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Une Campagne photographiQUe dAnS L’EurE

Une campagne photographiqUe dans l’eUre,

Carte De sItuatIon Des œuvres De DanIeL Quesney

aU temps De l’impressionnisme

éCho ConteMPoraIn aveC DanIeL Quesney PONT-AUDEMER

GISORS

BRIONNE

LOUVIERS

BERNAY

VERNON ÉVREUX

Fixer sur des plaques de verre les communes du département de l’Eure, telle est en 1861 l’idée novatrice du préfet Janvier de la Motte. À cette fin, il crée un atelier photographique à la préfecture et charge l’imprimeur, Jules Camus, de parcourir le département pour en immortaliser les monuments, les bâtiments publics, les sites remarquables. Entre 1861 et 1869, Camus réalise près de 300 photographies, pour la plus grande partie conservées aux Archives départementales de l’Eure. La récente identification de cette collection permet aujourd’hui, par cet ouvrage, de redécouvrir cet exceptionnel portrait du département de l’Eure sous le Second Empire. À cette campagne institutionnelle tout à fait originale puisque sans équivalent dans d'autres départements à la même époque, le Conseil général de l'Eure a souhaité donner un écho contemporain en confiant au photographe Daniel Quesney le soin de repérer, au gré de parcours ciblés, les caractéristiques de son territoire. Cette série contemporaine, dense et profuse, vient en écho actuel à cette collection ancienne que Janvier de la Motte concevait à la fois comme un instantané artistique et stratégique et comme un témoignage historique.

Daniel Quesney, La-Neuve-Grange (2009)

Jules Camus, Rue du Petit-Andely et Château-Gaillard, Les Andelys (1864)

VERNEUIL / AVRE

Une Campagne photographiQUe dAnS L’EurE

Carte De sItuatIon Des œuvres De JuLes CaMus

PONT-AUDEMER

GISORS

LOUVIERS

BRIONNE

BERNAY

VERNON ÉVREUX

VERNEUIL / AVRE

27 e

Département de l’eure Ville d’Évreux Ville de Vernon

Illustration de couverture :

pont de Chambray-sur-eure Par Jules Camus Musée de Louviers, n° 103

Jean Macé, Une carte de France pour les enfants. Le Gulf Stream, 1869

Ce fleuve salé, ce fleuve chaud, ce fleuve vivifiant naît on ne sait où dans le golfe du Mexique. Il y tourbillonne d’abord. Puis, se ruant hors cette zone trop étroite, il double la Floride, comme nous allons faire nous-mêmes, et se précipite au travers des eaux plus froides de l’Atlantique nord. Son premier élan est quelque chose d’inouï, d’effarant, d’incroyable.

(...) un de ces courants, le Gulf Stream, est un fleuve d’eau tiède, il a trois cent lieues de large ; il part des côtes du Mexique et s’en vient, après un parcours de deux mille lieues, changer la température de l’Europe. Victor Hugo, extrait de Philosophie, 1860

On n’y a jamais froid ; c’est un climat méridional, sans doute à cause du “Gulf Stream” qui chauffe le rivage. Les grenadiers et les camélias poussent en pleine terre, comme aux îles Borromée, et on porte encore les vêtements d’été. Gustave Flaubert, extrait de sa Correspondance, 1875

Il y-a le Gulf Stream qui est si tiède et si bienfaisant.

...

Le sel, cet élément si important dans la composition de l’eau de mer, jouerait-il aussi, comme le pense Maury, le principal rôle dans la coloration bleue de l’océan ? Le Gulf Stream des côtes américaines, que le savant géographe cite en exemple pour appuyer sa théorie, est bien à la fois d’une salinité plus forte et d’un bleu plus foncé que les eaux environnantes. (...) Même le courant le mieux connu des géographes et des marins, ce Gulf Stream ou “courant du golfe” que découvrirent Ponce de Leon et Antonio de Alaminos il y a plus de trois siècles et demi, et que Franklin étudia scientifiquement dès l’année 1775, reste encore inexploré dans une grande partie de son cours (...).

... Si le Gulf Stream s’arrêtait ? ...

Suivons maintenant la branche latérale du courant que nous avons laissée se dirigeant vers la Manche. Celle-là s’en retourne au logis, si l’on veut bien me permettre l’expression. Elle décrit une courbe le long de notre presqu’île du Cotentin, réchauffant tout sur son passage. À Cherbourg, il se passe quelquefois des années entières sans un seul jour de gelée.

Elisée Reclus, La Revue des Deux Mondes, 1867

978-2-915548-49-5

Éditions point de vues

Éditions point de vues

?...

