers l’empathie et l’acceptation de nos citoyens fragilisés dans leurs défis quotidiens, il demeure un espace ouvert à toutes les perceptions, un lieu où tous et toutes ont la liberté de s’exprimer ouvertement, cette liberté s’arrêtant là où elle empiète sur la liberté d’autrui. Ceci étant dit, l’organisme n’adhère à, ni ne conteste aucune information partagée et publiée dans ce présent ouvrage.

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L’ÉDITORIAL

PAR CHRISTIAN GOSSELIN Éditeur

MMMmmmmmmmmm l’été. J’aime l’été, la moto, le canoë, le camping, les vacances. À l’heure où vous lisez ces lignes(août), je suis en vacances, peut-être que vous aussi. Les rues en ville sont moins achalandées, le pourquoi de cette édition double et bien sûr, un moment de répit pour toute l’équipe qui contribue bénévolement à la production de ce magazine de rue. L’édition de septembre est également prête à aller sous-presse, ce qui nous laisse l’esprit tranquille afin de jouir totalement de ce répit. Nos camelots et tous nos citoyens en situation d’itinérance ou à risque par contre n’ont pas de répit. Oui bien sûr l’été est plus facile pour eux que l’hiver mais la souffrance et la misère elles, perdurent au-delà du climat. Je vous remercie d’avoir en main cet ouvrage, ce qui signifie que vous avez rencontré un de nos camelots, vos regards se sont croisés, probablement que des sourires aussi, un cœur probablement deux, sont repartis allégés. Vous m’en voyez égayé. Une édition est publiée chaque mois, pensez-y, un petit billet de cinq piastres bien rangé dans une pochette pour le moment où vous croiserez à nouveau un de nos valeureux camelots. Sur ce, je vous souhaite la joie, le repos, la contemplation, le détachement et de vivre dans le ici-maintenant, au moins le temps de vos vacances. À maintenant.

SOMMAIRE 4 - L’ENTREVUE 6 - DE LARUE 7 - ELLES 8 - LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE 10 - VIE SPIRITUELLE 12 - LE MOT DU CRIO 14 - MODE DE VIE SAIN

15 - UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI 16 - PLACE AU CITOYEN 17 - RÉTABLISSEMENT 18 - FLEUR D’EAU 20 - POINT DE VUE DU PROF 22 - L’HABITATION

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L’ENTREVUE

PAR JOSIÈVE BISSON Auteure de Qu’en penses-tu ? Étudiante en psychologie

Nadya Maltais… ou Malga Nadya me fait penser à une petite fleur bleutée qui réussit à s’épanouir au travers du sol cimenté de la ville. J’avance ceci pour plusieurs raisons, mais la principale étant qu’elle me paraît une femme douce, mais dotée d’un caractère fort qui lui permet de passer au travers de certaines étapes avec force et confiance. D’ailleurs, elle m’a confié aimer la frénésie de la ville, mais, en même temps, adorer le ressourcement qu’apporte la nature. Alors, une fleur en milieu urbain me paraît juste pour représenter son amour de la nature et de la ville. Par ailleurs, Nadya semble être bien balancée comme personne, à l’écoute des besoins de son cœur… bref, elle m’a dit qu’être à l’écoute de soi est une chose importante pour elle. C’est pourquoi Nadya représente aussi pour moi cette dite fleur bleutée : elle me semble être une femme qui s’épanouit de jour en jour dans son existence. Nadya, on la connaît aussi sous son nom d’artiste : Malga. Ce nom a, en fait, été créé en l’honneur de deux hommes importants: son père biologique ainsi que l’homme qui a donné beaucoup d’amour à sa famille lorsque son père biologique est décédé. Ainsi, « Mal », pour « Maltais », représente G. Maltais, le mari de sa mère; et « ga », pour « Gagné », c’est en l’honneur de son père biologique, Paul Gagné. Nadya vient du Saguenay, mais elle est établie dans la région depuis plusieurs années. Toute jeune, Nadya était déjà très créative. Elle dessinait beaucoup et, au secondaire, ses peintures impressionnaient grandement les enseignants d’art. Toute jeune, son imagination était tellement débordante qu’elle voyait des motifs dans absolument tout ce qu’elle regardait. Elle nous confie : « Ça devenait tannant. Tu te vires de bord, tu vois quelque chose, pis tu te revires de bord, pis tu vois quelque chose d’autre! Donc quand je me suis mise à canaliser tout ça, je me suis sentie bien là-dedans ». Nadya s’inspire encore aujourd’hui de motifs ou de taches qu’elle voit, afin de créer des tableaux, mais ce n’est plus fatigant pour elle. Parfois, lorsqu’elle peint, une tache apparaît sur sa peinture, mais elle tente toujours de ne pas apporter de jugements à cela et s’inspire donc de celle-ci pour créer quelque chose de nouveau. Pour elle, si la tache se retrouve là, c’est parce qu’elle devait y être. Bref, Malga se laisse aller lorsqu’elle crée, et c’est cet aspect, le laisser-aller,

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qui est important à ses yeux. D’ailleurs, elle aime bien peinturer en écoutant de la musique, car, grâce à la musique, elle peut se laisser emporter par les émotions et donc représenter sur ses toiles ses voyages au travers de ses émotions. Son inspiration provient en partie de choses qu’elle aime, mais aussi, depuis quelques années, elle aime bien passer des messages sociaux à travers sa peinture. Nadya, c’est une femme qui fait confiance à la vie. Tellement, qu’elle n’a pas de plans fixes : elle n’a aucune idée d’où ses peintures la mèneront, mais ça lui convient… elle fait confiance à la vie. Pour l’instant, Malga expose ses peintures un peu parci, par-là, dans la région, autant dans des galeries, des cafés ou des bistros, comme au Bistro L’Alambic où on s’est donné rendez-vous. Mais elle ne force pas les choses… elle laisse aller le temps par lui-même… Quand Nadya ne dédie pas son temps à son art, elle le voue à ses deux enfants et à son travail dans des serres à Aylmer. Dans les serres, elle se sent paisible et retrouve toujours l’équilibre dont elle a besoin. Elle dit adorer le temps qu’elle passe parmi toutes ces plantes et tous ces légumes. Nadya a, en fait, étudié en horticulture quand elle était plus jeune, alors, aujourd’hui, elle peut utiliser ses connaissances (en tout cas, les connaissances dont elle se rappelle!) au travail. - Le portail : C’est quoi ta philosophie de vie, Nadya? - Vivre dans l’amour, dans la simplicité. Se tenir loin de ce qui est négatif. Je pense qu’on a le droit à son temps, pis juste d’être bien. Aussi, on est tous dans la même galère, et il faut apprendre des choses. Si on vit dans le jugement, on n’apprend pas à vivre des expériences, pis on ne grandit pas. - Le Portail : Quelle est ta perception face à l’itinérance? - Bien, c’est quelque chose qui me touche beaucoup. Je suis toujours prête à tendre la main si quelqu’un me demande de l’aide, j’ai aussi toujours des sous de prêts quand je passe par la sortie de la 50 sur Allumettières. Je trouve ça important d’enseigner à mes enfants à ne pas juger les itinérants et aussi

