POMPON n°3

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POMPON DÉCEMBRE 2021

variant de BINGBANG MAGAZINE

Le journal qui sent bon Dijon avec de vrais morceaux de Dijonnais à l'intérieur

JOURNAL BIMESTRIEL

Joyeuses bêtes à tous !

POMPON

Le journal qui sent bon Dijon



NEWS

POMPON LE BLOG

Buren for hiver, Pompon for ever !

L’OURS EN BALADE :

« Ce cliché a été réalisé le 16 janvier 2021 à 17h30 (30 min avant le couvre-feu qui était à 18h). L’exposition de cette prise de vue et la perspective recherchée permettent de donner vie au célèbre ours, et cette impression qu’il marche pour sortir du jardin Darcy et retrouver son environnement naturel. Ce samedi soir-là, la neige tombait doucement, d’où ce paysage hivernal si rare par ici. » Pris à la tombée de la nuit, ce cliché n’est pas un noir et blanc, on peut apercevoir une touche de rose au sol. Un côté féerique qui plaît aux visiteurs, vu le nombre d’exemplaires vendus de ce tirage par Denis Photography, nom de code derrière lequel se cache un des fous de Pompon rencontrés ces derniers mois. Denis expose jusqu’à la fin de l’année sur les murs des restaurants La Closerie et Le Nid, et au magasin Dalbe en mars 2022. CONTACT : INSTAGRAM : denis_photography21000 et mail : denisphotography21000@gmail.com

Quel rapport entre Pompon, sculpteur animalier qui a connu la gloire, il y a 100 ans, avec son ours blanc, et Buren, octogénaire encensé en novembre par le tout Dijon pour son œuvre Point de Vue ascendant, travail In Situ implantée dans le parc de la Banque de France ? À Dijon, leurs œuvres sont visibles à travers des grilles, la nuit, à la descente du tram. Mais la comparaison entre eux s’arrête là. Pompon n’a pas eu la chance de connaître Jack Lang, il n’est pas devenu l’idole de la gauche caviar. Mitterrand et lui n’avaient qu’un point commun : le Morvan. Terre particulièrement ingrate, surtout pour le pauvre Pompon. Incompris des gens de Saulieu, dont il avait pourtant gardé l’accent, il s’exila à Paris. « Quelle merveilleuse vie que celle de François Pompon », ose s’exclamer en 1934, après sa mort, un journaliste qui réussit à transformer en conte de fée la vie âpre d’un petit homme humble et bon. Il dut attendre 67 ans pour que son ours blanc, exposé au Salon d’automne en 1922, lui offre une renommée internationale. Des créateurs dijonnais avaient été invités fin novembre à l’inauguration de l’œuvre monumentale posée dans le parc de la Banque de France et renvoyant au célèbre toit vernissé à la bourguignonne. Ils attendirent patiemment la fin des discours dans l’espoir de glisser deux mots à Buren, ou à ses sponsors. Entre la sagesse, l’humilité d’un Pompon, et la puissance de travail, la facilité de communication de Buren, ils hésitaient. Quel chemin choisir ? En 2022, Pompon n’aura pas de célébration nationale officielle mais son ours sera partout, en or, en argent, en couleurs même. Et toujours au jardin Darcy. L’œuvre de Buren devrait être remplacée, et le parc retrouver son gazon. GB

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LE BLOG

Ils voient des ours

partout L’ours de Pompon fête ses 100 ans en 2022. Hommages tous azimuts à l’animal emblématique qui permit à son créateur de connaître enfin la gloire, à la fin de sa vie.

▲ Pompon, LE livre

▲ Pompon,

aussi pour les enfants L’Ours Pompon se balade aussi dans les cartables et les cours d’écoles ! C’est en tout cas le parti-pris de Maude Liotard, auteure et illustratrice dijonnaise, qui a décidé que l’art et le patrimoine bourguignon avaient tout autant leur place entre les mains de nos chères têtes blondes. Son livre, « Pompon, l’ours blanc de Dijon », édité en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts et la Ville de Dijon, fait l’objet d’une exposition attachante aux Toits de Lili, 7 Rue Musette, à Dijon, jusqu’au 10 janvier 2022.

« De son art animalier émanent une harmonie et une sereine beauté qui différencient ses œuvres de celles, plus tourmentées, de ses prédécesseurs… » Une phrase extraite de « François Pompon, une histoire », livre attachant que l’on doit à l’association du même nom. Elle a choisi de reprendre, accompagné de nombreuses photos d’archives, un texte de Léone Pia-Lachapelle qui date de 1987 et apporte tout à la fois un parfum de nostalgie et un éclairage sur une époque dure aux âmes tendres, comme celle de Pompon.Pompon n’en a jamais voulu aux habitants de Saulieu qui n’avaient jamais cru en lui, se moquant même du condor, cet oiseau de la douleur, qu’il a placé dans un cimetière où reposent tous ceux qu’il a aimés. Grâce à ses amis parisiens, il connut une renaissance, au cours des dix dernières années de sa vie. Et il créa cette œuvre animalière devenue un peu partout objet d’un culte nouveau.

POMPON POMPON n°03 03

DÉCEMBRE 2021

avec de vrais morceaux de Dijonnais à l'intérieur

JOURNAL BIMESTRIEL

Joyeuses bêtes à tous !

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Le journal qui sent bon Dijon

affiche sa différence L’ours, les maisons à colombages, Notre-Dame, le cinéma Darcy… Dijon vu par Pascale François n’est jamais triste, on a envie de mettre ses œuvres au mur, pour nous remonter le moral, les jours gris. Boutique en ligne, désormais, pour s’offrir (et offrir) ces affiches créées et fabriquées à Dijon, du vrai fait maison. Profitez-en pour vous faire plaisir. www.pascale-françois.com

variant de BINGBANG MAGAZINE

Le journal qui sent bon Dijon

POMPON

▲ Pascale François

Directeur de publication : Richard Patouillet richard.patouillet@bing-bang-mag.com Direction Artistique : pH2 Responsable rédaction : Gérard Bouchu. gerard@bing-bang.fr Auteurs : Gérard Bouchu, Robert Principe, Olivier Mouchiquel, Cynthia Benziane, Loubaska, Delphine Morandet, Edouard Roussel, ... Crédit photo : R. Patouillet, divers...

Impression : Indugraf Offset Dépôt légal : DÉCEMBRE 2021 Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros 7 bis rue du Chapeau Rouge - 21000 DIJON Tél. 03 80 73 01 15 ou 06 83 86 48 28 Régie publicitaire : Edibang

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03 80 73 01 15 06 83 86 48 28 contact@bing-bang-mag.com


La Galerie du Marché Osez le bijou d’occasion. Faites vous plaisir avec un bijou en or 18k 750 ml de qualité à prix très raisonnable. Tous nos bijoux sont révisés, restaurés et nettoyés à l’ultrason. Venez découvrir des bijoux à la fois anciens, fabriqués parfois selon des méthodes aujourd’hui disparues, et des bijoux contemporains de belle qualité et d’une grande originalité.

Bijoux Hommes, Femmes et Enfants ▲ Et le Pompon d’or est attribué à…

la boutique du MBA !

Le saviez-vous ? L’ours de Pompon le plus vendu dans le monde est un faux, les spécialistes le reconnaissent à son museau et au fait qu’il n’est pas estampillé. Pour tout savoir sur Pompon, faites un tour à la boutique du musée des Beaux-Arts de Dijon. Son responsable, Thierry Huguenin, qui est resté un grand gamin dans sa tête, a encore fait très fort cet hiver. Il y a de l’ours partout, en mug, en pin’s, en papier, et même sur les boîtes de thé « Balade à Dijon » d’Isabelle Laraque. Du plus cher aussi avec cette fabrication locale artisanale en poudre de marbre cirée. Ou, le top, en or, pour les collectionneurs. À l’initiative de Thierry, 20 musées possédant des œuvres de Pompon affichent cet hiver la couleur avec un logo unique. En attendant l’hommage national ?

Les ours aiment les Petites Graines ► Anciennement proposées par la Joaillerie Todesco, les œuvres de François Pompon ont trouvé une nouvelle maison pour les abriter, dans l’ancien quartier des Antiquaires devenu celui des boutiques d’art. Chez les Petites Graines, toutes les productions des animaux du sculpteur animalier sont réalisées par les Ateliers de Moulage du Louvre, à partir des moules des œuvres originales. L’ours, le lapin, la chouette ou encore la panthère : chaque moulage est caractérisé par l'estampille de la Réunion des musées nationaux certifiant de son authenticité, de sa provenance et la qualité de sa fabrication. Les Petites Graines, 3 rue Auguste Comte à Dijon.

Bague or blanc 18K 750ML et diamants

Collier en or blanc 18k 750 ml émeraudes et diamants

Montre Breitling Navitimer B13019 en acier

Bijouterie La Galerie du Marché 11 rue Musette - Dijon - 03 80 30 77 30

Du mardi au samedi : 9h30-12h30 et 14h-19h - Mercredi : 14h-19h Fermé le lundi et le mercredi matin

Achats en ligne sur le site bmpdijon.fr

La Banque

des Métaux Précieux JF Font © DR

▲ Fontaine retombe en enfance Quelle étrange idée de peindre des ours blancs sur des cartons, des papiers froissés et de les exposer cet été en Morvan ! Est-ce une prise de conscience écologique, un combat pour la biodiversité, une relecture de Jørn Riel ? JeanFrançois Fontaine, qu’on a connu comme dessinateur de presse féroce, répond simplement : pas uniquement. « Mon enfance sédélocienne a baigné dans la lumière des sculptures animalières de François Pompon. D’abord le solide Taureau ancré sur une place à Saulieu, regard dirigé vers d’éventuels pâturages, suivirent le Condor gardien du cimetière et sa majesté l’Ours blanc qui a cent ans cette année. » Peindre une série d’ours blancs en 2021 ? « Un voyage glaciaire en enfance. Chaud devant ! » Pour ses fans et ses admiratrices qui l’auraient perdu de vue : fontainejeanfrancois33@gmail.com

AchAT-VenTe, experTise-esTimATiOn de bijOux Anciens eT cOnTempOrAins, pArTAGe eT successiOn, pièces, linGOTs en Or eT ArGenT, pierres précieuses de quAliTé. ‘‘L’achat ne se fait pas uniquement au poids, mais à la valeur réelle du marché d’occasion. Nous tenons compte de la qualité et de la période de fabrication (Art nouveau, Napoléon III...)’’

La Banque des Métaux Précieux 2 rue de la Préfecture – Dijon 03 80 30 00 06 - www.bmpdijon.fr

lundi au vendredi 9h-12h et 14h-18h, le samedi 9h30-12h, l’après midi sur rdv.

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LE BLOG - STREET ART

Dijon vu par

M’Brick & Denis Photography Clin d’œil dans ce troisième numéro de Pompon à un créateur doublement perché, M’Brick, et à Denis Photography, deux jeunes pères de famille qui se sont rencontrés en emmenant leur progéniture à l’école. Depuis, à l’heure où femmes et enfants dorment encore, ils hantent la nuit les rues de Dijon, appareil photo en poche pour l’un, échelle sous le bras pour l’autre.

ST’ART

C'est le Pompon, il y a un autre Ours ! © Denis Photography

Ces deux anciens sportifs de haut niveau se sont retrouvés, sur fond de Covid, en train de réfléchir, derrière leur bureau, à ce qu’ils aimeraient réaliser pour donner un autre sens à leur vie. Tandis que Denis, qu’on vous a présenté dans le numéro d’octobre, emmenait son fils caresser un ours que le père allait photographier sous toutes les coutures (expression certes ridicule pour une statue en pierre), son copain de sortie de classe réfléchissait à sa façon d’occuper sa retraite. Après avoir passé 20 ans de sa vie à la jouer collectif, en pratiquant le hockey sur glace, Aymeric s’était retrouvé à jouer les jeunes retraités, travaillant comme courtier tout en rêvant de créer des tableaux, plein de vies, d’humour, de couleurs. Le hockey, à défaut de l’enrichir, lui avait laissé du temps pour s’intéresser à l’art, celui des musées comme de la rue. Restait à trouver l’idée, le matériau qui allait lui permettre de s’exprimer. Il rêvait d’un « rendu graphique où le recul permettrait de révéler le sujet », il l’a trouvé avec une réalisation en Lego : « ces briques seraient un support dense, qui me permettrait de concrétiser ce que j’avais en tête ». Du coup, non seulement son pseudo était trouvé, son destin aussi. Il a passé un temps fou à chiner un peu

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partout, à récupérer des briques de construction pour jeux de Lego, à les assembler pour réaliser ces collages. Un créateur doublement perché, on pourrait le présenter ainsi, car les rares à avoir percé son mystère, depuis un an, sont les Dijonnais matinaux qui l’ont surpris, avec son échelle, en train de coller ses œuvres aux coins des rues, des boutiques ou des musées qui l’inspirent ! Dans cette ville au cœur de pierre qui manquait un poil d’humour, ses jeux de mots plus ou moins subtils allaient lui permettre d’accrocher le regard des petits et des grands qui sauraient lever le nez, dans la rue. Depuis, il a décidé de se consacrer uniquement à son nouvel art de vivre, il est passé aux tableaux grand format, mais n’en continue pas moins de rêver à la façon dont il pourrait accrocher son humour aux portes de la future Cité de la Gastronomie et dans d’autres lieux emblématiques de la vie dijonnaise. Cet hiver, sortez couvert mais levez le nez pour découvrir, en dehors des illuminations de Noël, dans des rues parfois un peu oubliées, ces touches d’humour et de couleur qui font chaud au cœur. En attendant une exposition « Dijon vu par M’Brick » qui pourrait détonner, suivez le guide, ou plutôt l’application ST’ART.