Si le Gulf Stream s’arrêtait

Guillaume Apollinaire, extrait du poème Il y-a, 1925

12 $

Sites & Musées Départementaux Musée Maritime de l’Ile Tatihou

Claude Farrère, L’Atlantique en rond, 1932

Conseil général de la Manche Musée Maritime de l’Ile Tatihou Edition Point de vues

point de vues nouveautés juin 2010


Blanche Hoschedé-Monet un destin impressionniste

Co-édition Musée de Louviers, éditions Point de vues par Philippe Piguet 22 x 22 cm • 96 pages Couverture cartonnée Juin 2010 978-2-915548-48-8

20 e

9782915

548488

Vivant dans l’intimité familiale de Claude Monet depuis son enfance, baignant dans l’univers impressionniste, Blanche va peindre non « pas dans l’ombre mais dans la lumière de Claude Monet ». De nature discrète, elle ne cherchait pas à faire carrière. Elle a su tracer son propre chemin, rencontrant les difficultés de reconnaissance que réservait le monde de l’art aux femmes artistes. L’auteur Philippe Piguet est historien, enseignant et critique d’art, et petit-neveu de Blanche, il a publié « Monet et Venise » et vient de réaliser un film sur « Claude Monet à Giverny ». à travers cette esquisse de catalogue raisonné, Philippe Piguet nous dévoile ce destin impressionniste et présente un nouvel éclairage sur l’œuvre de Blanche Hoschedé-Monet, restée jusqu’alors confidentielle.

BHM 155

Gipcy (Allée du jardin)

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BHM 154

Gipcy (La Maison)

1940, crayon de couleurs sur papier, 21 x 13,5 cm,

1940, crayon de couleurs sur papier, 21 x 13,5 cm,

Coll. Philippe Piguet

Coll. Philippe Piguet

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Claude Monet

Cathédrale(s) de Rouen

par Marianne Alphant 26 x 36 cm • 96 pages Couverture cartonnée Juin 2010 978-2-915548-54-9

28 e

Au cours des années  1892 et 1893, Claude Monet s’installe à Rouen, place de la Cathédrale en face de l’édifice à partir de 3 points de vues distincts. Seul face au monument, il peint aux différentes heures du jour. Confrontation gothique, doute existentiel, affrontement pictural allant jusqu’à l’obsession, Monet «accouche» de 30 toiles qu’il ramène à Giverny. Il les termine en atelier pour les présenter à Paris, chez le galiériste Paul DurandRuel. Vingt Cathédrales sont ainsi montrées au public présentant à ce jour le plus important rassemblement de la série. Elles ont été ensuite dispersées à travers le monde au gré des ventes.

Cathédrale(s) Claude Monet Rouen, 1892-1894 Marianne Alphant

92 x 65 cm - collection privée

Museum of Fine Arts, Boston - 106 x 74 cm - Chez Mauquit

76 76

Claude Monet dans son jardin, 1880 16 16

Attribuée à Théodore Robinson

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Le portail de la Tour Saint-Romain à l’aube

9782915

« Dans le paysage ce qu’il y a de plus intéressant, c’est le paysagiste », écrivait au siècle dernier Philippe de Chennevières. Le contraire est tout aussi vrai : ce qu’il y a de plus intéressant chez un paysagiste, c’est le paysage — sa manière d’être dans le paysage, en lui, avec lui. La vie du paysagiste est faite d’une succession de paysages — ou plus exactement, s’agissant de Monet, d’appropriations de lieux comme autant de théâtres d’une expérience totale. La toile qui en témoigne, et à plus forte raison la série réalisée sur un même site, ne devient compréhensible qu’en relation avec l’aventure qu’y a vécue le peintre. Engagement passionné, épreuve, corps à corps : l’histoire qui se répète d’un lieu à l’autre est toujours extraordinaire, avec son tempo, sa dramaturgie, ses alternances d’enthousiasme, de doutes, d’angoisses, ses mêmes pressentiments d’aller à l’échec ou à la catastrophe. Les toiles radieuses de Monet ont un envers sombre qu’il est difficile souvent de percevoir. En visite à Giverny avec sa mère en octobre 1893, la fille de Berthe Morisot, Julie Manet, ne voit ainsi les Cathédrales que sous leur jour féerique : « Il y en a vingt-six, elles sont magnifiques, quelques-unes toutes violettes, d’autres blanches, jaunes, avec un ciel bleu, roses avec un ciel un peu vert, puis une dans le brouillard, deux ou trois dans l’ombre au bas et éclairées des rayons du soleil sur les tours. Ces cathédrales admirablement dessinées sont faites par masses, et cependant on y découvre chaque détail. Elles sont tellement dans l’air »1. C’est bien ainsi du moins qu’elles apparaissent : suspendues, sans assise, dans un état qu’on dirait d’apesanteur ou de lévitation. Hissées dans l’air, dans les couleurs et la lumière au terme d’on ne sait quel mystérieux processus qui résiste au regard. Chaque toile de Monet pose à sa façon la question du lieu : où donc est le peintre ? Répondre qu’il est dans une prairie, au bord de la Seine à Argenteuil ou sur la falaise d’Étretat ne suffit pas. Il faut insister :

La Cour d’Albane (temps gris)


Millet

du Cotentin à l’aube de l’impressionnisme Pour célébrer l’année de l’Impressionnisme en Normandie, le musée d’art Thomas-Henry de Cherbourg-Octeville a choisi de rendre hommage à Jean-François Millet, né dans La Hague, près de Cherbourg, en 1814. Millet n’eut de cesse de représenter, sa vie durant, les chemins de son enfance : les roches du Castel Vendon, la côte ou l’église de Gréville, la vallée de Vauville. Autant de lieux qui le hantent et constituent le fil d’Ariane de sa production. à travers une quarantaine d’œuvres, l’ouvrage propose une véritable immersion dans la technique de l’artiste, par la variété des moyens d’expression présentés : des dessins d’observation réalisés sur site au paysage recomposé de mémoire dans l’atelier, en passant par la gravure et un exemple des pastels virtuoses des dernières années.