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à prendre le temps de leur parler ou de leur faire un sourire. Tsé, quand tu vis l’itinérance, t’as pas besoin de te faire juger… c’est déjà assez avec le jugement qu’ils s’apportent probablement à eux-mêmes. - Le Portail : Aurais-tu un mot de la fin pour nous? - J’ai le goût de dire que si vous voyez quelqu’un avec son p’tit dossard jaune qui vend le journal, de l’acheter parce que je crois vraiment que c’est des petits gestes comme ça qui font la différence. Si on en revient à l’art, je trouve ça important de le découvrir, de l’essayer, pis de pas juger. Si on a le goût de l’essayer, il faut se laisser aller pis pas se gêner. Y’a plus de monde qu’on pense qui crée… y’a plusieurs formes de créations.

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DE LARUE crédit StockSnap-Pixabay

PAR GUY LARUE

La cyberdépendance sexuelle : un fléau planétaire !

… lorsque les ambulanciers m’ont étendu sur la civière, j’avais atteint un basfond ineffable, indicible ! Ma dépendance sexuelle via l’internet m’avait rivé physiquement, psychiquement et spirituellement au plancher. Ma souffrance avait atteint des sommets jusque-là inégalés dans ma triste existence. Au cours des cinq mois précédant mon internement, la cyberdépendance sexuelle occupait désormais toute la place, comme un cancer qui se généralise dans toutes les fonctions vitales de la personne qui en est atteinte. Affirmer que mon esprit était dès lors séquestré, menotté, obnubilé par la dépendance à l’internet, serait euphémique ! Cinq mois à me vautrer dans la luxure, douze heures par jour, sept jours par semaine ; j’étais littéralement subjugué par ma dépendance sexuelle, laquelle s’était développée de façon progressive et combien insidieuse depuis les cinq années précédentes ! Si j’avais pu combattre un tant soit peu au cours de ces cinq années ; je peux affirmer sans retenue que la dépendance m’avait finalement vaincu, corps et âme ! Nul doute que j’étais en détresse psychique et spirituelle ; jamais n’aurais-je cru que la souffrance puisse atteindre un seuil aussi élevé! Quelque temps avant mon arrivée à l’urgence psychiatrique, mon parrain m’avait alors suggéré de m’adresser à Dieu en Lui demandant de m’accorder la grâce de vouloir arrêter… -… nous demandons à Dieu de nous aider à le vouloir1… Dieu, dans sa grande Sagesse, a des vues impénétrables, mais combien efficaces, lorsqu’il s’agit de nous sortir du puits infernal de la boue sans fond ! Ainsi, à la façon d’un sauveteur averti, aux prises avec un homme en train de se noyer, Il a permis que j’atteigne un niveau de souffrance tel, qu’il me fallut rendre les armes, sans condition ! Et me laissant sonder l’abysse de ma misère, de mon néant, j’intégrai dans tous les pores psychiques et spirituels de mon être, que cette véritable descente aux enfers allait me propulser vers une vie spirituelle d’une insondable richesse, vie que je me devais désormais de partager avec les déchus de la société. Et pour cela, il me fallait me rendre jusqu’aux périphéries existentielles… - Pour l’acquérir, il m’a suffi de baisser les armes et d’appliquer le reste du programme des AA avec autant d’enthousiasme que possible2. Un véritable fléau planétaire ! En effet, il est indéniable que des dizaines de millions de « membres » de divers sites de « rencontre », sont actuellement dépendants sexuels, dont un grand nombre ignore tout bonnement, qu’il s’agit là d’une grave maladie de l’âme et du corps, pouvant ultimement conduire à la « mort » spirituelle. La dégénérescence de l’être humain passe malheureusement par une utilisation désordonnée de sa vie sensitive. Un usage malsain de la vue (femmes ou hommes nus sur l’écran), de l’ouïe (paroles dégradantes prononcées dans le cadre d’échanges, via Skype ou lignes de rencontres à caractère sexuel), du toucher (masturbation devant l’écran), du gout (consommation de substances diverses, telles drogues ou alcool), plonge insidieusement l’u-s-a-g-e-r dans un univers fantasmagorique et par voie de conséquence, dans un état de dépendance progressive.

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La souffrance que vit le dépendant sexuel agit, de façon paradoxale, à titre de garde-fou spirituel et psychique pour ce dernier. En effet, l’égoïsme et la perversité ne peuvent faire figure de proue de façon indéfinie, sans qu’un quelconque mécanisme de « régulation » indique au sujet, que quelque chose ne tourne pas rond dans son esprit. Tout comme l’alcool pour l’alcoolique, la cyberdépendance sexuelle est une « illusionniste » hors pair, lorsqu’il s’agit d’attirer l’internaute dans ses filets ! Si l’alcool est rusé, déroutant, puissant, la cyberdépendance ne saurait faire acception de ces tristes qualificatifs ! Tout comme en regard de l’alcool, elle peut progressivement conduire l’utilisateur dévergondé vers la folie, la prison ou la mort. Je crois, personnellement, que le problème de base en matière sexuelle, c’est l’illusion que l’on entretient via ces mécanismes de défense pernicieux, dans laquelle une utilisation désordonnée de nos sens peut nous maintenir indéfiniment. Notons que dans la majeure partie des cas, c’est par un « agencement », souvent inconscient de nos sens extérieurs (la vue, l’ouïe, l’odorat, le gouter et le toucher), et de nos sens corporels intérieurs (la fantaisie et l’imagination) que nous nous maintenons captifs de la dépendance sexuelle. Sans chercher à faire la morale à qui que ce soit, je crois qu’il est tout à fait essentiel de bien comprendre que notre Puissance Supérieure nous a dotés de formidables « puissances », telles notre intelligence, notre volonté et notre mémoire, pour n’en nommer que quelques-unes, et que nous pouvons les utiliser à bon ou mauvais escient, pour notre salut ou pour notre perdition. La d-é-g-r-a-d-a-t-i-o-n de l’esprit, de l’âme du consommateur de sexualité débridée, l’érosion progressive d’un mental surchargé de luxure, de compulsion, d’images dégradantes, l’emmagasinement de souffrances dans tous les pores physiques, morales et spirituelles du dépendant, et voilà l’importance d’un Être qui a tout pouvoir, car il est i-n-d-u-b-i-t-a-b-l-e que sans aide, c’est beaucoup trop pour nos capacités ! La souffrance que vit le cyberdépendant sexuel n’ira qu’en s’accentuant ; et c’est là une bonne chose, au même titre qu’un détecteur de fumée fonctionnel pourrait sauver la vie de toute une maisonnée. Il devient dès lors essentiel de se mettre à l’écoute de son intuition ; car, ne point le faire pourrait éventuellement conduire le sujet à la fosse ou à l’urgence psychiatrique. Sachons que les « bonnes » résolutions, émanant d’une volonté déterminée de se libérer soi-même de cette puissante dépendance, seront, dans la plupart des cas, vouées à de cuisants échec2. Mieux vaut prier cet Être qui a tout pouvoir d’un cœur sincère et contrit, car, aucune force humaine ne saurait nous libérer d’une affection aussi pernicieuse ! Émile L. 1 Alcooliques Anonymes, le Gros Livre, 1977, p. 96. 2 Les douze étapes et les douze traditions/12, p.29.

