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Fonds d’investissement étudiant de Polytechnique Montréal

Note Sectorielle Semaine du 22 juillet 2013


Semaine du 22 juillet

Cette note sectorielle a été réalisée par l’ensemble des étudiants de PolyFinances, le fonds d’investissement étudiant de Polytechnique Montréal. Elle a pour but de vous présenter l’actualité économique, industrielle et de la recherche dans les secteurs associés aux génies enseignés à Polytechnique Montréal. Nous invitons le lecteur qui souhaiterait plus d’information sur un sujet précis à regarder la webographie présente à la fin de chaque article. Bonne lecture.


Sommaire Aérospatial et Défense Biotechnologies et Pharmaceutiques Energie et Environnement Manufacturier et Services Matériaux et Construction Minier Pétrole et Ressources Naturelles Technologies de l’Information

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Aérospatial et Défense Déboire pour le SuperJet 100 : Une menace de moins pour le C-Series de Bombardier Selon les rapports du dernier salon du Bourget, la filière aérospatiale de Bombardier, plus particulièrement leurs avions C-Series, rencontraient plusieurs adversaires de tailles dans la catégorie des 30 à 120 sièges. Parmi ceux-ci se trouve le SuperJet 100, un avion régional russe construit par la Sukhoi Civil Aircraft Compagy (SCAC). Effectivement, dans le but de relancer le domaine aérospatiale civil russe, cette compagnie a présenté leur dernier projet de manière à épater la galerie et de repousser tout compétiteur. Le SuperJet 100 provient d’une collaboration de plusieurs entreprises comme Thales, Safran et Liebherr. En plus d’être plus léger que la moyenne des avions de même taille, son coût de production est aussi plus bas que la norme. À la sortie de ce dernier avion russe, les commandes pour le C-Series de Bombardier avaient considérablement ralenties.

Semaine du 22 juillet

Cependant, depuis le dernier mois, rien ne va plus pour le SuperJet 100. Ce dernier s’est écrasé lors d’un vol de démonstration au sud de Djakarta en tuant une cinquantaine de personnes. Les déboires du constructeur russe ne s’arrêtent pas là. Le journal russe Kommersant a révélé la semaine dernière que Sukhoi était au bord d’un défaut de paiement. De plus, selon le rapport annuel de la compagnie, leur dette s’élève à 63 milliards de roubles (2 milliards de dollars CA). Il est possible de croire que cette entreprise ne pourra pas rencontrer son objectif de devenir bénéficiaire en 2015. Enfin, les difficultés qu’éprouve la SCAC n’affectent pas seulement les ventes du SuperJet 100, mais aussi l’European Aeronautic Defence and Space company (EADS). Effectivement, pour remédier à la situation de défaut sur ses crédits, la SCAC est à la recherche de différentes solutions pour venir en aide au programme de développement du SuperJet 100. En effet, il s’agit pour l’entreprise d’obtenir davantage d’argent pour solidifier son capital et de faciliter le financement de son appareil. Pour ce faire, jeudi dernier, la banque VEB, pilier financier de l’État russe, a annoncé qu’elle envisageait réduire ou même céder complètement sa participation d’une valeur de 1.3 milliards de dollars CA dans le groupe EADS pour injecter directement des fonds dans la SCAC. Finalement, reste à voir comment se débrouillera le C-Series de Bombardier dans cette compétition. Même si le Super Jet 100 ne semble plus être une menace, il reste encore la compagnie brésilienne Embraer qui fait bonne impression sur le marché. Résumé par David ST-JACQUES


«Les déboires du SuperJet 100 vont-ils pousser les Russes à sortir d'EADS ?», dans La Tribune. Publié le 12/07/2013. Tiré de : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautiquedefense/20130712trib000775458/les-deboires-du-superjet-100-vont-ils-pousser-les-russes-a-sortird-eads-.html «Quel avenir pour le Superjet 100 de Sukhoi après le crash en Indonésie ?», dans La Tribune. Publié le 10/05/2013. Tiré de : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautiquedefense/20120510trib000697906/quel-avenir-pour-le-superjet-100-de-sukhoi-apres-le-crash-enindonesie-.html