Co-édition Ville de Cherbourg-Octeville, Musée d’art Thomas-Henry, éditions Point de vues par Louise Le Gall et Chantal Georgel 22 x 22 cm • 60 pages Couverture cartonnée Juin 2010 978-2-915548-53-2

19 e

Les années de formation Jean-François Millet fait ses premières armes à Cherbourg puis à Paris, à l’école des Beaux-arts, où il suit l’enseignement de Paul Delaroche. Les compositions à sujet mythologique ou religieux auxquelles il s’exerce alors traduisent une ambition de peintre d’histoire, dans la lignée des grands classiques qui recueillent son admiration. Dans ces œuvres de jeunesse, la nature joue un rôle mineur – sa valeur s’assimile à celle d’un décor de théâtre. Elle fournit à la scène une simple toile de fond devant laquelle Millet place ses figures, la représentation narrative constituant le véritable morceau de bravoure de l’élève (cat. 2, 4, 5). Au début du XIXe siècle, les paysagistes néoclassiques pratiquaient déjà le dessin en plein air. Il semble que Millet ne se soit pas livré à cet exercice au cours de sa formation. Les paysages qu’il peint sont d’invention pure, construits en atelier à partir de recueils de modèles et de copies de tableaux de maîtres. Dans ces premiers essais, emprunts d’une certaine maladresse, la perception de la nature s’effectue au second degré, à travers le prisme du modèle pictural. En 1839, l’échec de Millet au prix de Rome et le refus d’une de ses œuvres au Salon lui ferment les portes d’un parcours académique. Sa bourse d’étude est suspendue ; l’artiste doit désormais subsister par ses propres moyens. Il s’engage dans une carrière de portraitiste et réalise en parallèle des petites scènes de genre sur des thèmes légers et plaisants

susceptibles de séduire une clientèle issue de la bourgeoisie. L’histoire de l’art a regroupé cet ensemble d’œuvres sous l’intitulé évocateur de « manière fleurie ». Ces tableaux doivent beaucoup à l’esthétique du XVIIIe siècle, à la peinture d’un Boucher ou d’un Fragonard, dans le choix d’une technique libre et d’un coloris raffiné (cat. 6). Ils livrent l’image gracieuse d’une nature aimablement domestiquée. Le paysage est désormais investi d’une fonction symbolique : l’artiste célèbre un âge d’or perdu, le refuge des amours, la pastorale. Ces scènes sont peintes de chic, rapidement et sans dessin préparatoire. Les ombres noires, les empâtements ont disparu au profit d’une touche vive et alerte. La végétation s’anime, la vie pénètre dans la peinture, qui cherche à plaire à l’œil.

18- Jean-François Millet Le Départ pour le travail, 1863

19- Jean-François Millet La Fileuse auvergnate, 1868

Eau-forte, troisième état Cherbourg-Octeville, Musée d’art Thomas-Henry

Eau-forte Cherbourg–Octeville, Musée d’art Thomas-Henry 34 35

L’artiste abandonne ce registre charmant d’une nature aimablement domestiquée à la fin des années 1840. Il conservera toutefois un attachement pour les maîtres du XVIIIe siècle. Leur héritage refait ponctuellement surface dans son œuvre, au détour d’une jeune bergère de la plaine de Chailly ou d’une fileuse auvergnate.

26- Jean-François Millet Etude de brick, sloop et goélette, 1871 Crayon noir sur papier Collections Départementales de la Manche

1- Jean-François Millet Autoportrait, vers 1841

27- Jean-François Millet Le bout du hameau de Gruchy, 1854

Huile sur toile Cherbourg-Octeville, Musée d’art Thomas-Henry

Huile sur toile Otterlo, Museum Kröller-Müller

14 14 44 45


La Seine au fil des peintres de Boudin à Vallotton

De Mantes-la-Jolie aux Andelys, se succèdent des sites aux noms évocateurs : Rolleboise, Bennecourt, Bonnières, Vétheuil, Giverny, Vernon, rendus célèbres par la génération impressionniste. à leurs côtés ou dans leur suite de nombreux artistes s’inspirent de ces lieux, y vivent, et y consacrent leur œuvre. C’est ensuite Rouen qui offre ses atours à ceux qui la regardent et la peignent : ainsi les artistes de «l’École de Rouen» qui, de l’impressionnisme au fauvisme, n’ont eu de cesse de capter les variations atmosphériques, les courbes et les ondulations qu’offrait la Seine en ce site exceptionnel.