M'Brick © Denis Photography

www.facebook.com/mbrick.art LINKEDIN : M'BricK Art

: la meilleure manière de découvrir des œuvres de street art. L’application ST’ART, diminutif de street et art, conçue par 3 Dijonnais, recense aujourd’hui plus 10 000 œuvres de rue en France, dont plus de 6000 partagées par la communauté d’utilisateurs. Une autre façon de faire du tourisme culturel gratuitement, de découvrir les artistes et de suivre l’actualité du street art ! ST’ART met en valeur les différentes formes d’art urbain, répertorie et géolocalise les oeuvres les plus proches de l’utilisateur en affichant le nom de l’artiste, le type d’œuvre et le meilleur trajet pour y accéder. Les nouveautés sont ajoutées chaque semaine et identifiables rapidement sur la carte, accompagnée par une notification qui informe les utilisateurs de l’application. ST’ART, c’est une vitrine pour les street-artistes, inconnus ou reconnus, qui sont représentés par une biographie et par des liens directs vers leurs réseaux sociaux ou des vidéos, pour permettre à l’utilisateur de continuer à découvrir leur univers. ST’ART propose une section Agenda qui permet de suivre les évènements liés au monde de l’art urbain à travers toute la France, qui s’intègre facilement au calendrier personnel. Vous pouvez suivre ST’ART sur les réseaux sociaux Facebook et instagram (@start-prod) , sur le site internet start-prod.fr. Facebook : www.facebook.com/ STREET.ART.PROD Instagram : www.instagram.com/ STREET.ART.PROD


PUBLIREPORTAGES

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▲ Le BaLdaquin Le concept-store Les Petites Graines a ouvert ses portes à Dijon en 2013. Cette boutique chaleureuse vous propose une large gamme de marques dédiées à la mode et aux jeux ainsi que des ateliers ludo-éducatifs et des anniversaires sur mesures pour les 0-12 ans. Fortes de leur succès, Les Petites Graines ont récemment ouvert un e-shop où l’on retrouve leur univers sur internet ! Que ce soit pour offrir un cadeau, ou vous faire plaisir, vous y trouverez votre bonheur.

● Retrouvez-nous au 3 rue Auguste Comte à Dijon

ou sur www.lespetitesgraines.fr

envoie du rêve

▲ L’ateLier

de Berthine

Depuis sa reprise en 2013, Laurence a su garder l’âme du Baldaquin, magasin emblématique créé en 1968. Une adresse devenue incontournable pour les petits, mais aussi pour les grands ! Passionnés de jouets authentiques en bois, collectionneurs de l’univers Tintin ou encore amateurs de peluches trouvent leur bonheur parmi une large sélection made in France et Europe, autant que possible.

Ici… tout est fait maison ! Dans sa boutique atelier que Bethine Marceau surnomme « sa petite épicerie » tout est mitonné au pinceau. Sa manière naïve convient aux saisons hivernales : nostalgie des neiges d’antan, sapin décoré de boules en verre peint, cartes, calendriers et albums illustrés… Ses œuvres sur bois ou toile racontent de jolies ambiances douces et sereines. L’artiste peut aussi réaliser des commandes.

● Le BaLdaquin

● ATELIER DE BERTHINE

13, rue Verrerie. 03 80 33 95 40. Horaires de fin d'année : lundi 14h/19h - du mar. au sam. 10h/19h Ouvert tous les dimanches de décembre 11h/18h

9H30 -12H / 14H30- 18H30 18, rue Charrue à Dijon - 06 82 71 55 72 www.berthine-marceau.com

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LIVING IN THE CITY

Noyeux Joël ! Au pied des sapins, rencontrez l’âme sœur cet hiver ! Ou bien sortez en famille, voici le programme du mois de décembre, à Dijon, idéal pour affronter le froid.

On n’a pas besoin de vous présenter la descente du Père Noël, le 24 à 18h30, depuis la tour Philippe le Bon (une tradition depuis 1951 !), ni le sapin de 18 mètres de haut, ni le carrousel de la place de la Lib. Ni la grande roue place de la République (belle vue à 40 m) ni la patinoire éphémère avec des soirées à thème tous les vendredi et samedis. Quant à la maison du Père Noël, place de la Rep, elle se visite les mercredis, samedis et dimanches. À ne pas manquer, des animations spéciales « week-

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ends » places Darcy, Libération et République et rue de la Liberté : Les D’Ukes [joyeux collectif d’une trentaine d’ukulélistes chanteurs] le11 de 17h à 20h, Banda Passifort [fanfare de rue] le 12 de 15h à 19h, Chorale Sing’all aux Galeries Lafayette le 18, Échassiers lumineux le 19 à partir de 18h… Pour les gourmands, Bienvenue à la ferme et son marché de Noël samedi 11 place François Rude de 9h à 19h, et marché de la Truffe samedi 18 sous les Halles dès 8h.

Et pour les trekkeurs urbains et les noctambules de tous poils, 80 sites ont mis leurs habits de lumière : couvrez-vous bien et allez les photographier pour conserver un souvenir d’une ville qui a choisi de revenir aux traditions, en décembre du moins. Opération parking gratuit : 2h de stationnement offert, en parking souterrain, muni de votre ticket d’entrée du jour. Rendez-vous à Shop in Dijon, place Grangier. Du lundi au vendredi De 9h à 12h30 et de 14h à 17h30. GB


PUBLIREPORTAGES

▲ Noël lusitaNieN !

Spécialiste des fromages fermiers au lait cru, Éric a sélectionné quelques très vieux comtés affinés 38 et 42 mois, un brillat-savarin truffé maison ou encore un époisses qui clôtureront avec finesse vos repas de fêtes. Pour les accompagner : champagnes, spiritueux et vins bien choisis, notamment une très belle sélection de vins naturels. À ce propos, on nous glisse qu’une surprise est à venir en 2022…

Faites un tour au petit resto-épicerie gourmand qu’on adore de la rue Jean-Jacques pour composer votre coffret cadeau des meilleurs produits sucréssalés, directement importés du Portugal. Grands classiques, le Bolo Rei et le Pao de Lo sont deux gâteaux traditionnels portugais que Fado à Mesa fait spécialement venir d’une boulangerie artisanale sur commande jusqu’au 19 ! Côté Halles, en dehors de produits typiques indispensables en cuisine, faites le plein de fruits confits, fruits secs pour donner de la couleur et de la saveur à vos desserts.

● Fromages & Co.

● Fado à Mesa.

▲ Épicerie fermière

77, rue Jean-Jacques rousseau. 03 80 46 02 03 Lundi 17/20h, du mardi au samedi 9/13h - 17/20h, samedi 9/20h et dimanche 10/12h30.

DE LA TRUFFE

Epicuriens vous pensiez avoir tout goûté ? En découvrant, au coeur du quartier des antiquaires, la Boutique de la Truffe, vous pourriez être surpris ! Référence de la truffe depuis 2003, cette maison familiale à l’art d’émoustiller les plus fins palais. De la truffe fraîche de saison aux produits Made in Bourgogne en passant par des huiles ou pâtes… c’est un large panel de savoureuses références truffées. La truffe sera l’alliée de vos fêtes, à saupoudrer sur vos menus de réveillon, ou encore à glisser sous le sapin avec les coffrets gourmands.

● LA BOUTIQUE DE LA TRUFFE by L’OR DES VALOIS

5 Rue Chaudronnerie, 21000 Dijon 03 80 37 23 70 - www.truffedebourgogne.fr

débarQue à dijon En décembre, tous les samedis et dimanches après-midi, avec son équipe, Patrick Frémont, notre Saint-Nicolas à nous (même s’il n’a rien d’un petit saint), monte son comptoir en bois « Esprit des Palettes » (un artisan côte-dorien) devant la vitrine de la boulangerie.

■ 83, rue JJ Rousseau. 03 80 63 10 73. du mer. au sam. ■ sur les Halles, 2 rue Quentin - mardi, vendredi, samedi et tlj la semaine du 20 décembre.

▲ Ça bûche

▲ LA BOUTIQUE

▲ Quand l’alsace

chez ben & Stef ! Habitués à régaler les dijonnais du matin au soir avec des petits dej’, déjeuners et goûters maison, les deux virtuoses de la pâtisserie revisitent la bûche avec des saveurs forêt noire, cassis, fruits de la passion et une bûche glacée pour 4, 6 ou 8 personnes. Et tout au long du mois de décembre, elles se déclinent également en bûchettes. Sans oublier les pâtisseries de fêtes à assortir à l’envie.

Au programme, les spécialités alsaciennes dont il a appris les recettes au détour d’expériences professionnelles variées dans sa folle jeunesse : bretzel, kouglof, bredele, christstollen ou stollen pour les intimes. Un large choix complété par une touche méditerranéenne avec le traditionnel panettone de fin d’année et un zeste de Bretagne avec des crêpes. À déguster avec un chocolat ou un vin chaud servi par la maison au coin d’une torche suédoise qui réchauffe délicieusement l’ambiance de cette rue Verrerie, devenue une des plus décorées de la ville. Un vrai concentré de marché de Noël! Et bien sûr, la maison Frémont vous propose toujours son pain 100% Côte-d’Or, ses pains spéciaux, ses bûches pâtissières et autres gâteaux de l’avent pour garnir vos tables de fêtes.

Pas banal, notre Patrick Frémont, mais est-il encore besoin de présenter le barbu préféré de ces dames !

47, rue Jean Jacques Rousseau. 03 45 83 12 42. Du mardi au samedi de 7h30 à 18h. Réservation bûches jusqu’au 17/12.

● Boulangerie Pâtisserie Maison FréMont.

23, rue Verrerie. 03 80 50 19 80. Du mar. au dim. 7h- 19h.

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LIVING IN THE CITY - LOUBASKA

Marguerite et Jorge Les souris dijonnaises vendues partout dans le monde, de Taïwan à New York. Amalia, diplômée de l’École de la Chambre Syndicale de la couture Parisienne en stylisme et modélisme, a travaillé pour les maisons parisiennes les plus prestigieuses (CELINE, Isabel Marant, Sonia Rykiel). J’ai de suite flashé sur ses créations car elles me rappellent ma Tata Viviane qui me fabriquait des poupées de ce genre quand j’étais petite. Dans son atelier, Amalia créé à la main tous ses poupées et doudous. Marguerite et Jorge se déguisent à l’infini ! Une profession ? Avocat, médecin, infirmière... Une origine ? Japonaise, mexicaine, africaine. Vous pouvez les personnaliser. Les popelines quant à elles (Photo jointe) seront des petits compagnons de jeu pour vos enfants. Les doudous popeline composés à 100% de tissu éponge bambou respecteront la peau fragile des plus petits.

Loubaska les carnets de

Instagrameuse à ses heures perdues, cette Dijonnaise d’adoption a partagé les adresses où elle aimait se rendre. Découvrez ses coups de cœur du moment.

En vente chez @cez_familystore 11 Rue Verrerie à Dijon www.margueriteetjorge.com contact@margueriteetjorge.com

L’atelier de Dorothée Le coffret de Noël gourmand. Mon coup de cœur ? La bombe chocolat. Faites la fondre avec du lait chaud et des gourmandises réconfortantes apparaîtront, comme des chamallows. A nous les chocolats chauds cet hiver ! Dorothée propose deux box de Noël : Une à 30€ qui contient un kit à cookies, une pâte à tartiner Bueno et croquant caramel, une bombe chocolat, une sucette, des biscuits et meringues de Noël Une à 50€ qui contient la même chose avec une tasse La Dînette d’Alberte ou un kit pour faire du macramé de chez Flora & Caly et deux bougies en plus. L’atelier de Dorothée c’est aussi de sublimes gâteaux d’anniversaire, mariage ou autres, des cupcakes, magnums cakes… L’Atelier de Dorothée Plombières les Dijon 0663403087

Dînette d’Alberte Une vaisselle en céramique raffinée et personnalisée. Le cadeau idéal ! Du bol à l’assiette en passant par les coquetiers. Inscrivez-y un prénom ou une phrase rigolote. Lorsque j’ai offert ces bols à ma famille, tout le monde a adoré. Sa réputation n’est plus à faire sur Dijon. Elle est très demandée donc il faut s’y prendre à l’avance pour commander. Vous pouvez commander par message privé sur Instagram. @la_dinette_d_alberte

Menuiserie

Boutique de la truffe

Monsieur Pâté qu’on l’appelle ou Nico pour les intimes : Le Chef de la Menuiserie. Venant d’une famille d’agriculteurs, il m’est difficile de retrouver la saveur des charcuteries de mon enfance. L’année dernière j’ai commandé le pâté en croûte de Noël (avec du foie gras) et là, ce fut une révélation ! À table avec mes parents, nous nous sommes regardés et avons dit « oh on dirait le pâté de papi » ! Mon père m’en parle encore aujourd’hui. Surveillez leur site internet, tout sera noté d’ici début décembre. Je rappelle au passage qu’on mange très bien à la Menuiserie et qu’il s’agit d’un restaurant éco responsable, zéro déchet et qui travaille les produits bio.

Elfe, la chasseuse de truffe. Avis aux amateurs de truffe. Vous devez sans doute connaître la boutique de la truffe 5 Rue de la Chaudronnerie à Dijon mais saviez vous qu’ils organisaient des chasses à la truffe (cavage) ? Avec mes amies, nous avions passé une superbe journée. On nous a d’abord fait un petit cours sur la truffe. Nous avions ensuite cherché les truffes avec Elfe. Puis nous avions dégusté un repas succulent à base de truffe. Pour 61€ le tout, j’ai trouvé le prix très abordable. Pour les moins gourmands, il y a une formule cavage et dégustation à 28 €.