Aérospatial et Défense

«Le concurrent russe de Bombardier en difficultés financières», dans Les Affaires. Publié le 11/07/2013. Tiré de : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/transport-et-produits-industriels/le-concurrentrusse-de-bombardier-en-difficultes-financieres/559547#.Uehe1I3ryGF

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Biotechnologies et Pharmaceutiques Une PME bien particulière du Québec est achetée par le géant Bausch & Lomb Avec un modèle d’affaires unique, Mimetogen s’est fait remarqué par l’entreprise Bausch & Lomb. Créée en 2005, l’entreprise est composée de seulement quatre employés. Ces derniers travaillent loin les uns des autres. Par exemple, pendant que le président siège à Boston, le responsable des finances est à Montréal. L’équipe communique avec des outils comme « Skype » ou les téléconférences. Réduisant ainsi leur coût fixe, l’entreprise a su s’infiltrer sur le marché des grands avec sa molécule qui répond à la problématique de l’œil sec. Ce problème touche environ 25 millions d’Américains et représente un marché de 2.5 milliards de dollars. Des fonds québécois comme iNova Capital ou encore Medwell Capital de Toronto ont vu dans cette PME une opportunité de marché incroyable. Ils y ont rapidement investi pour un total entre 10 et 15 millions. L’annonce de l’achat de cette PME par Bausch & Lomb vient saluer tous les efforts des membres de l’équipe et prouver la viabilité de ce modèle d’affaires particulier. Suite à cette annonce, le 19 juillet dernier, Medwell Capital a augmenté son investissement dans l’entreprise chiffrant ses parts à environ 11.3% de Mimetogen. Cet argent ainsi que le capital de Bausch & Lomb permettront à l’équipe de commencer la troisième phase d’expérimentation de son produit dont les coûts sont chiffrés à environ 15 millions de dollars. Finalement, l’entreprise québécoise nouvellement vendue ne quitte pas tout à fait la province du Québec puisque Bausch & Lomb, tel que mentionné dans une note sectorielle précédente, a été elle-même acheté en mai dernier par Valeant dont le siège social est à Laval. Résumé par Julie CHARRON-LATOUR

Semaine du 22 juillet

« Medwell Increases Investment in Mimetogen », dans www.stockhouse.com. Publié le 18/07/2013. Tiré de : http://www.stockhouse.com/news/press-releases/2013/07/18/medwellincreases-investment-in-mimetogen « Bausch & Lomb mise sur un produit mis au point au Québec », dans Lapresse.ca. Publié le 19/07/2013. Tiré de : http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201307/19/01-4672253bausch-lomb-mise-sur-un-produit-mis-au-point-au-quebec.php? utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_987 18_accueil_POS3 « Mimetogen : une biotech virtuelle qui joue les mimes », dans Lapresse.ca. Publié le 18/04/2011. Tiré de : http://affaires.lapresse.ca/economie/sante/201104/18/01-4390817mimetogen-une-biotech-virtuelle-qui-joue-les-mimes.php


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Biotechnologies et Pharmaceutiques