Co-édition Musée de Vernon, éditions Point de vues par François Lespinasse 22 x 22 cm • 120 pages Couverture cartonnée Mai 2010 978-2-915548-50-1

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L’embouchure de la Seine

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Une Campagne photographiQUe dAnS L’EurE

Une campagne photographique dans l’Eure Une campagne photographiqUe dans l’eUre,

Carte De sItuatIon Des œuvres De DanIeL Quesney

aU temps De l’impressionnisme

éCho ConteMPoraIn aveC DanIeL Quesney

Fixer sur des plaques de verre les communes du département de l’Eure, telle est en 1861 l’idée novatrice du préfet Janvier de la Motte. À cette fin, il crée un atelier photographique à la préfecture et charge l’imprimeur, Jules Camus, de parcourir le département pour en immortaliser les monuments, les bâtiments publics, les sites remarquables. Entre 1861 et 1869, Camus réalise près de 300 photographies, pour la plus grande partie conservées aux Archives départementales de l’Eure. La récente identification de cette collection permet aujourd’hui, par cet ouvrage, de redécouvrir cet exceptionnel portrait du département de l’Eure sous le Second Empire. À cette campagne institutionnelle tout à fait originale puisque sans équivalent dans d'autres départements à la même époque, le Conseil général de l'Eure a souhaité donner un écho contemporain en confiant au photographe Daniel Quesney le soin de repérer, au gré de parcours ciblés, les caractéristiques de son territoire. Cette série contemporaine, dense et profuse, vient en écho actuel à cette collection ancienne que Janvier de la Motte concevait à la fois comme un instantané artistique et stratégique et comme un témoignage historique.

PONT-AUDEMER

GISORS

BRIONNE

LOUVIERS

BERNAY

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Daniel Quesney, La-Neuve-Grange (2009)

au temps de l’Impressionnisme

Jules Camus, Rue du Petit-Andely et Château-Gaillard, Les Andelys (1864)

VERNEUIL / AVRE

Echo contemporain avec Daniel Quesney

Une Campagne photographiQUe dAnS L’EurE

Carte De sItuatIon Des œuvres De JuLe

PONT-AUDEMER

BRIONNE

BERNAY

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Département de l’eure Ville d’Évreux Ville de Vernon

Illustration de couverture :

pont de Chambray-sur-eure Par Jules Camus Musée de Louviers, n° 103

978-2-915548-49-5

Éditions point de vues

Fixer sur des plaques de verre les communes du département de l’Eure, telle est en 1861 l’idée novatrice du préfet Janvier de la Motte. À cette fin, il crée un atelier photographique à la préfecture et charge l’imprimeur, Jules Camus, de parcourir le département pour en immortaliser les monuments, les bâtiments publics, les sites remarquables. Entre 1861 et 1869, Camus réalise au moins 250 photographies, pour la plus grande partie conservées aux Archives départementales de l’Eure...

Éditions point de vues

Co-édition Département de l’Eure, Ville d’évreux, Ville de Vernon, éditions Point de vues Collectif sous la direction de Frédéric Laux 23 x 28 cm • 288 pages Couverture souple à rabats Juin 2010 978-2-915548-49-5

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Rue de la Paroisse et église de Breteuil

Grange dimeresse des Baux-de-Breteuil

Par Jules Camus AD27, 39 Fi 119 Notice n° 98

Par Jules Camus AD27, 39 Fi 104 Notice n° 84

Pont de Chambraysur-Eure Par Jules Camus AD27, 39 Fi 40 Notice n° 13

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Les peintres russes et la Normandie au XIXe siècle

Fruit de vingt années de recherches, cet ouvrage rassemble, pour la première fois au public, les tableaux de jeunes artistes russes de l’académie Impériale des Beaux-Arts de SaintPétersbourg (Bogoliubov, Repine, Polenov, Harlamov, Savitski, Goun…) venus travailler en Normandie entre 1850 et 1914. La Normandie deviendra pour ces jeunes peintres une véritable école de plein air et de paysage, leur travail s’approchant des impressionnistes par le goût de spontanéité, le choix des paysages. Ces œuvres furent ensuite dispersées en Russie. Et c’est au hasard de voyages individuels que certains de ces tableaux ont été découverts.

Co-édition Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Veulais, éditions Point de vues par Tatiana Mojenok Ninin 22 x 22 cm • 120 pages Couverture cartonnée Juin 2010 978-2-915548-47-1

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Alexeï Bogoliubov, Le coucher du soleil à Dieppe, 1872, huile sur toile, 29 x 41 cm, (détail) Musée régional des Beaux-Arts, Stavropol

