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Fonds d’investissement étudiant de Polytechnique Montréal

Note Sectorielle Semaine du 3 Décembre 2012


Semaine du 3 Décembre

Cette note sectorielle a été réalisée par l’ensemble des étudiants de PolyFinances, le fonds d’investissement étudiant de l’École Polytechnique de Montréal. Elle a pour but de vous présenter l’actualité économique, industrielle et de la recherche dans les secteurs associés aux génies enseignés à l’École Polytechnique de Montréal. Nous invitons le lecteur qui souhaiterait plus d’information sur un sujet précis à regarder la webographie présente à la fin de chaque article. Bonne lecture.


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Sommaire

Aérospatial et Défense Biotechnologies et Pharmaceutiques Energie Hautes Technologies Manufacturier et Services Minier Pétrole et Ressources Naturelles Technologies de l’Information

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Aérospatial et Défense L’Europe a la tête dans les étoiles

Semaine du 3 Décembre

L’Agence Spatiale Européenne n’a jamais eu le programme spatial le plus flamboyant, mais voilà, les cartes risquent de changer. La semaine dernière, les 20 membres du conseil de l’ESA se sont rencontrés dans le but d’analyser 85 projets spatiaux soumis par différentes entreprises et organismes. Avec un budget de 13 milliards d’euros sur plusieurs années, ceux-ci devaient s’assurer lors de cette rencontre de sélectionner les projets potentiels qui permettront de redorer le blason de l’ESA. Sur cette liste, certains projets ont été acceptés, d’autres non. C’est notamment le cas d’un projet d’Astrium Space Transportation qui désirait construire un robot lunaire dont l’une des missions aurait été de visiter le pôle sud de la lune en 2019. Malheureusement le projet estimé à 500 millions d’euros n’a pas été retenu par le conseil. Ce fut heureusement le contraire pour un autre projet soumis par l’agence spatiale russe Roscosmos. En effet l’ESA et Roscosmos se sont entendu pour coopérer sur la mission ExoMars qui consiste à envoyer l’orbiteur ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) et l’atterrisseur ExoMars EDM sur la planète rouge en 2016 et le Rover ExoMars en 2018. Même si l’accord n’est pas encore signé, la Russie s’est engagée à fournir les fusées proton qui serviront aux 2 voyages de la mission ExoMars. Plusieurs pays contribueront à ce projet, notamment l’Italie, la Romanie, la Pologne et bien d’autres. Il semblerait bien qu’un avenir prometteur se dessine pour la mission spatiale européenne. Résumé par Jonathan BRODEUR «European industry Aims to Fill Space Exploration Gap», dans Aviation Week. Publié le 19/11/2012. Tiré de : http://www.aviationweek.com/Article.aspx?id=/article-xml/AW_11_19_2012_p36-516858.xml «ESA Rejects Lunar Lander For Lack Of Support», dans Aviation Week. Publié le 21/11/2012. Tiré de : http://www.aviationweek.com/Article.aspx?id=/article-xml/asd_11_21_2012_p03-02519652.xml «ESA, Roscosmos Approve ExoMars Cooperation», dans Aviation Week. Publié le 20/11/2012. Tiré de : http://www.aviationweek.com/Article.aspx?id=/article-xml/awx_11_20_2012_p0-519477.xml

Nouveau contrat de Boeing pour Héroux-Devtek On dirait bien que les choses vont bien pour Héroux-Devtek. La compagnie originaire de Longueuil fait encore parler d’elle grâce à un lucratif contrat avec le géant américain Boeing d’une valeur de 15 millions $US. Ce contrat porte uniquement sur les trains d’atterrissage de l’hélicoptère militaire Chinook H-47. Les livraisons devront débuter lors de la première moitié


Résumé par Jonathan BRODEUR «Nouveau Contrat de Boeing pour Héroux-Devtek», dans Les Affaires. Publié le 19/11/2012. Tiré de : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/aeronautique-et-aerospatiale/nouveaucontrat-de-boeing-pour-heroux-devtek/551418

Aérospatial et Défense

de l’année civile 2014 et s’échelonneront sur 5 ans. On parle ici de la fabrication de trains d’atterrissage de 155 appareils avec des options pour 150 modèles additionnels. Il s’agit d’un troisième contrat pour Héroux-Devtek concernant les H-47, le premier ayant été signé en septembre 2009 et comportait la fabrication, l’assemblage, la réalisation d’essais et la livraison des trains d’atterrissage des appareils H-47F. Le second contrat avait été annoncé en septembre 2012 concernait l’octroi d’une licence permettant au fabricant québécois de fabriquer des pièces de rechange et de faire l’entretient et les réparations des trains de toutes les versions du Chinook. Avec l’obtention de ce nouveau contrat et du retour aux sources de l’entreprise durant l’été, il semblerait bien que Héroux-Devtek ait le vent dans les voiles, navigant vers un avenir de plus en plus prometteur.