Énergie et Environnement ChargePoint dévoile une nouvelle technologie pour ses stations de recharge aux États-Unis Le leadeur américain des stations publiques de recharge pour véhicules électriques, ChargePoint inc. a présenté sa nouvelle technologie, la série CT4000, qui permettra de doubler la capacité des stations actuellement en fonction sans que cela nécessite un réinvestissement majeur. Cette nouvelle génération permet d’installer deux branchements sur chaque circuit présentement installé. À cela s’ajoutent de nouveaux branchements plus faciles à utiliser : rétractables, légers et simples d’entretien. Cette annonce survient un mois après que Telsa Motors (TSLA:NASDAQ) ait elle dévoilé un programme de recharge instantané consistant à remplacer la batterie de ses véhicule à la station par une batterie pleinement rechargée, opération réalisable en 90 secondes. Chouchou des investisseurs, Tesla avait déjà lancé l’an dernier ses propres stations « Supercharger », remplissant la batterie en moins de 30 minutes. Les ventes de véhicules électriques progressent rapidement aux États-Unis, avec l’annonce récente par l’Electric Drive Transportation Association (EDTA) de la vente d’un 100 000 e véhicule électrique aux Etats-Unis. ChargePoint, toujours de propriété privé, profite de cette expansion de l’industrie pour développer son réseau, elle qui offre déjà 12 000 espaces de recharge publics. À l’ère des startups technologiques et de la mondialisation, parions que le réseau de stations électriques réussira à mieux répondre à la demande des utilisateurs que ne l’a fait celui des stations d’essence à ses débuts.

Semaine du 22 juillet

Résumé par Benoit THIBAULT «ChargePoint unveils new technology charging station, CT4000 Series», dans Clean Technology Business Review (CTBR). Publié le 19/07/2013. Tiré de : http://transportsustainability.cleantechnology-business-review.com/news/chargepoint-unveils -new-technology-charging-station-ct4000-series-190713 «ChargePoint's Revolutionary Charging Station Charges Twice the Cars While Dramatically Reducing Cost», dans PRnewswire.com. Publié le 18/07/2013. Tiré de : http://m.prnewswire.com/news-releases/chargepoints-revolutionary-charging-stationcharges-twice-the-cars-while-dramatically-reducing-cost-215971401.html «Tesla Tries Out Battery Swapping», dans Forbes.com. Publié le 27/06/2013. Tiré de : http://www.forbes.com/sites/pikeresearch/2013/06/27/tesla-tries-out-battery-swapping/]


Au sein du marché américain, une petite vague de manipulation des prix de l’énergie a généré beaucoup de scandales. Ainsi, l’autorité américaine de régulation des marchés de l’énergie (FERC) accuse notamment l’une des plus imposantes banques américaine et britannique, soit respectivement JPMorgan Chase & Co. et Barclays. Dans un premier temps, la FERC fait remarquer que JPMorgan, en faisant l’acquisition de Bear Sterns en 2008 (rappelons que sa concurrente était alors en faillite) s’approprier le droit de vendre l’électricité produite par des centrales en Californie et dans le Michigan. Cette stratégie des courtiers en énergie de JPMorgan aurait mené, entre septembre 2010 et juin 2011m à des manipulations ayant pour effet de transformer « des centrales électriques déficitaires en puissants centres de profits » (extrait d’un rapport de la FERC). Cependant, les poursuites pourraient ne pas être engagées par les autorités américaines, laissant place à un accord à l’amiable : des projets d’accord ont été échangés pour un montant total d’un milliard de dollars. Cet arrangement à l’amiable n’aurait certainement pas lieu avec la banque britannique. En effet, alors que les autorités américaines et britanniques l’accusent d’avoir manipulé le Libor, taux central dans le monde de la finance, Barclays prévoit faire la sourde oreille. Effectivement, la FERC à laisser entendre qu’elle imposerait une amende s’élevant à 470 millions $US pour manipulation du prix de l’électricité entre 2006 et 2008. Selon le Financial Times, la banque britannique serait disposée à laisser passer les 30 jours de délai imposer par l’autorité américaine pour payer son amende. Ce faisant, elle laisse entendre qu’elle serait prête à porter l’affaire en tribunal fédéral, convaincu que l’établissement est dans son droit. Résumé par Ivan BELTRAN «Manipulation des prix de l’énergie : JPMorgan proche d’un accord», dans LeMonde.fr. Publié le 18/07/2013. Tiré de : http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/18/jpmorgan-proche-d-un-accord-a-l-amiable-avecles-etats-unis_3449216_3234.html «Marché américain de l’électricité : Barclays refuserait de payer l’amende», dans LesEchos.fr. Publié le 18/07/2013. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202902368679-marche-americainde-l-electricite-barclays-refuserait-de-payer-l-amende-587248.php