Avant-Propos

Ce livre, préparé par les éditions point de vues et l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Veulais, a pour ambition de faire connaître les tableaux des peintres russes du mouvement des ambulants venus travailler en Normandie, et particulièrement en Seine-Maritime, à partir de 1860 et jusqu’en 1900. Ces artistes ont, hélas, peu de notoriété en France, seul le musée de Fécamp possède une toile de l’un d’eux, alors qu’ils sont très connus et très appréciés en Russie. Ils ont participé, à leur façon, au séjour indispensable, en France, pour les artistes peintres du monde entier. Nous pouvons citer l’anglais Sisley, le hollandais Jongkind, les japonais Kuroda et Yamamoto. Ce livre rassemble le fruit des découvertes éparses faites ces vingt dernières années depuis que les échanges culturels entre la France et la Russie, fort développés jusqu’à la fin du XIXe siècle, ont été réamorcés. Ces avancées sont dues à des voyages individuels ou aux souvenirs de traditions familiales, et n’ont donc pas pu être diffusées à un large public. Il faut souligner combien ces années de découverte de la Normandie furent pour ces artistes russes une période heureuse de leur vie, ce qui est traduit dans ces tableaux qui nous touchent actuellement. Certains de ces peintres ont même conservé chez eux des peintures normandes de leur jeunesse qui ornent encore maintenant leurs maisons-musées. Il convient de rendre à ces peintres la notoriété qu’ils méritent et le temps est venu de diffuser largement les œuvres de ces artistes russes venus fréquenter les artistes français. Pour créer cet ouvrage, il a fallu surmonter les obstacles dus à l’éloignement géographique, à la différence de langue et de culture, afin d’obtenir les droits de reproduction. Tous les musées russes sollicités ont répondu favorablement, et souvent avec enthousiasme, à la demande de diffusion de leurs œuvres normandes exposées à Moscou, Saint-Pétersbourg, Saratov, Polenovo, Stavropol, Péreslavl, mais aussi à Irkoutsk en Sibérie ou à Kazan au Tatarstan. Les conservateurs de ces musées se sont attachés à faciliter les échanges. Enfin, à la suite de ce livre nous pouvons espérer que des conservateurs des musées seinomarins pourront un jour faire venir ces toiles en Normandie et les exposer à proximité des lieux où elles ont été peintes. Dans un environnement impressionniste, la comparaison des deux styles de peinture serait ainsi complète. Grâce à la parution de ce livre, les tableaux russes de Veules les Roses, des falaises du Pays de Caux, du Tréport, de Dieppe ou encore d’Yport seront connus dans le département qui les a vus naître. Ils entreront durablement dans nos références artistiques et feront désormais partie de notre patrimoine, comme ils font partie de celui de la Russie, car l’art est le langage commun des peuples et des civilisations.

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Didier Marie

Dominique Chauvel

Président du Département de Seine-Maritime

Vice-Présidente de la Culture et du Patrimoine du Département de Seine-Maritime

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Alexeï Bogoliubov étretat. La marée basse, 1874, huile sur bois, 15 x 23,5 cm, Musée national des Beaux-Arts A.N. Radichtchev, Saratov

Le soir. Veules, huile sur bois, 16,5 x 26,7 cm, Musée-réserve d’histoire, d’architecture et des Beaux-Arts, Pereslavl-Zalesski

Ilia Repine, Portrait d’Alexeï Bogoliubov, 1876, huile sur toile, 117 x 90 cm, Musée national des Beaux-Arts A.N. Radichtchev, Saratov

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Si le Gulf Stream s’arrêtait ? Jean Macé, Une carte de France pour les enfants. Le Gulf Stream, 1869

Ce fleuve salé, ce fleuve chaud, ce fleuve vivifiant naît on ne sait où dans le golfe du Mexique. Il y tourbillonne d’abord. Puis, se ruant hors cette zone trop étroite, il double la Floride, comme nous allons faire nous-mêmes, et se précipite au travers des eaux plus froides de l’Atlantique nord. Son premier élan est quelque chose d’inouï, d’effarant, d’incroyable.

(...) un de ces courants, le Gulf Stream, est un fleuve d’eau tiède, il a trois cent lieues de large ; il part des côtes du Mexique et s’en vient, après un parcours de deux mille lieues, changer la température de l’Europe.

Victor Hugo, extrait de Philosophie, 1860

On n’y a jamais froid ; c’est un climat méridional, sans doute à cause du “Gulf Stream” qui chauffe le rivage. Les grenadiers et les camélias poussent en pleine terre, comme aux îles Borromée, et on porte encore les vêtements d’été.

Gustave Flaubert, extrait de sa Correspondance, 1875

Il y-a le Gulf Stream qui est si tiède et si bienfaisant.

?...

...

Le sel, cet élément si important dans la composition de l’eau de mer, jouerait-il aussi, comme le pense Maury, le principal rôle dans la coloration bleue de l’océan ? Le Gulf Stream des côtes américaines, que le savant géographe cite en exemple pour appuyer sa théorie, est bien à la fois d’une salinité plus forte et d’un bleu plus foncé que les eaux environnantes. (...) Même le courant le mieux connu des géographes et des marins, ce Gulf Stream ou “courant du golfe” que découvrirent Ponce de Leon et Antonio de Alaminos il y a plus de trois siècles et demi, et que Franklin étudia scientifiquement dès l’année 1775, reste encore inexploré dans une grande partie de son cours (...). Elisée Reclus, La Revue des Deux Mondes, 1867

La douceur du climat est l’un des plus beaux atouts de la Manche. Grâce à elle, le département peut s’enorgueillir de posséder certains des plus beaux jardins de tout le Grand Ouest et de merveilleux paysages. Mais à qui le doit-on ? La proximité de la mer qui environne la presqu’île du Cotentin est l’une des causes évidentes. Cependant, il en est une autre, bien enracinée dans la mémoire locale. La Manche profiterait, comme les îles anglo-normandes, des effets bénéfiques du Gulf Stream dont les eaux chaudes baigneraient nos côtes. Qui n’a entendu vanter les mérites de ce courant bienfaiteur ? Manuels scolaires et guides touristiques du siècle dernier se sont emparés de ce thème pour en faire une évidence. Doiton dire aujourd’hui que c’est une “illusion” ? Cependant, qu’adviendrait-il si le Gulf Stream s’arrêtait ?