A commander au restaurant la Menuiserie 28 rue des Godrans à Dijon 03.80.30.46.07https://lamenuiseriedijon.fr

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Maison aux mille truffes @laboutiquedelatruffedijon @ordesvalois www.truffedebourgogne.fr

Bokkal IDA concept lance sa marque de traiteur éco responsable à destination des entreprises et des particuliers et nous permettra bientôt de manger des tomates en hiver, même si ce n’est pas la saison, avec des bocaux longue conservation. Bokkal travaille avec l’association de réinsertion DEFIS 21 à Ouges, qui cultivent des légumes bio pour eux en ce moment ! Les plats sont cuisinés par une équipe à Dijon, qui nous concocte de bons petits plats comme à la maison. Bokkal c’est le retour à la simplicité et aux bonnes choses. Les bocaux sont pasteurisés ou mis sous vide et se gardent entre trois semaines et 2 mois mais bientôt, ils seront stérilisés pour une conservation encore plus longue. (Comme à l’époque de nos grands mères) ! C’est frais, sain, local, zéro déchet et bio ! Bravo à Sofia et Cyrille, qui vont, une nouvelle fois, sauver la planète. @bokkal.dijon | @ida.concept En vente chez @solunchdijon et So lunch Longvic ou directement sur Instagram ! (Et bientôt sur leur site internet) Chez LBA 1.0 av. Maréchal Foch à Dijon et chez @myfiit 10 Rue des champs aux Fèves à Fontaine les Dijon


Madame Viviane Vente et location de vaisselle vintage pour mettre les petits plats dans les grands. A partir de 2 personnes et sur mesure en fonction de votre menu, Madame Viviane vous dressera la table parfaite pour les fêtes de Noël. Vous pouvez également la contacter pour tous autres événements. Je l’ai d’ailleurs vue à l’œuvre à l’inauguration de la Miellerie et cela a vraiment apporté un plus à la soirée. Pour l’occasion, elle avait proposé la prestation complète : bar, verrerie, recette des cocktails et service. Je peux vous dire que nous étions aux petits soins… Madame Viviane ouvre sa boutique éphémère pendant tout le mois de décembre au centre ville (57 rue Monge). Un concept store autour de la vaisselle, ancienne & actuelle. @madameviviane www.madame-viviane.fr

Monsieur Virgule Qu’on se le dise, les Jordan sont vraiment la tendance du moment et c’est chez Monsieur Virgule que vous trouverez les paires les plus exclusives. Des Air max aux Force 1, les amateurs de Nike trouveront forcément leur bonheur. Ce nouveau shop dijonnais fait déjà beaucoup parler de lui et des joueurs de la JDA l'ont déjà approuvé. De nouveaux arrivages toutes les semaines. Guettez les nouveautés sur leur compte Instagram @monsieur.virguledijon. Vous souhaitez un modèle particulier ? Allez rendre visite à Gaëtan qui cherchera pour vous la paire de vos rêves.

La Miellerie L’hiver arrive et si vous souhaitiez faire une cure de miel, pollen, gelée royale ou encore de propolis, c’est à la Miellerie que vous devez aller. Elle a ouvert ses portes en octobre sous une architecture à couper le souffle. Le magasin est sublime. Derrière, se trouve l’usine de production et courant 2022, un musée de l’abeille et du miel nous permettra de comprendre comment les abeilles récoltent le pollen et le transforment en miel. La famille Perronneau, apiculteurs depuis 5 générations, déplace leurs 4500 ruches partout en France et dans le monde en fonction de la floraison, pour vous offrir du miel de toutes sortes de fleurs. J’ai pu goûter du miel de framboise, de menthe ou encore de coriandre. Pot en verre, carton, plastique recyclé ou même en vrac, vous y trouverez également une multitude de produits dérivés du miel (bonbons, confitures, pain d’épice, vinaigres, moutardes...). Pour fêter son ouverture, la Miellerie avait organisé des ateliers.

39 bis, rue du Bourg à Dijon Photo @viewfromlucas chez @monsieurmoutardedijon

@lamiellerie.fr 17 rue de Skopje à Dijon

Journée pêche

Augustine 1050 Est-ce une fourchette ou un bracelet ? De l’objet chiné, à la conception, avec son écrin en chutes de tissus ré-utilisées, Augustine.1050 est un vrai éco-bijoux. Une fourchette ou une cuillère à dessert pourra devenir votre jonc ou votre bague intemporelle. @augustine.1050 www.augustine.1050.fr/En vente chez Trirox, 27 rue Bossuet à Dijon

En Laponie nous allons voir le père Noël. Rémi, lui, va y pêcher. Du Rhône à la Saône en passant par le lac Léman et d’autres destinations en Europe comme la Laponie, Rémi, guide de pêche de renommée internationale, vous transportera à la découverte des poissons vivant dans ces lieux magiques. Ça c’est moi et mon silure. Il m’a emmenée pêcher le silure dans la Saône, je n’ai pas été déçue par ma prise (presque plus grosse que moi). Le midi nous avions improvisé un barbecue sauvage. Une très belle journée à s’offrir ou à offrir. @remi_westinfishing www.roadtripfishing.comme06.01.28.36.87

L’Abenfant Mon resto coup de cœur 2021 ! Avec ses couleurs toutes douces et apaisantes, on s’y sent comme à la maison. Laëtitia et Florian, deux amoureux des produits français, locaux, bio et frais, vous accueilleront chaleureusement. Les plats sont originaux, les cuissons parfaites et les saveurs authentiques. Tout est fait maison, même leur kéfir. Le pain est rangé dans des petits sacs en tissus faits par la grand mère de Laëtitia. Vous ne pourrez pas y boire de café mais de l’orgé, de l’orge torréfiée qu’ils vendent également dans leur boutique si vous souhaitez en boire à la maison. Formule unique midi et soir entrée, plat, dessert pour 28€, avec au choix 3 entrées, 3 plats et 3 desserts. @labenfant 32 rue Amiral Roussin

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MIAM

POMPON ACTUS GOURMANDES

Temps d’hiver,

temps de l’impatience. Difficile d’imaginer qu’il y a quelques mois seulement on se battait pour obtenir une table en terrasse. Aujourd’hui, s’il vaut mieux réserver pour le soir et les week-ends, le reste du temps, on a peu de chance de rester sur sa faim, même au cœur du vieux Dijon. Avant que les illuminations n’incitent à une flânerie familiale, ce n’était déjà plus le ballet des serveurs stressés qui attirait l’attention, sur les places et dans les rues piétonnes, mais celui des livreurs à vélo s’interpellant dans toutes les langues. En voyant ce qu’ils transportent, on se met à douter des bonnes intentions proclamées durant ces derniers 18 mois : on veut du frais, du sain, du local, du bio, qu’ils disaient. On n’en peut plus de cette bouffe d’avant qui nous faisait devenir gros, hargneux, revanchards. Raté ! Heureusement, il nous reste ces hommes et ces femmes, souvent jeunes et pleins de rêves, qui nous ont aidés à passer le cap, ouvrant des bistrots, des restos, des lieux à leur image. Petit rappel des troupes, en clin d’œil à l’année écoulée, avant de vous envoyer sur la route des vins pour vous réchauffer, pendant et après les fêtes. Pour vos commandes, faites comme ces restaurateurs qu’on aime croiser sous les Halles : allez faire un tour au marché. La vie est là, qui renaît chaque mardi, vendredi et samedi, alors qu’il fait encore nuit noire en dehors. Sinon, vous avez suffisamment d’adresses qui vous tendent les bras, dans ces pages, pour tenir le coup jusqu’en février. Sur place ou à emporter, bien sûr, car on a appris à faire face aux difficultés sanitaires et autres, depuis deux ans. GB

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MIAM - ACTUS GOURMANDES

LA VIE DES HALLES

Un tour des halles avec Nicolas Isnard © RP

Les halles © RP

Le marché de Nicolas Nicolas Isnard et David Lecomte ont rouvert leur stand sous les halles, à l’approche de l’hiver, une bonne nouvelle pour qui a pris l’habitude, durant le Covid, de venir chercher ici ou devant leur foodtruck leurs plats tout préparés. Pour connaître la provenance des produits, suffit de suivre, par un petit matin frileux, un David rosi par le froid. Direction La Ferme de Ligny, le temps d’une photo avec Suzanne (fidèle au poste depuis 20 ans) et Alex. Dinde, chapon, oie pour Noël mais aussi mozza extra toute l’année (Marion, la responsable, a un troupeau de 40 bufflones) et fromages d’hiver. À la Poissonnerie boulonnaise, coquillages et crustacés invitent à la fête, mais renseignez-vous pour les turbots et autres poissons bons pour la santé. Épices, fromages, légumes… on ne va pas tout recenser ni encenser, juste un arrêt avant de boire un café devant le stand de la Charme, pour un clin d’œil aux productions maisons et aux petits nouveaux comme Good Vie, dont on a parlé dans le Pompon d’octobre. Aux Halles, citoyens.

À la Bonne Choucroute © RP

Ciel, mon boucher !

La Ferme des Petits Bois © GB

La Ferme des Petits Bois Fondée en 2016 sur les hauteurs de la vallée de l’Ouche, à Crépey, La Ferme des Petits Bois, élevage biologique de cochons en liberté (mais aussi quelques brebis et poules), est le fruit de l’union entre Adeline et Tristan Navillon, qui entre un mariage et deux enfants, ont décidé de changer de vie et de franchir le pas ensemble, mus par leur désir respectif de renouer avec le travail de leurs aïeux. Leur rencontre avec Jacques Volatier, ancien éleveur de Lusignysur-Ouche désormais reconverti comme cultivateur de plantes aromatiques et médicinales, fut décisive et leur a irrémédiablement mis le pied à l’étrier (pour ceux qui ont de la mémoire, leur stand de vente sous les halles de Dijon était auparavant le sien). L’exploitation compte quelque 44 hectares, dont une grosse vingtaine dédiée aux seuls animaux (divisés en groupes selon leur âge), le reste servant à la culture de céréales pour nourrir les bêtes. Le domaine est bordé par la forêt environnante, ce qui, précision importante, leur interdit d’avoir recours à la reproduction, les femelles risquant d’attirer des sangliers… La présence d’autres gibiers étant également dans le viseur des services

vétérinaires et d’hygiène, il faudrait alors construire une clôture électrifiée pour ceindre la propriété, une solution qui serait contraire aux principes d’Adeline et Tristan. C’est pourquoi uniquement des mâles sont accueillis à la ferme, achetés après sevrage (environ six semaines) et élevés dans des conditions naturelles entre 8 et 12 mois. L’abattage a lieu à proximité (à Beaune), et les carcasses sont ensuite intégralement préparées à la consommation dans le laboratoire de la ferme : soit sous forme de produits bruts, soit en charcuterie (saucisses, pâtés, feuilletés, etc.) Pour mener à bien leur projet et répondre à la demande, un boucher est employé à plein temps pour réaliser les découpes et préparer les morceaux. Quant à la partie charcuterie, c’est Adeline elle-même qui s’en charge. Tout est cuisiné sur place, y compris les pâtes et autres feuilletages. Les fumaisons, enfin, sont réalisées — cela va sans dire — avec du bois non-traité, dans le fumoir créé spécialement au sein de l’exploitation. Pour les Dijonnais, les produits de La Ferme des Petits Bois sont à retrouver sur leur stand des Halles, chaque vendredi et samedi matin. R. Principe La Ferme des Petits Bois - Adeline et Tristan Navillon Hameau de Crépey - 21360 Aubaine - 06 23 83 87 83

À Dijon comme ailleurs, les efforts inépuisables du progrès effacent peu à peu les trésors du passé, dont les vieux commerces sont parmi les plus touchés par cette disparition inexorable. Honneurs aux derniers représentants de la boucherie et/ou charcuterie familiale et traditionnelle du siècle dernier. Rendez-vous est pris, de bon matin, À La Bonne Choucroute, établissement de la famille Fauchon, à deux pas des halles, rue Musette. Créé en 1922 par un dénommé Grosjean, les Fauchon s’y installent en 1961 et en conservent le nom. Une véritable saga familiale, étendue sur trois générations. Chantal (qui a succédé à son père, Armand), aligne 54 ans de boutique : c’est son métier, sa maison, ses clients. Pendant qu’un garçon-boucher épluche ses 10 kilos de carottes à râper, Chantal explique : « nous sommes tout de même plus charcutiers que bouchers, ici, même si, c’est vrai, nous fabriquions beaucoup plus avant ». Cela dit, à part quelques « bricoles », tout est préparé sur place, des saucisses aux pâtés en passant par les jambons, dans le laboratoire qui s’étend derrière le magasin. Pendant que Chantal me raconte l’évolution de la boutique, et les changements d’habitude liés au vieillissement de la clientèle, la suppression des places de parking, les crises et les nouvelles habitudes de consommation, nous sommes rejoints par son fils Christophe, occupé à sortir la garniture des futurs fromages de tête de l’étuve pour les placer dans leurs moules. Quelques marches derrière lui, dans une arrière-salle, une grande machine séculaire attire mon regard, et mes interrogations : « Aaah, ça, c’est une cutter ! C’est avec ça qu’on hache la viande. On l’a depuis au moins 50 ans, et on s’en sert toujours. » L’obsolescence programmée n’a donc pas toujours été de ce monde… Robert Principe Suite dans le prochain numéro, avec Michel Gaveau et d’autres bouchers-charcutiers à l’ancienne.

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PUBLIREPORTAGES

▲ CHOUCROUTE

avEC vUE

Faire l’éloge de la Brasserie des Loges, c’est facile, par-delà le jeu de mots. Outre les suggestions «maison» du jour, l’heure (d’hiver) est aux retrouvailles avec les plats revigorants qui font le bonheur des habitués et des visiteurs de passage, ravis de plonger dans une ambiance de brasserie authentique, face au théâtre. Choucroute en vue, et avec vue, (de la terre à la mer !) si l’on peut trouver une table dans la salle cosy du premier étage. Avec ou sans jarret, une vraie choucroute à l’Alsacienne, à accompagner d’une bière artisanale locale (Micro Brasserie de l’Arquebuse), ou d’un bon verre de vin blanc de Bourgogne (Domaine du Four Bassot 71).

● Brasserie des Loges

8, place du Théâtre à dijon. 09 81 99 68 04 www.labrasseriedesloges.com Choucroutes Brasserie 15 €, des Loges 17.50 €, Pêcheur 16.90 €, Jarret à la Bière 19.90 € ouvert 7/7 - service midi et soir

▲ Douceurs D’hiver

en terrasse

▲ Coquillages

& CrustaCés

La brasserie de Bourgogne vous propose tout au long des mois de décembre et janvier, vos plateaux de fruits de mer, à déguster sur place ou à emporter selon vos envies. Une formule dégustation de l'écailler accompagnée d'un verre de vin blanc vous attend à toute heure, ou un verre de vin chaud aux épices avec la jolie vue du marché de noël.