«Héroux-Devtek: contrat de Boeing pour le Chinook H-47», dans La presse. Publié le 19/11/2012. Tiré de : http://www.lapresse.ca/economie/fabrication/201211/19/01-4595328-heroux-devtekcontrat-de-boeing-pour-le-chinook-h-47.php

La Chine à tout prix pour Embraer Depuis environ 12 ans, Embraer a investi autour de 150 millions de dollars en Chine. Pour la compagnie brésilienne, il est important d’être présent sur le marché chinois pour pouvoir bénéficier de l’essor du marché aérospatial en chine. Pour le président Frederico Curado, il ne suffit pas d’exporter son produit, c’est donc pourquoi la compagnie avait investi dans une usine pour fabriquer des avions commerciaux. Par contre, au cours des dernières années, la Chine réalisant son potentiel en tant que constructeur a placé de plus en plus de restrictions à fabriquer des avions commerciaux. Si bien qu’aujourd’hui Embraer change ses plans et construira des avions privés dans cette usine. Cette décision marque leur intention de rester présent sur le marché à tout prix. Il s’agit tout de même d’une décision stratégique intéressante étant donné la forte croissance de ce marché en Asie. Avec de nouveaux millionnaires qui s’ajoutent en Chine et en Asie, le marché ne fait que grandir selon M. Curado. Résumé par Yaniv COHEN SCALI «Embraer CEO: Focus in China Will Be Executive Jets», dans Wall Street Journal. Publié le 21/11/2012. Tiré de : http://online.wsj.com/article/BT-CO-20121121-711372.html

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Biotechnologies et Pharmaceutiques Pfizer baisse le prix du Viagra Suite à la perte du brevet canadien sur le Viagra de Pfizer, la compagnie a décidé d’abaisser son prix de vente afin de rester compétitive à la venue d’une version générique de son produit. Rappelons que le brevet canadien du Viagra de Pfizer avait été contesté par le géant des génériques Teva en raison du manque d’information de son ingrédient actif. La Cour Suprême du Canada a ainsi donné raison à Teva et a invalidé le brevet sur le Viagra au Canada. La réaction de Pfizer fut très stratégique en baissant rapidement le prix de son médicament vedette contre la dysfonction érectile. Étant donné que le prix des médicaments génériques sont parfois entre 20 et 70% moins chers que les produits brevetés Pfizer s’assure de garder un certain volume de ventes. La compagnie lancera sous peu une campagne publicitaire afin de promouvoir le VRAI Viagra et non sa version générique. Ils mettront l’emphase sur le nouveau prix du produit. Résumé par Louis-Simon LANDRY

Semaine du 3 Décembre

« Des érections moins chères pour les Canadiens», dans LesAffaires.com. Publié le 22/11/2012. Tiré de : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/biotechnologies-et-pharmaceutique/deserections-moins-cheres-pour-les-canadiens/551599

Des médicaments trop chers aux Québec Un projet de loi déposé par Québec Solidaire à la dernière Assemblée Nationale voudrait tenter de trouver une solution afin de réduire le prix des médicaments des consommateurs. Le ministre de la Santé et des Services Sociaux, Réjean Hébert trouve ce projet de loi trop radical. Ce projet vise la création d’un consortium d’entreprises pharmaceutiques qui bénéficierait d’économie d’échelle afin de réduire la facture aux consommateurs. Selon Québec Solidaire ce projet (Québec-Pharma) permettrait de faire des économies de deux milliards annuellement. Ils proposent de signer des partenariats avec les grosses pharmaceutiques afin de contrôler les prix de leurs produits comme en Suède et en Nouvelle-Zélande. Nous payons nos médicaments 30% plus cher au Canada en comparaison aux autres pays de l’OCDE et 8% plus cher au Québec en comparaison au reste du Canada. La facture annuelle peut s’élever à 1000$ par habitant au Québec et est d’environ 440$ en Suède et 270$ en Nouvelle-Zélande. Ce projet semble intéressant pour les habitants, mais les compagnies pharmaceutiques risque de ne pas l’appuyer Résumé par Louis-Simon LANDRY «Une idée pour diminuer le coût des médicaments», dans LaPresse.com. Publié le 21/11/2012. Tiré de :


S’intégrer sur un nouveau marché, le cas de Procter & Gamble Ou comment faire passer un bien manufacturier pour un « produit de santé ». En janvier prochain Procter & Gamble se prépare à mettre en vente sa marque de dentifrice « OralB Signal Expert Protection » et souhaite réaliser le « plus grand lancement des dix dernières années » pour l’une de ses marques. Pour atteindre ses objectifs et devenir le leader du marché bucco-dentaire avec sa marque Oral-B, P&G tente de pousser les consommateurs à remettre en question leurs habitudes de consommations concernant les bosses à dents et le dentifrice. Sa campagne de communication mettra en avant des consommateurs se brossant les dents avec du ketchup ou de la mayonnaise et insistera sur les produits utilisés dans ses dentifrices, issus des dernières innovations en matière de composant fluorés. Ses publicités mettront par ailleurs en avant l’animateur vedette de l’émission E=M6 : Marc Lesggy qui sera chargé d’apporter la « caution » scientifique au produit. On voit donc apparaitre au niveau des produits bucco-dentaires des stratégies semblables à la médicalisation de l’alimentation comme celles apparues chez Danone et Coca-Cola (Actimel, VitaminWater, etc.). D’un autre côté, on peut comprendre l’intérêt de P&G pour ce marché particulier qui pèse 1,2 milliard d’euros en France pour une croissance de 5% chaque année. P&G était juste qu’à présent n°2 du marché bucco-dentaire avec 18% des ventes, il souhaite avec ses dentifrices vendus en grande surface et en pharmacie atteindre la première place. Il a par ailleurs l’objectif de consolider sa position de leader des brosses à dents électriques (80% des ventes) et d’accroitre ses parts de marché sur ce domaine (1 personne sur 10 seulement utilise une brosse à dents électrique. On constate à travers de ce nouvel exemple que la médicalisation des produits de consommation et l’essor d’un discours scientifique très accès « santé » est un des nouveaux courants majeurs de notre mode de consommation et que celui-ci est en train de s’immiscer dans de nombreux secteurs très différents tels que l'alimentation, les cosmétiques, ou encore le sportswear.