Énergie et Environnement

Les banques manipulent à tort le secteur de l’énergie du marché américain


Manufacturier et services Le géant Loblaw achète Shoppers Drug Mart La compagnie ontarienne a fait l’annonce la semaine dernière de l’acquisition pour 12.4 milliards de dollars de la plus grande chaîne de pharmacies au pays, soit le groupe Shoppers Drug Mart. Ce dernier est représenté au Québec par les pharmacies Pharmaprix. Il s’agit sans contredit de la plus grande transaction dans l’histoire canadienne du secteur du détail. Ceci a permis à l’action de Shoppers Drug Mart de bondir à 61,54 $, soit une augmentation de 29 % par rapport au prix des dernières transactions. La plus grande chaîne canadienne d’épiceries fera donc l’acquisition de plus de 1200 pharmacies, en tenant compte de la nouvelle stratégie de l’entreprise orientée vers la santé, le mieux-être et la nutrition. Selon plusieurs, ceci représente une grande menace pour la chaîne d’épiceries montréalaise Metro ainsi que le groupe Jean-Coutu. Leur fusion semble inévitable pour être en mesure de compétitionner avec la présence de détaillants comme Wal-Mart, qui pourrait détenir avec Loblaw la moitié des parts du marché pour les secteurs combinés de la pharmacie et de l’épicerie au Canada. Résumé par Marie-Pier DUFORT

Semaine du 22 juillet

«Loblaw/Shoppers : un géant est né», dans La Presse Affaires. Publié le 15/7/2013. Tiré de : http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201307/15/01-4670777loblawshoppers-un-geant-est-ne.php? utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B25_Adecouvrir_219_article_ECRAN1POS5 «Loblaw’s $12.4-billion Shoppers deal a slam dunk for investors», dans Financial Post. Publié le 15/7/2013. Tiré de : http://business.financialpost.com/2013/07/15/loblaws-12-4-billion-shoppers-deal-a-slam-dunk -for-investors/


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Manufacturier et services


Matériaux et Construction Le groupe Saint-Gobain se tourne vers l’Afrique Le groupe français et leader mondial de l’habitat avec des solutions innovantes en termes de conception et distribution de matériaux de construction, notamment le plâtre, détient à présent 50% du capital de Moongypse, opérateur spécialisé dans l’exploitation du gisement de gypse marocain ainsi que dans la fabrication et la commercialisation de produits de construction à base de plâtre. Cette collaboration «est une nouvelle étape dans l’expansion de Saint-Gobain sur les marchés émergents à fort potentiel, où jusqu’à présent il n’y avait pas de présence industrielle. Il permettra une augmentation significative de notre volume d’activité à moyen terme» explique le PDG du groupe. Avec un chiffre d’affaire de plus de 43 milliards d’euros (2012), le groupe français est présent dans plus de 64 pays dans le monde et au Maroc, il entend effectuer «un transfert significatif de technologies, d’expertise industrielle et marketing à Moongypse» qui en profitera pour élargir sa gamme de produits. Cet accord France-Maroc permettra de développer des solutions innovantes à base de plâtre (économie d’énergie et protection de l’environnement) pour répondre « aux besoins de l’Afrique de l’Ouest qui connait un fort développement du secteur de la construction » précise le PDG de Moongypse. Il faut noter que la nouvelle présence de Saint-Gobain sur le sol africain intervient au moment où ses activités ralentissent en Europe, avec une contraction de 6.3% sur les volumes de ventes. Elle intervient aussi au moment où elle inaugure sa première usine de plâtre en Russie, où elle entend rattraper son retard et « répondre à une demande croissante de plaques de plâtre dans ce pays ». L’expansion du leader français au niveau mondial ne fait plus aucun doute.

