Impossible ici de dresser un panel suffisamment exhaustif et pertinent d’une décennie musicale que d’aucuns considèrent à tort comme mineure ou moyennement« inintéressante ». Et si les shoegaze, hardcore, stoner, black & death metal, sludge, post rock, noise rock, indie rock drone/ambient … connaissent déjà un développement et un foisonnement underground qui se sont prolongés jusqu’à aujourd’hui, les années nonante voient surtout une succession ininterrompue de vagues musicales qui se traduisent par des ventes astronomiques en cette époque d’Internet balbutiant, et une première inflation du prix des tickets de festivals qui deviennent toujours plus nombreux, plus imposants, et s’étalent sur des durées toujours plus longues. Si la techno conserve ses cohortes d’aficionados, elle se complexifie à outrance (l’IDM des Autechre, Aphex Twin…) ou fait la fête sans compter (la french touch), c’est bien le hip-hop, qui aux USA (et en France), prend désormais l’habitude de truster le haut des c