Biotechnologies et Pharmaceutiques

http://www.lapresse.ca/la-tribune/opinions/201211/21/01-4596116-une-idee-pourdiminuer-le-cout-des-medicaments.php

Résumé par Florian CARAUD «Oral-B veut frapper fort dans le dentifrice», dans lesechos.fr. Publié le 30/11/12. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202419301885 -oral-b-veut-frapper-fort-dans-le-dentifrice-515954.php

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Énergie Areva a signé un protocole d’accord avec l’Écosse pour l’ouverture d’une usine d’éoliennes maritimes Le groupe nucléaire français Areva a signé un protocole d’accord avec le gouvernement écossais pour un projet d'usine d'éoliennes maritimes en Écosse lundi 19 novembre dernier. Cette usine produira des turbines de capacité moyenne 5MW, visant à desservir la région nord de la Grande-Bretagne et compléter la production de la future usine française du Havre et le site existant en Allemagne. L’ouverture de l'usine pourrait créer d’environ 750 emplois directs dans la fabrication des nacelles et des pales dès 2015, a déclaré Luc Oursel le PDG d’Areva lors d'une conférence de presse commune avec le premier ministre écossais, Alex Salmond, à Paris. Cependant, le projet d’une future usine du Havre n'est toujours pas daté. Elle est prévue autour de 2015-2016, destinée à desservir la France, la Belgique et le sud du marché britannique. En effet, les côtes écossaises représentent 25 % du marché européen de l'éolien maritime aujourd’hui, selon Areva, son besoin s’élève à 40GW en 2030, soit l'équivalent d'environ 25 réacteurs nucléaires. Le géant nucléaire ambitionne de devenir un des leaders mondiaux de l'éolien offshore, un secteur pour l'instant dominé par l'allemand Siemens.

Semaine du 3 Décembre

Résumé par Xiaoxi XU «Areva prévoit d'ouvrir une usine d'éoliennes maritimes en Écosse», dans Lemonde.fr. Publié le 19/11/2012. Tiré de : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/19/areva-prevoit-d-ouvrir-une-usine-deoliennes-maritimes-en-ecosse_1792598_3234.html «Areva signe un protocole d'accord pour des éoliennes en Écosse», dans Lesechos.fr. Publié le 19/11/2012. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/reuters-00478588areva-signe-un-protocole-d-accord-pour-des-eoliennes-en-ecosse-512138.php « Areva to open a wind turbine factory in Scotland », par Severin Carell & Fiona Harvey. Publié le 19/11/2012. Tiré de : http://www.guardian.co.uk/environment/2012/nov/19/areva-wind-turbine-factory-scotland

RTE, l’entreprise de gestion du réseau électrique français prévoit un investissement total de 15 milliards d’euros d’ici 2020 Les gestionnaires du réseau électrique Français dont RTE, détenu en totalité par l’énergéticien Français EDF, prévoient un investissement futur d’environ 15 milliards d’euros d’ici 2020. Cette décision intervient dans le cadre de la nouvelle politique énergétique Française initiée par le Président François Hollande visant à ramener à 50% (contre plus de 75% actuellement) la part du nucléaire dans le mix énergétique de la France et à développer les réseaux électriques transfrontaliers avec des pays comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne ou encore la Grande-


Énergie

Bretagne. Dans les 15 milliards d’euros d’investissements prévus à ce jour, on estime que 5 milliards devraient être consacrés à développer les réseaux électriques transfrontaliers alors que les 5 à 10 milliards restants devraient servir à adapter le réseau électrique aux centrales de production d’électricité d’origine renouvelable (solaire et éolien principalement). À ce jour, on prévoit en France la construction de 70 nouvelles lignes électriques, dont 63 lignes électriques enterrées. Résumé par Paul GALLET «French power grid spending could rise by $19 billion by 2020», par Tara Patel dans Bloomberg.com. Publié le 21/11/2012. Tiré de : http://www.bloomberg.com/news/2012-11-21/french-power-grid-spending-could-rise-to19-billion-by-2020.html «Réseau électrique : 35 à 50 milliards d'investissements d'ici à 2030, selon RTE », par Jean-Michel Gradt dans lesechos.fr. Publié le 21/11/2012. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/ actu/0202401114257-reseau-electrique-35-a-50-milliards-d-investissements-d-ici-a-2030selon-rte-513026.php

L’Allemagne en voie de voter une loi pour garantir ses investissements dans l’éolien offshore Suite à sa décision d’arrêter définitivement son programme électronucléaire, l’Allemagne cherche à concrétiser de nombreux projets de centrales de production d’énergie d’origine renouvelable. Cependant, de nombreux projets, particulièrement dans la filière éolienne offshore, accusent des retards importants dus à des incertitudes dans la date à laquelle la centrale de production sera effectivement reliée au réseau de distribution d’électricité. C’est pour pallier ce phénomène que le ministre allemand de l’environnement Peter Altmaier souhaite passer une loi pour assurer la sécurité des investissements dans la filière avant la fin de l’année 2012. La proposition de loi écrite en août dernier par le cabinet de la chancelière Angela Markel prévoit aussi notamment de facturer les gestionnaires du réseau électrique et les contribuables allemands pour assurer le risque encouru par la mise en place de ces installations. Résumé par Paul GALLET «Germany seeks to pass offshore wind law before year-end», par Stefan Nicola dans Bloomberg.com. Publié le 23/11/2012. Tiré de : http://www.bloomberg.com/news/2012-11-23/germany-seeks-to-pass-offshore-wind-law -before-year-end.html