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Résumé par Yahya DIALLO « Saint-Gobain dans le tour de table de Moongypse», dans Le Matin. Publié le 15/07/2013. Tiré de :http://www.lematin.ma/journal/Materiaux-de-construction_Saint-Gobain-dans-le-tour-detable-de-Moongypse-/185152.html « Maroc : Saint-Gobain s'octroie 50% de Moongypse», dans JeuneAfrique. Publié le 15/07/2013. Tiré de :http://economie.jeuneafrique.com/entreprises/entreprises/btp-ainfrastructures/18516-maroc-saint-gobain-soctroie-50-de-moongypse.html « Saint-Gobain inaugure sa première usine de gypse en Russie», dans BATIRAMA. Publié le 16/07/2013. Tiré de : http://www.batirama.com/article/7116-saint-gobain-inaugure-sapremiere-usine-de-gypse-en-russie.html


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MatĂŠriaux et Construction


Minier Déboires juridiques de Barrick : la décision chilienne est rendue La justice chilienne a finalement tranché lundi quant au sort des activités de Barrick Gold Corp. dans la région d’Atacama au Chili. Barrick devra officiellement suspendre la construction de sa mine à Pascua-Lama en raison des risques irréversibles sur les ressources en eau de la région. Avant de pouvoir reprendre ses activités, la minière devra réparer les dégâts aux rivières de la région et s’assurer de protéger les glaciers mis en danger. Cette décision de la Cours d’appel vient confirmer la décision que les tribunaux avaient donnée en avril dernier et qui forçait Barrick à suspendre temporairement ses activités. Les dirigeants de l’entreprise ont laissé savoir qu’ils s’engageaient à se soumettre aux règlements environnementaux chiliens et ne semblent pas vouloir faire appel de la décision rendue devant la Cour Suprême. Cela n’est toutefois pas garanti du côté des Diaguitas, la communauté qui poursuivait la minière dans ce dossier. Si ceux-ci devaient trouver que les mesures imposées ne sont pas assez sévères, ils pourraient potentiellement demander que soit révoqué le permis de Barrick. La nouvelle fait mal au géant aurifère puisque 80% des réserves sont situées du côté chilien de la frontière, ce projet étant assis entre l’Argentine et le Chili. Les réserves à Pascua-Lama étant évaluées à 17.8 millions d’once, ce sont plus de 20 milliards de dollars en valeur brute qui échappe à la minière. Le projet d’une valeur de 8.5 milliards lancé en 2009 devait commencer à produire au second trimestre de 2014 autour de 800 000 onces d’or et 35 millions d’onces d’argent dans les 5 premières années. Avec la décision rendue lundi et les mesures correctives qui s’imposent, les analystes prévoient la remise en route de la construction au plus tôt dans un an ou deux. Malgré cette annonce, les actions américaines de Barrick sont montées de 0,5% pour atteindre 15.01$US lundi.

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Résumé par Camille MATTE « Revers juridiques au Chili pour le géant minier Barrick Gold », dans Le Devoir. Publié le 16/07/2013. Tiré de : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/383036/reversjuridique-au-chili-pour-le-geant-minier-barrick-gold « Barrick’s Gold US$8,5 Pascua-Lama mine formally suspended by Chilean court until pollution standards met » dans Financial Times. Publié le 15/07/2013. Tiré de : http://business.financialpost.com/2013/07/15/barricks-pascua-lama-mine-to-have-worksuspended-by-chilean-court-report/