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ELLES

PAR MAISON LIBÈRE-ELLES

Les impacts de la violence conjugale chez les enfants

En 2018, la violence conjugale est une problématique qui est encore taboue. C’est difficile d’en parler ouvertement et d’identifier les personnes vivant cette situation ainsi que les enfants qui y sont exposés, témoins ou victimes. Selon Statistiques Canada, il y aurait plus de 500 000 enfants exposés à la violence conjugale. En maison d’hébergement, les femmes mentionnent souvent que leurs enfants n’ont pas été témoins de cette violence, soit par honte, culpabilité, peur de la DPJ (Direction de la protection de la jeunesse) ou encore par simple conviction que leurs enfants n’ont rien vu ni entendu. En présence de violence conjugale, les enfants sont inévitablement exposés directement ou indirectement au climat de tension et de peur régnant au domicile familial, même s’ils n’ont pas été présents au moment des agressions. L’exposition des enfants à la violence peut débuter pendant la grossesse. La mère peut recevoir des coups, se faire pousser, mais aussi souffrir d’anxiété, de dépression, de choc post-traumatique, etc. Plus âgé, l’enfant peut tenter d’intervenir entre les deux parents et se mettre à risque de vivre lui-même une agression. Il peut aussi entendre des situations de violence lorsqu’il est dans une autre pièce de la maison, voir les agressions ou encore remarquer des traces, telles que le sang sur le visage, la vaisselle brisée, le salon en désordre, etc. Lorsqu’un enfant vit dans un climat de tension continuel et dans un contexte de violence, plusieurs impacts peuvent se manifester, qui varient selon chaque enfant et chaque situation. Les conséquences de l’exposition à la violence conjugale sont donc différentes d’un enfant à l’autre. Voici quelques impacts possibles : • maux de tête, perte d’appétit ou de sommeil, retard de croissance, trouble alimentaire, dépression, anxiété, faible estime de soi, développement de phobies, culpabilité, confusion; • agressivité, rage, impulsivité, opposition, tendance à mentir, délinquance; • problèmes de langage, intellectuels (concentration, mémoire), moteur, épisodes de régression (recommencer à mouiller son lit); • faible performance causée par un problème d’attention, perte de concentration et de mémoire, taux élevé d’absentéisme à l’école;

• difficulté à établir des relations interpersonnelles, refus de parler de ce qui se passe à la maison, ne pas inviter d’amis; • implication de la DPJ (Direction de la protection de la jeunesse); • intégration de ce modèle familial, apprentissage erroné du rôle des femmes et des hommes dans les relations amoureuses; • etc. À la suite d’une séparation en contexte de violence conjugale, l’enfant peut aussi être témoin et victime de violence. Le climat de tension entre les deux parents lors des échanges de garde peut continuer. Il y a un risque d’aliénation parentale (dénigrer l’autre parent), de parentification (l’enfant prend le rôle du parent) ou encore de vivre un conflit de loyauté entre ses deux parents (se sentir coupable, déchiré). Les impacts possibles demeurent les mêmes. Il existe quelques pistes de solution pour diminuer les impacts de la violence conjugale chez l’enfant et le protéger : établir des filets de protection avec l’enfant, tels que téléphoner à la police, déterminer un contact d’urgence, préparer un sac avec les effets importants de l’enfant advenant un départ précipité; aller chercher de l’aide professionnelle; parler avec une personne de confiance à l’école; utiliser les lignes téléphoniques d’écoute jeunesse. Malgré ces filets de protection, la seule façon d’éliminer les impacts et de protéger les enfants relève de la capacité des parents à reconnaître que la violence conjugale a des impacts sur l’enfant, à quitter le milieu violent avec les enfants pour aller chez des amis, de la famille ou en maison d’hébergement et à mettre en place des stratégies protégeant les enfants. En 2017, la Maison Libère-Elles a hébergé 120 femmes et 64 enfants. Les services externes ont suivi et aidé 47 femmes et 28 enfants. Les maisons d’hébergement ont à cœur le bien-être et la sécurité des femmes et des enfants. N’hésitez pas à nous contacter via SOS violence conjugale : 1-800-363-9010.

 

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LE PORTAIL VOUS PRÉSENTE

L’Apogée L’Apogée est une association à but non lucratif dont la mission consiste à promouvoir l’entraide et le soutien de la famille et des amis de la personne vivant avec un trouble majeur de santé mentale afin d’améliorer leur qualité de vie. Depuis 1990, en effet, L’Apogée accueille, guide, accompagne les proches de la personne vivant avec un trouble de santé mentale. Sa force est sans doute de puiser au niveau de l’entraide pour mieux accueillir les familles. En effet, L’Apogée peut compter sur une vingtaine de bénévoles annuellement qui de par leur vécu expérientiel ont leur propre expertise et appuient nos intervenants au quotidien en animant des ateliers de formation, en animant des groupes d’entraide ou en devenant des ambassadeurs de L’Apogée. Petite équipe de travailleurs mais qui a une mission régionale pour l’ensemble de l’Outaouais. , comptant seulement trois intervenants, Carole, Mathieu et Jacynthe, une adjointe administrative à temps partiel, Mireille ainsi que moi-même, directrice générale depuis deux ans, Hélène L’Apogée fait partie du réseau avant de craquer, qui regroupe plus de 39 associations au niveau provincial qui offre des services similaires au nôtre.