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Les coûts de développement des énergies renouvelables en Grande-Bretagne devraient faire tripler la facture d’électricité anglaise d’ici 2020 Alors que le débat énergétique divise actuellement la coalition menée par David Cameron, le gouvernement anglais vient d’annoncer que l’augmentation des coûts due au développement des énergies renouvelables telles que le solaire ou l’éolien serait couvert par l’augmentation des tarifs de l’électricité pour les consommateurs. Cette annonce intervient dans le cadre du programme gouvernemental lancé dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie de la production d’électricité ainsi que de remplacer les anciennes centrales de production d’électricité par des centrales plus modernes et dont l’impact carbone est moins élevé. Les grands industriels du secteur tels qu’EDF Energy ou encore SSE Plc ont félicité cette mesure qui pourrait leur assurer un soutien gouvernemental durable dans leur politique d’investissements dans les énergies vertes. Toutefois, cette mesure a moins bien été accueillie par le ministre anglais des finances Georges Osbourne qui s’inquiète du coût engendré par les énergies renouvelables et par le Comité anglais sur le changement climatique pour qui les promesses gouvernementales ont des objectifs en dessous de leurs précédentes recommandations. Résumé par Paul GALLET

Semaine du 3 Décembre

«U.K. clean energy costs to triple by 2020 in power bills», par Sally Bakewell & Robert Hutton dans Bloomberg.com. Publié le 23/11/2012. Tiré de : http://www.bloomberg.com/news/2012-11-23/u-k-clean-energy-costs-to-triple-by-2020-inpower-bills.html

EDF dément devoir rembourser près de 9 milliards à ses clients Selon le journal « Le Parisien » du jeudi 29 novembre 2012, qui ne cite pas ses sources, le gestionnaire du réseau d'électricité français ERDF, filiale à 100% d'EDF, devrait au total rembourser près de 8,8 milliards d'euros à ses clients en raison d'une surfacturation réalisée depuis 2009. Ce remboursement résulterait de la décision du Conseil d'État, mercredi 28 novembre 2012, d'annuler les tarifs d'utilisation des réseaux publics de distribution (Turpe) en vigueur en France pour la période 2009-2013. Cette décision du Conseil d'État oblige EDF à revoir et à recalculer toutes les factures d'électricité éditées pendant cette période, et a fait chuter EDF en bourse. Suite à cette affirmation, la présidente du directoire d'ERDF, Michèle Bellon, dément formellement la citation qui lui a été attribuée, « Il appartiendra aux pouvoirs publics de définir les modalités d'application de l'arrêt du Conseil d'État sur le Turpe ». Elle indique en plus qu’ERDF n'a pas connaissance de l'éventualité d'un remboursement. EDF confirme également que « La décision du Conseil d'État ne porte pas sur les tarifs réglementés de vente d'EDF et n'entraîne donc aucun remboursement de la part d'EDF envers ses clients, car ils ne sont pas concernés ». Cette annonce permet à l’action EDF de réduire ses pertes à 13,89 euros, -2,66% au lieu de -3,5% auparavant, qui était un nouveau plus bas historique en début de séance à 13,39 euros. Résumé par Xiaoxi XU


Énergie

«Factures d'électricité : la décision du Conseil d'Etat fait chuter EDF en Bourse», dans lesechos.fr. Publié le 29/11/2012. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/ actu/0202418810313-factures-d-electricite-la-decision-du-conseil-d-etat-fait-chuter-edfen-bourse-515668.php «EDF ne prévoit pas de rembourser des clients, le titre remonte», dans lesechos.fr. Publié le 29/11/2012. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/reuters00481244-edf-ne-prevoit-pas-de-rembourser-des-clients-le-titre-remonte-515686.php «ERDF dit n'avoir pas connaissance d'un remboursement des clients», dans lesechos.fr. Publié le 29/11/2012. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/reuters00481172-erdf-dit-n-avoir-pas-connaissance-d-un-remboursement-des-clients-515619.php «EDF dément devoir reverser près de 9 milliards d'euros à ses clients», dans lesechos.fr. Publié le 29/11/2012. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/ actu/0202418694559-edf-pourrait-devoir-reverser-pres-de-9-milliards-d-euros-a-sesclients-515606.php