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Minier


Pétrole et ressources naturellles Russie: Publication de chiffres officiels sur les ressources de pétrole et de gaz Faisant suite à un récent décret mettant fin à la confidentialité sur les données de ressources de pétrole et de gaz, la Russie a publié en milieu de semaine les informations officielles sur les réserves du pays. Ainsi, selon les estimations du gouvernement, les réserves de la Russie au 1er Janvier 2012 représenteraient 17.8 milliards de tonnes de ressources confirmées plus 10.9 milliards de tonnes de ressources peu étudiées/prévisionnelles pour le pétrole, et 48.8 trillions de mètres cubes de ressources confirmées plus 19.6 trillions de mètres cubes de ressources peu étudiées/prévisionnelles pour le gaz. Bien que la non-conformité aux normes internationales des méthodes d’estimation de réserves de la Russie laisse planer un doute sur la valeur réel du potentiel, les chiffres publiés sont environ deux fois plus élevés que les estimations précédentes des observateurs externes, et pourraient faire passer la Russie dans le top 3 des plus gros producteurs mondiaux de pétrole présentement constitué du Venezuela, de l’Arabie Saoudite et du Canada. Étant donné leur importance stratégique, les données sur les ressources de pétrole et de gaz avaient été déclarées secrètes à l’époque soviétique, et leur publication officielle aurait pour but d’attirer encore plus d’investisseurs étrangers en Russie. Ajoutée aux gisements qui continuent d’être découverts dans l’Est du pays – environ 14 milliards de tonnes selon les estimations préliminaires fournies par la compagnie russe Rosneft –, la stratégie pourrait arriver à point nommé. Résumé par Isabelle FOTSING

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«La Russie a dévoilé des données sur ses ressources de pétrole et de gaz», dans La Russie d’Aujourd’hui. Publié le 19/07/2013]. Tiré de : http://larussiedaujourdhui.fr/economie/2013/07/18/ la_russie_a_devoile_des_donnees_sur_ses_ressources_de_petrole_et_de_24705.html «Reserves of oil and gas in Russia», dans The Messenger Online. Publié le 17/07/2013]. Tiré de : http://www.messenger.com.ge/issues/2905_july_17_2013/2905_econ_two.html


Le groupe international d’ingénierie pétrolière et gazière, spécialisé principalement dans deux domaines (les fours de procédés pour le raffinage, la pétrochimie et la production d’hydrogène ainsi que le traitement du gaz naturel) vient tout juste de signer, par l’entremise de sa filiale PetroChem Development, deux importants contrats aux États-Unis d’une valeur de 28 millions d’euros. Ces nouveaux contrats qui portent sur la fourniture de deux fours de craquage d'éthylène dichloré et de quatre unités de récupération de chaleur permettent d’élever le carnet de commande de la compagnie française qui s’élevait à pas moins de 430 millions d’euros à la fin du mois de mars. De quoi consolider la place du leader mondial en la matière! La signature de ces contrats à destination du marché nord-américain conforte les investisseurs du secteur, car ils prouvent le dynamisme du secteur sur le continent. Selon Heurtey Petrochem, il s’agirait d’un « réveil des États-Unis ». Dans l’optique où cette affirmation est juste, cela impliquerait, sans aucun doute, un nouvel élan économique. Résumé par Alexandre JUMELLE-KOUAKOU «Signature of 2 contracts in the United States for a global amount of € 28 million». Publié le [17/07/2013]. Tiré de : http://www.heurtey.com/en/news/signature-of-2-contracts-in-the-unitedstates-for-global-amount-of-28-million

Pétrole et ressources naturellles

Signature de deux contrats aux Etats-Unis par Heurtey Petrochem!

«HEURTEY PETROCHEM : 28 millions d’euros de contrats aux Etats-Unis». Publié le 17/07/2013. Tiré de : http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/infos-conseils-valeurs/infos/28-millionsd-euros-de-contrats-aux-etats-unis-897790.php

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Gaz de schiste : la Grande-Bretagne fonce, la France résiste Cette semaine, le gouvernement britannique a annoncé de nouvelles mesures fiscales pour les sociétés désirant exploiter des gaz de schiste alors que la France a confirmé que les explorations restent toujours interdites. En abaissant les taxes sur les revenus issus de l’exploitation des gaz de schiste à 30% (contre 62% pour les autres formes d’exploitation pétrolière), Londres prépare la taxation la plus généreuse du monde dans ce domaine. L’objectif de cette politique est clair : favoriser l’installation des entreprises qui désirent exploiter les immenses ressources en gaz de schiste anglaises. En effet, les réserves de gaz de schiste présentes dans le sol anglais ont été revues considérablement à la hausse au mois de juin suite aux conclusions d’une étude des sols menée par le British Geological Survey. Les retombées de cette politique seraient doublement avantageuses : il y aurait d’un côté une création d’emplois en Grande-Bretagne, mais aussi le maintient de la facture énergétique à un niveau acceptable pour les années à venir. Ce dernier avantage est particulièrement le bienvenu dans un pays où les coûts de l’énergie domestique sont parmi les plus élevés d’Europe. Toutefois, il subsiste des doutes quant aux proportions exactes de ces ressources qui seront exploitables. Rappelons nous qu’aux Etats-Unis par exemple, seul 10% des gaz de schiste découverts sont exploitables.