● La Bourgogne

20, Place de la république. 03 80 74 12 08. Du mardi au samedi toute la journée.

▲ SpécialitéS italienneS

à emporter

Tous les jeudis, vendredis et samedis soir, Cathy et Mika animent la terrasse, chauffée pour l’occasion, avec leur formule gourmande. Au choix : huîtres, escargots et foie gras maison, accompagnés d’un verre de vin blanc, pour réchauffer les longues soirées à venir. On en profite pour découvrir la nouvelle carte du chef à déguster tout l’hiver.

Il Circo a rouvert ses portes avec une nouvelle équipe à la manœuvre ! La carte de spécialités italiennes faites maison met à l’honneur pizzas, pasta, risottos et délices sucrés typiques, avec une nouveauté : le plat du jour. On dévore sur place ou chez soi grâce à un service à emporter au top et aux livraisons avec Uber Eats.

● Le DécLic

● Il CIrCo

2, Place des cordeliers. 03 80 50 03 35 Du lundi au mercredi jusqu’à 20h et les jeudis vendredis et samedis à 22h.

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▲ La très chic

4, Place des Cordeliers. 03 80 53 15 38 Du mardi au samedi midi et soir. Sur place, à emporter, en livraison Uber.

mouLe de Bouchot Unique adresse dijonnaise spécialisée, L’Bout D’la rue se fournit exclusivement en moules AOP de chez Morisseau, celles-là mêmes qui sont servies sur les meilleures tables de France, y compris à l’Elysée ! Virginie, Jérémy et Frédérique vous proposent de les partager joyeusement dans une toute nouvelle déco intérieure. Déclinez-les à l’envi, selon les recettes de la carte ou en version spéciale du chef qui change tous les mois.

● L’Bout D’La rue

52, rue Verrerie. 03 80 71 37 92 ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Formules midi du mardi au vendredi midi (formule à partir de 10,90€). Sur place, à emporter, en livraison uber et a2roo.

▲ Le Bistrot côté mer Jour de marché ou non, faites une pause coquillages et crustacés au Bistrot des Halles. L’équipe mise en place par Nicolas Isnard, autour de son chef Mohammed Veroo, a du tonus à revendre et de l’iode à partager, cet hiver. Offrez-vous un apéro marin (15€ les douze huîtres avec un verre de blanc), plongez dans la carte du jour ou, si vous avez envie d’un repas tonique à la maison, commandez le plateau à emporter : huîtres, bulots, crevettes, tourteau…

● Bistrot des Halles

10 rue Bannelier. 03 80 35 45 07


PUBLIREPORTAGES

▲ POUR DÉJEUNER…

TraTToria Typique mais pas que…

▲…À L’HEURE DE L’APÉRO

Le théâtre gourmand

▲ AU DÎNER…

Les pLus beLLes pièces de bœuf

Gina, aux Halles, fait revivre le style années 50 en Italie. Grands classiques appréciés de tous, à savourer en buvant des Spritz et du vin italien. Familles et amis se retrouvent gaiement autour des pâtes fraîches dont on peut choisir la forme, la sauce et la garniture. Ravioles de foie gras, de truffe, lasagnes à la bolognaise ou végétariennes… le chef est généreux et aux petits soins. Cuisinez italien à votre tour grâce aux produits d’importation proposés dans le coin épicerie. Panettones, spaghettis, pâtés Corses... Ici tout est à vendre. Sauf le personnel.

D’un pas de velours, on rejoint le Speakeasy pour un cinq à sept prolongé parfois fort tard. Ambiance chic et cocooning. Apéritif à partager sur fond de musique jazzy, carte de cocktails qui (r)échauffe. Attaquez le serviteur (pas le serveur) : trois étages de gourmandises pour vous mettre en bouche. Faites une pause, ou une pose photo avec le maître de maison, avant de poursuivre avec des plats de brasserie bourguignons ou d’un esprit plus voyageur comme le tataki de thon à la pistache.

Les vrais amateurs de viandes sont à la fête : Galice, Simmental, Normande, Charolaise, Black Angus, Wagyu… Toutes les races y compris les plus rares et convoitées sont à la table du Grill & Cow. Locales ou exotiques, viandes maturées ou pas, elles proviennent toutes de producteurs triés sur le volet. Choisissez votre viande, son grammage, la sauce et la garniture saisonnière, le tout associé à l’une des 100 références de vins.

● ChEz GiNa -

● SPEAkEASy

Autour des Halles. 14, rue Quentin. 03 80 42 15 36. Ouvert 7/7.

● GRill & Cow

18, rue Odebert-Place du Marché. 03 80 30 68 06. Tlj midi et soir.

2 bis rue Claude Ramey. 03 80 50 05 88. Tlj midi et soir. Formule déjeuner : 14€.

De la couleur et du plaisir de vivre jusque dans les plats proposés par le chef Didier Laurent

Goûtez à BeaureGard un tout nouvel hôtel-restaurant de charme aux portes de dijon Résidence des évêques autrefois, le Domaine de Beauregard accueille désormais touristes et visiteurs, à la sortie de la quatre-voies, à Longvic, dans un cadre apaisant. Chambres tout confort au design contemporain, couleurs d’aujourd’hui et accueil tonique. Un Ibis Styles cosy, idéal pour loger famille et amis à deux pas de la ville et de la route des vins. Restauration qui ajoute au charme de la maison, avec une carte qui s’inspire du terroir dans un registre actuel, savoureux et coloré : poisson du marché rôti, croustillant de fruits secs, risotto au potimarron, crémeux au lait de coco, ou encore, plus bourguignon, le croquant de joue de bœuf. Un vrai bonheur, et une jolie surprise, en cette fin d’année !

● Domaine De BeauregarD, à Longvic.

03 80 521 125 - Bar ouvert 24h/24 pour les résidents (23h pour l’extérieur). menu affaires à 20,50 €.

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MIAM - ACTUS GOURMANDES

Des tables à découvrir cet hiver, À Dijon et sur la route des vins On voulait vous présenter dans ce numéro un best off des tables que nous avons découvertes, ces derniers dix-huit mois, entre Dijon et Beaune, mais on a eu une meilleure idée : vous offrir un numéro spécial À TAAABLE en mars pour fêter le renouveau de Bing Bang. Avec en toile de fond l’ouverture d’une cité de la Gastronomie qui devrait attirer du monde sur place, mais aussi dans les restaurants et les bars de la ville, sans oublier la côte. Et ce best-off viendra compléter la sélection qu’on vous mitonne pour le guide LE DUKE 2022, qui sortira lui aussi à la même époque, et réunira deux cents adresses gourmandes tous azimuts. Pour vous mettre en bouche, quelques adresses piochées au cours de nos virées les plus récentes, symptomatiques d’un renouveau sur fond de Covid qui nous a fait chaud au cœur (et au ventre) ces derniers mois. Bertrand Gueucier - Bistrot des Falaises © RP

Lieu détonant, rassurant, à la Beaunoise (dans le bon sens du terme, pour une fois !) qu’on vous conseille pour vous évader un soir, tout comme l’étonnant Bistrot des Falaises, en haut de Saint-Romain, repris par Bertrand Gueucier. Une des nouvelles (grandes) gueules incontournables dans le pays beaunois, où il vaut mieux réserver, pour éviter de perdre du temps et des kilomètres. Un lieu où on se sent bien, d’entrée, et encore mieux quand on est à table. « Avec de beaux produits, pas besoin d’en faire des caisses ! » qu’il disait le Bertrand. Ainsi soit-il. Lola et Leila - Le Soleil © DR

Malaury & Charlélie Clerget - La Musarde © RP

Après le boom des trentenaires de l’été, dans le centre de Dijon, une jolie surprise en sortie de ville. La Musarde, à Hauteville, revit grâce à Charlélie Clerget, qui s’est formé dans de très belles brigades, depuis ses débuts à La Charme. À La Bouite, en Savoie, une adresse qui fait rêver les gourmets du monde entier, il a appris la rigueur et la générosité, il sait qu’il est attendu au tournant, à Hauteville, dans cette maison que nous avons beaucoup aimée, du temps du regretté Marc Ogé. À tester un midi avec la jolie formule à 19 €, avant de revenir un soir pour le plaisir d’une carte bien pensée.

Domaine du Beauregard © RP

Coup de cœur sinon pour un tout nouveau resto d’hôtel qui a ouvert ses portes début décembre au Domaine de Beauregard, à Longvic. Un bel espace, inattendu et chaleureux, drôle et coloré, avec un chef quadra, Didier Laurent, qui réussit le grand écart entre une cuisine pour voyageurs pressés, descendus dans cet Ibis Styles so chic, et des clients découvrant avec bonheur son croquant de joue de bœuf sauce bourguignonne, accompagné de légumes du moment. Menu du jour à 20,50 €.

Carnet d’adresses

Pour la suite, on a bien envie de vous laisser saliver un peu jusqu’à Beaune, où on a découvert le chef Mathieu Guennal, au Soul Kitchen. On vous racontera une autre fois l’aventure étonnante de ce Breton venu s’occuper un été du camping de Meursault et se retrouvant à 38 ans seul maître à bord de ce resto de poche où la carte est aussi réduite que la salle (10 couverts). Mais que du bon, du beau, préparé par lui, servi par lui. Menu 28 €.

● La Musarde - à Hauteville. 03 80 56 22 82 ● La Table de Beauregard - Longvic. 03 80 521 125 ● Soul Kitchen, Beaune. 03 80 24 15 32 ● Le Soleil -Savigny-les-Beaune. 03 80 20 21 02 ● Bistrot des Falaises - Saint Romain, Bertrand Gueucier - 06 72 67 99 11

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Mathieu Guennal - Soul Kitchen © RP

Pour trouver Le Soleil, cet hiver, direction Savignyles-Beaune. Lola Taboury-Bize, la gérante, s’occupe des canons et de l’accueil, et laisse la cheffe Leila réaliser selon l’humeur une cuisine à l’ardoise qui donne des envies d’apéro prolongé, de grignoteries entre potes, autour d’un tonneau. GB


PUBLIREPORTAGES

J’aime mon caviste,

il me le rend bien !

Des sélections canons de 6 passionnés pour les fêtes : 1 Blanc, 1 rouge, 1 pétillant + un bonus. Noyeux Joël !

▲ Au vieux millésime

sélection de Justine et ludo

▲ tout en bio pour noël ! des vins vivants et gourmands ■ La Rente Giron 2020, vignoble du dijonnais

Rond et salin (exclu à dijon). 21€

■ Champagne Copinet, blanc de blanc

■ Sauternes 2014 domaine de l’alliance :

De beaux sucres gourmands comme on les aime, avec beaucoup de profondeur. ■ Saumur 2020 domaine Guiberteau :

Tous les chemins mènent en Loire ! On aime son équilibre aromatique florale et ses notes iodées ■ Fixin 2018 domaine Jean Fournier :

Bulle fine et sapide. 35€

■ La dame de 11 heures St Emilion, grand cru 2019

Vinifié et elevé en jarre de terre cuite (exclu à Dijon) Élégant et puissant. 48€

Reflet de la densité de la Côte de Nuits et finesse du pinot noir, ça pète le fruit ! ■ Poiré 2020 domaine Edouard Bénard :

■ Fine de Bourgogne Guillemot Michel

Onctueux et suave. 45€

C’est au fin fond de la Normandie qu’Edouard créé des Poirés de qualité avec une finalité légèrement acidulée qui ravive les papilles.

● DINGOVINO

● LE VIEUX MILLESIME

9 rue VAUBAN - 03 80 28 50 88

82 Rue Monge, Dijon - 03 80 41 28 79

LE GOÛT DU VIN : 3 ADrEssEs !

▲ 20 By LA CLOCHE ■ Champagne BOLLINGER Spécial Cuvée :

un grand champagne vineux. 49€

■ Blanc : Saint Aubin Les Prémice :

beaucoup de fruits, généreux et flatteur. 29 €

■ Rouge : Montagny 1er Cru le Vieux château : gras, rond analogue à un Côte de Beaune. 26 €

Dégustation commentée à partir de 25 €/personne ou sur mesure selon vos envies (sur devis).

● 20 BY LA CLOCHE

5 rue Devosge - Dijon - 03 80 58 58 20 Du mardi au vendredi 15h–21h. Samedi 10h–19h

■ Champagne Autolyse Lebrun de Neuville. Vendange 2007.

Vineux, toasté. 42€

■ Chardonnay Création cuvée réserve - Afrique du Sud.