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Hautes Technologies

Semaine du 3 Décembre

Samsung au sommet de son art L’action de Samsung, à la Bourse de Séoul, a connu une hausse de 1,41 % vendredi dernier pour atteindre la valeur de 1 437 000 wons (1 313,55 $CAD) à la fermeture. Cette hausse est survenue après la publication des rapports de Fitch : l’agence de notation française (dont le siège social est à Londres) a déclassé Sony et Panasonic (les deux principaux concurrents japonais de Samsung) à la catégorie « spéculative » (familièrement appelée « junk » sur les marchés financiers) en leur attribuant respectivement les notes « BB -» et « BB ». Sur l’échelle de Fitch, ces notes correspondent respectivement aux 13 e et 12e crans : disons-le clairement, ces notes correspondent à des compagnies non solvables pour des investisseurs. Ci-dessous la définition de la catégorie BB selon Fitch : « BB: Speculative. ‘BB’ ratings indicate an elevated vulnerability to default risk, particularly in the event of adverse changes in business or economic conditions over time; however, business or financial flexibility exists which supports the servicing of financial commitments. » Quant à Samsung, Fitch a discerné la note « A+ » au géant coréen, la 5e note sur l’échelle de Fitch. La définition de la catégorie A selon Fitch est la suivante : « A+ ratings denote expectations of low default risk. The capacity for payment of financial commitments is considered strong. This capacity may, nevertheless, be more vulnerable to adverse business or economic conditions than is the case for higher ratings». Dans l’industrie électronique, les investisseurs se sont alors réfugiés chez Samsung. Sony et Panasonic sont effectivement en mauvaise santé financière : la première compagnie a enregistré des pertes nettes de plus de 5.5 milliards $CAD en 2011, tandis que la deuxième a enregistré des pertes nettes de plus de 9.3 milliards $CAD en 2011 (performance que Panasonic risque fort probablement de répéter pour l’exercice 2012 en cours). Le contexte économique est également défavorable pour les deux entreprises alors que la valeur du yen par rapport au dollar américain a augmenté de 8% depuis le début de l’année 2011 rendant ainsi les produits relativement plus chers qu’à la normale. Les deux géants japonais éprouvent de la difficulté à rivaliser face aux produits de Samsung, Apple et LG sur le marché des téléphones intelligents. Pour pallier à ce handicap, Sony a racheté toutes les parts d’Ericsson dans la joint-venture Sony Ericsson en février 2012 et espère ainsi effectuer des synergies entre ses différents produits (Smartphones, TV, console de jeux). Quant à Panasonic, la compagnie a décidé de cesser ses ventes de smartphones en Amérique et en Europe, pour se concentrer sur le marché asiatique. Panasonic a également licencié 16% de ses employés depuis 2 ans et demi. Depuis un an, les actions de Panasonic et Sony ont baissé de 40%, tandis que celle de Samsung a augmenté d’environ 50%! Résumé par Bertrand NEMBOT «Samsung reaches record after Sony, Panasonic cut : Seoul Mover», dans Bloomberg. Publié le 23/11/2012. Tiré de : http://www.bloomberg.com/news/2012-11-23/samsung-reaches-record-after-sony-panasoniccut-seoul-mover.html


«Les géants Sony et Panasonic relégués en catégorie spéculative par Fitch», dans L’Express. Publié le 22/11/2012. Tiré de : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-geants-sony-et-panasonic-relegues-en-categoriespeculative-par-fitch_361487.html «Fitch Downgrades Sony, Panasonic to 'Junk' Status», dans Bloomberg. Publié le 22/11/2012. Tiré de : http://www.bloomberg.com/news/2012-11-23/samsung-reaches-record-after-sonypanasonic-cut-seoul-mover.html

Hautes Technologies

« Definitions of Ratings and Other Forms of Opinion », dans Fitch. Publié en Août 2012. Tiré de : http://www.fitchratings.com/web_content/ratings/fitch_ratings_definitions_and_scales.pdf

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Manufacturier et Services Les États-Unis deviennent le premier client de la Chine D’après les chiffres annoncés cette semaine par le nouveau gouvernement chinois, les exportations de la Chine vers les États-Unis dépassent désormais celles à destination de L’Union Européenne. Pour la période de janvier à octobre dernier, on estime celles à destination du vieux continent à 276,8 milliards de dollars contre 289,3 milliards pour les ÉtatsUnis. Même si l’Europe reste le premier partenaire commercial, ses difficultés économiques on fait reculer les échanges de 3% depuis le début d’année alors que ceux avec l’Amérique ont augmenté de plus de 9%. On notera également un recul des échanges entre le Japon et la Chine au profit d’autres pays d’Asie du Sud-Est. Plus généralement, le gouvernement chinois regrette une baisse de la demande internationale qui participe au ralentissement de sa croissance, il reste toutefois optimiste et annonce que la Chine devrait peser plus de 10% du commerce mondial en 2012. Résumé par Christophe RUTYNA

Semaine du 3 Décembre

«Les États-Unis premiers clients de la Chine devant l’Europe » dans Le Figaro Economie. Publié le 20/11/2012. Tiré de : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/20/20002-20121120ARTFIG00639-les-etats-unispremiers-clients-de-la-chine-devant-l-europe.php


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Manufacturier et Services


Minier Les redevances minières québécoises vont augmenter Bien que Pauline Marois avait promis en campagne électorale une augmentation des redevances minières, le nouveau budget présenté par le ministre des finances mardi dernier ne contient pas de modification du système de redevances. Les pressions et demandes faites par plusieurs groupes ont peut-être été entendues. Le gouvernement Marois précise qu'il entend procéder à une augmentation des redevances, mais veut prendre sont temps afin de s'assurer que le changement se fasse de la façon le plus intelligente et efficace possible. En effet, le gouvernement voit en l'industrie minière une manière d'augmenter significativement les revenus de l'État. Le gouvernement tente de rassurer les opposions à la hausse en affirmant s'inspirer du modèle australien. Par contre, plusieurs affirment que ce modèle dans le contexte québécois, avec un environnement fiscal et réglementaire très différent les résultats seraient fort moins satisfaisants. Les réactions devront être de plus en plus vives au cours des prochains mois. L'industrie minière se porte bien au Québec, mais il n'en faudrait pas beaucoup pour renverser la vapeur.