Semaine du 22 juillet

En France, la politique concernant les gaz de schiste est toute autre. Malgré les déclarations récentes d’un ministre et d’un député, se montrant favorables à l’exploitation de ces gaz, le gouvernement assure vouloir maintenir son interdiction stricte de les exploiter. Le président de la République François Hollande a d’ailleurs réaffirmé au cours de son discours pour la fête nationale française du 14 juillet qu’il n’y aura pas d’exploration de cette ressource pendant toute la durée de son mandat. Cette dernière déclaration verrouillant ainsi la situation jusqu’à 2017 au moins, soit la fin de sa présidence. Les politiques des pays européens restent donc très variées en ce qui concerne l’exploration et l’exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels. A l’heure actuelle, l’Espagne et certains pays de l’Europe de l’est ont accordé des permis d’exploration à des compagnies pétrolières. L’Union Européenne n’a pas interdit la fracturation hydraulique (technique permettant d’extraire les gaz de schiste du sol) mais compte bien mettre en place certaines mesures pour l’encadrer. Résumé par Lucas PICCI «UK Offers Tax Breaks to Kick-start Shale Gas Production», dans Wall Street Journal. Publié le 18/07/2013. Tiré de : http://online.wsj.com/article/BT-CO-20130718-715040.html


«Gaz de schiste : l'UE ne veut pas interdire la fracturation hydraulique», dans Le Monde. Publié le 16/07/2013. Tiré de : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/16/gaz-de-schiste-l-europe-ecarte-uneinterdiction-de-la-fracturation-hydraulique_3448559_3244.html

Pétrole et ressources naturellles

«Gaz de schiste : un député socialiste relance la polémique», dans Les Echos. Publié le 15/07/2013. Tiré de : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202896687968-gazde-schiste-un-depute-socialiste-critique-l-executif-586245.php

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Technologies de l’information IBM dépasse les attentes et propulse son action International Business Machines Corp. (IBM), la plus grande compagnie de services informatiques a dépassé ses prévisions lors de l’annonce de ses résultats trimestriels Cependant, le chiffre d'affaires trimestriel est ressorti à 24.9 milliards de dollars, en baisse de 3% en raison notamment d'un effet de change du yen japonais. En effet, le yen a perdu 5% par rapport au dollar, dans un pays où IBM réalise 10% de ses ventes annuelles. Pour les principaux secteurs d'activité, les services ont vu leurs ventes reculer de 5% à 9.5 milliards de dollars, celles des logiciels ont progressé de 4% à 6.4 milliards et les matériels, c'est-à-dire essentiellement des serveurs, ont chuté de 12% à 3.8 milliards. Cette revalorisation des estimations a plusieurs sources. Premièrement, la restructuration entamée par l’entreprise prévoit, selon son syndicat, que 3300 postes seront supprimés aux États-Unis et au Canada. Par ailleurs les résultats indiqués par l’entreprise ne prennent pas en compte la charge exceptionnelle de 1 milliard de dollars au titre de « rééquilibrage des effectifs ». Par ailleurs, la compagnie américaine étudie une cession importante de ses opérations. On parle de la vente des serveurs entrée de gamme x86 au chinois Lenovo qui lui avait auparavant rachetée sa division PC. A travers ces opérations, IBM table sur un bénéfice annuel par action de 16.96$. L’action IBM a pris 2% à l’annonce de ces résultats ce jeudi pour atteindre 198.34$ au S&P 500. Résumé par Arthur CLAIRE