Si le Gulf Stream s’arrêtait

... Si le Gulf Stream s’arrêtait ? ...

Suivons maintenant la branche latérale du courant que nous avons laissée se dirigeant vers la Manche. Celle-là s’en retourne au logis, si l’on veut bien me permettre l’expression. Elle décrit une courbe le long de notre presqu’île du Cotentin, réchauffant tout sur son passage. À Cherbourg, il se passe quelquefois des années entières sans un seul jour de gelée.

Guillaume Apollinaire, extrait du poème Il y-a, 1925

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Sites & Musées Départementaux Musée Maritime de l’Ile Tatihou

Claude Farrère, L’Atlantique en rond, 1932

Conseil général de la Manche Musée Maritime de l’Ile Tatihou Edition Point de vues

Co-édition Conseil général de la Manche, Musée Maritime de l’Île Tatihou éditions Point de vues Collectif 21 x 24 cm • 80 pages Couverture souple Juin 2010 978-2-915548-45-7

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A la verticale du soleil et après son passage, la mer est dilatée et se trouve donc à un niveau plus élevé que celui de l’endroit qui n’a pas encore été touché par l’action

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du soleil dans sa marche vers l’ouest, “surface qui n’a pas encore été directement exposée à l’ardeur de cet astre” (op. cit., p. 4). Les courants naissent de cette différence de niveau. En effet, il est “de nécessité que les eaux soient roulées de la plus haute superficie à la plus basse. Et c’est cette seule raison qui pousse la mer vers l’occident, ce qui se doit pareillement entendre des vents, d’autant que ce que souffre la mer, le même arrive à l’air, qui lui est contigü” (op. cit., p. 4). Vossius voit également dans ce mouvement de l’océan “l’unique motif de toutes les marées”. Décrivant les grands courants océaniques, il s’efforce d’en expliquer le mouvement giratoire (d’ouest en est) en utilisant le modèle des ondes provoquées par le déplacement d’un chaland entre les rives d’un canal (op. cit., chap. IV). S’agissant de la mer Atlantique, il décrit bien ce mouvement “qui biaisant et tournant obliquement passe avec vitesse au travers du détroit de Bahama et d’une moitié baigne la Floride, la Virginie, et toute la côte septentrionale de l’Amerique, et de l’autre moitié il court tout droit à l’Orient jusqu’à

Le système aquifère terrestre : cette carte présente une conception de la circulation de l’eau à la surface de et dans la terre au XVIIe siècle. Elle offre l’avantage d’expliquer les observations de maelström, et pourquoi, alors que l’océan se meut d’est en ouest, les eaux marines ne s’accumulent pas sur la façade est des continents. In Mundus Subterraneus de Kircher, 1678. Coll. médiathèque municipale de Bayeux, cote T 9/5 et T 9/6 Fonds ancien 2

ce qu’il ait atteint les rivages opposés de l’Europe et de l’Afrique, d’où il court derechef au Sud, et se rejoint au premier mouvement comme nous avons dit, et ainsi tournoit perpétuellement” (op. cit., chap. VI). Loin d’être un traité pratique pour les navigateurs, comme le prétend l’épître dédicatoire, le Guidon de la navigation est plutôt Page suivante : Carte des courants d’Amérique centrale : on observe que le “Gulf Stream”ª est matérialisé le long de la Floride. Les eaux de mer en provenance de l’est (mouvement général d’ouest) s’échappent dans le Pacifique par un tunnel souterrain et vers le nord avec le Gulf Stream. In Mundus Subterraneus de Kircher, 1678. Coll. médiathèque municipale de Bayeux, cote T 9/5 et T 9/6 Fonds ancien 2

un ouvrage théorique à l’exception cependant de son chapitre XXVIII consacré à l’aéroscope.

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SI LE GULF STREAM S’ARRÊTAIT ?

DE L’EXPLICATION DES COURANTS MARINS

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CHAPITRE III

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quand même pour une correspondance entre les mouvements de la mer et ceux de la lune (id., p. 108), rappelant l’évidence de cette action pour le flux et le reflux des marées, un autre objet de son livre. Dans ce contexte, et sans l’expliquer pour autant, il présente le “Gulf Stream” comme le cinquième des

les cartographes, ont constitué les éléments d’un savoir dont certains érudits

courants constants les plus fameux : “celui qui porte parmi les Antilles, dans

du XVIIe siècle ont dressé le bilan. Bernhard Varen, dit Varenius, né vers

la baie Antilles, vers la Floride, c’est-à-dire du sud au nord” (id., p. 167).