Gourmand, vanillé. 45€

■ Volnay ‘Paux bois’ 2018

■ Champagne Blanc de blancs Lebrun de Neuville Brut : 100%

Chardonnay. Frais et minéral. 29,95€

■ st romain sous le Château 2018 Henri et Gilles Buisson : puissant,

structuré. 31,25€

■ Autre Cote, Lebrun de Neuville

Blanc de Blanc Grand Cru 2015 bulles très fines. 44€ ■ Bourgogne Aligoté, Domaine Taupenot Merme

rondeur et vivacité. 18,50€

■ En route Pinot Noir, En route Winery. 100% Pinot

Domaine R. Dubois. Frais et élégant. 35,50€

■ Château Queyron Pindefleur 2015 : fruits noirs et cuirs. 23.70€

■ Porto Tawny 10 ans Quinta

Searas d’Ordens. Belle rondeur. 39,50€

■ Moscato d’Asti Cerreto 2020 : faible teneur en alcool, fraîcheur. Dessert / apéritif. 19,10€

■ Cidre de Glace NEIGE Québec. Pomme d’amour. Sucrosité et acidité pour dessert. 39,90€

● LE GOÛT DU VIN

● LE GOÛT DU VIN

● LE GOÛT DU VIN

37 rue d’Auxonne, Dijon 03 80 67 36 95

10 rue des artisans, Quetigny 03 80 47 46 42

Noir. Groseilles, mûres. 70€

6 rue Pré Potet, Ahuy 03 80 65 10 75

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MIAM - VINS

Il était deux fois

la Saint Vincent ! « La Saint Vincent Tournante 2021 se déroulera les 29 et 30 janvier 2022 dans les villages de Corpeau, Puligny-Montrachet et Blagny. » Le communiqué pouvait surprendre, dans sa formulation, mais c’est toute une année d’interrogations multiples, et même deux, qui se cachent derrière ces mots. Jetez un œil sur l’affiche : Pierre Javelle et sa compagne Akiko Ida, les deux artistes photographes, ont mis à l’honneur le train vapeur tractant des wagons symbolisant les quatre éléments, fil rouge de cette Saint-Vincent : l’air, avec un cerf-volant aux couleurs de Puligny-Montrachet, la terre avec la plantation de jeunes vignes, l’eau à travers une allégorie météorologique qui fait allusion aux caprices du temps… Quant au feu, ce sont les villages qui le mettront, dans la déco comme dans l’ambiance. Une affiche optimiste, et de l’optimisme il en faut pour les vignerons qui ne se sont pas laissé abattre par l’annulation de celle prévue début 2021. Une vinification collective a été réalisée cet automne dans les trois villages. 63 domaines ont fait don de raisins, de vin en vrac ou de moût. Et ce sont bien quelques 18000 bouteilles qui seront débouchées, durant les deux jours. Plus de 40 points de restauration ouverts, dont de belles tables, des fanfares au coin des rues, du jazz, des artistes de rue. La Saint-Vincent revient à plus de simplicité, Covid oblige. Pas de banquet estampillé Ducasse, mais le grand public ne va pas s’en plaindre. Pour découvrir les hommes et les femmes qui vont vous accueillir, jetez un œil sur le site www.saint-vincent-tournante-2021.com

Tables en vue, à Puligny-Montrachet Difficile d’imaginer qu’il y avait, dans ce village, il y a vingt-cinq ans, des tables toutes simples où on mangeait à la bonne franquette. Olivier Leflaive ne pensait pas, lorsqu’il parlait musique et vins avec des visiteurs se régalant d’un plat du moment simple et bon, qu’un jour ses chapeaux serviraient de déco pour un hôtel de charme conçu par sa fille Julie. Un hôtel avec des chambres confortables où il fait bon se poser avant d’aller dîner au Bistrot d’Olivier (ouvert du mardi midi au samedi soir). Menu bistrot à 33 € à accompagner d’une dégustation commentée par les sommeliers ou menu cocotte à 30 € pour un clin d’œil au passé, qui devrait rappeler des souvenirs à ceux qui ont connu la table en face. Menu le soir à 65€ pour mieux découvrir la cuisine de Lionel Freitas, qui piaffe d’impatience en attendant de pouvoir ouvrir son gastro, Klima. Résa par mail à reservation@olivier-leflaive.com

Quant au Montrachet, il est devenu un hôtel-restaurant raffiné où là aussi la déco, la lumière invitent à un break hors du temps, au milieu des vignes. Seul hôtel COMO en France, 1 superbe 4 étoiles de 28 chambres, à découvrir en 2022, à la réouverture. Pour la restauration, du très beau, du très bon surtout, qui ravit la clientèle étrangère mais aussi de plus en plus les locaux, qui viennent ici se dépayser. Cuisine « joyeuse et colorée » signée Romain Arsino, chef passé par des grandes maison côté mer et côté montagne. Dans l’assiette, un plat « signature », le fameux pigeon de chez Sanchez, accompagné de légumes de saison. Infos www.le-montrachet.com

Olivier Leflaive © DR Romain Arsino © DR

Olivier Leflaive © DR Cerise et amande douce © DR

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Pigeon cuit en croûte de céreales, déclinaison de coing © DR


PUBLIREPORTAGES

Vous me mettrez une caisse de côté ? thomas collomb nous surprendra toujours ! En pleine forme, les Collomb, cette fin d’année. Thomas, qui n’est pourtant pas du genre à en faire des caisses, communique sur les réseaux sociaux avec des cagettes ! Des cagettes estampillées non pas du nom de ses fournisseurs aux Halles, tout le monde connaissant son goût pour le locavore, le bon, le vrai. Mais avec les plats que la tribu Collomb vous préparera pour passer des fêtes chez vous (non, ils ne s’invitent pas à la maison, juste leurs produits). Ils vont profiter de l’hiver pour plancher sur la future boutique vins et terroir, où leurs terrines seront mises en avant. D’où la célèbre formule collombienne :

« bois un canon, mange un cochon ».

En attendant, faites-vous plaisir dans leurs deux restos et pensez à réserver pour les fêtes le menu à emporter.

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Vin chaud & pain d’épices en haut de la Tour

Rachetée par Didier et Lionnel Petitcolas, la Gentilhommière bouscule les traditions ! Habituellement fermée en fin d’année, elle vous reçoit désormais avec l’art et la manière. En particulier les entreprises et leurs comités qui bénéficient d’une offre spéciale menu de fêtes accompagné d’une proposition d’accords mets et vins. Jusqu’à 90 couverts peuvent être dressés pour déguster une cuisine qui sublime les plats de terroir avec créativité.

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21/10/2021 16:06

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LIVING IN THE CITY - FACE À FACE

Vue aerienne du chantier de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon © DR

Tous les chemins mènent

à la Cité !

Rencontre avec François Deseille, l’adjoint au maire de Dijon en charge de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin. Habitué à répondre aux questions des visiteurs du chantier, nos propos ne l’ont pas surpris, quoique… Sans langue de bois, une mise en bouche qui devrait plaire aux Dijonnais. François Deseille © DR

Pompon : on a hâte de voir enfin terminé un chantier (1) qui va créer un nouveau quartier au sud de la ville, entre la gare et le port du canal. FD : Davantage que quartier, j’aime l’idée d’un véritable morceau de ville, entièrement piéton, qui doit rester ouvert à tous. Nous n’avons pas implanté exprès la Cité de la gastronomie et du vin à la périphérie de Dijon, où les gens seraient venus et repartis sans possibilité de réels échanges avec le centre historique. Nous avons choisi de l’implanter en ville. Il ne fallait pas non plus reproduire à Dijon ce qui s’était passé à Lyon où leur projet, rentré au chausse-pied dans un Hôtel-Dieu devenu un très beau centre commercial, a dû fermer ses portes au bout de quelques mois seulement. Le principe, à Dijon, c’est d’ouvrir à tous, d’être en capacité tous les jours de proposer des expériences nouvelles, en toute liberté : une visite aux expositions temporaires et permanentes, une traversée du Village gastronomique, un détour par la Chapelle des Climats et des terroirs, et on ressort pour aller en ville, quitte à revenir ensuite profiter d’un atelier culinaire, d’une dégustation de vins, etc. Pompon :

Quand je parlais de quartier, je ne voyais pas un quartier fermé sur lui-même ou un parc d’attraction à la Disney, j’imaginais plutôt un centre-ville étendu. Un nouveau quartier différent des Halles, de Monge-Berbisey, tout en étant dans la continuité… FD : Il ne faut en effet surtout pas donner l’impression d’un lieu fermé. On a abattu l’enceinte de l’ex hôpital général, on pourra donc accéder à la Cité de partout, pour se promener dans ce qui devient de nouvelles rues et de nouvelles places publiques qui sont en quelque sorte rendues aux Dijonnais. Côté gare, à la descente des quais, il

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suffira de prendre la passerelle menant au jardin de l’Arquebuse pour découvrir un parcours ampélographique dans un jardin en pleine mutation. Depuis le centre, on privilégiera la rue Monge. Beaucoup de commerçants nous disent qu’ils souhaitent qu’elle soit réaménagée pour notamment initier la mise en place d’un parcours du goût dans Dijon en partenariat avec les restaurateurs et les commerçants. Pompon : La Cité vue du pont, depuis la rue Monge, ne manque d’allure, la fin des gros travaux permet de s’en rendre mieux compte. Mais l’envers du décor, côté Faubourg Raines, avec les résidences Seniors, tourisme ou Étudiants collées les unes aux autres, fait moins rêver, quand on vient à pied ou à vélo depuis la coulée verte ou le jardin. Et on voit mal où une piste cyclable pourrait se dessiner, côté Chenove, avant la jonction avec la route des grands crus. FD : Eiffage a construit pour 250 millions d’euros, c’est assez dense, mais rien n’est terminé, en particulier le réaménagement de la rue du Faubourg-Raines qu’a lancé la Ville de Dijon. On travaille l’environnement, de nouvelles plantations, il faut être un peu patient. Pour les visiteurs, on a prévu une plateforme pour démarrer des visites oenotouristiques hors les murs en bus ou minibus en direction de Marsannay, du Clos de Vougeot, de Beaune… Les services de la ville ont beaucoup travaillé sur l’accessibilité à la Cité : à pied, en tram, en vélo, en voiture avec l’atout du très beau parking Monge-Cité de la gastronomie… Il reste à pouvoir rejoindre la route des grands crus à vélo dans de bonnes conditions, les études entre les communes concernées de la métropole sont sur le point d’aboutir.

Pompon :

L’un de vos collègues, Marien Lovichi, porte depuis huit ans un projet de bateaux taxis. Qu’en pensez-vous ?

FD : Ce serait il est vrai très sympa pour aller par exemple de la Fontaine d’Ouche au port du canal. Il faut aussi voir le coût. C’est au Maire de décider de lancer ou non les études de faisabilité. Pompon : En attendant une piste cyclable tout au long de l’avenue Eiffel, pour aller se mettre au vert dans les combes, un parc à la sortie de la Cité, côté canal, serait une bonne chose. FD : Outre un hectare d’espaces de biodiversité qui ont été sanctuarisés dans notre projet, un espace vert sur la Cité, près du plus vieux pont de Dijon, à côté des résidences, est à l’étude, avec également une passerelle piétons-vélos qui va enjamber la rivière Ouche pour correspondre avec le port du canal et créer des dynamiques nouvelles. Pompon : Dommage que la maison natale d’Eiffel ait été détruite (en 1969), côté canal, pour laisser place à une barre d’immeubles avec vue. Et qu’il n’y ait plus de musée Amora un peu plus loin… Estce qu’on va retrouver tous ces noms, qui parlent aux Dijonnais comme aux touristes, dans la future Cité ? FD : Eiffel fait partie des Dijonnais qui se sont illustrés ailleurs. C’est de loin le Dijonnais le plus connu au monde. Ses descendants m’ont dit qu’il faisait dans sa jeunesse les vendanges à Vougeot et avait très souvent à sa table un grand saladier de truffes. On devrait trouver un moyen de lui rendre hommage, à travers un menu Eiffel, par exemple. En 2023, nous célébrerons les 100 ans de sa disparition. Pompon : Côté notoriété, on pourrait parler aussi de l’OIV, l’Onu du Vin, une organisation internationale qui s’installera à deux pas de la Cité, en 2024.


FD :

L’OIV est un atout de plus pour la notoriété et le rayonnement de Dijon. Nous pouvons encore remercier l’État et François Rebsamen de s’être fortement impliqués pour obtenir cette implantation. La double reconnaissance de l’Unesco (NDLR : Les Climats du vignoble de Bourgogne et le Repas gastronomique des Français) était déjà un plus énorme. Ça nous a fait du bien, on a vu plein de restaurants et de cavistes ou bars à vins qualitatifs émerger. Et maintenant on a le siège d’une organisation qui fait la pluie et le beau temps dans le monde entier, ou presque, quand on parle vin. Son directeur, à qui j’ai fait visiter le chantier de la Cité, a été ravi de découvrir, en travaux et en photos pour l’instant, la future cave qui proposera un choix quotidien – le plus grand au monde assurément - de 250 vins au verre, parmi 3000 références : 1000 en Bourgogne, 1000 issues des autres régions viticoles de France et 1000 en provenance des plus beaux terroirs internationaux !

Pompon :

À la différence de ceux qui comme vous avez déjà en tête le lieu, ses animations, ses chemins de traverse, on a du mal encore à se repérer dans la Cité du futur. Même avec un plan très bien fait. FD : Ce sera très facile, une fois sur place. Le maître-mot, c’est l’expérience du visiteur, qui pourra bâtir sa ou ses journées à la carte, sans se presser, entre de grandes expositions et des ateliers de dégustations ou de cuisine, à l’aide de billets combinés. Le tout au contact des artisans d’un village de commerces en renouvellement régulier qui présenteront leurs savoir-faire et d’authentiques produits au fil des saisons. Une idée que l’on doit à William Krief, le créateur du Village gastronomique, au cœur du projet, qui permettra de voir vivre les métiers de bouche. Pompon : On attend aussi avec impatience l’ouverture du restaurant gastronomique dont la carte sera pensée par Eric Pras, le chef du restaurant Lameloise à Chagny. Et celle du Comptoir du Chef, pour le côté bistronomique. Il y aura trois restos à l’intérieur de la Cité ? FD : Quatre en tout, en comptant le restaurant du futur hôtel (2) et la brasserie bières artisanales et burgers locavores installée au niveau des cinémas. On peut aussi ajouter la Cave de la Cité, qui sera une cave à boire mais aussi à manger avec des produits d’épicerie fine sélectionnés par Eric Pras. Le groupe Épicure a en charge l’essentiel du secteur de la restauration sur le site, mais il y aura aussi les restos, les bars aux environs qui vont profiter de l’attractivité du lieu. Je l’ai dit, rien n’empêchera d’aller manger en ville et de revenir ensuite, même tard, pour se faire une toile au ciné.