Votre proche a un trouble majeur de santé mentale : troubles dépressifs, troubles bipolaires et apparentés, troubles anxieux, troubles obsessionnels compulsifs et apparentés, les troubles de la personnalité et les troubles du spectre de la schizophrénie et les autres troubles psychotiques. L’Apogée veut vous permettre de vous ressourcer et ne plus vous sentir seul. Pour nous joindre : 819.771.63488 92 boul. St-Raymond bureau 304 1-855-CRAQUER www.lapogee.ca info@lapogee.ca Hélène Tessier, directrice générale

Entre autre, une personne qui vient cogner à notre porte pourra toucher à différents volets : Accueil et intervention : porte d’entrée pour avoir recours aux autres services et permet du soutien sur le plan personnel, familial et social; Entraide : groupes d’entraide afin de favoriser les échanges et briser l’isolement dans la confidentialité, l’écoute et le non-jugement. Information : conférences, ateliers, site web : www.lapogee.ca Répit-Dépannage : éviter l’épuisement physique et émotionnel et prévenir la détérioration des relations familiales Programmes de formation : programme d’Information famille (PIF), programme Parlons limites, programme apprendre à se rapprocher sans agressivité et le programme Faire. Sensibilisation : activités durant les semaines à thème tels que la semaine de promotion de la santé mentale et la semaine de sensibilisation aux maladies mentales. Pour avoir accès à nos services : 18 ans et plus Vivre en Outaouais

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VIE SPIRITUELLE

PAR PAULE FONT

………. De même que nous nettoyons notre visage quotidiennement, nous devrions purifier notre esprit des émotions négatives qui y surviennent. Au minimum, exprimons immédiatement nos sentiments à nos proches et amis.

souffrance et d’activer le bonheur en soi et chez les autres. La pratique de ces méthodes ne dépend aussi que de soi-même. La souffrance ou le bonheur ne proviennent pas d’une source extérieure.

Sinon, les émotions que nous développerons doubleront d’intensité chaque jour qui passe et lorsque notre esprit et notre corps seront épuisés, nous n’aurons d’autre choix que de céder et alors nous deviendrons notre propre ennemi ainsi que celui d’autrui. En effet, pour cette raison, nous pourrions dire qu’il n’y a pas d’ennemis extérieurs, mais qu’ils sont tous en nous.

Le Bouddha lui-même a dit :

Soyons vigilants envers nos ennemis intérieurs, les émotions négatives, et appliquons une attention et une vigilance quotidiennes afin de s’assurer que notre esprit n’est jamais dominé par l’agitation grossière ou subtile. Quelles sont les qualités de la philosophie bouddhiste tibétaine ? - La voie de la méthode : la compassion, l’amour non violent envers autrui et l’esprit d’éveil. - La voie de la sagesse est la compréhension juste qui réalise parfaitement la nature fondamentale de la réalité. Elle est décrite comme la connaissance qui distingue parfaitement la nature des actions positives et négatives, les compréhensions correctes et celles erronées, etc. La sagesse est aussi la semence de toutes les voies et l’antidote au principal obstacle à la libération de la souffrance. C’est l’ignorance liée à la conception erronée d’un soi. Dans les textes bouddhistes, il est écrit que tous les phénomènes externes et internes sont produits les uns en dépendance des autres et qu’aucun phénomène n’existe de façon autonome. Il est convenu que tout est interdépendant ou produit en interdépendance.

« Je suis mon propre ennemi ; je suis également mon propre protecteur. » Par exemple, un médicament puissant, même prescrit par un excellent médecin, ne pourra apporter ses bienfaits que si le patient décide de l’ingérer. En définitive, cela ne dépend ni du médecin, ni du médicament ou de l’infirmière, etc., mais bien du patient. La chose la plus importante est d’y avoir de l’intérêt et de la motivation. « Ceux qui pratiquent l’amour et la compassion se sentent extrêmement heureux, détendus et sereins. Ainsi, les autres leur expriment en retour amour et bienveillance.  » Dalaï-Lama

L’esprit doit d’abord passer par un état neutre avant de devenir positif. Comme un morceau de coton noir que l’on voudrait teindre en couleur, on doit avant tout le rendre blanc, pour ensuite le teindre. De la même manière, la respiration a pour but de rendre l’esprit neutre. Exemple : On compte en suivant la respiration en inspirant toutes les qualités à développer (sous forme d’une lumière blanche) et en expirant nos négativités (fumée noire), jusqu’à ce qu’on ait retrouvé le calme ou en répétant ce cycle 21 fois.

Quel est l’objectif principal de la philosophie bouddhiste tibétaine ? Offrir des méthodes non violentes qui permettent d’éliminer la

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Rationnel Rationnel  Le camelot en noir reflète la situation difficile et sombre de l’itinérance ;  Le camelot en noir reflète la situation difficile et sombre de  Les traits au ; sol représentent un parcours ardu et instable ; l’itinérance  LaLes main élevée du représentent camelot représente l’optimisme, premier traits au sol un parcours ardu et le instable ; pas, la prise en charge de sa vie ;  La main élevée du camelot représente l’optimisme, le premier  Lepas, journal en main : l’outilde pour la prise en charge sa créer vie ;des liens avec la population active de Gatineau et par conséquent, briser les ; en main : l’outil pour créer des liens avec la préjugés Le journal population active de Gatineau et par conséquent, briser les  Lepréjugés Portail : ; une fenêtre entre deux dimensions, une porte à franchir vers une réalité plus lumineuse ;  Le Portail : une fenêtre entre deux dimensions, une porte  Leàsoleil : une vieune plusréalité lumineuse, plus heureuse franchir vers plus lumineuse ; ;    LaLe seule couleur étant le lumineuse, rouge orangé duheureuse soleil, le reste soleil : une vie plus plus ; tout en blanc propose un espace, une ouverture à autre chose, le  renouveau. La seule couleur étant le rouge orangé du soleil, le reste tout en blanc propose un espace, une ouverture à autre chose, le renouveau.

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LE MOT DU CRIO

PAR JANICK ALLYSON

Le Comité consultatif sur l’itinérance a publié récemment son rapport final relativement à la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI). La SPLI est un programme fédéral qui aide à financer une multitude de projets et d’organismes dans la région pour la lutte à l’itinérance. Pour le CRIO, le programme fédéral se doit de se concentrer sur une approche globale face à la lutte à l’itinérance, afin de mieux répondre aux besoins particuliers des collectivités et aux disparités régionales. En effet, nous croyons que chaque communauté a des besoins spécifiques, qui demandent des réponses adaptées.

l’itinérance se doit de passer par une variété d’actions et de s’attaquer à différentes causes structurelles actuellement oubliées dans les recommandations du rapport : logements sociaux et abordables en quantité et en qualité suffisantes, accessibilité aux services de santé et aux services sociaux adaptés aux multiples réalités, etc. Le CRIO a aussi des inquiétudes face à la recommandation d’un nouveau modèle de planification de système communautaire au rôle redéfini. Les entités et comités consultatifs communautaires de l’Outaouais devraient être en mesure de définir eux-mêmes leurs rôles et leurs besoins.