Semaine du 22 juillet

«IBM Boosts Annual Forecast After Earnings Beat Estimates», dans Bloomberg. Publié le 18/07/2013. Tiré de : http://www.bloomberg.com/news/2013-07-17/ibm-raises-annual-forecast-after-earnings-top -analyst-estimates.html «IBM relève ses prévisions annuelles», dans La Presse. Publié le 17/07/2013. Tiré de : http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201307/17/01-4671729-ibm-releve-sesprevisions-annuelles.php


Les mauvais résultats continuent pour Nokia. Jeudi 18 juillet, l'ancien leader finlandais des télécommunications a publié des résultats financiers très décevants pour le deuxième trimestre 2013. Sur les trois premiers mois de l'année, le fabricant a vu son chiffre d'affaires reculer de 24% pour s'établir à 5.6 milliards d'euros ($7.46 millions), contre 7.5 milliards d’euros($8.981 millions) l'année précédente, pour une perte nette de 115 millions d'euros($151 millions). Tout n’est cependant pas noir puisqu’à la même période l’année passée la compagnie avait enregistré des pertes se chiffrant à 826 million d’euros ($1 milliard) Malgré le fait que les ventes de sa gamme de smartphones « asha » dans les pays émergents comme l’Inde peinent et rencontrent de la forte concurrence face aux modèles abordables tourant sous Android de Google, Il en est autrement des ventes des Lumia. C’est la gamme de smartphone phare de l’entreprise le plus souvent mise en avant par Microsoft comme étant le fleuron des smartphones tournant sous Windows Phone. 7.4 millions d'unités ont été écoulées sur la période, contre 5.6 millions le trimestre passé et 4 millions un an auparavant. Afin de pouvoir lutter et s’imposer dans ce marché dynamique et ultra compétitif, Nokia va restructurer sa division Mobile Phones et envisage le cas échéant se séparer de 440 employés. Pour autant, les observateurs ne sont pas prêts à enterrer Nokia ceci d’autant plus que le trimestre prochain s’annoncent très important pour l’entreprise avec notamment la sortie du Nokia Lumia 925 mais surtout du Nokia Lumia 1020 qui s’annoncent probablement comme l’une des dernières chances de l’entreprise de réellement percer dans le marché des smartphones.

Technologies de l’information

Nokia peine toujours à remonter la pente sur le marché des smartphones

Résumé par Ludovic DEUMAGA «Nokia ne parvient pas à se redresser sur le marché des smartphones », dans lemonde. Publié le 18/07/2013 Tiré de : http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/19/nokia-ne-parvient-pas-a-se-redresser-surle-marche-des-smartphones_3450072_3234.html «Nokia loses $151 million in Q2 2013 », dans TheVerge. Publié le 18/07/2013 Tiré de : http://www.theverge.com/2013/7/18/4534124/nokia-q2-2013-financial-report «Nokia Corporation Interim Report for Q2 2013 and January-June 2013», dans Nokia Publié le 18/07/2013 Tiré de : http://www.results.nokia.com/results/Nokia_results2013Q2e.pdf

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Réalisation Aérospatiale et Défense : Caroline DIETRICH David ST-JACQUES Biotechnologies et Pharmaceutiques : François MARCOUX Julie CHARRON-LATOUR Energie et Environnement : Benoit THIBAULT Ilias TIHANI Ivan BELTRAN Manufacturier et Services : Marie-Pier DUFORT Matthieu DE NADAI Matériaux et Construction : Léa FAGGIO Yahya DIALLO

Semaine du 22 juillet

Minier : Camille MATTE Guillaume VERGNE Pétrole et Ressources Naturelles : Alexandre JUMELLE-KOUAKOU Isabelle FOTSING Lucas PICCI Technologies de l’Information : Arthur CLAIRE Ludovic DEUMAGA


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Polyfinances - Note sectorielle - Semaine du 22 juillet