Bistronomie Comptoir du Chef sous canon de lumière © DR

Hypothese d'amenagement rue du Faubourg Raines © Ville de Dijon - Axomo

Pompon : Les cinémas sont bien visibles désormais côté Faubourg Raines. Vous avez pensé à la nuit en les installant là ? FD : On a pensé surtout à l’hiver, il faut que la Cité vive à chaque saison, notamment quand les touristes sont moins présents sur Dijon. On a pensé aussi aux enfants. Lors d’une visite, une petite fille m’a fait remarquer que les bars à vins, pour les parents, c’était bien, mais qu’il aurait fallu mettre aussi un bar à bonbons. C’est prévu au sein d’un bar à douceurs au sein du Village gastronomique, juste en face des cinémas ! Pompon : On attend avec curiosité de découvrir aussi les différentes expositions et le tarif d’entrée. FD : On ne veut pas reproduire les erreurs de Lyon et surtout pas le parcours expérientiel des visiteurs ni leurs tarifs, jugés élevés, et qui ont fait naître un mauvais… bouche à oreille. Notre projet de Cité, qui est dans les tuyaux depuis dix ans, puisque lancé par Sarkozy et repris par Hollande, n’a cessé de se consolider et de mûrir. Côté scénographies, il y a d’abord les 1750 mètres carrés dédiés au Repas gastronomique des Français et à la place du vin dans cette pratique culturelle qui, à l’heure du fastfood et de la junkfood, méritait d’être protégée et valorisée au titre du patrimoine immatériel de l’Unesco. Mais on peut aussi citer le CIAP, le centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine qui retracera sur 500 mètres carrés l’histoire urbaine de Dijon à travers les siècles. Ce CIAP s’appellera le 1204, en hommage à l’année de la construction de l’hôpital du Saint Esprit par Eudes III duc de Bourgogne. Pompon : D’après ce que j’ai pu lire, c’est moins la nostalgie qui gouverne les choix que le présent et surtout l’avenir de la restauration ?

FD : On a essayé de penser au passé comme au présent, aux adultes qui vont pouvoir faire un apprentissage de la dégustation, apprendre par exemple ce qu’est la caudalie d’un vin au sein de l’École des vins du BIVB, le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne. Nous pensons aussi aux scolaires qui pourraient venir les matins pour assister à des démonstrations de chefs ou mettre la main à la pâte au sein de la cuisine expérientielle. L’école Ferrandi, qui sera en première ligne dans le canon de lumière, a accepté de sortir de ses cursus très calibrés pour proposer à titre événementiel des cours de cuisine ou masterclass aux futurs visiteurs de la Cité. Pompon :

Un hommage à Loiseau est prévu, semble-t-il, pour les 20 ans de sa disparition, en 2023.

FD :

La famille Loiseau prépare une semaine de manifestations qui va attirer du monde dans la Cité. Je suis heureux que ce chef avant-gardiste, pour les 20 ans de sa disparition, soit célébré ici. D’ailleurs une allée piétonne baptisée Bernard Loiseau va permettre de rendre hommage à ce chef emblématique de la Bourgogne. Beaucoup de jeunes chefs, et de moins jeunes, vont venir travailler à la vue de tous. Un vrai show culinaire ! Pompon : Grégory Cuilleron, vainqueur cette année du concours des œufs meurette, avait envisagé il y a trois ou quatre ans de s’installer à Dijon. Un jeune chef lyonnais, connu des Français pour avoir participé à de nombreuses émissions culinaires, qui ouvrirait un bistrot ici, ça aurait de la gueule. FD : Qu’il vienne ! Dijon a une image incroyable. Il a du talent, il est le bienvenu. En attendant, au sein de la future Cité, il pourra participer aux « battles » de chefs dans la cuisine expérientielle, en public et retransmission simultanée sur les réseaux. Pompon : On a évoqué Bernard Loiseau, qui était un chef avant-gardiste, mais on a plein de jeunes chefs qui pourraient se réclamer de lui. À quand un Top Chef made in Burgondy ? FD : Vous risquez d’être surpris. Je travaille et me bats pour qu’il y ait la demi-finale de Top Chef à Dijon en 2023 ! 1 - L’inauguration est toujours prévue au Printemps. La date officielle, fixée en fonction des futures élections, sera annoncée par le maire de Dijon début 2022. 2 - L’hôtel n’ouvrira qu’en 2023. Pour l’heure, seul le Village by CA a entrouvert ses portes (voir Pompon 2). Avec des bureaux dans l’ancienne morgue de l’hôpital, ce qui incite à un certain recueillement.

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LIVING IN THE CITY - FIÈVRE ACHETEUSE

l’air

par Cynthia Benziane

du temps L’hiver d’après Si Noël 2019 était confiné, celui-ci tombe sous le coup des ruptures de stock. Et alors ? Tout au long de la crise sanitaire, on a rêvé de basculer dans "le monde d’après", il est temps d’être concrets. Créatifs et pleins de ressources, les Dijonnais vous proposent des initiatives écolos, recyclées, upcyclées ! Manon Poirot © DR

Petit tour d’horizon du "seconde main" VÊTEMENTS Côté fripes rue de la Lib, Mad Vintage séduit les jeunes avec des modèles de marque, des années 50 à 2000, au prix de l’occasion. Une adresse pour trouver des indémodables : vestes et pantalons en jean, perfectos, sacs en cuir, chemises à motifs et foulards. Rue Monge, La Martingale a remplacé Edy’Troc qui siégeait là depuis 30 ans, comme quoi la fripe ne date pas d’hier. Un dépôt-vente historique donc où l’on retrouve des vêtements chinés pour hommes et femmes, des pièces contemporaines et des belles matières, le tout de seconde main. Dans un autre genre, la Boutique des Créateurs rue Charrue poursuit le travail du célèbre fourreur de ces dames, Jean-Luc Morizot. Maryline Colard fait du recyclage en réutilisant et transformant des fourrures existantes pour les remettre au goût du jour. Elle répare mais crée aussi des pièces uniques avec des fourrures qu’elle chine elle-même. Plus adaptés aux fouineurs avertis : le Relais Ding Fring à Quetigny où on déniche une belle sélection de vêtements de sport vintage et Emmaüs à Norges-laVille, surtout pour le linge de lit ancien, notamment les draps brodés dans un état impeccable.

MOBILIER-DÉCO Dans son Magasin Moderne de la rue du Chapeau Rouge, Caroline travaille en collaboration avec d’autres brocanteuses. Un réseau de chineuses qui débusque du petit mobilier vintage et des objets de curiosités que l’on retrouve à la vente en boutique : tables de chevets, petites étagères, chaises, coiffeuses, décoration… Fraîchement installé aussi mais du côté de la rue Verrerie, chez Maison Oyat Thibaud chine des meubles années 60 déjà remis en état. Plus vieux dans la rue, mais jeune dans sa tête, L’Atelier du Fennec. Du vintage à prix doux, dans une atmosphère de brocante sympathique (photo avec tête d’ours). Toujours aussi dijonnais mais sur internet cette fois, brockeur.com propose un pêle-mêle de pièces de designers, de meubles « vintage » proposés par des chineurs ou par Alexis lui-même, le propriétaire du site. En grand passionné, il déniche du mobilier, le restaure dans son atelier et le remet en circuit via

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son site. Pour ceux qui souhaitent restaurer euxmêmes, direction La Recyclade Montmuzard ou Bourroches, Bric à Brac 21 derrière Ikea ou encore le Broc’shop rue des Trois Forgerons pour trouver votre base de travail.

ANIMAUX On ne le répétera jamais assez, un animal n’est pas un cadeau de Noël ! Mais les fêtes peuvent être la période idéale pour accueillir un nouveau compagnon. Et quoi de mieux qu’un animal d’occasion ? Faites un geste écolo, upcyclez un chien ou un chat à la SPA des Cailloux ou au Refuge de Jouvence. Blague à part, Stéphanie Couteau d’Entente Animale est comportementaliste canin et félin et vous accompagne dans cette démarche en vous aidant à comprendre votre adorable boule de poils et à gérer les comportements indésirables pour créer ou restaurer une relation saine et harmonieuse ! CB

Carnet d’adresses ● 2nde chance, @2ndechance_sneakers ● Mad Vintage, 14 rue de la Liberté ● La Martingale, 56 rue Monge ● La Boutique des Créateurs, 24 rue Charrue ● Ding Fring, 8 rue des Chalands à Quetigny ● Emmaüs, 74 rte de Dijon à Norges-La-Ville ● Le Magasin Moderne, 12 rue du Chapeau Rouge ● Maison Oyat, 2 rue Verrerie ● L’Atelier du Fennec, 14 rue Verrerie ● Brockeur, www.brockeur.com ● La Recyclade, 5 rue de l’Est et 11 rue du Nuits Saint-Georges ● Bric à Brac 21, 24 rue de Mayence ● Broc’shop, 28 rue des Trois Forgerons ● SPA des Cailloux, 5 rue Django Reinhardt ● SPA refuge de Jouvence, Route de Val Suzon à Messigny-et-Vantoux ● Entente Animale, 06 30 51 35 20, entente-animale.fr

▲ Les sneakers les plus

françaises et recyclables s(er)ont dijonnaises !

Pas tout à fait trentenaires, Maxence et Manon mettent en pratique les ambitions du monde d’après en lançant 2nde chance, leur marque de baskets consignées 100 % recyclables, conçues et fabriquées en France. Sportifs avec un cursus sports études au DFCO pour Manon et un passé de pongiste pour Maxence, ces deux grands consommateurs de baskets, génération Y oblige, sont loin d’être insensibles à leur impact sur l’environnement. La crise sanitaire leur a permis d’étudier la faisabilité de leur projet en se faisant accompagner par un bureau d’études. Ils ont évité les fausses bonnes idées et le greenwashing pour leurs matériaux. D’où le choix du PVC biosourcé pour une semelle recyclable 7 à 8 fois sans ajout de matière neutre plutôt que le chanvre, qui demande l’utilisation de charbon. Toutes les matières premières proviennent de France (ou d’Europe) et les acteurs de la chaîne de production sont français. Pour le lancement, au printemps, Maxence parcourra à vélo électrique les 2317 kilomètres qui relient les partenaires du projet. La paire unisexe à 180 € (du 35 au 47) sera consignée. Lorsque le client estimera sa paire trop abîmée, il la renverra gratuitement et récupèrera 10€. Si des réparations sont possibles et la paire revendue, un pourcentage sera crédité sur son compte client. Et à la fin il ne restera rien puisque la basket sera 100% recyclée. Stylé, engagé et « consom’acteur » de bout en bout. Les Dijonnais pourront les essayer avant leur sortie officielle et les trouver en boutique, au centre-ville. À suivre sur les réseaux sociaux.


LIVING IN THE CITY - MA PETITE ENTREPRISE

C’est pour aujourd’hui

et pour demain ! Par Delphine Morandet

CercleCom : © Robin Jafflin

Et alors que la vague menace, à Dijon s’annonce une déferlante de moments conviviaux qui nous inspirent force et résilience. Une fin d’année à se dire que rien ne vaut le lien humain. Restons connectés, soudés à nos belles idées, loin de Docteur Grisaille et de Monsieur Microbes, Et n’oublions pas de sourire, mais si de rien nous ne pouvons prédire… Pompon vous souhaite le moins possible de visios pour l’année à venir !

▲ Ceux qui font la Com’ Être communicant, c’est bien. Echanger avec d’autres communicants c’est mieux ! En quelques mots : CercleCom c’est : - 155 professionnels qui ont adhéré à l’association. Passionnés, ils participent régulièrement à des rencontres où créativité et sourires permettent de faire progresser des idées. - 10(+1) ans, c’est l’âge de ce réseau de communicants dijonnais devenu régional. Et c’est au Centre Dauphine qu’elles et ils sont venus, nombreux, célébrer ce bel anniversaire : « On ne peut pas ne pas communiquer » disait Pierre Bourdieu, et ce n’est pas aux membres de CercleCom qu’on va l’apprendre ! CercleCom est sur les réseaux sociaux, et sur : www.cerclecom.com

Cookers : © cookers © Mouvement impact France

#Noussommesdemain ▲ ▲ La convivialité, ça se cuisine ! La mission de « Cookers » : remonter les manches et enfiler le tablier avant de déguster. Un concept convivial qui propose de vous réunir entre inconnu.e.s et autour d’un chef de renom, quelque part entre Dijon et Beaune. Créateurs de moments conviviaux, Marylène Munnier et Fabrice Roy proposent au groupe de participant.e.s un lâcher-prise agrémenté de gourmandises. Si l’aventure a commencé tout juste avant l’arrivée de « Monsieur Virus » - ou Madame ? On ne sait plus - la team cookers a enfin pu rallumer les fourneaux : cet automne, la seconde rencontre a eu lieu, avec une quinzaine de convives au Château de Saulon, autour du chef Thomas Brasleret (Les Deux Rivières). Coté ambiance, ça rigole, ça mijote, et ça savoure ! Dirigeant ? Manager ? Toi aussi tu veux COOKER Chaque soirée est unique ! Rendez-vous sur FB, LinkedIN ou encore Insta.

Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? Et dans quel monde travailleront-ils ? Le 7 décembre dernier a eu lieu à Dijon les Universités de l’Economie de demain. Cet événement, organisé par Mouvement Impact France, a accueilli au Consortium neuf Masterclass, un salon d’une trentaine d’exposants et un grand débat. L’événement a permis de renseigner des chefs d’entreprises ou porteurs de projets sur le comment mieux faire en faveur de l’humain et de la planète. Après Nancy et Lyon, Dijon est la troisième ville française à avoir accueilli, plus qu’un événement, une véritable dynamique. Dans les entreprises, c’est clair : le virage responsable ne pourra se faire autrement que par l’action, et elles sont nombreuses à vouloir franchir le pas de la RSE. Pour « mieux faire », c’est par ici : www.impactfrance.eco/manifeste

© incubateur le T

▲ Incubateur le T : la saison 2 est lancée Le T saison 2, ce sont des femmes et des hommes qui veulent développer leur entreprise en plaçant l’humain, l’écologie et le territoire au cœur de leurs activités. Découvrez les 4 projets portés à Dijon et aux alentours : Bocaux&Co, un projet d’économie circulaire pour le réemploi des bocaux porté par Catherine et Nadeige Ruppli. Le Champ des Sourires, ferme florale éthique à vocation d’insertion sociale et professionnelle, imaginée par Flore Geillon. Les Ecolodges d’Hys, hébergements insolites autonomes et écolieu, créés par Morgane Pagliarulo et Aurélien Priet. Les saveurs des Louvières, une épicerie locative et chantier éducatif, idée d’Aurélie Godmet. En 2021, l’incubateur le T a enregistré plus de 70 sollicitations et accompagné 23 projets innovants. Suivez la progression de ces projets sur les réseaux sociaux Facebook et Linkedin.