1610 à Amsterdam est l’un d’eux. Il publie dans cette ville, en 1650, une

Les phénomènes sont bien décrits, le problème est posé. Varenius ne pourra

Geographia Generalis. Traduite en anglais, en 1672, elle est revue par Newton

avancer plus loin pour le résoudre.

et fait finalement l’objet d’une traduction française en 1755. On y traite de

Au milieu du XVIIe siècle, l’érudit hollandais Isaac Vos ou Vossius (1618-1689)

la figure et grandeur de la Terre, de l’océan, des vents et de l’atmosphère,

consacre un ouvrage entier à l’explication des mouvements de la mer et des

et enfin, de la latitude et de la longitude appliquées à l’art de la navigation.

vents, le De motu marium et ventorum liber, 1663. L’ouvrage est d’abord

La description de courants y a bien sûr sa place (t. II, chap. XVII de la

traduit en français en 1666 sous le titre de Guidon de la navigation puis

traduction française). Pour les expliquer, l’idée de sources sous-marines et

en 1667 en anglais. Il propose une explication des courants, des vents et

de canaux souterrains est avancée et plutôt réfutée. Les vents quant à eux ne

des marées qui privilégie le rôle joué par l’attraction des corps célestes sans

sont évoqués que comme une cause accidentelle (proposition VI) et Varenius

bien sûr en formuler encore la nature (il faudra attendre Isaac Newton et ses

s’interroge ensuite sur la cause principale du mouvement général d’est en

Vents et routes :

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Pour Varenius, la cause de ce mouvement est incertaine et pour justifier son hésitation, il passe en revue les différentes hypothèses. Celles d’Aristote puis de Kepler (qui considère la lune comme première cause de ce mouvement), il commente aussi Descartes et sa théorie des tourbillons. A la fin, il penche

Pendant tout le XVIe siècle, les observations des navigateurs, retranscrites par

Principes mathématiques de la Philosophie naturelle, 1687). Pour Vossius, le

ouest. Il le considère comme une donnée fondamentale et cite parmi les

rôle déterminant est joué par le soleil et non par la lune (Le Guidon, op. cit.,

exemples le Gulf Stream, sans bien sûr lui donner ce nom :

indications de la direction dominante des vents, des zones de calme, ainsi que quelques routes principales. Planche XVIII de Instructions nautiques destinées à accompagner les cartes de vents et de courants, par M. F. Maury, 1859. Coll. Musée maritime de Tatihou

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De l’explication des courants marins

chap XVI, p. 75). Ne pouvant pas encore s’appuyer sur les lois de la gravitation,

“que l’océan ait perpétuellement un mouvement d’orient en occident, il est

Vossius fait le lien entre des données observées par les navigateurs (“Dans

ce qui se voit principalement dans la zone torride sous les tropiques, où il

toutes les mers, le cours des vents et de la mer tend vers l’ouest”, op. cit.,

est très fort et moins interrompu par d’autres mouvements” (proposition VII).

p. 2) et le cours apparent du soleil qui va lui aussi d’est en ouest. L’idée n’est

Ainsi “la mer coule avec impétuosité dans le golfe du Mexique entre Cuba et

Page de titre du Guidon de la navigation de Vossius, 1666. Coll. de la bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris, cote 4 V 515, Inv. 1220 FA

pas nouvelle mais plus originale est l’explication. Alors que d’autres parlent

le Yucatan, et coule encore dans un passage rapide entre Cuba et la Floride”

encore d’évaporation de l’eau sous la chaleur du soleil de l’équateur, Vossius

(1755, t. II, p. 99).

propose d’expliquer le phénomène par la dilatation : “Partout où le soleil est perpendiculaire, la mer est plus enflée” (op. cit., p. 4).

Frontispice du Geographia generalis de Varen, 1650.

SI LE GULF STREAM S’ARRÊTAIT ?

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SI LE GULF STREAM S’ARRÊTAIT ?

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Coll. de la bibliothèque municipale de Rouen, cote U176

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DE L’EXPLICATION DES COURANTS MARINS

SI LE GULF STREAM S’ARRÊTAIT ?

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Le phare Amédée Lumière de Paris & de Nouvelle-Calédonie

Les auteurs nous proposent une visite guidée d’un lieu emblématique de Nouvelle-Calédonie, le Phare Amédée. Cette tour métallique de 45 mètres de haut est considérée comme le deuxième plus haut phare de ce type au monde. C’est l’histoire de son implantation à l’autre bout du monde. Imaginé, construit, assemblé à Paris (les entrepreneurs français contrôlent alors le marché mondial des phares) le phare est démonté et transporté en pièces détachées, au loin, en Nouvelle-Calédonie. La tour est alors remontée tel un Meccano sur un îlot de la barrière de corail qui protège le lagon.

Co-édition Musée de l’histoire maritime de Nouvelle-Calédonie, éditions Point de vues par Valérie Vattier et Vincent Guigueno 26 x 36 cm • 144 pages Couverture cartonnée Avril 2010 978-2-915548-37-2

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IV

Une tour Eiffel dans le Pacifique ?