Le rapport final du Comité consultatif comporte certains éléments importants qu’il est d’abord nécessaire d’appuyer. Entre autres, notons la mention de la nécessité d’un bon arrimage entre la SPLI et la Stratégie nationale sur le logement. L’établissement d’un comité consultatif permanent formé de personnes ayant un vécu concernant l’itinérance, de même qu’une attention particulière portée aux réalités vécues par les jeunes, les femmes, les communautés autochtones et les communautés allosexuelles, sont des éléments qui pourraient éventuellement permettre une meilleure compréhension de la variété des visages de l’itinérance.

Ainsi, comme l’Outaouais a de vastes disparités au sein de ses communautés, le CRIO est convaincu de la nécessité d’une approche de financement qui correspond aux différents besoins. Par exemple, un financement global de la part de la SPLI pourrait inclure des projets jeunesse, et des projets comme le Portail de l’Outaouais!

En revanche, certaines orientations sont sources d’inquiétude. L’attention particulière portée à l’approche Logement d’abord équivaut à un manque de reconnaissance de l’autonomie des communautés face à leur capacité à prioriser elles-mêmes leurs actions et leurs besoins. Notons qu’au Québec, le logement social avec soutien communautaire et le travail de prévention effectué depuis des années offrent de bons résultats. L’approche Logement d’abord, malgré ses résultats probants dans certaines communautés, comporte en elle-même ses limites et ne peut servir de modèle unique ou majoritaire. La Politique nationale de lutte à l’itinérance adoptée au Québec en 2014 reconnaît pourtant clairement la nécessité d’avoir une stratégie globale et une diversité des réponses face à la problématique. La réduction de

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-30Pour plus d’informations, contactez Janick Allyson, coordonnatrice du CRIO, au 819-712-2746 ou au coordo_crio@hotmail.com.

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MODE DE VIE SAIN

PAR MARIE-CLAUDE BÉNAZET

Dans l’article de juillet, j’ai proposé de parler des 4 accords toltèques tels que décrits par Don Miguel Ruiz, dans son livre « Les quatre accords toltèques ». Je vous invite à vous procurer directement ce livre si vous désirez approfondir le sujet et mettre en pratique ses principes. Je disais, dans l’article de juillet, que nous n’avions plus trop de ressources pour nous guider vers une droiture intérieure, puisque nous avions rejeté tout ce qui nous avait guidés antérieurement. C’est là que les 4 accords toltèques jouent un rôle important. Ce sont 4 principes de vie très simples, mais puissants. Le premier accord dont parle Don Miguel, c’est : que ta parole soit impeccable. Il nous rappelle que notre pensée est faite de paroles; c’est un courant de paroles incessantes. Il nous invite à prendre conscience des paroles et des jugements constants émis par notre pensée. Les jugements émis envers nous-mêmes ou envers les autres sont des poisons qui nous rongent et nous limitent. Don Miguel nous invite à commencer par passer une journée à nous rendre conscients des paroles qui traversent notre esprit auxquelles nous adhérons sans réfléchir, à prendre conscience également des paroles plus ou moins vraies que nous prononçons, et surtout des paroles inutiles prononcées par habitude et pour sortir de l’inconfort qu’occasionnent certains silences. La pratique seule du premier accord pourrait suffire à nous transformer en profondeur, car le fait d’observer notre langage et nos pensées est une réforme en soi. En fait, les trois autres accords permettent d’élaborer et d’approfondir le premier accord. Le deuxième accord est : n’en fait pas une affaire personnelle. Don Miguel nous invite à remarquer que chacun voit l’univers à travers son propre regard et que le jugement porté par une personne, parle plus d’elle-même, que du sujet qu’elle juge. Effectivement, le fait de prendre conscience que chacun voit le

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monde à travers le prisme de son propre rêve, rend inoffensifs le jugement et les paroles blessantes des autres. Chacun est responsable de ses propres décisions et points de vue. De plus, en prenant conscience que nos jugements n’impliquent que nous, nous travaillons à dégonfler notre égo, car nous cessons de nous donner de l’importance. Le troisième accord est : ne fait pas de suppositions. Tous nos jugements reposent généralement sur des suppositions que nous entretenons. Nous supposons qu’il a épousé cette femme pour son argent. Nous en venons à y croire, même si la réalité est totalement différente. Nos suppositions sur le monde et sur les situations reposent sur nos propres fonctionnements intérieurs. Un voleur va supposer que tout le monde veut le voler. Un menteur va supposer que tout ce qui lui est dit est un mensonge. Prenons conscience des suppositions qui habitent nos perspectives et déracinons-les. Imaginez la clarté et la paix d’esprit qui pourrait en résulter! Le quatrième accord est : fais toujours de ton mieux. Ce n’est certainement pas une invitation à devenir hyper perfectionniste. En fait, c’est plutôt une invitation à être conscient des gestes que nous posons chaque instant et à les poser dans la joie. Don Miguel rappelle que le « mieux » d’hier est différent du « mieux » d’aujourd’hui. Nous étions en forme hier et nous sommes malades aujourd’hui. Cependant, Don Miguel invite à être présent à ce qui se fait et à y mettre une qualité d’attention qui est, somme toute, de l’amour. C’est donc une invitation à oser nous engager là où nous trouvons de la joie, plutôt que là où nous « devrions » être, selon notre jugement. Voilà un sommaire rapide des 4 puissants et merveilleux accords toltèques. C’est un bel arbre droit à 4 branches à faire pousser en nous.

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PAR MICHEL PRÉVOST

UNE PAGE D’HISTOIRE D’ICI

La rivière des Outaouais, près de 10 000 ans d’histoire Au fil des siècles, la rivière des Outaouais joue un rôle crucial pour notre histoire. En effet, pendant près de 10 000 ans, les Amérindiens utilisent la rivière Kitchisippi (la Grande Rivière) comme l’une des plus importantes voies de communication de l’Amérique du Nord.

Une frontière Bien que la rivière des Outaouais constitue depuis 1791 une frontière entre le Bas-Canada et le Haut-Canada, puis entre le Canada-Est et le Canada-Ouest après 1841, puis le Québec et l’Ontario depuis la Confédération de 1867, il ne faut pas croire que les populations des deux rives vivent sans contact. Bien au contraire, de nombreux traversiers et des ponts de glace permettent de relier les deux rives. Depuis, de nombreux ponts permettent de traverser, pas toujours rapidement, entre Gatineau et Ottawa.