© Delphine Morandet

▲ Un réseau pour

TOUTES les femmes

Et si on créait un réseau où les femmes se sentiraient encouragées, accompagnées et épanouies ? C’est sur cette idée qu’est née la collective Elle-s à Dijon, en 2019. Elles étaient 5, elles sont désormais 150. Parce qu’elles sont toutes différentes, elles prennent plaisir à se retrouver à travers des moments de réflexions, mais également des moments conviviaux comme les Midi-Jupes, des déjeuners riches d’échanges et de partage. Dynamiques, créatives, solidaires et engagées, c’est ainsi qu’elles se définissent. Leur valeur principale : la sororité, ou comment développer le pouvoir des femmes par l’entraide. « Si chaque femme est singulière et unique, nous avons la conviction que favoriser les rencontres et les échanges est essentiel pour faire émerger de nouveaux projets, insuffler de nouvelles idées, construire solidement et durablement. » (légende ou phrase juste avant photo) Ici, le bureau actuel d’Elles à Dijon, en constant renouvellement pour illustrer la diversité des idées et des visions mises en commun. DM Convaincus de cette idée ? Rendez-vous sur : ellesadijon.fr et les RS.

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À L'AFFICHE

POMPON CULTURE +

Hänsel et Gretel revu et dessiné. L’Opéra de Dijon propose une magnifique adaptation du conte laissant la part belle à l’imagination et aux arts visuels grâce à la participation du célèbre illustrateur Lorenzo Mattotti, auteur du film d’animation La Fameuse invasion des ours en Sicile.

Voyages d’hiver en terres méconnues J’ai hâte d’être en février pour découvrir la mise en scène de Cosi Fan Tutte par Dominique Pitoiset. J’essaierai d’emmener ma chienne incognito à une répétition car l’affiche de l’opéra de Mozart l’a mise dans tous ses états. Il a fallu lui expliquer qu’elle n’aurait pas droit à une couleur violette ou rose pour Noël, d’abord elle n’a rien d’un caniche géant, et en plus c’est juste une façon d’attirer vos regards, en ces temps où il est difficile de remplir les salles, malgré la pléthore de spectacles, de concerts, d’évènements proposés. J’ai arrêté les infos, plutôt déprimantes en cette fin novembre, pour écouter les deux concertos d’Astor Piazzolla enregistrés durant le Covid, à l’Auditorium, par William Sabatier au bandonéon et l’Orchestre Dijon Bourgogne sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon. Un disque évènement qui nous fait voyager dans un temps qui semble déjà lointain, depuis qu’on a restreint nos libertés d’aller et venir. En l’écoutant, je rêve à d’autres évasions. Au musée des Beaux-Arts de Dijon, c’est l’art et non la politique qui nous parle de l’Islam. Magnifique. Une initiative parisienne, on ne va pas s’en plaindre, qui à Dijon connaît une dimension festive à travers le festival des Nuits d’Orient. À Beaune, on se prépare à fêter les retrouvailles avec les Ducs au travers d’une exposition consacrée à la Toison d’Or. Un comble, diront les vieux Dijonnais, qui attendaient ça depuis des décennies. Juste une revanche de l’histoire. Pendant ce temps, discrètement, de nouvelles têtes féminines prennent les rênes d’institutions majeures de la vie culturelle, au Parvis Saint-Jean, à la Minoterie et dans les musées, applaudies par Dominique Pitoiset et Ming, qui les connaissent bien. La femme est l’avenir de l’homme dijonnais, sur le plan politique comme culturel. Une leçon à retenir. GB

Hansel Gretel - Lorenzo Mattotti ©

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CULTURE + À L'AFFICHE CET HIVER

Arts de l’Islam au MBA un passé pour un présent

18 lieux culturels (de Saint-Louis de la Réunion à Mantes-la-Jolie ou encore Marseille en passant par Dijon) ont uni leurs collections à l’occasion d’une opérationévénement coproduite avec le musée du Louvre et la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais. Une véritable invitation au voyage dans le temps, de l’Espagne à l’Asie centrale, du Maghreb et du Proche Orient jusqu’en Inde. Seul lien avec un présent qu’on préfèrerait peut-être oublier, une projection entraîne le visiteur dans une traversée poétique des grands sites patrimoniaux de l’Islam, les montrant sous leur visage le plus actuel, en rappelant l’importance de la ville et de culture urbaine dans l’histoire du monde musulman.

Une scénographie remarquable Jusqu’au 27 mars 2022, le musée dijonnais fait dialoguer une partie de ses riches collections islamiques avec les œuvres du musée du Louvre, de la Médiathèque du Grand Dole, ou encore du Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne. Embrassant huit siècles d’histoire, les pièces de cette sélection sont façonnées dans les matériaux rares (ivoire, argent filigrané, décor damasquiné d’or) et dans les techniques sophistiquées qui ont fait toute la réputation de la production orientale : l’enluminure des manuscrits, le verre émaillé, le tapis noué, ou encore la marqueterie de bois précieux. Leur pouvoir de fascination se mesure à l’intensité du commerce et des échanges dont ils ont fait l’objet au sein des cours princières du Moyen Age et de la Renaissance, et bien plus tard, à la faveur d’un collectionnisme européen encouragé par la vogue de l’orientalisme.

Un voyage dans le temps Précieuses boites d’ivoire parvenues jusqu’à nous sous le nom de « toilettes des duchesses de Bourgogne », Coran monumental enluminé dans les ateliers du Caire au tournant du XVe siècle, sublime lampe de mosquée - en métal ajouré et martelé provenant du Dôme du Rocher de Jérusalem, grande bouteille mamelouke en verre émaillé et doré, Katar (poignard du sud de l’Inde) au décor de fleur à la feuille d’or : autant de fenêtres ouvertes sur la création en terres d’Islam. En contrepoint de ces objets d’art islamique qui ont en commun d’être de grands voyageurs, en particulier les tapis iraniens et anatoliens qui envahissent les intérieurs européens au tournant du XXe siècle, l’installation de l’artiste contemporain Michel Aubry introduit un point de vue à la fois dissonant et engagé. Table militaire et sept tapis afghans (2000) détourne les valeurs de convivialité et d’exotisme attachées aux tapis du monde musulman : les décors traditionnels font désormais place aux armes modernes de l’occupation soviétique à la fin des années 1970.

Katar, XVIIIe siècle © Dijon, musée des Beaux-Arts /François Jay

Boîte dite Toilette des Duchesses de Bourgogne, XIVe ou XVe siècle © Dijon, musée des Beaux-Arts /François Jay

Bouteille, XIIIe ou XIVe siècle © Dijon, musée des Beaux-Arts /François Jay

Exposition : ouverture tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 18h. Fermeture le 25 décembre et le 1er janvier. L’exposition est accessible aux personnes en situation de handicap. Renseignement sur la programmation autour de l’exposition sur musees.dijon.fr Musée des Beaux-Arts de Dijon – place de la Sainte-Chapelle – 03 80 74 52 09 PS. Merci à Catherine Tran-Bourdonneau, conservatrice du patrimoine, chargée des collections extra-européennes des musées de Dijon, de nous avoir fait partager, lors de l’inauguration, son regard sur un monde méconnu même de ceux qui ont eu la chance de pouvoir voyager au Maroc, en Turquie ou en Égypte.

Coffret, Espagne, XIVe siècles , Marqueterie d'os et de bois précieux © Dijon, Musée des Beaux-Arts/François Jay

Lampe de mosquée, Syrie ou Palestine, XIe siècle, Métal, © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

L’Homme qui regarde les Glaïeuls ► Une exposition de Gilles Richard sur la façade de la villa orientaliste Albert Duclos, 42 Bd Carnot à Dijon, visible depuis le trottoir et le boulevard. Pour les trekkeurs urbains, un but de balade culturel et original. Pendant 3 ans, l’accrochage d’une grande aquarelle dorée (173 x 130 cm) sera renouvelé tous les 3 mois. La feuille d’or qui se trouve sur les côtés du premier dessin va envahir progressivement les visages jusqu’au recouvrement de la dernière tête représentée. Une phrase différente sur l’avenir sera visible au bas de chaque dessin. Le second intérêt de cette œuvre surprenante est son intégration sur la façade d’une rare villa orientaliste, dont l’architecte est Albert Duclos. La réalisation a été faite avec la Ville de Dijon et des sponsors : Datoo Architecture et Hyperboissons Chenôve. Dans ce magasin une installation de Gilles Richard est visible actuellement pour une durée de 5 ans : «J’ai rêvé qu’Edvard Munch dessinait la Joconde». Pour voir Munch, en revanche, il vous faudra aller jusqu’à Oslo découvrir un musée fascinant qui vous fera pousser un cri, et même plus d’un. Contact Gilles Richard-Les Riches Douaniers 06 23 09 84 22 - WWW.lesrichesdouaniers.org « L’avenir est une ritournelle ritualisée », série « L’Homme qui regarde les Glaïeuls » Aquarelle, crayon gras, feuille d’or et feuille de cuivre

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CULTURE + À L'AFFICHE CET HIVER

Nom de code : DPNF1420

Cosi fan tutte © BOYER-MANON

Cosi fan tutte

Un beau livre paru aux éditions du Réel pour les amoureux du théâtre contemporain, retraçant le parcours de la compagnie Pitoiset depuis 2014, avec Nadia Fabrizio en couverture. Nadia que l’on a entrevue au Consortium en novembre pour le lancement de cet ouvrage relatant une époque charnière dans la vie d’un homme mettant en scène des ouvrages différents ayant tous un air de famille. Les Dijonnais ont applaudi son Cyrano au Grand Théâtre, en attendant de pouvoir découvrir un jour Nadia dans A Love Suprême, monologue écrit pour elle par Xavier Durringer. Une pièce dont on a eu un aperçu à travers le court-métrage tourné dans un Auditorium désert par Benoît Rossel, hommage émouvant réalisé autour du travail d’une comédienne à un tournant de sa vie.

Mozart et Pitoiset réunis à Dijon à quelques jours de la Saint-Valentin : couples en crise s’abstenir ! « Prenez deux jeunes amants vantards et un peu trop sûrs d’eux, chacun convaincu que sa bien-aimée est incomparable. Ajoutez un vieux malin décidé à leur donner une leçon. Corsez le tout au moyen d’un pari, mélangez et faites chauffer sous la pression des trois unités : vingt-quatre heures à Naples, l’année de votre choix… » L’Opéra de Dijon annonce la couleur, dans son préprogramme, avec cette œuvre présentée quelques jours avant la fête de la Saint-Valentin, qui pourrait plutôt sonner comme la fin de l’amour, dans la vision qu’en donnera Dominique Pitoiset, qui fera sa véritable rentrée dijonnaise en tant que metteur en scène d’opéra (il l’avait déjà montée à Paris en 2015). « Cosi fan tutte ». Comme elles font toutes, en VF. Un opéra étonnant. « Étonnant surtout, car alors que tous les ingrédients d’une fable misogyne paraissent ici réunis, la partition mozartienne en tire tout autre chose : une comédie brillamment ironique sur l’inévitable impermanence des sentiments les plus sincères, sur la nécessaire humilité de chacun face à l’imperfection de tous et de soi-même. Sur le mélange doux-amer, aussi, de sensibilité et de sensualité qui constitue le fonds de toute existence. Sur le ballet mélancolique entre la vie telle qu’on la vit et celle qu’on aurait pu vivre — et sur la sagesse qu’il convient dès lors d’en tirer. » Une occasion de découvrir le team Pitoiset presque au grand complet, puisque les décors et les lumières seront signés par son frère Christophe, tandis qu’on devra les costumes à Nadia Fabrizio, sa compagne (voir encadré ci-contre).

William Sabatier nous livre, dans ce CD, une vision très personnelle de l’oeuvre de Piazzola © DR

Bon anniversaire, Astor ! ▲ Un CD-évènement conçu et réalisé à l’Auditorium par le bandonéiste William Sabatier avec l’Orchestre Dijon Bourgogne En mars 1921 naissait Astor Pizzola, le plus célèbre des bandonéistes et compositeurs argentins. Un siècle après, la Covid, en déprogrammant nombre de tournées, a offert à William Sabatier, bandonéiste virtuose spécialiste du grand homme, l’occasion de se lancer dans la réalisation d’un CD qu’on ne se lasse pas d’écouter. « Piazzolla : Concertos », enregistré à l’Auditorium de Dijon en un temps record, regroupe deux pièces emblématiques de la dernière partie de la vie d’Astor Piazzolla, qui consacrent le bandonéon en tant qu’instrument soliste. L’occasion surtout pour l’Orchestre Dijon Bourgogne (et en particulier à JF Corvaisier et Laurent Lagarde), placé sous la direction de Leonardo Garcia Alarcón, de participer à un enregistrement qui fera date. Renouant avec le tango dit « a la parrilla » des années 40, nourri d’improvisation, William Sabatier « propose une lecture inédite de l’œuvre de Piazzolla, où les codes et la richesse du tango traditionnel viennent appuyer la force de l’écriture du maitre argentin. »

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© italiart

La via é bellissima Festival Italiart en mars

Si vous avez des envies de soleil, de liberté, il va peut-être falloir patienter jusqu’en mars. Revoilà Italiart, un festival improbable qui perdure depuis 16 ans, bon an mal an. Idéal pour qui cherche à retrouver l'Italie extravagante, joyeuse, imprévisible, créative, exubérante de ses fantasmes. Sans fil conducteur logique, Italiart est exactement ce qu'il vous faut. L'image de l'affiche de la 16e édition a été créée par Luigi Ferrari, artiste visionnaire (forcément) qui a décidé de rendre hommage personnel à Dante Alighieri et à sa Divine Comédie. Chaque année, l'affiche d'Italiart est une œuvre d'art en soi et annonce les créations, les concerts, le théâtre, la littérature, les expositions, sans parler de la gastronomie et des vins de cette péninsule du bien vivre et de la créativité. L’équipe d’Italiart n’a peur de rien, le programme va de l'avant-garde à l'ancien, consultez-le sur le site : www.ombradipeter.com


janvier 22 mercredi 12 auditOrium – cirque dès 8 ans

mercredi 15 auditOrium – cirque dès 10 ans

Chloé Moglia & Marielle Chatain L’Oiseau-Lignes samedi 18 auditOrium – musique

Renaud Capuçon & Guillaume Bellom Fauré, Saint-Saëns, Ravel dimanche 19 à mercredi 22 granD théâtre – opéra dès 8 ans

Hänsel et Gretel Humperdinck

samedi 15 auditOrium – musique

Le Poème Harmonique Lully et Molière mardi 18 granD théâtre – musique

Thomas Bauer & Jos van Immerseel Winterreise Schubert samedi 22 granD théâtre – musique

Claire Désert & Emmanuel Strosser Mozart, Bonis, Dukas, Brahms mardi 25 granD théâtre musique

Lina_ Raül Refree Fado

janvier 22

vendredi 28 et samedi 29 granD théâtre – théâtre et musique

samedi 1er auditOrium – musique

février 22

Concert du Nouvel An Orchestre Dijon Bourgogne & Chœur de l’Opéra de Dijon mardi 4 granD théâtre – musique

Adriana Gonzalez & Iñaki Encina Oyón samedi 8 auditOrium – danse

Manuel Liñan ¡ Viva !