Semaine du 3 Décembre

Résumé par Priscille ARBOUR «Redevances minières: Marceau n'exclut pas une hausse plus modeste», dans La Presse. Publié le 23/11/2012. Tiré de : http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201211/23/01-4597141-redevances-minieresmarceau-nexclut-pas-une-hausse-plus-modeste.php

Le ralentissement chinois affecte de nouveaux marchés: l'aluminium québécois La prospérité d'un des produits les plus exportés du Québec est en chute libre. En effet, l'aluminium serait aussi victime du ralentissement économique chinois. La demande chinoise pour cette commodité a atteint son plus faible taux de croissance au cours des dix dernières années. La demande chinoise représente plus de14,4 millions de tonnes métriques. Les experts ne sont plus optimistes face à l'avenir prévisible pour ce métal. Déjà, la faiblesse de la demande et les coûts d'opération trop élevés ont forcé plusieurs usines de production à fermer en Chine. Selon les annonces faites dernièrement, Rio Tinto tentera d'économiser près de 7 milliards de dollars par an, et ce, particulièrement dans sa branche Alcan. En plus du recul du prix de l'aluminium, Rio Tinto et Québec devront mettre les bouchés doubles afin de conserver les exportations au niveau actuel soit 8,9 % des exportations totales pour un total de 5,7 G$. Résumé par Priscille ARBOUR «Alumunium: Les perspectives s'assombrissent en raison du ralentissement chinois», dans Les Affaires. Publié le 30/11/2012. Tiré de :


«Alumunium: Les perspectives s'assombrissent en raison du ralentissement chinois», dans Les Affaires. Publié le 30/11/2012. Tiré de : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/mines-et-metaux/aluminium-lesperspectives-s-assombrissent-en-raison-du-ralentissement-chinois/551886

Minier

http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/mines-et-metaux/aluminium-lesperspectives-s-assombrissent-en-raison-du-ralentissement-chinois/551886

Turbulences à Osisko Un mois après un controversé dynamitage massif de 940 000 tonnes à sa mine d’or de Malartic, on entend encore parler d’Osisko. En effet, le comité consultatif chargé de faire un suivi des activités de la mine menace de démissionner en bloc puisqu’ils accusent la compagnie de manquer de transparence et de multiplier les ruses pour les empêcher de faire leur travail. Selon les membres du comité, Osisko exigerait de relire tous les communiqués de presse du comité avant qu’il soit transmis aux médias. De plus, comme c’est Osisko qui transmet les informations au gouvernement, il y a inévitablement un retard pour le ministère de l’environnement pour la collecte de données. Ce retard se traduit par le fait que la minière aurait pris comme habitude de ne pas attendre les autorisations nécessaires avant de poser certaines actions, on a qu’à penser au déplacement des maisons de Malartic qui a commencé avant même le feu vert du gouvernement. Les membres du comité de surveillance considèrent donc n’avoir comme seule option que de démissionner en bloc devant l’incapacité du gouvernement à faire respecter les normes par Osisko. En réponse à la situation, la Sécurité du Québec a effectué des perquisitions le 26 novembre dernier concernant l’infraction du décret lui permettant d’exploiter la mine d’or. En après-midi l’action du TSX d’Osisko à diminuée de 13 cent en réponse à la situation. Résumé par Simon PAPINEAU «Osisko fait l’objet d’une perquisition de la Sûreté du Québec», dans Les Affaires. Publié le 28/11/2012. Tiré de : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/mines-et-metaux/osisko-fait-l-objet-d-une -perquisition-de-la-surete-du-quebec/551782 «Osisko : les membres du comité de suivi démissionneraient en bloc», dans Les Affaires. Publié le 26/11/2012. Tiré de : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/mines-et-metaux/osisko-les-membres-ducomite-de-suivi-demissionneraient-en-bloc/551658

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Pétrole et Ressources Naturelles

Semaine du 3 Décembre

Les Aventuriers du Golfe Maudit Si l’ironie était faite de pomme, nous aurions de quoi faire beaucoup de tartes. Moins de 24 heures après que le U.S. Department Of Justice et Beyond Petroleum ne se serrent la main et ne s’échangent une enveloppe de quelques 4 milliards de dollars pour régler la note DeepWater Horizon, une plateforme d’exploitation appartenant à Black Elk Energy ayant subi un grave incident dans le Golfe du Mexique. Le 16 novembre, à quelques 25 miles (40 kilomètres :) des côtes de la Louisiane, une explosion a tué deux travailleurs, en a blessé quatre, et deux autres sont portés disparus (attention, suivant les sources les chiffres diffèrent, allant jusque onze blessés). Pas de catastrophe écologique cependant : d’abord parce que l’accident ne concerne pas le puits et le forage, mais est arrivé à la surface sur la plateforme (pas de problème de fuite en profondeur soumise à une pression gigantesque et donc difficilement arrêtable); ensuite parce que le feu a apparemment été rapidement été maîtrisé. Depuis l’incident il y a eu peu de mises à jour et il est donc difficile d’en savoir davantage sur le statut actuel de la plateforme. Nous pouvons alors nous demander quelles sont les implications sur l’époustouflante flore et faune marine s’épanouissant sur les structures des plateformes de Black Elk Energy… (voir l’interview du CEO John Hoffman en lien supplémentaire). Black Elk Energy est une compagnie relativement petite, spécialisée dans le Golfe du Mexique. Elle possède plus de 700 puits sur plus de 150 plateformes, et ses forages sont considérés comme étant en eaux peu profondes (à l’inverse de DeepWater Horizon). Ce mois-ci, elle devait lancer un vaste programme pour forer une vingtaine de nouveaux puits… Depuis l’incident, leur site internet est gelé, nous ne saurons donc pas avant quelques semaines de quelle manière l’incident a impacté ce programme (retard, nouvelles directives de sécurité, et cetera). À noter que l’ancien propriétaire de la plateforme où a eu lieu l’incident, Seneca Resources, a reçu une amende en 1996 pour défaut au niveau des valves de sécurité. L’incident du 16 novembre n’est pas lié à cet aspect de la plateforme (ce serait un ouvrier qui a sectionné un tuyau dans lequel circulait du pétrole), mais les journalistes disent qu’ils n’ont aucun moyen de vérifier si une modification a eu lieu suite à l’amende, sous-entendant qu’un incident d’une tout autre envergure aurait pu arriver. C’est une affaire à suivre pour PolyFinances, afin de voir de quelle manière Black Elk Energy fait face à cet incident. Christophe MONDIN «Two Missing in Gulf Oil Rig Blast » sur ABC News (abcnews.go.com). Publié le 16 novembre 2012. Tiré de : http://abcnews.go.com/US/oil-rig-fire-gulf-coast-crew-members-missing/story? id=17739184#.ULFf1OMSW46