La rivière des Outaouais est aujourd’hui, avec ses 1 271 km, la plus longue rivière du Québec et le principal affluent du fleuve Saint-Laurent. Une longue histoire Au XVIIe et au XVIIIe siècle, les explorateurs, les missionnaires, les coureurs des bois et les voyageurs français empruntent la rivière des Outaouais pour se rendre dans les Pays d’en Haut (Ontario) et par la suite partout en Amérique du Nord. Ce cours d’eau devient la voie royale pour les explorations et le commerce des fourrures avec les autochtones.

Sports et loisirs Depuis plus de deux siècles, la rivière des Outaouais est utilisée comme lieu pour les sports et les loisirs. On pense au canot, à la pêche traditionnelle et à la pêche sous la glace. Au fil du temps, on se sert aussi de la rivière pour des courses de chevaux sur glace, remplacées par les courses de motoneiges, et plus récemment de « Poker run ». Aujourd’hui, de nombreux plaisanciers profitent de la beauté de la rivière patrimoniale.

Au XIXe siècle, ce sont les draveurs et les cajeux qui prennent la relève puisque l’industrie forestière devient l’Éden de la vallée de l’Outaouais. La rivière des Outaouais sera une véritable autoroute du bois flottant avec des milliers de cages, de billots et de madriers en route vers le port de Québec où vers les scieries sur les berges de la rivière.

Bref, la rivière des Outaouais a joué un rôle capital pour l’histoire, le peuplement et le développement des deux rives. En fait, sans cette grande rivière, notre région se serait développée d’une façon bien différente et la croissance démographique et économique n’aurait pas été la même. Voilà pourquoi le ministère de la Culture et des Communications désigne en 2017 la rivière des Outaouais comme lieu historique et l’inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Une voie navigable Au début du XIXe siècle, le seul moyen de communication et de transport disponible dans la région est la grande rivière et ses affluents. C’est vraiment la rivière des Outaouais qui permet la colonisation ainsi que les premiers développements économiques avec l’explosion de l’industrie forestière.

Pour mieux connaître l’histoire de la rivière des Outaouais, voir : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=204389&type=bien#.WvRs64gvyUk

crédits Christian Gosselin

Dans les premières décennies du XIXe siècle, la navigation s’organise afin de relier la région à Wrightown (Gatineau) et à Bytown (Ottawa). Ainsi, le premier bateau à vapeur naviguant sur la rivière entre Wrightown et Hawkesbury, le Union, est construit en 1819 pour le compte de Philemon Wright, le fondateur du canton de Hull en 1800. Plusieurs compagnies de navigation exploitent des navires de marchandises et de passagers sur la rivière tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Presque chaque village possède son quai qui disparaît avec la construction du canal de Carillon au début des années 1960.

crédits Christian Gosselin

D.U., président de la Société d’histoire de l’Outaouais

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PLACE AU CITOYEN Le mal de l’excellence scolaire Vous me dites que j’ai de quoi à être fière, que c’est pas tout le monde qui peut se rendre là... Vous vous vantez d’avoir un enfant qui réussit bien à l’école. Votre enfant n’est pas comme les autres. Bien sûr qu’il est extraordinaire, c’est le vôtre! Vous êtes fiers qu’il ne passe pas sur la peau des fesses, comme vous dans votre temps. Il est excellent. Il frôle les 100 pourcent. Dans quasiment toutes les matières, Il est à son affaire. Vous n’avez rien à dire. Vous n’avez pas à lui tordre le bras pour qu’il étudie et révise. Vous n’avez pas à le priver, le chicaner ou le punir... pour qu’ils comprennent la valeur que vous accordez à son avenir. « Si on veut, on peut », tel est votre devise. Il est nommé président de classe, étoile de la semaine, élève du mois et j’en passe... Un beau bulletin, c’est pas mal ça qui compte. Vous êtes très fiers de moi. Et moi j’ai HONTE ! Mais ça, vous le savez pas. Je suis mal, malgré que je réussis bien. C’est pas écrit dans mon front. Je ne suis pas fière d’avoir gaspillé tant de temps... À recracher de la matière, à avoir cru que j’aurais plus de valeur si mes notes étaient meilleurs. Je ne suis pas fière d’avoir cru que l’école, c’est la seule chose qui t’assure un brillant futur. D’avoir pensé qu’une carrière et faire un bon salaire, c’était ça la vraie vie.

Je ne suis pas fière d’avoir fait subir à mon corps tant de stress... pour juste un test. Je pensais que si j’excellais, c’était la preuve ultime que j’étais intelligente. Alors que maintenant, je sais qu’on a évalué ma compétence à mémoriser des informations très peu pertinentes... une fois graduée. Après 18 ans de ma vie investis en scolarisation, je suis endettée et je dois travailler. Je voudrais bien me placer dans mon champ d’étude, mais un baccalauréat n’est pas suffisant. Mes notes et mes méritas ne servent pas à me démarquer. J’ai un gros bagage intellectuel, des savoirs et des théories que je ne sais pas comment utiliser. Alors, j’ai servi en restauration, j’ai voyagé et j’ai fait des contrats saisonniers. J’ai l’impression qu’il me manque quelque chose Est-ce que c’est les études qui me manquent? « Non, c’est l’expérience de vie qui te manque ma chérie » Parole d’un aîné expérimenté J’ai l’impression de devoir réapprendre à vivre Déconstruire des acquis, reconstruire avec appuis. Je dois apprendre à me valoriser autrement. Il faut dire que je n’ai plus de belles notes à montrer à mes parents. Je réorganise mon emploi du temps J’ai l’impression que j’ai déjà trop perdu du temps Mais je préfère penser que rien n’est perdu C’est pour ça que je décide d’écrire les leçons de mon vécu - Valérie Brassard

Une femme de 71 ans vivait dans une voiture. Heureusement, son voisin a décidé d’intervenir C’est triste quand une personne se retrouve toute seule sans aucun proche autour pour lui porter assistance. Telle était la situation de Theresa Hernandez. Cette femme de 71 ans “habitait” dans son ancienne voiture devant sa maison à Phoenix (Arizona) aux États-Unis. Heureusement que son voisin Justin Hernandez, qui n’est pas un membre de sa famille, a décidé d’intervenir. Il s’est renseigné à propos du problème de madame Hernandez et il a découvert que Theresa a perdu son mari et depuis, elle n’était plus capable de s’occuper de sa maison. Avec beaucoup de dégâts et de saleté à l’intérieur, elle est alors devenue inhabitable. De plus, il n’y avait ni électricité ni eau dans la maison. Justin a décidé d’aider la femme et il a posté une annonce sur sa page Facebook en demandant à ses amis et à ses voisins s’ils pouvaient eux aussi aider la dame. Beaucoup de gens ont répondu et ont adhéré à l’initiative. Les voisins ont commencé à tout nettoyer. Ils ont appelé des ouvriers pour réparer l’électricité. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais Theresa est déjà très reconnaissante. Elle est très heureuse de voir que de telles personnes existent. N’oubliez pas les gens autour de vous. Peut-être que l’un de vos voisins a aussi besoin d’aide. Merci à Justin et à tous ces gens au grand cœur !