Pippo Delbono Amore

vendredi 4 granD théâtre – musique

Quatuor Zaïde Mozart, Webern

dimanche 6 à samedi 12 auditOrium – opéra

Così fan tutte Mozart

Opéra de Dijon déc. – fév. 2021 2022 opera-dijon.fr

Belleville 2021 – Licences L-R-20-10149, L-R-20-10150, L-R-20-10151, L-R-20-10152

décembre 21

Compagnie XY, Rachid Ouramdane Möbius

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CULTURE + À L'AFFICHE CET HIVER

Que vous recherchiez une platine vinyle, un ampli, des enceintes, des câbles ou des accessoires : une seule adresse, JM AUDIO Avec ses 3 auditoriums, venez écouter et découvrir votre future chaine HiFi. Quel que soit votre budget, JM AUDIO saura vous guider et vous conseiller. La plus ancienne orfèvrerie au poinçon de Mons en Hainaut, vers 1450, Argent et vermeil, saphirs et grenats, H. 30 cm Collection Bernard de Leye © Bruxelles, De Leye

Portrait de Nicolas Rolin, polyptyque du Jugement dernier, milieu du 15e siècle © Hospices civils de Beaune / photo Francis Vauban

Pâmoison de la Vierge, fragment d’un retable, vers 1440, Collection privée © Photos Speldoorn

Quand flamboyait la Toison d’Or :

Beaune sacrée "cité des Ducs" ! Damned, on est encore refait ! Depuis des années, on rêvait de voir une grande exposition honorer à Dijon la Toison d’Or et la montée sur le trône, il y a 600 ans, de Philippe le Bon, et voilà que Beaune crée l’évènement en montant une exposition qui va faire courir beaucoup de monde, si la Covid ne joue pas les trouble-fête. La Ville de Beaune et les Hospices de Beaune présentent jusqu’au 31 mars 2022 : « Le Bon, le Téméraire et le Chancelier – Quand flamboyait la Toison d’Or », dans trois lieux emblématiques de Beaune. En dehors des Hospices de Beaune, l’Hôtel des Ducs de Bourgogne et la Porte Marie de Bourgogne saluent la mémoire de trois personnages essentiels de l’histoire de la Bourgogne médiévale en réunissant, de manière inédite, des chefs-d’œuvre venant des musées européens. Digne héritière de l’exposition « Marie. L’Héritage de Bourgogne » présentée en 2000, cette exposition internationale au cœur de la capitale des Vins de Bourgogne propose un nouveau regard sur l’histoire et l’art bourguigno-flamand des XIVème et XVème siècles, en mettant à l’honneur les deux derniers ducs, Philippe le Bon et Charles le Téméraire mais aussi, bien sûr, le chancelier, Nicolas Rolin. Le fameux fondateur des Hospices de Beaune, l’homme qui était

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Charte en faveur de Nicolas Rolin, 1444, © Enghien, Fondation d’Arenberg

plus riche que les deux ducs qu’il a servi et qui s’est bien servi lui aussi puisque cet homme de bien avait un don pour s’approprier le bien d’autrui. Les œuvres exposées, en provenance de collections publiques et privées d’Europe, principalement belges, sont mises en regard d’objets actuellement conservés en France. Plus de cent cinquante œuvres de l’art médiéval sont réunies, mêlant peintures, sculptures, orfèvrerie, tapisseries, manuscrits ou documents d’archives afin de dévoiler l’art de vivre des élites et le savoir-faire des artistes et artisans du « grand-duché d’Occident ». Un art bourguignon redevenu à la mode dans l’ancienne Bourgogne du Nord (la Flandre, quoi !) depuis que Bart Van Loo a publié son best-seller en 2020 : Les Téméraires, chez Flammarion. Plus d’infos sur www.beaune.fr/exposition

Jean-Michel GEA - 2 rue Legouz Gerland, DIJON 03 80 77 04 91 - jmaudio@wanadoo.fr Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h Le samedi 10h-12h et 14h-19h

Dijon en BD ◄ dans

les meilleures ventes des libraires ! ►

Bravo aux quatre mousquetaires dijonnais : Eric Ruckstühl, Didier Bontemps, Pierre Glesser et Patryck Vaucoulon. On ne va pas chercher à mettre un visage sur chacun, mais ils sont reconnaissables, ces quatre mousquetaires entrés dans l’arène pour réaliser en 2021 un joli succès d’édition. Un (Eric Rückstühl, qui est au départ de l’aventure) pour les défendre tous auprès de l’éditeur Petitàpetit, Villes en bd, et tous unis pour défendre un titre qui a cartonné en librairie. 18 histoires courtes entre 5 et 7 planches, avec un fil conducteur, la chouette... Des histoires réelles ou légendaires qui retracent les faits les plus importants de la vie de la cité. « L’originalité ici, est que le véritable héros est la ville et ses rues… Une fois, les synopsis écrits, j’ai travaillé les histoires en scénarios précis avec textes et bulles. C’est une véritable reconstitution

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Pierre Glesser, Didier Bontemps, Eric Ruckstühl en dédicace © GB

historique », souligne Éric Rückstühl, l’auteur de BD le plus connu et le plus prolifique que Dijon ait jamais connu. Il s’est entouré de dessinateurs qu’on aime bien et qui, selon lui, travaillent pour la plupart dans la « bd historique » dite réaliste. Ce qui, quand on connaît l’ami Didier Bontemps, peut faire sourire. Quant à Éric lui-même, il mériterait de voir sa propre vie racontée en BD ! Cet ancien enseignant resté dans sa tête un éternel ado a adoré travailler sur ce projet, et la réussite de l’album a incité l’éditeur à devancer l’appel pour le second, qui devrait raconter en 2022 Dijon du temps des princes de Condés à ceux qui nous ont gouvernés encore récemment.


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CULTURE + AGENDA

Ton agenda qui réchauffe Par Edouard Roussel

Oula, tu nous fais une petite déprime hivernale ? C’est normal y a qu’une heure de soleil par jour. Oublie la luminothérapie, ça sert à rien on te conseille plutôt une bonne dose de chaleur humaine et un bouillon de culture : des concerts, des expos, des spectacles… ça sera nettement plus fun et funky qu’un apéro sur Zoom, qu’un live-stream sur Twitch, que de swiper des profils complètement claqués sur Tinder ou que de se faire livrer un resto par Uber. La culture is back et c’est tant mieux. Voilà une suggestion des meilleurs clusters culturels de l’hiver. Profite !

▲ Du 19 au 22 dec. Marmiton.

Ah ! la belle histoire que celle d’Hänsel et Gretel : deux enfants, la forêt, une tiny-house en chocolat et une sorcière gastronome. Ecrit par les frangins Grimm et adapté par Engelbert Humperdinck, cet opéra devrait ravir petits et grands. Bon ap’ ! Hänsel et Gretel, du 19 au 22 décembre, au Grand Théâtre de Dijon. Plus d’infos sur : operadijon.fr.

▲ 08 jan. Caliente. ▲ 06 jan. Catché ?

Nan, nan rien avoir avec ce faux sport où des mecs gonflés aux stéroïdes se foutent sur la gueule en slip à franges. Manu Katche, son truc c’est la batterie et lui il tabasse pour de vrai ! Un virtuose, une légende du kick et de la cymbale. Il vient à Talant jouer son dernier album The ScOpe. Profite !

Du flamenco ! Ca va chauffer sur la grande scène de l’Audito : ¡ Viva ! du chorégraphe contemporain Manuel Liñán promet d’être un pur concentré de chaleur et d’énergie ! 100% espagnol, 100% flamboyant. ¡ Viva ! de Manuel Liñán à 20h à l’Auditorium de Dijon. Plus d’infos sur : opera-dijon.fr.

Manu Katche, The ScOpe. Tarifs et détails de la programmation : lecrin.talant.fr

■ 1 jan. Niou Year !

L’Orchestre Dijon-Bourgogne nous a programmé un show à la Broadway : George Gershwin, Leonard Bernstein, Cole Porter, Duke Ellington ou Aretha Franklin. La classe en tuxedo. Concert du Nouvel An à 17h à l’Auditorium de Dijon. Plus d’infos sur : opera-dijon.fr.

▲ 16 jan. Souchon.

Toujours vaillant, le Alain repart en tournée jouer les balades nostalgiques de son dernier album Âmes Fifties sorti en 2019 et la tonne de tubes qu’il a dans son répertoire. Je le vois gros comme une maison tout ça va finir dans un retentissant ban bourguignon.

Alain Souchon au Zénith de Dijon. Tarifs et détails de la programmation : zenith-dijon.fr

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▲ 09 jan. Unplugged.

Hey ! la nouvelle tournée d’Hubert Félix Thiéfaine passe par Dijon, enfin juste à côté : le Cèdre à Chenôve. Ca sera juste un concert acoustique : guitare et harmonica. Ses grands classiques et quelques inédits en version intimiste et poétique. Hubert Felix Thiéfaine au Cèdre (Chenôve). Tarifs et détails de la programmation : cedre.ville-chenove.fr

▲ 15 jan. The Misfeeds.

Amateur de gros punks réjouissez vous, la disette est terminée. Le Deep ‘‘ré-ouvre’’ sa caverne pour vous réchauffer les tympans. Et avec les Misfeeds aux fourneaux ça va être bien gras et fort goûtu. Plus d’infos sur le facebook @deepinsideklub


Votre portraitiste à Dijon

▲ 28 jan. Election. ▲ 22 jan. Maxi Best Of.

Muriel Robin c’est quand même 30 ans de carrière et autant de sketchs emblématiques. L’addition, la réunion de chantier, le noir et tant et tant d’autres… Ca vous rappelle forcément quelque chose ? Et ça tombe bien : pour vous rafraichir la mémoire (et surtout vous faire marrer), l’humoriste passe par le Zénith de Dijon pour nous interpréter son Best-of.

La présidentielle arrive et vous pataugez dans les hésitations morbides et contradictoires. N’en jetez plus, le candidat parfait est là : Guillaume Meurice ! Il vient en meeting à Chenôve, chez nous, alors ramenez vos p’tits drapeaux bleu-blanc-rouge et allez m’applaudir l’homme providentiel qui va sauver la France ! Guillaume Meurice au Cèdre (Chenôve). Tarifs et détails de la programmation : cedre.ville-chenove.fr

Muriel Robin au Zénith de Dijon. Tarifs et détails de la programmation : zenith-dijon.fr

PhotoExpress, 7 rue du Chateau, 21000 Dijon Tel : 03 80 30 71 54 Contact pour rendez vous studio : cecile.studio@photoexpress.fr https://www.photoexpress-dijon.fr/

▲ Du 2 au 11 fev. L’Avare.

Classique indémodable du théâtre français que les metteurs en scène ne se lassent pas d’adapter, l’Avare de Molière est à redécouvrir au TdB ! Cette fois c’est Benoit Lambert qui s’y colle et il s’y connait. Il a déjà monté le Tartuffe, le Misanthrope ou les Fourberies de Scapin. Dans cette nouvelle version l’Avare se fait plus sombre, mais la farce n’en perd pas de son mordant !

▲ 11 fev.

L’été est mort. Du punk dans l’esprit, de la dance dans les basses et de l’explicite dans les lyrics, le dernier album de Kalika est une réussite. Oh joie ! Elle passe à la Vapeur, ça promet une soirée bien fun et sauvage. Kalika à la Vapeur. Tarifs et détails de la programmation : lavapeur.com

Tarifs et détails de la programmation : tdb-cdn.com

▲ 20 fev.

Son dernier album ‘’Kerber’’ étant une petite merveille, on ne saurait que trop vous conseiller d’aller voir Yann Tiersen à la Vapeur. Doucement électro, subtilement pop, le nouveau Tiersen va dans une direction ou peu sont allés ; prenez du Satie, un peu d’Aphex Twin et même une pincée de Trent Reznor. Yann Tiersen à la Vapeur. Tarifs et détails de la programmation : lavapeur.com

▲ 03 fev. Ok ! Lou.

▲ 4 mars. Strass.

Oklou à la Vapeur. Tarifs et détails de la programmation : lavapeur.com

Juliette Armanet au Cèdre (Chenôve). Tarifs et détails de la programmation : cedre.ville-chenove.fr

Sorti il y a un an, Galore le deuxième album d’Oklou a fait sensation. Electro-Pop planante, Cloud rap ou R’n’B éthéré dans les vapeurs de CBD qu’importe, le résultat est classe et soyeux. Allez jeter une oreille curieuse à Unearth Me et si c’est votre came allez donc la voir en live.

Grosse date au Cèdre de Chenôve : Juliette Armanet vient présenter son tout nouvel album. Après sa très réussie Petite Amie et son hit imparable Cavalier Seule, l’auteure-compositrice-interprète a pris une direction disco, paillettes & sequins, et c’est flamboyant évidemment.


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