Cette nouvelle n’est pas récente, mais le sujet, à la suite des élections américaines, vient d’être remis à l’ordre du jour. En effet, la start-up américaine Joule Unlimited, associée depuis maintenant un an avec le constructeur allemand Audi, est désormais en mesure de produire du pétrole « vert ». Ce qui est révolutionnaire pour l’éthanol et le diesel de synthèse produits par la société américaine c’est que ni l’un ni l’autre ne nécessitent la réquisition de terres cultivables ou d’eau potable comme c’est le cas pour la plupart des biocarburants issus de végétaux tels que la canne à sucre, la betterave ou encore le maïs (c’est notamment le cas pour le superéthanol E85). Ce combustible fait ainsi partie des biocarburants de troisième génération, avec cependant une particularité. En effet, ce dernier n’est pas produit à partir de microalgues comme la plupart de ses homologues, mais est issu de modifications génétiques de bactéries. Celles-ci, grandes de trois millièmes de millimètre sécrètent en fait directement le carburant, grâce à des modifications génétiques. Elles évoluent au sein de grands tubes transparents, appelés réacteurs, d’une centaine de mètres chacun, exposés au soleil et remplis d’eau non potable et de CO2 issu des activités industrielles à priori alentours. Le reste du travail repose ensuite sur la photosynthèse, ce qui laisse envisager ce genre de production dans n’importe quelle région, y compris les déserts. L’éthanol de Joule Unlimited aurait donc les mêmes propriétés que les bioéthanols déjà existants, et son mélange avec de l’essence « classique » le rendrait utilisable pour les véhicules compatibles au E85. Pour ce qui est du diesel de synthèse, celui-ci aurait l’avantage de ne pas être chargé de soufre, contrairement aux gazoles traditionnels et offrirait même des performances supérieures. Au niveau du bilan carbone, celui-ci serait nul, les émissions de CO2 des véhicules seraient en effet compensées par la fabrication du combustible. Et alors que les TDI nouvelle génération de Audi s’avèreraient compatibles avec ces carburants, la firme allemande vient de lancer la construction d’une de ces usines de production aux États-Unis, celle-ci serait prête pour fin 2012. Et les prévisions de rendement s’annoncent intéressantes : 11 fois plus importante que la betterave pour le e-ethanol et 50 fois supérieures pour le e-diesel, ce qui ferait descendre les prix de production à 0,30$ le litre. Cependant, il reste à développer ces systèmes de production à grande échelle tout en les implantant à proximité des sources de dioxyde de carbone. Pour ce qui est de la génétique et de l’éthique, les retombées restent encore inconnues, mais toujours risquées…

Pétrole et Ressources Naturelles

Du pétrole « écologique »

Résumé par Vincent MOUCHIKHINE «Du carburant avec de l’eau, du soleil et du CO2», dans LeFigaro.fr. Publié le 27/11/2012. Tiré de : http://www.lefigaro.fr/automobile/2012/11/27/03001-20121127ARTFIG00293-ducarburant-avec-de-l-eau-du-soleil-et-du-co2.php? m_i=HiIHcIQ9LvSsNmsJWo0JbSlPWNpSptodrldIQcWSDrZR%2BF2bz

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Technologies de l’Information

Semaine du 3 Décembre

La lueur d’espoir s’intensifie chez RIM Depuis la fin du mois de septembre, la valeur du titre de RIM à la bourse de Toronto a presque doublé, ayant clôturé à 11,61 $ vendredi dernier. Cela est explicable par une remarquable poussée du titre de 39% en 10 jours suite à des analyses plutôt positives de la Banque Nationale et de la firme américaine Jefferies & Co. En effet, il semblerait que l’annonce du lancement hâtif du système d’exploitation BlackBerry 10 et des nouveaux appareils associés pour la fin janvier, un mois plus tôt que prévu, ait été très bien accueillie par les opérateurs téléphoniques qui attendent ces alternatives aux offres d’Apple et de Samsung. De plus, un sondage auprès de ces mêmes opérateurs a révélé un taux de satisfaction plus élevé qu’attendu face aux nouveaux appareils BlackBerry suite aux essais techniques qu’ils conduisent sur ceux-ci depuis quelques semaines. Les mauvais résultats des dernières années auront eu raison des deux co-fondateurs de BlackBerry, souvent critiqués pour ne pas avoir su publiciser leurs produits efficacement. Or, un changement à cet égard semble s’être opéré ces derniers temps, les membres de la haute direction accordant notamment davantage d’entrevues. Signe du succès de cette nouvelle stratégie, le PDG de la compagnie fut photographié, prototype de téléphone BlackBerry en mains, lors d’un match des Lakers de Los Angeles, et cela a créé l’émoi dans les médias spécialisés, éclipsant la présence des habituelles vedettes du show-business assistant aussi à la partie. L’avenir de BlackBerry repose presque entièrement sur le succès de la prochaine mouture de ses téléphones cellulaires. Il s’agit donc toujours d’un titre risqué à acquérir, mais on peut affirmer aujourd’hui que son potentiel de croissance élevé a su se matérialiser au moins partiellement. Peut-être qu’il s’agit donc là d’une bonne opportunité d’investissement pour les prochains mois. Résumé par Mathieu MORISSETTE «Research In Motion Shares Surge; Hype Builds Around BB10», dans The Wall Street Journal. Publié le 23/11/2012. Tiré de : http://blogs.wsj.com/marketbeat/2012/11/23/research-in-motion-shares-surge-hype-buildsaround-bb10/ «Un coup de pub de RIM au basket», dans La Presse. Publié le 21/11/2012. Tiré de : http://techno.lapresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/201211/21/01-4596036-un-coupde-pub-de-rim-au-basket.php