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RÉTABLISSEMENT

PAR CHRISTIAN GOSSELIN

À tous ceux qui m’ont connu avant le 28 juin 2010, acceptez mes excuses.

J’ai pris ma première cuite à l’âge de dix ans et je n’ai jamais pu boire socialement depuis, jamais et ce, malgré tous les efforts possibles et par tous les moyens imaginables. Ça m’a pris un temps fou et beaucoup, beaucoup de souffrance avant d’intégrer la notion du « premier verre ». Trente-huit ans de souffrance à intensité progressive.

vers l’alcool et engourdir chaque émotion. Donc, à mon éveil soudain, ce merveilleux jour du 28 juin 2010, j’étais émotionnellement âgé de dix ans dans un corps battu de quarante-huit. Depuis, je vis chaque émotion et chaque situation à froid, comme pour la première fois. Une peine d’amour vécue à froid pour la première fois à l’âge de cinquante ans, ouch ! Oh oui ouch ! Ouch mais comme un muscle que l’on exerce, ma capacité à enfin « vivre » prends du tonus. Je grandis. Aujourd’hui, lorsque les dires ou les comportements d’une personne ou les événements de la vie me confrontent, non seulement je n’ai plus ce réflexe d’engourdir l’émotion, je n’ai non plus le réflexe de pointer ni de blâmer l’autre ni l’évènement. Je me retourne vers moi, d’ailleurs à peu près le seul endroit où je peux y changer quelque chose. Je prends d’abord conscience de l’impact de cette adversité sur mon état d’âme, un pas de recul, je l’absorbe, j’identifie là où ça fait mal et je réalise que c’est exactement là où un travail sur moi qui doit être fait. Pas d’analyse, pas de jugement ni d’étiquette, une simple conscientisation de ce qui est, je le vis tout simplement, à fond. Donc, toute somme faite, je peux dire merci à la personne aux comportements dérangeants ainsi qu’aux événements confrontants de m’avoir pointé là où je dois travailler afin de guérir, de grandir et enfin devenir la meilleure version de moi-même….Une fois ouverte, la porte vers l’intérieur de soi-même en est une que jamais on ne voudra refermer.

Dès cette première cuite, j’ai cessé de grandir. Mon incapacité à vivre quoi que ce soit me poussait chaque fois à me retourner

Loin d’être un saint, je vous parle de progression spirituelle plutôt que de perfection.

Cette nuit du 27 fut définitivement la plus sombre de ma vie et croyez-moi, des moments obscurs j’en ai vécu. « Le moment le plus sombre de la nuit est celui qui précède l’aube. » Depuis ce jour, depuis ce moment glorieux que je qualifie d’éveil spirituel, j’ai beaucoup appris. J’ai surtout appris que l’univers ne gravite pas autour de mon pauvre moi, mais que tout, absolument tout part de moi. L’extérieur de moi-même n’est en fait que la pure réflexion de mon état d’âme. Si je broie du noir, je vois tout noir et si le lendemain mon cœur se réjouit, je vois toute la merveille de ce monde et ce, malgré le fait que rien n’ait changé depuis hier, sauf ma perception.

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FLEUR D’EAU

CHRISTIAN BELLEAU journaliste et chroniqueur avec la collaboration de Isabelle Regout, médiatrice culturelle pour l’organisme A.B.C. Stratégies

Les «cageux» : de drôles de marins ! Pendant tout le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, la rivière des Outaouais devient une véritable route du bois avec des milliers de cages en transhumance vers le port de Québec, alors que ses affluents accueilleront des millions de billes destinées aux usines de sciage ou de papier. La région a été une plaque tournante de l’industrie forestière en Amérique du Nord. Remontons le cours du temps pour mieux comprendre l’origine, chez nous, du métier disparu de cageux ou cageur. C’est en 1806 que l’entrepreneur Philemon Wright a eu l’idée d’assembler le bois équarri en cages qui, une fois regroupées, formaient un long train de bois navigable. Le premier train, qu’il a nommé Columbo, était composé de 50 cages et aurait pris environ deux mois pour compléter le trajet d’ici à Québec. Lorsqu’un homme s’engageait à travailler sur les grands radeaux qui étaient flottés sur l’Outaouais et le Saint-Laurent jusqu’à Québec, il se disait avec fierté « cageux » ou « raftsman » . Rappelons que le terme de « raftsman » (raft signifiant radeau en français) a été adopté par les Canadiens-français et rapidement popularisé dans les chansons du folklore. L’ère des cageux s’étend de 1806 à 1911. Sous les ordres du maître de cages, dont le respecté Jos Montferrand qui a travaillé pour le compte de Philemon Wright, les cageux manœuvraient sans relâche l’immense radeau, à l’aide de rames, pour le faire avancer par faible courant, et aussi éviter les écueils et les abords pour ne pas échouer. Le travail consistait également à désassembler le train de bois, pour manoeuvrer

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individuellement les cages lorsqu’on atteignait un passage trop étroit ou dangereux. Plus tard, lorsque des glissoires ont été ouvragées le long du parcours pour contourner des chutes ou des rapides, afin de faciliter et accélérer le temps du trajet, les cages s’enfilaient, là aussi une à une, avec deux hommes à bord. Puis, de l’autre côté, on réassemblait en vitesse la cargaison de bois équarri. C’était loin d’être une mince affaire si l’on considère qu’un train de bois pouvait mesurer 60 mètres de large par plus d’un kilomètre de long ! On y plaçait une cambuse (ou une cuisine) et un dortoir, protégés par des tentes et des cabanes de bois pour accommoder entre 30 et 60 hommes. Le fait est que les cinq villes, qui constituent le Grand Gatineau d’aujourd’hui, ont connu l’empreinte profonde des cageux et de leurs opérations gigantesques. L’Outaouais peut se targuer d’être à l’origine du premier train de bois (le Columbo), des premiers cageux et de la première glissoire à cages aux chutes Chaudière. Cette unicité contribue à favoriser le sentiment d’appartenance... et la fierté! Crédit photo : Radeaux de bois équarri sur la rivière des Outaouais, vers 1900. On y aperçoit quatre piliers du futur pont Alexandra dont la construction s’échelonnera entre 1900 et 1902. Auteur anonyme. Colorisation postérieure à la photographie. Musée McCord. MP-0000.25.881.