Le phare des Roches-Douvres, jumeau d’Amédée, a été construit en 1867 et détruit à la fin de la Deuxième Guerre mondiale

Différences les plus notables qui existent entre le phare des Roches-Douvres et celui de la Nouvelle-Calédonie 1. Le phare des Roches-Douvres a un panneau de plus que le phare de la Nouvelle-Calédonie ; sa hauteur depuis son pied jusqu’au niveau de la plateforme supérieure est de 48 mètres 30, tandis que la hauteur correspondante du phare de la Nouvelle-Calédonie n’était que de 45 mètres.

5. Au phare des Roches-Douvres, on a boulonné sur les montants une bande de tôle formant gardecorps extérieur du grand escalier, et l’on a ajouté des ferrures aux entretoises des armatures.

2. Au phare des Roches-Douvres, la porte d’entrée et son fronton sont plus simples qu’au phare de la Nouvelle-Calédonie. La distribution des chambres du rez-de-chaussée n’est pas non plus la même dans les deux phares.

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Archives Quinette de Rochemont, Médiathèque de l’École des Ponts

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Nous sommes à la fin du mois de juin 1861. Léonce Reynaud dessine en quelques jours les plans d’une tour en fer, dont le principe a été retenu par la Commission des phares et le Comité des Travaux de la Marine1. Ce projet est la synthèse du désir de l’ingénieur-architecte, tenté par la construction métallique, et la responsabilité de directeur du Service des phares, qui doit garantir les coûts et les délais d’un chantier au bout du monde.

3. Les patins des fondations en fonte du phare de la Nouvelle-Calédonie ont été remplacés au phare des Roches-Douvres par des plaques en fonte avec longs boulons de scellement à ancres. 4. Les croix de Saint-André consolidant les panneaux des trois premiers rangs du phare de la Nouvelle-Calédonie ont été remplacées au phare des Roches-Douvres par une seule écharpe en diagonale.

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Une tour en fer de quarante-cinq mètres Planche aquarellée du plan d’Amédée publié dans le Mémoire sur l’éclairage et le balisage des Côtes de France (1864) de Léonce Reynaud

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Parmi les légendes qui circulent aujourd’hui sur le phare Amédée, celle de sa construction par Eiffel est particulièrement tenace. De même que toutes les fortifications bastionnées seraient l’œuvre de Vauban, un ouvrage métallique digne de son nom devrait avoir un rapport avec Gustave Eiffel. Impossible de dénombrer les ponts et les viaducs qui lui sont attribués… à tort. Comme dans toutes les légendes, il y a une piste pour l’histoire dans cette brillante, mais fausse, paternité. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreux phares métalliques sont construits, sans reprendre le modèle d’Amédée. Pourquoi ? Il s’agit ici d’entrer dans l’intimité de la structure d’Amédée, ses tôles et ses boulons, pour mieux comprendre la place singulière qu’il occupe dans l’histoire de la construction métallique.


Musée de Fécamp

Catalogue des peintures Une collection de peinture inédite se dévoile ici pour la première fois dans son ensemble. Comprenant un peu plus de cinq cents œuvres, sa plus grande part était depuis longtemps confinée en réserve, et seuls quelques rares tableaux avaient été publiés. Ouvrage de savoir et de délectation, ce catalogue redonne au musée de Fécamp sa place parmi les musées français, et remet au jour des œuvres importantes jusqu’alors inconnues : il n’est pas si fréquent en effet, que les collections publiques françaises s’enrichissent d’œuvres de la qualité d’un Saint-Igny, d’un Ansiaux, d’un Frère Luc ou d’un Cochereau.

Co-édition Musée de Fécamp, éditions Point de vues Marie-Hélène Desjardins Catherine Join-Diéterle Philippe Malgouyres Olivier Meslay 21 x 28 cm • 262 pages Couverture cartonnée Mai 2010 978-2-915548-46-4

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Point de vues diffusion Point de Vues diffuse les publications de l’Inventaire de la Région Haute-Normandie et depuis mai 2010, les livres de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Normandie. Prés de 50 livres viennent donc se rajouter au catalogue des éditions Point de vues.

Cahier de l’ENSAN N°3

Projets de fin d’études 2006-2008

Projets de fin d’études soutenus à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Normandie.

Co-édition ENSA Normandie éditions Point de vues 21 x 24 cm • 112 pages Couverture souple à rabats Juin 2010 978-2-915548-51-8

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Colombiers et pigeonniers Ce Parcours vous invite à découvrir les multiples visages de ces édifices dans la région dieppoise.

Empreintes Impressionnistes La galerie Michel Bertran propose à l’occasion de Normandie Impressionniste une rétrospective incroyable autour de Fréchon, Jacques Émile Blanche, Camille Pissarro ou encore Georges Binet

Connaissance du Patrimoine de Haute-Normandie 11 x 22,5 cm • 48 pages Couverture souple à rabats 2008 978-2-910316-36-X

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Galerie Michel Bertran 21 x 29,7 cm • 104 pages Couverture souple Mai 2010 978-2-746621-50-3

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Editions

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Nouveautés Juin 2010