Google prend action contre la conférence des Nations Unies visant à renégocier le traité sur les communications Le 3 au 14 décembre se tiendra une conférence de l'agence des Nations Unis ITU (The International Telecommunication Union) [Union International des communications] à Dubai


Résumé par Raouf MEROUCHE «Google attacks UN's internet treaty conference», dans BBC News Technology. Publié le 21/11/2012. Tiré de : http://www.bbc.co.uk/news/technology-20429625 «Take Action», dans Google. Tiré de : https://www.google.com/intl/en/takeaction/whats-at-stake/

Technologies de l’Information

dans le but de mettre à jour le traité des communications établi il y a plus de dix ans. En effet, dû à l'incroyable croissance des communications à travers internet et la téléphonie mobile, plusieurs causes du traité ne reflètent pas l'état actuel de la technologie. Plusieurs compagnies s'inquiètent des répercussions d'une telle conférence. Ces dernières critiquent les Nations Unies d'effectuer cet événement à huis clos, sans y avoir invité de représentants de l'industrie de la télécommunication. Les décisions seront donc prises par les représentants des différents gouvernements des Nations Unies et auraient d'importantes répercussions sur l'économie du web. L'un des sujets qui seront discutés lors de la réunion serait la possibilité d'instaurer un système de péage pour les communications international, comme c'est le cas pour la téléphonie. Les gouvernements voudraient recevoir un montant pour chaque communication entre un client et un serveur situé dans des pays différents. Google, qui serait grandement affecté par de telles mesures, a donc pris action en mettant en en ligne le site www.google.com/takeaction dans le but d'informer les utilisateurs des risques potentiels d'un tel traité.

wsj.com/article/SB10001424127887324595904578121334162054890.html

La guerre des brevets Depuis quelques mois, une série de poursuites judiciaires ont été déclenchées par des fabricants de périphériques mobiles pour défendre l’intégrité de leurs brevets technologiques. L’affaire la plus médiatisée à ce titre est l’attaque légale d’Apple contre Samsung dans plusieurs pays du monde à la fin de l’été visant à stopper les ventes de ses téléphones dans ces marchés. Une contre-attaque de Samsung s’ensuivit ayant un objectif similaire concernant les ventes d’appareils d’Apple. Cette semaine encore, Ericsson déposa une requête en cour fédérale américaine contre Samsung alors que Nokia a annoncé qu’elle compte intensifier son combat contre RIM au sujet de l’utilisation de technologies brevetées. Ces deux dossiers visent à mettre fin à des litiges portant sur les montants des redevances raisonnables qui devraient être octroyées par Samsung et RIM aux détenteurs de brevets des technologies qu’ils utilisent respectivement, Ericsson et Nokia. Dans le cas Nokia versus RIM, on vise à interdire la vente des produits RIM jusqu’à ce qu’une entente soit signée concernant ces montants de redevances.

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Des technologies jugées essentielles pour le bon fonctionnement des périphériques de télécommunication doivent obligatoirement être mises sous licence à prix raisonnables par leurs propriétaires afin d’éviter que des monopoles se créent dans le secteur du matériel de télécommunications. Cependant, de plus en plus de litiges portent sur le bien-fondé de classer des technologies en particulier dans la catégorie «essentielles» et sur les montants dits «raisonnables» des redevances associées. Cette multiplication de batailles légales laisse planer un vent d’incertitude dans le secteur des TI puisque les décisions rendues sont souvent contradictoires d’un pays à l’autre et ont rarement force de loi à l’international, requérant d’autres procédures judiciaires onéreuses en temps et en argent. Résumé par Mathieu MORISSETTE

Semaine du 3 Décembre

«Nokia Takes Legal Action Against RIM», dans The Wall Street Journal. Publié le 28/11/2012. Tiré de : http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323751104578146820639155266.html


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Technologies de l’Information


Réalisation Aérospatiale et Défense : Jonathan BRODEUR Yaniv COHEN-SCALI

Biotechnologies et Pharmaceutiques : Florian CARAUD Louis-Simon LANDRY

Energie : Paul GALLET Xiaoxi XU

Hautes Technologies : Bertrand NEMBOT

Manufacturier et Services :

Semaine du 3 Décembre

Christophe RUTYNA

Minier : Simon PAPINEAU Priscille ARBOUR

Pétrole et Ressources Naturelles : Christophe MONDIN Vincent MOUCHIKHINE

Technologies de l’Information : Mathieu MORISSETTE Raouf MEROUCHE


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Note Sectorielle - Semaine du 3 Décembre