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PARCS ET

ESPACES VERTS

GATINEAU POUR LA VIE

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POINT DE VUE DU PROF

PAR NÉRÉ ST-AMAND

crédit FelixMittermeier-pixabay

Professeur titulaire École de service social, Université d’Ottawa

Élections : le cycle des illusions?

Entre mensonges et demi-vérités, L’art de dire, L’art de convaincre, Et même L’art de cacher des faits Et dissimuler la vérité!

Budgets équilibrés Et paradis fiscaux, D’ici et d’ailleurs… Beaux mots ou grands maux En maintenant Pour un autre moment L’espoir de jours meilleurs.

L’art de plaire, L’art de sourire, L’art de l’argent, L’art et l’argent Grâce à des promesses Achetées Mais souvent brisées d’avance Pour gagner Quelques autres voix…

Placardage de couleurs Dans des villes sans-affichage. Mendicité des candidats, Porte-à-porte ou électronique, Alors que la sollicitation est prohibée Pour les mendiants du moins.

Des miettes pour les uns Du caviar pour d’autres! La soupe populaire pour le monde Les fruits de mer pour l’élite! Rations pour les petits, Champagne pour les élus Ou démocratie pour toutes et tous?

crédit FelixMittermeier-pixabay

Rédigé au moment où l’Ontario vient de terminer une campagne électorale et où le Québec commence…

Démocratie? Cycle de l’espoir, Tous les cinq ans… Votez pour elle ou lui? Ou plutôt, Vous, Trop jeunes ou très vieux, Femmes, minorités, et autres exclus, Votez pour vous Pour refaire, Dans la dignité, Une démocratie du petit monde Au quotidien et Une autre démocratie Du quotidien.

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L’HABITATION

PAR LE ROHSCO

L’Avenue hébergement communautaire et l’intégration résidentielle pour les jeunes Au cours du Colloque 2018, « Parce que l’avenir nous habite », du Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH), s’est tenu toute la journée du 16 avril le forum « Itinérance : Diversité des trajectoires et des enjeux ». La troisième partie de ce forum portait plus spécifiquement sur les jeunes et les OSBL d’habitation. C’est dans ce contexte que L’Avenue hébergement communautaire a été mise en valeur. Cet organisme montréalais œuvre dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et soutient principalement les jeunes de 18 à 30 ans en difficulté, sans abri ou à risque de le devenir (L’Avenue hébergement communautaire, 2018). Au cours de l’année 2016-2017, 100 personnes ont séjourné dans l’un de leurs 5 immeubles : la maison d’hébergement, les logements supervisés des Petites Avenues et les logements sociaux des Pignons sur rue, phases 1, 2 et 3.

elle des locataires et des différentes rencontres qui se déroulent au cours de l’année avec les comités de locataires et lors des échanges informels. Les jeunes sont également amenés à se positionner sur des sujets d’actualité comme la règlementation de la marijuana dans leurs immeubles.

En ce qui concerne le profil des jeunes qui fréquentent l’Avenue hébergement communautaire (2018), au cours de l’année 20162017, 50 % des personnes ayant séjourné en ces lieux étaient âgées entre 18 et 21 ans, 36,3 % avaient entre 22 et 25 ans et 13,7 % étaient regroupées dans les 26 à 29 ans. Pour ce qui est de leur situation économique de cette même année, 44,8 % recevaient des prestations d’assistance sociale, 29,3 % étaient sans revenu et 20,7 % occupaient un travail. Pour ce qui est de la dernière année d’étude complétée, 29,3 % ont un secondaire 5, 5,2 % ont une formation professionnelle de niveau secondaire et 6,9 % ont fréquenté le cégep. Ce qui signifie que la majorité de ces jeunes n’a pas obtenu de diplôme scolaire reconnu.

Les Petites Avenues sont des logements transitoires supervisés, bien que la durée soit indéterminée (L’Avenue hébergement communautaire, 2018). Ces quatre logements communautaires accueillent quatre locataires chacun, pour un total de 16 résidents. La particularité est que les jeunes retenus sont prêts à vivre une expérience de colocation. Les jeunes doivent s’entendre, car ils doivent choisir ensemble le nouveau locataire qui habitera avec eux. En plus d’acquérir des apprentissages pour combler les différents besoins, la particularité de ce projet est de vivre en groupe et d’en arriver à communiquer adéquatement.

L’Avenue hébergement communautaire (2018) a été mise sur pied en 1983 pour soutenir les jeunes qui sortent des « centres jeunesse ». Depuis, les différents services se sont développés en fonction des trois objectifs suivants : 1-offrir des services adaptés afin de contrer et de prévenir l’itinérance par la mise en place de services résidentiels, 2-développer une approche globale et flexible qui favorise les capacités d’adaptation personnelle, sociale et économique des jeunes pour qu’ils puissent accomplir les différentes tâches de la vie quotidienne : hygiène, gestion de temps, budget, etc., 3- offrir un milieu de vie positif et enrichissant en vue d’acquérir des apprentissages et de favoriser la vie en communauté. La vie communautaire est d’ailleurs privilégiée au sein de ces milieux de vie. Ces moments d’échange favorisent la création du lien social, la diversification des champs d’intérêt et encouragent le plaisir à travers les activités sociales, sportives et d’éducation populaire. La programmation est constituée en fonction de l’assemblée générale annu-

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La maison d’hébergement de L’Avenue hébergement communautaire (2018) comprend 10 chambres individuelles. Les jeunes s’inscrivent sur une base volontaire et peuvent séjourner en ces lieux un maximum de 6 mois. Une équipe d’intervention est sur les lieux 24 h sur 24, tous les jours de l’année. Les accompagnements individualisés incluent les tâches domestiques, le dépannage alimentaire, l’aide financière, les démarches professionnelles et les suivis post-hébergement.

L’Avenue hébergement communautaire (2018) dispose également de 46 logements subventionnés et permanents avec soutien communautaire pour aider les jeunes à sortir de la rue. D’ailleurs, la phase I située au 3911 sur Sainte-Catherine Est, constitue un exemple de revitalisation de quartier. « Pendant des années, cet immeuble était connu des autorités et des résidents du quartier comme étant un lieu de prostitution, de commerce et de consommation de drogues ainsi que pour le milieu de vie précaire qu’il offrait à ses locataires. […] Depuis ce temps, l’immeuble a une nouvelle vie. Le projet est cité comme un exemple de revitalisation autant par le voisinage que par [les] partenaires du quartier et par d’autres instances œuvrant en logement social ou auprès [de personnes itinérantes]. » (Rapport annuel 2015-2016, page 12) L’Avenue hébergement communautaire (2018). Rapport annuel 2016-2017; Rapport annuel 2015-2016. Repéré à : http://lavenuehc.org/

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